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Le colonel Damiba, auteur de Armées ouest-africaines et terrorisme
A la UneSeko ni Donko

« Armées ouest-africaines et terrorisme », le livre de Damiba, nouvel homme fort de Ouaga

by Sahel Tribune 26 janvier 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Paru en 2021 aux éditions Les 3 colonnes, Armées ouest-africaines et terrorisme : réponses incertaines ? de Paul-Henri Sandaogo Damiba, nouvel homme fort de Ouaga, expose le contraste entre l’engagement militaire croissant des Armées de la région et l’expansion continue du courant terroriste.

« L’écart que nous observons entre l’engagement croissant des forces de défense en Afrique occidentale et la dégénérescence continue de la plaie terroriste dans la région [ouest-africaine], nous permet de dire que la bataille contre le terrorisme sera de longue haleine en dépit des quelques succès tactiques obtenus contre la mouvance par-ci ou par-là », a écrit le nouvel homme du Burkina Faso dans son Armées ouest-africaines et terrorisme : réponses incertaines ?

Composé de 160 pages, construit autour de trois parties comprenant chacune trois chapitres, cet ouvrage analyse la recrudescence de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest et les réponses qui y ont toujours été apportées.

« […] Les réponses des armées pour endiguer le terrorisme, n’ont pas seulement des résultats mitigés mais elles semblent globalement déphasées, inadaptées et incertaines », fustige Damiba.

Regard plutôt réaliste

Cette situation a conduit l’auteur à avoir un regard plutôt réaliste sur cette crise dans les pays ouest-africains. « De toute évidence, les tendances actuelles nous interdisent de croire à une éradication totale ou à un anéantissement du phénomène dans l’horizon de la prochaine décennie […] », pense Paul-Henri Sandaogo Damiba dans les lignes de son livre.

Cet essai est une analyse assez complète de l’hydre terroriste dans la région ouest-africaine. L’auteur ne se limite pas à des constats plats, mais tente de creuser le fond du sujet. Il explique ces violences terroristes et extrémistes comme émanant en partie de la « faiblesse des États à contrôler leur territoire ».

Ce qui constitue une des caractéristiques spécifiques du terrorisme qui sévit en Afrique de l’Ouest et dont l’auteur invite à tenir compte. Parmi les autres caractéristiques de cette menace, il cite les crises politiques, le faible niveau de développement, la nécessité de survie des groupes minoritaires, les trafics criminels de stupéfiants et d’armement, la pauvreté, etc.

Changement de paradigme

À travers cet ouvrage, le nouvel homme fort du pays des « hommes intègres » entend « contribuer à faire évoluer les stratégies opératives militaires mises en avant et dont les résultats sont très peu lisibles ».

L’homme fort de Ouaga prône ainsi un changement de paradigme, basé sur la connaissance des groupes terroristes et des structures intrinsèques des armées ouest-africaines.

Pour ce faire, son essai formule des conditions de succès contre ce fléau et livre quelques recommandations pour mieux impulser la dynamique opérationnelle militaire.

Rédaction Sahel Tribune


Paul-Henri Sandaogo Damiba est un officier supérieur d’infanterie dans les Forces armées burkinabè. Il est diplômé de l’école militaire de Paris, titulaire d’un master 2 en sciences criminelles du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Paris et d’une certification d’expert de la défense en management, commandement et stratégie. Il est à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), qui a renversé Roch Marc Christian Kaboré le lundi 24 janvier 2022.

26 janvier 2022 0 comments
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Josep Borrell
A la UnePolitique

Mali : pour un retour à l’ordre constitutionnel, Bruxelles prête à faire pression sur Bamako ?

by Sahel Tribune 25 janvier 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À la suite de la Cédéao et de l’Uemoa, l’Union européenne est prête à faire pression sur Bamako pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. La réunion de demain avec les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel, à Bruxelles, pourrait être déterminante.

Au cours d’une conférence de presse, le 24 janvier courant, le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a indiqué que « les décisions prises par les autorités maliennes de proposer une [prolongation de la] Transition de 4 ans, ainsi que le déploiement avéré, vérifié, du Groupe Wagner, ne sont pas acceptables pour [eux] ».

A croire les propos de M. Borell, les sanctions économiques et financières de la Cédéao seront accompagnées par l’UE. Bien que le cadre juridique pour appliquer des sanctions ait été déjà approuvé. « Pour l’instant, il n’a pas été appliqué », a expliqué le haut représentant de l’UE. Avant de poursuivre : « Aujourd’hui, le conseil n’a pris aucune décision ».

Pour l’entrée en vigueur de ses sanctions, l’Union européenne attend la réunion du 26 janvier prochain avec les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel. Les discussions avec le ministre malien Abdoulaye Diop pourraient être déterminantes dans la mise en application ou non des sanctions de l’UE.

Le haut représentant de l’Union européenne souhaite des précisions sur plusieurs points au cours de cette réunion annoncée pour demain. « J’espère avoir une conversation, encore une autre, j’en ai eu plusieurs, avec les ministres des pays du Sahel, et en particulier le ministre du Mali pour savoir quelles sont ses intentions du point de vue du déploiement de troupes – j’allais dire de troupes russes, mais en fait du Groupe Wagner », a-t-il souligné.

Pour rappel, le Conseil de sécurité des Nations unies, au cours de sa réunion du 11 janvier 2022, a échoué à accompagner les sanctions de la Cédéao et l’Uemoa en raison de divisions internes.

La rédaction

25 janvier 2022 0 comments
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Le capitaine Sidsoré Kader Ouédraogo s'adresse à la télévision nationale burkinabè (RTB), le 24 janvier 2022.
A la UneAnalyses

Coup d’État au Burkina Faso : la démocratie se redessine-t-elle en Afrique de l’Ouest ?

by Chiencoro 24 janvier 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Après le Mali et la Guinée, le Burkina Faso vient de renverser son chef d’État. Après deux journées assez mouvementées, les militaires fini par prendre le pouvoir. En Afrique de l’Ouest, la démocratie se redessine.

Les tractations ont certes duré, mais le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré est finalement tombé comme un château de cartes. Arrêté puis détenu par des militaires, le 24 janvier, le chef d’État burkinabè, président en exercice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) est renversé par des militaires, soutenus par le peuple.

Fin du règne Kaboré

Réunis au sein du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), les auteurs de ce putsch, à travers deux communiqués lus à la télévision nationale (RTB), ont affirmé avoir destitué M. Kaboré. « Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a décidé d’assumer ses responsabilités devant l’histoire, la communauté nationale et internationale. Le mouvement qui regroupe toutes les forces de défense et de sécurité a ainsi décidé de mettre fin au pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, ce 24 janvier 2022 », a indiqué le MPSR dans son communiqué.
Comme on pouvait s’y attendre, des mesures ont immédiatement été prises par les nouveaux hommes forts du pays : la suspension de la constitution, la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale, la fermeture des frontières aériennes et terrestres jusqu’à nouvel ordre ainsi qu’un couvre-feu instauré de 21 h à 5 h du matin.

Cet événement intervient après un dimanche assez mouvementé, marqué par des coups de feu dans certains camps militaires du pays. Un couvre-feu avait donc été décrété dans la soirée et les écoles fermées, pour deux jours. Pendant ce temps, sur le compte Twitter du président déchu, les Tweets se poursuivaient, tantôt pour encourager et soutenir les Étalons, tantôt pour appeler au calme.

Des situations à saisir

Toutes ces situations interviennent après une journée de manifestation, samedi 22 janvier, pour exprimer le soutien du peuple burkinabè à celui du Mali, frappé par les sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa, et demander le départ de M. Kaboré.

À travers ce putsch, le Burkina Faso rejoint le Mali et la Guinée, gouvernés par des régimes de transition militaires. Dans ces pays de l’Afrique de l’Ouest, on tente sûrement de redessiner la démocratie. Le pouvoir de la rue semble de plus en plus se substituer au pouvoir des urnes, auquel les citoyens ne font plus confiance, en raison des nombreux tripatouillages. Des actes faisant placer au pouvoir des hommes défendant rarement l’intérêt du peuple.

Face à de telles situations, en dehors des condamnations de principes, il revient aux organisations sous-régionales, aux intellectuels africains, de multiplier les réflexions sur ce phénomène, qui n’est point un fait isolé. Il est l’expression d’un malaise profond dont il faudrait situer la véritable racine pour une meilleure exploration de pistes de solutions.

Chiencoro Diarra

24 janvier 2022 0 comments
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Dialogue politique en Côte d'Ivoire
Politique

Côte d’Ivoire : reprise du dialogue politique de la dernière chance

by Bakary FOMBA 24 janvier 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Après une période de flottement, la séance de reprise de la 5e phase du dialogue politique en Côte d’Ivoire s’est tenue, jeudi 20 janvier 2022, entre le gouvernement et les principaux partis d’opposition et organisations de la société civile. Il s’agit du début d’une phase pratique de ce cadre de discussions après la prise de contact, le 16 décembre 2021.

Plusieurs fois boycotté ou interrompu, le dialogue politique ivoirien peine à aboutir à un véritable consensus entre l’opposition et les autorités au pouvoir. Ce dialogue politique avait été relancé le 16 décembre dernier, par le Premier ministre, Patrick Achi. Mais peu après ce redémarrage, la sortie du procureur d’Abidjan, Richard Adou, mettant en cause plusieurs responsables de l’opposition politique dans les violences liées à l’élection controversée d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat, avait suscité un malaise. Toute chose qui a amené le PDCI et le PPA-CI à se poser des questions sur sa « sincérité ».

Réconciliation nationale

Après ces différentes interruptions, le gouvernement ivoirien justifie la reprise de ce dialogue par la réception des requêtes des partis politiques et de la société civile. Cette cinquième phase est une étape importante dans la vie de ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest. Une occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Toutes les couches sociopolitiques prendront part à cette séance pour tracer l’avenir du pays et ouvrir les cœurs à la paix et à la réconciliation nationale.

L’objectif de ce dialogue politique est d’assainir le cadre démocratique en Côte d’Ivoire afin de mettre fin à trois décennies de crises politiques dans le pays.

Pour cet épisode, cinq thèmes de discussion ont été retenus. Il s’agit notamment de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), la réforme du code électoral, des mesures d’apaisement de l’environnement sociopolitique, la réconciliation nationale et l’élaboration d’une nouvelle liste électorale.

Les protagonistes sont appelés à travailler sur ces différents sujets chaque jeudi, durant les trois prochaines semaines consécutives. Au terme de toutes ces discussions, un nouveau chronogramme sera établi. Les discussions debuteront, jeudi 27 janvier 2022.

Pour rappel, le dialogue politique est entamé en janvier 2020 sous la houlette de l’ancien Premier ministre, feu Amadou Gon Coulibaly. Mais qui s’est plusieurs fois enlisé et n’a jamais abouti à un consensus entre l’opposition et les autorités.

Bakary Fomba

24 janvier 2022 0 comments
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Roch Marc Christian Kaboré
A la UneExclusif

Burkina Faso : des soldats encagoulés devant la télévision nationale

by Sahel Tribune 24 janvier 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Après la Guinée, le Burkina Faso rejoint le Mali, ce lundi 24 janvier 2022. Des soldats mutins ont arrêté le président Roch Marc Christian Kaboré, selon France 24. L’Agence France presse (AFP) précise que des soldats encagoulés ont pris, dans la matinée, position devant la télévision nationale.

Le coup d’État est confirmé, selon un officier, qui poursuit : « il faut patienter, il y aura une déclaration dans les prochaines heures ». Un autre haut gradé de l’armée précise que les mutins exigent la démission du président Roch Marc Christian Kaboré. Selon nos informations, les négociations entre les officiels et les soldats mutins, dans la nuit, ont échoué.

La confusion règne encore sur la situation. Car, aucune confirmation officielle n’a toujours pas été faite.

Depuis dimanche matin, des coups de feu ont été entendus dans plusieurs casernes militaires de Ouagadougou, Ouahigouya et Kaya. Dans la soirée, un couvre-feu avait été instauré, de 20 h à 5 h du matin, et la fermeture des écoles, les 24 et 25 janvier, avait été annoncée, alors que des coups de feu étaient encore entendus, jusqu’au alentours de la résidence privée du chef de l’Etat. La Cédéao avait demandé, dimanche 23 janvier, aux militaires de « demeurer dans une posture républicaine et de privilégier le dialogue avec les autorités ».

La rédaction

24 janvier 2022 0 comments
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Des militaires français en déplacement
A la UneEnquête

Mali : ce que nous savons du statut de Serval, qui s’applique à Barkhane

by Sahel Tribune 24 janvier 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Dans une correspondance adressée à l’État major malien des armées, en date du 12 janvier 2022, le commandant de la Force Barkhane a rappelé deux références relatives aux accords entre les deux parties et a demandé leur respect. Dans cet article, nous vous livrons ce que nous savons du statut de Serval, qui s’applique à Barkhane en ce qui concerne surtout leurs postures et déplacements opérationnels sur le territoire national.

Nous sommes en janvier 2013. Les Forces armées maliennes, appuyées par la Force Serval, venaient de libérer les grandes villes du nord (notamment Tombouctou et Gao). La France de François Hollande est saluée par les Maliens dans leur plus grande majorité.

Le drapeau français flotte dans l’euphorie et partout au Mali en cette période. Dans la ville de Konna, un monument est érigé en la mémoire de Damien Boiteux, premier soldat français mortellement blessé lors de la première phase de l’opération. Laquelle phase consistait à appuyer les Forces armées maliennes pour stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le sud du pays.

A Gao, le marché des légumes est rebaptisé en son nom, après avoir été réhabilité en 2013 suite aux affrontements entre les forces maliennes avec Barkhane et les groupes djihadistes. A Bamako, l’on avait même eu sur le marché un thé portant le nom de François Hollande. Qui qualifiera sa visite officielle au Mali (2013) comme, sans doute, le plus beau jour de sa carrière politique, en référence à l’accueil triomphal qui lui a été réservé par la population malienne.

Texte déterminant statut de Serval

Comme texte de référence sur le statut de la force « Serval », nous avons en premier lieu l’Accord sous forme d’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Mali, signées à Bamako le 7 mars 2013 et à Koulouba le 8 mars 2013.

Cet accord, publié dans le journal officiel français par décret n° 2013-364 du 29 avril 2013, compte 12 articles et 7 pages. En son article 5, il est stipulé : « Pour les activités liées à l’exécution du présent accord, le personnel du détachement français circule sans restriction sur le territoire de la République du Mali, y compris son espace aérien, en utilisant les moyens de transport dont il dispose et sans qu’il ait à solliciter un accompagnement par les forces de la Partie malienne. A ce titre, le détachement français est autorisé à utiliser les voies ferrées, routes, ponts, transbordeurs, aéroports et ports en exemption de redevances, péages, taxes ou droits similaires. »

A l’article 11, il est écrit : « Tout différend entre les deux Parties concernant l’application ou l’interprétation des présentes stipulations est réglé par voie diplomatique ». L’Article 12 indique que cet « échange de lettres n’a pas pour effet d’abroger l’accord de coopération militaire technique du 6 mai 1985 ». Accord de coopération militaire technique qui peut se résumer, suivant les différents chapitres, en Assistance militaire technique de la France au Mali, Formation et perfectionnement des cadres des Forces Armées maliennes, Matériels et équipements militaires, auxquels s’ajoutent d’autres dispositions générales.

De Serval à Barkhane au Mali et au Sahel

A peu près deux ans de présence au Mali, l’opération Serval sera remplacée le 1er Aout 2014 par celle dénommée Barkhane. En plus du Mali, cette opération conduite par les armées françaises, s’étendra à d’autres principaux pays du Sahel. Il s’agit, pour rappel, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad – regroupés également au sein de la Force G5 Sahel pour lutter contre le terrorisme sur leur sol.

Avec ses trois principales bases de commandement, à N’Djamena au Tchad, à Gao au Mali et à Niamey au Niger, la Force Barkhane est considérée comme l’une des opérations les plus importantes de l’armée française à l’étranger. Avec un budget estimé en 2020, selon les chiffres de l’Etat major français, à 880 millions d’euros, soit 577 milliards 242 millions 160 000 francs CFA.

#Barkhane au service de la population malienne.
Résumé en images.#Ensemble #Mali@EtatMajorFR @armeedeterre @Armee_de_lair @MarineNationale @FAMa_DIRPA pic.twitter.com/FBTH0wgnvR

— Armée française – Opération BARKHANE (@BARKHANE_OP) January 17, 2022

Au Mali, leurs postures et déplacements opérationnels sont les mêmes que ceux de Serval comme indiqué à l’article 5 cité précédemment. Aussi, par un Protocole additif sous forme d’échange de lettres à l’Accord entre la France et le Mali déterminant le statut de Serval, signé le 06 et 10 mars 2020 à Koulouba et à Bamako, cet article 5 s’applique également pour les éléments de la Force Takuba sur le territoire malien.

Nous n’avons pas pu trouver ce document, mais des sources militaires contactées via WhatsApp nous ont confirmé qu’« il s’agit [effectivement] d’un document qui précise que les accords entre le Mali et la France en ce qui concerne les postures et déplacements opérationnels pour Serval puis Barkhane s’appliquent également pour les partenaires de la force Takuba ».

Lettre de précision de la France
Lettre de précision de la France. ©Etat-major des armées française

Des raisons de la présence française

Dans un rapport d’information de la commission de la Défense nationale et des Forces armées nationales de l’Assemblée nationale française, sur l’opération Barkhane, enregistré à la Présidence de cette institution le 14 avril 2021 sous le N°4089, il est expliqué aux Français pourquoi la France est militairement engagée dans les pays du Sahel.

« Si la France est présente aujourd’hui dans la bande sahélo-saharienne, c’est parce que les États locaux, pressés par une menace imminente, le lui ont demandé en raison de la place singulière que la France tient dans l’Union européenne, au Conseil de sécurité de l’Onu et dans l’histoire de l’Afrique. », justifie le rapport de l’Assemblée nationale française sur l’opération Barkhane.

« La France y a répondu favorablement parce qu’une partie de l’avenir du continent européen se joue sur son flanc Sud, et que la situation du Sahel y tient une place centrale, ajoute ce document de 234 pages. Au-delà des objectifs stratégiques européens de long terme, la France combat aussi au Sahel, aux côtés d’alliés africains, parce que la sécurité de ses citoyens l’exige […] »

Dispositif de réadaptation et accord de 2014

Depuis quelques mois, faut-il le rappeler, l’opération Barkhane se retrouve dans une nouvelle étape qui rentre dans le cadre de son « dispositif de réadaptation » au Sahel. L’annonce a été faite le 10 juin 2021 par le Président français Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’Elysée, à la veille des sommets du G5 Sahel et de l’OTAN.

Au Mali, le processus de cette « réadaptation » a commencé depuis le 12 octobre 2021 à Kidal. A ce jour, des bases de Barkhane sont déjà retrocedées à l’armée malienne, comme à Tombouctou le 14 décembre 2021, conformément à l’article 8 du statut de Serval. Selon lequel article : « […] Les terrains et installations mis à la disposition du détachement français sont restitués en l’état d’usage à la Partie malienne […] ».

Pour rappel, il existe aussi un « Traité de coopération en matière de défense » entre la France et le Mali, signé à Bamako le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de la République française d’alors et Bah Ndaw, ministre de la Défense et des anciens combattants de la République du Mali. Le projet de loi autorisant la ratification de ce traité entre la France et le Mali, soumis à l’Assemblée nationale française, est disponible sur le site du gouvernement français.

Traite-de-cooperation-en-matiere-de-defenseTélécharger

Dans son discours à la nation à la veille de la célébration du 61e anniversaire de l’armée malienne – qui a lieu ce jeudi 20 janvier 2022, le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a indiqué que, « par une analyse objective du contexte actuel et en tenant compte des intérêts vitaux [du] pays, [ils ont] demandé la relecture de certains accords de coopération militaire ». Il a indiqué également que « de nouveaux accords ont été signés » sans donner plus de détails. A Bamako, on parle ces derniers mois de « diversification des partenaires » et d’ « abandon en plein vol ».

Sagaïdou Bilal


Cet article d’enquête est réalisé dans le cadre du projet Kenekanko de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité – OCCIPRE, un consortium de Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited (en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Mali).

24 janvier 2022 2 comments
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Mutinerie au Burkina Faso
A la UneAnalyses

Burkina Faso : après une série de mutinerie, un couvre-feu décrété

by Chiencoro 23 janvier 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Suite à une série de mutinerie, dimanche 23 janvier 2022, la situation est restée confuse au Burkina Faso, durant toute la journée. Après avoir démenti une tentative de coup d’État, le gouvernement a décrèté un couvre-feu.

Dimanche troublant à Ouagadougou, au Burkina Faso. Des tirs à l’arme lourde et automatique ont été entendus, ce 23 janvier, dans certaines casernes à Ouagadougou, Ouahigouya et Kaya, la première région militaire du pays. Dans la matinée, le gouvernement a fait deux communications afin de rassurer que la situation est sous contrôle.

Tout en reconnaissant l’effectivité des tirs, le gouvernement burkinabè a démenti que ces fusillades, qui ont débuté vers 4H du matin jusqu’à vers 7H00, avaient pour dessein de prendre le pouvoir. Il rassure également qu’aucune institution de la République n’est visée par les manifestants et que la hiérarchie militaire est à pied œuvre pour ramener le « calme et la sérénité » dans les casernes.

Encouragement et soutien aux Étalons

Dans l’après-midi, sous le chant des fusils, le président de la République Roch Marc Christian Kaboré a également fait deux tweets sur son compte personnel, pour encourager les Étalons, qui affrontaient le Gabon. Des déclarations de soutien, sûrement pour davantage rassurer le monde entier qu’il garde le contrôle de la situation, qui ne l’affole point, bien qu’elle soit pourtant inquiétante. Car selon les explications du ministre de la Défense et des anciens combattants, Aimé Barthélemy Simporé, les motivations réelles des soldats n’étaient toujours pas connues.

Dans un communiqué, signé par le chef de l’État, lu à la télévision nationale dans la soirée, un couvre-feu est instauré, à compter de ce 23 janvier 2022, jusqu’à nouvel ordre, de 20 h à 5 h du matin. Bien avant, les citoyens burkinabè ont été privés de l’accès à l’internet.

Cette « mutinerie », faut-il le rappeler, intervient au lendemain d’une grande mobilisation dans le pays. Une manifestation pour réclamer entre autres, le départ du président Roch Marc Christian Kaboré, exprimer le soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et aussi aux autorités maliennes de la transition, durement frappées par les sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa.

De la panique

Cette situation au Faso semble, au-delà de la panique au sommet de l’État, créer une véritable confusion au sein des organisations, autrices de ces sanctions contre le Mali, qui a trouvé des soutiens dans la quasi-totalité des pays membres de ces organisations, voire au-delà.

Ce dimanche, « le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat a entrepris [ndlr] une mission en Afrique de l’Ouest devant le conduire à Accra, Ghana, où il aura des consultations avec le Président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président de la République du Ghana et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ». Cette mission devra le conduire également au Mali où il « aura des réunions de travail avec les autorités de la Transition malienne et les acteurs politiques et sociaux du pays », annonce un communiqué.

Tout en exprimant sa solidarité avec le président, le gouvernement et le peuple du Burkina Faso, la Cédéao a demandé, dimanche 23 janvier, aux militaires de « demeurer dans une posture républicaine et de privilégier le dialogue avec les autorités ».

Les remous autour de ces sanctions doivent amener les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao à mieux réfléchir sur leurs agissements dans un contexte africain marqué par la soif du changement ou de la « libération ». Il y va de la stabilité de la région et de la préservation des acquis démocratiques.

Chiencoro Diarra

23 janvier 2022 0 comments
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