À peine installé à la tête de l’Office du Niger, le nouveau PDG, Samba Boucary Tounkara, a réuni les cadres de l’entreprise pour exposer sa feuille de route. Entre rigueur de gestion, innovation et hausse de la production agricole, l’objectif affiché est de faire de cette institution stratégique le pilier de la souveraineté alimentaire du Mali.
À peine nommé à la tête de l’Office du Niger, le nouveau président-directeur général, Samba Boucary Tounkara, a tenu sa première réunion de travail avec les cadres de l’institution, ce mercredi 11 mars, au siège de la direction générale.
Un appel à la mobilisation interne
Cette rencontre intervient quelques heures après la passation de service entre le directeur général adjoint, Sékou Ibrahima Barry, qui assurait l’intérim, et le nouveau dirigeant. Elle a permis au PDG de présenter les grandes orientations de son mandat et d’appeler à une mobilisation collective autour d’un objectif central : faire de l’Office du Niger un levier majeur de la souveraineté alimentaire nationale.
Lors de cette réunion, Sékou Ibrahima Barry a souhaité la bienvenue au nouveau PDG tout en invitant les cadres et agents à soutenir pleinement son action. « L’Office du Niger est un pilier de la sécurité alimentaire et du développement économique du pays », a-t-il rappelé, exhortant le personnel à redoubler d’efforts pour accompagner la nouvelle direction.
Même message du côté des représentants du personnel. Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’Office du Niger, Ousmane Touré, a assuré le PDG du soutien des agents de l’entreprise.
Une institution au cœur de la stratégie agricole du Mali
Créé pour valoriser les ressources hydrauliques du fleuve Niger grâce au Barrage de Markala, l’Office du Niger constitue aujourd’hui l’un des principaux pôles agricoles du Mali. Souvent qualifié de « géant de la riziculture », ce vaste périmètre irrigué joue un rôle central dans la production de riz et dans l’ambition d’autosuffisance alimentaire du pays.
Conscient de l’importance stratégique de cette institution, Samba Boucary Tounkara a exprimé sa reconnaissance envers les autorités de la transition pour la confiance placée en lui, notamment le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, ainsi que le gouvernement.
« L’Office du Niger est le poumon vital de la nation », a-t-il affirmé devant les cadres, soulignant l’ampleur de la mission qui lui incombe.
Trois piliers pour relancer la performance
Dans son intervention, le nouveau PDG a détaillé les bases de son approche managériale, articulée autour de trois axes principaux.
Le premier repose sur la rigueur et l’excellence opérationnelle. Selon lui, les ressources de l’entreprise doivent être prioritairement orientées vers l’aménagement et l’entretien des infrastructures hydrauliques, depuis le barrage de Markala jusqu’aux réseaux de distribution. L’objectif est de garantir un système d’irrigation performant au service des producteurs.
Le deuxième pilier concerne la souveraineté par les résultats. Pour le nouveau dirigeant, la performance de l’Office du Niger doit se mesurer non pas uniquement à travers les rapports administratifs, mais à partir des volumes réels de production agricole. L’ambition est d’augmenter significativement la production de riz, mais aussi de développer les cultures maraîchères ainsi que les activités sylvo-pastorales et halieutiques.
Enfin, le troisième pilier porte sur la redevabilité et l’innovation. Le PDG a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente et d’une ouverture aux innovations techniques et technologiques afin d’améliorer la productivité agricole et les conditions de travail des producteurs.
Un partenariat renforcé avec les producteurs
Au-delà de l’organisation interne, Samba Boucary Tounkara a également tendu la main aux producteurs et aux acteurs du secteur agricole. Il a plaidé pour un partenariat fondé sur la confiance et le dialogue permanent afin de consolider la chaîne de production agricole et d’assurer la pérennité de cet outil stratégique.
Dans cette perspective, le nouveau dirigeant a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, des autorités traditionnelles et des Forces armées maliennes.
En conclusion de cette première rencontre, le PDG a lancé un appel à l’ensemble des cadres et agents pour transformer le potentiel de l’Office du Niger en moteur concret de développement. « Remettons-nous au travail afin que l’Office du Niger cesse d’être un potentiel pour devenir le moteur de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle de la Nation », a-t-il déclaré.
À travers cette feuille de route, la nouvelle direction ambitionne de faire de cette institution un pilier du développement agricole malien et un instrument clé pour nourrir durablement la population du pays.
Chiencoro Diarra
En savoir plus sur Sahel Tribune
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
