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Plusieurs réfugiés et leur famille étaient présents
Actu

Réfugiés au Mali : HCR et partenaires engagés dans l’autonomisation socio-économique

by Chiencoro 20 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

À l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, ce dimanche 20 juin 2021, la Journée mondiale du réfugié, à l’hôtel Azalaï de Bamako.

Réfugié de la République démocratique du Congo (RDC) au Mali depuis quelques années, M. Soucabé, à son arrivée, a squatté les salles de classe d’une école à Lafiabougou, en commune IV du district de Bamako, en compagnie de sa famille, notamment d’un fils malade. Il vivait dans une situation de précarité. Mais le financement de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a été un coup de baguette magique pour lui et famille.  

Meilleure élève avec 17 de moyenne

« Grâce au financement du HCR, j’ai réussi à changer ma vie en devenant chef d’entreprise », se réjouit M. Soucabé après avoir reçu le prix de la meilleure AGR, à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale du réfugié, le 20 juin.

Aujourd’hui, ce réfugié congolais gère son pressing, où sont employés non seulement d’autres réfugiés, mais aussi des citoyens maliens. Mais le HCR s’engage à continuer de l’appuyer encore afin de développer davantage son activité et améliorer sa condition de vie.  

« Les réfugiés ont des capacités et un savoir-faire qui peuvent contribuer au développement socio-économique des communautés qui les accueillent, si l’opportunité leur est donnés » , martèle le représentant du HCR au Mali, Buti Kale. Selon ses précisions, « malgré les obstacles, chaque jour, nous avons l’occasion de constater les réalisations remarquables des rapatriés, des réfugiés, des déplacés internes et des apatrides ».

Adame Coulibaly, une réfugié ivoirienne
Adame Coulibaly, une réfugié ivoirienne, reçoit son prix, le 20 juin 2021. Crédit photo: Togola/Sahel Tribune

Réfugiée d’origine ivoirienne, Adame Coulibaly est la meilleure de toutes les filles de sa classe de 7e année au Mali, avec 17 de moyenne. Âgée de 13 ans, Adame reçoit à l’occasion de cette journée du réfugié le prix du meilleur élève. Un prix composé d’un sac, d’une table, des livres, des cahiers et des stylos. Le HCR s’engage ainsi à l’inscrire dans des centres de recherche et de lecture. « Ces cadeaux sont pour ma famille, spécialement à ma sœur jumelle Awa, souligne la petite Adame très joyeuse, qui m’a toujours encouragée et accompagnée.»

Près de 87 % des réfugiés

Ces appuis aux réfugiés au Mali répondent mieux au thème de la Journée mondiale du réfugié de cette année : « Ensemble, on peut tout réussir ». À travers ce thème, le HCR et le système des Nations Unies appellent à « une plus grande inclusion des réfugiés dans les systèmes de santé, dans le secteur de l’éducation et même dans le monde des sports ».

Beaucoup de travaux ont été réalisés au bénéfice des réfugiés au Mali, mais le chemin reste encore long selon Buti Kale. Car « les besoins demeurent importants et s’accroissent avec l’instabilité multidimensionnelle ». Au cours de l’année 2020, plus de 5000 rapatriés du Burkina Faso sont arrivés au Mali à la suite des attaques contre le camp de Goudoubou. Aujourd’hui, le Mali compte 47 mille 567 réfugiés et 972 demandeurs d’asile.

Journée mondiale du réfugié : 82,4 millions de personnes déracinées à travers le monde. France24

« Lorsque nous apprenons que 82,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, sont en situation de refuge et près de 87 % sont dans les pays en voie de développement pour cause de guerre, violences et persécution, cela fait vraiment appel à la conscience de tous et de toutes », explique le président de l’Union des réfugiés du Mali, Patrice Mvuama.

Doléances au gouvernement malien

À l’occasion de la célébration de cette Journée, les réfugiés du Mali n’ont pas manqué à formuler des doléances auprès du gouvernement malien. Par la voix de leur président, il sollicite un passeport biométrique des réfugiés afin de leur faciliter la mobilité dans la sous-région, l’octroi des logements sociaux aux réfugiés ayant la capacité de s’acquitter des frais, bénéficier des actions de solidarité au même titre que leurs parents maliens, leur représentation au sein de leur ministère. Auprès du HCR ainsi que des différents partenaires, les réfugiés maliens ont formulé des doléances pour l’amélioration de leurs conditions.

Journée mondiale du réfugié
Célébration de la Journée mondiale du réfugié au Mali, le 20 juin 2021. Crédit photo: Togola/Sahel Tribune

Le ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés, Abdoulaye Maïga estime important de se souvenir des réfugiés qui ont traversé plusieurs épreuves bouleversantes. Malgré le contexte difficile, le Mali s’engage pour la cause des réfugiés. Des moyens seront déployés pour le retour des réfugiés maliens, a rassuré M. Maïga.

Cette Journée a pris fin par une visite de stands tenus par des réfugiés ainsi qu’une vaccination des réfugiés contre la covid-19.

Fousseni Togola

20 juin 2021 1 comment
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Joe Biden, président des Etats-Unis d'Amérique
Sécurité

Journée mondiale du réfugié : « Aucun pays n’est épargné par les impacts négatifs des déplacements forcés » (Communiqué)

by Sahel Tribune 20 juin 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, le secrétaire d’État des États unis d’Amérique, Antony J. Blinken souligne, dans un communiqué de presse, les engagements de son pays pour l’amélioration des conditions de vie des réfugiés à travers le monde. Nous vous proposons le communiqué intégral.

Chaque Journée mondiale du réfugié est l’occasion de rendre hommage au courage et à la résilience des millions de réfugiés qui ont été contraints de fuir leurs foyers, à la générosité des communautés qui les accueillent et à la réponse mondiale unie des partenaires humanitaires qui les aident.

Cette journée est marquée par l’annonce selon laquelle l’immense crise mondiale des déplacements forcés a atteint un nouveau sommet historique inquiétant, et touche plus de 82 millions de personnes déplacées de force, dont plus de 26 millions de réfugiés. Ces chiffres et le thème de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés pour la Journée mondiale du réfugié de cette année, « Ensemble on se soigne, on apprend et on rayonne », sont des appels à l’action pour toutes les nations pour qu’elles fassent en sorte que les réfugiés aient accès à une protection, à des soins vitaux et à des opportunités d’apprentissage afin qu’ils puissent s’épanouir dans leurs communautés d’accueil.

De la réinstallation permanente

Les États-Unis réaffirment leur engagement à alléger les souffrances des réfugiés dans le monde entier grâce à leur leadership en matière d’aide humanitaire et de diplomatie. La coopération internationale est essentielle et nous réaffirmons notre engagement multilatéral à répondre aux besoins humanitaires immédiats et à rechercher des solutions durables pour que les réfugiés vivent dans l’espoir et la dignité. Aucun pays ne peut à lui seul répondre à cette crise mondiale et aucun pays n’est épargné par les impacts négatifs des déplacements forcés. Nous sommes tout dans le même bateau.

Les États-Unis sont une fois de plus les chefs de file en matière de réinstallation des réfugiés, notamment par l’intermédiaire du Programme d’admission des réfugiés des États-Unis, qui a accueilli plus de 3,1 millions de réfugiés depuis 1980. Nous avons déjà pris les mesures cruciales d’augmenter l’objectif annuel d’admission de réfugiés à 62 500 pour l’exercice fiscal 2021 et de rétablir les allocations régionales pour la réinstallation afin de nous assurer que l’accès au programme d’admission des réfugiés des États-Unis est basé sur la vulnérabilité des réfugiés, répond au besoin urgent de réinstallation dans toutes les régions du monde et s’inscrit dans la tradition américaine d’accueil des réfugiés. L’administration Biden-Harris place les valeurs les plus élevées de l’Amérique au centre de notre politique étrangère et rassure les personnes persécutées pour lesquelles une réinstallation permanente est nécessaire.

Permettre aux « gens de prospérer au lieu de fuir pour sauver leur vie »

La réinstallation des réfugiés est l’un des nombreux moyens par lequel les États-Unis aident les personnes déplacées de force dans le monde entier. Les États-Unis sont les plus grands donateurs d’aide humanitaire au monde, et jouent un rôle crucial pour la promotion et la facilitation de la réponse internationale aux crises de réfugiés. Au cours de l’exercice fiscal 2020, nous avons mobilisé une aide humanitaire de plus de 10,5 milliards de dollars à l’échelle mondiale, en particulier sous la forme d’assistance aux réfugiés. En plus d’une assistance et de services vitaux, nous épaulons des organisations humanitaires partenaires dans leur travail inlassable pour dispenser des soins de santé et offrir des moyens de subsistance et des possibilités d’éducation, afin que les personnes fuyant la persécution puissent se soigner, apprendre et rayonner même dans le contexte difficile de la pandémie de COVID-19. Tout le monde mérite ces possibilités et nous continuerons de demander aux autres pays de nous aider à faciliter les interventions humanitaires et à trouver des solutions durables à l’échelle mondiale.

Les États-Unis poursuivront leurs actions diplomatiques pour promouvoir l’accès à la protection internationale des personnes en situation de vulnérabilité, où qu’elles se trouvent. Nous serons un partenaire fiable pour toutes les parties qui s’efforcent de mettre fin aux conflits ou de s’attaquer à d’autres facteurs des déplacements forcés et de l’instabilité, pour instaurer des conditions permettant aux gens de prospérer au lieu de fuir pour sauver leur vie.

Source : Département d’État des États-Unis

Notre rédaction a apporté des modifications au communiqué

20 juin 2021 0 comments
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Journée mondiale des réfugiés
Actu

En débat, l’insertion socio-économique des réfugiés au Mali

by Sahel Tribune 19 juin 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

En marge de la Journée mondiale des réfugiés, célébrée chaque 20 juin, le Bureau-Mali du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a organisé à Bamako une conférence-débat sur l’insertion socio-économique des réfugiés en milieu urbain.

« Ensemble on peut tout réussir », c’est le thème 2021 de la journée mondiale des réfugiés. Au Mali, une rencontre a lieu autour de « l’insertion socio-économique des réfugiés en milieu urbain : rôles et responsabilités des partenaires et du secteur privé ». Cette problématique a fait l’objet d’une conférence-débat organisée par le Bureau-Mali de l’Agence Onusienne pour les réfugiés. C’était en partenariat avec l’Association malienne pour la solidarité et le développement (AMSODE), la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) et l’Union des Réfugiés au Mali (URM).

Cette activité est organisée, au Mémorial Modibo Keïta, dans la journée du 18 juin, afin de permettre « aux réfugiés de prendre part à trois jours de festivité, de partage d’expériences et des leçons prises ». Le choix de la thématique de cette année, débattue en deux temps, en présence des acteurs et invités du secteur de finance et microfinance et des ONG, s’explique par les difficultés que rencontrent les réfugiés dans l’insertion socioprofessionnelle au Mali.

« Cette journée est l’expression de la solidarité de la Communauté internationale à l’égard d’autres personnes contraintes à l’exil pour échapper à la restitution de la normale des hommes », souligne le délégué de la Commission nationale chargée des réfugiés, Mohamed Lamine Touré, dans son discours d’ouverture de cette cérémonie. Pour lui, « le thème choisi cette année nous interpelle pour plus d’engagements en faveur des réfugiés [car] cet événement nous rappelle notre devoir envers toutes ces personnes qui n’ont aucun espoir, laissant [tout derrière eux], pour chercher l’asile ».

État des lieux ou difficultés rencontrées

Organisée en deux temps, la première partie de cette conférence-débat a été animée par le président de l’Association malienne pour la solidarité et le développement — Moussa Abba Diallo. Dans son exposé, il a commencé par définir, de façon interactive, des concepts clés tels qu’insertion socio-économique, activité génératrice de revenus (AGR) et formation professionnelle. Car, à l’en croire, « il est important que nous puissions nous mettre d’accord sur la définition des concepts que nous utilisons tous les jours ».

Ensuite, il a tenu à faire un état des lieux de l’insertion socio-professionnelle dans le contexte malien. La question de l’employabilité dans notre pays est, à ses yeux, un problème récurrent caractérisé par plusieurs facteurs. « Si l’on regarde maintenant sur le marché de l’emploi, on se rend compte qu’il est très difficile pour un Malien d’avoir un travail à plus forte raison un réfugié », constate Moussa Abba Diallo.

À ses dires, la non-maitrise de la langue locale, surtout du bambara qu’il considère comme langue commerciale, notamment à Bamako, est un handicap pour les réfugiés à pouvoir mener des activités génératrices de revenus à souhait. À cela s’ajoutent d’autres difficultés telles que la reconnaissance de la carte des réfugiés dans les structures de microfinance, ou d’autres structures locales, et les techniques de recherche d’emploi.

Actions menées et en vue

De son côté, Oumar Coulibaly, co-conférencier et chargé de livelihood à l’Amsode, a rappelé des actions menées cette année par leur ONG, avec l’appui de ses partenaires, à l’endroit des réfugiés. Parmi ces actions, on peut citer la facilitation d’accès à l’emploi, l’élaboration d’un nouveau mécanisme de financement, des sessions de sensibilisation et d’information auprès des différentes communautés et des vagues de formation entamées sur le processus d’élaboration et de distribution de financement.

« Pour cette période 2021, il était prévu de former cent réfugiés. Et nous avons formé, à ce jour, 150 réfugiés au lieu de 100 », se réjouit-il. Selon lui, d’autres actions sont prévues, comme l’accompagnement des réfugiés avant, pendant et après le financement, mais aussi le renforcement de leurs capacités dans l’alphabétisation des langues nationales.

Optimiste pour les réfugiés et leur capacité de résilience, le chargé de livelihood à l’ONG Omsode, Oumar Coulibaly, appelle à plus d’opportunités pour ces personnes — surtout que leur nombre ne cesse de s’accroître.

Partenariat pour mieux agir

« À ce jour, 80 millions de personnes réfugiées à travers le monde. Et 85 % de ces personnes vivent dans les pays sous-développés », cite le Chargé de livelihood du HCR-Mali — Siaka Bah. « Selon les chiffres du gouvernement du Mali, on dénombre aujourd’hui  47 milles 775 personnes réfugiées [dans le pays], 972 demandeurs d’asile, 372 milles 266 personnes déplacées internes et 84 milles 743 personnes rapatriées », rapporte-t-il à titre informatif.

Les invités à la conférence-débat lors de la Journée mondiale des réfugiés 2021. Crédit photo Sagaïdou Bilal/Sahel Tribune.

Toujours selon Siaka Bah, l’autonomisation des réfugiés est, pour eux, aujourd’hui, la clé pour avoir des résultats en matière de réflexion et de protection. D’où le choix de la nécessité pour son organisation, dans sa nouvelle vision, d’aller vers le partenariat pour mieux agir ensemble.

Aussi, rappelle M. Lamine Touré du CNCR, dans sa contribution au débat, que le Mali n’est pas « un État providentiel [qui] offre des services gratuits comme dans d’autres pays parce qu’il est un pays pauvre ». « Mais le Mali, poursuit-il, fait plus que cela parce qu’il [leur] a donné une loi très généreuse. »  Cette loi, en son article 13, à suivre ses explications, leur donne pratiquement les mêmes droits que les Maliens sauf le droit de voter.

Sagaïdou Bilal

19 juin 2021 0 comments
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Fête de la musique
Seko ni Donko

Culture : célébration de la musique par un collectif de professionnels du Mali

by Chiencoro 19 juin 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

En prélude à la Fête de la musique, célébrée le 21 juin de chaque année, un collectif de professionnels de la musique tente de ressusciter l’événement au Mali.

Arrêtée depuis des années en raison des crises successives que traverse le pays, la célébration de la Fête de la musique au Mali revient cette année avec force. Plusieurs musiciens maliens se donnent la main pour redynamiser cet événement mondial dans leur pays. Un cadre qui permet aux jeunes musiciens surtout de confirmer leur talent devant le public.

Mamadou Modibo Sissoko de la section musique de l’INA juge inadmissible que cet événement qui honore toute la musique malienne passe inaperçu.

Plusieurs artistes en live

Cette année, au total une vingtaine d’artistes sélectionnée sur la base de « critères transparents », en plus des étudiants de la section musique de l’Institut national des arts (INA), donnera le meilleur d’eux-mêmes pour rendre cet événement exceptionnel. Depuis ce samedi 19 juin 2021, les manifestations musicales en live commenceront au complexe culturel Blonba avec dix (10) artistes. Ces concerts gratuits se poursuivront à l’Institut français du Mali ainsi qu’à l’INA jusqu’au mardi 22 juin, ont précisé les organisateurs au cours d’une conférence de presse à l’Institut français du Mali (IFM), vendredi 18 juin.

L’organisation de cet événement a permis à Barou Diassana, président de Carrefour des arts et promoteur de Ko Saba, de comprendre que les « artistes maliens ne sont pas là uniquement pour de l’argent, mais pour l’amour de l’art ». Selon ses précisions, « beaucoup d’artistes ont voulu animer cet événement bénévolement ».

Nathanaël Dembélé, musicien et manager, n’a aucun doute que cette fête saura faire du bien aux populations maliennes. Surtout, en ces périodes de crise, ainsi qu’aux artistes qui n’étaient plus montés sur scène depuis quelque temps.

La célébration de cette Fête de la musique est financée par l’institut français et Donko ni Maaya, précise Patrick Giraudo, directeur de l’IFM.

Le collectif réuni autour de Nathanaël Dembélé, Barou Diallo du studio Yelem production et de Barou Diassana rêvent de décentraliser davantage cette célébration de la Fête de la musique les années à venir.

Fousseni Togola

19 juin 2021 0 comments
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Antonio Guterres
Actu

ONU : Antonio Guterres reconduit pour un 2e mandat

by Chiencoro 19 juin 2021
written by Chiencoro 1 minutes read

António Guterres a été reconduit, vendredi 18 juin 2021, à la tête du secrétariat général de l’ONU pour un deuxième mandat. Le diplomate a appelé le monde à faire des défis des opportunités.

Nommé par son pays natal, le Portugal, et choisi par acclamation par l’Assemblée générale, après l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, Antonio Guterres a prêté serment, vendredi 18 juin 2021, pour un second mandat en tant que secrétaire général de l’ONU. Pour une période allant de janvier 2022 à décembre 2026.

Au cours de cette cérémonie, le patron de l’ONU s’est dit conscient des défis qui l’attendent. Il estime que le monde est « vraiment à la croisée des chemins, avec des choix conséquents devant nous. Les paradigmes changent. Les vieilles orthodoxies sont renversées ».

Malgré tout, le chef de l’ONU estime qu’il revient au monde d’écrire sa « propre histoire ». Ce qui, selon lui, « peut aller dans les deux sens : effondrement et crise perpétuelle ou percée et perspective d’un avenir plus vert, plus sûr et meilleur pour tous ». Toutefois, M. Guterres souligne qu’il « y a des raisons d’espérer ». Néanmoins, il appelle à une transformation véritable ainsi qu’à une solidarité à tous les niveaux afin de relever les défis majeurs du monde, notamment la crise climatique, la crise sanitaire, voire sécuritaire, la perte de la biodiversité. Ces défis doivent être des opportunités pour le monde, a-t-il expliqué.

M. Guterres était le seul candidat parmi les 193 États membres de l’organisation pour décrocher ce poste. Son premier mandat de cinq ans a débuté en janvier 2017.

Togola

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Cour pénale internationale
Sécurité

Tchad : la CPI saisie par quatre organisations des droits de l’Homme

by Chiencoro 18 juin 2021
written by Chiencoro 1 minutes read

À peine installé dans ses fonctions, le nouveau procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan pourrait ouvrir le dossier tchadien demandant une enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Des crimes qui auraient été commis, il y a une année, par l’armée tchadienne contre la rébellion, et lors de la prise du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT), contre des civiles. 

Après le décès d’Idriss Déby Itno, le Tchad était tombé dans une zone de turbulence. Des Tchadiens étaient descendus dans les rues pour réclamer une « transition civile et démocratique ». Des manifestations qui ont été « violemment réprimées » par les forces de l’ordre.

Au cours de ces mobilisations, plusieurs morts auraient été enregistrés. La France condamnait ces répressions. Selon Philippe Larochelle, l’avocat des organisations ayant déposé la demande d’enquête sur la table du procureur, le mois dernier, « les crimes de guerre qui étaient déjà commis dans le cadre des affrontements avec Boko Haram ou avec les forces du Fact, se portent maintenant sur la population civile elle-même ».

Cette demande d’enquête est l’œuvre de quatre organisations des droits de l’homme, dont deux organisations tchadiennes, la LTDH et la CTDDH, selon la RFI. Philippe Larochelle, au micro de nos confrères de RFI, rassure : « Notre demande repose sur de nombreuses preuves […] ». Il demande toutefois des mesures de protection « pour les victimes et les témoins », rassure Philippe Larochelle au micro de confrères de Radio France Internationale. Avant de demande toutefois des mesures de protection « pour les victimes et les témoins »

F. Togola

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Salif Sacko, enseignant chercheur au Mali
Opinion

Tribune : analyse politico-juridique de la troisième République au Mali

by Salif Sacko 18 juin 2021
written by Salif Sacko 6 minutes read

Dans cette tribune, Salif Sacko porte une analyse politico-juridique sur la troisième République au Mali. A la lecture de cet enseignant-chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, le dispositif institutionnel et politique du Mali est limité. Il appelle au renforcement de la démocratie. 

La révolution du 26 mars 1991, qui met fin au parti unique institutionnalisé et à tout son système bureaucratique, apparaît comme une illustration logique de toute l’histoire du Mali. L’élément le plus essentiel de cette insurrection populaire était la restauration des droits et libertés fondamentaux et l’organisation de leur protection, l’approfondissement et la consolidation de l’État de droit, de la paix, de la sécurité et du développement. Le 25 février 1992, une nouvelle constitution a été adoptée. Ce qui bascula le Mali dans une troisième République.

La constitution étant la norme supérieure de toutes les règles juridiques au Mali doit obligatoirement être appliquée tout en restant fidèle à son esprit et à sa lettre.

Pourtant, l’évolution des régimes politiques maliens montre clairement que l’histoire du Mali a très souvent été marquée par de profondes ruptures sur les plans politique et institutionnel.

Architecture institutionnelle

Cette Constitution de fevrier 1992 a institué au Mali un régime démocratique de type semi-présidentiel. Au regard de la présente Constitution, les institutions de la République du pays se caractérisent notamment par : un Président de la République élu au suffrage universel direct qui partage le pouvoir exécutif avec un gouvernement et peut dissoudre l’Assemblée nationale ; un gouvernement chargé de définir la politique nationale à la tête duquel se trouve un Premier ministre responsable devant l’Assemblée nationale qui, à son tour, détient le pouvoir législatif, contrôle l’action du gouvernement et peut le renverser.

Ce dispositif institutionnel est entouré par un pouvoir judiciaire, gardien des droits et libertés. Il s’exerce par une Cour suprême et les cours et tribunaux ainsi que la Haute Cour de Justice, compétente pour juger le Président de la République et les ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée nationale pour haute trahison ou en raison des faits qualifiés de crime ou délit commis dans l’exercice de leurs fonctions. Il existe également une Cour constitutionnelle chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois, de la régulation du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, de la garantie des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques.

La Constitution de la troisième République a également créé deux (2) institutions ayant un caractère consultatif. La première, le Haut Conseil des Collectivités, qui a pour mission d’étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de développement local et régional, alors que la seconde, le Conseil économique, social et culturel, exerce sa compétence sur tous les aspects du développement économique, social et culturel du pays.

Dispositif institutionnel limité

En revanche, le fonctionnement de l’ensemble des institutions de la troisième République est confronté à d’énormes difficultés. En effet, le Parlement, qui est censé contrôler l’action du gouvernement est, depuis l’instauration de la Troisième République, politiquement contrôlé par l’Exécutif qui est, en réalité, l’état-major de la majorité parlementaire. Les présidents de la République ont toujours disposé à l’Assemblée nationale d’une majorité parlementaire homogène ou de coalition suffisamment « cohérente et disciplinée » pour soutenir leurs actions respectives. L’Assemblée devient dans ces conditions une Chambre d’enregistrement ou de ratification des projets de loi déposés par l’Exécutif. En lieu et place d’une séparation des pouvoirs, on assiste en conséquence à une véritable concentration des pouvoirs entre les mains du Président de la République. Ce phénomène a cristallisé dans notre pays une crise de confiance, sinon un divorce, entre le représentant et le représenté.

La Cour constitutionnelle est à l’heure actuelle, l’institution la plus décriée en République du Mali. Depuis sa création en 1994, la juridiction constitutionnelle peine à gagner la confiance des Maliens. Elle pose problème au regard de ses compétences, de sa composition et de ses jurisprudences ainsi que de ses modalités de fonctionnement. Les critiques à l’encontre de la Cour constitutionnelle ont atteint leur apogée en matière électorale en 2018 et 2020, où les candidats de l’opposition avaient demandé la récusation de certains membres de la juridiction constitutionnelle et la certification internationale des élections.

Dispositif politique faible

C’est en considération de ce qui précède que la Cour constitutionnelle nécessite une réforme majeure allant dans le sens du rétablissement de la confiance entre elle et les citoyens.

Les partis politiques qui constituent les principaux acteurs de la vie politique restent, à leur tour, confrontés à d’énormes difficultés pour faire face aux défis de la construction de la jeune démocratie malienne. Le régime actuel, qui les régit, mérite d’être amélioré dans le sens de mettre un terme au phénomène endémique du nomadisme politique : à la prolifération anarchique des formations politiques et au recours quotidien à de pratiques occultes pour le financement de leurs activités politiques.

Dans le but de rehausser le taux de participation électorale, il serait particulièrement important de revoir la technique d’élaboration et de contrôle du fichier électoral, d’expérimenter de nouveaux modes de scrutin pour les élections législatives et communales, le réaménagement des délais et du calendrier électoral.

Pour bon nombre d’experts, le faible taux de participation des citoyens aux élections résulte du mode d’inscription sur les listes électorales, de l’absence fréquente des représentants des partis politiques au niveau des commissions administratives et électorales, des difficultés rencontrées au moment de la distribution des cartes d’électeurs, de l’identification des électeurs et des bureaux de vote. Ce phénomène provient tout aussi du mode de scrutin, du faible engagement des acteurs politiques et de la fraude électorale. D’autres estiment que l’opposition ne dispose pas de moyens conséquents lui permettant de réaliser l’alternance au sommet de l’État.

Pour renforcer la démocratie 

Au Mali, tous les acteurs du processus démocratique sont unanimes pour dire que les élections sont très coûteuses. Et déplorent dans ce sens le nombre élevé de structures impliquées dans leur organisation.

Pour renforcer la démocratie, ce pays a besoin d’institutions fortes et adaptées qui fonctionnent normalement et harmonieusement, de partis politiques aux capacités renforcées, des élections bien organisées, transparentes et peu coûteuses, avec un taux de participation plus élevé, dont les résultats seront moins contestés. Les institutions peuvent être mieux adaptées dans la perspective de rétablir un équilibre entre les pouvoirs, sans pour autant remettre en cause la nature du régime politique en vigueur.

18 juin 2021 0 comments
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