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Plusieurs réfugiés et leur famille étaient présents
Sécurité

Journée mondiale du réfugié : HCR Mali appelle à une inclusion plus forte, pour rayonner ensemble ! (communiqué)

by Sahel Tribune 23 juin 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au Mali, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a célébré le 20 juin, la Journée mondiale du réfugié, pour honorer les millions de réfugiés dans le monde entier et célébrer leur courage face à la situation difficile qu’ils vivent. Ces personnes forcées de fuir les conflits, tenaces face aux épreuves, décidées à reconstruire leur vie.

Le thème officiel de cette année, « Ensemble on peut tout réussir », est un appel à affermir les valeurs que sont, entre autres, l’inclusion et l’accès universel aux droits humains.

Au Mali, la commémoration de cette journée, s’est étendue sur trois jours. Ainsi, les 18, 19 et 20 juin, le HCR au Mali a organisé une suite d’activités, notamment des conférences, des débats, des événements liés au domaine de la santé, ainsi que des activités sportives, avec la participation active des réfugiés, du Gouvernement du Mali et de l’ensemble des partenaires, et ce, dans toutes les régions couvertes par le HCR, notamment Bamako, Gao, Kayes, Ménaka, Mopti et Tombouctou. Au fil de ces activités, le HCR et ses partenaires ont veillé au respect des mesures barrières, en ce temps de pandémie de COVID-19.

Car c’est ensemble qu’on se soigne, qu’on apprend, qu’on rayonne. Il s’agit ici d’une traduction du thème de cette année, qui appelle, entre autres, à l’inclusion des réfugiés dans les services de soins. La santé étant l’affaire de tous et de toutes, comme l’a démontré la crise sanitaire mondiale, il est primordial de s’assurer que les personnes contraintes de fuir leur foyer reçoivent les soins requis. Pour cette journée, le HCR au Mali a organisé une conférence sur des thèmes liés à la santé, mais également une séance de vaccination volontaire contre la COVID-19, et encore d’autres activités, à Bamako et dans les régions, dans le domaine de la santé.

Inclusion socio-économique des réfugiés

Le thème met également en avant la contribution sans faille des réfugiés pour lutter contre les crises et servir leur communauté, mais aussi pour se bâtir un avenir meilleur, en mettant leurs talents, leurs efforts, leur volonté et tout leur cœur pour se reconstruire.

Ceci est reflété à travers l’organisation d’une conférence-débat sur l’inclusion socioéconomique des réfugiés en milieu urbain. En effet, l’éducation, les formations professionnelles, la mise en place d’Activités Génératrices de Revenus, avec l’accompagnement que cela requiert, sont des activités phares, que le HCR et ses partenaires mettent en place, en vue de soutenir les réfugiés et ouvrir de nouvelles perspectives pour un avenir meilleur.

Ensemble on rayonne, c’est aussi à travers le sport qui ouvre les portes d’une vie sociale épanouie et active aux réfugiés. Cela est aussi un moyen de stimuler leur santé mentale et booster leur confiance en eux-mêmes. Les événements sportifs permettent ainsi de créer des environnements sûrs et protecteurs. Les réfugiés peuvent donc découvrir ou exercer une passion. À cet effet, le HCR au Mali avec ses partenaires, notamment ses premiers partenaires qui sont les réfugiés, a organisé des matchs de foot, où hommes et femmes, à Bamako et dans les régions, se sont mis à l’épreuve. Un moment de relâche qui s’est avéré indispensable.

« Tout ce que souhaitent les réfugiés, c’est de se reconstruire et à la fois servir leur communauté », a souligné M. Buti Kale, Représentant du HCR au Mali. « Pour cela, on parle, entre autres, de l’éducation pour les enfants et les jeunes, d’opportunités professionnelles pour les moins jeunes, de soins de santé pour tous et toutes, de la chance d’exercer ses talents et ses passions, pour plus de perspectives. Il s’agit là de droits humains fondamentaux, en effet. Le soutien de tous et de toutes pour ces réfugiés est d’une valeur inestimable ».

Plus de 155 000 Maliens et Maliennes réfugiés

Au Mali, les réfugiés cohabitent avec les communautés hôtes, dans les villes et dans les zones rurales, à Bamako, mais aussi dans les régions du Nord et du Centre, principalement, Gao, Mopti et Tombouctou. La crise sécuritaire et humanitaire par laquelle le Mali passe ne cesse de se détériorer, depuis 2012, avec l’accroissement des violences, des persécutions, du fait du changement climatique et du manque de ressources. Ceci continue d’engendrer des mouvements massifs de populations, aussi bien transfrontaliers qu’à l’intérieur du pays. La pandémie de COVID-19 a rajouté une couche à cette crise dès le début de l’année 2020, et cela continue alors qu’on s’approche de la fin du premier semestre de 2021.

À cet effet, le HCR continue ses efforts de sensibilisation, de réponse et d’appui auprès des personnes déplacées et leurs communautés hôtes, ainsi qu’auprès des institutions gouvernementales. À l’occasion de cette journée, le HCR, à Bamako et dans les régions a procédé à la distribution de kits, mais aussi à l’animation de débats à la radio et la diffusion de messages de sensibilisation.

Aussi, il est bon de rappeler qu’au Mali, le HCR collabore étroitement et de manière fructueuse avec le Gouvernement, qui maintient une politique de porte ouverte. Le Mali accueille ainsi, au 30 avril, plus de 48 500 réfugiés de différentes nationalités. À la même date, plus de 155 000 Maliens et Maliennes sont réfugiés dans les pays d’asile, principalement le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger.

« Le soutien des partenaires financiers est indispensable »

Le thème de cette année est donc pour appeler à une plus grande et plus forte inclusion des réfugiés dans les soins de santé, dans l’éducation, le marché de travail, ainsi que dans les domaines du sport et de l’Art. Par ailleurs, le but est d’aussi attirer l’attention du monde entier sur le sort que subissent ces personnes, qui ont besoin du soutien de toutes les parties, de tous les acteurs, de toutes les communautés.

Les chiffres de déplacements ne cessent d’augmenter, avec la détérioration de la situation sécuritaire, mais aussi climatique. Ceux qui ont dû fuir leur foyer, tout laisser derrière eux sont les personnes les plus vulnérables face à toute situation de crise. Le soutien des partenaires financiers est indispensable pour mener les actions durables pour la protection des milliers de femmes, hommes et enfants réfugiés au Mali et la réponse à leurs besoins fondamentaux.

Source : HCR

23 juin 2021 2 comments
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Les partenaires du Mali
Opinion

Mali-Transition : après le départ de Bah N’Daw, comment expliquer la réaction des partenaires ?

by Mikailou Cissé 23 juin 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Mikailou Cissé est chargé des cours de philosophie dans des établissements d’enseignement secondaire au Mali. Dans cette tribune, le jeune professeur tente d’expliquer la réaction des partenaires de son pays, après le coup de force contre Bah Ndaw.

Le nouveau coup de force d’Assimi Goïta et ses hommes contre la démocratie malienne, le 26 mai 2021, fait l’objet de beaucoup de spéculations. Au Mali comme à l’étranger, les acteurs de la scène politique affichent leur désapprobation sur la manière dont ce processus est conduit et expriment leurs inquiétudes quant à l’avenir politique de ce pays.

Garder son électorat

La France à travers son président, Emmanuel Macron, semble être celle qui a mal digéré le plus ce nouveau processus qui s’est mis en place. Cette injonction de Macron, déguisée en avertissement, en marge de son déplacement au Rwanda et en Afrique du Sud, à travers son entretien accordé au « Journal de dimanche » du 29 mai, est sans ambigüité : « Au président Bah N’Daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les djihadistes, j’avais dit : l’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie ! Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais ».

La France, qui avait ouvertement soutenu par le passé la prise du pouvoir par les militaires au Tchad, refuse de collaborer avec les militaires au Mali. Pour motif « qu’il ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

Cette posture de la France sur la situation politique au Mali est très claire. Elle affiche clairement un désaccord politique entre Paris et les nouvelles autorités de Bamako. La dernière sortie médiatique du locateur de l’Élysée, en date du 10 juin 2021, annonce la rupture entre les deux capitales. Elle annonce la fin de l’opération Barkhane, juste une semaine après qu’il avait annoncé la suspension de la coopération militaire conjointe entre l’armée française et l’armée malienne. La raison évoquée se résume en ces mots : la proximité des militaires et du M5-RFP avec l’imam Dicko et les anti-français.

Cette posture de Macron peut être tout d’abord une stratégie politique pour reconquérir l’électorat français qui commence à se poser des questions sur l’utilité de la présence des Forces françaises dans un pays où le départ des Français est sur beaucoup de lèvres. Elle peut également être un moyen de pression sur les autorités politiques au Mali en vue d’obtenir des garanties pour consolider l’emprise de la France sur le Mali ou leur collaboration. Les deux hypothèses ont un lien étroit.

Suspensions à craindre

Toutes les organisations internationales et certains pays, qui avaient un œil sur le Mali, partent dans le même sens que Paris. La suspension du Mali dans les instances décisionnelles de la Cédéao et de l’Union africaine (UA) montre clairement que l’actuel Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, qui a placé « hors de ses prérogatives » le Président Bah N’Daw pour s’arroger ensuite de ses prérogatives, ne semble pas être un partenaire avec qui il faudrait traiter. La décision des Américains de suspendre temporairement leurs aides au Mali et leurs collaborations avec l’armée malienne est une autre illustration.

Le départ des troupes françaises du Mali peut certes être une source d’aggravation de l’insécurité, mais il peut s’avérer aussi un argument pour séduire les djihadistes à rejoindre la table des négociations comme le peuple malien le souhaite dans sa majorité. Cette négociation avec les djihadistes répond à une exigence du peuple malien.

La suspension du Mali dans les instances des organisations sous-régionales, continentales et internationales ne sont pas quant à elle une bonne image pour ce pays. Elle peut dissuader les investisseurs et partenaires techniques à venir au Mali et à s’impliquer dans la résolution de la crise multidimensionnelle dont le pays est confronté depuis 2012.

Mikailou CISSE 

23 juin 2021 1 comment
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Mikailou Cisse
Opinion

Transition-Mali : toujours à la recherche de poste de responsabilité ?

by Mikailou Cissé 23 juin 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

À la lecture de Mikailou Cissé, la deuxième phase de la transition malienne, instaurée après le départ de l’ex-président de transition Bah Ndaw, manque de critiques objectives. Elle laisse voir, selon lui, des luttes d’intérêts privés.

À la suite du coup de force du 24 mai, les militaires de la garnison militaire de Kati, en connivence avec les autres composants de l’armée malienne, ont détenu la direction du pouvoir exécutif au Mali. Ce qui leur avait été refusés après le coup d’État contre l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020. Cette démission forcée de l’ex-président Bah Ndaw, le 26 mai dernier, a permis également au Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) d’avoir la place et la considération qu’il a toujours réclamées dans ce processus de transition.

Risque de prolongation

Après la dissolution du gouvernement Boubou Cissé (dernier Premier ministre d’IBK) et la démission forcée d’IBK, la primature est confiée aujourd’hui au mouvement hétéroclite du M5. Cette arrivée à la primature s’est effectuée grâce à ce coup de force contre Bah Ndaw — militaire à la retraite et désormais ancien Président de la Transition.

Cet état de fait est sujet à des appréciations assez mitigées. Il est perçu comme une atteinte au processus de la transition politique qui s’était mise en place après la destitution d’Ibrahim Boubacar Keita par un grand nombre des Maliens. Toutefois, la raison avancée par les acteurs et la posture qu’ils ont adoptée ont été assez réfléchies à tel point que le peuple, dans sa grande majorité, les a approuvés sans poser de condition. Le peuple les a donc conférés une légitimité de fait sans la formuler explicitement.

Pourtant, la transition qui était annoncée pour 18 mois risque de connaître un prolongement. Le contenu de leurs doléances, soumis le 6 mai 2021 au président Ba N’Daw, en est un indice. Mais cela ne semble pas encore attirer les attentions. Il y aurait plus important que cet état de fait.

Quête d’intérêts privés

Cette deuxième étape de la transition est diversement appréciée. Chacun va de son côté et émet des jugements en fonction de ses attentes et intérêts particuliers. La réaction des politiques maliens est la plus absurde. Ils condamnent la forme et prennent acte du contenu à la fois. Chercher à se positionner afin d’avoir une position confortable et le calcul des enjeux de l’heure sont ce qu’ils ont comme pratique.

Une autre attitude des politiques aurait été étonnante. La recherche de l’intérêt particulier, même si ce dernier va à l’encontre de l’intérêt général, est devenue une coutume chez ses leaders.

Les organisations des centrales syndicales, celles dites de la société civile, les associations et groupements de partis politiques sont à l’image de ces partis. Ils sont dans la grande majorité des opportunistes. Mieux, ils sont même plus égocentriques sur certains sujets.  

La recherche de poste de responsabilité est ce qui anime pratiquement tous les esprits. Ils visent tous un seul objectif : la conquête du pouvoir décisionnel. Cet objet inavoué est ce qui les amène à collaborer avec tous les pouvoirs tant que leurs intérêts ne sont pas menacés dans sa substance. 

Mikailou CISSE 

23 juin 2021 0 comments
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Manifestation contre l'ouverture d'un bar-restaurant
Opinion

À Bamako, bars-restaurants face à la colère des musulmans

by Sahel Tribune 22 juin 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, dans ce pays laïc à majorité musulmane, des voix se lèvent de plus en plus pour ou contre l’ouverture de bars-restaurants à Bamako.

« Les établissements de tourisme comme les débits de boissons, situés entre les maisons à usage d’habitation ou adjacents aux édifices ci-dessous ne peuvent prétendre à une autorisation d’implantation », précise-t-ondans l’article 15 du décret N° 2018 — 0968/P-RM du 31 décembre 2018 « portant réglementation de l’agrément et de l’exploitation des établissements de tourisme en République du Mali ».

Les édifices auprès desquels ces établissements ne doivent pas se figurer sont entre autres les lieux de culte, les cimetières, les établissements scolaires et universitaires, les crèches et les jardins d’enfants, les établissements hospitaliers et les centres de santé, des casernes et autres édifices et espaces militaires.  

Des musulmans en garants des normes ?

Face à la prolifération « anarchique » des bars-restaurants dans la capitale malienne et au mutisme des autorités politiques, certains religieux semblent vouloir forcer les choses. Depuis quelque temps déjà, des musulmans à Bamako sont vent debout contre l’ouverture des bars ne respectant pas les normes requises.

En mai 2021, à Boulkassoumbougou-Kouloubléni, des musulmans se sont opposés à l’ouverture d’un bar-restaurant de l’artiste Salif Kéïta — du fait que l’édifice soit proche d’une mosquée. Dans la même période, à Kabala, quartier périphérique du district de Bamako, une frange de sa jeunesse, accompagnée de quelques imams et de « jeunes musulmans » de certaines mosquées, mène également la danse contre le bar-restaurant « Espoir » pour le même motif, en plus de la proximité aux domiciles. Dans ce quartier, plusieurs autres bars seraient dans l’œil du cyclone.

À l’État, ses responsabilités

Ces soulèvements, s’ils ne sont pas rationnellement gérés par l’État, risquent de basculer le Mali dans une autre zone de turbulence en devenant une nouvelle source de déstabilisation. « L’État doit s’intéresser rapidement à la question de la prolifération des maisons closes et des hôtels de prostitution en collaboration avec les collectivités dans le sens du durcissement des conditionnalités de leur fonctionnement et surtout dans le sens du strict respect des textes en la matière », recommandait l’ex-Premier ministre Moussa Mara dans son ouvrage « Le Mali entre vents et marée : 2015-2017 ».

De nos jours, à Bamako, difficile d’ouvrir des établissements de jouissance sans être proche d’une mosquée, d’un domicile, d’une école ou d’un établissement sanitaire.

Fousseni Togola

22 juin 2021 0 comments
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développement local
Actu

Au Sahel : un nouveau projet au service du développement local

by Chiencoro 21 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La région du Liptako-Gourma traverse une zone de turbulence depuis des années. Cette situation a entraîné une véritable crise économique.

Dans la région du Liptako-Gourma, zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso et le Niger), les populations traversent maintes difficultés en raison de l’instabilité qui règne dans la région. Dans cette région,  80% des 17 millions d’habitants vivent dans des zones rurales. Des endroits qui souffrent d’un problème d’accès aux services sociaux de base et aux opportunités économiques. Dans cette zone tri-frontière, l’agriculture et l’élevage sont les principales activités de survie des populations.

Priorités d’investissement  

« Ces dernières années, une escalade de la violence et des conflits a menacé de déstabiliser l’ensemble de la région et de saper les acquis du développement », précise la Banque mondiale dans un communiqué du 15 juin 2021. Cette recrudescence de la violence a conduit à une crise humanitaire aiguë, à l’insécurité alimentaire et aux déplacements forcés.  À cette escalade de la violence, se greffent le changement climatique et la crise pandémique liée à la Covid-19.

Face à cela, la Banque mondiale initie un projet à l’endroit des populations de cette région sahélienne. Plus de 8 millions de personnes bénéficieront de cette enveloppe de 352,5 millions de dollars, soit plus de 193 milliards de FCFA. Ce « projet de redressement et de stabilisation à base communautaire pour le Sahel », approuvé le  15 juin 2021 par le Conseil d’administration de cette institution mondiale, vise à soutenir les services et infrastructures socio-économiques intégrés, les moyens de subsistance et le développement territorial, ainsi que « les données et la coordination régionales pour faire face aux risques multidimensionnels et interdépendants ».

À travers cette initiative, l’institution financière mondiale entend accorder une attention particulière sur les activités génératrices de revenus et la restauration des moyens de subsistance résilients au changement climatique, la livraison de fournitures et des biens ménagers, et des infrastructures de base à petite échelle dans les communautés touchées par le conflit. « Les communes qui accueillent une grande partie des personnes déplacées de force » font également partie des priorités d’investissement dans le cadre de ce projet.

Promouvoir le « développement économique local » 

Selon Mme Deborah Wetzel, directrice de la Banque mondiale pour l’intégration régionale pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, « ce projet allie réflexion régionale et action locale ». Toujours selon ses explications, « le dialogue régional entre les principaux acteurs gouvernementaux, humanitaires et de développement sous-tendra une réponse politique commune aux facteurs communs de vulnérabilité et de fragilité climatiques, de conflit et de violence ». 

Pour sa part, Mme Soukeyna Kane, directrice de pays de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger, indique que « la régionalité du projet, sa conception sensible aux conflits et son approche territoriale intégrée complètent le portefeuille existant du Groupe de la Banque mondiale dans le Liptako-Gourma [NDLR] ».

Pour la Banque mondiale, le « modèle centré sur la communauté du projet vise à rétablir le contrat social entre les gouvernements locaux et les communautés en veillant à ce que les investissements locaux répondent aux besoins les plus pressants des communautés et en promouvant le développement économique local ».

Fousseni Togola

21 juin 2021 0 comments
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Veuvage
Opinion

Violences conjugales : battue et devenue veuve, elle tombe enceinte pendant le deuil

by Mariam 21 juin 2021
written by Mariam 3 minutes read

Dans ce billet fictif, Mariam entretient ses lecteurs sur les violences conjugales, l’adultère ainsi que sur une pratique propre à plusieurs sociétés maliennes.

Mariée alors qu’elle n’avait que seize (16) ans, Aichata a souffert des violences conjugales. Elle avait été mariée à un homme qui ne manquait aucune occasion pour s’en prendre à elle. Elle était insultée, battue, et, pire, n’était pas prise en charge lorsqu’elle tombait malade. « Alors que j’étais enceinte de mon premier garçon, j’ai failli mourir par manque de soins », confie la jeune dame. Malgré tout, elle est restée dans ce mariage. Elle disait non seulement obéir aux décisions de ses parents, mais aimait cet homme violent à qui elle est toujours restée fidèle.

Enceinte de l’ami de son mari

Mère de six (6) enfants, « Aichata la musulmane », comme on la nomme dans son quartier, aura-t-elle une vie heureuse ? Après plus de trente (30) ans de mariage, elle perd son mari violent. « Malgré qu’il ait toujours été dur avec moi, je l’aimais de tout mon cœur. C’est le père de mes enfants », a-t-elle expliqué.

Chez cette dame, on dirait que le malheur appelle le malheur. Alors qu’elle se trouve dans la chambre de deuil pour une durée de plus de quatre (3) mois, elle contractera une grossesse. « Deux mois après la mort de mon mari, je tombe enceinte pendant ma période de viduité », déplore-t-elle la tête baissée avant d’indiquer que l’auteur de cette grossesse n’est autre que « l’ami de [son] défunt mari ».

Plus envie de se marier

Selon ses dires, alors qu’elle faisait le deuil de son mari, cet homme venait fréquemment en catimini lui rendre visite et demander son moral. « Juste quelques semaines après, explique la veuve, il me dévoile son amour. Un amour qu’il aurait caché depuis le vivant de mon mari ».

Toutes ses résistances, en mémoire de son défunt mari, n’auront servi à rien, Youssouf finit par obtenir d’elle ce qu’il a toujours voulu. « Lorsque je lui ai informé de la grossesse, il m’a remis de l’argent pour l’avortement. J’ai catégoriquement refusé », souligne-t-elle.

Elle nomme cet enfant Hourou. Malgré les critiques qu’elle reçoit de part et d’autre, Aichata se promène fièrement avec son fils. « Je dis à tout le monde que c’est Youssouf qui n’a pas honoré la mémoire de son ami en venant me trouver jusque dans la chambre de deuil », précise-t-elle tout en indiquant son regret d’avoir déçu, pour la première fois, son mari en déshonorant sa mémoire.

Aichata a finalement le dégoût du mariage. Elle demeure toujours célibataire et ne souhaite plus se remarier. « Je souhaite consacrer le reste de ma vie à l’avenir de mes enfants, à prier pour eux et pour le repos de l’âme de mon mari », a-t-elle conclu.

Mariam


Les noms utilisés dans ce texte sont juste des emprunts

21 juin 2021 1 comment
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Mauvais traitement des migrants au Canada
Sécurité

Droits des migrants : des ONG dénoncent des traitements inhumains au Canada

by Bakary FOMBA 20 juin 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le Canada place, chaque année, plusieurs milliers de migrants en détention. Parmi eux, des personnes en situation de handicap, ont déclaré, vendredi 18 juin 2021, Human Right Watch et Amnesty internationale dans un rapport conjoint.

Au XXIe siècle, le monde est toujours confronté à d’énormes défis humanitaires qu’il faut relever. Des personnes subissent toujours des traitements qui n’honorent pas la dignité humaine. Dans un rapport conjoint intitulé « Je ne me sentais pas comme un être humain : La détention des personnes migrantes au Canada et son impact en matière de santé mentale », HRW et Amnesty internationale dénoncent des pratiques inhumaines que subissent les personnes migrantes en détention au Canada, y compris celles ayant fui des persécutions pour venir chercher protection.

Des enfants de moins de 6 ans en détention

Ces migrants « sont régulièrement menottés, enchainées, fouillées et enfermées avec un accès limité ou nul au monde extérieur ». Surtout lorsque leur date de libération n’est pas définie, et que leur détention peut durer des mois, voire des années, souligne-t-on. Les personnes en situation de handicap psychosocial seraient les plus vulnérables. Elles font face à toutes sortes de discrimination tout au long du processus, indiquent les deux ONG.

Ce rapport conjoint souligne que le Canada a incarcéré, entre avril 2019 et mars 2020, 8 milles 825 personnes âgées de 15 à 83 ans, dont 1 932 dans les prisons provinciales. Durant la même période, 136 enfants, dont 73 âgés de moins de 6 ans, ont été placés en détention afin de ne pas être séparés de leurs parents détenus. Depuis 2016, le Canada avait maintenu plus de 300 personnes migrantes en détention pendant plus d’un an, ont également constaté les deux ONG.

Des pratiques abusives

« Le système canadien de détention liée à l’immigration et ses pratiques abusives contrastent vivement avec le multiculturalisme et les valeurs d’égalité et de justice qui font la réputation du Canada dans le monde entier », a déclaré Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty internationale Canada anglophone.

Une femme venue d’Afrique et placée en détention dès son arrivée au Canada en 2019, confie à HRW : « C’était la fin du monde pour moi. Personne ne m’a expliqué ce qui se passait, ce que j’avais fait de mal ». Selon ses précisions, en dépit de ses tentatives de justification, la garde frontalière ne lui a pas laissée le soin de s’expliquer.  « Je me suis alors dit que j’aurais peut-être mieux fait de rester là-bas et d’y mourir », s’accuse-t-elle.

Les deux ONG appellent donc les autorités canadiennes à ne « jamais laisser place au racisme, à la cruauté et aux violations des droits humains à l’égard des personnes venues pour chercher sécurité et une vie meilleure. » Pour ces deux ONGs : « nul ne devrait être traité de façon punitive pour des raisons liées à l’immigration, et notamment être détenu à l’isolement cellulaire, ou dans des établissements destinés aux auteurs d’infractions pénales tels que des prisons ou tout autre établissement de type carcéral ».

Bakary Fomba

20 juin 2021 0 comments
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