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Orchestre régional de Taoudeni
A la UneSeko ni Donko

Culture malienne : comment rester soi-même dans un monde globalisé ?

by Sahel Tribune 8 mai 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Carrefour millénaire des civilisations sahéliennes, le Mali fait face à une équation délicate : comment rester soi-même tout en s’ouvrant à un monde qui ne vous attend pas ?

À Bamako, sur la rive gauche du fleuve Niger, le griot Seydou Camara récite depuis l’aube les généalogies de sa communauté. Quelques rues plus loin, un jeune Malien suit une formation en ligne depuis son téléphone, connecté à un serveur situé à des milliers de kilomètres. Ces deux images, si elles peuvent paraître antinomiques, résument pourtant toute la complexité de ce que vit aujourd’hui la société malienne : une civilisation d’une profondeur extraordinaire, soudainement projetée dans l’accélération du monde contemporain.

Car le Mali n’est pas un pays ordinaire. Héritier de l’empire du Mali et de l’empire songhay — dont Tombouctou fut la capitale intellectuelle rayonnant de ses madrasas jusqu’en Europe —, il porte en lui une mémoire longue, structurée, vivante. Les langues — bambara, peul, dogon, soninké, songhai — ne sont pas de simples idiomes : elles sont des architectures du monde, des systèmes de valeurs transmises dans les proverbes, les contes, les cérémonies.

La mondialisation, un miroir à double face

L’arrivée massive des technologies numériques, des plateformes de divertissement et des modèles économiques importés a bouleversé les équilibres culturels en quelques décennies à peine. La musique urbaine malienne, héritière de la kora et du balafon, côtoie désormais le rap en bambara, l’afrobeats et les algorithmes de Spotify. Ce syncrétisme est parfois fertile — il a donné naissance à des artistes reconnus mondialement comme Oumou Sangaré ou Salif Keïta — mais il peut aussi diluer, par sédimentation progressive, ce qui fait la singularité profonde d’une civilisation.

La problématique n’est pas nouvelle : toute culture vivante est le produit de métissages successifs. Tombouctou elle-même n’était grande que parce qu’elle était un carrefour. Mais la mondialisation néolibérale actuelle présente une particularité : elle ne propose pas un échange entre égaux. Elle impose des standards, des esthétiques, des logiques économiques qui réduisent la diversité culturelle au rang de folklore consommable.

L’éducation, première ligne de résistance

Face à ces pressions, plusieurs leviers s’offrent aux sociétés maliennes. Le premier, et sans doute le plus structurant, est celui de l’éducation. Depuis plusieurs années, des expériences pédagogiques innovantes tentent de réconcilier les savoirs académiques avec les épistémologies locales. Des écoles communautaires intègrent l’enseignement en langues nationales aux côtés du français. Des chercheurs maliens numériques, depuis Bamako ou la diaspora, travaillent à archiver les manuscrits de Tombouctou, dont beaucoup restent encore inédits. 

Aussi faut-il souligner l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta de décréter la période 2026-2027, « année de l’éducation et de la culture » afin « d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain, condition première de la prospérité partagée », a déclaré le président de la transition tout en soulignant que l’ambition est de former « un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ».  2025 avait été consacrée « année de la culture ».

Outre cela, la constitution du 22 juillet 2023 réserve aux langues nationales du Mali le statut de langue officielle alors que le français est relégué uniquement au rang de langue de travail. Ce n’est pas tout. Il convient de souligner également le programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) qui vise la revalorisation de la culture malienne à travers l’éducation. 

Selon le président Goïta, la culture est le « pilier de l’identité nationale ». Elle devait continuer à être valorisée et intégrée dans les programmes éducatifs afin de consolider la cohésion sociale et la souveraineté culturelle. « La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté », a indiqué le Président de la transition, en invitant le Gouvernement à poursuivre et intensifier la revitalisation culturelle dans toutes les régions du pays. 

Ces initiatives, souvent fragiles faute de financements stables, témoignent d’une vitalité intellectuelle réelle. Elles montrent qu’il est possible de penser la transmission sans muséification : non pas conserver le passé comme une relique, mais le rendre actif, opérant, capable de dialogue avec le présent.

Repère. Les manuscrits de Tombouctou. On estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de manuscrits islamiques et scientifiques conservés à Tombouctou, couvrant mathématiques, astronomie, médecine et droit. Après les destructions commises par des groupes armés en 2012, une course contre la montre s’est engagée pour les numériser. Le projet Ahmed Baba, soutenu par l’UNESCO, en a sauvegardé une partie — mais de nombreux textes restent encore vulnérables.

Préserver sans s’isoler : le défi de la souveraineté culturelle

L’équation posée est donc celle de la souveraineté culturelle : comment affirmer sa propre grammaire du monde sans tomber dans le repli identitaire ? Car les deux dangers sont réels. D’un côté, l’absorption passive par une mondialisation qui homogénéise. De l’autre, le refuge dans un essentialisme figé qui fétichise le passé et ferme les portes au monde.

La réponse que tentent de construire nombre d’intellectuels, d’artistes et d’acteurs de terrain maliens passe par un mot d’ordre simple mais exigeant : participer sans se dissoudre. Diffuser sa musique sur les plateformes mondiales sans abandonner les modes de transmission orale. Utiliser les réseaux sociaux pour faire vivre les langues nationales plutôt que pour les supplanter. Intégrer les outils numériques dans les pratiques artisanales sans en effacer la logique propre.

Certains pays ont tracé des voies utiles à cet égard. Le Maroc, le Sénégal ou encore le Ghana ont développé des politiques culturelles ambitieuses articulant promotion internationale et ancrage local. Le Mali, malgré les crises politiques qui l’ont secoué ces dernières années, conserve un tissu associatif et artistique d’une remarquable résilience.

La diaspora, pont ou fossé ?

Dans cette équation, la diaspora malienne — l’une des plus importantes d’Afrique subsaharienne, présente en France, en Italie, aux États-Unis — joue un rôle ambivalent. Elle représente à la fois un vecteur de diffusion culturelle vers l’extérieur et un relais de réinterprétation des identités. Les secondes générations, souvent écartelées entre deux appartenances, inventent des formes hybrides qui peuvent enrichir autant que brouiller.

Mais la diaspora est aussi une ressource économique et intellectuelle considérable. Les transferts de fonds qu’elle envoie dépassent souvent l’aide publique au développement. Et les projets culturels qu’elle finance — associations, labels de musique, maisons d’édition — participent d’une économie culturelle malienne transnationale encore en construction.

Au fond, la question de l’identité culturelle malienne face à la mondialisation n’est pas une question de survie au sens strict. La culture malienne, portée par ses griots, ses artisans, ses écrivains, ses musiciens, ses philosophes, a traversé bien des tempêtes. Ce qu’elle réclame aujourd’hui, c’est moins une protection qu’une juste reconnaissance : celle d’une civilisation qui n’a rien à envier à personne, et qui mérite d’entrer dans le concert mondial non comme objet d’exotisme, mais comme sujet de sa propre histoire. C’est tout le sens du projet Malidenya, porté par le ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. 

Oumarou Fomba 

8 mai 2026 0 comments
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Mamou Daffé à la Rencontre d’échange et d’information
Actu

Bamako : les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme mobilisés pour la cohésion nationale après les attaques du 25 avril

by Ibrahim Kalifa Djitteye 7 mai 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La Salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce jeudi 7 mai 2026, une rencontre d’échange et d’information avec les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme, suite aux attaques coordonnées du 25 avril. Présidée par le ministre Mamou Daffé, cette initiative a marqué une étape importante dans la mobilisation nationale face aux défis sécuritaires.  

Cette rencontre, organisée par le ministère, avait pour objectif de sensibiliser les professionnels des secteurs concernés sur leur rôle dans la consolidation de la cohésion sociale et la promotion des valeurs citoyennes. Elle a permis de partager des informations fiables sur la situation actuelle du pays, de rassurer les participants et de rappeler que la résilience nationale est un pilier essentiel pour surmonter les épreuves.  

Les Pionniers à la Rencontre d’échange et d’information
Les Pionniers à la rencontre d’échange et d’information, le 7 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une rencontre pour renforcer la cohésion sociale

Les représentants des différents secteurs ont insisté sur la nécessité de soutenir les forces armées maliennes. Ils ont rappelé que la vigilance citoyenne et la transmission d’informations aux autorités sont des conditions indispensables pour renforcer la sécurité collective. Ils ont aussi mis en garde contre les amalgames et la justice populaire, rappelant que la désinformation est une arme de guerre.  

Le ministre Mamou Daffé a délivré un message fort au nom du gouvernement, affirmant que « l’État est debout, l’État agit, l’État veille ». Il a exhorté les participants à ne pas céder à la peur, à sensibiliser leurs proches et à défendre la patrie. Pour lui, la culture est une arme de résistance qui protège l’identité et le patrimoine du Mali, et doit être au cœur de la lutte contre l’effacement des valeurs.  

Un message de résistance et de mobilisation culturelle

La cérémonie a été ponctuée par des hommages et des moments artistiques, notamment une interprétation musicale dédiée au feu général Sadio Camara. Ces instants symboliques ont renforcé le message central : le Mali doit rester uni face aux menaces. La présence des acteurs a été saluée comme une preuve de patriotisme et un signal fort adressé à la République.  

Au-delà des discours, cette rencontre a permis de recueillir les contributions et observations des participants. Les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme ont exprimé leur volonté de s’engager dans la mobilisation nationale. Ils ont rappelé que leurs secteurs ne sont pas seulement économiques, mais aussi porteurs de valeurs et de traditions capables de renforcer la cohésion sociale.  

Rencontre d’échange et d’information
Les participants à la rencontre d’échange et d’information, le 7 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La culture comme pilier de résilience nationale

Le ministre a insisté sur le fait que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité pour préserver l’identité nationale. Il a souligné que les grandes nations se forgent dans la douleur et que le Mali doit transformer ses épreuves en force collective. Selon lui, la mobilisation des acteurs culturels et artisanaux est une preuve que le pays reste debout et résilient.  

Cette rencontre a également mis en lumière l’importance de la communication et de la vigilance. Le ministre a rappelé que des numéros verts existent pour transmettre les informations aux autorités et éviter les rumeurs. Il a exhorté les participants à être des relais de confiance dans leurs communautés, afin de renforcer la sécurité et la cohésion nationale.  

Une volonté commune de soutien aux forces armées

Les représentants des différents secteurs ont montré une volonté commune de soutenir les forces armées et les autorités. Ils ont insisté sur la nécessité de rester unis et de ne pas céder aux divisions. Cette rencontre a ainsi renforcé l’idée que la lutte contre le terrorisme est un combat collectif, qui dépasse les frontières des communautés et des professions.  

Le ministre a profité de l’occasion pour annoncer une grande mobilisation prévue le samedi 9 mai au stade Mamadou Konaté. Cet événement vise à soutenir les forces armées et à montrer au monde entier que le Mali demeure uni et indivisible. Il a invité les citoyens à participer massivement à cette initiative, considérée comme un acte de patriotisme et de solidarité nationale. 

Une plateforme citoyenne pour un Mali résilient

Cette rencontre a donc été bien plus qu’un simple échange d’informations. Elle a constitué une plateforme de mobilisation citoyenne, un espace de dialogue et de sensibilisation, et un appel à la responsabilité collective. Elle a montré que les secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme sont des piliers essentiels dans la construction d’un Mali résilient et souverain. 

Cette initiative a rappelé que la lutte contre le terrorisme ne peut être gagnée que par l’unité et la solidarité. Les acteurs présents ont réaffirmé leur engagement à soutenir les forces armées et à défendre la patrie. Le ministre Mamou Daffé a conclu sur une note d’espoir, appelant chacun à œuvrer ensemble pour un Mali apaisé, résilient et souverain.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

7 mai 2026 0 comments
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Doumbia Mariam Tangara
A la UneClimat et environnement

Mali : le gouvernement lance un concours inter-écoles pour promouvoir l’hygiène et l’assainissement

by Chiencoro 7 mai 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Réuni en Conseil des ministres le 6 mai 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a annoncé le lancement d’un concours inter-écoles dédié à la promotion de la salubrité, de l’hygiène et de l’assainissement dans plusieurs académies de la capitale.

Portée par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’assainissement, mais aussi des activités de l’Année de l’Éducation et de la Culture décrétée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.

Former des citoyens responsables dès l’école

Placée sous le thème « L’école, creuset de citoyens responsables pour un cadre de vie propre et sain », l’opération concernera les établissements scolaires relevant des académies d’enseignement de Bamako, Kalabancoro et Kati.

L’objectif affiché est double : sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux et encourager l’adoption de comportements durables face aux défis persistants liés à l’insalubrité des espaces scolaires et urbains.

À travers cette compétition, les autorités entendent faire de l’école un levier de transformation sociale, en inculquant dès le plus jeune âge des réflexes liés à l’hygiène, à la propreté et à la préservation du cadre de vie.

Une réponse aux défis urbains

Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et des difficultés structurelles en matière de gestion des déchets, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de sensibilisation des populations.

Les établissements scolaires sont ainsi appelés à devenir des espaces pilotes, capables d’impulser des changements de comportements au-delà de leurs murs, notamment au sein des familles et des communautés.

Un lancement imminent à Bamako

Selon les autorités, le lancement officiel de la phase opérationnelle du concours est prévu le 7 mai 2026 à Bamako. Cette première étape devrait ouvrir la voie à une mobilisation progressive des établissements scolaires, avec l’ambition d’inscrire durablement la question de l’assainissement dans les pratiques éducatives.

Au-delà de la compétition, le gouvernement mise sur une dynamique collective où l’éducation environnementale devient un pilier de la citoyenneté et du développement durable au Mali.

Chiencoro Diarra 

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Bassirou DIomaye Faye, président de la République du Sénégal.
A la UneÉconomie

Sénégal : stratégie énergétique face à la hausse du pétrole et réforme de la SENELEC

by Chiencoro 7 mai 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Confronté à la flambée des prix du pétrole, le Sénégal accélère sa stratégie énergétique : valorisation du gaz, transition renouvelable et réforme du secteur électrique. 

Lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026, le gouvernement sénégalais a placé la question énergétique au cœur de ses priorités, dans un contexte international marqué par une nouvelle flambée des prix du pétrole. Entre vulnérabilité structurelle et ambitions de souveraineté, Dakar entend adapter sa stratégie pour contenir les effets d’un choc extérieur aux répercussions multiples.

La situation au Moyen-Orient, caractérisée par une instabilité persistante, a entraîné une hausse significative des cours du baril sur les marchés internationaux. Pour le Sénégal, importateur net d’hydrocarbures, les conséquences sont immédiates.

Le Premier ministre a ainsi mis en avant une série d’impacts directs : dégradation de la balance commerciale, pression accrue sur les finances publiques, hausse des coûts de production dans les secteurs clés et risque d’inflation sur les prix à la consommation. Autant de facteurs susceptibles d’affecter durablement la stabilité économique du pays.

Vers une doctrine énergétique fondée sur la souveraineté

Face à ces défis, l’exécutif sénégalais privilégie une approche stratégique articulée autour de plusieurs axes. En premier lieu, l’accélération de la valorisation des ressources gazières nationales, alors que le pays s’apprête à entrer pleinement dans l’ère de la production énergétique.

Le gouvernement mise également sur la maîtrise de la demande énergétique, la diversification du mix énergétique et le développement des énergies renouvelables. À cela s’ajoute la mise en place d’un « bouclier énergétique » destiné à protéger les secteurs les plus vulnérables ainsi que le pouvoir d’achat des ménages.

Dans cette logique, les autorités ont insisté sur la nécessité de renforcer la veille géopolitique, de diversifier les sources d’approvisionnement et d’adapter le cadre fiscal pour mieux amortir les chocs externes.

SENELEC au cœur des réformes

Au-delà des réponses conjoncturelles, le gouvernement entend également s’attaquer aux défis structurels du secteur de l’électricité. Le Premier ministre a ainsi appelé à un renforcement du pilotage stratégique et de la performance opérationnelle de la SENELEC.

Un Conseil interministériel dédié au secteur sera prochainement organisé afin d’évaluer sa soutenabilité financière et ses perspectives de développement. En amont, une note de cadrage devra être élaborée sous 30 jours par le ministère de l’Énergie.

Assainissement financier et exigences de performance

Dans le même temps, une évaluation approfondie des engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur électrique a été instruite. Objectif : définir une trajectoire compatible avec les contraintes budgétaires tout en garantissant la viabilité du système.

De son côté, la SENELEC devra soumettre un plan de performance couvrant les dimensions technique, commerciale, financière et organisationnelle. La Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie contribuera à l’analyse des équilibres économiques et à l’évaluation des mécanismes tarifaires.

Un tournant énergétique décisif

Cette séquence intervient à un moment charnière pour le Sénégal, engagé dans une transformation de son modèle énergétique. Entre pressions extérieures et ambitions internes, le pays cherche à concilier souveraineté énergétique, stabilité macroéconomique et transition écologique.

Dans un environnement international incertain, la capacité de Dakar à anticiper et à structurer sa réponse pourrait s’avérer déterminante pour sa trajectoire économique à moyen terme.

Chiencoro Diarra 

7 mai 2026 0 comments
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Andry Rajoelina
A la UnePolitique

Madagascar : la justice face à l’ombre d’Andry Rajoelina

by Sahel Tribune 7 mai 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À Madagascar, les autorités envisagent la mise en accusation de l’ex-président Andry Rajoelina. Entre justice, politique et transition, les interrogations demeurent.

L’ancien président malgache Andry Rajoelina, renversé en octobre 2025 et aujourd’hui exilé à Dubaï, se trouve à nouveau au cœur de l’actualité politique de Madagascar. Les nouvelles autorités semblent déterminées à engager des poursuites judiciaires à son encontre, dans un contexte où la question de la responsabilité des anciens dirigeants s’impose comme l’un des marqueurs de la transition politique.

La mise en accusation de l’ancien président inscrite à l’ordre du jour

Mardi 5 mai, à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a tenu des propos sans ambiguïté sur l’avenir judiciaire de l’ancien chef de l’État. Depuis décembre dernier, une plainte déposée par le mouvement Gen Z devant l’Assemblée nationale vise Andry Rajoelina pour des soupçons de détournements de fonds, des dépenses publiques controversées et des décisions jugées contestables dans la gestion de la crise du Covid-19.

Selon la Garde des sceaux, l’ex-président pourrait prochainement être amené à répondre devant la justice. « J’ai demandé au président de l’Assemblée nationale si la mise en accusation de l’ancien président de la République est inscrite à l’ordre du jour. Il a répondu oui », a-t-elle indiqué, ajoutant que le gouvernement souhaite que cette procédure intervienne dès les premières semaines de la session parlementaire.

L’usurpation de la nationalité malgache

Dans le système institutionnel malgache, le vote de la mise en accusation par l’Assemblée nationale constitue en effet une étape préalable obligatoire avant toute saisine de la Haute Cour de justice, seule juridiction compétente pour juger un ancien chef de l’État. Cette procédure exceptionnelle souligne la gravité des accusations portées contre l’ex-dirigeant.

Toutefois, les autorités semblent déjà envisager une alternative en cas d’échec du vote parlementaire. Fanirisoa Ernaivo a ainsi évoqué l’existence d’un « plan B », précisant que d’autres recours pourraient être envisagés. « Si la mise en accusation n’aboutit pas, nous trouverons d’autres voies, puisque l’ancien président ne possède pas la nationalité malgache et qu’il aurait également usurpé le titre de président de la République », a-t-elle affirmé.

Influencer la perception de l’État de droit dans la Grande Île

Ces déclarations soulèvent néanmoins plusieurs interrogations dans les milieux politiques et juridiques. Certains observateurs s’interrogent sur la cohérence de la démarche gouvernementale. Si les autorités contestent la qualité d’ancien président d’Andry Rajoelina, pourquoi privilégier la procédure de la Haute Cour de justice, précisément réservée aux chefs d’État ? À l’inverse, si cette qualité est reconnue, pourquoi évoquer l’hypothèse d’une absence de nationalité malgache ou d’une usurpation de fonction ?

D’autres juristes estiment qu’une voie judiciaire classique aurait pu être envisagée, par l’intermédiaire du parquet, avec l’ouverture d’une enquête pénale de droit commun assortie, le cas échéant, d’un mandat d’arrêt international. Pour l’heure, ces questions demeurent sans réponse.

Au-delà du cas personnel d’Andry Rajoelina, cette séquence révèle les tensions qui traversent la transition politique malgache. Entre volonté de rendre des comptes et impératif de stabilité institutionnelle, les nouvelles autorités avancent sur une ligne étroite. La manière dont cette affaire sera traitée pourrait durablement influencer la perception de l’État de droit dans la Grande Île.

Oumarou Fomba

7 mai 2026 0 comments
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commandant Djibrila Maïga
A la UneSécurité

Le commandant Djibrila Maïga : « La population doit éviter toute forme de justice populaire »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 mai 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le sous-directeur des relations publiques des armées, le commandant Djibrila Maïga, a animé ce mercredi 6 mai 2026 un point de presse à la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). Cette rencontre visait à présenter la riposte des Forces armées maliennes (FAMa) après les attaques coordonnées du 25 avril, tout en informant l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire actuelle.

Les assauts simultanés sur Bamako et plusieurs régions du pays ont été décrits comme une tentative globale de déstabilisation. Les FAMa ont neutralisé des véhicules kamikazes visant des hautes autorités, démontrant leur professionnalisme et leur capacité de réaction. Le commandement a insisté sur la gravité de cette offensive, soutenue par des relais internes et des sponsors externes, qui cherchait à fragiliser l’État dans un contexte de tension accrue. 

Riposte militaire face aux attaques

La riposte militaire a été immédiate et massive. Le bilan opérationnel fait état de plusieurs centaines de terroristes neutralisés, ainsi que de nombreux matériels récupérés ou détruits, notamment des véhicules et des motos. Cette réponse énergique illustre la détermination des FAMa à protéger le territoire national et à empêcher toute tentative de déstabilisation durable. Le message transmis est celui d’une armée prête à défendre la souveraineté du pays.

Concernant les groupes armés terroristes, le commandant Maïga a précisé : « Ils sont actuellement en déroute, soumis à une pression constante. Nos frappes aériennes ciblées et nos reconnaissances offensives au sol les empêchent de se réorganiser. La surveillance accrue réduit leurs marges de manœuvre et affaiblit leurs capacités ». A Kidal, un réajustement du dispositif militaire a été opéré, tandis que le poste stratégique de Labbezanga a été rétabli.  

Vigilance renforcée sur les axes

Malgré ces succès, le commandement reste vigilant. Des tentatives de réorganisation et des infiltrations sont surveillées de près. Sur le plan économique, l’armée s’attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l’approvisionnement. Les routes Ouéléssebougou-Bougouni et Ségou-Bamako sont désormais praticables, tandis que des opérations se poursuivent vers Kayes et Kita. Un effort particulier est porté sur le carburant, avec l’arrivée de plus de 850 camions-citernes à Bamako sous protection militaire.

Un volet important du point de presse a concerné la cohésion nationale. « Seules les FAMa sont habilitées à identifier les suspects. La population doit éviter toute forme de justice populaire et privilégier la collaboration avec les autorités. Le centre d’appel Démésso est là pour renforcer la confiance et la coopération », a rappelé le commandant Maïga qui a insisté sur le fait que ce dispositif vise à consolider la relation entre citoyens et forces de défense.  

Responsabilité citoyenne face aux menaces

Le commandant Maïga a également lancé un appel à la responsabilité des citoyens et des médias. Il a demandé d’éviter la diffusion de propagande ou d’images sensibles sur les réseaux sociaux, rappelant que l’ennemi peut utiliser des tenues militaires pour tromper la population. La DIRPA a insisté sur le fait qu’il n’existe au Mali que des groupes armés terroristes, et non des rebelles indépendantistes, afin de clarifier le discours public.

Dans cette guerre de l’information, la cohésion nationale est présentée comme le rempart ultime aux côtés des FAMa. Le message est clair : la lutte contre le terrorisme ne se limite pas aux opérations militaires, mais implique aussi la vigilance citoyenne et la responsabilité médiatique. Les autorités entendent ainsi consolider l’unité nationale face aux menaces persistantes et renforcer la résilience collective du pays.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Alassane Ouattara
En temps réelPolitique

CEI dissoute : reboot électoral en Côte d’Ivoire 

by Sahel Tribune 6 mai 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 6 mai, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une institution au cœur de l’organisation des scrutins depuis plus de deux décennies. Une décision majeure qui intervient dans un contexte politique marqué par des critiques récurrentes sur la crédibilité des processus électoraux.

À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé la mesure, précisant qu’elle « ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques ». Les contours de cette future instance n’ont toutefois pas été détaillés, mais elle devrait être placée sous l’égide directe de l’administration, selon plusieurs sources concordantes.

Une réforme présentée comme nécessaire

Dans un message publié sur le réseau social X, le président Alassane Ouattara a justifié cette décision par la nécessité de renforcer la confiance dans le système électoral. Il a rappelé que la CEI avait organisé « plusieurs cycles électoraux » au cours des vingt-cinq dernières années, tout en reconnaissant que ces processus avaient « suscité des critiques et des réserves à diverses occasions ».

La Commission Électorale Indépendante a organisé, au cours des vingt-cinq dernières années, plusieurs cycles électoraux. Si des avancées notables ont été enregistrées, ces processus ont, à diverses occasions, suscité des critiques et des réserves à l’endroit de cette institution.… pic.twitter.com/YqhfGRgNbf

— Alassane Ouattara (@AOuattara_PRCI) May 6, 2026

Pour le chef de l’État, la dissolution de l’institution s’inscrit dans « un souci constant de consolidation de la démocratie » et vise à mettre en place un dispositif « capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés ».

Une institution régulièrement contestée

Créée pour assurer l’indépendance et la transparence des élections, la CEI a souvent été au centre de tensions politiques en Côte d’Ivoire. Opposition et société civile ont régulièrement dénoncé sa composition et son fonctionnement, jugés trop favorables au pouvoir en place.

Les différentes échéances électorales, notamment la présidentielle de 2010 et celles qui ont suivi, ont illustré les fragilités du système, alimentant des crises politiques parfois violentes.

Vers une administration électorale sous contrôle étatique ?

La perspective d’un nouvel organe placé sous l’autorité directe de l’administration suscite déjà des interrogations. Si le gouvernement promet un mécanisme plus efficace et consensuel, certains observateurs redoutent un recul de l’indépendance dans l’organisation des élections.

Dans un pays où les scrutins restent des moments de forte tension, cette réforme demeure un pari politique risqué. Elle pourrait, selon ses promoteurs, refonder la confiance électorale, ou au contraire raviver les suspicions si les garanties d’impartialité ne sont pas clairement établies.

Un enjeu clé pour la stabilité politique

À l’approche de futures échéances électorales, la réforme du système électoral constitue un test majeur pour les autorités ivoiriennes. La crédibilité du nouveau dispositif sera déterminante pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles contestations.

Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette refonte et la capacité du futur organe à répondre aux attentes d’un paysage politique profondément marqué par les crises électorales passées.

Oumarou Fomba 

6 mai 2026 0 comments
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