Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,6 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Les ministres des Affaires étrangères, dans l'ordre gauche vers la droite, du Niger, du Mali, de la Russie et du Burkina Faso assistent à une conférence de presse conjointe à l’issue d’une réunion, le jeudi 3 avril 2025. Photo AP/Pavel Bednyakov, Pool
ActuPolitique

Consultation politique de haut niveau AES-Russie : les pays de l’AES sur le point de tourner largement le dos à l’occident 

by Sidi Modibo Coulibaly 9 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Du 02 au 03 avril 2025, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont séjourné à Moscou (Russie) sur invitation de la Fédération de Russie. C’est une première depuis la création de la confédération et, un coup dur pour l’occident qui voit des partenaires stratégiques en train de lui tourner le dos.

Les délégations des pays de la confédération des États du Sahel étaient conduites par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali ; Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur ; Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur. Arrivé sur place à Moscou, elles se sont entrenues avec leur homologue russe, Sergueï Lavrov. La réunion a été coprésidée par celui-là et Abdoulaye Diop en sa qualité de ministre dont le Chef d’État assure la présidence de la Confédération AES. La réunion a été sanctionnée par un communiqué final qui traite des décisions communes prises. Des décisions qui concernent trois domaines prioritaires.

Appui sans faille de la Russie aux efforts de défense 

En matière de sécurité et de défense, les deux parties sont convenues d’établir un partenariat stratégique pragmatique et solidaire. Elles se sont engagées à intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité sous toutes ses formes dans l’espace AES. A ce propos, la Russie a « réitéré son soutien indéfectible pour l’opérationnalisation de la Force unifiée de la Confédération AES dans sa lutte pour la préservation de l’intégrité territoriale de l’espace confédéral. » Les Parties sont ensuite convenues du renforcement des capacités opérationnelles de la Force unifiée à travers la facilitation d’acquisition des équipements militaires majeurs et performants et des formations adaptées en vue de la sécurisation intégrale de l’espace confédéral. 

La Partie russe a exprimé sa disponibilité à apporter l’assistance technique nécessaire. En outre, Russes et Sahéliens « ont fermement condamné les actes d’agression des États sponsors du terrorisme, en particulier la collusion coupable de l’Ukraine avec les groupes armés terroristes opérant dans le Sahel. »

Privilégier la réalisation d’infrastructures de développement 

S’agissant de la diplomatie, les deux parties ont décidé de renforcer la concertation et les soutiens mutuels dans les instances internationales sur les questions politiques et géostratégiques majeures sur la base du respect des principes de l’ONU dans toute leur plénitude et interconnexion. Elles ont aussi magnifié leur convergence de vue sur les questions d’intérêt commun notamment la dépolitisation de la question des droits de l’homme, la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays et le traitement équitable des pays dans les instances internationales.

En ce qui concerne les questions de développement, Russes et Sahéliens ont décidé de l’adoption d’une coopération visant la réalisation diligente d’infrastructures de développement. Ainsi, il s’agira d’intensifier les contacts entre les opérateurs économiques et de créer un environnement commercial favorable. C’est dire qu’il y a eu un consensus sur le rôle clé de la coopération économique sur une base mutuellement bénéfique et de partenariat. 

Il faut signaler que cette consultation politique de haut niveau avait pour objectif de raffermir et formaliser les excellentes relations d’amitié, de solidarité et de coopération entre la Confédération AES et la Fédération de Russie. C’est pourquoi les deux parties ont décidé de les institutionnaliser en tenant annuellement une session. Avec cette nouvelle phase de relations entre Russes et Sahéliens, on peut dire sans doute que les pays de l’AES sont en train de largement tourner le dos à l’occident qui était son partenaire stratégique traditionnel.

Sidi Modibo Coulibaly 

9 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Manifestation devant l'ambassade d'Algérie
A la UnePolitique

Tensions Mali-Algérie : grande mobilisation à Bamako pour dénoncer le rôle trouble de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme

by Ibrahim Kalifa Djitteye 9 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 minutes read

L’ambiance était électrique ce lundi 8 avril 2025, vers l’après-midi devant l’ambassade d’Algérie à Bamako. Des milliers de Maliens, drapeaux en main et visages marqués par l’indignation, se sont massés aux abords de l’ambassade pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « provocation inadmissible » de la part de l’État algérien. En cause, l’abattage d’un drone malien par l’armée algérienne à Tinzaouatène, dans la nuit du 1er avril, un acte perçu par de nombreux citoyens comme un véritable casus belli.

Sous un soleil de plomb, brandissant des pancartes et scandant des slogans accusateurs, les manifestants n’ont pas mâché leurs mots : « L’Algérie est un État terroriste ! », « Parrain des terroristes ! », « Algérie va payer le drone malien ! ». Des accusations graves qui témoignent d’une fracture profonde dans la perception populaire du rôle de l’Algérie au Sahel, autrefois vue comme médiatrice dans la crise malienne, aujourd’hui soupçonnée de jouer un double jeu dangereux.

Un voisin accusé de trahison

La manifestation a pris des allures de réquisitoire populaire contre un pays considéré jusque-là comme frère. Plusieurs intervenants ont dénoncé la duplicité présumée de l’Algérie, qui, selon eux, se présente en arbitre tout en soutenant secrètement des groupes armés opérant dans le nord du Mali. Pour les manifestants, cette posture ambiguë ne peut plus être tolérée.

Moussa Sangho, leader d’une organisation de jeunesse, a été l’un des premiers à s’exprimer devant la foule. « Nous sommes ici pour dénoncer le mauvais voisinage de l’Algérie. Si ce pays était sincère dans la lutte contre le terrorisme, il n’aurait jamais abattu un drone malien destiné à protéger nos populations. » Il a appelé les autorités maliennes à faire preuve de vigilance et à ne pas céder aux manipulations extérieures, notamment occidentales, qu’il lie à l’influence de l’Algérie dans la région.

Un sentiment d’humiliation nationale

Une vive tension diplomatique s’est installée entre Bamako et Alger après la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne dans la nuit du 1er avril à Tinzaouatène, une zone frontalière stratégique. En réponse à cet acte qualifié d’« agression » par de nombreux citoyens, des milliers de Maliens en colère ont manifesté ce lundi 8 avril devant l’ambassade d’Algérie à Bamako. 

Munis de pancartes et scandant des slogans virulents tels que « L’Algérie est un État terroriste » ou encore « Parrain des terroristes », les manifestants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un comportement hostile et hypocrite d’un pays autrefois frère, aujourd’hui accusé de complicité avec les groupes armés sévissant dans le nord du Mali. Pour eux, l’Algérie ne peut plus se présenter en médiatrice tout en s’attaquant aux efforts de sécurisation menés par les autorités de transition.

La jeunesse malienne, fortement mobilisée, a rappelé l’histoire de solidarité entre les deux pays, tout en exigeant désormais le respect de la souveraineté malienne. Le président de la jeunesse d’Espoir Mali Kura, Abou Konaté, a souligné que le Mali avait soutenu l’indépendance de l’Algérie dans les années 60, et que ce « coup dans le dos » ne passerait pas inaperçu. À travers cette manifestation, les Maliens ont exprimé une volonté claire, celle de défendre coûte que coûte leur territoire, exiger des comptes et appeler leurs autorités à prendre des décisions fermes. La fracture semble profonde, et les jours à venir s’annoncent décisifs pour l’avenir des relations entre les deux États voisins.

La jeunesse en première ligne

La mobilisation du 8 avril devant l’ambassade d’Algérie à Bamako a été fortement marquée par la présence massive de la jeunesse malienne, déterminée à défendre la souveraineté de son pays. Cette génération, consciente des enjeux sécuritaires et diplomatiques actuels, a exprimé un rejet catégorique de ce qu’elle perçoit comme une ingérence algérienne. Parmi les voix qui ont porté cette indignation, celle d’Abou Konaté, président du bureau national de la jeunesse de l’Espoir Mali Kura, a résonné avec force. Il a rappelé le rôle historique du Mali dans le combat pour l’indépendance algérienne, soulignant que le pays avait servi de base arrière à la lutte de libération dans les années 60. Selon lui, le geste de l’Algérie, l’abattage d’un drone malien sur le territoire national, constitue une trahison grave, une forme de « coup de poignard dans le dos ».

Face à cette situation, Abou Konaté a assuré que la jeunesse malienne resterait debout, mobilisée aux côtés des autorités de la transition et des Forces armées maliennes (FAMa). Il a salué l’engagement et la résilience des FAMa, qu’il considère comme les véritables remparts contre les menaces extérieures et les velléités de déstabilisation. Ce sursaut patriotique de la jeunesse traduit une prise de conscience collective et un appel à l’unité nationale autour des valeurs de dignité, de souveraineté et de résistance face à toute forme d’agression étrangère.

Un appel à la rupture ou à la réconciliation ?

Bien que la manifestation ait été dominée par une vive indignation et des slogans accusateurs, certaines voix, plus nuancées, ont tenté d’appeler à l’apaisement et à la mémoire partagée. Mohamed Cissé, un aîné respecté et manifestement touché par l’émotion, a tenu à rappeler la profondeur des relations historiques entre le Mali et l’Algérie. Dans une prise de parole sobre mais percutante, il a, lui aussi, évoqué le rôle du Mali dans l’accession de l’Algérie à l’indépendance, soulignant que « Modibo Keita s’est battu pour que l’Algérie accède à son indépendance ».

Pour lui, cette solidarité historique ne doit pas être oubliée dans le tumulte des tensions actuelles. « Aujourd’hui, nous demandons simplement que nos frères algériens se souviennent de cette histoire et respectent notre souveraineté », a-t-il déclaré. Par ces mots, Mohamed Cissé a tenté d’ouvrir une brèche vers une désescalade, rappelant que les liens entre les deux peuples sont profonds, et que la voie du dialogue et du respect mutuel doit primer sur celle de l’affrontement.

Une fracture diplomatique profonde

La manifestation organisée ce lundi devant l’ambassade d’Algérie à Bamako a marqué une rupture symbolique mais forte entre une partie du peuple malien et les autorités algériennes. Par des slogans, des pancartes et des discours fermes, les manifestants ont exprimé leur rejet de ce qu’ils considèrent comme une ingérence d’Alger dans les affaires internes du Mali, notamment à travers le soutien présumé à certains groupes armés et les récentes accusations concernant l’abattage de drones maliens.

Cette mobilisation populaire témoigne d’un profond attachement à la souveraineté nationale et à l’intégrité du territoire. Elle envoie également un message clair aux autorités de la transition. Le peuple attend des décisions fermes et une posture diplomatique alignée avec les intérêts du Mali. Dans un contexte régional déjà tendu et instable, les prochaines semaines seront déterminantes pour l’évolution des relations entre Bamako et Alger. La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques, qui devront naviguer entre fermeté et prudence afin d’éviter une escalade aux conséquences imprévisibles.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

9 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Drapeau de l'AES
A la UneAnalyses

AES : l’ombre de Paris plane toujours sur les révolutions africaines

by Sahel Tribune 8 avril 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read


À l’heure où l’AES attire l’attention diplomatique du Ghana, du Togo et même de la Côte d’Ivoire, l’euphorie populaire masque mal une vérité plus sourde, celle du retour insidieux des anciennes puissances coloniales. Derrière les mots d’amitié, le spectre de la Françafrique rôde. Et si la souveraineté n’est pas constamment défendue, elle se dissout. 

Il y a dans les applaudissements qui saluent les récentes visites diplomatiques du Ghana et du Togo au sein de l’AES, comme un parfum d’illusion consentie. On s’en félicite dans les rues de Bamako, de Niamey ou d’Ouagadougou. Voilà que le monde « reconnaît » enfin cette Confédération née d’un refus, celui d’une CEDEAO jugée soumise, d’un ordre ouest-africain aux ordres de la Françafrique. Pourtant, dans ces accolades officielles et ces déclarations de bonne volonté, c’est l’ombre du retour du maître qui plane.

Car l’Histoire l’a prouvé, l’Empire ne meurt jamais tout à fait. Il se métamorphose. Il recule pour mieux revenir. Il agit sans visage. La France, humiliée par l’émancipation brutale des peuples sahéliens, n’a pas renoncé. Elle attend son heure, son angle mort, son détour par Accra, Lomé ou Abidjan.

Le colon d’hier se drape aujourd’hui dans le costume du partenaire stratégique

Accueillir à bras ouverts ces États, sans exiger d’eux une rupture claire avec les anciennes dépendances, c’est courir le risque de réintroduire le poison dans le sang. La vigilance révolutionnaire ne peut se satisfaire d’un simple discours souverainiste.  Elle exige une lecture radicale des alliances, une déconstruction des symboles, une lucidité sans trêve.

Car le danger ne vient jamais là où le regard populaire se porte. Il se loge dans les ententes feutrées, dans les mots creux prononcés en conférences de presse. Il se faufile entre les bras tendus des présidents modérés, pour mieux poignarder dans le dos l’élan des peuples insurgés.

La Confédération des États du Sahel est à un carrefour. Elle peut devenir l’ébauche d’un panafricanisme authentique, ou être phagocytée, neutralisée, et reconfigurée par les forces qu’elle croyait avoir mises à la porte. À ses dirigeants, à ses peuples, de se souvenir que l’indépendance n’est pas un moment, mais un combat permanent. Et que le colon d’hier se drape aujourd’hui dans le costume du partenaire stratégique.

Le colonialisme a changé de forme. Il n’a pas changé de projet.

A.D

8 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Scrutin présidentiel au Tchad
A la UnePolitique

Rajeunir la démocratie malienne : L’impératif de réduire le nombre de partis politiques

by Bakary FOMBA 8 avril 2025
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, la question de la réduction du nombre des partis politiques s’inscrit dans un débat crucial, alimenté par les difficultés multiples rencontrées par le système multipartite depuis son instauration dans les années 1990. Entre confusion électorale et fragmentation des voix, le moment semble être venu d’interroger la viabilité d’un système où trop de choix nuisent à la délégation d’un véritable pouvoir.

Pourquoi faut-il demander la réduction ou la suppression systémique d’un certain nombre de partis politiques au Mali ? Pourquoi défendre le maintien en l’état de l’existence des partis politiques dont la participation au développement économique et social, ainsi que leur apport quant à l’enracinement de la démocratie est discutable ? Pourquoi défendre le maintien des partis dont la plupart n’ont pas de programmes économiques sérieux, encore moins de projets de société ? Peut-on nier l’impact négatif de certains d’entre eux par rapport à la promotion de l’ethnostratégie ?

Mise en place de règles claires sur le financement

La nécessité d’une réflexion approfondie sur ces questions émerge pour plusieurs raisons objectives, notamment la clarté démocratique, la gouvernance efficace et la cohésion sociale.

Depuis l’avènement du multipartisme au Mali, dans les années 90, le paysage politique malien est caractérisé par une pluralité poussée de partis dont les programmes sont souvent vagues et dont les divergences idéologiques sont peu significatives. Ce pluralisme, bien qu’il puisse être perçu comme un gage de démocratie, se transforme en une source de confusion pour l’électorat. Ce dernier se retrouve alors face à des choix embrouillés, ce qui nuit à sa capacité de voter de manière éclairée. De plus, cet émiettement des voix rend la gouvernance complexe, puisque les décisions importantes doivent tenir compte d’intérêts dispersés, souvent conflictuels. Ainsi, une réduction soutenue du nombre de partis pourrait favoriser une compétition politique plus saine, clarifiant le choix des citoyens et facilitant la formation de gouvernements stables.

De même, la question du financement des partis politiques est déterminante dans cette discussion d’autant plus que l’absence de mécanismes de financement transparents ouvre la voie à des abus et à des dérives. La mise en place de règles claires sur le financement pourrait contribuer à établir un cadre où les partis politiques fonctionnent de manière responsable et où l’intégrité est préservée.

La transparence et réduit l’influence des capitaux privés

En révisant la Charte des partis, le gouvernement du Mali a l’opportunité de créer un système qui garantit la transparence et réduit l’influence des capitaux privés, permettant ainsi aux partis de se concentrer sur des projets politiques tangibles au lieu de dépendre de sources de financement douteuses.

Par ailleurs, la relecture de la loi N° 05-047 du 18 août 2005, qui régit les partis politiques, représente une étape dynamique vers une organisation plus cohérente du paysage partisan. Cela pourrait également inciter à la formation de coalitions basées sur des valeurs communes et des préoccupations partagées, favorisant des synergies au profit des disputes instables. Une telle évolution pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale nécessaire à la paix et à la stabilité dans un pays où le régionalisme et le communautarisme représentent des défis majeurs.

Une vision partagée et audacieuse

En fin de compte, cette réflexion sur la réduction du nombre de partis ne doit pas se limiter à un simple ajustement administratif, mais doit être vue comme une réelle opportunité de transformation du système politique malien. Cela impliquerait non seulement une meilleure représentativité, mais également un renforcement de la confiance des citoyens envers leurs institutions. Engager un dialogue durable autour de ces questions fondamentales pourrait conduire à une démocratie plus robuste, capable de répondre aux besoins et aux aspirations du peuple malien.

La réduction du nombre de partis politiques n’est pas qu’un impératif administratif, mais une condition sine qua non pour renforcer la confiance du peuple envers ses institutions et bâtir une démocratie qui réponde véritablement aux aspirations de tous les Maliens. La voie vers l’avenir démocratique du Mali réclame une vision partagée et audacieuse.

Bakary Fomba

8 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des avions de combats
A la UnePolitique

Tensions Mali–Algérie : Bamako ferme son espace aérien en réaction à une décision jugée unilatérale d’Alger

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le gouvernement malien, à travers le ministère des Transports et des Infrastructures a réagi avec « fermeté et responsabilité » à une décision jugée hostile de l’Algérie. Dans un communiqué publié le lundi 7 avril 2025 au soir, les autorités maliennes ont annoncé la fermeture de l’espace aérien national à tous les aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Cette mesure, prise en application du principe de réciprocité, intervient après que le ministère algérien de la Défense a décidé unilatéralement, plus tôt dans la journée, de fermer son espace aérien aux avions maliens. Le ministère en charge des Transports et des Infrastructures a précisé qu’il avait appris cette décision par voie de presse, sans concertation préalable, ce qui a suscité une vive incompréhension à Bamako.

Des accusations infondées contre le Mali

L’Algérie justifie sa décision par ce qu’elle qualifie de « violations répétées » de son espace aérien par le Mali, une accusation que Bamako rejette catégoriquement. Le gouvernement malien souligne que les opérations de ses Forces armées et de sécurité (FAMa) se déroulent exclusivement sur le territoire national, dans le cadre de la défense de sa souveraineté.

Les tensions se sont accentuées après la destruction, par l’armée algérienne, d’un drone malien, que Bamako affirme avoir été abattu dans le ciel malien, en totale violation de son intégrité territoriale. Le gouvernement malien a dénoncé cet acte comme une agression caractérisée, et a annoncé sa volonté de porter plainte contre l’Algérie devant les instances internationales.

Une réaction coordonnée de l’AES face à l’agression

Face à cette situation jugée grave, les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé, dimanche soir, de rappeler pour consultations leurs ambassadeurs accrédités en Algérie. Dans leur communiqué conjoint, les chefs d’État de l’AES considèrent que l’acte de l’Algérie ne vise pas uniquement le Mali, mais toute la Confédération.

En retour, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé le rappel de ses ambassadeurs au Mali et au Niger, ainsi que le report de la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso. Alger tente ainsi de justifier ses actes en qualifiant les accusations maliennes de « mensongères », mais sans apporter de preuve convaincante.

Le Mali se retire du CEMOC, un signal fort

En signe de protestation, le Mali a également annoncé son retrait immédiat du Comité d’État-Major Conjoint (CEMOC) basé à Tamanrasset. Cette structure régionale, censée favoriser la coopération sécuritaire au Sahel, n’a pas, selon Bamako, joué son rôle dans la prévention des actes d’hostilité contre un État membre.

Ce retrait témoigne de la détermination du Mali à défendre sa souveraineté nationale et son espace aérien, tout en affirmant son attachement aux principes du droit international. Les autorités maliennes estiment qu’il est temps de repenser les mécanismes de coopération régionale pour qu’ils soient plus équilibrés et respectueux de chaque État.

Vers une sortie de crise diplomatique ?

Dans un contexte régional déjà complexe, la rupture diplomatique entre Bamako et Alger suscite l’inquiétude. Toutefois, le Mali affirme rester ouvert au dialogue, à condition que le respect mutuel et la souveraineté des États soient garantis.

Pour de nombreux observateurs, le Mali a su faire preuve de retenue et de responsabilité, en répondant à l’acte algérien par des mesures proportionnées. La communauté internationale pourrait être appelée à jouer un rôle de médiation dans ce différend qui oppose désormais deux acteurs majeurs du Sahel.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un exemplaire de journal dans un ordinateur avec l'épigraphe Fake news.
ActuLes démystificateurs du Sahel

Chronique. En Guinée, la désinformation comme outil de déstabilisation politique

by Fousseni TOGOLA 8 avril 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Dans un contexte politique guinéen marqué par les tensions post-transition, l’ancien président Alpha Condé accuse les autorités en place d’utiliser la désinformation pour affaiblir son camp. À travers un discours offensif, il dénonce une stratégie de manipulation destinée à diviser l’opposition. Un phénomène qui, au-delà du cas guinéen, illustre les dérives informationnelles de plus en plus fréquentes dans les démocraties fragiles du Sahel.
À Conakry, les tensions politiques semblent franchir un nouveau cap. Dans un communiqué rendu public le 7 avril 2025, l’ancien président Alpha Condé accuse le Conseil National du Rassemblement pour la Démocratie (CNRD), au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2021, de mettre en œuvre une stratégie de « manipulation et de désinformation » destinée à affaiblir son parti et à diviser l’opposition.

Chaque divergence est perçue comme une trahison

« Leur objectif est clair : nous diviser, semer la discorde et saper notre détermination », dénonce l’ex-chef de l’État, dans un texte au ton résolument combatif. Derrière cette rhétorique, se dessine une réalité de plus en plus perceptible sur la scène politique guinéenne, et plus largement dans plusieurs États d’Afrique de l’Ouest : l’usage de la désinformation comme levier d’influence, voire comme instrument de gouvernance.

Les accusations de l’ancien président, bien que partisanes, s’inscrivent dans un contexte régional où les rumeurs, les campagnes de diffamation en ligne, et les pressions sur les militants politiques deviennent des pratiques récurrentes. À mesure que les débats démocratiques peinent à se structurer dans les transitions en cours, les réseaux sociaux offrent un terrain fertile pour des récits alternatifs – souvent mensongers – qui fragilisent les partis, brouillent les lignes idéologiques et alimentent les tensions internes.

La vérité est aujourd’hui déterminée par celui qui parle le plus fort, ou qui dispose des meilleures ressources numériques. Le cas guinéen n’est pas isolé. Ce que l’on voit, c’est la montée en puissance d’une politique du soupçon, où chaque divergence est perçue comme une trahison, et chaque désaccord comme une menace. 

La reconstruction de liens de confiance entre gouvernants et gouvernés

Dans ce contexte, Alpha Condé appelle à la vigilance et à l’unité de ses partisans. Il exhorte son mouvement à « refuser les polémiques stériles » et à rester « solidaire face aux attaques ». Une ligne de défense qui s’apparente à une tentative de remobilisation, alors que son camp peine à se réorganiser depuis sa chute.

Plus largement, l’ancien président met en garde contre les effets à long terme de la désinformation : « De fausses nouvelles circulent, des comptes anonymes sèment la division, des pressions ciblent nos militants. Nous devons rester prudents. »

Ces accusations, s’il est difficile de les vérifier de manière indépendante, renvoient à un phénomène désormais central dans la vie politique contemporaine : l’essor de ce que certains chercheurs qualifient de « guerre informationnelle douce », où l’objectif n’est plus de convaincre, mais de semer le doute. Un climat qui rend d’autant plus difficile la reconstruction de liens de confiance entre gouvernants et gouvernés.

Pour de nombreux observateurs, la situation guinéenne reflète une crise plus large de l’espace démocratique dans les pays sahéliens, confrontés à la fois à des défis sécuritaires, économiques, et à une instabilité institutionnelle croissante. Et dans ce paysage, la bataille pour la vérité devient, elle aussi, un enjeu politique de premier plan.

F. Togola 

8 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un drone en position d'attérissage
A la UneSécurité

Drone militaire malien abattu : Enfin, l’Algérie découvre réellement son front 

by Sidi Modibo Coulibaly 8 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

En cette première semaine du mois d’avril 2025, la tension entre le Mali et l’Algérie a subitement monté d’un cran.  Au centre de cette montée, la destruction d’un drone des forces armées maliennes par l’Algérie. Pourtant, il y a quelques mois, on avait espéré un retour d’accalmie dans les relations entre les deux pays avec la nomination d’Ambassadeurs de part et d’autre. 

L’incident s’est déroulé dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. Et quelques heures après, les autorités algériennes, à travers un communiqué du ministère de la défense, ont indiqué avoir abattu un drone malien qui a pénétré de 2 km sur leur territoire. De son côté, le Mali, par le biais du chef d’État-major général des armées, a reconnu qu’un drone de type BAYRAKTAR-AKINCI immatriculé TZ-98D s’est écrasé sur le territoire national, à Tinzawatène, cercle d’Abeïbara, région de Kidal.  Le Général de division Oumar Diarra avait indiqué que les enquêtes sont en cours pour donner plus de précisions. Soixante-douze heures après, le gouvernement du Mali, à travers le communiqué N°73 daté du 06 avril 2024, a livré le résultat des investigations. 

Nullement la frontière algérienne n’a été franchie 

Lu à la TV nationale par le Ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, le communiqué révèle des détails techniques prouvant que le drone n’a pas franchi la frontière algérienne. Le Général de division Daoud Ali a, tout d’abord, indiqué que la liaison a été perdue avec l’appareil dans une position située sur le territoire malien à 10,2 km (coordonnées géographiques :19°51’50.526″N 2°53’36.099″E) au sud de la frontière Mali-Algérie. Il a, ensuite, souligné que la distance entre le point de rupture de liaison avec l’appareil et le lieu de localisation de l’épave est de 441m, des points tous situés sur le territoire national. 

Le Général Daoud d’ajouter que les dernières informations transmises par le drone étaient relatives à une rencontre de terroristes de haut profil qui planifiaient des actions. Et puis, le ministre malien de la sécurité et de la protection civile a laissé entendre que l’aéronef est tombé à la verticale, ce qui, probablement, ne peut s’expliquer que par une action hostile causée par des tirs de missiles Sol-Air ou Air-Air. Par ailleurs, il a précisé que l’épave a été localisée précisément dans une zone à 9,5 km ( coordonnées géographiques : 19°52’04.738’’N 2°53’38.101’’E) à 9.5 km au sud de la frontière Mali-Algérie. 

A souligner que dans le communiqué, il est mentionné que les autorités maliennes ont invité leurs homologues algériens à fournir des preuves que le drone malien est entré sur leur territoire. Depuis cette demande, c’est le silence radio chez le voisin algérien jusqu’au 07 avril 2025.

En réponse à cette énième provocation du régime algérien, le gouvernement de la Transition, d’après le communiqué, décide de convoquer l’Ambassadeur algérien pour protester contre l’hostilité du régime Algérie, de se retirer avec effet immédiat du Comité d’État-Major Conjoint (CEMOC), et de porter plainte, devant des instances internationales, contre le régime algérien, pour actes d’agression. 

Il faut noter que le Mali a eu le soutien de ses alliés de l’AES. Ainsi, à travers un communiqué, le collège des chefs de l’Ébat de la confédération de l’alliance des États du Sahel estime « que la destruction du drone a empêché la neutralisation d’un groupe de terroriste qui planifiait des actes terroristes contre l’AES », poursuit le texte. Et le Collège des chefs d’État de la Confédération AES de condamner avec la plus grande énergie cet acte « irresponsable du régime algérien », en violation du droit international et à rebours des relations historiques et fraternelles entre les peuples de la Confédération AES et celui de l’Algérie. ».

L’Algérie maintient que son espace aérien a été violé 

Dans un communiqué en date du 07 avril 2025, le gouvernement a réagi aux propos de la partie malienne et du collège des chefs d’État de l’AES. Dans son communiqué, les autorités algériennes indiquent, sans donner de coordonnées géographiques, que les données se rapportant à l’incident sont disponibles dans la banque de données du ministère algérien de la défense nationale, en particulier les images radar. 

En outre, elles soulignent que c’est la troisième fois que le voisin malien viole leur espace aérien, les deux premières violations ayant lieu les 29 août 2024 et 29 décembre 2024.  Toujours d’après le communiqué, l’entrée du drone malien dans l’espace aérien algérien, son éloignement, puis son retour ont entraîné sa qualification de manœuvres hostiles caractérisée.

Malgré cet incident inédit, les forces armées maliennes ont continué les opérations dans la zone. Ainsi, dans la nuit du 1er au 2 avril 2025, un vol de surveillance ordinaire a permis d’identifier un convoi de pick-up transportant des terroristes et de la logistique à 3,5 km au Sud-Est de Tin-Zaouatène, à seulement 2 km de la frontière. 

L’analyse minutieuse des renseignements techniques et humains a confirmé la nature de la cible, qui a été traitée avec précision. Les explosions, qui ont suivi, attestent de la présence d’importantes quantifiés de substances explosives stockées par l’ennemi.

S.M.C

8 avril 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : Kati, symbole d’une guerre qui ne se joue plus seulement sur le...
Gestion des dépenses : À Bamako, on vit aujourd’hui… et on paie demain 
Sécurité : les cortèges de mariage interdits dans plusieurs communes maliennes 

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close