Lutte contre le terrorisme : une grande quantité d’armes saisit par Interpol au sahel

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Plusieurs quantités d’armes à feu, de drogues ainsi que de médicaments ont été interceptées par Interpol et les Nations unies au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. L’annonce a été faite, le lundi dernier.  

La lutte contre les réseaux de trafic des armes au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire poursuit son petit bonhomme de chemin. Au total, dans une opération conjointe d’Interpol et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 50 armes à feu, 40 593 bâtons de dynamite, 28 cordons détonateurs ont été saisis dans ces pays. Ce n’est pas tout, 6 162 cartouches de munitions, 1 473 kilos de drogues (cannabis et khat), 2 263 boîtes de drogues de contrebande, 60 000 litres de carburant de contrebande ont également été saisis, dans le cadre de l’opération KAFO II (agir ensemble en dioula et en bambara), du 30 novembre au 6 décembre 2020, ont annoncé Interpol et l’ONU, lundi 21 décembre.

Nouvelles sources de financement du terrorisme

Selon les estimations des deux organisations, le carburant saisi au Niger et au Mali, « provenait du Nigéria et a été trafiqué pour financer et approvisionner Al-Qaïda et ses affiliés ». Quant aux bâtons de dynamite et de cordons détonateurs, ils sont « destinés à l’extraction illégale d’or », indique-t-on. Ce qui révèle une autre source de financement, de recrutement, pour les groupes terroristes armés au Sahel, précise-t-on avant d’expliquer que cette opération a permis de saisir également de grandes quantités de gels désinfectants pour les mains, de gants et de médicaments de contrebande.

« Identifier la source de ces armes et traduire les auteurs en justice »

Cette opération de grande envergure a mobilisé 260 agents de « la police, de la gendarmerie, des commissions nationales de contrôle des armes légères et de petit calibre, des unités aéroportuaires des douanes et de lutte contre le trafic, et des services des frontières et du parquet dans les quatre pays », ont souligné Interpol et les Nations unies.

Selon le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, « le trafic d’armes à feu est une activité lucrative qui, à son tour, alimente et finance d’autres types de crimes graves ». Pour sa part, la directrice exécutive de l’ONUDC, Ghada Waly indique que « la lutte contre le trafic illicite d’armes à feu nécessite une forte coopération internationale et interinstitutions, pour identifier la source de ces armes et traduire les auteurs en justice ».

Togola

Sahel Tribune
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