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La mine de lithium de Bougouni en construction au Mali.
Économie

Bougouni, la mine malienne qui alimente les ambitions énergétiques globales

by Chiencoro 29 mars 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali, la future mine de lithium Bougouni se prépare à transformer le paysage énergétique mondial avec une production estimée à 2 millions de tonnes de spodumène. Ce partenariat sino-britannique, tournant majeur pour l’industrie du lithium, promet d’alimenter la demande croissante en batteries lithium-ion.

L’industrie minière mondiale observe avec intérêt le développement prometteur de la future mine de lithium Bougouni, au Mali, qui devrait fournir environ 2 millions de tonnes de spodumène sur une période estimée à 8,5 ans, rapporte l’Agence Ecofin. Ce projet d’envergure, cofinancé par l’entreprise chinoise Hainan Mining, marque une étape significative dans le secteur des minéraux critiques, essentiels à la transition énergétique mondiale, souligne la même source.

Le meilleur prix du marché pour son spodumène

Kodal Minerals, compagnie minière britannique à la tête du projet, a récemment annoncé la fin d’un accord préexistant avec Suay Chin International, qui offrait à ce dernier un droit de premier refus sur 80 % de la production de spodumène. Cette rupture ouvre la voie à Hainan Mining pour négocier l’acquisition de l’intégralité de la production future de la mine, renforçant ainsi son emprise sur les ressources précieuses de lithium.

Les négociations entamées par Hainan Mining pour sécuriser les 20 % de la production non couverts par l’accord initial avec Suay Chin se sont élargies pour inclure désormais la totalité de la production, soit les 80 % restants, selon les précisions de l’Agence Ecofin. Cette manœuvre stratégique promet à Hainan Mining un approvisionnement conséquent en spodumène, matériel clé pour la fabrication de batteries lithium-ion.

Bernard Aylward, PDG de Kodal Minerals, se montre optimiste quant à l’issue de ces négociations, affirmant que l’entreprise est en bonne voie pour obtenir le meilleur prix du marché pour son spodumène, sans aucune concession. La collaboration avec Hainan Mining semble porter ses fruits, offrant des perspectives réjouissantes pour la rentabilité du projet Bougouni.

Ressource stratégique pour l’avenir énergétique

Le projet Bougouni est le fruit d’une coentreprise entre Kodal Mining UK Limited, contrôlée majoritairement par Hainan Mining à hauteur de 51 %, tandis que Kodal détient les 49 % restants. La mine, située dans la fertile région minière du Mali, est prévue pour démarrer sa production avant la fin de l’année 2024, se positionnant comme un acteur de poids dans l’approvisionnement global en lithium.

L’engagement de Kodal Minerals et Hainan Mining dans le développement de la mine de Bougouni témoigne de l’importance croissante du lithium comme ressource stratégique pour l’avenir énergétique. À l’heure où la demande pour les batteries lithium-ion ne cesse de croître, alimentée par la transition vers des énergies propres et le développement des véhicules électriques, le projet Bougouni s’inscrit comme un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement en minéraux critiques.

Chiencoro Diarra

29 mars 2024 0 comments
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La frontière poreuse et mal délimitée entre deux pays d'Afrique de l'Ouest, en se concentrant sur le thème de la sécurité et de la diplomatie. Il symbolise le concept abstrait de frontières nationales floues, avec des militaires des deux pays engagés dans le dialogue et la coopération, dans un contexte serein et naturel qui met l'accent sur une résolution pacifique.
Actu

Lignes invisibles, tensions visibles : un match serré à la frontière burkinabé-ivoire

by Sahel Tribune 29 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans les étendues obscures du nord de la Côte d’Ivoire, un militaire et un auxiliaire civil de l’armée burkinabè ont été pris au piège de la loi le 27 mars 2024. Leur voyage inattendu à travers les lignes invisibles qui divisent les nations n’est pas un événement isolé. conte. « De tels incidents sont monnaie courante« , murmure une voix du secteur de la sécurité, faisant allusion au caractère insaisissable des frontières qui existent à peine sous forme physique mais qui pèsent lourd en termes géopolitiques.

Le 27 mars a marqué le jour où la porosité de la frontière burkinabè-ivoirienne a été à nouveau mise à nu. Un militaire burkinabé et un Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) se sont retrouvés aux mains des forces militaires ivoiriennes dans la région de Bounkani, à deux pas de leur patrie. Leur mission ? Cela fait partie de la campagne agressive du Burkina contre les ombres du terrorisme qui menacent d’engloutir la région. Les deux hommes, armés et apparemment en reconnaissance dans un village commerçant, se sont égarés en Côte d’Ivoire, un acte qui a ouvert la voie à leur détention.

« L’incident est généralement résolu rapidement »

La réponse burkinabè a été rapide. Un bataillon, déjà engagé dans une bataille acharnée contre un ennemi invisible, franchit le seuil à la poursuite de ses compatriotes. Le décor semblait planté pour une confrontation, mais le destin, semble-t-il, avait d’autres plans. Le détachement ivoirien avait évacué les lieux, évitant ce qui aurait pu être une interaction explosive entre frères d’armes. « Il n’y a pas eu d’affrontement« , assure une source, un sentiment qui en dit long sur les ententes silencieuses qui régissent souvent les interactions entre États voisins.

Ce n’est pas le premier acte du théâtre. Le 19 septembre 2023, deux gendarmes ivoiriens se retrouvent du mauvais côté de la frontière burkinabè, leur voyage se terminant par une arrestation. Le silence de Ouagadougou sur leur sort est assourdissant, mais des murmures sur leur bien-être flottent de l’autre côté de la frontière, portés par le vent de la diplomatie sur lequel Abidjan a choisi de voguer. « L’incident est généralement résolu rapidement« , ajoute la voix, témoignage de la résilience de la fraternité même face à l’adversité.

La porosité des frontières

Ce qui se passe dans ces régions frontalières est bien plus qu’une histoire de mésaventures ou de dépassements occasionnels. Il s’agit d’un récit tissé à partir de défis partagés et de préoccupations mutuelles qui transcendent les lignes tracées par l’homme. Le ballet silencieux du personnel militaire et civil à travers ces divisions invisibles souligne une lutte plus large, qui exige un front uni contre les spectres de l’instabilité et de la terreur qui ne connaissent aucune frontière.

Dans cette danse complexe de diplomatie, de sécurité et d’efforts inflexibles pour la paix, l’interaction entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire apparaît comme une lueur d’espoir. Cela rappelle que dans la vaste étendue de l’Afrique de l’Ouest, l’unité et la coopération ne sont pas seulement des idéaux auxquels aspirer mais des nécessités de survie. Les frontières sont peut-être poreuses et les défis intimidants, mais la détermination des nations, unies dans un objectif, reste inébranlable.

Oumarou Fomba

29 mars 2024 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré pose la première pierre de l'Usine.
Économie

Transformation locale du coton : un grand pas pour l’économie burkinabè avec IRO-TEXBURKINA SA

by Chiencoro 29 mars 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Burkina Faso, a fait une apparition remarquée ce vendredi, 29 mars 2024, à Sourgou, dans la province du Boulkiemdé. Sa visite avait un objectif clair : lancer le projet d’un ambitieux complexe industriel textile porté par IRO-TEXBURKINA SA. Cette initiative n’est pas juste un pas vers l’autonomie industrielle ; c’est une promesse d’avenir pour la région du centre-Ouest et pour tout le Burkina Faso.

Au cœur du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré sème les graines d’un renouveau industriel, où chaque fibre de coton burkinabè se tisse en promesse d’emploi et de prospérité. Un avenir où l’industrie textile devient le fil conducteur d’une nation qui tisse son chemin vers l’autonomie et l’épanouissement économique.

Avec ce projet, les autorités transitoires montrent leur engagement à dynamiser l’économie locale en valorisant une des ressources clés du pays : le coton. En transformant cette matière première localement, le complexe envisage de renforcer la chaîne de valeur du coton burkinabè, offrant ainsi une gamme variée de produits textiles, des fils aux vêtements en passant par des produits médicalisés.

Lutter contre le chômage et favoriser le développement

L’impact de cette usine dépasse les attentes : environ 5 000 emplois directs seront créés, sans compter les milliers d’emplois indirects qui découleront de cette activité industrielle. C’est un message fort envoyé aux jeunes et aux familles de la région, témoignant de la volonté des autorités de lutter contre le chômage et de favoriser le développement économique et social.

En choisissant Sourgou pour ce projet, le Capitaine Traoré et son gouvernement ne font pas que promouvoir l’industrialisation ; ils soulignent également l’importance de l’inclusion et de la distribution équitable des opportunités économiques sur l’ensemble du territoire. Ce geste stratégique réaffirme l’engagement des autorités transitoires à œuvrer pour le bien-être des Burkinabè, malgré les défis que rencontre actuellement le pays.

La pose de cette première pierre n’est donc pas qu’un symbole de progrès économique ; elle marque aussi une étape significative dans la consolidation de la paix et de la stabilité au Burkina Faso, en offrant des perspectives réelles et tangibles aux populations. C’est un exemple éloquent de la façon dont les autorités transitoires cherchent à bâtir un avenir prospère pour le pays des hommes intègres, en s’appuyant sur ses ressources et ses talents.

Chiencoro Diarra

29 mars 2024 0 comments
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Sikasso ville/Studio Tamani
Actu

Lutte contre l’infanticide rituel à Sikasso : une avancée dans la protection des enfants au Mali

by Bakary FOMBA 29 mars 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

A Sikasso, troisième région administrative du Mali, a lieu l’incarcération d’un praticien traditionnel et de plusieurs associés, impliqués dans des affaires d’infanticides. Une situation qui met en exergue des interrogations essentielles concernant la sauvegarde des mineurs et le maintien des coutumes ancestrales. 

À Sikoroni, un quartier de la 3e région du Mali, la gendarmerie a procédé à l’arrestation d’un praticien traditionnel et de ses complices pour leur implication présumée dans des homicides d’enfants. D’après l’ORTM, la télévision nationale malienne, les individus arrêtés auraient tué des enfants dans le cadre de rituels, arguant que ces derniers se métamorphosaient en serpents avant de s’évanouir. Cet évènement marque un progrès significatif dans la lutte contre les violences faites aux enfants et la criminalité rituelle au Mali.

Atteinte grave aux droits élémentaires

Les pratiques rituelles entrainant le meurtre d’enfants constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux de l’homme et de l’enfant. L’idée de sacrifier de jeunes vies innocentes pour des croyances ou des rituels est particulièrement perturbante. Néanmoins, cette affaire souligne l’urgence de mettre un terme à ces pratiques barbares et de protéger les enfants contre les maltraitances.

Les actes cruels et barbares comme ceux-ci ne devraient trouver aucune place dans une société moderne. Le rôle d’un praticien traditionnel, normalement perçu comme un soignant et protecteur de la communauté, engagé dans de telles atrocités, est d’autant plus révoltant. Cela interroge sur la validité et l’adéquation de certaines traditions, pouvant parfois violer les droits humains essentiels.

Alerte pour la société

L’intervention de la gendarmerie de Sikasso montre combien il est crucial que les forces de l’ordre agissent pour détecter, poursuivre et juger les responsables de tels crimes odieux. Cette arrestation devrait également fonctionner comme un avertissement pour ceux qui envisageraient de s’en prendre aux enfants ou de se livrer à d’autres formes de criminalité. Elle souligne aussi l’importance d’une collaboration entre les autorités, la société civile et les citoyens pour combattre les abus et assurer le respect des droits de chacun. Ces incidents mettent en évidence le besoin urgent de renforcer les dispositifs de protection de l’enfance et de combattre les pratiques criminelles qui menacent la vie et le bien-être des jeunes.

Il est impératif que les autorités maliennes redoublent d’efforts pour punir les coupables, prévenir de telles violences et éduquer la population sur les droits et la protection des enfants.

Réminiscence des crimes de Fana

L’affaire de Sikoroni remémore les crimes abominables survenus à Fana, dans la région de Dioïla, rappelant les pratiques similaires observées dans cette localité. Cet évènement tragique nous rappelle que les traditions ne doivent jamais servir de prétexte pour justifier des actes immoraux ou contraires aux droits humains. Il est crucial que les sociétés africaines, à l’instar des communautés du monde entier, réfléchissent profondément à leurs coutumes et traditions pour s’assurer du respect et de la protection de tous les individus, surtout des plus vulnérables.

Bakary Fomba

29 mars 2024 0 comments
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Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l'Union africaine
Actu

Transition pacifique au Sénégal: Moussa Faki Mahamat félicite Bassirou Diomaye Faye

by Sahel Tribune 29 mars 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence du Sénégal a été accueillie avec enthousiasme par le Président de la Commission de l’Union Africaine, SE Moussa Faki Mahamat.

Dans une déclaration publiée le 28 mars 2024, depuis Addis Abeba, Moussa Faki Mahamat a exprimé ses « chaleureuses félicitations » au nouveau Président sénégalais, saluant la transition pacifique qui témoigne de « l’enracinement profond des traditions démocratiques » au Sénégal.

« Cette élection représente un modèle pour le continent africain« , a affirmé Moussa Faki Mahamat, soulignant la réaction « digne et responsable » de tous les acteurs politiques sénégalais face aux résultats. L’acceptation unanime des résultats de l’élection, a-t-il ajouté, est une preuve éloquente que le Sénégal continue de briller comme un « phare en démocratie africaine« .

Un signal fort pour l’avenir

La déclaration a également mis en lumière les espoirs placés en Bassirou Diomaye Faye, à qui on souhaite « plein succès dans sa lourde et noble charge » de diriger le pays vers « une démocratie apaisée, stable et tolérante » au service d’une « prospérité inclusive et partagée ». Cette vision aligne parfaitement avec les objectifs de l’Union africaine qui cherche à promouvoir une gouvernance démocratique à travers le continent.

En assurant le nouveau Président sénégalais de la « pleine solidarité de l’Union africaine avec le grand peuple sénégalais« , Moussa Faki Mahamat réitère l’engagement de l’organisation panafricaine à soutenir les initiatives qui visent à renforcer la démocratie et à améliorer la vie des citoyens africains.

L’annonce de cette victoire électorale et la réaction positive de l’Union Africaine sont un signal fort pour l’avenir, non seulement pour le Sénégal mais pour toute l’Afrique. Elles rappellent l’importance cruciale de la démocratie, du dialogue et de la tolérance dans le développement et la prospérité des nations.

Oumarou Fomba

29 mars 2024 0 comments
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Bassirou DIomaye Faye, nouveau président de la République du Sénégal
Actu

Le réveil panafricain : un cri de liberté contre l’hégémonie française

by Sahel Tribune 29 mars 2024
written by Sahel Tribune 9 minutes read

En 2024, Dakar devient le dernier bastion à emprunter la voie de l’émancipation de l’ombre coloniale, suivant les traces de Bamako, Ouagadougou, et Niamey. Cette révolution, portée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, n’est pas un simple changement de garde. C’est le rugissement d’un Sénégal et d’une Afrique lassés d’être les pions sur l’échiquier de la Françafrique.

À l’horizon du 24 mars 2024, une nouvelle étoile s’est levée sur le Sénégal et, avec elle, sur l’Afrique tout entière. Telle une aube dissipant les derniers vestiges de la nuit coloniale, la victoire élective de Bassirou Diomaye Faye est le prélude d’un jour nouveau, où la promesse d’une indépendance véritable et d’une prospérité partagée commence à briller, chassant les longues ombres d’un passé de domination et d’exploitation.

Une histoire de résistance

La lutte du Sénégal pour son indépendance et sa dignité a traversé les âges, tissant une histoire dense de résistance contre l’impérialisme français. Depuis 1848, année symbolique où la France a tenté d’intégrer le Sénégal dans son empire colonial, ce pays d’Afrique de l’Ouest a enduré des siècles d’exploitation.

La création du corps des tirailleurs sénégalais en 1857 est un exemple frappant de cette période sombre. Ces soldats africains ont été recrutés, souvent de force, pour servir les intérêts militaires de la France dans ses colonies et au-delà. Ils ont combattu dans des guerres qui n’étaient pas les leurs, exposés à des dangers immenses pour la gloire d’une nation qui les traitait comme des citoyens de seconde classe.

En parallèle, la Banque du Sénégal, établie en 1853, représentait un mécanisme financier visant à soutenir l’effort de colonisation de l’Afrique de l’Ouest par la France. Elle a facilité le pillage systématique des ressources naturelles africaines, alimentant la richesse de la métropole au détriment des populations locales.

L’Afrique-Occidentale française (AOF), créée en 1895 et consolidée en 1904 avec Dakar comme capitale, a symbolisé l’apogée de l’ordre colonial. Sous ce régime, les habitants étaient divisés en deux catégories : ceux des quatre communes (Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque) jouissant d’une citoyenneté française limitée, et les autres, majoritairement des sujets coloniaux sans droits politiques significatifs. Cette dichotomie a non seulement sapé l’unité nationale, mais a aussi profondément ancré les inégalités et l’injustice dans le tissu social sénégalais.

Ces périodes sombres de l’histoire sénégalaise ont été marquées par des luttes incessantes pour la liberté et l’autodétermination. Des figures de proue comme Léopold Sédar Senghor ont émergé, symbolisant l’espoir d’un Sénégal libre et maître de son destin. La route vers l’indépendance, obtenue en 1960, a été longue et tortueuse, pavée par les sacrifices de nombreux héros anonymes qui ont rêvé d’un avenir meilleur pour leur pays.

Aujourd’hui, la résistance du Sénégal contre l’impérialisme français se perpétue à travers la lutte contre le néocolonialisme et la prédation économique. La victoire démocratique de Bassirou Diomaye Faye incarne non seulement le désir de changement politique, mais aussi la continuation d’un combat séculaire pour la souveraineté, l’équité et la justice sociale. Ce nouveau chapitre de l’histoire sénégalaise s’inscrit dans une tradition de résilience et d’aspiration à une véritable indépendance, libre de toute influence étrangère.

Le système françafricain : un échec

Le système françafricain, tel un spectre du passé colonial, a longtemps plané sur l’Afrique de l’Ouest, entravant son élan vers une indépendance véritable et une prospérité partagée. Malgré les fanfares célébrant les indépendances formelles du milieu du 20e siècle, le Sénégal, comme tant d’autres nations africaines, est resté enchainé à un ordre économique et politique qui servait les intérêts de la France bien plus que ceux de ses propres citoyens.

Des décennies durant, des figures emblématiques telles que Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, et Macky Sall, ont été perçues non seulement comme les gardiens de la souveraineté nationale, mais aussi, et de manière plus controversée, comme les mainteneurs d’un système qui a perpétué la dépendance économique à l’égard de l’ancienne métropole. Le système françafricain, avec son entrelacs de relations politiques, économiques et militaires, a été critiqué pour avoir assuré la continuité d’une forme de néocolonialisme, où l’autonomie africaine demeurait entravée par des intérêts extérieurs.

Dans ce contexte, l’ascension de Bassirou Diomaye Faye à la tête du Sénégal s’inscrit dans une dynamique de rupture. Sa victoire n’est pas seulement politique ; elle symbolise une revendication longtemps réprimée pour une véritable indépendance, une économie au service des Africains, et une gouvernance libérée des influences néfastes du françafricanisme. Il incarne un désir de refonder les bases de l’État sur des principes de justice sociale, de patriotisme et d’indépendance véritable, loin des compromissions et des arrangements sous-table qui ont caractérisé les relations franco-africaines depuis les indépendances.

L’engagement du nouvel homme fort du pays de la Téranga pour un renouveau politique suggère un avenir où le Sénégal, et par extension l’Afrique, pourrait enfin se libérer des chaines du passé. Sa promesse de tourner la page du système françafricain est une lueur d’espoir pour tous ceux qui rêvent d’une Afrique maîtresse de son destin, une Afrique où les ressources naturelles bénéficient d’abord et avant tout à ses enfants.

Ce moment historique soulève des questions fondamentales sur l’avenir des relations entre l’Afrique et la France, et sur la possibilité d’établir un partenariat basé sur le respect mutuel et l’intérêt commun, plutôt que sur la domination et l’exploitation. Bassirou Diomaye Faye, avec à ses côtés Ousmane Sonko, se tient à l’avant-garde de ce mouvement, porteurs d’un message clair : le temps de la Françafrique est révolu ; l’ère de l’Afrique souveraine et prospère commence.

L’aube d’une nouvelle ère

L’année 2024 s’inscrira dans les annales comme l’aube d’une nouvelle ère pour le Sénégal et, par extension, pour l’Afrique tout entière. L’élection démocratique de Bassirou Diomaye Faye transcende la simple alternance politique ; elle incarne le soulèvement d’un continent tout entier vers l’actualisation d’une vision longtemps étouffée par les reliquats d’un passé colonial tenace. C’est le moment où l’Afrique décide de s’affranchir des dernières entraves de la Françafrique, pour embrasser pleinement son indépendance, sa souveraineté, et son autodétermination.

Sa victoire n’est pas qu’une réfutation des politiques antérieures ; elle est l’affirmation d’un idéal panafricain, d’une quête collective vers une liberté véritable et une prospérité partagée. Ce n’est plus seulement le Sénégal qui se libère des chaines de la dépendance et de l’exploitation, mais c’est toute l’Afrique qui se voit offrir un modèle de libération et de progrès. Les voix de Sonko et Faye résonnent comme le cri de ralliement pour une génération qui refuse de voir son avenir dicté par des forces extérieures.

Dans cette victoire, on entrevoit la possibilité d’une renaissance africaine, où les ressources et les richesses du continent serviront à élever ses peuples plutôt qu’à enrichir d’autres nations. Le 24 mars 2024 devient ainsi le symbole d’une Afrique qui se lève, forte de son histoire et confiante dans sa capacité à tracer son propre chemin vers un avenir où elle est maître de son destin.

Cette élection est une promesse pour l’Afrique : celle de pouvoir enfin exploiter pleinement son immense potentiel dans un esprit de justice, d’équité et de solidarité. Elle ouvre la voie à une coopération interafricaine renforcée, à un panafricanisme revitalisé, et à une participation plus affirmée sur la scène internationale, non comme un terrain de jeu des puissances extérieures, mais comme un acteur souverain et respecté.

L’aube de cette nouvelle ère porte en elle l’espoir d’un continent uni, prospère et libre, un rêve longtemps différé, mais jamais abandonné. Le Sénégal, sous la conduite de Sonko et Faye, se positionne à l’avant-garde de cette marche vers une Afrique fière de son identité, de ses valeurs et de ses aspirations.

Un appel au changement

Le souffle de changement qui s’empare de Dakar depuis le 24 mars 2024 n’est pas un évènement isolé, mais le symptôme d’un mouvement beaucoup plus vaste et profond qui traverse tout le continent africain. La victoire de Bassirou Diomaye Faye est le fruit d’une soif de changement, d’une demande urgente pour une véritable souveraineté et pour des dirigeants qui incarnent l’intégrité, la vision, et l’ambition d’une Afrique autonome et prospère. 

Ce n’est pas seulement un rejet des pratiques néocoloniales, mais un appel vibrant pour une nouvelle génération de dirigeants africains. Un appel à ceux qui, loin d’être les marionnettes d’intérêts étrangers, sont les véritables défenseurs des aspirations de leur peuple. Ce mouvement dépasse les frontières du Sénégal et s’inscrit dans une tendance continentale où les populations africaines, jeunes et moins jeunes, réclament un renouveau politique, économique et social.

L’Afrique, riche de ses ressources et de son potentiel humain, ne demande qu’à écrire sa propre histoire, loin des ombres du passé. Le message est clair : les peuples africains ne veulent plus être les spectateurs passifs de leur destin. Ils veulent être les acteurs principaux d’une transformation qui respecte leurs droits, valorise leurs ressources et célèbre leur culture. 

La transition démocratique pacifique au Sénégal est un modèle inspirant, un phare pour tous ceux qui, sur le continent, aspirent à une gouvernance juste, responsable et souveraine. C’est une preuve que, malgré les obstacles et les défis, une autre Afrique est possible, une Afrique qui se tient debout, fière et déterminée à tracer son chemin vers le progrès et la dignité.

Le temps de la Françafrique est révolu. Aujourd’hui, les peuples africains écrivent une nouvelle page de leur histoire, une histoire où la démocratie, la souveraineté et le développement ne sont pas des mots vides de sens, mais les piliers d’un avenir radieux. Le 24 mars 2024, ne marque pas seulement le changement au Sénégal, mais annonce l’aube d’une ère nouvelle pour toute l’Afrique.

Younouss

29 mars 2024 0 comments
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La nouvelle école dédiée aux études sur le pétrole et le gaz dans un paysage semi-aride du Sahel.
Billet d'humeurÉconomie

Pétrole au Niger: une école pour le futur ou un nœud au passé ?

by Chiencoro 29 mars 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Ah, la douce ironie de notre temps ! Voici donc le Niger qui, dans un élan de modernisation ambitieux, annonce la création d’une école de pétrole et de gaz. Une initiative qui brille par son ambition de transformer le secteur des énergies fossiles en une mine d’or éducative et économique. Mais attendez, ne nous précipitons pas en applaudissements.

Placée sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation technologique, cette nouvelle école promet monts et merveilles dans l’industrie extractive. « Toute la chaîne de production du pétrole, tous niveaux confondus« , nous dit-on. Magnifique ! Mais en creusant un peu, le tableau idyllique se fissure. Pas de date de démarrage des enseignements ? Un détail, sûrement…

Et Zinder, cette ville choisie avec stratégie, juste à côté du site de raffinage et pas loin du gisement pétrolier d’Agadem. Un clin d’œil à l’efficacité logistique ou un simple hasard géographique ? On applaudit l’initiative, tout en s’interrogeant sur le « peut-être » d’un futur où les technologies seront transférées, et où les Nigériens prendront le relais à tous les postes. « Peut-être », le mot est lâché par le Dr Maman Sillimana, avec un soupçon d’optimisme.

Une école aussi pour les trésors renouvelables

Certes, le Niger n’est pas le premier à suivre cette voie; le Sénégal, entre autres, s’est aussi engagé sur cette route pro-fossile, visant à utiliser ses ressources pour propulser son économie. Pourtant, ce qui frappe, c’est cette insistance sur le fossile dans un monde qui crie à l’urgence climatique.

L’Afrique, avec son potentiel gigantesque en énergies renouvelables, semble marcher sur un fil entre développement économique et responsabilité écologique. Faut-il rappeler que, malgré sa contribution minime aux émissions de gaz à effet de serre, le continent est en première ligne des impacts du changement climatique ?

Ainsi, pendant que nous saluons les efforts de développement et d’autonomisation, ne perdons pas de vue cette autre école, celle de la durabilité et de la responsabilité environnementale, où chaque leçon commence et se termine par un « pourquoi » et non un « peut-être« . L’énergie du futur, le vrai or noir, ne se trouve-t-elle pas dans le rayonnement du soleil, le souffle du vent et le cours des rivières ? La vraie question demeure : à quand une école dédiée à ces trésors renouvelables ?

Chiencoro Diarra

29 mars 2024 0 comments
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