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Halima, victime de mine
A la UneSécurité

Mali : Halima, une résilience à toute épreuve

by Sahel Tribune 9 avril 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Lorsque les armes retentissent, certaines causent des ravages plus dévastateurs que d’autres. Parmi elles figurent les engins explosifs improvisés (EEI). Invisibles et insoupçonnés, ils frappent sans distinction, semant la mort, la désolation, de lourdes séquelles physiques et des traumatismes psychologiques.

Face à cette menace, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’efforce de limiter les souffrances qu’ils infligent. Malgré des efforts constants, les EEI demeurent une menace bien réelle, qui exige une prévention et une sensibilisation sans relâche.

En 2025, 405 civils ont été touchés par des engins explosifs, dont 229 personnes tuées et 176 blessées, selon les acteurs du Groupe de travail de lutte antimines humanitaire (GTLAMH). Derrière ces chiffres se cachent des vies bouleversées, des familles endeuillées et des personnes en quête de reconstruction, comme Halima*.

« J’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »

Halima*, une jeune femme de 18 ans, fait partie des nombreuses victimes de ces armes meurtrières. Elle venait tout juste d’obtenir son baccalauréat et rêvait de devenir avocate. Pour finaliser son inscription à l’université, elle avait besoin d’une copie de la pièce d’identité de ses parents. Cette formalité l’a poussée à entreprendre un voyage de Bamako vers une ville de la région de Sikasso, où réside sa famille. Au cours de ce trajet en bus, sa vie a brusquement basculé.

« Je me souviens qu’il était 15 heures lorsque l’accident s’est produit. J’étais assise à l’arrière du bus quand une explosion a retenti. Un instant plus tard, mon corps était écrasé contre le bitume brûlant. La douleur était insoutenable. Baignant dans mon sang, j’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »

À l’arrivée des secours, Halima a été transportée à l’hôpital régional de Sikasso dans un état critique. Le diagnostic médical était sans appel : elle avait perdu une grande quantité de sang et son rythme cardiaque avait dangereusement ralenti. Elle devait être opérée en urgence.

Après plusieurs heures d’intervention, Halima est sortie du bloc opératoire vivante, mais amputée des deux jambes.

« Au bloc, notre priorité est d’abord de sauver la vie du patient en utilisant les techniques de chirurgie de guerre. Ensuite seulement viennent les membres et leurs fonctions. Toute l’équipe était profondément peinée par la décision de l’amputer, mais c’était cela ou la perdre », se souvient le Dr Terna Traoré, chirurgien orthopédiste-traumatologue à l’hôpital de Sikasso.

Une nouvelle vie après l’épreuve

« Quand on m’a annoncé l’accident, je suis restée paralysée par la peur. J’ai eu si peur de perdre ma fille. Alors, je n’ai pu que prier et confier son sort à Dieu », raconte Maimouna*, la mère de Halima.
À des kilomètres du lieu du drame, Maimouna n’a pu rejoindre sa fille à l’hôpital que le lendemain. Même si ces retrouvailles n’avaient rien de celles qu’elle avait espérées, elle ne peut qu’être reconnaissante que Halima soit encore en vie.

« Au moment où je l’ai vue allongée dans ce lit, j’ai été submergée par l’émotion. Mais c’est Halima qui m’a réconfortée. Elle aurait pu mourir, mais elle est là, en vie. Halima est incroyablement forte et courageuse », confie Maimouna, le regard débordant d’émotion.

Après un mois de soins hospitaliers et d’accompagnement psychologique, Halima a été transférée à Bamako par le CICR, au Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), pour la suite de sa prise en charge. Dans cette structure nationale soutenue par le CICR depuis 1996, elle a reçu des prothèses et a commencé des séances de rééducation.

« Dès son arrivée, Halima a fait preuve d’une détermination exceptionnelle à se relever et à avancer. Nous avons mis en place pour elle un programme sur mesure, avec un appareillage adapté, de la physiothérapie pour renforcer son corps, et un soutien psychologique pour l’aider à surmonter cette épreuve », explique Ana Rodrigues, responsable du programme de réadaptation physique du CICR.

Grâce à son courage et à l’accompagnement du CICR, Halima a bénéficié d’un suivi régulier. Ses prothèses sont ajustées au fil de ses progrès, et une attention particulière est portée à sa réintégration à l’école, dans sa famille et dans la société.

« Nous ne cherchions pas seulement à lui donner des prothèses, mais à lui permettre de retrouver son autonomie et de reprendre une vie aussi normale que possible », conclut Ana.

Aujourd’hui, malgré les traumatismes, Halima se remet peu à peu et réapprend à marcher grâce à ses prothèses. Elle gagne progressivement en autonomie et se prépare avec impatience à entamer des études de droit, financées par le CICR.

« Mes ambitions et ma détermination n’ont pas changé. Je vais retourner à l’école, obtenir mon diplôme et passer le concours pour devenir avocate », confie-t-elle.

Pour Halima, cet incident, loin d’être une fatalité, est devenu une expérience. Un coup du sort qui l’a rendue plus forte et plus déterminée. Elle reste positive et se tient prête à reprendre pleinement sa vie et à poursuivre ses rêves.

Que dit le droit international humanitaire (DIH) à propos des engins explosifs ?L’usage des engins explosifs n’est pas interdit en tant que tel par le DIH, mais leur utilisation est soumise au respect des principes régissant la conduite des hostilités, notamment la distinction, la précaution et la proportionnalité. Cela implique notamment de :prendre des mesures pour protéger la population civile contre les risques et les effets des engins explosifs, pendant les combats comme après leur cessation ; prendre en compte, dans l’évaluation de la proportionnalité d’une attaque, le risque que ces engins n’explosent pas au moment de l’impact, ainsi que les effets indirects de la contamination par les armes sur la vie et la santé des civils ; procéder à la localisation, au marquage, à la surveillance et à la dépollution des zones affectées, et veiller à ce que les civils soient dûment informés de l’emplacement de ces zones et des risques associés. Leur mode opératoire ainsi que leur emplacement ne doivent donc pas causer de dommages civils excessifs ni entraver l’accès aux services essentiels.Que fait le CICR pour prévenir les incidents dus aux engins explosifs et assister les victimes ?L’action du CICR s’inscrit dans la promotion du respect des règles de la guerre, la sensibilisation des communautés aux risques liés aux engins explosifs et le soutien aux victimes, à travers la prise en charge médicale d’urgence, l’accompagnement psychologique, la réadaptation physique et l’assistance économique permettant aux victimes les plus vulnérables de retrouver leur autonomie.En 2025, plus de 6 000 porteurs d’armes ont été sensibilisés aux principes du DIH, plus de 500 personnes ont été informées des risques liés aux engins explosifs, plus de 150 victimes des EEI ont bénéficié d’une prise en charge médicale, y compris de réadaptation physique.Dans le cadre de sa collaboration avec le ministère de la Santé, le CICR renforce les compétences des professionnels de santé travaillant dans les zones touchées par le conflit, notamment en chirurgie de guerre. En 2025, ces initiatives ont été considérablement renforcées, y compris dans des zones comme Sikasso, où le CICR n’est pas directement opérationnel.

*Halima est un prénom d’emprunt.

9 avril 2026 0 comments
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Culture tombouctienne
A la UneSeko ni Donko

Mali : le gouvernement lance « Malidenya », un projet pour raviver les valeurs nationales

by Sahel Tribune 8 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, ce mercredi 8 avril 2026, l’exécutif malien a été informé du lancement du projet « Malidenya », une initiative culturelle visant à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs sociétales au cœur du processus de refondation.

Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la période 2026-2027 « année de l’éducation et de la culture ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ». Mais aussi il s’agit d’engager « un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain », pour une « prospérité partagée ».

Identité visuelle et valeurs nationales au centre du projet

Dans la dynamique de cette valorisation culturelle, le Conseil des ministres, réuni le mercredi 8 avril 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a pris acte de la mise en œuvre d’une inititative majeure : le projet « Malidenya ». Porté par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ce programme s’inscrit en effet, dans la dynamique de valorisation des fondements culturels maliens.

Selon les autorités, « Malidenya » ambitionne de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques. Le projet prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali. Ce projet est « conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne », lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres. 

Au-delà de l’aspect visuel, l’initiative vise à raviver la fibre patriotique chez les citoyens, en encourageant une appropriation collective des repères culturels et historiques du pays.

Une offensive médiatique autour du « Maaya » et du « Dambé »

Le projet inclut également la conception d’un programme radio-télévisé consacré à la diffusion des valeurs sociétales maliennes. À travers cette plateforme, les autorités entendent promouvoir les principes du « Maaya » – qui renvoie aux valeurs humaines de solidarité et de vivre-ensemble – et du « Dambé », symbole de dignité et d’honneur. Cette approche médiatique traduit la volonté de toucher un large public, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par des mutations sociales et culturelles profondes.

En toile de fond, « Malidenya » s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la cohésion nationale. Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. « La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre. », stipule l’article 64 de la Charte.  

Le projet « Malidenya » est donc un instrument de mobilisation collective, visant à réaffirmer une identité commune et à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et par ricochet de restauration d’une paix durable.

A.D

8 avril 2026 0 comments
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Idrissa Bakary Diarra, DG INPS en tournée de proximité
A la UnePolitique

Idrissa Bakary Diarra, DG de l’INPS : « Faire plus avec moins, telle est notre équation »

by Sahel Tribune 8 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après sa nomination à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Idrissa Bakary Diarra engage une tournée de terrain pour prendre la mesure des défis opérationnels. Entre difficultés techniques, contraintes budgétaires et enjeux de mobilisation interne, le nouveau directeur général affiche une méthode de proximité, d’écoute et de recherche de solutions concrètes.

Le Directeur général de l’INPS, Idrissa Bakary Diarra, a entamé, mercredi 8 avril 2026, une série de visites au sein des agences principales de Bamako. L’objectif d’aller au contact direct des agents et mieux appréhender les réalités quotidiennes du service public de la sécurité sociale.

Accompagné de ses proches collaborateurs, le patron de l’INPS — nommé fin 2025 — s’est successivement rendu à l’agence principale de la commune I, dirigée par Sory Ibrahim Diarra, puis à celle de la commune II, sous la responsabilité de Karim Diakité, précise l’institution sur sa page Facebook.

Après un accueil protocolaire, la délégation a visité les différentes divisions techniques, où les responsables ont exposé sans détour les contraintes liées aux ressources humaines, aux équipements et aux conditions de travail.

Des défis structurels persistants

Les échanges ont rapidement mis en lumière plusieurs difficultés majeures. À l’agence principale de la commune II, les agents ont notamment évoqué des pannes informatiques récurrentes, un manque d’espace face à des effectifs en hausse, ainsi que des difficultés dans le recouvrement des cotisations sociales auprès de certains employeurs.

Pour Karim Diakité, cette visite constitue « une véritable source de motivation » pour les équipes, confrontées à des contraintes opérationnelles croissantes.

Face à ces constats, Idrissa Bakary Diarra a souligné l’importance du rôle des agences dans le fonctionnement global de l’institution : « L’INPS, ce n’est pas seulement la Direction générale ; ce sont aussi les agences et les régions. Sans vous, nous ne sommes rien », a-t-il déclaré.

Réorganisation interne et reprise annoncée de l’assurance volontaire

Parmi les points saillants de cette tournée, le Directeur général a salué l’initiative de redéploiement interne observée dans certaines agences, notamment en commune II, où les agents du Service Assurance volontaire ont été affectés à d’autres tâches. Il a, à cette occasion, annoncé la levée prochaine de la suspension de ce service, une mesure attendue qui devrait intervenir « dans les prochaines semaines ».

Dans un contexte de contraintes financières, le DG a appelé à une gestion plus efficiente des ressources disponibles. « L’équation aujourd’hui, c’est : comment faire plus avec moins », a-t-il lancé, exhortant les agents à privilégier la rigueur, l’engagement et l’esprit d’équipe.

Rejetant toute logique de division interne, il a invité les agents à « rejoindre le camp de ceux qui travaillent avec dignité », tout en soulignant la nécessité de renforcer la cohésion au sein de l’institution.

Apaisement social et dialogue avec les partenaires

Souhaitant rassurer le personnel, Idrissa Bakary Diarra a affirmé qu’aucun licenciement n’était envisagé, ni de nouvelles vagues de recrutement à court terme. L’objectif, selon lui, est d’optimiser la gestion des effectifs existants et de garantir un accès équitable aux avantages sociaux.

Il a également indiqué que les syndicats seront associés aux réflexions en cours, dans une logique de dialogue social renforcé.

Prenant la parole, le conseiller technique Bouna Ayad a, de son côté, exhorté les agents à contribuer à l’amélioration de l’image de l’institution : « Faisons en sorte que l’on parle désormais de l’INPS en bien », a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité individuelle de chaque agent.

À travers cette tournée, le nouveau Directeur général entend imprimer un style de gouvernance axé sur l’écoute et la proximité. Une approche qui vise à restaurer la confiance interne et à améliorer la performance d’une institution clé du système de protection sociale malien.

Oumarou Diarra 

8 avril 2026 0 comments
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Ligue de football de Bamako
A la UneSport

Ligue de Football de Bamako : Issa Sidibé réélu, la crise électorale continue

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Ligue de football du District de Bamako vient de connaître une nouvelle élection, marquée par la reconduction d’Issa Sidibé à sa présidence. Avec 23 voix contre 9 pour son adversaire Abdallah Baby, le président sortant conserve son poste et affirme sa légitimité. Ce résultat, net sur le plan des chiffres, lui confère une autorité renforcée, mais ne suffit pas à apaiser les tensions qui entourent la gouvernance du football local.

Cette reprise du scrutin avait été imposée par la Commission d’appel, après l’annulation du vote précédent. L’objectif affiché était de corriger les irrégularités dénoncées et de rétablir la confiance des acteurs. Pourtant, les mêmes critiques refont surface. Les partisans d’Abdallah Baby estiment que les conditions d’équité n’ont pas été respectées, ce qui fragilise la portée démocratique de cette victoire et entretient un climat de contestation durable.

Une victoire nette mais contestée

La question du vote des clubs professionnels reste au centre des débats. Trois clubs favorables à Abdallah Baby ont été écartés, conformément à une décision de la Commission d’appel, tandis que sept autres, réputés proches d’Issa Sidibé, ont pu participer. Ce déséquilibre nourrit les soupçons d’un processus biaisé et relance le débat sur la neutralité des instances électorales, censées garantir une compétition ouverte et transparente.

La Commission électorale, déjà fragilisée, a vu sa crédibilité encore entamée par l’absence de deux de ses membres clés, dont son président. Cette absence, lourde de conséquences, alimente les doutes sur la rigueur juridique du processus. D’autant que ces magistrats avaient refusé de signer une précédente décision annulée par la Commission d’appel, accentuant la perception d’un organe divisé et incapable d’assurer une supervision impartiale.

Une Commission électorale fragilisée

Les contestations se sont également cristallisées autour du remplacement de délégués de clubs comme l’USFAS et l’AS Réal de Bamako. Cette pratique est jugée contraire aux règles établies, puisque la circulaire du 31 mars stipulait que les mandats déjà validés devaient rester en vigueur. Ce manquement renforce l’idée d’un processus électoral où les règles sont appliquées de manière sélective, au détriment de la transparence et de la confiance.

Dans ce climat tendu, la victoire d’Issa Sidibé, bien que nette sur le plan arithmétique, apparaît fragilisée par les contestations. Le président réélu a affirmé respecter les règles démocratiques, tout en estimant que les recours n’étaient pas nécessaires. Mais cette position peine à convaincre, car les irrégularités constatées donnent l’impression d’un scrutin verrouillé, où la transparence et l’équité sont reléguées au second plan.

Une légitimité fragilisée

La Ligue de Bamako se retrouve ainsi au cœur d’une crise prolongée. L’accumulation de manquements et de contestations laisse présager de nouveaux recours devant la Commission d’appel. Loin d’apaiser les tensions, cette élection pourrait prolonger une instabilité institutionnelle qui affaiblit la crédibilité du football local. Les acteurs, déjà divisés, risquent de voir leur confiance dans les instances s’éroder davantage.

Au-delà des résultats, c’est la gouvernance du football régional qui est en jeu. La répétition des irrégularités et l’absence de garanties solides posent la question de la capacité des institutions sportives à organiser des scrutins crédibles. Tant que cette confiance ne sera pas restaurée, chaque élection risque de devenir un terrain de contestation, prolongeant une crise qui fragilise durablement la cohésion du football malien.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 avril 2026 0 comments
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Première session du comité interministériel de gestion des crises et catastrophes
A la UneSécurité

Bamako face aux inondations : un plan de prévention de plus de 4 milliards FCFA pour l’hivernage 2026

by Chiencoro 7 avril 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’approche de l’hivernage 2026, le gouvernement malien enclenche une nouvelle phase de préparation face aux risques d’inondations. Réuni en comité interministériel, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a présenté un plan de prévention ambitieux, couplé à des mesures concrètes d’assainissement urbain dans le district de Bamako.

Réuni pour sa première session, le comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné deux documents stratégiques : le plan de prévention pour l’hivernage 2026 et une note relative à la libération des servitudes et des lits des marigots, ainsi qu’à la campagne de curage des collecteurs et caniveaux dans le district de Bamako.

Une stratégie articulée autour de quatre axes

Élaboré par le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ce plan s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire la vulnérabilité des populations face aux catastrophes naturelles, explique la primature.

Selon les explications fournies par le directeur du CECOGEC, la stratégie repose sur quatre axes complémentaires. Le premier concerne la coordination et la gouvernance, afin de garantir une action collective efficace entre les différents acteurs. Le deuxième axe met l’accent sur les mesures anticipatoires, notamment à travers des actions de sensibilisation des communautés locales. Le troisième porte sur la gestion des crises et l’assistance humanitaire, avec le pré-positionnement de kits d’urgence et l’aménagement de sites d’accueil. Enfin, le quatrième axe introduit une innovation majeure en ciblant la protection des écoles et la résilience du système éducatif face aux catastrophes.

Le budget prévisionnel du plan est estimé à 4,071 milliards de francs CFA, avec une dizaine d’objectifs opérationnels à atteindre.

Bamako : avancées et défis dans l’assainissement urbain

Parallèlement, une note présentée par le ministère en charge de l’Urbanisme fait le point sur les opérations de libération des servitudes et des lits des marigots. Sur les 11 marigots recensés dans le district de Bamako, cinq ont déjà été libérés, représentant un linéaire total de 40,6 kilomètres, soit un taux d’exécution de 55,54 %.

S’agissant de la campagne de curage prévue pour 2026, elle portera sur 241 kilomètres de caniveaux et 85 kilomètres de collecteurs, traduisant l’ampleur des travaux d’assainissement engagés pour limiter les risques d’inondation.

Un pilotage renforcé au sommet de l’État

Le Premier ministre a salué la qualité des documents soumis par les ministères concernés, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination rigoureuse. Il a annoncé que le comité de crise se réunira deux fois par mois en amont de l’hivernage, avant l’activation du CECOGEC en mode opérationnel.

À travers ce dispositif, les autorités maliennes entendent passer d’une logique de réaction à une approche proactive fondée sur l’anticipation et la résilience. Dans un contexte marqué par la récurrence des inondations, l’efficacité de ce plan sera déterminante pour la protection des populations et des infrastructures urbaines.

Chiencoro Diarra 

7 avril 2026 0 comments
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Responsabilité numérique
ActuOpinion

Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? 

by Mikailou Cissé 7 avril 2026
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.

Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.

Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.

Désinformation et économie de l’influence

Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.
Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.

Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.

Faut-il limiter l’existence numérique ?

La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.

Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.

Vers une éthique de la citoyenneté numérique

Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.

Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.
Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.

Repenser le rapport au vrai

Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.

En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.
La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?

Mikaïlou Cissé

7 avril 2026 0 comments
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56ᵉ session du Conseil d’administration de l'Office du Niger
A la UneÉconomie

Mali : l’Office du Niger veut changer d’échelle et s’imposer comme un agropole continental

by Sahel Tribune 7 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cœur de la stratégie de souveraineté alimentaire du Mali, l’Office du Niger affiche ses ambitions de transformation structurelle. Lors de la 56ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue à Bamako, ses responsables ont dressé un bilan contrasté de l’année 2024 tout en réaffirmant une vision ambitieuse : faire de cette zone agricole un véritable agropole de référence à l’échelle continentale.

Réuni le 7 avril à Bamako, le conseil d’administration de l’Office du Niger a affiché l’ambition de transformer cette vaste zone agricole en véritable pôle agro-industriel de référence en Afrique de l’Ouest. Malgré des performances globalement solides en 2024, l’institution fait face à des contraintes structurelles persistantes, entre déficit de financements, fragilité sécuritaire et limites d’infrastructures.

Une ambition d’agropole à l’horizon 2063

Présidant la 56e session du conseil d’administration, le PDG, Samba Bocary Tounkara, a mis l’accent sur la nécessité de « faire de l’Office du Niger un agropole majeur », capable de structurer durablement les filières agricoles stratégiques. Riz, canne à sucre, oignon, élevage ou encore pisciculture doivent constituer les piliers de cette transformation, à laquelle s’ajoute désormais le blé, introduit pour répondre à une demande nationale croissante.

Avec un potentiel estimé à plus de 2,4 millions d’hectares, dont près de 1,45 million irrigables par gravité, la zone Office du Niger apparaît comme l’un des leviers essentiels de la souveraineté alimentaire du Mali. Cette ambition s’inscrit dans la vision stratégique nationale à long terme, notamment la stratégie « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la SNEDD 2024-2033.

Pour concrétiser cette trajectoire, deux outils structurants sont en cours de finalisation : la Stratégie de développement global à l’horizon 2063 (SDG-ON 2063) et le Plan d’action pour le renouveau (PAR-ON), destinés à impulser une transformation structurelle du modèle agricole.

Des performances solides, mais contrastées

Sur le plan opérationnel, la campagne agricole 2024-2025 est jugée globalement satisfaisante. La superficie exploitée a atteint près de 132 000 hectares, soit plus de 92 % des objectifs, en progression par rapport à la campagne précédente.

La production de riz paddy s’est établie à plus de 773 000 tonnes, en hausse de plus de 22 000 tonnes. Le rendement moyen, autour de 5,86 tonnes par hectare, reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions. Ces résultats ont été favorisés par une pluviométrie favorable et une meilleure disponibilité de l’eau.

En revanche, les performances apparaissent plus mitigées dans les autres segments. Le maraîchage affiche un taux de réalisation d’environ 70 %, tandis que la diversification agricole plafonne à un peu plus de 55 %. Une situation en partie liée au recentrage des producteurs sur le riz de contre-saison, jugé plus rentable dans un contexte incertain.

Des contraintes structurelles persistantes

Malgré ces résultats encourageants, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement de l’Office du Niger. Parmi eux : l’accès tardif aux engrais subventionnés, le manque de main-d’œuvre et d’équipements agricoles, ainsi que l’entretien insuffisant des infrastructures hydrauliques.

La question du financement demeure également centrale. Sur les 5,5 milliards de FCFA attendus, l’État n’a mobilisé que 45,44 % des ressources prévues en 2024, avec un unique décaissement partiel en fin d’année. À l’inverse, la redevance-eau affiche un taux de recouvrement élevé, supérieur à 92 %, traduisant une relative efficacité dans la mobilisation des ressources internes.

Sur le plan financier, l’établissement reste globalement stable, avec un chiffre d’affaires de 7,63 milliards de FCFA et un résultat net bénéficiaire, bien que modeste, de 9,35 millions de FCFA.

Partenariats et sécurité, conditions du décollage

Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le PDG a souligné le rôle déterminant des Forces armées maliennes dans la stabilisation de la zone, condition indispensable à la poursuite des activités agricoles. Il a également salué l’appui des partenaires internationaux, notamment la coopération allemande, qui finance le projet d’irrigation de N’Débougou IV à hauteur de 26 milliards de FCFA, et la coopération néerlandaise à travers le projet PRODEAU.

Au-delà des chiffres, cette 56e session confirme le rôle stratégique de l’Office du Niger dans la politique agricole malienne. Dans un pays où la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur, la transformation de cette zone en agropole intégré constituera un tournant décisif.

Mais entre ambitions affichées et contraintes structurelles, la réussite de ce pari dépendra d’une mobilisation accrue des ressources, d’une meilleure gouvernance et d’une stabilisation durable des zones de production.

Oumarou Fomba 

7 avril 2026 0 comments
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