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Un agent de sante verifie le taux de sucre dans le sang dune femme dans un centre de sante communautaire du district de Jayapura en Indonesie
Santé

Maladies infectieuses affligeantes : pour révolutionner les traitements, un nouveau centre de recherche voit le jour

by Bakary FOMBA 15 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre du projet « Longevity », financé par Unitaid, les travaux du premier Centre d’excellence pour les thérapies à action prolongée (CELT) de l’université de Liverpool ont été lancés, mardi 5 janvier 2021. Une initiative qui améliorera le traitement des maladies débilitantes.

Il est désormais possible d’obtenir de meilleurs résultats « en matière de traitement et de prévention de maladies mortelles tels que le VIH, le paludisme, l’hépatite C et la tuberculose » grâce au tout premier Centre d’excellence pour les thérapies à action prolongée (CELT) de l’Université de Liverpool. Notons que ces maladies ci-dessus citées touchent particulièrement les pays à faible et moyen revenu.

Les personnes atteintes de maladies infectieuses affligeantes sont confrontées à maintes difficultés, parmi lesquelles l’efficacité des médicaments actuels dont elles sont obligées d’utiliser pour des résultats incertains. Elles doivent également « se battre avec des régimes qui peuvent impliquer la prise de dizaines de comprimés chaque jour et dépendent d’un accès régulier aux établissements de soins ».

Révolutionner le traitement des maladies déprimantes

Le souci principal du CELT est d’approfondir les connaissances sur ces médicaments à longue durée d’action et de diffuser les résultats de recherches clés. Cela, dans l’esprit de révolutionner la manière dont ces maladies ravageuses sont traitées, en particulier dans les pays où l’accès aux soins de santé est difficile.

Hervé Verhoosel, porte-parole d’Unitaid, estime que grâce aux nouveaux outils que fournira le CELT, de meilleurs résultats « en matière de traitement et de prévention de maladies mortelles tels que le VIH, le paludisme, l’hépatite C et la tuberculose » pourraient désormais être obtenus.

Selon le directeur exécutif d’Unitaid, Dr Philippe Duneton, « il y a des décennies, les produits à action prolongée ont révolutionné des domaines tels que la schizophrénie et la contraception ». L’objectif aujourd’hui , explique-t-il, « est d’appliquer des innovations similaires pour soutenir les efforts mondiaux visant à lutter — et même éliminer — les principales maladies affectant les pays à revenu faible ou intermédiaire, y compris le VIH/sida. »

Plus de 21 milliards de FCFA

M. Verhoosel se réjouit de tous les avantages que pourraient procurer ces nouvelles technologies dans la prise en charge des malades. « Les avantages pour l’efficacité découlent de la résolution des problèmes associés au fait que les patients ne prennent parfois pas leurs médicaments, ce qui peut également aider à réduire l’émergence d’une résistance aux antimicrobiens », souligne le co-directeur du CELT, le professeur Andrew Owen.  

Ce nouveau Centre d’excellence pour les thérapies à action prolongée, le tout premier au monde, a été financé principalement par l’Unitaid à hauteur de 40 millions de dollars américains, soit plus de 21 milliards de FCFA.

Pour rappel, l’Unitaid est une organisation spécialisée dans la santé mondiale. Elle est hébergée par l’OMS. Son objectif est d’identifier, de développer et de rendre accessible à des prix abordables des solutions innovantes pour prévenir, diagnostiquer et traiter des maladies rapidement et efficacement dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Bakary Fomba

15 janvier 2021 0 comments
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peintre textile a Djenne Mali Afrique
Enquête

Covid-19 au Mali : le secteur de la culture bat de l’aile [Enquête]

by Chiencoro 15 janvier 2021
written by Chiencoro 6 minutes read

Depuis le 25 mars 2020, le Mali a enregistré son premier cas de coronavirus. La deuxième vague a connu son pic en décembre 2020. Pour arrêter la progression de cette pandémie, le gouvernement malien a toujours adopté des mesures barrières. Des mesures qui ont frappé les acteurs de certains domaines, comme la culture. 

Plus de réservation, ni de spectacle ou de manifestation littéraire. Les touristes se font rares et par conséquent moins de revenus pour les acteurs culturels. Le secteur de la culture au Mali souffre des impacts de la covid-19. Une situation tributaire en grande partie des mesures préventives adoptées par les autorités politiques du pays afin de stopper la progression de la maladie.

Le blues des artisans

Boubacar Doumbia, fondateur du centre culturel N’domo de Ségou, dans la quatrième région du Mali, qui évolue sur l’artisanat, explique avoir subi de plein fouet les effets de cette pandémie suite aux mesures préventives prises par les États. « Présentement, nous n’avons pas de touristes et les acheteurs ne viennent pas », déplore-t-il. Seuls quelques clients qui ont l’habitude d’acheter avec ces artisans leur passent souvent des commandes à distance. Des commandes qui sont acheminées par voie postale. « C’est grâce à ces quelques commandes que nous parvenons à faire fonctionner l’atelier », précise le vieux Doumbia qui souligne que son atelier « a perdu presque la moitié de ses revenues annuelles ». 

M. Doumbia n’est pas le seul à traverser cette période de vache maigre. La situation est quasi-générale. Dans un reportage de la radio Mikado, radio des Nations unies au Mali, diffusé le lundi 28 décembre 2020, des artisans de la même région de Ségou, se lamentaient des impacts de cette crise sanitaire sur leurs activités. Au bord du fleuve Niger, Mamoutou Dembélé souligne que depuis plus de dix mois, la situation est « chaotique » pour les artisans de la 4e région. En raison de cette maladie, les touristes, qui constituent les véritables clients de ces artisans, se font très rares. « Avant le coronavirus, on vendait beaucoup, mais aujourd’hui, avec la propagation de cette maladie, on passe toute une journée sans qu’on nous demande le prix d’un article », déplore-t-il.

La ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali, Kadidiatou Konaré a reçu, jeudi 7 janvier 2021, les fédérations des artisans et des artistes du nord. A cette occasion, les représentants des deux fédérations n’ont pas manqué à faire comprendre à la ministre toutes les difficultés qu’elles traversent en raison non seulement de la pandémie de coronavirus, mais aussi de la crise sécuritaire. Comme difficultés, ils ont surtout mentionné la production et l’écoulement des produits artisanaux.

Aucun secteur épargné

En effet, du côté des artistes, le ton est le même. D’habitude, le réveillon du Nouvel An constitue un moment spécial pour les rois de la musique, qui passent de concert en concert. Cette année, en raison de cette pandémie de covid-19 et des mesures restrictives imposées, les artistes n’ont pas pu honorer leurs rendez-vous de fin d’année. Bassékou Kouyaté, artiste-musicien malien, a été obligé d’annuler plus de 120 concerts à l’étranger en fin d’année en raison de cette pandémie, a-t-il confié à nos confrères de la chaîne de télévision nationale du Mali, ORTM, qui l’a diffusé le 31 décembre 2020.

Durant la première vague de la covid-19, en mars 2020, Naré Famagan Magassa, artiste-peintre, a été durement frappé par cette crise sanitaire. Ce jeune artiste a vu ses résidences et expositions, prévues en Europe repoussées. La deuxième vague de la maladie le frappe encore de plein fouet alors qu’il se rappelle n’avoir reçu que « 5 kilogrammes de farine, 5 kg de pattes et 25 kg de riz » comme accompagnement de l’État lors de la première vague.

Paralysé bien avant la pandémie du coronavirus, le secteur du livre traverse également une période difficile en raison de l’annulation des salons, des lancements, des cafés littéraires, etc., le livre se porte mal au Mali. Cette pandémie menace d’ailleurs la Rentrée littéraire prochaine prévue pour le 16 février. D’où selon Sékou Fofana, coordinateur de cette Rentrée littéraire du Mali et secrétaire général de l’Organisation malienne des éditeurs de livres (OMEL), des réflexions sur certaines précautions à prendre comme la réduction du nombre d’auteurs en présentiels et l’organisation de cérémonies virtuelles en plus des mesures prises par les autorités maliennes.

Aucun secteur de la culture n’a été épargné par cette pandémie qui a mis à plat toutes les programmations dans les espaces culturels. Au musée national du Mali, dans la salle de spectacle aussi bien que dans la salle d’exposition voire dans la cour, le constat est le même : le calme, l’absence humaine, le désespoir. Plus de visiteurs. Un silence de mort règne sur le lieu. Selon Ahmed, agent chargé des réservations dans cet endroit, les pertes entraînées par cette fermeture du musée se chiffrent à des millions de F CFA. Une situation qui a conduit à la réduction de l’effectif des travailleurs, déplore-t-il. 

Des mesures d’accompagnement

Dans une de ses publications de mai 2020, lors de la première vague, la Plateforme des blogueurs maliens, Benbere, rapportait que « le manque à gagner pour ces acteurs, d’ici à août 2020, est évalué à 1 milliard 230 millions de francs CFA ». La plateforme indique avoir obtenu ce chiffre de la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA). 

Pour la deuxième vague, le statu quo reste le même. Contacté par téléphone, Moussa Doumbia, permanent à la FEDAMA, souligne qu’il est plus que nécessaire de venir en aide aux artistes dont tous les projets sont tombés à l’eau en raison de cette crise sanitaire. Toutefois, il indique ne pas pouvoir donner pour l’instant une estimation de la perte générée par la covid-19 chez les artistes, au cours de cette deuxième vague. 

Les autorités de la transition ont promis des mesures d’accompagnement pour ceux qui en ont droit. Lors de sa rencontre avec les fédérations des artisans et des artistes du nord, la ministre de la Culture, Kadidiatou Konaré a aussi rassuré : « Le gouvernement est conscient des souffrances que vous [les artistes et les artisans ndlr] vivez. C’est pour cela qu’un fonds d’urgence a été mobilisé pour assister les acteurs des trois secteurs pendant cette période de covid-19 ».

Au niveau de la Fédération des artistes du Mali, bientôt les artistes frappés par les effets de cette pandémie recevront leur accompagnement de la part de l’État. Selon Adama Traoré, secrétaire général de la FADAMA, des discussions sont engagées avec le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme pour l’obtention de ces accompagnements. Le 24 décembre 2020, la FEDAMA indiquait dans un communiqué que parmi les mécanismes d’accompagnements envisagés figure le programme « Jigui Sèmè Yiri » qui « octroie une indemnité spéciale unique de 90 000 F CFA à des indigents qui ont perdu leur revenu à cause des mesures actuelles prises contre la pandémie. »

Des mesures d’accompagnement sont importantes. Car « c’est quand on a les pieds sur terre et qu’on a la tête sur les épaules qu’on peut produire des choses. Mais quand on est malade, on n’a ni les pieds sur terre ni la tête sur les épaules », souligne Habib Dembélé dit Gimba national.

Fousseni Togola

15 janvier 2021 0 comments
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Recrutement force des enfants
Sécurité

Insécurité au Mali : les enfants continuent de payer un lourd tribut

by Chiencoro 14 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

L’utilisation des enfants par les groupes armés pour atteindre leur fin est un phénomène récurrent. Au Mali, les enfants continuent de payer un lourd tribut des conflits.

Ils sont innocents. Ils n’ont rien fait pour mériter certaines maltraitances. Pourtant, c’est eux qui continuent de payer un lourd tribut des conflits au sahel. L’instrumentalisation des enfants par des acteurs au conflit est l’un des facteurs les plus inquiétants des conflits dans le sahel. « Ce que j’ai pu observer [dans le sahel ndlr] au cours de ce mandat, c’est que l’ennemi s’est durci. Il n’hésite plus à recourir à des enfants soldats. Ces derniers sont endoctrinés et entraînés au maniement des armes », déclarait le général Pascal Facon, ex-chef de la force Barkhane, en juillet 2020, lors d’une visioconférence.

102 enfants recrutés de force au Mali

Cette situation s’est beaucoup accentuée durant le dernier trimestre 2020 au Mali. Selon le dernier rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali, les recrutements forcés d’enfants ont connu une hausse considérable durant le dernier trimestre 2020. La même source précise que ses partenaires humanitaires expliquent que ces recrutements forcés d’enfants « représentaient 42 % des violations graves commises contre des enfants au cours de la période considérée ».

Au total, 102 enfants, dont 79 garçons et 23 filles, âgés de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les rangs des acteurs en conflit au Mali au cours de la période en revue. Parmi ces enfants, 47 ont été tués ou mutilés dans les régions de Mopti, de Gao, de Tombouctou, de Kidal, de Ségou et à Bamako, souligne Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies dans son rapport. 

Des causes possibles de la hausse

Plusieurs facteurs permettent de comprendre de façon générale, l’augmentation du recrutement forcé d’enfants. « Lorsque les enfants ne sont pas scolarisés, ils sont plus exposés au recrutement par des groupes armés », expliquait l’UNICEF dans un communiqué en mai 2020, à un moment où près de 12 millions d’enfants étaient privés d’éducation en raison de la fermeture des écoles pour limiter la propagation du coronavirus. En plus de la crise sanitaire et son corollaire de rupture éducative, la pauvreté, l’aggravation de la crise sécuritaire ayant forcé plus de 137 000 enfants au Mali à fuir leur localité en 2019, sont parmi tant d’autres facteurs ce qui pousse les enfants dans les mains de leurs bourreaux qui les utilisent non seulement comme combattants, mais aussi et surtout « comme espions, messagers, porteurs, cuisiniers, ou chargés du nettoyage », indiquait l’UNICEF dans un de ses rapports en 2019.

Pour le cas spécifique du dernier trimestre 2020 au Mali, la hausse du recrutement forcé des enfants pourrait bien être tributaire de l’instabilité politique combinée à la deuxième vague du coronavirus. C’est pourquoi il est important que les autorités travaillent à la protection de l’enfance surtout en cette période de crise sanitaire qui vient s’ajouter à une crise sécuritaire préexistante. Tant que les enfants ne sont pas à l’abri de ces recrutements forcés, il sera difficile d’espérer sur une quelconque victoire contre cette crise sécuritaire.

Fousseni Togola

14 janvier 2021 1 comment
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Bandiougou Dante president de lURTEL Mali
Santé

Covid-19 : le blues des faîtières de la presse malienne

by Bakary FOMBA 14 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Mardi 12 janvier 2021, les responsables de la presse malienne ont tenu une conférence à la Maison de la presse. Objectif : informer des résultats de leur rencontre avec le ministre de la Communication et de l’Économie numérique ainsi que des actions envisagées.

Si la presse est considérée comme le quatrième pouvoir démocratique, force est de reconnaitre qu’au Mali, ce pouvoir souffre, pratiquement, plus que les autres. L’aide à la presse, cet appui des autorités étatiques aux entreprises de presse malienne, ne fonctionne plus comme auparavant, déplore Bandjougou Danté, président de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), à l’entame de la conférence de presse du mardi dernier.

Les entreprises de presse malienne ont été foudroyées par cette pandémie de covid-19 sans pour autant qu’elles reçoivent un appui conséquent des autorités de l’État. Une situation que les faîtières de la presse ont jugé déplorable.

Des rencontres

Au cours de leur rencontre avec le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, ces derniers jours, les faîtières de la presse n’ont point manqué à leur devoir de porte-voix de toute la presse malienne. En raison de la Covid-19, elles ont demandé qu’une aide indirecte soit accordée aux entreprises de presse malienne afin de leur éviter de fermer les portes. En plus de cela, la réduction des factures d’électricité, de connexion ou même l’abandon pur et simple des TVA, que les médias continuent de payer, ont été recommandés par le patron de l’URTEL.

En dehors du ministre, les faîtières de la presse ont également eu un entretien avec une délégation du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) afin d’entreprendre un combat commun avec l’ensemble des forces démocratiques du pays pour la sauvegarde des libertés de l’information et d’expression, a précisé Bandiougou Danté. Malgré ce combat pour cette liberté d’information et d’expression, Bandjougou Danté a appelé ses confrères à plus de professionnalisme tout en avertissant qu’« aucun amalgame ne sera admis ».

Bakary Fomba

14 janvier 2021 0 comments
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Force conjointe du G5 Sahel saisit des materiels
Sécurité

Sahel : les soldats de la Force Conjointe G5 Sahel enrayent des actions de prédation des terroristes

by Sahel Tribune 14 janvier 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la soirée du 05 janvier 2021, suite à des renseignements, les unités nigériennes et burkinabé de la Force Conjointe G5 Sahel (FC-G5S), en coordination avec les partenaires, ont repoussé des terroristes dans les villages de KOLMAN et de TAKABOUGOU.

Les unités nigériennes ont reçu l’information que des éléments des Groupes Armés Terroristes (GAT) ont fait irruption dans le village de KOLMAN. Alerté, le Poste de Commandement Conjoint (PCC) a aussitôt coordonné une intervention aérienne avec les partenaires de la FC-G5S. Un premier avion de surveillance et de reconnaissance américain a survolé la zone avant d’être rejoint par deux avions de chasse français. Dans le même temps, les unités nigériennes de la FC-G5S étaient en route pour le village. A leur arrivée, elles ont constaté que les terroristes s’étaient déjà enfuis après avoir volé du bétail sans commettre d’exactions physiques sur la population. 

Alors que les unités nigériennes de la FC-G5S rassuraient la population de KOLMAN, un chasseur français a signalé des coups de feu tirés à 40 km à l’Ouest, à la frontière avec le Burkina Faso. Suite à un renseignement, les unités burkinabè étaient en train d’intervenir dans le village de TAKABOUGOU alors que des terroristes tentaient de voler du bétail. L’arrivée offensive des unités burkinabè a fait fuir les terroristes qui sont partis sans avoir pu commettre leur forfait.

Ces événements ont démontré la forte capacité de coordination au sein de la FC-G5S ainsi qu’avec ses partenaires. Ils ont aussi mis en avant la relation de confiance entre la population et la FC-G5S, qui s’est confirmée lors de l’opération « Confiance durable » qui a été menée conjointement par les unités nigériennes et burkinabè le long de la frontière en décembre dernier.

La Force Conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel en étroite coordination avec toutes les forces nationales et la force Barkhane. La Force Conjointe du G5 Sahel, composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq Chefs d’État du G5 Sahel.

Source : Force conjointe du G5 Sahel

14 janvier 2021 0 comments
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Des fruits dans une assiette
Santé

Nutrition : accroitre la disponibilité d’aliments sains, une nécessité vitale

by Sahel Tribune 13 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’alimentation occupe une place considérable dans l’existence humaine. Pourtant certains régimes alimentaires impactent négativement sur l’espérance de vie. L’OMS met en place un cadre d’actions afin d’accroitre la disponibilité d’aliments sains.

L’alimentation joue un rôle prépondérant dans la vie d’un homme. Une bonne alimentation contribue non seulement à la bonne santé de l’individu, mais aussi elle le préserve contre certaines maladies tout en augmentant son espérance de vie. Une alimentation saine procure à nos cellules l’énergie dont elles ont besoin pour leur croissance normale. Mais les aliments vendus dans les lieux publics constituent le plus souvent un danger puisqu’ils sont moins sains. Chaque année, 8 millions de décès tributaires des régimes alimentaires malsains sont enregistrés dans le monde.

La prévention des décès passe par…

Pour prévenir ces décès dus à une mauvaise alimentation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fonde son espoir sur « les établissements publics, tels que les écoles, les crèches, les maisons de repos, les hôpitaux et les établissements pénitentiaires, ainsi que toutes les autres cantines des institutions publiques ». Il met également en place un cadre d’action afin d’accroitre la disponibilité d’aliments sains. Ce cadre permettra surtout « l’élaboration et la mise en œuvre de politiques d’approvisionnement et de services alimentaires publics pour une alimentation saine ».

Pour atteindre de façon certaine les objectifs d’une alimentation saine, l’organisation dirigée par Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général, fixe des « critères nutritionnels pour les aliments servis et vendus dans les lieux publics ». À travers ce cadre d’action, l’OMS recommande, pour une alimentation saine, de limiter la consommation de sodium et de veiller à ce que le sel soit iodé ; de limiter la consommation de sucres libres ; de faire passer la consommation de matières grasses des graisses saturées aux graisses insaturées ; d’éliminer les acides gras trans produits industriellement ; d’augmenter la consommation de céréales complètes, de légumes, de fruits, de noix et de légumineuses ; d’assurer la disponibilité d’une eau potable gratuite et sûre.

« Une occasion de faire des choix alimentaires sains »

Une alimentation saine, de la prénatalité aux derniers jours de la vie, est importante, selon l’OMS, dans la prévention de toutes les formes de malnutrition ainsi que le diabète, les cancers et autres maladies non transmissibles (MNT).

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus indique qu’« il est temps que les gouvernements montrent l’exemple en veillant à ce que les aliments servis ou vendus dans les lieux publics contribuent à une alimentation saine et sauvent des vies ». Le nouveau cadre d’actions appuie les gouvernements dans ce sens. « Le nouveau cadre d’action sert d’outil aux gouvernements pour élaborer, mettre en œuvre, contrôler et évaluer les politiques d’achat et de services alimentaires publics qui s’alignent sur les principes fondamentaux d’une alimentation saine », explique l’OMS.

À l’occasion du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires en septembre 2021, l’OMS lancera de nouvelles actions pour transformer la façon dont le monde produit et consomme la nourriture.

« Ce cadre d’action est une occasion de faire des choix alimentaires sains, les choix par défaut à grande échelle », explique Dr Tom Frieden, président et directeur général de Resolve to Save Lives, une initiative de Vital Strategies. Ce cadre d’action contribue à atteindre les objectifs qui relèvent des objectifs de développement durable consistant à mettre fin à la malnutrition, à promouvoir la santé et le bien-être et à favoriser des pratiques durables en matière de marchés publics d’ici 2030.

Chiencoro

13 janvier 2021 0 comments
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Des civils tues dans le centre du Mali
Sécurité

Situation sécuritaire au Mali : 182 civils tués, 175 blessés et 163 enlevés au cours du dernier trimestre 2020 (Rapport)

by Chiencoro 13 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le dernier trimestre 2020, comparé au trimestre précédent, a connu moins d’attaques au Mali. Dans son dernier rapport 2020 sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies déplore la dégradation de la situation des droits de l’homme dans ce pays.

Durant le dernier trimestre de 2020, le Mali a connu plus de stabilité. En tout cas, de septembre jusqu’au 1er décembre.À cette date, le pays a enregistré 232 événements, dont 182 civils morts, 175 blessés et 163 enlevés dans tout le Mali, rapporte le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans son dernier rapport trimestriel 2020 sur la situation au Mali.

127 civils morts, 104 blessés dans la région de Mopti

Le dernier trimestre 2020 a connu moins d’incidents que la période précédente durant laquelle 343 événements avaient été signalés, dont 375 civils morts, 450 blessés et 93 enlevés, souligne Antonio Guterres.

Les violences du dernier trimestre 2020 ont surtout touché les civils de la région de Mopti avec 89 événements, dont 127 morts, 104 blessés et 46 personnes enlevées (39 % de tous les événements ayant touché des civils), indique la même source onusienne.

« Les attaques intercommunautaires ont persisté »

Cette baisse des violences durant la période de septembre à décembre s’explique par plusieurs facteurs, notamment la saison des pluies, qui se traduit par une mobilité réduite ; l’augmentation de la cadence des opérations de la MINUSMA et à une série d’initiatives de médiation locale soutenues par la Mission onusienne, souligne-t-on.

La réduction signalée ne signifie nullement la cessation de toutes les hostilités durant la période en revue. « [ndlr] les attaques intercommunautaires ont persisté dans le centre du Mali et les civils continuent d’être touchés par les affrontements entre groupes armés terroristes et par les répercussions des opérations antiterroristes », lit-on dans ce rapport trimestriel d’une vingtaine de pages.

Au total, six civils ont été tués et 10 ont été blessés dans les régions de Gao, de Kidal et de Sikasso, durant la période de septembre à décembre 2020.

Dégradation de la situation des droits de l’homme  

Le dernier trimestre 2020 a été également marqué par une dégradation de la situation des droits de l’homme au Mali. Au total, la MINUSMA a « recensé 483 violations des droits humains et atteintes à ces droits, soit 237 de moins que pendant la période précédente ». Parmi ces violations, on note 29 « exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires », 123 cas de violations du droit à l’intégrité physique ou d’atteintes à ce droit, 2  disparitions forcées, 111 enlèvements, 15  « actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants », etc. La responsabilité de ces violations est partagée, indique-t-on.

Le dernier trimestre 2020 a été marqué aussi par les violences contre les enfants, des violences sexuelles, etc.  « Si les auteurs de nombreuses violations (99) n’ont pas été identifiés, 41 violations ont été attribuées à la Coordination des mouvements de l’Azawad, 28 à la Plateforme, 19 à la Katiba du Macina, 17 à Dan Nan Ambassagou, 9 aux dozos, 6 à des groupes armés peuls, 5 aux forces armées maliennes et 1 à l’EIGS », indique-t-on.

Fousseni Togola

13 janvier 2021 1 comment
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