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Officier sénégalais de la Minusma
ActuSécurité

Retrait de la Minusma du Mali : un officier sénégalais s’attaque à l’armée et incite à la violence

by Sahel Tribune 6 juillet 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le mercredi 5 juillet 2023, un officier sénégalais de la Minusma, basé à Sévaré (Mopti), accuse les militaires maliens d’entraver le travail de la mission.

L’annonce du retrait de la MINUSMA du territoire malien semble être de plus en plus mal perçue par la mission onusienne, présente dans ce pays sahélien depuis une dizaine d’années. Moins d’une semaine après la confirmation de ce retrait par le Conseil de sécurité, le 30 juin dernier, un agent de la mission, basé à Sévaré, dans la 5e région administrative du Mali, a fait une vidéo dans laquelle il s’attaque sévèrement aux autorités maliennes, notamment les militaires. Tout en accusant les Forces de défense et de sécurité du Mali d’entraver le travail de la mission onusienne au Mali, cet officier sénégalais incite ses compagnons à la violence sur le territoire malien.

Empoisonner le climat

Suite à ces propos « incendiaires », susceptibles d’empoisonner le climat entre le Mali et les Nations, les responsables de la Minusma ont dénoncé cet acte tout en s’y dissociant. « La MINUSMA regrette les propos tenus par un officier basé à Sévaré et se dissocie de sa déclaration qui ne reflète en rien la position de la MINUSMA », lit-on sur la page Twitter de la mission onusienne.

Dans un communiqué du 5 juillet, le Collectif pour la Défense des Militaires (CDM) manifeste son mécontentement face à ces attaques contre la décision « souveraine » des autorités maliennes. Pour le CDM, ces propos « inamicaux » restent « intolérables ». Surtout lorsqu’il s’agit d’attiser davantage la tension entre le Mali et la mission onusienne d’une part, et d’autre part entre le Mali et le Sénégal.

« Écourter la mission de l’auteur »

 Par ailleurs, ce collectif sollicite les autorités maliennes à « écourter la mission de l’auteur », en lui déclarant « persona non grata ». Car, estime le CDM, il s’agit d’une illustration flagrante de la crise de confiance entre le peuple malien, la mission onusienne et les menaces liées à cet état de fait.

Au regard de la gravité de cet acte, le CDM invite tout de même les Nations Unies et les membres de tout son système présent au Mali d’avoir désormais un œil sur la Minusma afin de prévenir toute entrave à la mise en œuvre de la résolution conjointe du retrait des Casques bleus du Mali.

À travers la résolution 2690 du 30 juin 2023, le Conseil de sécurité des Nations Unies a mis fin au mandat de sa mission, présente au Mali depuis 2013.

Bakary Fomba

6 juillet 2023 0 comments
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Coupe du monde et CAN 2025
Sport

Le Maroc prêt à accueillir la CAN et la Coupe du monde

by Sahel Tribune 5 juillet 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations U23 TotalEnergies Maroc 2023, prévue pour le 8 juillet 2023 au Stade Moulay Abdellah, s’annonce comme un événement d’envergure, attirant de nombreuses personnalités sportives africaines éminentes, dont plus de 46 présidents de fédérations de football africain.

La présence des présidents de fédérations témoigne de la position de premier plan du Royaume du Maroc dans le paysage footballistique africain, où il est considéré comme un acteur majeur dans le développement du football sur le continent.

Le Royaume du Maroc se félicite de la perspective de poursuivre son engagement dans l’organisation d’événements sportifs de portée mondiale, capitalisant sur ses expériences réussies. En effet, il envisage avec enthousiasme la possibilité d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ainsi que la Coupe du Monde 2030 en collaboration avec l’Espagne et le Portugal.

La rédaction

5 juillet 2023 0 comments
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Ibrahim Harane Diallo
Analyses

[Tribune] Opérations de maintien de la paix de l’ONU à l’épreuve des pratiques hostiles en Afrique : faut-il repenser la doctrine de communication de l’organisation mondiale ?

by Sahel Tribune 3 juillet 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

De plus en plus l’évolution des réalités du terrain dans le contexte des opérations de maintien de la paix des Nations unies confirme que les seuls principes traditionnels et classiques en matière de déploiement des forces onusiennes dans un État déterminé ne suffisent plus à donner une garantie suffisante en matière de mise en œuvre appropriée du mandat par les soldats de la paix. Ces principes, certes, confèrent un caractère formel et légal au déploiement des forces onusiennes dans le pays hôte, mais ne garantissent pas à long terme le caractère légitime de l’intervention.

Ces principes qui sont entre autres : le consentement du pays hôte pour le déploiement des forces et l’approbation des actions prioritaires consignées dans le mandat acté par le Conseil de sécurité doivent être, désormais, accompagnés par une stratégie de communication spécifique à l’endroit de l’opinion publique globale du pays demandeur de l’intervention à partir du moment où les décisions liées à l’intervention des forces onusiennes relèvent du pouvoir discrétionnaire des autorités exécutives dont les textes constitutionnels leur donnent la latitude sans, nécessairement, passer une consultation parlementaire ou populaire. Il importe, désormais, d’associer au principe de consentement, les nouvelles exigences liées à l’évolution de la structuration même de l’espace public de plus en plus, fortement, influencée par l’évolution des contextes géopolitiques d’où une stratégie spécifique de communication plus active, dynamique et effective.

Des profondes réformes s’imposent

Des profondes réformes s’imposent ainsi à l’institution mondiale. Non pas, seulement, en ce qui concerne sa doctrine opérationnelle, mais aussi son mécanisme de communication sur les initiatives liées à la mise en œuvre de son mandat assorti d’un programme d’éducation de l’opinion publique du pays hôte par rapport à la mission. Cette variable fera, incontestablement, des opérations onusiennes des missions de paix, mais aussi d’éducation.

En effet, l’opinion doit être édifiée, tout d’abord, contre la dialectique Nations-unies-Pays hôte. Cette dialectique a, largement, servi par, exemple, dans le contexte malien à la désinformation et à la mobilisation de l’opinion contre la mission onusienne. À ce niveau il faut, également, donner une dimension plus effective et extensive à la communication. La stratégie de communication doit concerner surtout les zones non concernées, directement, par l’action de la mission. À noter que selon un sondage publié en mai dernier par la Fondation Frederich Ebert, les régions les plus insatisfaites du travail de la Minusma sont celles qui n’abritent pas de bases de la mission comme Sikasso, Kayes ou Koulikoro. En revanche, les régions les plus satisfaites du travail de la mission sont celles du Nord qui abritent l’essentiel des bases de la mission.

Expliciter le concept de protection des civils

En outre, la précision sur le concept de protection des civils dans un environnement de multiplicité de la nature de menaces et de diversité des belligérants est, extrêmement, importante. Celle-ci doit être, également, explicitée sans ambigüité. Cette variable est d’autant beaucoup plus importante que les missions de maintien de la paix n’ont pas vocation à lutter contre toutes les formes de menace au risque de faire entorse à leur mandat. Il faut, également, noter que selon le rapport précité, la population malienne reproche, essentiellement, à la mission onusienne de ne pas protéger les civils contre la violence des groupes armés. Une partie de la population lui reproche, également, de se protéger elle-même sans, peut-être, savoir que c’est la mission la plus meurtrière de l’histoire des opérations de maintien de la paix des Nations-Unies.

En définitive, en dépit de toutes les limites notées dans le mécanisme de communication autour des opérations onusiennes et la nécessité de pallier ces limites dans un contexte de mutation géopolitique internationale, il faut, impérativement, un agenda pour la communication. 

Ibrahima Harane Diallo, Journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute

3 juillet 2023 0 comments
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Mamadou Ismaila Konaté
Actu

Union africaine professionnelle-Zlecaf : Me Mamadou Ismaila Konaté à la tête d’une nouvelle organisation

by Fousseni TOGOLA 2 juillet 2023
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Les professionnels africains entrent dans l’arène de la zone de libre – échange continentale africaine (ZLECAf). Ils ont mis en place l’Union africaine professionnelle-Zlecaf dont les premiers membres ont été élus le 25 mai dernier. 

Réunis en Assemblée générale, le 25 mai 2023, les membres de l’Union africaine professionnelle-Zlecaf ont élu les premiers participants de son bureau exécutif. L’ex-ministre malien de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaila Konaté préside le bureau de l’Union africaine professionnelle-Zlecaf. Le Secrétariat permanent est assuré par le Camerounais Dr Beauclair Njoya Nkamga, consultant – expert en douane, change, investissement et Zlecaf. Ce bureau compte cinq vice-présidents et six conseillers-Chargés de mission spécifique. 

Union des professionnels-Zlecaf
Logo de l’Union des professionnels-Zlecaf.

L’Union africaine professionnelle-Zlecaf œuvrera à la réalisation des objectifs généraux et plus spécifiques de la zone de libre-échange continental (Zlecaf), notamment, « la création d’un marché unique pour les marchandises et les services facilités par la circulation des personnes ». L’objectif est d’approfondir l’intégration économique du continent africain conformément à la vision panafricaine d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique ». 

Interconnexion des pays africains 

Cette nouvelle organisation des professionnels africains se donne également pour mission d’assurer la « promotion et le développement de la ZLECAf sur tout le continent et même en dehors du continent ». Aussi, elle ambitionne de créer un « cadre de participation de l’ensemble des professionnels concernés par la ZLECAf, membres ou non de l’Association ». 

En créant l’Union africaine professionnelle-Zlecaf, les initiateurs entendent apporter un « appui institutionnel aux instances, organes et structures de la ZLECAf, de l’Union africaine et des États parties de la ZLECAf sur tout sujet ou projet en rapport avec la ZLECAf ». La promotion et la défense des objectifs, des principes et des valeurs de la Zlecaf ainsi que le développement professionnel et l’échange international d’informations et d’idées sur la Zlecaf font également partie des ambitions des membres de cette nouvelle union présidée par le Malien, Me Mamadou Ismaila Konaté. 

L’Union africaine professionnelle-Zlecaf mettra également au cœur de ses actions la défense de l’indépendance et de la liberté des professionnels et experts, qui interviennent dans les champs de l’Accord et des instruments juridiques de la ZLecaf dans le monde. 

Cette nouvelle organisation des professionnels africains permettra de renforcer l’amitié, la collégialité, le professionnalisme et le réseautage entre ses membres.

La zone de libre-échange continentale africaine a été créée en 2018 en vue de rendre plus fluide la circulation des personnes, des biens et des services entre les pays africains. Elle vise somme toute l’interconnexion des pays africains. Cette initiative connait encore de multiples obstacles. 

F. Togola

2 juillet 2023 0 comments
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Gouvernement Choguel Kokalla Maïga
Actu

Mali : nouvelle constitution, nouveau gouvernement 

by Chiencoro 2 juillet 2023
written by Chiencoro 1 minutes read

Dans un décret signé par le président de la transition, le colonel Assimi Goita, ce samedi 1er juillet 2023 , le gouvernement de la transition enregistre des départs, des entrants et des mutations. 

Une semaine après la proclamation des résultats provisoires du référendum constitutionnel du 18 juin 2023, le Mali effectue son premier remaniement ministériel depuis 2021. Au total 16 nominations, dont 13 nouveaux ministres. 

Dans cette nouvelle reconfiguration, trois ministres permutent leur département. Le ministre Amadou KEÏTA quitte l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique pour le ministère des Mines, désormais dissocié du ministère de l’Énergie et de l’Eau. Le ministre Mossa Ag Attaher quitte, quant à lui, le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne pour le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. 

Pour sa part, le ministre Alhamdou Ag Ilyène troque son ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine contre celui de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration. 

  • remaniement ministériel
    Liste des nouveaux membres du gouvernement de transition.
  • remaniement ministériel
    Liste des nouveaux membres du gouvernement de transition.
  • remaniement ministériel
    Liste des nouveaux membres du gouvernement de transition.
  • remaniement ministériel
    Liste des nouveaux membres du gouvernement de transition.
  • remaniement ministériel l1
    Liste des nouveaux membres du gouvernement de transition.

Ce remaniement ministériel vise à donner un nouveau souffle au gouvernement de transition qui doit s’atteler beaucoup plus profondément à la refondation de l’État, après le « oui » massif lors du référendum constitutionnel du 18 juin passé, qui pose les jalons du Mali Kura. Ce nouveau gouvernement aura donc pour tâche de guider les pas du nouveau Mali.  

Chiencoro Diarra 

2 juillet 2023 0 comments
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Minusma
ActuSécurité

Mali : fin de l’opération Minusma

by Chiencoro 30 juin 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Les autorités de la transition ont obtenu du Conseil de sécurité des Nations unies, ce vendredi 30 juin 2023, le retrait de la mission onusienne du Mali. La résolution adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies stipule que les Casques bleus cesseront leurs activités à partir du 1er juillet, afin de se consacrer à leur départ « d’ici le 31 décembre ». 

Le Mali avait officiellement demandé, le 16 juin dernier, le départ de la mission des Casques bleus, présente dans le pays depuis une décennie. Entre les autorités maliennes et la Minusma, les relations n’étaient plus au beau fixe. La mission onusienne ne cessait d’indexer les forces armées maliennes de défense et de sécurité et leur partenaire russe d’exactions et de violations des droits de l’homme contre des civils. La mission se disait également victime de restriction de mouvement imposée par les autorités maliennes.   

La fin de l’opération Minusma est une autre victoire des autorités de la transition, qui viennent ainsi de réussir à mettre à la porte la quasi-totalité des forces étrangères.

Le Mali a érigé trois principes, qui guident l’action publique sur son territoire, à savoir : le respect de sa souveraineté, le respect de ses choix stratégiques et des choix opérés par ses partenaires et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Toutes les actions des autorités maliennes concourent à la mise en œuvre de ces trois grands principes, pour lesquelles l’opération Barkhane a plié bagage et le pays a signé son retrait du G5 Sahel. 

Le retrait de la Minusma était une demande forte du peuple malien depuis un certain temps. La décision du retrait de cette mission onusienne, qui compte une dizaine de bases réparties sur le territoire, intervient dans un contexte de montée en puissance de l’armée malienne grâce aux nombreux équipements modernes acquis à son compte. 

Chiencoro Diarra 

30 juin 2023 0 comments
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ActuTaabolow ani Tabiaw

Mali : la mendicité des enfants talibés, un véritable problème de sécurité humaine 

by Mohamed Camara 30 juin 2023
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Ils sont presque visibles sur toutes les grandes artères de la capitale malienne, et à tout moment de la journée. Armés de leurs sébiles, faufilant entre les véhicules pour quémander de quoi manger ou autres aides, dans un pays en pleine insécurité, la mendicité devient un danger public. Alors que la loi malienne l’interdît. 

Mamadou est venu à Bamako quand il était âgé d’environ 13 ans. Il est originaire de Bougouni, au sud profond du Mali. Aujourd’hui, il ne se rappelle plus de son âge. Mais il situerait dans la tranche d’âge de 19 à 21 ans. Il n’exerce d’autres métiers que la mendicité.Quotidiennement, il fait le porte-à-porte pour chercher à manger. « Depuis que j’ai quitté mes parents, je n’y suis pas encore retourné. Je vis avec mon maitre parmi une centaine de talibés à Moribabougou », raconte Mamadou.

« Ils sont tous des délinquants »

Concernant son envie d’exercer un autre métier différent de la mendicité, il répond qu’il souhaite exercer d’autres métiers. « Mais il faut que mon maitre accepte. J’ai déjà terminé d’apprendre le coran depuis une année. Je mendie pour vivre et avoir de quoi à manger »,précise-t-il.

Le Mali est submergé depuis une décennie dans une crise sécuritaire, avec ses lots de menaces contre la quiétude des populations. Cette pratique de la mendicité des enfants talibés n’est pourtant pas sans impacts sur la situation sécuritaire du pays. « On ne sait pas d’où ces jeunes désœuvrés viennent. Ils sont tous des délinquants qui peuvent servir de bouc émissaire aux terroristes », marmonne un commerçant au grand marché de Bamako ( Rail-da). 

Si ces jeunes drapés dans des habits désuets et sales suscitent de la pitié aux yeux de certains, d’autres ne les apprécient pas. « Je n’ai pas pitié de ces jeunes. Ce sont des bandits qui nous volent, braquent et même souvent qui deviennent des drogués… », fustige Aminata Keita, habitant de Bagadadji. 

Autrefois, certains voyaient la mendicité comme un système d’éducation, permettant aux enfants de découvrir certaines difficultés de la vie, leur inculquer l’instinct de survie. Elle avait été instituée pour inculquer une certaine endurance, l’humilité, la modestie, chez les enfants. En un mot, elle était utilisée pour amener l’enfant à adopter des principes de bonne conduite dans la société. D’autres y voyaient une dimension traditionnelle et religieuse, ancrée dans la société. Mais, aujourd’hui, la réalité est toute autre. « Ces enfants encadrés par les marabouts ne retiennent rien d’autre que la délinquance et le banditisme dans les rues de Bamako… », déplore Oumar Berthé, un citoyen malien. 

Une pratique interdite

Dans une enquête de l’ONG Human Rights Watch sur la mendicité des enfants talibés au Sénégal, on peut ire ce passage remarquable : « Cela fait longtemps que des parents confient leurs enfants à un marabout—souvent un proche ou quelqu’un du même village—chez qui ils résident jusqu’à ce qu’ils terminent leurs études coraniques. Traditionnellement, les enfants se concentraient sur leurs études tout en aidant à cultiver les champs du marabout ». 

La mendicité forcée, les sévices corporels et les conditions de vie quotidienne dangereuses que subissent ces talibés violent le droit national et international, souligne HRW. La mendicité est officiellement interdite au Mali par la loi Nº 01-079 du 20 aout 2001 portant code pénal, dans ses articles 184 et 193 qui punissent la pratique de 15 jours à 6 mois d’emprisonnement. Cela même s’il s’agit des personnes invalides. La peine va encore loin si la personne entrainée est un mineur. Le coupable est puni de 3 à un an de prison. Nonobstant toutes ces dispositions pénales, le phénomène prend de l’ampleur dans les grandes villes du pays. 

Les autorités de la transition, pour lesquelles la sécurité demeure la priorité, sont fortement interpelées sur cette problématique devenue un véritable casse-tête et même un problème de sécurité nationale. 

Mohamed Camara         

30 juin 2023 0 comments
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