Home A la Une Financement du terrorisme au Mali : L’Algérie sur le banc des accusés 

Financement du terrorisme au Mali : L’Algérie sur le banc des accusés 

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Depuis la reprise de la ville historique de Kidal par les autorités de la Transition malienne, l’Algérie, se sentant affaiblie dans la région du Sahel, multiplie les actions visant à déstabiliser son grand voisin, qui l’a toujours considérée comme un pays frère et ami. Après avoir accueilli, hébergé et protégé des terroristes maliens sur son territoire, les autorités algériennes, sous couvert de libération d’otages, ont récemment injecté directement plus de 13 millions d’euros, soit 8 527 441 000 F CFA, dans la caisse des terroristes semant la terreur au Mali et dans le Sahel.

Que veut donc l’Algérie pour le Mali ? La réponse à cette question a aujourd’hui son pesant d’or. Depuis la prise de Kidal et le recouvrement de l’intégralité de notre territoire par les autorités de la Transition, le régime algérien a adopté des tactiques dignes d’une guérilla. Non associée à la grande victoire des Forces armées maliennes (FAMa) dans notre septentrion, l’Algérie, qui aspire à briller diplomatiquement sur le continent africain, estime avoir laissé passer une occasion unique. Voyant son image, sa force de proposition, sa médiation, et surtout sa crédibilité, subir un revers depuis la reprise de cette ville par notre vaillante armée le 14 novembre dernier, l’Algérie a d’abord déployé ses forces sombres (terroristes) pour déstabiliser le Mali.

Trois otages Italiens

Acculés et traqués, ces groupes terroristes ont tout abandonné avant de trouver refuge sur le sol algérien. Depuis ces bases, ils tentent désespérément de mener des attaques au Mali, mais en vain. Sous le leadership du Président de la Transition, le colonel Assimi GOITA, le Mali a su déjouer les mauvais pronostics et infliger des pertes inestimables aux terroristes.

Face à la pression sur notre territoire, les terroristes ont tenté de s’installer chez nos voisins du Burkina Faso et du Niger, tous membres de l’Alliance pour le Sahel (AES), qui ne leur laissent aucun répit. Malgré l’épuisement de ses ressources en termes de manœuvres politiques et militaires pour déstabiliser le Mali et la région du Sahel, l’Algérie, sous couvert de libération d’otages, revient à la charge en injectant plus de 13 millions d’euros, soit 8 527 441 000 F CFA.

Selon un média occidental, trois ressortissants italiens d’une même famille, enlevés au Mali en mai 2022, ont été libérés dans la nuit du 26 au 27 février 2024, comme l’a annoncé le gouvernement italien mardi. Malgré leur longue détention, ils sont en bonne santé et auraient déjà été rapatriés à Rome hier mardi.

Offre de plus de 8 milliards de F CFA à Iyad

Selon des informations officielles, la famille italienne appartenant au mouvement religieux des Témoins de Jéhovah, vivant au Mali depuis plusieurs années, avait été enlevée par des hommes armés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), une alliance jihadiste affiliée à al-Qaïda. Leur libération aurait été rendue possible grâce au travail des services secrets italiens et à des contacts avec des personnalités tribales et les renseignements locaux, tente d’assurer le gouvernement italien. Cependant, les détails de leur libération n’ont jamais été publiés ni par les Italiens ni par RFI.

Or, selon nos informations, Algabass Ag Intallah, Ahmed Ag Bibi et Khaled Ag Mohamed (fils de Mohamed Ag Intallah), trois terroristes, ont négocié avec Iyad Ag Ghaly, l’émir du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, avec le soutien des autorités et services de renseignements algériens et italiens, la libération des trois otages italiens contre le paiement de la somme de 13,5 millions d’euros, soit plus de 8 milliards de F CFA. Les otages ont été remis aux Italiens et Algériens sur le sol algérien le 27 février 2024. Algabass Ag Intallah était présent à Tinzaouatene, où il a été rejoint par l’équipe d’exfiltration, avant de les remettre aux Algériens et Italiens et d’empocher la rançon à remettre à son mentor Iyad Ag Ghaly, avec la bénédiction des plus hautes autorités algériennes et italiennes.

Cette situation de financement du terrorisme intervient à un moment où les terroristes font face à des difficultés financières importantes. Le paiement de la rançon va, une fois de plus, donner du souffle aux terroristes pour déstabiliser le Mali grâce au soutien des deux pays, Algérie et Italie, soi-disant amis du Mali.

La communauté internationale doit agir contre l’Algérie et l’Italie

Aujourd’hui, tous les faits démontrent clairement l’implication de l’Algérie derrière les groupes terroristes dans le Sahel. La présence d’Ahmed Ag Bibi sur le territoire algérien indique clairement l’implication, au plus haut sommet de l’État algérien, dans les entreprises terroristes. Ag Bibi, ancien combattant en Libye, est bien connu des services secrets internationaux malgré son statut d’élu à Abeibara dans la région de Kidal dans les années 2000. Il a toujours été un personnage controversé, en particulier dans les négociations de libération d’otages occidentaux. Avant la libération des otages italiens, il avait participé en 2020 à la libération de feu Soumaïla Cissé et de trois otages occidentaux, dont la Française Sophie Pétronin et deux autres Italiens. Il était également présent lors de la libération des otages d’Arlit au Niger en 2008. Un haut gradé de l’Armée algérienne, révolté contre l’attitude des responsables actuels de son pays contre le Mali, affirme qu’Ag Bibi est un islamiste, et son mentor est un général algérien proche du président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Il précise que l’argent versé pour la récente libération d’otage entre dans le cadre de la mobilisation des ressources financières pour reconquérir les positions perdues dans le nord de notre pays. Le but ultime est de voir tomber le Mali, dernier rempart contre le trafic d’armes et de drogue servant à alimenter pour ravitailler les combattants de Boko Haram et autres kidnappeurs rançonneurs dans la région du Sahel et du Sahara. 

La Communauté internationale doit sévir contre l’Italie et l’Algérie, deux pays coupables d’enfreindre le droit international, notamment en ce qui concerne le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. 

Correspondance particulière 

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