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Umaro Sissoco Embalo et Assimi Goita
Politique

Président Umaro S. Embalo à Bamako : « Je continue à donner mon appui au peuple malien »

by Chiencoro 26 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, signe son retour au Mali, à travers une visite de travail et d’amitié. Cette visite intervient après celle effectuée en septembre 2020. À Bamako, il réaffirme son engagement auprès des autorités de transition.

Le Mali, pays de Djatiguiya. C’est une valeur sociétale que le président de la transition malienne, le Col. Assimi Goita ne cesse de faire revivre à toutes les fois qu’il s’agit d’accueillir des hôtes.

Quelle marque de considération, surtout à l’égard d’un ami et d’un fils du Mali : une remise symbolique d’eau et de noix de cola pour souhaiter la bienvenue au président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo.

« Les sanctions fragilisent et exposent le Mali »

Cette visite de l’ancien général de brigade est assez symbolique. Âgé de 49 ans, Umaro Sissoco Embaló est un spécialiste des questions de défense et des relations diplomatiques. En tant qu’ancien représentant de la Libyan African Investment Company (Laico), un fonds d’investissement libyen en Afrique de l’Ouest, M. Embalo dispose d’un grand réseau à l’international.

À un moment où les autorités maliennes de la transition vivent sous le coup de suspension de plusieurs organisations régionales et sous-régionales, cette visite de travail et d’amitié est un ouf de soulagement.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, demandait d’ailleurs, au cours d’une rencontre avec le corps diplomatique, le 22 juin dernier, « la compréhension de la Communauté internationale et une lecture plus réaliste et pragmatique » des récents événements survenus au Mali. Le ministre Diop invitait donc  la Communauté internationale de continuer à accompagner le Mali. Car, précisait-il, « les sanctions fragilisent et exposent le Mali, voire la région, confrontée à une crise sécuritaire ».

Échange d’expériences

Selon le président Embalo, il s’agissait pour lui « de venir partager l’expérience de la Guinée avec le Mali ». Car ce pays lusophone d’Afrique de l’Ouest a connu des années d’instabilité politique avant de retrouver sa voie, a rappelé M. Embalo, au cours d’un entretien accordé à la presse, ce samedi.

Cette visite est pleine de significations pour le Mali. En plus des échanges sur la question sécuritaire au Sahel, les deux hommes en kaki ont discuté également d’économie. Selon le chef d’État bissau-guinéen, un accord de coopération bilatérale a existé entre le Mali et la Guinée-Bissau, depuis les années 1983. Un accord qui concerne tous les domaines, mais qui peine à entrer en vigueur bien vrai que « beaucoup d’hommes d’affaires maliens vivent en Guinée-Bissau ». Il s’agit, pour lui, de réactiver cet accord.

À ne pas oublier surtout que le président Bissau-Guinéen est malien de par ses origines maternelles. C’est pourquoi dès son atterrissage, vendredi dernier, à l’aéroport international Modibo Kéita de Bamako-Senou, il a rassuré les Maliens.

Tout en rappelant la situation particulière que vivait ce pays, M. Embalo rassure qu’à chaque fois qu’il s’agira de rapprocher ses frères maliens, il le fera avec plaisir. « Je continue à donner mon appui au peuple malien et j’attends des Maliens la paix et la concorde », a-t-il fait savoir.

Relations historiques ?

« C’est dans les moments difficiles qu’on reconnait ses vrais amis », dit-on. Cette marque de considération pour le Mali de la part de M. Embalo n’a pas commencé aujourd’hui. Alors que les autres chefs d’État de la Cédéao, réunis le 20 août dernier en visioconférence, condamnaient le Mali et branlaient des menaces contre les membres de l’ex-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le président bissau-guinéen est celui qui a invité à étendre la condamnation aux chefs d’État qui nourrissaient des projets de troisième mandat « anticonstitutionnel ». Ce qui sous-entendait que s’il fallait condamner le CNSP pour le putsch contre IBK, il fallait également condamner Alpha Condé et Alassane Dramane Ouattara pour leurs projets de troisième mandat, qui constituaient à ses yeux un coup d’État.

En compagnie du président de la transition malienne, le président Umaro Sissoco Embalo a effectué une visite au Musée National de Bamako, samedi 26 juin 2021. Cette visite d’amitié et de travail a été largement appréciée par l’actuel locataire de Koulouba. Assimi Goita salue le leadership de son homologue bissau-guinéen.

Après cette visite de M. Embalo, il reste à espérer que d’autres pays et partenaires suivent le pas afin d’accompagner le Mali dans ce processus de transition.

Rappelons qu’historiquement, le Mali et la Guinée-Bissau entretiennent de véritables relations.

Fousseni Togola

26 juin 2021 0 comments
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Une ecole fermee au centre du Mali
Santé

École-Santé : huit nouvelles normes lancées par Unesco et OMS

by Chiencoro 26 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de remédier aux crises éducative et sanitaire mondiales, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) lancent des « Nouvelles normes mondiales pour les écoles-santés ». Covid-19.

« Les écoles jouent un rôle vital dans le bien-être des élèves, des familles et de leurs communautés, et le lien entre l’éducation et la santé n’a jamais été aussi évident », souligne Dr Tedros A. G., directeur général de l’OMS, dans sa déclaration.

De par le monde, la pandémie de Covid-19 a entrainé une grave crise éducative à travers la fermeture de nombreuses écoles par les gouvernements dans le cadre de la lutte et la prévention de cette crise sanitaire. Près de 365 millions d’élèves du primaire ont été privés de repas scolaires. Par conséquent, il est enregistré des taux accrus de stress, d’anxiété et d’autres problèmes de santé mentale.

« Faire de chaque école une école-santé »

Pour assurer le bien-être de 1,9 milliard d’enfants et d’adolescents en âge scolaire, l’Unesco et l’OMS ont lancé, le 22 juin dernier, des « normes mondiales pour les écoles-santé ». Il s’agit d’un « ensemble de ressources destinées aux écoles pour améliorer la santé et le bien-être » des enfants.

Au total, huit (8) normes mondiales pour garantir à ce que toutes les écoles fassent la promotion des compétences de vie, des compétences cognitives et socio-émotionnelles et des modes de vie sains pour tous les apprenants.

« Ces normes mondiales récemment lancées sont conçues pour créer des écoles qui favorisent l’éducation et la santé, et qui dotent les étudiants des connaissances et des compétences nécessaires pour leur santé et leur bien-être futurs, leur employabilité et leurs perspectives de vie », précise le patron de l’OMS. La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azouley estime, pour sa part, qu’« une école qui ne fait pas la promotion de la santé n’est plus justifiable et acceptable ». Elle « appelle chacun d’entre nous à affirmer [son] engagement et [son] rôle, à faire de chaque école une école-santé ».

Cinq pays ciblés pour le test

Pour le bon fonctionnement de ces normes mondiales, une gouvernance plus forte est indispensable. L’Unesco et l’OMS se disent prêtes à appuyer les gouvernements afin de permettre à chaque pays d’adapter l’ensemble de ces ressources à leurs contextes spécifiques. Ces organisations ne font aucun doute sur l’importance des programmes complets de santé et de nutrition à l’école.

« Une éducation sexuelle complète encourage l’adoption de comportements plus sains, promeut la santé et les droits sexuels et reproductifs et améliore les résultats en matière de santé sexuelle et reproductive tels que la réduction des taux d’infection à VIH et de grossesse chez les adolescentes », indique-t-on en guise d’exemple. La directrice de l’Unesco rappelle : « l’éducation et la santé sont des droits humains fondamentaux interdépendants pour tous, au cœur de tout droit humain et essentiels au développement social et économique ».

Cette approche des écoles-santé a été formulée pour la première fois par l’OMS, l’Unesco et l’Unicef en 1995. Elle a été adoptée dans plus de 90 pays et territoires. Ces nouvelles normes mondiales, qui aideront les pays à intégrer la promotion de la santé dans toutes les écoles et à améliorer la santé et le bien-être de leurs enfants, seront testées au Botswana, en Égypte, en Éthiopie, au Kenya et au Paraguay.

Fousseni Togola

26 juin 2021 0 comments
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Crises mondiales
Opinion

Analyse. Crises du monde ou déshumanisation du monde ?

by Chiencoro 25 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le monde est quasiment au bord de l’effondrement en raison des actions incontrôlées de l’homme. La raison destructrice doit redevenir constructrice.

L’homme, le plus raisonnable des créatures. Avec les crises politique, sécuritaire, climatique, sanitaire, n’aurait-il pas perdu le contrôle de la nature ? Le globe terrestre vire de plus en plus au rouge. Pour cause : les actions incontrôlées de l’Homme. Ces actions qui mettent sa propre existence et celle des autres créatures en danger. On se demande finalement : l’homme a-t-il perdu finalement sa faculté de bien juger, de distinguer le bien du mal ?

Rationalité face irrationalité

Certes, la connaissance a permis à l’homme de mieux comprendre la force et les actions « du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent [et à le] rendre comme maître et possesseur de la nature ». Cependant, il reste encore à s’interroger : cette maitrise de la nature n’a-t-elle également pas été un boulevard ouvert à tous les dangers ? La raison qui en est l’instrument principal n’est-elle pas devenue une déraison ?

« Sans égard pour elle-même, la Raison a anéanti jusqu’à la dernière trace sa conscience de soi », expliquent Max Horkheimer et Theodor W. Adorno dans « La dialectique de la raison ». Ces intellectuels allemands concluent à la folie de cette raison qui a pourtant permis à l’homme de dominer la nature.

L’irrationalité a donc pris le pas sur la rationalité. Ce qui explique en grande partie la course aux intérêts personnels au détriment de ceux de la nation, la course effrénée aux plaisirs sensibles conduisant à la corruption à ciel ouvert, au vol à main armée, au trafic des stupéfiants ainsi que des organes humains. L’humain perd de plus en plus son humanisme.

Contrôler ses plaisirs

« Dépouillé de sens et de raison, l’homme devient comme une plante, dépouillé de la raison seule, il se change en une bête sauvage ; mais si, s’appuyant sur la raison, il s’élève au-dessus de l’irrationalité, il devient comme un dieu », lit-on dans « Le Protreptique » de l’intellectuel antique-grec Aristote. À travers cette thèse, on se rend à l’évidence que l’homme est encore au degré intermédiaire, celui de la bestialité.

Dans un rapport publié en octobre 2020 sur la biodiversité et les pandémies, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) indique que « les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique et de la perte de la biodiversité entraînent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement ». Un phénomène qui fait voir combien le rationalisme dont l’humain se glorifie tant a été un véritable obstacle à son épanouissement.

Dans sa quête acharnée d’un « mieux-être », l’Homme a agi sur la nature de façon déraisonnée. Cela engendre du coup une crise planétaire contre laquelle il se débat en retour pour une meilleure résolution.  

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb, sous le titre de « Crises dans le monde : l’humanité a-t-elle perdu un sens ? ». Il a été repris et relu par Sahel Tribune.

25 juin 2021 1 comment
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Des civils tues dans le centre du Mali
Sécurité

Crises sécuritaire et politique : aux gouvernements, rappel de la Coalition citoyenne pour le Sahel

by Sahel Tribune 25 juin 2021
written by Sahel Tribune 8 minutes read

La Coalition citoyenne pour le Sahel rappelle, dans une déclaration commune publiée le 24 juin, aux gouvernements leurs engagements en matière de protection des civils et de lutte contre l’impunité. Crises sécuritaire et politique. Droits de l’Homme.

À l’occasion du Conseil européen, qui se tient du 24 au 25 juin à Bruxelles, vingt-sept (27) dirigeants de l’Union européenne sont réunis pour discuter de la situation sociopolitique et sécuritaire préoccupante au Mali après le deuxième coup de force du 26 mai dernier.

À cet effet, vingt-six (26) organisations ouest-africaines et internationales, membres de la Coalition citoyenne pour le Sahel, ont publié, sur leur plate-forme numérique, hier 24 juin 2021, une déclaration commune. Celle-ci consiste à faire un état de « la rapide dégradation de la situation » sécuritaire et politique au Sahel, au moment où la France annonce déjà une réorganisation de sa présence militaire dans cette zone stratégique d’Afrique.

Aux gouvernements, ces 26 organisations lancent un rappel à leurs engagements.  Et les invitent, par la même déclaration, à agir encore mieux et efficacement contre l’impunité pour assurer la protection des civils, mais aussi de « revisiter l’esprit qui sous-entend, les relations de partenariat ».

Saheltribune.com diffuse ici, avec l’accord de la Coalition, leur déclaration intégrale. Le titre et les intertitres sont de notre rédaction comme les lignes ci-haut ainsi que certains hyperliens. Bonne lecture.

Préoccupation et condamnation ferme

Coalition citoyenne pour le Sahel, représentée par les organisations de la société civile sahélienne et internationale soussignées, est profondément préoccupée par la rapide dégradation de la situation dans la région du Sahel, marquée par une recrudescence des actes de violence contre les civils et par deux changements de pouvoir non constitutionnels en l’espace de quelques semaines au Tchad et au Mali. 

Nous condamnons avec la plus grande fermeté la multiplication des attaques de groupes armés, dont ceux dits de « djihadistes », contre les populations civiles dans la région des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont fait plus de 500 morts depuis le début de l’année 2021. Nous nous inclinons devant la mémoire des 140 victimes des massacres de Solhan et de Tadaryat survenus les 4 et 5 juin 2021 au Burkina Faso. Nous rendons également hommage, notamment, aux plus des 300 civils, dont de nombreux enfants, femmes et personnes âgées, tués dans des attaques indiscriminées de grande ampleur contre leurs villages en janvier et en mars dans les régions de Tillabéri et de Tahoua, au Niger. 

« Réelles difficultés »

Ces tragiques événements démontrent une nouvelle fois que les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, notamment, éprouvent de réelles difficultés à assumer leur responsabilité de protéger leurs populations. L’annonce d’un «sursaut civil et politique » par les chefs d’État du G5 Sahel et leurs partenaires internationaux lors d’un sommet à N’Djamena en février 2021 avait pourtant suscité une lueur d’espoir. Nous avions salué des engagements nouveaux des dirigeants de la région en matière de protection des civils, de respect des droits humains, de lutte contre l’impunité et de respect de l’État de droit. Depuis, nous avons malheureusement observé d’inquiétants reculs. 

Deux des cinq pays du G5 Sahel ont connu, à quelques semaines d’écart, des coups d’État institutionnels, le Tchad en avril et le Mali en mai (le deuxième en neuf mois). L’indulgence dont ont fait preuve à cet égard l’Union africaine (au sujet du Tchad) et la CEDEAO (à propos de Mali), au mépris non seulement de leurs pratiques habituelles, mais surtout du respect des dispositions et des sanctions prévues par leurs textes et mécanismes, nous préoccupe profondément. Nous appelons les institutions africaines à faire preuve d’un leadership fondé sur le strict respect de l’État de droit et des principes de gouvernance démocratique. 

Dans ce contexte, la décision du président français Emmanuel Macron de mettre fin à l’Opération Barkhane au Sahel, bien que son contenu reste à préciser, pourrait représenter une étape importante vers le changement d’approche que réclame la Coalition citoyenne pour le Sahel. C’est en effet pour nous la reconnaissance du constat établi dans notre rapport « Sahel : Ce qui doit changer » : la réponse principalement militaire, notamment l’approche contre-terroriste, ne permet pas de répondre de manière efficace à la crise multidimensionnelle que traverse le Sahel.

Lutter contre l’impunité

Nous demandons aux gouvernements des pays sahéliens de saisir cette occasion pour placer la protection des civils au cœur d’une approche renouvelée, en suivant les recommandations spécifiques, basées sur les indicateurs mesurables que nous avons présentés en avril 2021. Cela passe notamment par une tolérance zéro à l’égard des violations graves des droits humains commises dans la région, quels qu’en soient les auteurs. 

À ce sujet, nous sommes profondément préoccupés par une disposition spécifique du statut des « Forces spéciales » nouvellement créées au Burkina Faso, qui prévoit qu’elles « ne peuvent être poursuivies pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions ». Cette mesure contredit les propres engagements des chefs d’État de la région en matière de lutte contre l’impunité au sein de leurs forces armées. Aucune des forces de défense et de sécurité présentes au Sahel ne doit faire l’objet d’un statut spécifique qui les exonèrerait de leurs responsabilités en cas d’exaction. Pour nos organisations, la lutte contre l’impunité est un élément crucial pour stabiliser la région et restaurer la confiance des populations en l’état.

« Revisiter l’esprit qui sous-tend les relations »

Enfin, l’annonce d’un reformatage de la présence française au Sahel présente une double opportunité pour les partenaires internationaux, d’une part celle de revisiter l’esprit qui sous-tend les relations de partenariat pour privilégier les attentes et priorités exprimées par les populations sahéliennes et, d’autre part, celle de procéder à une courageuse révision en profondeur de leurs interventions en réponse à la crise. Si cela devait simplement se traduire par le renforcement de la Task force européenne Takuba (à laquelle très peu d’États européens ont encore contribué) ou par l’extension du mandat de la mission de formation de l’Union européenne EUTM (dont les résultats sont limités à ce jour), avec pour seule priorité la conduite d’opérations contre-terroristes, ce serait une occasion manquée, aux dépens des communautés sahéliennes qui continuent à faire face à une insécurité croissante. 

Les acteurs internationaux, dont la France, l’Union européenne et les États-Unis, doivent soutenir et accompagner les efforts en faveur d’une meilleure protection des civils et d’une lutte effective contre l’impunité afin de rendre justice aux innombrables victimes de ces violences. Ils doivent également user de leur influence auprès des gouvernements de la zone sahélo-sahélienne pour garantir le respect de l’État de droit et des principes de gouvernance transparente et démocratique. 

Organisations signataires : 

Organisations ouest-africaines  

  1. African Security Sector Network (ASSN) 
  2. AfrikaJom Center 
  3. Association des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement (AFARD) — Mali 
  4. Association des Juristes Maliennes — Mali 
  5. Association Malienne des Droits de l’Homme — Mali 
  6. Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (ANDDH) 
  7. Association pour la Protection Féminine de Gaoua (APFG) 
  8. Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) — Burkina Faso 
  9. Institut Malien de Recherche Action pour la Paix (IMPRAP) — Mali 
  10. Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) — Burkina Faso 
  11. Observatoire Kisal  
  12. Organisation pour de Nouvelles Initiatives en Développement et Santé (ONIDS) — Burkina Faso 
  13. Réseau de Réflexion Stratégique sur la Sécurité au Sahel (2r3s) 
  14. Réseau Nigérien pour la gestion non violente des conflits (Réseau GENOVICO) — Niger 
  15. Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie, et le Développement (REPPAD) — Niger 
  16. Wathi  
  17. West Africa Network for Peacebuilding (WANEP) – Burkina Faso

Organisations Internationales

  1. CARE International 
  2. CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement)  
  3. Fédération Internationale des Droits humains (FIDH) 
  4. Global Centre for the Responsibility to Protect (GCR2P) 
  5. Médecins du Monde
  6. Oxfam International
  7. Plan International 
  8. Saferworld  
  9. Search for Common Ground (SFCG)
25 juin 2021 0 comments
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Guillaume Soro
Politique

Côte d’Ivoire : condamné à perpétuité, Guillaume Soro déterminé à poursuivre son combat

by Bakary FOMBA 24 juin 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour « atteinte à la sûreté de l’État », en lien avec des faits commis remontant en 2019, l’ancien Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, a été condamné, ce mercredi 23 juin, à la prison à vie par le Tribunal criminel d’Abidjan. Soro déclare être déterminé à poursuire son combat.

Exilé en France depuis 2019, il est reproché à Guillaume Soro, ex-Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne,  d’avoir fomenté, avec ses partisans, une « insurrection civile et militaire ». Cette insurrection, selon la justice ivoirienne, vise  à renverser le pouvoir exécutif  lors de son retour en Côte d’Ivoire, en décembre 2019. Il est condamné à la prison à vie. Et plusieurs de ses partisans, ayant comparu lors du procès entamé le 19 mai dernier, sont également condamnés à 20 ans de prison. On retrouve parmi eux son avocate — Afousiatou Bamba ; son directeur de Protocole — « Soul to Soul » et les militaires de sa garde rapprochée.

Conviction renforcée

Aussi, le Tribunal criminel d’Abidjan a-t-il ordonné, en même temps, la dissolution du mouvement politique et citoyen ivoirien — « Génération et Peuples solidaires (GPS) » —dont Guillaume  Soro est le Président. Suite à cette dissolution prononcée par le Tribunal, G. Soro a fait une déclaration sur son compte Facebook. Dans cette déclaration, il dénonce l’attitude du régime actuel de Ouattara de vouloir lui « écarter définitivement du jeu politique » ivoirien. « Il n’est caché à personne que le but ultime de ce procès est de porter un coup d’arrêt au projet politique dont je suis porteur et de m’écarter définitivement du jeu politique en Côte d’Ivoire », déclare-t-il. Avant d’ajouter que « ce procès aura démontré, une fois de plus, la compromission de l’appareil judiciaire ivoirien et sa soumission volontaire aux diktats de l’Exécutif. »

Toutefois, l’ex-Premier ministre ivoirien, sous Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara et ancien Président de l’Assemblée nationale, semble déterminé à aller jusqu’au bout de cette affaire. « Ces verdicts viennent renforcer ma conviction qu’il faut se battre courageusement et sans faiblesse contre la captation de l’État ivoirien et la mise sous tutelle de toutes ses institutions », fait-il savoir dans sa déclaration du mercredi dernier. Soro est toujours en exil en France depuis fin 2019.

Bakary Fomba

24 juin 2021 0 comments
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Harcèlement sexuel au travail
Sécurité

Droits des travailleurs : entrée en vigueur du premier traité international contre violence et harcèlement sexuel

by Bakary FOMBA 24 juin 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour mieux lutter contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde professionnel, l’Organisation internationale du Travail (OIT) vient d’annoncer, le lundi dernier, l’entrée en vigueur du premier traité international sur ces phénomènes.

Dans une étude, parue en 2018, 40 % de femmes-cadres sont celles qui ont été victimes de harcèlement sexuel. Ce phénomène, dans les entreprises et les administrations, n’épargne apparemment ni les chefs d’entreprise, ni les personnes à la recherche d’emploi. Les femmes, âgées de 50 à 64, seraient les plus exposées à cette violence dans les entreprises.

Dans sa tâche de contribuer à diminuer ce phénomène répandu, l’Organisation internationale du travail (OIT) a annoncé le lundi dernier, l’entrée en vigueur du premier traité international sur la violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail, le 25 juin 2021. Et cela, deux ans après son adoption par la Conférence internationale du Travail (CIT).

Phénomène à éradiquer

« La convention n° 190 appelle les États membres de l’OIT à éradiquer du monde du travail la violence et le harcèlement sous toutes leurs formes », a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, en lançant une campagne consistant à promouvoir la ratification et la mise en œuvre de cette Convention.

Ainsi, la violence et le harcèlement sexuel se présentent comme des phénomènes mettant en cause le respect de la dignité humaine dans le secteur professionnel. Dans le monde du travail, signale l’OIT, violences et harcèlement sexuel  prennent des formes diverses et entrainent, par conséquent, des dommages physiques, psychologiques, sexuels et économiques.

Cette Convention reconnait donc le droit de chacun à un monde du travail « exempt de violence et de harcèlement ». Elle se veut offrir également un cadre d’action commun.

M. Ryder « exhorte [ainsi] les pays à ratifier la convention et à contribuer à bâtir, avec les employeurs, les travailleurs et leurs organisations, une vie professionnelle digne, sûre et saine pour tous ».

Pour marquer l’entrée en vigueur de ce tout premier traité, l’OIT a lancé une campagne mondiale, allant du 21 au 25 juin 2021. Cette campagne vise à appeler les États à renouveler leur engagement à ratifier et mettre en œuvre la Convention.

Bakary Fomba

24 juin 2021 0 comments
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Manifestation anti-française
Opinion

[Tribune] Mali : au-delà des théories du complot, tenir tête aux véritables maux

by Sahel Tribune 24 juin 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Président de l’Association politique « En Avant », Abdoulaye dit Allaye Koïta soulève, dans cette tribune, la « source » des maux dont souffre le Mali. Monsieur Koïta indique aussi des pistes de sortie de crise et invite à aller au-delà des théories du complot pour tenir tête à ces maux.

Après soixante ans d’indépendance, le Mali peine toujours à sortir de la misère. De nombreux Maliens n’ont pas accès à l’eau potable, et l’électricité demeure encore un luxe pour bon nombre de Maliens. Nombreux sont ceux qui peinent à avoir les trois repas quotidiens. À ces problèmes de bien-être,  se greffent l’insalubrité. Nos rues étaient plus propres en 1958 qu’aujourd’hui.  

« Prendre des décisions et agir »

Pour expliquer ces problèmes, nombreux sont ceux qui tombent dans des théories du complot. Certains accusent la France ; d’autres, la dépendance de notre monnaie à l’Euro. Je ne nie pas ces affirmations, mais je les trouve très insignifiantes pour expliquer nos maux. Les problèmes fondamentaux qui nous maintiennent dans ce sous-développement sont plutôt la corruption, le vol, le népotisme, le clientélisme, le détournement, etc. Et tant qu’on n’aura pas trouvé une solution à ces maux, difficile d’espérer à un développement durable.

Pour une résolution durable de ces maux, nous n’avons besoin ni de tambours ni de trompètes, mais juste de courage politique et d’actions patriotiques. Prendre des décisions et agir, sans attendre.

Traque aux dilapidateurs

Tout l’argent volé par les acteurs de corruption, vol, népotisme, clientélisme, détournement,  entre autres, est investi, pour la plupart, dans l’immobilier. Pourquoi ne donc pas créer un fichier permettant d’enregistrer tous les biens immobiliers et mobiliers du Mali avec les noms, prénoms, date de naissance des propriétaires, mais aussi de la date d’acquisition de ces immobiliers, etc. ; avant de procéder à la traque des auteurs de ces maux. À travers ce fichier et des critères de recherche bien mûris, on pourrait trouver tous les immeubles qui appartiennent aux dilapidateurs.

La création de ce fichier devra alors être suivie par la mise en place d’une commission pour vérifier l’identité des dilapidateurs, qui ont plusieurs immeubles. Et examiner leurs revenus et saisir la justice. Ce fichier permettra également de mieux voir l’impôt sur le revenu foncier payé par les propriétaires.

Avec une réelle volonté politique, ce travail est réalisable en trois mois. Grâce à cette mesure, les recettes fiscales vont augmenter. Il sera possible de mettre une option d’impôts payés pour toutes les immobilisations. Les propriétaires qui ne pourront pas justifier leurs revenus seront expropriés et condamnés. Le chemin conduisant au « Mali Kura » passe par la transparence aussi.


Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

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