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Premiere couverture du livre
Seko ni Donko

Livre : « Et si tu ne me trouves pas au paradis » ou la recherche du tableau manquant d’une vie

by Chiencoro 22 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Publié dans les éditions La Sahélienne, « Et si tu ne me trouves pas au paradis » de Hadèye Fofana est un roman plein de signification dans un monde en quête de repères.

« Si tu donnes aux autres le pouvoir de définir ton identité, tu passeras ta vie à l’effleurer, sans jamais l’embrasser », lit-on dans cet ouvrage de Hadèye Fofana. Un passage qui résume bien cet ouvrage dont le thème central est la quête d’identité. 

Tiala, le personnage principal du roman, après des années d’absence de sa ville, y retourne et désire désormais découvrir son histoire à travers la vie de son grand-père, Pierre. Sauf que la vie de celui-ci manque un tableau que ce dernier a tenu en secret jusqu’à sa mort.

La quête de ce tableau manquant, qui devra permettre à la jeune fille de découvrir son identité, la conduira de Paris à Gao en passant par Dakar et Bamako. Une quête de soi nécessaire pour trouver des réponses à ses interrogations incessantes ainsi qu’aux critiques acerbes des autres.

Ce roman aborde plusieurs thématiques transversales : l’insécurité au Mali, la problématique de l’emploi des jeunes, la perte de l’identité, la tradition, etc.

Le style de l’auteur rend la lecture et la compréhension assez facile. 

« Et si tu ne me trouves pas au paradis », qui est une phrase de fin de vie, est l’un des meilleurs romans que j’ai pu lire ces dernières années. Du début jusqu’à la fin, l’auteure maintient son lecteur en haleine. Tiala réussira-t-elle à retrouver le tableau manquant? A vous de le découvrir.

S’il y a un ouvrage à recommander aux jeunes d’aujourd’hui, c’est bien ce roman. Car la voie empruntée par Tiala, la quête de soi, est le chemin qui conduit « à la connaissance de soi » et par ricochet au vivre-ensemble.

Le message qui m’a paru le plus essentiel dans cet ouvrage est la multiplicité de nos identités et le courage de les découvrir. Sur ce point, ce roman est non seulement sociologique, mais également anthropologique.

Togola

22 février 2021 0 comments
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Le Vice president de la transition a Nara dimanche 21 fevrier 2021
Sécurité

Ménaka : le vice-président de la Transition accueilli en guérisseur

by Sahel Tribune 22 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le vice-président de la Transition malienne, colonel Assimi Goita poursuit sa tournée à l’intérieur du pays. Le but de ces déplacements est de prêter une oreille attentive aux besoins des populations ainsi que des forces armées maliennes qui se battent jour et nuit sur le front pour le retour de la paix et de la stabilité.

Après Nara, Banamba, Mondoro, Boulkessi, Gao, c’est au tour de Ménaka de recevoir, ce dimanche 21 février 2021, la visite du Vice-Président de la Transition en compagnie du Chef d’état-major général des Armées, de l’Ambassadeur de France au Mali et du Commandant de la Force Barkhane.

« Psychologiquement guéris »

Ménaka pour rappel est l’épicentre des hostilités qui secouent la zone dite des trois frontières. C’est pourquoi la région abrite les unités légères de recherche et d’intervention (ULRI) ainsi que les forces spéciales Takouba. Avec la mutualisation de leurs moyens, ces forces rayonnent à souhait sur Ménaka et environs tout en infligeant régulièrement des pertes conséquentes aux groupes armés terroristes qui pullulent dans le secteur.

Un des temps forts de cette visite aura été la rencontre avec les notabilités de la ville dont les témoignages en faveur des FAMa étaient fort éloquents quant à leur dévouement pour le maintien de la stabilité de la région. « Nous sommes maintenant psychologiquement guéris », a déclaré un notable pour saluer la visite du Vice-Président qui, selon lui, est venue à point nommé. Quant au Gouverneur de la région, il a salué les efforts de sécurisation des FAMa à travers l’opération « Ménaka sans arme ». Celle-là même qui a permis aux populations de retrouver leur tranquillité. « Nous dormons tranquillement depuis quatre mois grâce à cette opération », confie une femme lors de l’audience du Vice-Président au gouvernorat avec les représentants des populations et de la société civile.

« Assimi, nous te faisons confiance ! »

Toutefois, le Gouverneur n’a pas manqué de soulever quelques doléances qui ont été notées avec le plus grand intérêt par le Colonel Assimi Goïta. Tout en saluant la visite du Vice-Président à Ménaka, les habitants de la région ont souhaité la mise en place de projets à impact rapide en vue de faciliter la résilience locale.

C’est finalement avec des cris de joie que les hommes ont accompagné la délégation du Vice-Président au rythme de « Assimi, nous te faisons confiance ! »

Une confiance qui devra sans nul doute se consolider en s’appuyant sur le renforcement des capacités opérationnelles des hommes sur le terrain, gage de la satisfaction de la demande légitime et croissante des populations en matière de sécurité.

Cette visite aura également permis au Vice-Président de noter avec soulagement et une grande fierté, les commentaires élogieux des populations et des forces partenaires sur le bon leadership du coordinateur des FAMa à Ménaka.

Source : DIRPA

Le surtitre, le titre, le chapô ainsi que les intertitres sont de la rédaction

22 février 2021 0 comments
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Ousmane Sy ex ministre de lAdministration territoriale
Politique

Ousmane Sy (2) : « Quoi qu’on dise, Sikasso ne ressemble pas à Kidal »

by Chiencoro 21 février 2021
written by Chiencoro 10 minutes read

En tant qu’acteur de la décentralisation et de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, l’ex-ministre des Collectivités territoriales du Mali, Ousmane Sy explique les raisons du retard dans la mise en œuvre de l’Accord. À travers cette interview qu’il nous a accordée le 15 février dernier, M. Sy donne également des précisions sur la politique de la décentralisation du Mali tout en précisant que la régionalisation est une consolidation de ce processus.

Phileingora : depuis 2015, l’application de l’Accord pour la paix au Mali est au cœur des discussions. Vous faisiez partie des négociateurs de cet Accord à Alger. Comment comprendre toutes ces polémiques autour de ce document ?

Ousmane Sy : l’Accord est un instrument politique de gestion de crise. Il y a l’esprit de l’Accord et il y a la lettre. Ce qui justifie l’Accord se trouve dans l’esprit.

Dans cet Accord, les mouvements du Nord et le gouvernement malien se sont mis d’accord sur des principes qui se trouvaient déjà dans l’Accord préliminaire de Ouaga. Cet Accord préliminaire était un appel à l’union de tous les Maliens afin de mettre en place des institutions susceptibles de mieux gérer le pays et résoudre les différents problèmes dont le pays souffrait.

Les fondamentaux de l’Accord demandent le respect de certaines lignes rouges comme l’intégrité du territoire, la laïcité, l’unité nationale, la souveraineté de l’État malien ainsi que sa forme républicaine, le rejet de la violence, le recours au dialogue et à la négociation comme moyen de résolution des différends. L’esprit vise surtout à restaurer la confiance.

La lettre de l’Accord concerne surtout les actions qui ont été prévues ainsi que la façon dont le texte a été écrit et comment on compte procéder à sa mise en œuvre. Des modalités ont été prévues par le document lui-même pour modifier cette lettre.

Certains Maliens estiment que la mise en œuvre de l’Accord ne conduira qu’à un fédéralisme au Mali. Que pourriez-vous donner comme précision sur ce point ? 

En tant que document politique, je ne vois pas de grandes difficultés dans l’Accord et sa conduite. Seulement ce que j’ai constaté, c’est que lorsque l’Accord a été signé, sa gestion a été bâclée.

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Ni le gouvernement ni les mouvements n’ont écrit l’Accord. C’est la médiation. Après l’avoir écrit, elle a remis l’avant-projet aux deux parties pour des observations. Les représentants du gouvernement malien sont revenus avec l’avant-projet. Des rencontres ont eu lieu dans toutes les régions ainsi que dans le district de Bamako afin de prendre l’avis des citoyens maliens.

Beaucoup d’observations ont été faites. L’équipe gouvernementale est retournée avec au moins quatorze pages d’observations. Au deuxième jour des négociations à Alger, il a été demandé à l’équipe gouvernementale de parapher l’Accord. Or, s’il y avait eu accord entre les parties, il revenait en principe aux mouvements de parapher en premier lieu le document.

Le fait que la partie gouvernementale ait signé en premier a conduit celle-ci à courir derrière les mouvements afin d’obtenir leur signature. La Plateforme, quant à elle, a également signé le document juste après le gouvernement. Mais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) avait fait des exigences. Ce qui a amené le gouvernement à l’élaboration d’un petit document, parallèle à l’Accord, afin de répondre aux exigences de la CMA. L’Accord pour la paix est donc un document de négociation non abouti.

Comment expliquer alors les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du document ? 

Une fois que le document a été paraphé, le gouvernement malien ne l’a pas partagé avec les autres acteurs clés du pays. Il n’a jamais été soumis à l’Assemblée nationale. Il devrait être expliqué afin que les députés s’approprient de son contenu. Il devrait être expliqué au Conseil économique et social. Le gouvernement devrait constituer une équipe pour aller dans les régions rencontrer toutes les catégories socio-professionnelles et politiques pour discuter de l’Accord. Mais cela n’a pas été fait.

Pour l’opinion publique malienne, l’Accord est juste un document entre le gouvernement, les mouvements et les partenaires extérieurs. Certains Maliens pensent même que l’Accord est un document des étrangers et qui ne concerne que le Nord. Or, il concerne tout le Mali. Tous les changements politiques, institutionnels, militaires prévus dans ce document concernent toutes les régions du Mali.

Pouvez-vous donner plus de précisions sur ce point ?

Aujourd’hui tout le monde parle de réformes politiques et institutionnelles. Toutes ces réformes sont dans l’Accord qui les a d’ailleurs reconduites.

L’Accord parle de la décentralisation, de la régionalisation. Tous ces points ont été discutés au Mali avant la signature de ce document. En 2011, ATT a organisé le Forum sur la décentralisation. Ce forum a recommandé d’aller à la régionalisation pour approfondir la décentralisation. Cette décentralisation a été conçue en deux étapes en 1993 : la communalisation et la régionalisation.

Il fallait commencer par cette explication politique afin de permettre aux Maliens de comprendre le contenu de l’Accord. Ce manque d’explication a créé une véritable confusion ayant conduit au rejet du document par la plupart des Maliens.

Certains Maliens pensent que la régionalisation est une faille de la politique de la décentralisation. Qu’en dites-vous ?

Ce n’est pas une faille. C’est au contraire un approfondissement de la décentralisation. La décentralisation a trois grands objectifs : approfondir la démocratie, installer les services publics de base à proximité des populations et le développement des territoires. Puisqu’il s’agit d’une réforme qui se fait dans la durée, il faut le faire dans la progression.

Quand on construit un édifice, on commence par le soubassement qu’on teste avant de passer à la construction en étage. Un véritable débat a eu lieu en 1993 sur la création des communes sur toute l’étendue du territoire national. Un débat qui a conduit à la loi de création des communes. Cette communalisation était le soubassement de la décentralisation.

Et quelle était la suite ?

La prochaine phase est celle du développement territorial qui est la régionalisation. Parce que nous nous sommes rendu compte que chaque région du Mali renferme des potentialités. Pour tirer profit de celles-ci, il fallait responsabiliser des acteurs qui sont de ces territoires et créer de la richesse et de l’emploi.

La région est le niveau de mise en cohérence et d’organisation du territoire.

La régionalisation est vue également comme une volonté d’instauration d’une République fédérale au Mali. Que répondez-vous ?

Il n’y a rien qui menace l’intégrité du territoire dans la régionalisation. Au contraire, elle a pour mission de construire un développement territorial solidaire. Chaque région sera développée selon les potentialités qu’elle renferme en complémentarité avec l’ensemble des régions.

Nous avons un pays divers. Cette diversité est un héritage, puisque notre territoire à une longue histoire. Ce que l’on appelle la nation malienne aujourd’hui remonte aux grands empires et aux royaumes qui ont suivi.

Que voulez-vous dire par là ?

Quand vous rentrez dans l’histoire, ces empires dont on est si fier (l’empire du Ghana, l’empire Songhay, l’empire du Mali) étaient des fédérations de royaumes. Mais cela n’a pas empêché ces empires de gérer leur espace pendant des siècles et de regrouper les gens.

Quand on regarde également l’organisation et la gestion pratique des royaumes qui ont suivi ces empires, on se rend compte qu’ils n’étaient pas gérés de façon centralisée. Les provinces qui étaient dans le royaume bambara de Ségou étaient gérées de façon autonome.

De ces empires et royaumes, il en a résulté une nation diverse, mais unie parce que chacun est respecté dans son identité et des règles ont été mises en place pour éviter que nos identités s’opposent.

Notre spécificité est que nous avons aussi un pays qui va du Sahara à la forêt. Donc, quoi qu’on dise, Sikasso ne ressemble pas à Kidal. On ne peut pas gérer ces deux régions de la même façon. Chose que nos États n’ont jamais su comprendre. Une situation qui explique également les crises à répétition que nous connaissons.

Mais ce que je reproche aux politiques, c’est le manque de travail politique d’explication. La politique n’est pas seulement d’accéder au pouvoir et de l’exercer. C’est aussi aller devant les gens pour expliquer les choix que nous faisons. Mais nos politiques n’ont pas ce courage. Or quand on décide de faire la politique, on décide d’assumer des responsabilités.

Le pire dans tout cela est que les gens sont allés faire des choses au nom de l’Accord.

De quoi voulez-vous parler ?

Un des grands problèmes aujourd’hui, c’est le découpage administratif et électoral. Les gens le mettent au compte de l’Accord alors que ce n’est pas le cas. Ce découpage n’a rien à voir avec l’Accord.

D’où vient alors cette initiative ?

Elle vient d’une mauvaise gestion du gouvernement. Les régions en question ont été créées par ATT, qui à l’époque avait des difficultés. Parce qu’ils ont créé des régions en donnant cinq ans au gouvernement pour leur mise en place.

Ils avaient dû oublier qu’on ne crée pas des régions à main levée. Dans le projet de la décentralisation, il était prévu la mise en place des communes et du haut conseil des collectivités. Les communes allaient discuter entre elles sous la supervision du haut conseil des collectivités, qui sont des élus des communes, afin de composer les nouvelles régions. Ces régions allaient ainsi être issues de débats comme ce fut le cas des communes.

L’autre point : les autorités intérimaires. Dans l’Annexe de l’Accord pour la paix, il est indiqué qu’avant la mise en œuvre des réformes prévues par l’Accord, dans les zones où toutes les administrations sont parties, il fallait mettre en place des autorités intérimaires en attendant qu’on puisse organiser des élections.

Comment parvenir à corriger ces confusions qui contribuent à la crise actuelle que traverse le pays ?

La seule façon pour corriger ce problème, c’est la mise en place d’une autre forme de gestion. La décentralisation aidait à cela. Le fond de la décentralisation, c’est la réconciliation de l’État avec les communautés.

Aussi longtemps que l’État n’est pas réconcilié avec les communautés, on crée des possibilités de crises. Des failles que d’autres vont exploiter.

Il faut que l’État soit l’affaire des communautés. En ce moment, celles-ci vont se lever pour le défendre. Mais si l’État donne l’impression de faire l’affaire d’autres personnes, les communautés se montreront indifférentes, passives, non respectueuses des exigences de l’État ou pire prendront des armes pour se révolter.

D’autres personnes peuvent exploiter cette faille entre l’État et les communautés pour leur propre projet. C’est pourquoi dans certaines parties de la région de Mopti, les djihadistes ont plus l’oreille des communautés que l’État. Parce que les communautés n’ont pas confiance à l’État pour la simple raison qu’elles estiment qu’il n’est pas à leur service ou pire les exploite.

Réalisée par Fousseni Togola

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Inegalite homme femme
Actu

Corruption : un phénomène qui « creuse encore plus l’écart entre les sexes »

by Bakary FOMBA 21 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Les rideaux de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies et de l’Union interparlementaire (UIP) sont tombés le jeudi 18 février 2021. Durant cette session de deux jours, la question de la lutte contre la corruption a été au cœur des échanges. Objectif : rétablir la confiance dans les gouvernements et améliorer les perspectives de développement à travers le monde.

Sil y a un fléau qui gangrène toutes les couches sociales de part et d’autre le monde, c’est bien la corruption. C’est pourquoi le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Volkan Bozkir a souligné, lors du premier jour des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, l’urgence de conjuguer les efforts pour lutter contre la corruption.

Les parlements peuvent jouer un rôle clé dans ce combat contre la corruption en s’assurant que les fonds destinés à la fourniture ou à l’assistance des personnes vulnérables ne sont pas détournés, a précisé M. Bozkir. Car en cas de détournement, ce sont les plus vulnérables qui subiront les conséquences, fait-il savoir.

Corruption dans le processus de distribution des vaccins

En cette année de pandémie de coronavirus, les populations les plus vulnérables sont durement frappées par les effets de la maladie. Ces personnes dépendent pourtant « de la protection sociale et des services de l’État. » D’où la nécessité pour M. Bozkir d’accentuer la surveillance et la transparence afin de répondre aux besoins créés par la pandémie.

Bien vrai que l’accès aux vaccins anti-covid-19 a été inéquitable depuis le début de sa distribution, les Nations Unies craignent que la corruption ou pire la falsification de ces vaccins n’empire les inégalités d’accès aux vaccins. Une situation qui viendrait compliquer la lutte contre le fléau.

Pendant que la distribution des vaccins est en cours, il est alors crucial de faire des efforts pour que la corruption n’entrave pas « la disponibilité et la distribution équitables des vaccins ou, au pire, leur falsification », a-t-on souhaité.

« Un impact particulièrement négatif sur la vie des femmes »

L’impact éventuel de la corruption sur les efforts de lutte contre la pandémie ne doit pas être sous-estimé sous peine de compromettre la capacité des États à « répondre et à se remettre de la crise », a déclaré M. Bozkir.

Le manque de protection essentielle, d’équipement de sauvetage, d’aide adéquate et de fourniture de services vitaux sont entre autres des effets actuels de la corruption, précise M. Bozkir. Ce n’est pas tout. Le diplomate turc a également souligné que les pratiques de corruption « ont un impact particulièrement négatif sur la vie des femmes, socialement, politiquement et économiquement, ce qui creuse encore plus l’écart entre les sexes. »

L’ONU tient, en juin 2021, sa première session extraordinaire consacrée à la lutte contre la corruption. Elle devrait être « l’occasion de faire progresser le programme mondial de lutte contre la corruption pour la prochaine décennie grâce à des approches audacieuses et novatrices, à l’intensification des meilleures pratiques et à l’élaboration de nouvelles normes et de nouveaux mécanismes », a souligné le président de l’Assemblée générale de cette organisation internationale.

Bakary Fomba

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Capture
Politique

Conclusions du sommet du G5 Sahel : des décisions pour la France et non pour le sahel

by Mikailou Cissé 21 février 2021
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Les chefs d’État des pays du G5 Sahel ont tenu du 15 au 16 février 2021, un sommet à N’Djamena, au Tchad, pour statuer sur la crise au sahel. Sur les conclusions de cette rencontre, Mikailou Cissé, professeur de philosophie au Mali, réagit et explique qu’elles sont en déphasage avec la volonté du peuple. 

« La vérité rougit les yeux, mais ne les casse pas », dit un proverbe ivoirien pour souligner toute la difficulté de dire ou de supporter la vérité. Mais quand on est attaché à certaines valeurs et qu’on est invité à choisir entre la « vérité et l’amitié », on ne peut que choisir la vérité.

Le Mali de nos jours est à la traîne sur presque tous les plans, comparativement à la plupart des pays qui l’entourent. Pourtant, jadis il était une référence dans la sous-région pour ne pas dire en Afrique. Être malien était un honneur. Le Malien avait le respect et la considération. Ce qui fait qu’il n’était jamais déçu de sa « maliennité ».

De nos jours, les autorités politiques du pays semblent oublier ce que fut le Malien. Elles ne sont d’ailleurs pas les seules. Des citoyens semblent également ignorer d’où vient le Mali.

De la poudre à perlimpinpin

En conséquence, le conformisme semble devenir un meilleur allié. Les beaux discours ont acquis valeur de vertu. Le non n’a plus sa place dans leur langage. Les dirigeants affichent une forme d’indifférence à la volonté du peuple.

Je me soustrais de cette foule qui se laisse convaincre par de simples promesses que j’ai toujours considérées comme de la poudre aux yeux. Une décision qu’on désapprouve, mais qui est susceptible d’être traduite en pratique vaut mieux que les décisions qu’on approuve en masse, mais dont la mise en œuvre demeure une aventure de combattant.  

Les conclusions de la rencontre des chefs d’État du G5 sahel, à l’issue de leur rencontre de N’Djamena, ne sont que des discours pour faire adhérer les sahéliens à l’agenda et aux projets de la France pour ladite zone. Ces conclusions ne visent qu’à donner une nouvelle carte à la France lui permettant de s’implanter durablement dans la zone.

Ces conclusions ne permettent guère de mettre un terme à la propagation du djihadisme. Sauvegarder les intérêts des entreprises françaises présentes dans la zone et maintenir la présence française demeurent leurs seuls objectifs.

Résoudre la crise sans les armes

Il est de plus en plus admis que les peuples confrontés à l’extrémisme et au djihadisme dans le sahel ne souhaitent que prendre langue avec leurs bourreaux afin de trouver une solution rapide à leur crise sans passer par les armes.

Cette piste de sortie de crise n’étant pas dans le projet de la France est reléguée au second plan. Du coup, elle ne semble pas faire partie également du projet des chefs d’État de la zone. Si elle en faisait partie, elle devrait apparaître dans les conclusions.

Cette non-prise en compte de la volonté générale du peuple par les dirigeants de ces États n’est pas nouvelle. Elle est juste une manifestation de leur mépris pour le peuple. Elle est la preuve que les dirigeants du sahel sont indifférents des cris de cœur de leur peuple. On se demanderait même si ces dirigeants ont déjà eu la moindre considération pour leur peuple en tant que des citoyens. Leur volonté a rarement été prise en compte dans des décisions qui les engagent pourtant.

Tirer les leçons de l’antiterrorisme

Les leçons de la lutte contre le terrorisme dans le Moyen-Orient doivent pourtant nous servir. Elles ont montré que les armes n’ont jamais pu mettre en échec les extrémistes dans leur projet de déstabilisation. Le recours aux armes a au contraire permis aux extrémistes de s’implanter durablement. Il les a permis d’avoir la sympathie des communautés. Les bavures des forces armées sont des atouts pour les extrémistes qui les utilisent en leur avantage.

Certes le sous-développement, la mauvaise gouvernance, le manque de services sociaux de base, sont des facteurs qui ont permis aux extrémistes de s’imposer. Mais est-ce qu’on peut apporter le développement dans une zone qu’on ne contrôle pas ? Cela est difficile, même impossible. Le développement est impossible sans l’adhésion des communautés.

Écoutez vos peuples !

Les conclusions de la rencontre des chefs d’états du G5 Sahel ne me paraissent pas être la bonne solution à la crise malienne ou sahélienne. Le projet qu’ils préconisent est en déphasage avec la volonté du peuple.

Pour la résolution des crises que traverse la région du sahel, les dirigeants de ces pays doivent écouter leur peuple. Ils sont ceux qui leur confient une légitimité et non la France. Ils doivent comprendre qu’un État n’a pas d’amis, mais des partenaires. Un pays est votre partenaire lorsqu’il vous aide à mettre en œuvre la vision de votre peuple sur les questions essentielles de la nation.

Mikailou Cissé

Les opinions véhiculées dans cet article ne sont nullement celles de Phileingora

21 février 2021 0 comments
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Crise climatique
Climat et environnement

Les États-Unis redeviennent officiellement « partie à l’Accord de Paris »

by Sahel Tribune 20 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Après le départ de son ex-président Donald Trump, les États-Unis rejoignent l’Accord de Paris et redeviennent pour ainsi dire « partie à l’Accord ». Le département d’État des États-Unis, à travers son communiqué du 19 février 2021, a donné plus de précisions sur ce retour des États-Unis dans la grande famille des pays engagés pour éviter un « réchauffement planétaire catastrophique et à renforcer la résilience dans le monde ».

Le 20 janvier, lors de son premier jour en fonction, le président Biden a signé l’instrument visant à réintégrer les États-Unis dans l’Accord de Paris. Selon les termes de l’Accord, les États-Unis redeviennent aujourd’hui officiellement partie à l’accord.

L’Accord de Paris est un cadre sans précédent pour une action mondiale. Nous le savons parce que nous avons contribué à sa conception et à sa réalisation. Son objectif est à la fois simple et ambitieux : nous aider tous à éviter un réchauffement planétaire catastrophique et à renforcer la résilience dans le monde entier face aux conséquences du changement climatique que nous connaissons déjà.

Aujourd’hui, aussi capitale que fut notre adhésion à l’accord en 2016, et aussi capitale que soit notre réintégration aujourd’hui, ce que nous ferons dans les semaines, les mois et les années à venir est encore plus important.

Vous avez vu et vous continuerez de nous voir intégrer le changement climatique dans nos conversations bilatérales et multilatérales les plus importantes, à tous les niveaux. Dans ces conversations, nous demandons aux autres dirigeants : comment pouvons-nous faire plus ensemble ?

Le changement climatique et la diplomatie scientifique ne pourront plus jamais être des « compléments » dans nos discussions de politique étrangère. Faire face aux menaces réelles du changement climatique et écouter nos scientifiques est au centre de nos priorités de politique intérieure et étrangère. C’est un élément essentiel de nos discussions sur la sécurité nationale, les migrations, les actions internationales en matière de santé, ainsi que de notre diplomatie économique et de nos négociations commerciales.

Nous mobilisons à nouveau le monde sur tous les fronts, y compris lors du sommet des dirigeants sur le climat organisé par le président le 22 avril. Et au-delà, nous nous réjouissons de travailler avec le Royaume-Uni et d’autres nations du monde entier pour faire de la COP26 un succès.

Source : Département d’État des États-Unis

Le titre et le chapô sont de la rédaction

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Force Barkhane en operation dans le secteur dAnsongo
Sécurité

Sécurité au sahel : Barkhane poursuit son accompagnement

by Sahel Tribune 20 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son communiqué du 19 février 2021, l’opération Barkhane indique que les différentes armées partenaires, en coopération avec la Force Barkhane poursuivent leurs efforts dans la région dite des « trois frontières » en menant des opérations de harcèlement dans le Gourma et le Liptako.

Malgré qu’elle a perdu une cinquantaine de militaires dans le sahel et que sa présence est de plus en plus décriée, la France poursuit ses opérations d’accompagnement des pays sahéliens dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Action combinée de la Force Barkhane dans le secteur d’Ansongo


Le 12 février 2021, à 130 km au sud de Gao sur le fleuve Niger (région d’Ansongo), les moyens aériens de la Force Barkhane ont recueilli du renseignement au profit du groupement commando de la Force Barkhane. Ayant réussi à caractériser un groupe de terroristes armés
traversant le fleuve Niger sur une embarcation, une frappe a été conduite en début d’après-midi, neutralisant ainsi les GAT et détruisant le matériel dont 2 motos.

Les observations réalisées plus tard dans la journée autour de l’objectif de départ des embarcations ont ensuite révélé de déterminer de nouvelles positions ennemies. Une infiltration des commandos de
la Force Barkhane appuyés par une patrouille de Tigre du Groupement tactique désert (GTD) aérocombat et des aéronefs a permis de neutraliser dans la nuit un groupe d’individus armés à 2 kilomètres au nord de Fafa. 8 armes légères d’infanterie, des munitions et 12 équipements de communication ont été saisis.

Poursuite des actions de formation

Le partenariat militaire de combat avec la force armée Barkhane est le véritable marquant des armées du G5 Sahel. Il se traduit par le renforcement des instructions opérationnelles. À Gao, cette semaine, une formation de Guideurs aériens tactiques avancés (GATA) a été dispensée au profit des forces sahéliennes. Depuis début 2020, ce sont désormais 70 militaires qui ont acquis cette compétence, leurs permettant de demander un appui aérien d’urgence en toute autonomie.

Les forces partenaires s’attachent à progresser grâce aux différentes formations suivies dans les domaines du tir et du sauvetage au combat ainsi que dans la lutte contre les Engins explosifs improvisés (EEI). Dans ce cadre, une action de partenariat de combat conduite par un Sous groupement tactique désert (SGTD) du GTD Conti a débuté le 7 février au profit d’une section des forces armées maliennes. Elle combine du contre-EEI, du secourisme, de la manipulation d’armement et du combat embarqué.

Relève à la tête du GTD aérocombat

Le 1er février, après six mois de mission à la tête du Groupement tactique désert aérocombat (GTD-A), le colonel Coulon a transmis le commandement au colonel Menet. En six mois, Hombori XXV a totalisé 3650 heures de vol permettant neutraliser de nombreux GAT, de détruire 89 motos, de procéder à 94 missions d’évacuations sanitaires et de transporter 298 tonnes de fret et 2985 militaires.

Que ce soit en autonomie ou en appui des unités, le GTD-A Hombori, déploie tous ses savoir-faire et s’adapte aux spécificités et contraintes du théâtre. Ainsi, en cette, période de relève, les équipages nouvellement arrivés doivent appréhender un environnement particulier mêlant, entre autres, chaleur, sable et poussière. Les pilotes se sont donc entraînés, de nuit comme de jour, au « poser poussière », une procédure très complexe qui consiste à poser un hélicoptère dans des conditions de visibilité quasi nulle, entraînements ne pouvant être réalisés en France.

De leur côté, les mécaniciens prennent eux aussi toute la mesure des impacts de ce sable et de cette poussière. Si les appareils sont dotés de dispositifs qui permettent de la collecter avant qu’elles n’atteignent les moteurs, ces particules fines qui s’infiltrent dans le moindre interstice des machines doivent faire l’objet d’une attention et d’un entretien particuliers.

Sorties air hebdomadaires (bilan du 10 au 16 février inclus)

Les avions de la Force Barkhane ont réalisé 91 sorties, parmi lesquelles 26 sorties chasse, 23 sorties ISR et 42 missions de transport ou de ravitaillement.

Source : Opération Barkhane

Le surtitre, le titre et l’attaque sont de la rédaction. Nous avons également apporté quelques modifications au chapô.

20 février 2021 0 comments
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