Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
lundi,18 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Des élèves
ÉducationExclusif

École malienne : rentrée effective dans plusieurs établissements, mais les parents craignent

by Bakary FOMBA 2 novembre 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, la rentrée scolaire a eu lieu, lundi 1er novembre. A Bamako, Sahel Tribune a constaté que cette rentrée des classes a été effective dans plusieurs établissements, mais certains parents craignent pour la couleur de la nouvelle année scolaire.

L’annonce de la rentrée scolaire avait suscité une vive inquiétude chez les parents d’élèves et les autorités. Pour cause, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 avait menacé de boycotter la rentrée scolaire pour l’application de l’article 39. Mais ils ont fini par décider de rentrer dans les classes en posant bien évidemment des conditions. Cette décision est accueillie comme un ouf de soulagement chez les élèves et parents d’élèves.

Depuis 7 h du matin, on pouvait apercevoir dans les rues de Bamako, au bords de routes, dans les Sotrama (véhicules de transport commun), des enfants portant des sacs dans le dos ; d’autres encore, les mains remplies de fournitures scolaires. Dans une atmosphère de joie, les élèves maliens ont retrouvé les classes ce 1er novembre 2021. Cette reprise des cours concerne les élèves des écoles fondamentales, secondaires, techniques et professionnelles.

Partagés entre joie et crainte

Durant ce premier jour de la rentrée des classes, on pouvait lire un sentiment de joie dans la cour des établissements scolaires. Administrateurs scolaires, élèves, tous étaient contents de reprendre le chemin de l’école. Même si certains restent pessimistes quant aux perturbations qui pourraient survenir au cours de l’année. Si la rentrée scolaire de l’année dernière avait été marquée par la pandémie de Covid-19, celle de cette année est plutôt sous menace d’une perturbation de l’année

« Je suis content que la rentrée des classes ait lieu aujourd’hui. Je souhaite qu’il n’y ait pas de perturbations au cours de l’année », laisse entendre Mariam Sangaré, élève du 2e cycle A du groupe scolaire Mamadou Kounta de Kalaban-Coro, quartier du sud-est du district de Bamako. Dans ce Groupe Scolaire, composé de 4 premiers cycles, de 3 seconds cycles et d’un Centre de Développement de la Petite Enfance (CDPE), les enseignants et les élèves ont marqué leur présence ce lundi matin, même s’il n’y a pas eu grand-chose, puisque c’est le premier jour de la rentrée. Ils sont cependant partagés entre joie et crainte.

Mesures draconiennes

Pour rappel, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont posé des conditions à cette rentrée scolaire. Suite aux conditions posées par les enseignants, nombreux sont les parents d’élèves qui s’inquiètent des grèves intempestives qui pourraient menacer l’année scolaire. Ceux-ci demandent aux deux parties de trouver un consensus . « C’est inquiétant pour tout parent et acteur de l’école. Ces mesures des syndicats montrent à suffisance qu’ils ne vont pas travailler jusqu’à l’application de l’article 39 », s’indigne M. Diarra, directeur d’une école privée de Kabala. Ce doyen à la retraite déplore le fait que les syndicats demandent à leurs militantes et militants de ne pas « prendre les doubles divisions et vacations, étant donné que cela existe ».

Dans sa lettre circulaire n°019, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont en effet instruit à leurs militantes et militants, d’appliquer des mesures draconiennes qui prennent effet, selon ladite correspondance, dès le premier jour de la rentrée. Il s’agit : de la non évaluation, la non prise des classes à double division, la non prise des classes à double vacation, la non prise des écoles à classe unique (ECU) ; la non prise des heures supplémentaires ; la non prise des classes à effectif dépassant 50 élèves. Ces mesures rendront énormément le travail difficile dans plusieurs établissements publics dans la mesure où rares sont ces écoles où l’effectif est au dessous de 50 élèves. Aussi, est-ce à travers les doubles division et vacation que la plupart des écoles fondamentales maliennes fonctionnent. Le gouvernement gagnerait à trouver une issue favorable avec les enseignants. Toute chose qui permettra de préserver cette nouvelle année, de perturbations.

Bakary Fomba

2 novembre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Couverture de mon Beau métier
ExclusifSeko ni Donko

Livre : « Mon beau métier » ou l’éloge de la fonction enseignante ?

by Bakary FOMBA 1 novembre 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Douze ans après sa retraite de l’enseignement, l’ancien conseiller pédagogique Amadou Sidibé vient de publier un livre aux éditions La Sahélienne. Son ouvrage Mon beau métier, paru en octobre dernier, est un véritable appel à la jeune génération.

C’est le témoignage d’un routier de l’enseignement qui exprime son cri de cœur face aux maux qui minent l’éducation dans son pays.Malgré tant d’années de service loyal rendu à la nation, Amadou Sidibé estime que sa mission est encore loin de se terminer s’il ne laisse pas d’autres traces. « Le métier que j’ai aimé tant, je ne peux pas quand même aller dans l’autre monde sans laisser de trace [écrite] », se justifie-t-ilpour expliquer son objectif en publiant cet ouvrage. Cette parution dans Collection 50 Voix de La Sahélienne survient dans une période de crise éducative dans le pays, faut-il le rappeler.

Par devoir moral, M. Amadou Sidibé a donc entrepris un tel projet d’écriture pour servir d’outil de sensibilisation et de pédagogie pour les jeunes enseignants qui, pour lui, sont en train de « bouder » le beau et noble métier qu’est l’enseignement.

Preuve de passion

On découvre au fil des 63 pages que l’ancien conseiller pédagogique des Maths et Sciences n’a pas choisi le titre Mon beau métier pour juste le faire vendre. « La matière avec laquelle l’enseignant travaille est un enfant », écrit-il. Ce dernier étant beau, « celui qui exerce ce métier a une mission capitale de modeler l’enfant qui est notre devenir ».

L’auteur livre un merveilleux témoignage sur son « beau métier ». Preuve de toute la passion qu’il a eue pour cette fonction. Une passion qui touche également les arts, la culture, le sport et les voyages. Toute chose qui prouve qu’un enseignant est un éternel insatisfait, toujours avide de connaissances. Une passion motivée par l’influence de ses instructeurs.

Système éducatif malade

Malgré toute la noblesse de cette fonction enseignante, l’école malienne est confrontée à maintes difficultés remontant jusqu’à la fermeture des écoles de formation (IPEG) et des Écoles Normales Secondaires. Cette situation a, par conséquent, entraîné la « banalisation de la fonction des enseignants ». Les effectifs pléthoriques dans les salles de classe, la difficile atteinte des objectifs pédagogiques sont des maux que déplore l’auteur.

M. Sidibé ne se contente pas d’étaler les maux de l’école malienne. Mon beau métier est aussi un ouvrage de proposition de pistes de sortie de crise. L’auteur exhorte les décideurs politiques à penser à une meilleure intégration des langues nationales dans le médium d’enseignement. « Le message pédagogique est [ainsi] mieux perçu et l’apprentissage se fait aisément ». Pour une éducation de qualité au Mali, M. Sidibé livre des recettes aux décideurs politiques et acteurs de l’éducation.

Bakary Fomba

1 novembre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
6ème rapport du GIEC sur le climat
Climat et environnement

[Analyse] Environnement : à quand l’impact réel de la COP contre le réchauffement climatique ?

by Chiencoro 1 novembre 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

A Glasgow, en Écosse, se tient du 1er au 12 novembre la vingt-sixième Conférence des Nations unies sur le climat. Dans cette analyse, Sahel Tribune plaide pour un impact encore plus réel de la Conférence des Parties (COP) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Malgré l’Accord de Paris sur le climat, en 2015, et les différentes rencontres qui ont continué à marquer la lutte contre le changement climatique, la situation de la planète Terre ne cesse d’inquiéter. Les conférences sur le climat (COP) se succèdent, les rapports d’alerte s’entassent. Mais le monde peine toujours à se mettre à l’abri des effets du dérèglement climatique.

Bien que la situation soit alarmante, les grands pollueurs — grandes puissances mondiales — ne semblent pas véritablement s’alarmer tous face à ce phénomène. Dont les effets sont beaucoup plus manifestes de nos jours. Les plus durement éprouvés demeurent les pays en voie de développement, lesquels sont d’ailleurs les moins pollueurs. Dans des pays comme au Sahel, victimes déjà des conflits politico-sécuritaires entraînant un véritable sous-développement, difficile de faire face aux frais de l’adaptation climatique. Ce qui laisse transparaître une inégalité béante entre pays riches et ceux pauvres.

Mouvement de protestation

Sans une assistance accrue aux pays en voie de développement, — l’adoption et l’application d’autres mesures « punissant » les grands pollueurs — tous les efforts risquent d’être vains. Cette situation fâche et, par conséquent, donne lieu à des mouvements de protestation sur le continent. À Dakar, le samedi 23 octobre, des Sénégalaises ont marché pour réclamer une « justice climatique ». À l’occasion, Mme Nadia Dia, co-organisatrice de la marche, a révélé à nos confrères d’Euronews leurs motivations : « Nous savons qu’il y aura bientôt ce grand sommet à Glasgow et nous voulons entendre les revendications de femmes qui se sont engagées et qui luttent contre les injustices climatiques ».

Elle s’interroge : « Pourquoi les autres n’arrêtent pas de polluer notre continent ? Nous ne voulons plus de cette pollution ». Son cri de cœur est accompagné par des constats sur les effets du phénomène sur le continent : « Nous n’avons plus de nappes phréatiques. À l’intérieur du pays, les animaux meurent faute d’eau ou le sol est empoisonné. Nous ne pouvons plus faire d’agriculture. Comment voulez-vous qu’on se développe ? »

🇸🇳 A Saint-Louis au Sénégal, une longue muraille noire a fait son apparition sur la plage, particulièrement exposée au phénomène de montée du niveau de la mer, qui ne va faire que s'accentuer avec le réchauffement climatique.

Reportage @MaxxGaye & @AdrienBarbier #AFP pic.twitter.com/bKs92TJsjR

— Agence France-Presse (@afpfr) October 16, 2021

Nouvelle conférence

La vingt-sixième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 26) est accueillie par le Royaume-Uni en partenariat avec l’Italie. Ce Sommet se déroule du 1er au 12 novembre 2021 au Scottish Event Campus (SEC) à Glasgow — au Royaume-Uni. À l’instar de l’Accord de Paris, il s’agit d’une conférence qui constitue « une opportunité cruciale pour réaliser un changement pivot et transformationnel dans la politique et l’action climatiques mondiales ». Les chefs d’État et de gouvernement y devront « engager davantage d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et trouver l’argent promis pour aider les pays en voie de développement à faire face ».

C’est bien d’organiser la Conférence des Parties sur le climat. Cependant, il est encore assez important de veiller à la mise en œuvre stricte des mesures convenues entre les États partis. La solidarité et la coordination que le monde a vues naître sous la pandémie de Covid-19 doivent être prises pour modèle dans la lutte contre ce phénomène.

Les maîtres-mots

Cette lutte contre le dérèglement climatique paraît néanmoins être une tâche assez complexe comme l’est toute œuvre de reconstruction. En Afrique, principalement au Sahel, il est important d’intégrer dans les stratégies de lutte la situation de cette jeunesse désœuvrée, laquelle subit l’effroi du phénomène. En raison des effets drastiques desquels, dans maints secteurs, on assiste à une recrudescence de l’émigration, de la famine et des conflits dits intra ou intercommunautaires.

En rang dispersé ou en ne poursuivant que des intérêts sordides, il sera très difficile de venir à bout du fléau climatique. Il est donc plus qu’urgent que le monde forme un bloc uni autour de la réduction des effets du changement climatique. Sans cette complicité, les Conférences se rallongeront, mais le changement espéré tardera à se concrétiser. Et le monde deviendrait une chaudière en attendant son émiettement. Décider, adopter et mettre en œuvre doivent donc être les maîtres-mots de cette lutte.

Chiencoro

1 novembre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
ÉducationExclusifOpinion

Ecole malienne : une nouvelle rentrée scolaire sans les enfants vivant dans les zones d’insécurité

by Mikailou Cissé 31 octobre 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

A la veille de la rentrée scolaire 2021-2022 au Mali, prévue ce 1er novembre, Mikailou Cissé nous relate ses souvenirs sur les conditions d’étude dans les zones rurales, auxquels s’ajoute le phénomène de l’insécurité en raison de laquelle beaucoup de classes resteront fermées.

La rentrée des classes est un moment de ressouvenir et de méditation. Surtout pour ceux qui ont effectué des études dans des zones agricoles. C’est une période qui coïncide avec la récolte des champs. Un moment crucial pour les cultivateurs, qui se décident difficilement de se débarrasser de leurs travailleurs.

Pourtant, cette rentrée des classes est le seul alibi solide pour les jeunes écoliers de ne pas retourner au champ pendant les sept jours de la semaine en subissant la chaleur torride que dégage le soleil de midi en cette période de l’année, malgré qu’elle coïncide aussi avec la saison froide.

Durant cette période, la tension demeure tendue entre les enfants n’ayant pas été à l’école ou l’ayant abandonnée et ceux fréquentant toujours les bancs. Ils supportent mal que la quasi-totalité des charges des travaux repose sur leurs épaules pendant que leurs frères écoliers ne sont disponibles que pendant les week-ends. De petites jalousies enfantines qui peuvent le plus souvent conduire à des disputes entre des frères dans la même fratrie.

Luxe

Cette période émouvant dans la vie des enfants au village a tendance à devenir un vieux souvenir. Depuis des années déjà, avec l’installation de l’insécurité depuis 2012, beaucoup de villages sont privés d’activités scolaires en raison des fermetures de classes sous la menace des groupes armés.

L’arrivée des militaires au pouvoir, depuis le coup d’État perpétré contre le régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020 et qui avait suscité de l’espoir quant à la résolution de cette crise sécuritaire qui impacte les enfants, commence à dissiper. L’école est en phase de devenir un luxe pour beaucoup d’enfants dans les zones de conflits. Un idéal dont les parents, au niveau de ces localités, n’arrivent plus à offrir à leurs progénitures.

Certains oublieraient même que l’éducation est un droit pour les enfants. Les salles de classe dans ces villages sont finalement devenues des abris pour les animaux, des dortoirs ou des refuges des sans-abris, des bandits. Dans son nouveau rapport sur la situation sécuritaire au Mali, la Commission mouvement de populations (CMP) souligne que la crise dans la région de Ségou, notamment dans le cercle de Niono, a entraîné l’occupation de 28 écoles, 177 salles de classe par des PDI.

D’autres priorités

Pendant ce temps, dans la capitale, au lieu de se pencher sur ce problème qui prend de l’ampleur chaque année, les débats sont plutôt orientés sur les Assises nationales, l’élection présidentielle, la nécessité de dialoguer ou pas avec les djihadistes ou de diversifier les partenaires en matière de lutte contre l’insécurité.

Les villageois quant à eux se sentent délaissés. Les enfants aux travaux de tout genre. Ceux qui ont eu la chance de quitter les villages sont aussi dans de piètres conditions dans les faubourgs des villes sans que cela ne gêne autant.

Mikailou Cissé

31 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Manifestation de Yèrèwolo Debout sur les Remparts
ActuPolitique

Mali : énième manifestion pro-russe à Bamako, la France aux « A bas »

by Sahel Tribune 31 octobre 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Au Mali, le Mouvement Yerewolo Debout sur les remparts a tenu dans l’après-midi du 29 octobre un grand meeting sur la place de l’indépendance à Bamako. A son appel, des milliers de Maliens ont répondu présent pour afficher leur sentiment pro-russe et leur soutien à la prolongation de la transition. La France est envoyée aux « A bas ». Sahel Tribune vous fait revivre cette énième manifestation pro-coopération Mali–Russie en quelques images à travers les pancartes, banderoles, personnalités.

CSDM soutien la transition
CSDM soutient la transition. ©Sagaidou/Sahel Tribune
Manifestation à Bamako pour soutenir la transition
Manifestation à Bamako pour soutenir la transition. ©Sagaidou/Sahel Tribune.
Manifestation à bamako pour demander le départ des forces françaises du Mali.
Manifestation à bamako pour demander le départ des forces françaises du Mali. Sagaidou/Sahel Tribune

Sagaïdou Bilal

31 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO
Actu

Expulsion du Pr. Hamidou Boly : la Cédéao regrette, mais disponible aux côtés du Mali

by Sahel Tribune 29 octobre 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Suite à l’expulsion du Pr. Hamidou Boly, représentant spécial de la Cédéao au Mali, la Commission de l’organisation ouest-africaine exprime, dans un communiqué du 27 octobre, son regret face cette décision du gouvernement qu’elle qualifie d’ « extrême ». Mais elle réaffirme son engagement à accompagner le Mali pour une transition apaisée.

Dans un communiqué du 25 octobre dernier, le Représentant spécial de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Pr. Hamidou Boly, a été déclaré « persona non grata » par le gouvernement malien. Il lui est reproché d’avoir mené des actions qui seraient « incompatibles » avec son statut de diplomate.

Dans une interview accordée à la télévision nationale du Mali, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop a donné des explications sur cette cette décision du gouvernement. Pointant l’ingérence du diplomate de nationalité burkinabè « dans les affaires du pays », il explique que « les diplomates ont une obligation de réserve [et] une obligation d’impartialité [tout] en représentant les intérêts de leur organisation ». Comme indiqué dans le communiqué, M. Diop révèle que « malgré [les] mises en garde » adressées à M. Hamidou Boly et son organisation par le gouvernement, «  l’intéressé  a continué à s’adonner à des activités incompatibles » avec son statut.

Aux dires du ministre Diop, le diplomate avait « engagé avec des groupes, des individus et la société civile — comme du monde politique ou même du monde de la presse — des activités hostiles à la transition et qui ne cadrent pas du tout avec sa mission ».

Décision jugée « extrême »

Toutefois, le ministre Diop a réaffirmé la disponibilité des autorités maliennes de la transition pour le renforcement des relations de bonne coopération avec l’organisation sous-régionale. « Avec la Cédéao, nous souhaitons continuer les relations de bonne coopération [et] de solidarité. […] Nous demandons juste à la CEDEAO de désigner une autre personne qui a conscience des limites de son mandat et nous serons tous disposés à travailler avec cette personne pour faire avancer l’agenda de notre organisation », a-t-il voulu rassurer.

Dans un communiqué du 27 octobre, l’organisation sous-régionale à manifesté son regret au sujet de cette décision de Bamako qu’elle qualifie d’« extrême ».Abuja indique que l’expulsion de son représentant est survenu alors que le processus de son remplacement était déjà engagé.

Toutefois la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) réaffirme, travers le communiqué, son engagement à continuer de « déployer ses efforts pour appuyer une transition réussite et apaisée au Mali ».

La rédaction

29 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Construction du nouveau quartier ministériel du Sénégal à Diamniadio
Sécurité

Sahel : au-delà des conflits, un développement économique et social bien réel

by Sahel Tribune 28 octobre 2021
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Si le Sahel reste en proie à des conflits récurrents, les pays de la région n’en connaissent pas moins des dynamiques positives en matière de développement économique et social.

Apprécier ces évolutions favorables, comme les vulnérabilités persistantes, est primordial pour mieux comprendre la trajectoire de développement de la région et identifier les défis à relever.

Les pays du Sahel affichent des progrès évidents sur le front du développement humain

PNUD/AFD

Mesurés par les Nations unies à travers leur Indice de Développement Humain (IDH), les efforts des États sahéliens en faveur du développement sont notables. L’IDH a fortement progressé au Sahel depuis les années 1990 : +1,9 % par an en moyenne, soit trois fois plus qu’à l’échelle mondiale.

Parmi les dimensions du développement capturées par cet indice, la santé des populations s’est sensiblement améliorée : l’espérance de vie à la naissance est ainsi passée de 49 ans en moyenne en 1990 à 61 ans en 2018.

FMI/AFD

Autre composante de l’IDH, le revenu par tête a lui aussi nettement augmenté (d’environ 67 % par rapport à 1990) et, en parallèle, le taux d’extrême pauvreté a reculé (de 75 % dans les années 1990 à 41 % en 2018). L’accroissement des richesses a donc pu bénéficier aux plus pauvres également.


À lire aussi : Les « invisibles » du système de santé au Sénégal


Malgré cela, les pays de la région restent encore mal positionnés dans le dernier classement IDH (dans les trente dernières places pour la plupart). L’effort n’est donc pas achevé pour renforcer les systèmes de santé encore très fragiles de la région, en particulier l’accès aux soins de santé maternelle, et pour lutter contre les phénomènes récurrents de sous-alimentation (qui touche une personne sur cinq au Sahel) et de malnutrition (qui concerne un tiers des enfants de moins de cinq ans).

En matière de richesses également, la région continue de concentrer des pays à faible revenu principalement, où les progrès sur le front de la pauvreté ont été mis à mal par les effets de la crise de Covid-19.


À lire aussi : Comment la crise du Covid a fragilisé les systèmes alimentaires en Afrique subsaharienne


Les enjeux restent importants en matière d’éducation et d’autonomisation des femmes

Mais c’est surtout sur le front de l’éducation que d’importants efforts doivent encore être fournis. Les indicateurs d’éducation sont considérablement en retrait dans la région : seul un jeune sur deux est alphabétisé (contre plus de 3 sur 4 en moyenne en Afrique) et seul un étudiant sur trois achève le secondaire.

L’enjeu de l’accès à l’éducation – et plus largement aux services de base – est majeur dans la région, dans un contexte de croissance démographique forte (+3 % par an). D’autant plus que la hausse des taux de scolarisation s’est accompagnée d’une baisse de la qualité de l’éducation.

La place des femmes dans l’économie gagnerait également à être renforcée. Si, les femmes sont bien une force vive au Sahel – jouant un rôle central dans la sécurité alimentaire et la résilience des sociétés –, les inégalités de genre restent très marquées et freinent leur autonomisation.

Ainsi, la région se caractérise par le taux de fécondité moyen le plus élevé au monde (5,5 enfants par femme et 6,7 au Niger). Dès lors, le Sahel pourrait connaitre un doublement de sa population d’ici vingt-cinq ans. Cela signifie que les autorités devront fournir un effort plus important pour accompagner les besoins grandissants des populations.

Le Sahel est une des régions les plus dynamiques d’Afrique mais la transformation structurelle des économies est lente

FMI/AFD

Le PIB sahélien a quadruplé entre 1990 et 2020 et, sur la période récente également, la région affiche un taux de croissance économique parmi les plus élevés d’Afrique (autour de +4,8 % par an en moyenne depuis 2010).

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dynamique : la bonne tenue de certaines filières clés et une pluviométrie favorable, des investissements élevés et des effets de rattrapage dans certains secteurs, la montée des cours de matières premières extractives qui comptent pour la région (comme l’or), l’existence de zones moins exposées aux enjeux sécuritaires et un endettement modéré (56 % du PIB en 2020 contre 66 % à l’échelle de l’Afrique).

Malgré cela, la structure des économies sahéliennes a peu évolué depuis les années 1990. Le secteur des services continue de représenter près de la moitié de la valeur ajoutée et l’industrie moins d’un quart.

Le secteur agricole reste quant à lui incontournable, représentant autour de 30 % de la valeur ajoutée depuis les années 1990 et employant plus d’un Sahélien sur deux en moyenne.

Le développement de l’agriculture est donc crucial, pour répondre aux grands défis de la région : défi économique de la diversification et de la transformation économique, défi alimentaire dans un contexte de forte croissance démographique, défi social dans des territoires où la fragilité sociale et la pauvreté nécessitent la création d’emploi et de valeur ajoutée, et défi environnemental.

Dans ce contexte, les pays sahéliens restent très dépendants de l’extérieur. La base exportatrice de ces pays étant peu développée et les besoins d’importation importants, les pays de la région présentent en moyenne des déficits courants non négligeables (autour de 8 % du PIB en 2017-2019).

Pour couvrir ces déficits, la mobilisation d’appuis extérieurs est cruciale. Ainsi, le Sahel est la région d’Afrique recevant le plus d’aide publique au développement relativement au PIB (7 % en moyenne) et les transferts de la diaspora sont également soutenus (6 % du PIB). La faiblesse des investissements directs étrangers, en revanche (moins de 4 % du PIB), reflète sans surprise un environnement peu propice aux affaires.

Face aux conflits, le grand défi de la gouvernance

Le Sahel est en proie à des conflits récurrents depuis 2012, aux effets dévastateurs à la fois sur les plans humain, politique, économique et social.

Les conflits pèsent également sur les finances publiques, en raison de la réduction de l’assiette fiscale et de la hausse des dépenses militaires (près de 9 % des dépenses totales, soit le niveau le plus élevé d’Afrique). Surtout, la hausse des dépenses militaires se fait au détriment des dépenses sociales et de développement, ce qui accentue encore la fragilisation des économies due aux conflits.

Outre les difficultés économiques et sociales auxquelles les populations sahéliennes sont confrontées, ces conflits résultent en grande partie de l’insuffisante présence de l’État dans des pans entiers du territoire. La capacité des États sahéliens à assurer les services publics de base et encadrer leurs territoires est en effet globalement très limitée.

Rapporté à la population, le nombre d’agents de l’État se situe entre 3 et 10 pour 1000 au Tchad, au Burkina Faso, au Sénégal, au Mali et au Niger contre 160 en Norvège par exemple. C’est pourquoi les mesures visant à renforcer la gouvernance sont fondamentales.

Les dynamiques à l’œuvre dans le Sahel et les progrès accomplis en matière de développement montrent que la région ne peut être réduite à une seule zone en crise.

Mais pour permettre aux pays de la région d’accéder à une paix et à un développement durables, au moins cinq leviers d’action semblent prioritaires : la prévention et l’endiguement des conflits violents ; l’amélioration de la gouvernance ; l’autonomisation des femmes et des filles ; le soutien à la jeunesse ; et l’appui à la structuration de filières agricoles et au développement du secteur privé et de l’entrepreneuriat.

Yasmine Osman, économiste, département Afrique de l’AFD, Agence française de développement (AFD)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
28 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

INPS–CNSS du Togo : Bamako et Lomé renforcent la coordination des prestations sociales
Mali : Bamako et Koulikoro interdisent les camions-bennes la nuit après les attaques terroristes
Afrique de l’Ouest : la Russie déploie une offensive bancaire stratégique depuis Kazan

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close