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Le ministre Andogoly Guindo visitant les stands du SIAMA 2021, deux jours après son ouverture
Seko ni Donko

SIAMA 2021 : le savoir-faire des artisans maliens et d’ailleurs en expositions-ventes

by Sahel Tribune 27 décembre 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Parc des expositions de Bamako, se déroule depuis le jeudi 23 décembre la 3e édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA). Cap sur la cérémonie d’ouverture présidée par le Premier ministre Choguel K. Maïga, représentant le Président de la Transition, Assimi Goita.

SIAMA 2021
Ouverture du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA). 📷 Djitteye/Sahel Tribune

Après les deux premières éditions, tenues respectivement en 2017 et 2019, le Mali célèbre, depuis le jeudi 23 décembre 2021, la troisième édition du plus grand Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA).

Elleest organisée par l’Assemblée permanente des chambres des métiers du Mali (APCMM) en partenariat avec les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), sous l’égide du ministère malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.

Cette édition est placée sous le haut parrainage du Président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. Outre les expositions artisanales, des activités culturelles et artistiques ainsi que des conférences-débats sur divers thèmes sont également programmées au SIAMA 2021.

Choix du thème

Pendant 11 jours, les artisans venus du Mali et dans plusieurs pays d’Afrique, notamment le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad, le Sénégal, exposeront leur savoir-faire artisanal durant cette grande messe de l’artisanat de notre pays — « dans les 8 secteurs d’activités artisanales répertoriées au Mali ».

Le thème choisi cette année est : « Artisanat et sortie de crises, notre contribution ». Dans son allocution, M. Youssouf Bathily de la CCIM a expliqué le choix du thème. Selon lui, il est d’une réelle actualité au regard du contexte sécuritaire et sanitaire qui a lourdement impacté sur les activités économiques, touchant tous les secteurs d’activités et surtout celui de l’artisanat qui occupe 40 % de la population active et contribue pour des milliards à l’économie nationale.

S’agissant toujours du choix du thème, le président de l’Assemblée permanente des Chambres des métiers du Mali – APCMM, Mamadou Minkoro Traoré l’a également expliqué par la crise multidimensionnelle exacerbée par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. À cet effet, soutient-il, il est du devoir de toutes les couches socio-professionnelles de jouer leur partition pour sortir le Mali des crises auxquelles il est confronté.

« Le Mali est notre précieux bien commun. Nous devons rester unis, debout sur le rempart et résolus debout pour la défense du Mali, notre chère patrie », a-t-il déclaré.

Tradition artisanale

Pour le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Andogoly Guindo, le Mali a une tradition artisanale ancestrale. Selon lui, « l’artisanat, c’est une question d’ingéniosité, d’inventivité, d’innovation, un mariage entre le passé et le contemporain ».

Le ministre Guindo poursuit : « L’objectif du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens, de stimuler la créativité, l’innovation surtout chez les jeunes, favoriser les échanges entre les artisans maliens et d’autres pays, accroitre la compétitivité des produits artisanaux nationaux, susciter et encourager la consommation des produits artisanaux locaux… »

Prenant la parole à son tour, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga s’est dit impressionné par le travail abattu par les organisateurs de cette 3ème édition du SIAMA et surtout la capacité d’ingéniosité, le savoir-faire des Maliens venus de toutes les régions du pays pour cette occasion.

Deux jours après la cérémonie d’ouverture, sanctionnée par la coupure du ruban symbolique et la visite des stands par le Chef du Gouvernement — Choguel Kokalla Maïga, le ministre Andogoly Guindo a bien voulu retourner sur le site du SIAMA abritant environ « 400 stands érigés cette année » pour mieux découvrir et apprécier le savoir-faire des artisans maliens et d’ailleurs.

Ibrahim Djitteye pour Sahel Tribune

27 décembre 2021 0 comments
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Dialogue politique en Côte d'Ivoire
Politique

Côte d’Ivoire : la phase des discussions du dialogue politique, reportée au 27 décembre

by Bakary FOMBA 23 décembre 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Prévue pour le mardi 21 décembre 2021, la phase des discussions du dialogue politique en Côte d’Ivoire est finalement reportée au 27 décembre prochain.

Lancé le 16 décembre dernier, la cinquième phase du dialogue politique ivoirien risque, encore une fois, d’être un échec. La première séance de travail entre les différents acteurs du dialogue politique devait avoir lieu mardi dernier. Mais, pour cause du retard des dépôts des termes de références des différents partis, cette date a finalement été repoussée au lundi prochain.

La balle dans le camp de l’opposition?

En effet, nombreux sont les partis politiques ou organisations de la société civile qui n’ont pas encore transmis au gouvernement leurs propositions de thèmes à débattre comme convenu.

« En Côte d‘Ivoire, on croise aussi les doigts. Le gouvernement est favorable au dialogue avec l’opposition et la société civile pour renforcer la sérénité dans le pays, estime Fernand Dédeh, cité par Ivoiresoir.net. Le gouvernement met la balle dans le camp de l’opposition concernant le décalage des discussions. Les échanges sur les points techniques étaient prévus pour démarrer ce mardi 21 décembre 2021 ».

« Cette étape étant un préalable au démarrage des travaux en comité restreint, un cadre de discussion approfondie, les structures concernées sont invitées à mettre tout en œuvre en vue de respecter ce délai », a indiqué dans un courrier transmis aux partis, Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et représentant du gouvernement lors de cette cinquième phase du dialogue politique incluant les organisations de la société civile.

La sanglante crise post-électorale de 2010-2011 a profondément affecté la stabilité de la Côte d’Ivoire. Pour tourner définitivement cette sombre page de l’histoire de ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest et en écrire une nouvelle, il n’y a pas de doute que ce dialogue politique soit une occasion.

Bakary Fomba


Vous pouvez lire sur Sahel Tribune Côte d’Ivoire : le dialogue politique à tout prix.

23 décembre 2021 0 comments
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Situation des écoles fermées au Niger
ÉducationSécurité

Au Niger : 53 562 enfants privés d’école dans la région de Tillabéri, selon OCHA

by Chiencoro 22 décembre 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Niger, dans la région de Tillabéri, 53 562 enfants sont privés d’école à cause de l’insécurité malgré la présence d’une position des forces de défense et de sécurité (FDS) et des patrouilles régulières, selon le rapport d’OCHA du 20 décembre 2021.

Les zones frontalières du Niger avec le Burkina Faso sont fortement impactées par la crise sécuritaire. Des zones où les menaces des éléments présumés de Groupes Armés Non Étatiques (GANE) sont persistantes.

Cette situation a provoqué non seulement des mouvements massifs de la population, mais aussi entraîné le décrochage scolaire de nombreux élèves qui se sont vus obligés de fuir leurs villages à la recherche d’un eldorado, indique OCHA dans son rapport situation du 20 décembre 2021.

9 833 élèves déplacés

Sur les treize départements de la région de Tillabéri, huit sont directement impactés par la fermeture des écoles liée à la crise sécuritaire. Il s’agit d’Abala, Ayorou, Gotheye, Tillaberi, Say, Ouallam, Téra et Torodi

Parmi ces zones, Torodi est le plus touché avec au total 93 écoles fermées sur 154, à la date du 23 novembre 2021, précise le rapport d’OCHA. Ces menaces pèsent malgré la présence d’une position des forces de défense et de sécurité (FDS) et des patrouilles régulières dans ces zones.

Au total, 53 562 enfants, dont 25 828 filles sont privées de leurs droits à l’éducation, déplore OCHA. Dans la région de Tillabéri, selon les autorités nigériennes, rapporte l’organisation onusienne, près de 579 écoles étaient fermées à la fin de l’année scolaire 2020-2021 sur les 2 247 écoles que compte la région, soit 23,66 %.

De nos jours, la région enregistre 9 833 élèves déplacés, indique-t-on. « Souvent, faute d’infrastructures d’accueil, certaines écoles ne peuvent pas accueillir de nouveaux élèves pour assurer la continuité pédagogique », explique OCHA. Ce qui fait que les écoles restées ouvertes ne sont pas exemptes de la crise sécuritaire. Elles sont frappées par la pléthore.

Mobilisation générale

Malgré tous ces problèmes auxquels elles sont confrontées, « toutes les écoles encore fonctionnelles ont réouvert leurs portes à la rentrée d’octobre [cette année] », rassure l’Agence onusienne pour les affaires humanitaires, qui informe que le gouvernement et ses partenaires se mobilisent pour trouver des solutions à ce phénomène.

A la date du 20 novembre dernier, à Tillabéri, poursuit le rapport d’OCHA, « ils ont recommandé d’organiser une rencontre entre le Ministère de l’Éducation National (MEN) et les Ministères en charge de la question sécuritaire afin de trouver des mécanismes permettant la continuité pédagogique, de promouvoir des solutions innovantes telles que la formation à distance, numérique, radio télé ; sous forme de recherche-action afin d’assurer la continuité pédagogique dans la région ».

Plusieurs autres initiatives sont prises dans le même cadre, avec le concours de plusieurs partenaires de l’école nigérienne.

Chiencoro Diarra

22 décembre 2021 0 comments
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fondation Soumaïla Cissé
Politique

Mali : avec la Fondation Soumaïla Cissé, l’espoir est toujours permis

by Cheickna Coulibaly 22 décembre 2021
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Pour immortaliser la mémoire de feu Soumaila Cissé, sa famille et ses proches collaborateurs ont procédé, samedi 18 décembre 2021, à Bamako, au lancement officiel des activités de la fondation portant son nom.

Venu en grand nombre pour assister à la cérémonie du lancement des activités de la fondation, le public — composé de sa famille, ses amis, anciens collaborateurs, militants et sympathisants du parti politique Union pour la république et la démocratie (URD) — a assisté à la projection d’une vidéo de 11 minutes.

Celle-ci retrace la vie de celui qui fut Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et Chef de file de l’opposition malienne, sous le régime déchu d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Des valeurs

Pour sa première prise de parole en public depuis le 25 décembre 2020 — date du décès de son mari —, Assitan Traoré, non moins présidente de la fondation, a réitéré les remerciements de la famille Cissé à l’endroit des personnes qui, de près ou de loin, ont manifesté leur soutien, leur amitié et leur affection lors du décès de son défunt époux.

À travers cette fondation, les héritiers de feu Soumaïla Cissé entendent pérenniser les actions et les valeurs qui ont marqué le vécu de l’homme au Mali et pendant ses années à la tête de la Commission de l’UEMOA. Ces valeurs sont entre autres : patriotisme de tous les instants, foi profonde en Mali et ses enfants, exigence d’excellence, passion pour l’éducation porteuse d’espoir, courage de prendre des décisions difficiles avec seul souci d’améliorer la vie des plus démunis.

Double objectif

Selon sa présidente, la fondation Soumaila Cissé vise un double objectif. Le premier est « la création d’un environnement pacifique et sain surtout dans les zones défavorisées ». Le second est « l’éducation et la formation des jeunes en vue de leur insertion dans le tissu productif » afin de cultiver l’espoir et de faire d’eux un atout pour le futur.

« Soumaïla évoquait avec une forte conviction que les villages sont la vraie base d’un développement durable et authentique. Pour lui, construire son terroir, c’est construire la nation et le pays », a rappelé la veuve Assitan Traoré. Avant de poursuivre : « Bien de villages entreprennent des actions modèles en matière d’accès à l’eau, d’amélioration des activités rurales, de création d’emploi. Nous les aiderons pour renforcer et pérenniser ces actions et les reproduire dans d’autres localités à leur demande. »

Besoin d’aide

Pour concrétiser l’engagement de la fondation dans le domaine de l’éducation, ses responsables ont octroyé à chacun des trois lauréats du DEF (diplômes d’études fondamentales) de la région de Tombouctou un ordinateur et un chèque de 100 000 francs CFA.

La Fondation Soumaïla Cissé pour l’espoir et l’excellence, par la voix de sa présidente Assitan Traoré, sollicite « des dons ou des contributions en nature » pour l’aider à mieux atteindre ses objectifs.

Cheickna Coulibaly

22 décembre 2021 0 comments
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Conseil Panafricain
ActuPolitique

Mali : le Conseil Panafricain, en visite à Koulouba, plaide pour un dialogue entre Bamako et Cédéao

by Chiencoro 21 décembre 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Sur initiative du mouvement Danbe Ton, une délégation du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières (CPATC) a rencontré, lundi 20 decembre, le Président de la transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta. Le Conseil panafricain plaide pour un dialogue entre Bamako et la Cédéao pour une meilleure résolution de la crise malienne.

Fidèle à sa devise, paix-unité-développement, le Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières, vent debout contre les crises et autres entreprises de division et de ségrégation des peuples et communautés, a déployé une forte délégation au Mali. C’était pour une résolution rapide et pérenne de la situation malienne.

Au termes d’un huis clos avec le Colonel Goïta, le Prince Tatsitsa Gha Théophile, chargé de la coopération du Conseil panafricain et Coordonnateur du secrétariat technique permanent, a confié à la presse que cette visite est le prolongement des différentes initiatives déjà en cours pour trouver une issue favorable à la crise malienne.

Dépêche royale

A travers une dépêche royale adressée au Président de la République du Ghana, Président en exercice de la Cédéao, le Conseil panafricain a fait savoir ses préoccupations relatives au traitement de la situation malienne, a-t-il indiqué. Il ajoute : « Nous avons volontiers voulu plaider à ce sommet la cause des paisibles populations maliennes, au bord du désespoir, qui risquent de se retrouver doublement victimes, en cas de nouvelles sanctions communautaires ».

Pour Prince Tatsitsa Gha Théophile, vu que le peuple malien subit déjà le poids de la pandémie, de l’insécurité ainsi que des sanctions de la Cédéao, il « était important que les chefs traditionnels puissent intervenir auprès des chefs d’État pour que la situation se calme et aussi permettre que les consultations nationales produisent les résultats ».

Dialoguer avec ses pairs

En initiant les Assises nationales de la refondation, pense-t-il, le Président Goïta se trouve dans la logique de la préservation des valeurs culturelles maliennes, voire africaines. « Le Président est réceptif à cette approche du dialogue, qui puise dans les traditions maliennes », a apprécié le Porte-parole de sa Majesté Dada Awiyan Kokpon HOUDEGBE. Cette voie du dialogue, poursuit-il, constitue une des aspirations profondes du peuple malien.

A en croire ses propos, le Chef d’État malien est conscient qu’il faut dialoguer avec ses pairs de la Cédéao pour non seulement leur permettre de comprendre la situation particulière du Mali, mais aussi et surtout pour que les directives qui seront données ne soient pas celles qui viennent de l’extérieur, mais plutôt qui prennent en compte les aspirations du peuple malien.

Aussi, faut-il le signaler, la délégation du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières devra également rencontrer la classe politique et la société civile malienne avant de quitter Bamako.

Chiencoro Diarra

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Attaque terroriste au Bénin
Sécurité

Au-delà du Sahel : le Benin face à l’expansion du terrorisme

by Bakary FOMBA 21 décembre 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Depuis début décembre 2021, le Bénin est menacé par des attaques terroristes. Cette expansion du terrorisme risque de troubler la stabilité historique de ce pays.

Du Sahel, l’expansion d’attaques terroristes risque de s’étendre désormais vers le reste du Golfe de la Guinée. En moins de deux semaines, le Bénin a subi trois attaques contre son armée. C’est la première fois que la fièvre d’attaques terroristes frappe aussi intensément ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest.

Ces attaques meurtrières sont survenues respectivement à Banikaora, le mardi 30 novembre, dans la nuit suivante (mardi à mercredi) dans le département d’Alibri, à la frontière avec Burkina Faso contre une position de l’armée, et à Porga dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 décembre. Dès lors, l’armée béninoise bande ses muscles et se déploie dans le nord du pays.

Alerte maximale

Face à cette situation et la psychose qui règne désormais dans la zone, l’armée du Bénin y a aussitôt renforcé sa présence. Les forces sont toutefois en alerte maximale pour faire face à l’ennemi et à toute menace, rassure l’État-Major à Cotonou. « La menace n’est pas nouvelle. Depuis 2019, le nord du Bénin, bordé par des zones forestières denses et difficiles d’accès, voit se multiplier les incursions d’hommes armés, conséquence directe de l’expansion des groupes terroristes dans les États voisins : dans l’est du Burkina Faso et dans le sud du Niger », rappelle Le Monde Afrique.

« Car, les terroristes sont ainsi faits »

Pour le quotidien burkinabè, Le Pays, « Patrice Talon, le Président béninois, a du mouron à se faire. Car, les terroristes sont ainsi faits que quand ils prennent pied dans un pays, les en déloger devient pratiquement une tâche impossible. Le Niger, le Mali et le Burkina sont bien placés pour le savoir ».

D’ores et déjà, poursuit le quotidien ouagalais, « les autorités béninoises doivent se rendre à l’évidence que le Bénin seul, ne peut pas vaincre le terrorisme. […] Les Béninois doivent retenir que sans l’implication et la collaboration des populations, les forces de défense et de sécurité seules seront impuissantes face au terrorisme ».

Bakary Fomba

21 décembre 2021 0 comments
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Précarité menstruelle
OpinionSanté

La précarité menstruelle en Afrique subsaharienne : une question taboue

by Sahel Tribune 20 décembre 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Chaque jour, dans le monde, environ 800 millions de femmes et de filles ont leurs règles. Un tiers d’entre elles n’ont pas accès à de l’eau propre, à des toilettes privées, décentes et qui leur sont adaptées, ni à des protections pour vivre cette période avec dignité.

La question de la précarité menstruelle, c’est-à-dire de la difficulté pour des filles et des femmes à avoir accès à des protections hygiéniques, émerge depuis quelques années, notamment grâce aux médias. En 2019, une étude du journal Le Monde a révélé que, en France, une femme dépense en moyenne 3 800 euros dans sa vie pour son hygiène menstruelle (cette somme inclut les protections hygiéniques et autres frais directement liés aux menstruations, tels que les antidouleurs ou les consultations chez un gynécologue). Ces dépenses pénalisent particulièrement les femmes les plus vulnérables (les femmes pauvres, sans domicile fixe, réfugiées, etc.), creusant un peu plus les inégalités dont elles sont victimes.

En Afrique subsaharienne, près de 40 % de la population, dont une majorité de femmes, vit sous le seuil de pauvreté. Cependant, la précarité menstruelle reste taboue, peu prise en compte par les politiques publiques et mal étudiée par les scientifiques. Dans toutes les cultures, les règles ont été ou sont encore stigmatisées et considérées comme quelque chose de « sale » ou d’« impur ». Ainsi, les sujets relatifs aux menstruations doivent être tus et ne sont pas discutés ouvertement. Il a pourtant été démontré que le coût des protections est trop élevé dans cette région du monde et empêche les jeunes filles et les femmes de vivre leurs périodes menstruelles dans la dignité.

Des protections bien trop chères

À Kédougou, au Sénégal, plus de la moitié des femmes utiliseraient du tissu comme protection hygiénique durant leurs règles. La majorité d’entre elles précisent qu’elles y ont recours à cause du coût trop élevé des serviettes hygiéniques jetables. Or, ces tissus, s’ils ne sont pas adaptés et lavés correctement, peuvent provoquer des infections. C’est ainsi que près d’un quart des femmes interrogées dans cette région déclarent en avoir déjà eu au cours de leur période menstruelle.

Au Niger et au Burkina Faso, faute de production locale, les protections hygiéniques, comme les tampons, doivent être importées à des coûts exorbitants. Elles restent inabordables pour beaucoup de femmes.

Une étude au Kenya a même révélé que certaines jeunes filles scolarisées avaient des rapports sexuels tarifés dans le but de payer leurs protections hygiéniques, trop chères pour être prises en charge par leur famille.

Dans son livre Stop La précarité menstruelle : Le combat pour l’avenir des filles paru en septembre 2021, Aïssatou Ndahté montre les conséquences désastreuses que peut avoir la précarité menstruelle en Afrique de l’Ouest pour l’éducation des filles.

Togo : des serviettes lavables pour lutter contre la précarité menstruelle (TV5 Monde, 11 avril 2021).

Pourtant les pouvoirs publics et les communautés peuvent agir. Le Parlement autonome d’Écosse est devenu en février 2020 le premier à voter une loi pour la gratuité des produits d’hygiène menstruelle. Récemment, plusieurs pays ont suivi ce mouvement, dont la Nouvelle-Zélande, la France et la Namibie, qui ont mis en place des réformes visant à rendre gratuites ou à détaxer les protections hygiéniques en vue de lutter contre la précarité menstruelle.

En Afrique de l’Ouest, de nombreuses initiatives émergent mais viennent principalement du milieu associatif. On peut citer par exemple celle de la militante togolaise Hamdiya Katchirika, présidente et fondatrice de l’association Empower Ladies (donner du pouvoir aux femmes), qui vise à sensibiliser les jeunes filles togolaises à l’hygiène menstruelle et leur offre des serviettes réutilisables ou jetables.

Par ailleurs, l’initiative HerWASH de l’organisation WaterAid a pour objectif d’améliorer l’accès à l’hygiène menstruelle des femmes et des adolescentes au Burkina Faso, au Liberia, en Sierra Leone et au Pakistan, et effectue également des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques.

Un problème qui persiste durant le post-partum

Les problématiques liées à l’hygiène menstruelle rejoignent celles des mères après leur accouchement. Les lochies, ou saignements post-partum, peuvent être abondantes et durent, en moyenne, de trois à six semaines. Malgré le nombre important de femmes concernées par ces saignements, peu d’informations sont disponibles sur ce sujet en Afrique subsaharienne et nombre de mères ne savent pas comment se protéger durant cette période. Or une hygiène inadaptée après l’accouchement peut avoir de lourdes conséquences pour la santé des femmes, comme la survenue d’une infection dite puerpérale.

Le projet Quali-Dec a pour objectif d’améliorer la prise de décision concernant le mode d’accouchement en Argentine, au Burkina Faso, en Thaïlande et au Vietnam. Pour démarrer ce projet au Burkina Faso, près de 700 femmes ont été interrogées sur les conditions de leur accouchement. Une partie du questionnaire s’intéressait aux dépenses effectuées par les femmes ou leur famille au cours de l’accouchement.

Depuis 2016, l’hospitalisation, les traitements, ou encore le transport du domicile jusqu’à l’hôpital sont théoriquement pris en charge par l’État burkinabé. Lorsqu’il leur a été demandé si elles avaient rencontré des frais supplémentaires qui n’avaient pas été pris en compte, plus d’un quart des femmes interrogées ont fait référence aux protections hygiéniques, pour des dépenses allant de 1 000 francs CFA (1,5 euro) à 20 000 francs CFA (30 euros). Le programme de gratuité de l’accouchement au Burkina Faso n’a pas inclus les protections hygiéniques lors du séjour à l’hôpital.

Cette question des coûts associés à la gestion des lochies n’a jamais été abordée dans la littérature scientifique, et aucune autre politique publique sur les questions du financement de la santé maternelle dans les pays d’Afrique subsaharienne ne prend en compte ces dépenses, pourtant inéluctables.

Alors, combien les femmes dépensent-elles réellement pour ces protections ? Quelles difficultés rencontrent-elles pour assurer une bonne hygiène et un confort après l’accouchement ? Comment prendre en compte ces dépenses dans les politiques publiques et les interventions mises en œuvre ?

Pour améliorer la capacité des femmes et des mères à avoir accès à une hygiène menstruelle décente, que ce soit pendant leurs règles ou durant le post-partum, davantage de recherche est nécessaire. La question de la précarité menstruelle en Afrique subsaharienne, et dans le monde en général, doit être mise en avant pour sensibiliser la société et les pouvoirs publics. L’hygiène menstruelle reste en effet une question taboue et un sujet difficile à aborder, alors même que les inégalités dont sont victimes les femmes sont encore creusées par la précarité menstruelle.

Marion Ravit, Docteure en Santé Publique, Postdoctoral research fellow, Institut de recherche pour le développement (IRD)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
20 décembre 2021 0 comments
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