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Sécurité

Travail des enfants : 152 millions d’enfants toujours privés de la joie de vivre

by Bakary FOMBA 19 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En vue d’encourager la prise de mesures législatives et de dispositions concrètes pour l’éradication du travail des enfants dans le monde, l’Organisation internationale du Travail (OIT), en collaboration avec le partenariat mondial Alliance 8.7, lance une initiative internationale.

« L’âge minimum d’admission à tout type d’emploi ou de travail qui, par sa nature ou les conditions dans lesquelles il s’exerce, est susceptible de compromettre la santé, la sécurité ou la moralité des adolescents ne devra pas être inférieur à dix-huit ans », recommande, en son article 3, la C138 – Convention (n° 138) sur l’âge minimum, en 1973.

À l’ère où le monde est frappé par la crise sanitaire de covid-19, les constats révèlent que plusieurs millions d’enfants sont victimes d’exploitation. Ce qui constitue un handicap à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), notamment la cible 8.7. Laquelle appelle les États membres à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, à mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite des êtres humains, à interdire et à éliminer les pires formes du travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et, d’ici 2025, à mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes ».

Covid-19, source de rétrogradation

La pandémie de Covid-19 s’ajoute aux multiples défis à relever dans le monde. Cette crise sanitaire « a bouleversé des milliards de vies et mis l’économie mondiale en péril ». En plus de fragiliser l’économie mondiale, elle a secoué des familles dans le monde. Des situations qui n’épargneront pas les enfants. Car elle pourrait entrainer un retour en arrière en matière de progrès accomplis dans la lutte contre le travail des enfants.

Un enfant sur dix confronté à l’exploitation

Le travail des enfants concerne 152 millions d’enfants dans le monde. En Afrique, 72 millions d’enfants sont confrontés au phénomène, notamment dans les secteurs de l’agriculture vivrière et commerciale, ainsi que de l’élevage de bétail, selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

« Le travail des enfants n’a pas sa place dans notre société », a déclaré Guy Ryder, directeur général de l’OIT, invitant de la sorte à mettre fin à cette pratique pour la dignité et l’intégrité des enfants. Car c’est un phénomène qui « vole aux enfants leur avenir et perpétue la pauvreté au sein des familles », a-t-il déploré.

En 2019, lors d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies, l’année 2021 a été déclarée « année internationale de l’élimination du travail des enfants ». Une occasion d’encourager les gouvernements à mettre en œuvre les moyens nécessaires afin d’aboutir à la réalisation des ODD. « Il est temps d’accélérer le rythme des progrès. Il est temps d’inspirer des actions législatives et pratiques pour éliminer définitivement le travail des enfants », indique-t-on sur le site web de cette initiative.

Déclenchée depuis début 2020 et propagée rapidement partout à travers le monde, la pandémie de Covid-19 a sérieusement frappé les économies et bouleversé les vies. Selon les Nations unies, « la pandémie de COVID-19 a créé une récession historique avec des niveaux record de précarité et de chômage, ce qui provoque à son tour une crise humaine sans précédent qui frappe plus durement les personnes les plus pauvres ».

L’initiative, « année internationale de l’élimination du travail des enfants » sera lancée, jeudi 21 janvier 2021, à travers une cérémonie virtuelle.

Bakary Fomba

19 janvier 2021 0 comments
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Retour de larmee malienne a Tessit
Sécurité

Armée malienne : des défis, mais déterminée

by Chiencoro 18 janvier 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Alors que l’armée malienne fête son 60e anniversaire, le Mali est confronté à une crise multidimensionnelle. Cette armée, malgré les multiples défis auxquelles elle est confrontée, se bat avec détermination pour le retour de la paix. Mais elle ressent le manque de soutien de la population.

« Lors des opérations menées en janvier contre les groupes armés terroristes du Gourma, les Forces armées maliennes engagées au côté de Barkhane ont montré au combat leur professionnalisme, leur courage et leur discipline », a témoigné la force antiterroriste française au Mali, Barkhane, dans un communiqué du 17 janvier 2021. Ce communiqué fait suite à l’annonce du chef d’État-major général des Armées maliennes de l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de la mort de trois prisonniers « appartenant à un groupe armé terroriste le 13 janvier dernier ».

Une armée entre le four et le moulin

Malgré ces genres de reconnaissances des efforts incommensurables que l’armée malienne déploie pour la sécurisation de tout le territoire national, certains tentent toujours de mettre les bâtons dans les roues de cette force républicaine. Faut-il jeter le bébé avec l’eau de bain ? Engagées à la fois sur plusieurs fronts avec peu de ressources en dehors de son patriotisme doublé d’un élan de courage, les forces armées maliennes se battent tant bien que mal pour le retour de la sécurité dans le pays.

En effet, la sécurité des personnes et de leurs biens passe en premier plan chez l’armée malienne. C’est pourquoi elle est permanemment entre le four et le moulin afin de redonner la joie aux populations sous menace terroriste. Dans l’accomplissement de cette tâche, elle peut certes commettre, comme toute autre armée, des erreurs. Des choses qu’il convient de comprendre dans un pays frappé par une crise sécuritaire complexe.

Farabougou, non abandonné à son sort

Néanmoins, l’armée malienne avance tête baissée, toujours déterminée à atteindre ses objectifs. Vers la périphérie nord de Farabougou, dimanche 17 janvier 2021, « les FAMA ont effectué une opération de ratissage [ndlr] afin de fouiller une zone considérée comme bivouac terroriste ». À travers cette opération, les forces armées maliennes ont découvert « dans ce sanctuaire 4 motos, des munitions et des ustensiles de cuisine placés dans une cabane ». Dans une annonce des forces armées maliennes, les occupants du sanctuaire ont pris la fuite.

Notons que dans la même zone de Farabougou, samedi 16 janvier 2021, les FAMa ont également détruit un engin explosif improvisé (EEI) qu’elles ont découvert à 1,5 km, au sud-est de cette localité.

Toutes ces actions sont la preuve que Farabougou n’est pas abandonné à son triste sort, comme tentaient de faire croire certains citoyens maliens. L’armée malienne, comme toute autre armée, peut certes enregistrer des défaites, mais ne renonce pas pour autant à son objectif.

Au-delà du militaire

L’armée malienne, c’est aussi ses actions humanitaires dans les zones de conflit où elle apporte un véritable soutien aux civils. À Boulgoundié, dans la région de Gao, des orphelins ont reçu un don composé de vêtements de froid, de jouets pour enfant et de kits scolaires des forces armées maliennes et de Barkhane, samedi 16 janvier 2021. Des actions qui permettent de nouer le lien entre les armées et les populations. Une manière aussi de faire taire les préjugés sur l’armée républicaine.

Si malgré toutes ces qualités des forces armées maliennes, ces efforts qu’elles déploient, une bonne partie du territoire reste encore occupée par des hommes armés qui sèment la terreur, à qui la faute ? Ne faudrait-il pas que chaque citoyen s’interroge sur ce qu’il a pu faire pour le retour de la paix ? La sécurité n’est pas que l’affaire de l’armée seulement, elle est aussi celle des civiles qui doivent être prêtes à accompagner les armées dans leur combat de tous les jours contre l’insécurité. Les civils doivent accomplir leur part de contrat en acceptant de devenir les yeux et les oreilles de ces hommes. Plus on est informé sur notre ennemi, mieux l’on sait comment le combattre jusque dans ses derniers retranchements. Les défis à relever restent donc nombreux.

Fousseni Togola

18 janvier 2021 0 comments
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Bah Ndaw president de la transition malienne
Politique

Transition politique au Mali : des avancées, mais le chemin reste long

by Bakary FOMBA 18 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Des manquements, mais également des avancées incontestables ont été obtenus dans le processus de la mise en place des organes transitoires au Mali. Mais le chemin reste encore à faire.

Quatre mois après la mise en place de l’équipe de la transition, les Maliens restent divisés sur la mise en place des organes de cette phase transitoire. En tout cas, c’est ce qu’a déclaré Mahamat Saleh Annadif, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali. Il évoque « un manque de consensus dans la mise en place des institutions de la transition. » À ses dires, « c’est ce manque de consensus [ndlr] qui alimente la détérioration de la situation socio-économique caractérisée par une multitude de grèves dans les différents secteurs d’activités ».

Tout n’est pas négatif

Malgré ces manquements dans ce processus de la transition, des avancées ont été constatées. Selon Annadif, cette « période de la transition représente une vraie opportunité pour le Mali de briser le cercle vicieux des crises politiques suivies par des coups d’État. »

Goodluck Jonathan, après un séjour au Mali dans le cadre d’une mission d’évaluation de la Cédéao sur la transition en cours au Mali, s’est également réjoui de certaines avancées relatives à la mise en œuvre des organes de la transition ainsi que la nomination de tous les responsables des différents organes de la transition.

Des recommandations au gouvernement de la transition

« Cependant, il y a lieu de rappeler que la réussite de la transition est conditionnée par l’aboutissement des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives avec pour finalité des élections inclusives, crédibles, et dont les résultats seront acceptés par la majorité des Maliennes et des Maliens », a indiqué M. Annadif. Il a également invité les autorités transitoires à prendre en compte, dans la mesure du possible, les résolutions et recommandations issues du Dialogue national inclusif (DNI), notamment en matière de gestion des élections. Comme toujours, il a invité « les autorités de la transition et les acteurs sociaux au dialogue afin d’arriver à des solutions qui préservent les intérêts du Mali. »

Bakary Fomba

18 janvier 2021 0 comments
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Fama
Sécurité

Mali : après le décès de trois prisonniers, le chef d’État-major général des Armées « instruit l’ouverture d’une enquête »

by Bakary FOMBA 17 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Dans le cadre d’une opération militaire antiterroriste menée le 13 janvier 2021, l’armée malienne a arrêté et emprisonné quatre éléments des Groupes Armés Terroristes dans le secteur de Kobou, village situé à 25 kilomètres au sud-est de la localité de Boulkessi, au nord du pays.

Que s’est-il passé avec les trois présumés djihadistes qui ont perdu la vie lors de leur transfèrement vers un camp à Sévaré, la semaine dernière ? À cette interrogation, seules des enquêtes pourraient permettre de donner une réponse certaine pour le moment. En attendant, la situation, qui intervient après l’attaque de Bounty, le 3 janvier 2021, donne lieu à plusieurs commentaires.

Selon les précisions du chef d’État-major général des Armées, ces présumés djihadistes ont été faits prisonniers à la suite « d’une rude phase de combat, dans le cadre d’une opération militaire antiterroriste » dans le secteur de Kobou, village situé à 25 kilomètres au sud-ouest de Boulkessi. « Trois des quatre prisonniers ont perdu la vie au cours de leur transfèrement de Boulkessi vers Sevaré », a précisé le chef d’État-major des Armées dans un communiqué, samedi 16 janvier 2021.

Pour déterminer les circonstances de ces décès, le Chef d’État-major général des Armées annonce l’ouverture d’une enquête, précise le même communiqué.

Bakary Fomba

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Bah Ndaw president de la transition malienne
Opinion

Mali : les divisions internes, l’épine qu’il faut éviter dans les pieds de la transition

by Chiencoro 17 janvier 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

« Par l’union, les petits établissements s’accroissent ; par la discorde, les plus grands se renversent », déclarait le philosophe et homme d’État Sénèque, des années avant Jésus Christ. Mais encore à nos jours, ces propos restent vivaces. Ils peuvent bien contribuer à une meilleure compréhension d’une situation peu enviable à laquelle la transition politique au Mali est confrontée.

Cette transition est l’œuvre d’une union sacrée entre acteurs de la société civile, homme politique et militaire, qui se sont donné les mains pour renverser le régime en place, le 18 août 2020. Mais aujourd’hui, si l’on ne prend pas garde, cette forteresse, que nous pensions construite sur un soubassement en béton, risque de s’écrouler plus tôt que prévu.

Appel pour le départ de la France

Quelques mois après la mise en place du Conseil national de la transition (CNT), certains membres de cet organe marchent à contre-courant des décisions du reste de l’équipe. Adama Diarra alias Ben le cerveau, membre du CNT, à la tête du Mouvement « Yèrèwolo debout sur les remparts », invite à une grande mobilisation contre la présence militaire française au Mali, le 20 janvier 2021, jour de fête de l’armée nationale. Pourtant, sur cette présence militaire française au Mali, la position de la transition est tranchée sur la question, depuis les premières heures. Elles sont prêtes à travailler avec tous les partenaires militaires du Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Un appel à mobilisation de la part d’un membre de cette équipe est une pétition de principe.

Face à une telle position de certains membres de l’hémicycle de la transition, le président du CNT, colonel Malick Diaw a décidé de prendre le taureau par les cornes. Selon les mots du colonel Diaw, les déclarations demandant le départ de la France « n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs ». Par la même occasion il a réaffirmé « le soutien et la disponibilité du CNT à l’endroit de tous les partenaires qui œuvrent aux côtés du Mali dans la lutte antiterroriste, sous toutes ses formes ». Il a également rappelé aux membres du CNT « les dispositions de l’article 92 du Règlement intérieur interdisant d’user de leur titre pour d’autres motifs que pour l’exercice de leur mandat ».

Kaou Djim contre les démolitions

Pendant le même moment, d’autres membres du même organe, précisément Issa Kaou Djim, traite cette transition de tous les noms. Comme s’il ne faisait pas partie de l’équipe transitoire. En effet, la démolition des constructions sur la zone aéroportuaire, où le bouillant membre de la CMAS aurait des lots, a mis Kaou Djim hors de lui-même. « On ne soutient pas la transition pour qu’un ministre vienne détruire ce que le peuple a construit. Dans un pays où il n’y a pas de sécurité, d’éducation, d’eau, d’aliénation… est-ce que venir démolir les maisons est la solution ? », se demandait Issa Kaou Djim, jeudi 14 janvier 2021, après le démarrage des travaux de démolition. L’honorable Kaou Djim va d’ailleurs plus loin en appelant la population à la formation d’un collectif afin de porter plainte contre le ministre qui a ordonné cette démolition. Il s’agit selon lui, d’une « façon sauvage d’agir ».

Le ministre de l’Habitant et de l’Urbanisme et celui des Transports n’ont rien attendu pour remettre les pendules à l’heure à travers un communiqué conjoint précisant la superficie de la zone aéroportuaire qui s’étend sur 7 149 hectares et est classée suivant le Décret n° 99-252/P-RM du 15 septembre 1999.

« Notre seul combat est le Mali »

Ces coups de cravache, provenant de membres de l’équipe, constituent une épine dans les pieds de cette transition. Ils sont susceptibles de l’affaiblir puisqu’ils montrent la désunion. En cette période critique dans la vie de la nation, ces adversités internes doivent être évitées pour la réussite de la mission que la transition s’est assignée. Faut-il rappeler aux « amnésiques » qui seraient dans le bateau transition sans être vraiment avec le reste de l’équipe l’appel de Assimi Goita, actuel vice-président de la transition, à l’occasion du 22 septembre 2020. Le colonel Goita avait fait comprendre à tous les Maliens que leur « seul combat est le Mali ». Aussi n’avait-il pas invité l’ensemble des Maliens à surpasser les divisions internes pour se retrouver autour de l’essentiel : le Mali.

Après tout cela, si des gens embarquent le bateau, montrant ainsi qu’ils ont les mêmes visions que le reste de l’équipage, mais tentent à la moindre occasion de mettre le bâton dans les roues, il faudrait douter de leur sincérité. Ils auraient une moralité assez douteuse.

Toutefois, les autorités de la transition, qui sont engagées sur de multiples fronts, doivent mettre rapidement le paquet pour remettre les électrons, qui veulent prendre trop de liberté, à leur place. Il y va de l’image et de la réussite de toute la transition et par ricochet du Mali. Car « même les fourmis ont compris que l’union fait la force ».

Fousseni Togola

17 janvier 2021 0 comments
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Santé

Distribution des vaccins anti-covid : l’Afrique n’entend point rester dans la dépendance

by Sahel Tribune 17 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Union africaine a obtenu une dose importante de vaccins anti-covid pour le continent. Ces vaccins, commandés directement auprès de trois laboratoires de vaccins, viendront compléter les doses devant arriver dans le cadre de l’initiative Covax.

Plus question de rester l’éternelle mendiante qui ne dépend que de la charité des plus offrants. L’Afrique, dont la plupart des pays ne disposent pas de moyens conséquents pour financer l’immunisation de leurs populations, s’engage dans la course aux vaccins anti-covid. L’Union africaine [UA], dont la présidence tournante est assurée par l’Afrique du Sud, a obtenu 270 millions de vaccins anti-covid pour le continent. L’annonce a été faite, mercredi 13 janvier 2021. Entre avril et juin, 50 millions de doses seront déjà disponibles.

Disponible pour toute l’Afrique

« Nous avons franchi une étape supplémentaire pour obtenir des vaccins de manière indépendante en utilisant nos propres ressources limitées », a déclaré le président sud-africain Cyril Ramaphosa, cité dans le communiqué du mercredi dernier. L’Union africaine a passé directement sa commande auprès des laboratoires Pfizer-BioNTech, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Selon le président sud-africain, « ces efforts visent à compléter les efforts du Covax, et à garantir que le plus grand nombre possible de doses de vaccin soient disponibles dans toute l’Afrique dès que possible ».

En effet, avec la campagne mondiale Covax, qui vise à distribuer les vaccins anti-covid-19 dans les pays à faibles revenus, l’Afrique doit recevoir 600 doses de vaccins. Les volumes devant arriver dans le cadre de cette initiative de soutien ne suffiront pas à couvrir le besoin de vaccins sur le continent. Chose que l’UA a vite compris : « Si l’initiative Covax est essentielle pour l’Afrique, l’Union africaine craint que les volumes, qui seront disponibles entre février et juin, ne dépassent pas les besoins pour les soignants et ne soient donc pas suffisants pour contenir les chiffres croissants de la pandémie en Afrique » or, « nous ne pouvons pas attendre. Il ne s’agit pas d’une vaccination contre la polio ou la rougeole. Nous devons le faire rapidement. Nos économies souffrent, nos populations meurent », a affirmé, jeudi 14 janvier 2021, lors d’une conférence de presse, John Nkengasong, directeur de l’Africa CDC.

Ces doses permettront-elles à l’Afrique d’atteindre l’objectif de l’Africa CDC qui est de parvenir à la vaccination de 60 % de la population africaine ? Avec ses 1,3 milliard de personnes, le continent aurait besoin de plus de 2 milliards de doses de vaccins en raison de deux doses par personne.

Un signal fort

Cette commande directe de l’Union africaine auprès de ces laboratoires de vaccins est un signal fort. Elle montre la détermination des pays africains à s’engager pour le bien-être de leurs populations. Notons qu’en dehors de cette commande collective, des pays ont déjà engagé des commandes individuelles. Tel est le cas de l’Algérie, qui a acheté le vaccin russe Spoutnik V ; du Maroc, qui a opté pour AstraZeneca et du chinois Sinopharm. Quant au Sénégal, celui-ci aurait annoncé être en discussion avec Sinopharm.

Il n’y a pas de temps à perdre pour commencer les campagnes de vaccination en Afrique. Selon les chiffres de l’Africa CDC, le continent a enregistré 3,1 millions de cas de Covid-19 et près de 75 000 morts. Chaque jour, le continent enregistre près de 30 000 nouveaux cas, contre 18 000 au cours de la première vague de coronavirus, selon M. Nkengasong. Il faut agir vite pour lever l’embargo sur les économies du continent.

Chiencoro

17 janvier 2021 1 comment
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Un technincien de laboratoire dans un centre de recherche collaborant avec lOMS sur les zoonoses virales a Bangkok en Thailande.
Santé

6e réunion du Comité d’urgence : les deux questions essentielles sur la covid-19 à aborder

by Sahel Tribune 15 janvier 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Comité d’urgence du règlement sanitaire international sur la covid-19 a commencé sa sixième réunion, jeudi 14 janvier 2021. L’ouverture de cette réunion a été marquée par quelques grandes annonces : l’arrivée d’une équipe d’enquête de l’OMS en Chine et les deux questions essentielles à aborder aujourd’hui au sujet de cette pandémie.

Un an après son apparition dans le monde, la nouvelle maladie à coronavirus reste toujours un mystère pour l’humanité. Selon les chiffres fournis par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours de la sixième Réunion du Comité d’urgence du règlement sanitaire international sur la covid-19, plus de 90 millions de personnes ont été testées positives à cette maladie, et près de deux millions d’autres en sont morts. Pour enquêter sur les origines de cette maladie, une équipe d’experts de l’OMS a foulé le sol chinois, jeudi 14 janvier 2021.

« Les membres de l’équipe qui sont arrivés à Wuhan seront en quarantaine pendant les deux prochaines semaines », a déclaré le patron de l’OMS. En attendant, cette équipe arrivée à Wuhan, en Chine, pourrait commencer ses travaux à distance avec leurs homologues en Chine. « Ils poursuivront ensuite leurs travaux sur le terrain pendant deux autres semaines », précise Dr Tedros. 

Deux questions essentielles

L’espoir de toute l’humanité en 2021 est la fin de cette pandémie afin de « contribuer à rétablir un sentiment de normalité dans tous les pays ». Raison pour laquelle, dans son allocution préliminaire à l’ouverture de la sixième Réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI) sur la COVID -19, le directeur général de l’OMS a invité à accorder plus d’attention à deux questions : l’émergence récente de nouvelles souches variantes du SARS-CoV‑2 et l’utilisation potentielle de certificats de vaccination et de dépistage pour les voyages internationaux. Selon lui, un « thème unique lie les deux questions : la solidarité ». Car « nous ne pouvons pas nous permettre de privilégier ou de punir certains groupes ou pays », a-t-il expliqué. 

A la fin de cette réunion convoquée par le directeur général de l’OMS, le Comité publiera une déclaration contenant des recommandations à l’OMS et aux États membres.

Chiencoro

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