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Précarité menstruelle
A la UneSécurité

Violence contre les femmes : pourquoi ces nouvelles allégations de l’ONU contre l’armée malienne ?

by Sahel Tribune 25 août 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les Nations unies ont publié ce vendredi 25 aout 2023, un nouveau rapport mettant en cause l’armée malienne dans une violence « systématique et organisée » qui vise les femmes. 

Alors que la Minusma plie bagage du pays à la demande des autorités maliennes de la transition qui lui reprochent d’instrumentaliser la question des droits de l’homme, les Nations unies formulent, ce vendredi 25 aout 2023, de nouvelles accusations graves contre « l’armée malienne et ses partenaires étrangers ». Les experts nommés par le Conseil de sécurité pour surveiller l’application des sanctions dénoncent « la violence contre les femmes et les filles, et les violences sexuelles liées au conflit restent omniprésentes au Mali ». Ils notent que « la persistance avec laquelle ces actes sont perpétrés peut être le signe » que cette violence contre les femmes est « systématique et organisée ».

 « Le groupe d’experts estime que la violence à l’égard des femmes et d’autres formes d’atteintes graves aux droits humains et au droit international humanitaire sont utilisées, en particulier par les partenaires de sécurité étrangers, en vue de semer la terreur au sein des populations », déplore-t-on dans le rapport. 

Ces nouvelles allégations contre l’armée malienne interviennent dans un contexte de vives tensions entre les tenants du pouvoir au Mali et plusieurs organisations sous-régionales et internationales. Elles ont lieu également au moment où la mission onusienne, présente dans le pays depuis 2013, plie ses bagages. Aussi, ces accusations sont publiées au lendemain de la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se soutenir en cas d’agression, mais aussi et surtout en cas d’intervention armée de la Cédéao au Niger, où il y a eu un coup d’État le 26 juillet 2023, contre Mohamed Bazoum. 

Le Pacte de stabilité sociale et de croissance

Conscient de toute la force de la femme dans la représentation de la société malienne, mais aussi leur poids dans la transition, surtout en termes de soutien, les Nations Unies tenteraient ainsi de jeter des peaux de bananes sous les pieds des autorités maliennes. L’objectif de telles accusations serait de créer un fossé entre les tenants du pouvoir et leurs soutiens. 

Il s’agit donc une fois d’une nouvelle instrumentalisation des droits de l’homme, visant surtout à démoraliser les Forces armées maliennes qui mènent une bataille rude contre les forces obscurantistes sur le terrain, mais aussi une tentative de déranger la stabilité sociale obtenue par ces autorités. Pour preuve, le gouvernement malien et l’ensemble des syndicats des travailleurs ont signé, ce vendredi 25 aout 2023, le Pacte de stabilité sociale et de croissance. Il s’agit d’un nouveau pas de géant vers l’émergence économique du pays.

Le gouvernement malien n’a pas encore réagi à ces nouvelles allégations onusiennes contre l’armée malienne.

Oumarou Fomba 

25 août 2023 0 comments
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Genéral Tiani
ActuPolitique

Niger : les militaires au pouvoir rappellent qu’en temps de guerre, il y a l’humanité 

by Mohamed Camara 25 août 2023
written by Mohamed Camara 1 minutes read

Dans son interview accordée à la BBC, le chef de la médiation dans la crise nigérienne, Abdulsalami Abubakar, l’ancien président nigérian est revenu sur la fermeté du CNSP sur le retour de Bazoum. Ils se disent ouverts au dialogue et rappellent des principes de la guerre.  

L’émissaire de la Cédéao dans la crise nigérienne, Abdulsalami Abubakar a indiqué que les nouvelles autorités nigériennes, avec à la tête Abdourahamane Tiani, restent fermes sur le retour du président déchu. 

Des informations livrées, mercredi 23 aout dernier, par Abdulsalami Abubakar après sa rencontre avec le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Selon l’ancien Président du Nigeria, le général Tiani se dit toutefois prêt à négocier d’autres options. 

Une bouffée d’oxygène donc pour la Cédéao du moment où les auteurs du putsch du 26 juillet dernier était opposés à toute négociation, il y a quelque temps, indique l’émissaire de l’organisation ouest-africaine. D’ores et déjà, les nouveaux hommes forts du Niger ont exprimé le souhait de la levée des sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa. Ils rappellent que même en temps de guerre, il faut faire preuve d’humanisme et autoriser au moins les médicaments dans le pays,rapporte Abdulsalami. 

Mohamed Camara      

25 août 2023 0 comments
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Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina et du Niger
ActuPolitique

Mali, Burkina Faso et Niger : mise en place d’un cadre de concertation et d’un secrétariat conjoint 

by Chiencoro 24 août 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

C’est dans un communiqué conjoint, ce 24 aout 2023, que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont indiqué le renforcement de leur coopération. Une décision des ministres des Affaires étrangères des trois pays qui intervient au moment où une menace d’intervention armée pèse sur le Niger, après le putsch du 26 juillet dernier. 

En Afrique de l’Ouest a sonné une nouvelle ère. Celle de la libération totale de l’Afrique de la prédation des pouvoirs néocolonialistes. Ce changement de paradigme est bien observé au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Trois pays dirigés par des régimes militaires qui tentent de redonner à leur pays et par ricochet à toute l’Afrique sa dignité d’antan. Des transitions qui ont pour seul but d’assouvir la soif de changement positif de leur peuple. 

En visite, ce 24 aout 2023 au Niger, les ministres des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso ont eu une séance de travail fructueux avec leur homologue nigérien, Bakary Yaou Sangaré. Un entretien au cours de laquelle, les trois ministres ont pris des décisions salutaires en ce qui concerne les défis majeurs qui se posent à leurs pays respectifs, au moment où le Niger subit des « sanctions injustes, illégales et inhumaines » de la Cédéao et de l’Uemoa. 

Répondre aux « préoccupations et besoins des populations »

Tout en réitérant leur opposition farouche à toute intervention armée, vue comme une « déclaration de guerre », au Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont exprimé leur volonté ferme d’impulser et de dynamiser leur coopération au plan politique, économique, scientifique et culturel. « Ils ont réaffirmé leur engagement à mutualiser leurs moyens pour combattre le terrorisme et l’extrémisme violent au sahel, en Afrique de l’Ouest et particulièrement dans les trois pays frontaliers ». Des fléaux « qui sévissent depuis plusieurs années dans la sous-région et compromettent la mise en œuvre effective des programmes de développement ». 

Les trois pays ont donc décidé de hisser leur coopération à un niveau supérieur en donnant plus de force à l’échange de renseignements et d’opérations conjointes, mais aussi et surtout en termes de facilités d’assistance mutuelle en matière de défense et de sécurité en cas d’agression ou d’attaques terroristes. 

Pour une meilleure coordination de leurs actions, ces pays ont décidé de la mise en place d’un « cadre de concertation », ouvert aux pays volontaires. L’objectif est de répondre plus efficacement aux « préoccupations et besoins des populations en matière de paix, de sécurité et de développement économique et monétaire ». À cet effet, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont convenu de la mise en place d’un Secrétariat conjoint. 

Chiencoro Diarra 

24 août 2023 0 comments
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Sommet des Brics
Actu

15e Sommet des économies émergentes : les Brics accueillent 6 nouveaux pays, dont 2 d’Afrique

by Bakary FOMBA 24 août 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le mardi 22 aout 2023, le 15e Sommet des Brics s’est ouvert à Johannesburg, en Afrique du Sud, entre les cinq économies émergentes, notamment le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

Après trois jours de Sommet, les leaders des cinq pays des Brics ont tenu un point de presse au centre de conférence de Johannesburg, pour faire le bilan de leurs délibérations. Il s’agit d’une première depuis le Covid-19, en 2020.

Plaider pour un rééquilibrage politique et économique

Lors de ce 15e Sommet des Brics, le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé l’acceptation de six nouveaux pays dans le club, dont deux du continent africain. Il s’agit notamment de l’Argentine, l’Iran, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte et l’Éthiopie.

L’objectif des Brics est de plaider ensemble pour un rééquilibrage politique et économique face à un ordre international que ses leaders jugent dominé par l’Occident.

Cette décision historique va certainement transformer la dynamique au sein du groupe, avec des pays aussi variés en termes d’économies et d’affinités politiques. Il s’agit d’« un grand plaisir » pour le président brésilien, Lula. Une décision qui a été accueillie comme une preuve du renforcement d’un monde « multipolaire », pour le Premier ministre indien, Narendra Modi. Le président russe, Vladimir Poutine ainsi que Xi Jinping ont envoyé leurs félicitations aux nouveaux membres.

« Avec ce sommet, les Brics entament un nouveau chapitre », s’est félicité le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa.

Par ailleurs, l’adhésion de ces pays concernés à part entière aux Brics, prendra effet au 1er janvier 2024, a précisé le président sud-africain. Le nombre de pays membres du groupe passera ainsi de 5 à 11 à partir de la nouvelle année.

Le bloc, qui produit près d’un quart de la richesse mondiale (23 %) et rassemble 41 % de la population globale, revendique un équilibre économique et politique mondial multipolaire notamment au regard de l’hégémonie de l’Occident.

Réactions enthousiastes

Suite à cette décision, les pays concernés n’ont pas surtout manqué de manifester leur enthousiasme. 

Pour la diplomatie iranienne, l’adhésion de l’Iran est un « succès stratégique pour la politique étrangère », a écrit sur X (ex-Twitter) le conseiller politique du président Ebrahim Raïssi. L’Éthiopie salue un « moment fort » pour le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. « L’Éthiopie se tient prête à coopérer avec tous pour un ordre mondial inclusif et prospère », a ajouté son Premier ministre Abiy Ahmed.

Bakary Fomba

24 août 2023 0 comments
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Serguei Lavrov
ActuAnalyses

[Tribune] Brics : vers un ordre mondial juste

by Sahel Tribune 24 août 2023
written by Sahel Tribune 7 minutes read

À la veille du sommet des Brics, qui a débuté le mardi 22 août 2023, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a partagé dans le magazine sud-africain « Ubuntu » ses réflexions sur les perspectives de coopération dans le cadre de ce groupe dans le contexte géopolitique actuel.

Le monde d’aujourd’hui connaît des changements tectoniques. La possibilité de domination d’un pays ou même d’un petit groupe d’États disparaît. Le modèle de développement international fondé sur l’exploitation des ressources de la majorité mondiale au profit du bien-être du « milliard d’or » est désespérément dépassé. Il ne reflète pas les aspirations du monde entier.

Un ordre mondial multipolaire plus juste est en train de naître sous nos yeux. De nouveaux centres de croissance économique et de prise de décision politique d’importance mondiale en Eurasie, dans la région Asie-Pacifique, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine sont guidées avant tout par leurs propres intérêts et placent la souveraineté nationale au centre de leurs préoccupation, et c’est dans cet esprit qu’elles réalisent des progrès impressionnants dans des domaines divers et variés.

Les tentatives de l’Occident collectif d’inverser cette tendance pour préserver sa propre hégémonie ont un effet complètement contraire. La communauté mondiale en a assez du chantage et de la pression de la part des élites occidentales et de leurs pratiques coloniales et racistes. C’est pourquoi, par exemple, non seulement la Russie, mais aussi un certain nombre d’autres pays réduisent constamment leur dépendance au dollar américain, passant à des systèmes de paiement alternatifs et à des règlements en monnaies nationales. Dans ce contexte, les paroles sages de Nelson Mandela me viennent à l’esprit : « Lorsque l’eau commence à bouillir, il est absurde d’arrêter de la chauffer. » Et c’est effectivement le cas.

La Russie, État de nature civilisatrice et première puissance eurasienne et euro-pacifique, continue ses efforts de démocratisation de la vie internationale et de formation d’une architecture de relations interétatiques fondée sur les valeurs d’une sécurité égale et indivisible, de la diversité culturelle et civilisationnelle, et offrant des chances égales de développement à tous les membres de la communauté mondiale, sans exception. L’architecture des relations interétatiques serait fondée sur les valeurs d’une sécurité égale et indivisible, de la diversité culturelle et civilisationnelle et offrirait des chances égales de développement à tous les membres de la communauté mondiale, sans exception. Comme l’a souligné le Président Vladimir Poutine dans son discours à l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie le 21 février 2023 : « Dans le monde moderne, il ne devrait pas y avoir de répartition entre les soi-disant « pays civilisés » et tous les autres… Il devrait y avoir un partenariat honnête qui, en principe, refuse toute exclusivité, en particulier l’exclusivité agressive. » À notre avis, tout cela est conforme à la philosophie de l’Ubuntu, qui promeut la cohésion entre les nations et les peuples.

Dans ce contexte, la Russie s’est toujours prononcée en faveur du renforcement de la position du continent africain dans l’ordre mondial multipolaire. Nous poursuivrons notre soutien à nos amis africains dans leurs efforts pour jouer un rôle de plus en plus important dans la résolution des problèmes fondamentaux de notre époque. Cela s’applique aussi pleinement au processus de réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le cadre duquel, selon notre conviction profonde, les intérêts légitimes des pays en développement, y compris l’Afrique, doivent être garantis avant tout.

La diplomatie multilatérale ne reste pas à l’écart des tendances mondiales. Les activités d’une association telle que les Brics symbolisent une véritable multipolarité et sont un exemple de communication interétatique honnête. Au sein de cette association, des États ayant des systèmes politiques différents, des plateformes de valeurs distinctes et des politiques étrangères indépendantes coopèrent avec succès dans divers domaines. Je pense qu’il n’est pas exagéré de constater que les Brics sont une sorte de « grille » de coopération au-dessus des lignes traditionnelles Nord-Sud et Ouest-Est.

Effectivement, nous avons des choses à présenter à notre public. Grâce à des efforts conjoints, les Brics sont parvenus à créer une culture du dialogue fondée sur les principes de l’égalité, du respect du choix de notre propre voie de développement et de la prise en compte des intérêts de chacun. Cela nous aide à trouver un terrain d’entente et des « solutions », même sur les problèmes les plus complexes.

La place et l’importance des Brics aujourd’hui et leur potentiel d’influence sur la formation de l’agenda mondial sont déterminés par des facteurs objectifs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La population des pays des Brics représente plus de 40% de la population mondiale et leur territoire représente plus d’un quart de la masse continentale de la planète. Selon les prévisions des experts, en 2023, le groupe des Brics représentera environ 31,5% du PIB mondial (en termes de parité de pouvoir d’achat), tandis que la part du G7 a chuté à 30% sur cet indicateur.

Aujourd’hui, le partenariat stratégique des Brics prend de l’ampleur. L’association elle-même propose au monde des initiatives créatives et tournées vers l’avenir, visant à atteindre les objectifs de développement durable, à garantir la sécurité alimentaire et énergétique, la croissance saine de l’économie mondiale, la résolution des conflits et la lutte contre le changement climatique, y compris à travers le prisme d’une transition énergétique juste.

Un système étendu de mécanismes a été créé pour réaliser ces objectifs. La stratégie de partenariat économique jusqu’en 2025 est en cours de mise en œuvre et définit les points de référence de la coopération à moyen terme. La plateforme de recherche énergétique des Brics, lancée à l’initiative de la Russie, fonctionne. Le Centre des Brics pour la recherche et le développement de vaccins a été lancé pour promouvoir des réponses efficaces aux défis posés au bien-être épidémique de nos pays. Des initiatives sur l’élimination des « refuges » pour les personnes corrompues et les actifs criminels, sur le commerce et l’investissement dans le but d’un développement durable, et sur le renforcement de la coopération dans le domaine des chaînes d’approvisionnement, ont été approuvées. La stratégie des Brics en matière de sécurité alimentaire a été adoptée.

Parmi les priorités inconditionnelles figurent le renforcement du potentiel de la Nouvelle banque de développement et du Fonds de réserve de change des Brics, l’amélioration des mécanismes de paiement et le renforcement du rôle des monnaies nationales dans les règlements mutuels. Il est prévu que ces aspects fassent l’objet d’une attention particulière lors du sommet des Brics à Johannesburg.

Nous ne cherchons pas à remplacer les mécanismes multilatéraux existants, et encore moins à devenir un nouvel « hégémon collectif ». Au contraire, les membres des Brics ont toujours privilégié la création de conditions favorables au développement de tous les États, ce qui exclut la logique de bloc de la guerre froide et des jeux géopolitiques à somme nulle. Les Brics s’efforcent de proposer des solutions inclusives fondées sur une approche collective.

Dans ce contexte, nous nous efforçons constamment de développer la coopération entre l’association et les pays de la majorité mondiale. En particulier, le renforcement de la coopération avec les pays africains est devenu l’une des priorités de la présidence sud-africaine. Nous partageons entièrement cette approche. Nous sommes prêts à contribuer à la croissance économique du continent et à y renforcer la sécurité, y compris ses composantes alimentaires et énergétiques. Les résultats du deuxième sommet Russie-Afrique qui s’est tenu les 27 et 28 juillet 2023 à Saint-Pétersbourg en sont la preuve irréfutable.

Dans ce contexte, il est naturel que notre association compte de nombreuses personnes partageant les mêmes idées dans le monde entier. Les Brics sont considérés comme une force positive qui serait susceptible de renforcer la solidarité des pays du Sud et de l’Est et de devenir l’un des piliers d’un nouvel ordre mondial polycentrique plus équitable.

Les Brics sont prêts à répondre à cette demande. C’est pourquoi nous avons lancé le processus d’élargissement. Il est symbolique qu’il ait pris un tel rythme l’année de la présidence de l’Afrique du Sud, un pays qui a été admis au sein des Brics à la suite d’une décision politique consensuelle.

Je suis persuadé que le 15e sommet qui marquera son anniversaire deviendra un nouveau jalon dans nos relations de partenariat stratégique et définira les priorités majeures pour les années à venir. Nous apprécions vivement les efforts de la présidence sud-africaine dans ce contexte, notamment l’intensification des activités visant à améliorer l’ensemble des mécanismes de fonctionnement de l’association et à approfondir le dialogue avec d’autres pays.

Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

24 août 2023 0 comments
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Prigojine, patron de Wagner
A la UneAnalyses

Mort de Prigojine : quelles conséquences pour le Sahel ?

by Sahel Tribune 23 août 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Evgueni Prigojine, le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, et plusieurs autres de ses combattants, a été confirmé mort dans un crash d’avion ce mercredi 23 août 2023. Le patron de Wagner figure sur la liste des passagers de ce jet privé qui s’est écrasé en Russie. « L’avion est parti de Moscou en direction de Saint-Pétersbourg (…) selon des informations officielles, les sept passagers et les trois membres d’équipage ont trouvé la mort », indique Luc Lacroix, en direct de Moscou (Russie), mercredi 23 août. 

Cette disparition de Prigojine constitue un coup dur pour bon nombre de pays africains, notamment au niveau du sahel où l’on soupçonne une forte présence du groupe Wagner auprès des armées républicaines engagées dans une véritable lutte contre le terrorisme. Au Mali aussi bien qu’au Burkina Faso, les autorités militaires au pouvoir ont pourtant toujours nié leurs liens avec ce groupe paramilitaire russe affirmant entretenir des relations d’Etat à Etat avec la Fédération de Russie. Le décès du patron de Wagner va-t-il permettre de voir clair dans la nature du partenariat de ces Etats avec la Russie ?  La mort de Prigojine lèvera-t-elle le voile sur les liens entre ce groupe et le Kremlin ? 

En tout état de cause, le patron du groupe Wagner a su jouer le jeu trouble en ce qui concerne ses liens avec les Etats. Même si lors de sa première apparition face à la caméra, depuis l’abandon de sa rébellion contre le Kremlin en juin dernier, Evguéni Prigojine affirmait, lundi 21 août 2023, se trouver aux côtés de combattants de son groupe paramilitaire en Afrique. Il déclarait surtout dans cette vidéo travailler à la grandeur de la Russie, et appelait les volontaires à le rejoindre.

Son décès pourrait mettre les Etats sahéliens, ayant tissé des liens de coopération avec cette milice, devant leur responsabilité. Surtout s’ils avaient mis tout leur espoir sur ce groupe de sécurité privée. Seront-ils en mesure de poursuivre le combat engagé contre les groupes armés terroristes ? Comment faire pour poursuivre leur coopération avec Wagner après la mort du patron du groupe ? Autant de questions dont le temps nous permettra de mieux élucider.

Oumarou Fomba 

23 août 2023 0 comments
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Evgueni Prigojine, patron de Wagner
A la UneSécurité

Russie : le patron de Wagner mort dans un crash d’avion près de Moscou ?

by Mohamed Camara 23 août 2023
written by Mohamed Camara 1 minutes read

Le Comité d’enquête de la Russie a annoncé le crash d’un avion, ce mercredi 23 aout dans la région de Tver.  Dix personnes étaient à bord de cet appareil qui s’est écrasé sans laisser de survivants. Parmi les passagers figurerait le patron du groupe Wagner, Evgueni Prigojine.La chaine Telegram Grey Zone, affiliée à Wagner, confirme la mort d’Evgueni Prigojine. Il aurait succombé, selon les autorités de l’aviation russe dans ce crash d’avion avec neuf autres personnes de son groupe. Tsargrad TV confirme que les corps d’Evgueni Prigozhin et de Dmitry Utkin ont été identifiés. 

L’Agence fédérale du transport aérien de Russie a déclaré que l’avion qui s’est écrasé, ce mercredi, dans la région de Tver appartenait à la compagnie MNT-Aero. Elle indique qu’une commission spéciale avait été constituée pour enquêter sur les causes de cet accident tragique. Pour l’heure, Moscou n’a encore émis aucun commentaire.

Mohamed Camara

23 août 2023 0 comments
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