Home A la Une Droits de l’homme  : au Tchad, plusieurs ONG dénoncent « une répression héréditaire »

Droits de l’homme  : au Tchad, plusieurs ONG dénoncent « une répression héréditaire »

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Le nouveau rapport de Tournons La Page, la coalition Tournons La Page Tchad et l’ONG Agir ensemble pour les droits humains, intitulé « une répression héréditaire » et publié le 2 mars 2022, sur le Tchad, dénonce la répression des manifestations pacifiques contre le transfert héréditaire du pouvoir dans le pays. Ces organisations demandent justice pour les victimes de ces répressions.

Le rapport est basé sur l’analyse d’articles de presse et des rapports d’autres organisations de la société civile, des entretiens auprès de manifestants, de témoins des violences, de membres de l’opposition politique, de médecins et de journalistes, mais aussi des déclarations et des images sur les violations des droits humains, recueillis par leurs membres.

Dans leur nouveau rapport, le mouvement Tournons La Page, la coalition Tournons La Page Tchad et l’ONG Agir ensemble pour les droits humains, exposent les violations qui ont marqué la prise du pouvoir par le général Mahamat Idriss Déby Itno — au Tchad, en 2021.

« L’espace civique tchadien, déjà fortement restreint depuis des décennies, a connu encore une régression au cours de l’année 2021. Les manifestations demandant l’alternance ont laissé place à celles demandant le départ du Conseil Militaire de Transition suite à la mort d’Idriss DÉBY ITNO et le Coup d’État de son fils », expliquent ces ONG, dans leur rapport.

« Accéder à la démocratie »

Selon le rapport, entre le 6 février et le 11 octobre 2021, au moins 20 personnes sont mortes, 152 autres blessées et 849 tchadiens arrêtés au cours de certaines manifestations pacifiques pendant l’année écoulée. Des manifestations qui sont intervenues au cours de la prise du pouvoir, par Mahamat Idriss Déby Itno, en Avril 2021, après le décès de son père Idriss Déby Itno.

«  Mahamat IDRISS DÉBY, fils du défunt président et, jusqu’alors commandant de la garde présidentielle, commet un coup d’État, suspend le gouvernement et l’Assemblée nationale et met en place le Conseil Militaire de Transition (CMT) », peut-on lire dans le rapport.

Dans un communiqué en juin 2021, Human right Watch dénonçaient déjà des violations de droit de l’homme dans le même contexte. Cette organisation indiquait que plus de 50 personnes ont été « passées à tabac puis arrêtées par les forces de sécurité avant qu’elles ne soient transférées dans divers postes de police ».

Dans une interview accordée à DW,  Laurent Duarte, secrétaire exécutif de l’ONG Tournons La Page, déplore « qu’aucune enquête judiciaire n’ait été menée et encore moins qu’elle ait abouti à des condamnations ». Les auteurs de ce rapport estiment donc « important de revenir au plus vite à un ordre constitutionnel avec l’organisation d’élections libres et transparentes afin que le peuple tchadien puisse enfin et pour la première fois depuis l’indépendance, accéder à la démocratie ».

La rédaction

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