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« Dubai Unlocked » : révélations sur le patrimoine des élites africaines à Dubaï

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Dans une révélation marquante, une enquête internationale de presse, baptisée « Dubai Unlocked », a mis en lumière l’ampleur des biens immobiliers détenus par des chefs d’États africains et leurs proches dans l’émirat de Dubaï. Les informations divulguées grâce à une fuite de données ont permis à divers médias, dont Le Monde en France, de dévoiler les détails de ces propriétés opulentes.

Au cœur de cette affaire, des figures de proue de plusieurs pays africains, y compris du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville, sont impliquées. Des millions d’euros auraient été investis dans des biens immobiliers luxueux, tels que des appartements de grand standing dans des gratte-ciel prestigieux et des villas somptueuses avec terrains de golf à Dubaï. L’origine de ces fonds est souvent jugée douteuse, et Dubaï est accusé de fermer les yeux sur ces investissements suspects, offrant un havre de paix plus sûr que l’Europe ou les États-Unis pour ces capitaux.

AU Gabon et au Congo Brazzaville

Parmi les cas notables figure Marie-Madeleine Mborantsuo, ancienne présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon. Proche de l’ex-président Omar Bongo, elle aurait dépensé six millions d’euros pour acquérir cinq appartements et deux villas à Dubaï en 2013. Son cas attire l’attention non seulement pour l’ampleur des investissements mais aussi parce qu’elle pourrait avoir à répondre de son enrichissement devant la justice française, suite à des enquêtes sur des faits de blanchiment de détournement de fonds publics.

Au Congo-Brazzaville, la belle-fille du président Denis Sassou Nguesso, Nathalie Boumba-Pembe, a été mentionnée pour l’achat d’une villa de 700 mètres carrés à Dubaï en 2018 pour trois millions et demi d’euros, alors que la justice américaine s’intéresse déjà à son patrimoine.

Dubaï, refuge pour les capitaux douteux

De plus, des personnalités politiques du Tchad sont également impliquées, bien que les données soient souvent parcellaires. Toutefois, des cas comme celui de Mahamat Hissein Bourma, beau-frère de l’ancien président Idriss Déby, sont spécifiés avec des achats de plusieurs appartements et une villa à Dubaï.

L’enquête soulève de sérieuses questions sur la légitimité de ces acquisitions et le rôle de Dubaï comme refuge pour les capitaux douteux. Elle met en lumière non seulement les pratiques d’investissement des élites africaines mais aussi les défis auxquels font face les institutions internationales dans leur lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption.

Cette révélation majeure ne fait pas que jeter une ombre sur les individus impliqués ; elle met également en perspective les failles des systèmes réglementaires internationaux permettant de telles échappatoires. Elle incite à une réflexion plus profonde sur la nécessité de renforcer la gouvernance globale et la transparence financière pour lutter contre ces flux financiers illicites.

La rédaction

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