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Fama
Sécurité

Bandiagara : huit morts et cinq blessés dans les rangs des FAMA (bilan provisoire)

by Chiencoro 26 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Alors que des initiatives se multiplient pour un retour rapide de la sécurité au Mali et dans toute la région sahélienne, les attaques semblent également prendre des proportions inquiétantes. En l’espace d’une semaine, les forces armées maliennes ont perdu dix (10) éléments dans différentes attaques au centre du pays.

Les Forces armées maliennes (FAMA) sont de plus en plus victimes d’attaque d’hommes armés au centre du pays. Selon la direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans la nuit du 25 février 2021, l’armée malienne a été la cible d’une double attaque dans la région de Mopti.

Des hommes armés ont « perpétré une attaque contre la base du détachement de Dialoubé sis à Bandiagara et l’escadron de la gendarmerie de la même localité ». Le bilan provisoire fait état de huit (8) morts et de cinq (5) blessés du côté des FAMA. Nos confrères de The Defense Post précisent: « Neuf gendarmes ont été tués dans une attaque près de la ville de Bandiagara, dans le centre du Mali, dans une zone où les groupes djihadistes sont endémiques, a déclaré vendredi un responsable militaire».

Sur cette attaque, aucune autre précision n’avait été donnée au moment où nous mettons cet article sous presse.

C’est la deuxième attaque que les forces armées maliennes subissent en l’espace de trois jours dans la même région devenue l’épicentre de l’insécurité au Mali depuis 2015.

Le 23 février dernier, une mission FAMA, quittant Sévaré pour Konna, « est tombée dans une embuscade tendue par des Groupes Armées Terroristes (GAT) ». Cet incident qui s’est produit sur la route nationale 6, à près de 32 km au nord-est de Sévaré, a coûté la vie à deux (2) éléments des FAMa. Selon le bilan provisoire de cette attaque, sept (7) autres éléments ont été blessés. « Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional Somino Dolo de Sévaré », a précisé la direction de l’information de l’armée.

Cette multiplication des attaques contre les forces armées maliennes intervient une semaine après le sommet des chefs d’État des pays du G5 Sahel à N’Djamena, au Tchad, sur la situation socio -politico-sécuritaire dans la région.  

Fousseni Togola

26 février 2021 0 comments
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Tensions apres lannonce des resultats au Niger
Politique

Présidentielle au Niger : l’Afrique et sa démocratie modèle

by Chiencoro 25 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Le système démocratique africain traverse une zone de turbulence, qui si elle n’est pas vite prise en compte risque de compromettre davantage la stabilité du continent.

Après la proclamation des résultats de la présidentielle au Niger, des morts et des arrestations ont été déclarés. En Afrique, les élections se soldent de plus en plus à des scènes de violence. Le modèle démocratique du continent serait-il devenu caduc ?

En Afrique, il est un constat que les élections sont généralement synonymes de tensions. De l’annonce de scrutins électoraux jusqu’à la proclamation des résultats, c’est la peur au ventre du côté des citoyens.

De plus en plus, rares sont les pays africains qui échappent aux violences post-électorales. Des tensions qui deviennent pour les démocraties du continent une caractéristique fondamentale.

Des victoires autoproclamées

Au Niger, au moinsdeux personnes sont mortes à la suite de troubles survenus après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle. Des résultats qui ont déclaré vainqueur le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum, a souligné jeudi Alkache Alhada, le ministre de l’Intérieur nigérien. A la presse, le ministre déclare : « Le bilan est de deux morts ». Il annonce également l’arrestation de 468 personnes depuis mardi.

Le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum a été proclamé vainqueur avec 55,7 % des voix face au candidat de l’opposition, Mahamane Ousmane, par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le candidat de l’opposition a contesté ces résultats et se proclame vainqueur avec 50,3 %.

Le rejet des résultats est devenu une pratique commune dans les démocraties africaines. On se rappelle du scénario malien en 2018 où l’ex-chef de file de l’opposition malienne, feu Soumaila Cissé a « catégoriquement rejeté » les résultats officiels de la présidentielle en se déclarant vainqueur. « Je maintiens et je peux le prouver que j’ai remporté cette élection avec 51,75 % des voix ! », avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse dans le Grand hôtel de Bamako.

Besoin de réformes

La Guinée Conakry n’a pas fait exception à la règle en octobre dernier à la suite de la présidentielle. L’opposition s’était également proclamée vainqueur. L’opposant Cellou Dalein Diallo avait affirmé avoir gagné l’élection « dès le premier tour ». Une situation qui a conduit à des scènes de violence.

Ces pratiques, devenues monnaie courante lors des élections sur le continent, sont la preuve du manque de confiance aux institutions de la République. Elles expriment du coup non seulement le besoin de réformes profondes des systèmes démocratiques africains, mais aussi de modernisation des systèmes de vote sur le continent.

Le modèle démocratique du continent semble devenir caduc. Sans confiance, la démocratie s’effrite et chute comme un château de cartes.

Fousseni Togola

25 février 2021 0 comments
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le proces dAmadou Haya Sanogo renvoye
Actu

Justice: le procès Amadou Aya Sanogo renvoyé au 11 mars

by Chiencoro 25 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Le procès Amadou Aya et coaccusés, initialement prévu pour ce jeudi 25 février 2021, a été renvoyé au 11 mars prochain.

Le jour tant attendu peine toujours à honorer au rendez-vous. Le procès du général Amadou Aya Sanogo, auteur du coup d’État de 2012 contre l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT), n’a pas pu se tenir ce jeudi 25 février 2021 comme prévu. Il a été renvoyé au 11 mars prochain.

Selon Mikado, la radio des Nations unies au Mali, « la Cour d’Assises de Bamako a annoncé le report lors d’une brève audience ce matin ». Et de préciser : « Le président de la cour n’a pas expliqué les raisons de ce report de deux semaines, qu’il a annoncé en présence du général Sanogo, en liberté provisoire depuis plus d’un an ».

Les informations que nous avons pu recueillir soulignent que le renvoi est dû à des changements d’affectations en cours dans la haute magistrature malienne. Il aurait pu être renvoyé au 8 mars, mais en raison de la fête des femmes, le 11 du même mois a été finalement retenu, a indiqué notre source.

« Une loi sur la réconciliation nationale »

Selon la Mikado, des inquiétudes règneraient déjà dans le rang de la partie civile en raison d’un argumentaire que la défense pourrait invoquer : « une loi sur la réconciliation nationale adoptée en 2018 qui prévoit d’exonérer de poursuites pénales les personnes impliquées dans les événements de 2012, ainsi que l’accord d’indemnisation des parties civiles ». Pour rappel, cette loi a été adoptée à l’issue de la Conférence d’entente nationale de 2017.

« Selon cette loi, le tissu social étant effrité, il faudrait éviter tout jugement qui pourrait remuer le couteau dans la plaie. Or certains estiment que le jugement de Sanogo pourrait élargir le fossé entre Bérets verts et Bérets rouges, explique Moctar Mariko, l’un des avocats des victimes. Cette loi pourrait nuire au procès. Si les avocats de Sanogo l’invoquent, ce sera l’arrêt de la procédure. Son ardoise sera effacée », rapportent nos confrères de Jeune Afrique.

Togola

25 février 2021 0 comments
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Rencontre sur la fraude et la fuite des sujets dexamen au CAP de Kadiolo
Éducation

Lutte contre la fraude et la fuite des sujets : voici les propositions de Kadiolo

by Sahel Tribune 25 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En vue de trouver des solutions idoines à la fraude et à la fuite des sujets d’examen, une grande rencontre s’est tenue, mardi 23 février 2021, au Centre d’animation pédagogique de Kadiolo. Plusieurs propositions ont été issues de ce cadre de concertation.

L’appel du 17 février 2021 du directeur du Centre National des Examens et Concours de l’Éducation (CNECE) semble être entendu. Alors que la date butoir des comptes-rendus s’approche, au niveau des Centres d’Animation pédagogiques (CAP), les gens s’activent de plus en plus afin de proposer des initiatives susceptibles de bannir la fraude et la fuite de sujets lors des examens au Mali.

Dans sa lettre du 17 février 2021, le directeur du CNECE invitait : « Je vous [Directeurs d’Académie d’Enseignement et Secrétaires généraux des différents Syndicats de l’Éducation NDLR] demande d’organiser des rencontres au niveau des établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel et des Centres d’Animation pédagogique qui feront l’objet d’une synthèse au niveau des Académies d’Enseignement sous forme de propositions de solutions qui peuvent être physiques ou numériques ».

Kadiolo propose

Cet appel a eu des échos à Kadiolo, mardi 23 février 2021. Dans la salle de formation du centre d’animation pédagogique de cette ville de la région de Sikasso a eu lieu un cadre de concertation sur la fraude et la fuite des sujets d’examen. C’était sous la présidence du directeur du CAP, Ousmane Mady Kanouté, a précisé nos confrères de l’Agence malienne de presse (AMAP).

À l’issue de ce cadre de concertation, plusieurs recommandations ont été faites, dont la moralisation des acteurs impliqués dans la chaîne des examens, la sensibilisation des acteurs et partenaires de l’école par rapport aux méfaits de la fraude et de la fuite des sujets et la sélection rigoureuse des surveillants des épreuves. Ce n’est pas tout. Les participants ont également formulé entre autres recommandations : le déplacement des surveillants de leurs écoles voire leurs communes d’origine, l’application stricte des textes en vigueur contre les coupables de la fraude et de la fuite des sujets et le brouillage des réseaux sociaux 72h avant et pendant les examens, rapporte AMAP.

Cette occasion a été mise à profit par le directeur du CAP pour inviter l’ensemble des acteurs ainsi que des partenaires de l’école malienne à s’impliquer davantage afin de mettre un terme à ce fléau qui gangrène le système éducatif malien et entache les examens.

Une lutte de survie

Cette rencontre a enregistré la présence du président de l’association des municipalités de Kadiolo, des présidents des comités de gestion scolaire (CGS), des directeurs coordinateurs, des directeurs d’école de la ville de Kadiolo et des représentants des syndicats.

Rappelons que dans sa lettre du 17 février 2021, le directeur du CNECE donnait au plus tard le 26 février 2021 comme délai de rigueur pour faire les comptes-rendus des propositions issues des différentes rencontres au niveau des écoles, des CAP, etc.

L’excellence à l’école passe par une lutte implacable contre la fraude et la fuite des sujets. Cette lutte de survie doit engager tous les Maliens.

Chiencoro

25 février 2021 0 comments
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Kamissa Camara experte senior sur le Sahel a lInstitut des Etats Unis pour la paix Usip
Sécurité

G5 Sahel : la mise sous chapitre VII ne garantit pas un financement pérenne (Kamissa Camara)

by Chiencoro 25 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Kamissa Camara, ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, garde peu d’espoir sur l’atteinte des objectifs attendus de la mise sous chapitre VII du G5 Sahel. Elle lance un appel pressant aux dirigeants des pays du G5 Sahel. 

Depuis près de deux ans, les dirigeants africains, réunis au sein de la Coalition régionale du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad et Niger) demandent une mise sous chapitre VII de la Charte des Nations unies. Le but de cette demande est d’assurer à la Coalition un financement pérenne.

Dans une tribune publiée dans les colonnes du Jeune Afrique, jeudi 25 février 2021, l’ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Kamissa Camara estime que les dirigeants des pays du G5 Sahel se tromperaient. Cette mise sous chapitre VII n’est pas une garantie à un financement pérenne au G5 Sahel, a-t-elle indiqué. « Dans le contexte actuel, cette mise sous chapitre VII — qui permet au Conseil de sécurité de constater “l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression” — est certes une possibilité, mais elle ne garantirait au G5 Sahel aucun financement sur le long terme », a-t-elle averti.

Le chapitre VII ne garantit pas le financement

En toutes choses, le meilleur maître est l’expérience, dit-on le plus souvent. À partir de cas concrets, l’ancienne secrétaire générale de la présidence de la République du Mali justifie le bien-fondé de son avertissement. Elle s’appuie sur la mise en place de la Mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom. Selon ses explications, cette mission mise en place pour aider les autorités de la transition au retour à la normale a été rapidement mise sous chapitre VII par le Conseil de sécurité de l’ONU, en 2007. Une mission qui sera ensuite autorisée en 2009 à combattre le groupe terroriste des Shebab.

« Si l’Amisom continue aujourd’hui d’exister, ses opérations souffrent depuis peu de l’instabilité de son financement », a-t-elle déploré. Selon ses précisions, ces genres de constatation permettent de comprendre que la mise sous chapitre VII « n’est aucunement une passerelle garantie vers un financement régulier de la FC-G5S. »

Toutefois, elle ne fait aucun doute que cette mise sous chapitre VII permettra de donner une « légitimité internationale et un cachet politique » au G5 Sahel. Mais elle reste convaincue que c’est simplement en théorie qu’elle lui facilitera « l’obtention de financements additionnels et la concrétisation effective et rapide des promesses de ses bailleurs ».

« Une solution domestique qui répond à un problème domestique »

Kamissa Camara souligne également l’opposition des États-Unis et la Russie à la mise du G5 sous chapitre VII. « Selon eux [Les États-Unis et la Russie NDLR ], le G5 Sahel étant une organisation régionale dont les membres opèrent sur leur propre territoire, la FC-G5S est une solution domestique qui répond à un problème domestique », précise-t-elle.

L’experte senior sur le Sahel à l’Institut des États-Unis pour la paix (Usip) apporte des précisions sur ce chapitre VII de la Charte des Nations unies. Selon ses précisions, il est réservé généralement aux « missions onusiennes de maintien de la paix qui sont, par définition, internationales ». Toujours selon Kamissa Camara, ce chapitre donne ainsi le droit à ces missions onusiennes de faire recours à la force.

En raison de tous ces contours de la mise sous chapitre VII du G5 Sahel, l’ancienne ministre estime qu’il revient aux « pays du G5 de trouver les mécanismes adéquats pour financer leur propre sécurité tout en s’inscrivant dans la durée ».

Fousseni Togola

25 février 2021 0 comments
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Tidiani Togola directeur de la fondation Tuwindi au milieu lors de louverture de latelier
Politique

4e République du Mali : des réflexions sur la constitution de 1992 en cours

by Chiencoro 24 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La fondation Tuwindi en partenariat avec AJCAD, Observatoire pour les élections et la bonne citoyenneté au Mali et Doniblog a entamé ce mercredi 24 février 2021, au Grand hôtel de Bamako, un atelier de « co-construction de la 4e République ». Durant trois jours, les participants réfléchiront sur la révision de la constitution du 25 février 1992. L’objectif de cette initiative est d’aider les autorités de la transition malienne à poser les jalons de la nouvelle République.  

Rassembler les forces vives de la nation malienne (ONG, médias, acteurs politiques, autorités coutumières et étatiques) afin de développer ensemble une proposition citoyenne de constitution qui reflèterait au mieux l’opinion nationale, voilà le but de cet atelier de trois jours intitulé « co-construction de la 4e république ». Un cadre de réflexion et d’échange qui a ouvert ses portes ce mercredi au Grand hôtel de Bamako.

« Notre super-ordinateur s’est le plus souvent planté »

Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi, pour expliquer les raisons d’une telle initiative, compare l’État malien à un super-ordinateur. Selon lui, en raison de certaines pratiques comme la corruption, la mauvaise gouvernance, etc., « le système d’exploitation de notre super-ordinateur s’est le plus souvent planté ». D’où la nécessité de procéder à des révisions importantes. Car « la société évolue, les enjeux aussi ».

L’objectif sera d’adapter la constitution du 25 février 1992 au type d’évolution que le Mali souhaite entreprendre. « Notre but aujourd’hui n’est pas juste de venir discuter et déposer quelques recommandations, mais plutôt de proposer un document qui sera un prototype à remettre aux autorités compétentes comme contribution des acteurs », précise M. Togola.

Les invités et les participants à l'atelier
Les invités et les participants à l’atelier. Crédit photo: F.T

Selon les précisions de Abdoulaye Sall, président du comité de pilotage de cet atelier de « Co-construction de la 4e République », il s’avère important aujourd’hui d’emprunter des chemins « devant nous conduire à un Mali Un et Indivisible ». Ce Mali nouveau ne pourra pas « se construire sans l’apport des partis politiques et des institutions de la république », souligne Malick Ibrahim, conseiller à la Cour constitutionnelle du Mali.

Initiative d’un Consortium d’associations de la société civile, cet atelier visant la participation citoyenne « à l’effort de construction des réformes en cours » permettra aux participants, à l’issue des trois jours de travail, de proposer un « projet de loi constitutionnelle sur la base de l’avant-projet de révision existant ».

Contribuer à la réussite de la transition

Pour mener à bien ces trois jours de réflexions et d’échanges, les participants ont bénéficié de la documentation nécessaire leur permettant de faire des propositions accompagnées d’un argumentaire pour expliquer le bien-fondé de leurs propositions, explique Dr Ibrahim Sangho, coordinateur du comité de pilotage de l’atelier. À ses dires, les participants seront également accompagnés dans leurs tâches par des experts.  

Les participants repartis en groupes de travail. Crédit photo: TSCOM

Ce projet, financé par OSIWA, vise « la réussite de la transition » en cours. Ce consortium d’associations se dit conscient des nombreux défis auxquels les nouvelles autorités de la transition font face alors que le temps leur est compté (18 mois) et les moyens sont limités. D’où la nécessité pour chaque citoyen d’apporter sa pierre à la construction de l’édifice national.

OSIWA (Open Society initiative for West Africa) a pour mission de contribuer à la construction de sociétés ouvertes en Afrique de l’Ouest. Des sociétés dans lesquelles les citoyens pourront bénéficier de politiques inclusives, d’une bonne gouvernance, de démocraties dynamiques, de transparence, de responsabilité, d’équité et du respect de l’État de droit et des droits humains fondamentaux.

Fousseni Togola

24 février 2021 1 comment
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Vaccin contre la covid 19
Santé

Vaccins anti-covid : la France réserve 5 % de ses doses pour l’Afrique

by Bakary FOMBA 24 février 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Les 7 pays les plus industrialisés de la planète ont tenu une conférence virtuelle, le 19 février 2021, sur l’accès aux vaccins anti-covid-19. Objectif : lancer rapidement la vaccination dans les autres pays du monde afin de mettre fin aux inégalités. Le président français, Emmanuel Macron a participé à cette conférence.

Depuis début 2020, la pandémie de la covid-19 a fait son apparition et s’est propagée rapidement à travers le monde. Des campagnes de vaccination ont été lancé de part et d’autre le monde. Mais plusieurs pays n’ont toujours pas accès aux vaccins anti-covid-19 alors que dans d’autres, l’on vaccine massivement les populations. Le président français, Emmanuel Macron juge « intolérable » et même dangereuse cette inégalité d’accès aux vaccins contre la covid-19.

Dans une interview accordée au Financial Times, M. Macron a publiquement formulé des propositions à l’endroit de ses partenaires en faveur des pays africains. « Je dis : transférons 3 % ou 5 % aujourd’hui des vaccins qu’on a en stock à l’Afrique ». Le président français poursuit en précisant : « Cela n’a aucun impact sur le rythme de la stratégie vaccinale (dans les pays riches). Ça ne la ralentit pas d’un jour, compte tenu aujourd’hui de l’utilisation de nos doses. »

Par la même occasion, Macron n’a pas manqué à dénoncer « les prix exorbitants » auxquels sont vendus les vaccins aux pays africains.

La France pour la cause de l’Afrique

Pour une lutte efficace contre la Covid-19, le locataire de l’Élysée estime qu’il faut « casser la courbe pandémique mondiale. » Pour ce faire, il estime également qu’il faut « mettre une très forte pression » sur les grands laboratoires pharmaceutiques dans le but d’accroître la production de vaccins.

Le chef de l’État français a assuré avoir déjà réservé 5 % de ses doses pour l’Afrique. « Il s’agira soit de dons, soit de ventes à bas prix », a-t-il précisé. La France espère réussir à convaincre non seulement ses partenaires européens, mais aussi la Russie, la Chine et les États-Unis à faire de même ou plus pour ce continent. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Emmanuel Macron : « Nous espérons vivement que (…) les États-Unis montreront un engagement plus important, y compris financier dans le dispositif Covax d’allocation de vaccins aux pays pauvres ».

Rappelons que 75 % de tous les vaccins Covid-19 ont été administrés dans dix pays seulement, alors que 130 autres pays n’ont toujours rien reçu, avait lancé le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres lors d’une réunion du Conseil de Sécurité.

Bakary Fomba

24 février 2021 0 comments
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