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Vaccin contre la covid 19
Santé

Covid-19 : pour un accès équitable aux vaccins, « nous devons travailler ensemble »

by Bakary FOMBA 21 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour un accès équitable aux vaccins anti-Covid-19 dans le monde entier, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a lancé mardi 19 janvier 2021, un appel en faveur de la solidarité internationale.

Bien que commencée depuis début 2020, la pandémie de Covid-19 ne semble toujours pas prête à arrêter son carnage. Sur toute la planète, de nouveaux variants plus infectieux de la maladie font leur apparition.

Face à une telle situation épidémiologique, « nous devons travailler ensemble », selon le Chef de l’ONU, dans un message vidéo diffusé lors d’un événement organisé au Royaume-Uni sur l’accès aux vaccins.

Distribution des vaccins

En un temps record, le développement des vaccins anti-Covid-19 a permis de commencer l’année 2021 avec un sentiment d’espoir, rappelle M. Guterres.

Cependant, force est de constater que les approvisionnements de ceux-ci sont rares. Leur distribution reste également inégale. « Nous constatons une énorme différence entre les pays à revenu élevé où les vaccins parviennent rapidement et les pays les plus pauvres du monde qui n’en ont pas du tout », déplore M. Guterres qui souligne que « les fabricants et certains pays sont en train de conclure des accords bilatéraux au détriment d’une approche multilatérale, allant même jusqu’à acheter au-delà des leurs besoins ».

Selon M. Guterres, « tous les pays ont besoin de doses maintenant pour vacciner tous les agents de santé et en première ligne, au lieu que certains pays les reçoivent toutes ». Il invite à « veiller à ce que ces vaccins soient considérés comme un bien public mondial [ndlr] accessibles et abordables pour tous. »

Selon le Chef de l’ONU, l’accès équitable aux vaccins anti-Covid-19 est dans un intérêt commun. Celui-ci reste le moyen le plus rapide pour donner un nouveau souffle à l’économie mondiale tout en entamant une reprise durable.

En plus des 600 millions doses du mécanisme covax, l’union africaine a également réussi à obtenir 270 millions de doses de vaccin pour le continent auprès des laboratoires Pfizer, AstraZeneca (par l’intermédiaire du Serum Institute of India) et Johnson & Johnson. Plusieurs pays africains ont également réussi à passer des commandes individuelles afin d’entamer très prochainement des campagnes de vaccination de leur population contre cette pandémie.  

Bakary Fomba

21 janvier 2021 0 comments
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Bah Ndaw president de la transition malienne a loccasion de la commemoration du 60eme anniversiaire de larmee malienne
Sécurité

Armée malienne : un 60e anniversaire « sous le signe de l’engagement patriotique de tous les Maliens »

by Bakary FOMBA 20 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle et la pandémie de Covid-19, le Mali célèbre, ce mercredi 20 janvier 2021, le 60e anniversaire de la création de son Armée.

20 janvier 1961-20 janvier 2021, l’armée malienne a, aujourd’hui 60 ans. Une commémoration qui intervient dans un contexte particulièrement éprouvant pour notre pays. Au-delà du contexte sécuritaire fragile que connaît le Mali depuis bientôt dix ans, le pays est frappé par la pandémie de la Covid-19, depuis mars 2020.

La défense et la sécurité, la Défense opérationnelle du Territoire, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, l’amélioration des conditions de travail et de vie des militaires ainsi que le renforcement du partenariat au plan bilatéral et multilatéral sont entre autres les points évoqués par le président de la transition malienne Bah N’Daw, dans son allocution, à la veille de ce 60e anniversaire de la création des Forces armées maliennes, mardi 19 janvier 2021.

Cette « Fête de l’Armée » est alors loin d’être un simple rituel. Elle est bien plus. C’est un appel à la mobilisation, au devoir de servir et de protéger le Mali. Cette commémoration est également un appel à l’unité et au rassemblement de tous les citoyens autour des forces armées, a précisé le président de la transition, Bah N’daw, dans son discours.

 Le chef de l’État malien a placé « cet anniversaire sous le signe de l’engagement patriotique de tous les Maliens pour la refondation et la reconstruction d’un nouveau Mali, gage d’un avenir radieux pour notre pays et notre peuple ».

Bakary Fomba

20 janvier 2021 0 comments
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Les ministres de lEducation nationale et de lEnseignement superieur
Éducation

Rentrée des classes et covid-19 : après le recul, le sursaut du gouvernement malien

by Chiencoro 20 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Pour une rentrée scolaire et universitaire plus sécurisée en cette période de crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, le gouvernement malien a annoncé une crinière de mesures. Le 25 janvier prochain, les élèves et étudiants maliens pourront ainsi reprendre le chemin de l’école pour une nouvelle année scolaire et universitaire.

« Mieux vaut fuir et sauver sa tête que de la perdre en héros. » Ce proverbe sied bien aux décisions prises par les autorités politiques maliennes en charge de l’instruction. Après le report de la date des rentrées scolaires et universitaires, le 4 janvier dernier pour raison de coronavirus, elles reviennent ragaillardies.

Comme l’on dit généralement, la fuite ne saurait être un signe de faiblesse que lorsque l’on fuit sans ne jamais se retourner. Le gouvernement malien a prouvé à ses détracteurs que le report de la date des rentrées était juste un moyen pour eux de mieux assurer la sécurité des élèves et étudiants maliens à travers une crinière de mesures supportables.

La « covid-19 reste une réalité très préoccupante »

« La rentrée scolaire 2020-2021 aura lieu sur toute l’étendue du territoire national le 25 janvier 2021 », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale, Pr Doulaye Konaté, dans une correspondance adressée aux directeurs d’académie d’enseignement, le 18 janvier 2020.

Loin de sous-estimer l’ampleur de la maladie à coronavirus dans le pays à travers cette rentrée scolaire dans un contexte où la « covid-19 reste une réalité très préoccupante dans notre pays », le ministre Konaté invite à veiller au respect des mesures-barrières pour la santé des élèves et des enseignants, qui sont les moteurs clés de toute structure éducative.

Dans un pays où la croyance en la réalité de la maladie fait défaut, quoi de plus normal que de consacrer la première semaine de la rentrée scolaire à un cours de 20 minutes, par niveau d’enseignement, sur cette pandémie qui frappe de plein fouet le Mali.

Des comités de veille

Ce n’est pas tout, « le Mali n’étant pas un empire dans un empire », les directeurs d’académie ainsi que les responsables d’administration scolaire sont engagés à mettre en place dans chaque école un comité de veille. Ce comité « aura pour tâche de veiller au respect des mesures barrières dans les écoles », indique-t-on dans la correspondance du ministre Konaté. Le comité de gestion scolaire (CGS), le directeur d’école et les enseignants constitueront les cinq membres de ce comité.

Ces membres ne pouvant pas avoir un œil sur chaque élève dans les salles de classe, ils seront épaulés par un comité de veille de la classe, composé également de cinq membres. Ces deux comités « travailleront ensemble et s’aideront mutuellement à faire respecter les mesures barrières au niveau de l’école ou de l’établissement » tout en veillant aux spécificités de chaque école. Le gouvernement a rassuré de sa disponibilité à apporter les appuis nécessaires pour la mise en application de ces mesures.

Apprendre à vivre avec la pandémie

Au niveau de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre Amadou Kéïta invite également au respect des mesures barrières. Des dispositifs de lavage des mains ainsi que des masques seront mis à la disposition des étudiants et de leurs professeurs. Lors de sa rencontre avec les Institutions d’enseignement supérieur (IES) sur la reprise des cours pour le 25 janvier 2021, plusieurs initiatives avaient été annoncées.

Le ministre de l’Éducation nationale a invité également à un dialogue permanent avec les syndicats d’enseignants et les partenaires de l’école malienne afin de mettre en œuvre des mesures correctives aux « lacunes cumulées dans le processus d’enseignement/apprentissage, durant l’année scolaire écoulée ». Le gouvernement malien avait reculé pour mieux sauter. Parce que le monde devra apprendre à vivre avec cette pandémie qui semble ne pas être prête à se laisser vaincre.

F. Togola

20 janvier 2021 0 comments
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Boubacar Doumbia auteur du Concept Ndomo
Seko ni Donko

Livre : le « Concept n’domo » de Boubacar Doumbia ou le n’domo, de pratique d’initiation à l’entrepreneuriat

by Sahel Tribune 20 janvier 2021
written by Sahel Tribune 9 minutes read

Boubacar Doumbia, écrivain, promoteur du Centre N’domo de Ségou, a publié en 2020 chez les Editions La Sahélienne « Le Concept N’domo, une réponse à l’entrepreneuriat solidaire et à l’auto emploi des jeunes ». Il donne ici des explications sur le « Concept N’domo » et indique l’avantage que le Mali pourrait tirer de la vulgarisation de cette pratique inspirée des valeurs traditionnelles maliennes.  

Phileingora : qu’est-ce que le N’domo ?

Boubacar Doumbia : le N’domo est la première étape d’initiation des jeunes dans le milieu bambara. Une pratique qui a continué jusqu’après les indépendances. À partir de cette période, elle sera au fur et à mesure abandonnée au profit de l’école occidentale.

Pourquoi a-t-elle été abandonnée au profit de cette école ?

Parce que tous les jeunes qui devraient fréquenter cette école traditionnelle ont été envoyés à l’école occidentale qui n’a pas intégré cette pratique d’initiation.

En quoi le n’domo vous semble-t-il aussi intéressant ?

Le plus intéressant dans le n’domo est le regroupement des jeunes, leur initiation, qui correspond à leur formation, et leur insertion dans la vie active. Nous nous sommes servis de cette méthode pour mettre en place un concept : le concept n’domo.

Pouvez-vous nous expliquer davantage ce concept n’domo ?

Il s’agit d’une autre manière de gérer l’emploi au niveau de nos localités. Parce que chez nous, c’est le système occidental qui est couramment utilisé dans le secteur de l’emploi. Les jeunes font des études, ils ont un diplôme et ils sont à la recherche d’un emploi. Il se trouve que dans notre société, il y a un système qui est présent et que nous pouvons exploiter.

Quel est ce système ?

C’est les potentialités que nous avons au niveau du pays et les valeurs sociétales que nous avons. On a essayé de faire une symbiose pour mettre au point une forme d’entreprise sociale et solidaire.

Une entreprise sociale et solidaire ? Qu’est-ce qui la différencie de toutes ces entreprises qui existent chez nous ?

Le centre N’domo de Ségou. Crédit photo: le N’domo

Avec l’entreprise sociale et solidaire, les jeunes travaillent ensemble. Au lieu qu’un seul individu exerce un travail, on a un groupe de personnes qui travaille ensemble.

Avec l’entrepreneuriat social et solidaire, les jeunes vont travailler avec un système propre à eux.

En jetant un coup d’œil sur la société traditionnelle, vous allez constater qu’il y a trois formes de travail, à savoir le travail collectif, le travail individuel et le travail de soutien.

Qu’est-ce que ce système traditionnel peut-il apporter à nous modernes ?

Au sein de l’entreprise sociale et solidaire, tous les jeunes vont travailler dans le cadre du travail collectif, et la marge de bénéfice est équitablement répartie entre eux. Cela concerne une commande et au-delà des commandes. Par ailleurs, chaque jeune est libre de réaliser ou de faire un travail d’ordre individuel et ce qu’il va y gagner est pour lui-même.

Il y a d’autres dimensions dans le fonctionnement de cette forme d’entreprise.

Lesquelles ?

Je veux parler du travail de soutien. Dans nos traditions, une personne qui réside chez un tuteur va travailler pour lui-même durant cinq (5) jours et pour le tuteur pendant deux (2) jours.

Nous avons adopté ce même système. Au sein de l’entreprise sociale et solidaire, on va travailler du lundi jusqu’au samedi ou dimanche pour avoir le montant qui revient au tuteur qui est l’entreprise elle-même. On prélève 10 % sur le travail collectif et 10 % sur le travail d’ordre individuel et c’est ce montant qui revient à l’entreprise et assure son fonctionnement.

Il y a aussi l’accompagnement des jeunes pour qu’ils puissent se prendre totalement en charge. Pour cela, il y a un mécanisme qui a été mis au point et qui correspond à nos valeurs sociétales.

Parlez-nous de ce mécanisme ?  

Ce n’est rien d’autre que nos valeurs culturelles dont j’ai expliqué au début de notre entretien. Il s’agit du regroupement des jeunes de la même tranche d’âge, leur formation et leur insertion dans la vie active. On a fait une transposition de cette pratique vers l’artisanat. Ce qui fait que le n’domo d’aujourd’hui est différent de celui d’hier.

Qu’est-ce qui fait cette différence ?

Dans le n’domo d’aujourd’hui, on valorise le coton avec les techniques traditionnelles de teinture tout en créant de l’emploi pour les jeunes.

« Les techniques traditionnelles de teinture tout en créant de l’emploi pour les jeunes » ? Expliquez-nous !

Des travailleurs dans le centre N’domo de Ségou. Crédit photo: le N’domo

En regardant le Mali, nous constatons que le pays produit beaucoup de coton. Mais la quasi-totalité de cette production est malheureusement exportée.

En plus de la disponibilité de cette matière première, nous avons aussi des techniques traditionnelles de teinture qui ont existé chez nous depuis la nuit des temps. Nous sommes en mesure de valoriser ces techniques et de les appliquer sur le coton afin d’avoir quelque chose d’original. Nous avons donc fait une symbiose des deux.

Une symbiose, vous dites ?

Oui. Je veux parler de la symbiose du coton malien et des techniques traditionnelles de teinture. Nous avons également mené des recherches sur les tisanes, les couleurs… afin d’avoir des produits cent pour cent naturel, authentique et qui sont aujourd’hui très recherchés par l’occident et par nous-mêmes.

Comment cette transposition peut-elle être pourvoyeuse d’emplois ?

Le concept N’domo peut nous aider dans la résolution du problème de l’employabilité des jeunes. Car au lieu que les jeunes évoluent individuellement en prenant une entreprise ou en faisant face à une entreprise, on aura juste un ensemble d’individus qui peuvent mettre au point une entreprise sociale et solidaire et la faire fonctionner comme on a l’habitude de le faire. 

Pouvez-vous aller au fond de vos idées ?

Le bogolan à gauche et le basilan au milieu. Crédit photo: le N’domo

Comme je l’ai expliqué tantôt, nous avons d’abord tenté de valoriser le textile malien. Au lieu que tout le travail soit exécuté avec les petits métiers, nous avons fait en sorte qu’on puisse l’exécuter avec les grands métiers améliorés qui mettent à notre disposition des tissus uniformes qui sont très recherchés sur le marché international. Sur ces tissus, nous avons appliqué des techniques traditionnelles de teinture, tel que le bogolan, le basilan et le Gala, qui sont des produits propres à nous, afin de leur donner une nouvelle forme.

Vous venez de nous parler de basilan et de bogolan. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le « bogolan » est un concept bambara. « Bogo » qui signifie la terre, et « lan », un dérivatif en bambara pour signifier ce qui permet d’atteindre un résultat. Donc, le concept « bogolan » renvoie au résultat de la terre sur le tissu. Pour l’atteinte de ce résultat, on passe par une étape, durant laquelle un autre produit est utilisé qu’on appelle Basilan (plante médicinale). On parle donc de « basilan fini » (résultat de la plante médicinale sur le tissu).

Ne pouvons-nous pas trouver d’autres pratiques, dans nos sociétés traditionnelles, différentes du n’domo ?

En jetant un coup d’œil sur la société, autour du travail et autour de l’insertion, une autre pratique, différente de celle que nous venons de mettre au point, peut être possible. Au sein de la société, on a des pratiques sur le plan culturel. Sur le plan économique, on a également des formes de travail qui existent. Mais c’est sur le plan social qu’on a pris la manière dont l’insertion se faisait.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans le processus de publication de cet ouvrage ?

Première couverture du Concept Ndomo
Première couverture du Concept Ndomo. Crédit photo: Fousseni Togola

J’ai tenté à maintes reprises de publier ce livre, mais je n’avais pas de fonds pour pouvoir l’éditer. Au niveau de Ségou, avec le Conseil régional, j’ai bénéficié du soutien de l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement dans le cadre de la formation et Insertion des jeunes ruraux au Mali. C’est ce contact établi qui a permis l’édition de ce livre.

Aujourd’hui, comment se procurer de cet ouvrage et à quel prix ?

On a édité le livre. L’objectif n’est pas de faire une vente, mais plutôt de le mettre à la disposition des jeunes qui ont peur d’entreprendre un outil qui va leur permettre de s’imprégner de ces idéaux ou du concept et d’avoir en fin de compte le courage d’entreprendre non seulement individuellement, mais aussi en groupe.

Le livre est disponible à l’Agence luxembourgeoise pour la coopération et le développement. On a également une partie au niveau du Conseil régional. Une autre partie se trouve entre nos mains pour les jeunes. Au fur et à mesure que les jeunes viennent, on leur donne des explications avant de leur remettre le manuel.

Donc le manuel n’est pas à vendre ?

Pour le moment, nous sommes en train de remettre ce manuel à ceux qui veulent entreprendre.

Dernière question. En quoi le bogolan et le basilan, dont vous avez tantôt parlé, sont si importants aujourd’hui selon vous ? 

cousse de coussin et jeter de lit. Crédit photo: le centre Ndomo

Autrefois, le bogolan et le basilan étaient utilisés comme des accessoires vestimentaires. Aujourd’hui, nous avons décliné ces accessoires vestimentaires en accessoires de décoration, comme les jeter de lit, les couses de coussins, les nappes de table. Bref, tout ce que nous pouvons utiliser à l’intérieur des maisons comme décoration. En plus de toutes ces utilisations, dans notre déclinaison, nous faisons des accessoires de mode tels que les écharpes, etc.

Des écharpes. Crédit photo: le centre Ndomo

Ces pratiques permettent aux jeunes d’avoir de l’argent. Ce qui les stabilise dans le terroir. Je pense que si le Mali expérimente le concept n’domo, cela pourrait contribuer à la création d’emplois pour les jeunes.

Réalisé par Fousseni Togola

et Bakary Fomba

20 janvier 2021 0 comments
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Champ de coton
Actu

Mali : des Assises nationales pour revigorer l’or blanc

by Bakary FOMBA 19 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pour la relance de la culture du coton, les autorités politiques maliennes ont initié des Assises nationales sur la filière. Le lancement de cette initiative a eu lieu, lundi 18 janvier 2021, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane.

«Le secteur du coton est en crise au niveau mondial, et le Mali premier producteur africain n’y échappe pas. Face à la chute des cours, les producteurs maliens ont jeté l’éponge. Les surfaces emblavées ont chuté des trois quarts, passant de 735 000 hectares lors de la précédente campagne, à 170 000 pour celle à venir. Fatalement, la production va baisser dans la même proportion », remarquaient nos confrères de France Infos dans une publication du 23 septembre 2020.

C’est face au même constat que le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud a initié les Assises nationales avec pour objectif de rendre la production cotonnière beaucoup plus résiliente, compétitive, rentable et durable tout en veillant à promouvoir la bonne gouvernance au Mali.

« Colonne vertébrale de notre économie »

À travers ces Assises, les autorités politiques maliennes entendent ainsi contribuer à la relance de la culture cotonnière dans le pays. Pour cela, il est hors de question d’attendre plus longtemps. Le démarrage des activités de terrain pour la campagne 2021-2022 est prévu pour le 25 janvier prochain.  

« Nul n’ignore la place centrale qu’occupe la filière coton dans l’économie malienne », a déclaré Moctar Ouane, lors de lancement des assises sur le coton. « Outre la création et la redistribution de revenus sûrs et importants aux producteurs de coton, elle contribue à la sécurité et à l’autosuffisance alimentaires, sociales de base dans les zones d’intervention de la CMDT et de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), à la dynamisation de multiples branches de l’économie nationale », a-t-il ajouté.

Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement n’a pas manqué de rappeler le rôle que joue la filière coton au Mali. Cette filière « contribue substantiellement aux recettes fiscales et douanières, aux bilans des banques, à la stimulation de l’activité hôtelière, du petit commerce ambulant et à la création d’emploi », a-t-il expliqué.

Selon le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche « la filière coton est la colonne vertébrale de notre économie ». En effet, le coton constitue l’un des principaux produits d’exportation du Mali.

Baisse de 562 800 tonnes

Malgré cette position hautement stratégique de la filière coton dans l’économie nationale, force est de constater que ce secteur reste fragile face aux fluctuations du cours mondial de la fibre et du prix des intrants agricoles.

Pour rappel, la filière coton au Mali a connu, de 2000 à nos jours, quatre crises majeures. Celle de 2020 aura été la plus emblématique en raison de ses graves conséquences négatives sur l’économie et la sécurisation des moyens d’existence des populations vulnérables. Le tout dans un contexte de changement climatique et de Covid-19, a indiqué M. Ouane. Rappelons également qu’en 2020, la production de coton graine a connu une baisse de 562 800 tonnes au Mali.

Bakary Fomba

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Une dizaine de journalistes prend part a une formation sur le journalisme culturel
Seko ni Donko

Promotion culturelle et artistique : « Donko ni Maaya », toujours plus engagé

by Chiencoro 19 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Promouvoir la culture malienne à travers l’amélioration de la communication sur les artistes maliens et leurs productions, tel a été l’objet d’une formation de cinq jours, initiée par le projet « Donko ni Maaya » de la coopération internationale allemande (GIZ). C’était du 11 au 14 et 18 janvier 2021, à l’hotel Djoliba Plage (sis à Torokorobougou, en commune V du district de Bamako).

À quoi sert d’avoir de plus belles productions artistiques si la visibilité vous manque ? Cette problématique est celle à laquelle la plupart des jeunes artistes talents maliens est confrontée dans leurs activités de production de tous les jours.

 Afin de combler ce fossé, le projet « Donko ni Maaya », qui vise la « prévention de crise et le renforcement de la cohésion sociale à travers la promotion du secteur de la culture au Mali », tend la main à ces artistes à travers la formation d’une dizaine de jeunes journalistes dans différentes techniques rédactionnelles pour un véritable journalisme culturel au Mali.

Une formation enrichissante

Animée par Jonathan Fischer, journaliste culturel allemand, cette formation purement pratique a entretenu les journalistes maliens sur des techniques de rédaction journalistique. Les participants ont eu droit à des communications sur l’ensemble de l’architecture d’un article de presse, plus particulièrement d’articles sur la culture. Du récit à l’interview en passant par le portrait, cette formation a été enrichissante pour les jeunes journalistes culturels maliens.

En effet, à travers un mélange harmonieux de théories et de pratiques, les jeunes journalistes ont témoigné avoir énormément appris au cours de ces quatre (4) jours de formation suivis de la présentation d’un exercice de fin de formation, au cours du cinquième jour. « Cette formation m’a permis d’améliorer ma façon d’attaquer un sujet », a reconnu Mohamed Camara, journaliste participant. Présente à la fin de la formation, le 18 janvier 2021, la représentante de l’Ambassade d’Allemagne au Mali compte sur une application fructueuse des méthodes apprises par les participants au cours de cette formation. 

La « Charte de la renaissance culturelle africaine »

Ce projet « Donko ni Maaaya » vient, à travers cette formation, de mettre en application une des recommandations phares de l’Union africaine (UA) en matière de promotion culturelle et artistique. En son article 20, la « Charte de la renaissance culturelle africaine » invitait les États à cette mission. « Les États africains reconnaissent le lien entre les politiques en matière de culture, d’information et de communication. Ils devront par conséquent encourager l’utilisation des moyens d’information et de communication pour leur développement et leur promotion culturels. », indique l’article 20 de cette Charte.

La balle est maintenant dans le camp des jeunes journalistes culturels maliens, qui ont promis de faire bon usage des pratiques apprises. Ils contribueront au mieux à l’émergence des artistes maliens à travers des articles de qualité, sans qu’ils soient pour autant des articles d’« agence de communication ».  

Fousseni Togola

19 janvier 2021 0 comments
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Sécurité

Travail des enfants : 152 millions d’enfants toujours privés de la joie de vivre

by Bakary FOMBA 19 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En vue d’encourager la prise de mesures législatives et de dispositions concrètes pour l’éradication du travail des enfants dans le monde, l’Organisation internationale du Travail (OIT), en collaboration avec le partenariat mondial Alliance 8.7, lance une initiative internationale.

« L’âge minimum d’admission à tout type d’emploi ou de travail qui, par sa nature ou les conditions dans lesquelles il s’exerce, est susceptible de compromettre la santé, la sécurité ou la moralité des adolescents ne devra pas être inférieur à dix-huit ans », recommande, en son article 3, la C138 – Convention (n° 138) sur l’âge minimum, en 1973.

À l’ère où le monde est frappé par la crise sanitaire de covid-19, les constats révèlent que plusieurs millions d’enfants sont victimes d’exploitation. Ce qui constitue un handicap à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), notamment la cible 8.7. Laquelle appelle les États membres à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, à mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite des êtres humains, à interdire et à éliminer les pires formes du travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et, d’ici 2025, à mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes ».

Covid-19, source de rétrogradation

La pandémie de Covid-19 s’ajoute aux multiples défis à relever dans le monde. Cette crise sanitaire « a bouleversé des milliards de vies et mis l’économie mondiale en péril ». En plus de fragiliser l’économie mondiale, elle a secoué des familles dans le monde. Des situations qui n’épargneront pas les enfants. Car elle pourrait entrainer un retour en arrière en matière de progrès accomplis dans la lutte contre le travail des enfants.

Un enfant sur dix confronté à l’exploitation

Le travail des enfants concerne 152 millions d’enfants dans le monde. En Afrique, 72 millions d’enfants sont confrontés au phénomène, notamment dans les secteurs de l’agriculture vivrière et commerciale, ainsi que de l’élevage de bétail, selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

« Le travail des enfants n’a pas sa place dans notre société », a déclaré Guy Ryder, directeur général de l’OIT, invitant de la sorte à mettre fin à cette pratique pour la dignité et l’intégrité des enfants. Car c’est un phénomène qui « vole aux enfants leur avenir et perpétue la pauvreté au sein des familles », a-t-il déploré.

En 2019, lors d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies, l’année 2021 a été déclarée « année internationale de l’élimination du travail des enfants ». Une occasion d’encourager les gouvernements à mettre en œuvre les moyens nécessaires afin d’aboutir à la réalisation des ODD. « Il est temps d’accélérer le rythme des progrès. Il est temps d’inspirer des actions législatives et pratiques pour éliminer définitivement le travail des enfants », indique-t-on sur le site web de cette initiative.

Déclenchée depuis début 2020 et propagée rapidement partout à travers le monde, la pandémie de Covid-19 a sérieusement frappé les économies et bouleversé les vies. Selon les Nations unies, « la pandémie de COVID-19 a créé une récession historique avec des niveaux record de précarité et de chômage, ce qui provoque à son tour une crise humaine sans précédent qui frappe plus durement les personnes les plus pauvres ».

L’initiative, « année internationale de l’élimination du travail des enfants » sera lancée, jeudi 21 janvier 2021, à travers une cérémonie virtuelle.

Bakary Fomba

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