À rebours des procès en immobilisme souvent intentés aux périodes de transition, le Mali expérimente depuis 2021 la stratégie d’une gouvernance axée tout d’abord sur la solidarité. Forages, ambulances, électrification, soutien aux plus vulnérables… Derrière ces gestes, se dessine une vision politique assumée, où l’État cherche à renouer avec les citoyens par des réponses tangibles à leurs besoins quotidiens.
Il est des moments où la politique cesse d’être un discours pour redevenir un acte. Le Mali traverse précisément l’un de ces moments. Dans un contexte régional saturé de crises sécuritaires, de tensions diplomatiques, d’incertitudes économiques, de complots géopolitiques, la transition malienne a choisi un terrain moins spectaculaire mais plus décisif : celui du social. Une stratégie qui peut sembler modeste — aux yeux des plus sceptiques ou des ennemis de la transition — à l’échelle des grandes manœuvres géopolitiques, mais qui, sur le terrain, redessine profondément le rapport entre l’État et la société.
Dans les périodes de troubles politiques, les nations se jugent à l’aune de leur capacité à protéger les plus vulnérables. Au Mali, depuis 2021, la transition conduite par le président Assimi Goïta a fait du social un levier central de légitimité et de cohésion nationale. Au-delà des débats diplomatiques et sécuritaires, c’est une politique de solidarité concrète qui se déploie sur le terrain et qui redessine le rapport entre l’État et les citoyens.
Une action sociale inscrite dans la durée
Depuis cinq ans, les œuvres sociales présidentielles ont progressivement constitué un filet de protection tangible pour des milliers de familles. Cette politique de filet social a parcouru — grâce à une équipe dynamique et déterminée dédiée à la cause nationale — toutes les régions du Mali, des zones les plus reculées et souvent difficilement accessible aux zones les plus proches mais généralement oubliées dans les politiques d’aides publiques en raison de leur accès difficile. « Aucune région du pays ne sera oubliée. Car le président de la transition a en coeur tous les Maliens », martelait l’actuelle ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, lorsqu’elle assurait le poste de chargé des oeuvres sociales.
De 2021 à nos jours, cette politique sociale du président de la transition n’a cessé de s’intensifier, de se diversifier. Parmi les grandes actions posées par cette initiative sociale depuis son instauration, il faut mentionner l’installation de plus de 400 forages à travers le pays. Une fourniture d’infrastructure hydraulique qui a largement contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans des écoles, moquées, églises ou encore des marchés et localités longtemps marginalisées, où l’accès à l’or bleu était une aventure du combattant.
Atténuer les souffrances et lutter contre les inégalités sociales
Aussi faut-il rappeler la distribution de milliers de tonnes de vivres, généralement à l’approche de grands événements comme le mois de ramadan, la fête de ramadan, de tabaski, du 22 septembre, etc. Un geste qui permet de soulager les populations les plus fragiles, surtout les veuves de militaires et de paramilitaires, face aux chocs économiques.
En plus de tous ces acquis, il convient aussi d’ajouter la remise de plus de 75 ambulances médicalisées afin de faciliter l’accès aux soins de santé. Ces ambulances participent au renforcement de la capacité de prise en charge sanitaire, notamment dans les zones éloignées et aussi à l’amélioration du plateau technique des hôpitaux. Il faut noter aussi la construction et l’équipement de trois centres de dialyse à Bamako ainsi que la fourniture régulière des centres de dialyse en intrants.
Lors de la pose de la première pierre de l’école publique de Néguetabali, dans la région de Kayes, le 6 juillet 2024, le Conseiller spécial du président de la Transition, en charge des oeuvres sociales, Aguibou Dembélé, a déclaré dans son allocution : « En dédiant les deux tiers de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales, le Président de la Transition ambitionne d’atténuer les souffrances des Maliens et de lutter contre les inégalités sociales. »
Le président de la Transition a également soutenu l’innovation sociale, notamment celle provenant des personnes en situation de handicap. En décembre 2023, 800 cartons de craies fabriqués par l’Union Malienne des Jeunes Aveugles (UMAV) ont été distribués dans plusieurs académies. Ce qui illustre une politique inclusive valorisant les capacités des personnes vivant avec un handicap.
L’éducation, l’inclusion, les urgences sociales et énergétiques
L’inauguration du second cycle de l’école des sourds-muets Jiguya Kalanso, le 12 février 2026 à Sogoniko, marque également une étape symbolique forte. Cet établissement spécialisé entièrement équipée témoigne d’une approche qui place l’inclusion et la dignité humaine au centre de l’action publique.
Parallèlement, des équipements scolaires et bureautiques sont régulièrement fournis à des établissements d’enseignement à chaque rentrée scolaires. Ces fournitures sont généralement remis aux enfants issus de familles démunis ainsi qu’à des enfants de militaires ou de paramilitaires tombés sur le champ de bataille, en vue de soutenir l’égalité des chance. La construction de six salles de classe entièrement équipées à l’école de Néguétabali, dans la région de Kayes, le 6 juillet 2024, confirme la continuité de cette stratégie éducative.
Comment oublier également le vaste projet de réhabilitation de 2 000 infrastructures scolaires dégradées, dans 99 Centres d’Animation Pédagogique (CAP) sur l’ensemble du territoire, en 2021.
Intensification de la tradition de la solidarité
Les œuvres sociales ne se limitent pas à l’éducation. Elles touchent non seulement à la santé, mais aussi à l’énergie et à la protection sociale. En 2024, le président de la transition, à travers ses oeuvres sociales, a procédé à la remise de 25 groupes électrogènes à EDM-SA dans le cadre de la lutte contre les délestages. A côté de cette initiative, il faut noter aussi l’électrification solaire des centres de santé et l’installation de lampadaires solaires dans la capitale en vue d’améliorer durablement le quotidien des populations de Bamako et contribuer à l’instauration de plus de sécurité dans la capitale.
Ce n’est pas tout, en 2025, une vaste opération de remise de kits solaires aux artisans en vue de soutenir l’économie locale en période de délestage et de transition énergétique, a eu lieu. Cette politique de justice sociale s’est même « déterritorialisée » à travers l’appui humanitaire apporté aux réfugiés maliens au Burkina Faso. Un acte qui démontre une solidarité au-delà des frontières. « Le Président de la Transition tient à ce que cette tradition de solidarité perdure et s’intensifie, affirmant ainsi notre engagement envers le bien-être de tous les citoyens maliens, quel que soit leur statut social. », affirme le chargé des oeuvres sociales, lors d’une cérémonie de remise de kits alimentaires à Nara, dans le cadre du mois de ramadan.
Une politique de protection des plus vulnérables
A chaque journée nationale des pupilles, célébré le 30 octobre, le président de la transition pose des actes de solidarité en faveur de ces orphelins de la Républiques. C’est ce cadre que se situe la pose de la première pierre de la Maison des Pupilles et aussi la création de cartes bancaires pour les Pupilles de la Nation. Des initiatives qui constituent une illustration parfaite de cette volonté de bâtir un système de protection sociale structuré et durable.
L’Opération Ramadan 2026 a marqué la poursuite de ces nombreuses initiatives traduisant la vision d’un État qui assume pleinement son rôle de garant de la solidarité nationale. Il s’agit d’un témoignage vivant de cette politique sociale du chef de l’Etat malien. Des centaines de kits alimentaires ont encore été distribués à des familles démunies à Bamako, ainsi que dans plusieurs localités comme Mopti, Gao, Kati, Kangaba, Koulikoro ou encore Fana, en prélude au mois de ramadan.
Cette opération ramadan, qui a lieu chaque année, cible généralement des communautés religieuses (musulmans et chrétiens), des veuves de militaires et des familles vulnérables. Elle reflète une approche inclusive et nationale de la solidarité.
Vers un nouveau contrat social
Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, la transition malienne fait le pari d’une légitimité fondée sur la proximité avec les populations. Cette stratégie sociale contribue à renforcer la cohésion nationale et à restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
Au-delà des chiffres, ces actions traduisent la philosophie politique d’un État protecteur, attentif aux besoins fondamentaux et engagé dans la construction d’un modèle de développement plus équitable.
La multiplication des initiatives sociales depuis 2021 dessine les contours d’un nouveau contrat social au Mali. En investissant dans l’éducation, la santé, l’énergie et la solidarité, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta pose les bases d’un développement durable et inclusif.
Dans un pays confronté à de nombreux défis, cette politique sociale est un véritable facteur de stabilité et d’espérance. Elle rappelle que la légitimité politique se construit aussi par la capacité à améliorer concrètement la vie quotidienne des citoyens.
Au fond, l’histoire jugera peut-être cette période non seulement à l’aune des réformes institutionnelles ou des équilibres diplomatiques, mais à une question plus simple : l’État a-t-il été présent quand il le fallait ?
Au Mali comme ailleurs, la réponse se construit chaque jour, forage après forage, école après école, lumière après lumière — comme la preuve silencieuse qu’une nation se relève d’abord en prenant soin des siens.
Chiencoro Diarra
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