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Les ex deputes en conference de presse le 2 fevrier 2021
Politique

Mali : les ex-députés loin d’avoir dit leur dernier mot !

by Bakary FOMBA 3 février 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Les ex-députés de la 6e législature du Mali ont tenu, mardi 2 février 2021, à la Maison de la Presse, un point de presse. Peinant à gober leur démission forcée, ils réclament le rétablissement de leur institution et exigent la dissolution du Conseil National de Transition (CNT), organe législatif installé après la dissolution de l’Assemblée nationale au lendemain des évènements du 18 août dernier.

Cinq (5) mois après la dissolution de l’Assemblée nationale par l’ex-président Ibrahim Boubacar Keita, les membres de cette institution sont loin d’être prêts à digérer leur démission. Pour exiger le rétablissement de cette Assemblée et la dissolution du CNT, ils envisagent conduire, avec d’autres mouvements ou associations du pays, d’autres actions.

Espérant avoir gain de cause, ces anciens députés viennent de tenir leur 3e point de presse à travers lequel ils ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir du pays, manifesté leur mécontentement face à la dissolution de cette institution. Une dissolution qu’ils considèrent comme anticonstitutionnelle. D’où leur demande de rétablissement à leur fonction de député.

Un « désordre juridico-constitutionnel »

L’existence de la Constitution du 25 février 1992 en même temps que l’Acte fondamental du 24 août 2020 et la Charte de la Transition du 12 septembre 2020 est un « désordre juridico-constitutionnel », estiment-ils. Toute chose, selon eux, qui donne la possibilité « aux acteurs du désordre de choisir selon les événements et les situations le texte qui les arrange. »

« Tout part du peuple et tout revient au peuple », ont-ils déclaré. « À force de cacher la vérité, on finira par perdre », ont-ils également rappelé pour signaler qu’il revient au peuple malien de faire sortir le pays du « gouffre ».

Ils rappellent que l’article 36 de la Constitution précise qu’« un président démissionnaire ne peut dissoudre aucune institution. »

Demander les suffrages de leur mandat

Malgré l’adoption d’une démarche « patriotique, pacifique et sage », demandant des pourparlers avec les autorités de la transition en vue d’une transition apaisée, « toutes nos différentes tentatives n’ont donné que du mépris et du ridicule », ont-ils déploré.

Les députés de la 6e législature se disent prêts à lancer le mot d’ordre à leurs bases respectives dans les 49 circonscriptions électorales afin de revendiquer les suffrages de leurs mandats.

Le CNT, organe « illégal et illégitime », selon les députés spoliés, comme ils se nomment,n’est « pas une émanation du peuple ».

À titre de rappel, l’Assemblée nationale a été dissoute lors des événements du 18 août 2020 par l’ancien chef de l’État.

Bakary Fomba

3 février 2021 0 comments
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Lycee Cabral 1
Éducation

Réhabilitation de la bibliothèque du lycée Cabral de Ségou : un geste de l’Amicale des Anciens élèves de la Promotion 74-77

by Sahel Tribune 2 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La cérémonie de réception des travaux de réhabilitation de la bibliothèque du lycée Cabral financés par l’Association amicale des anciens élèves du Lycée de Ségou (promotion 74-77) a eu lieu le 30 janvier dernier.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan opérationnel 2020, une délégation de l’Association Amicale des Ancien Elèves du Lycée de Ségou (Promotion 74-77) s’est rendue dans la 4ème région du Mali, le samedi 30 janvier 2021.

Sur place, la délégation a été reçue par le surveillant Général du Lycée Cabral de Ségou, les membres de l’Amicale de Ségou et de Koutiala.

Après avoir souhaité la bienvenue à ses camarades, El hadji Adama Oulalé a présenté les points des réalisations faites notamment la réhabilitation de la bibliothèque du Lycée. Les travaux ont couté trois millions (3 000 000) de francs CFA entièrement pris en charge par l’Amicale.

  • L’Association amicale des anciens élèves du Lycée de Ségou.
    L’Association amicale des anciens élèves du Lycée de Ségou.. Crédit photo: Correspondance particulière

Prenant la parole, le Surveillant Général, représentant le Proviseur en déplacement, a remercié les membres de l’Amicale pour leur contribution continue à l’amélioration de la qualité de l’éducation dans ce Lycée qui les a tous formé. Il s’est engagé à entretenir l’infrastructure qui vient d’être réhabilitée.

Le chef de la délégation venue de Bamako, le Dr Baboua TRAORE, représentant le Président de l’Association, s’est réjoui de la qualité des investissements. Il a rappelé que cette réhabilitation de la bibliothèque du Lycée par l’Amicale est la réponse à la demande formulée par le Proviseur au cours de la cérémonie de réception des équipements et du parking en 2019, mis à la disposition de l’établissement sur financement de l’Amicale.

Avant de terminer, il a remercié les généreux donateurs de l’Amicale, qui mettent chaque année, des ressources à sa disposition pour la mise en œuvre de son plan d’action.

Correspondance particulière

2 février 2021 0 comments
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Mahmoud Ould Mohamed ministre de lAgriculture de lElevage et de la Peche
Actu

Crise du secteur coton au Mali : les autorités de la transition en quête de solution définitive

by Sahel Tribune 2 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En vue de trouver une solution consensuelle à la crise que connaît le secteur du coton au Mali, les autorités de la transition sont plus qu’engagées en faveur des cultivateurs de l’or blanc.

Dans le cadre des Assises nationales sur le coton, tenues du 25 au 30 janvier dernier, le ministre en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, accompagné par le président-directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), et le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, a effectué la semaine dernière, une visite de deux jours dans la 3e région administrative du Mali, notamment Sikasso et Koutiala (Capitale de l’or blanc.) Cette visite avait pour objectif de débattre de toutes les questions relatives au coton afin de déboucher sur des solutions consensuelles et pérennes.

Le gouvernement engagé pour la réussite de la prochaine saison

La CMDT étant un patrimoine national, voire mondial, M. Mohamed entend mettre tout en œuvre pour sa sauvegarde et son rayonnement. Cette compagnie occupe une place indispensable dans l’économie nationale. D’où son invitation à mettre fin aux divisions dans le monde paysan. « Nous sommes là pendant cette période de Transition pour vous aider », a-t-il rassuré avant de souligner : « Notre unique choix, c’est le pays, la production du coton, et la performance. On doit enterrer nos petites divisions ».

Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, est catégorique : « On n’acceptera pas que quelqu’un tire la CMDT vers le bas ».

Pour la réussite totale de la prochaine saison, le gouvernement malien se dit prêt à appuyer les acteurs du domaine.

« Nous allons nous investir pour reprendre en main la CMDT, la rendre plus performante et la positionner pour l’avenir », a rassuré le ministre de l’Agriculture qui laisse comprendre toutes les ambitions des autorités transitoires pour le développement de cette compagnie. L’objectif du gouvernement malien est de permettre à la CMDT de réaliser ces « missions et objectifs de production, de productivité, de commercialisation et de performance ».

Revalorisation du prix du coton et baisse du prix des intrants

Cette visite de la délégation ministérielle a été une occasion pour les cotonculteurs de faire valoir leurs préoccupations. À Koutiala, les cultivateurs de l’or blanc ont salué ces Assises nationales sur le coton tout en recommandant : « Nous voulons que ces Assises aboutissent à la revalorisation du prix du coton, à la baisse du prix des intrants agricoles, ainsi qu’au renouvellement des organisations du réseau coopératif », a déclaré Moussa Dembélé, producteur de coton à Kolombosso, dans la localité de M’Pessoba, région de Sikasso. « Depuis 2015, nous ne sentons pas les actions du bureau qui est en place », a-t-il ajouté.

Pour rappel, la filière coton contribue à hauteur de 15 % à la formation du Produit intérieur brut (PIB) du Mali. Elle occupe la seconde place après l’or sur le plan des recettes d’exportation. Malgré cette position stratégique dans l’économie nationale, la filière coton reste très fragile face aux fluctuations du cours mondial de la fibre de coton, du prix des intrants agricoles, le faible niveau de productivité et de la transformation au niveau national et les insuffisances dans la gouvernance de la filière, a-t-on dit dans une note technique destinée à la presse.

Bakary Fomba

2 février 2021 1 comment
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Assimi Goita vice president de la Transition a Mopti
Sécurité

Armée malienne : le commandement par l’exemple, la recette des autorités de la Transition

by Sahel Tribune 2 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Vice-Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, qui s’est rendu le dimanche 31 janvier 2021 auprès des détachements militaires de Mondoro et Boulkessi pour décorer en personne, au nom du Président de la Transition, Chef de l’État, les éléments qui y ont opposé une résistance héroïque à deux attaques simultanées dans la nuit du 23 au 24 janvier dernier en infligeant d’énormes pertes aux ennemis.

Plus d’une cinquantaine de motos, des armes et munitions saisies sans compter la quarantaine de terroristes neutralisés. Un exploit qui ne pouvait nullement passer sous silence. D’où le message de reconnaissance de la nation tout entière, porté par le Colonel Goita qui était accompagné de l’essentiel des chefs militaires. On y notait la présence du Chef d’état-major général des Armées, des chefs d’État-majors de l’Armée de Terre et de la Garde nationale, des Commandants de théâtre Centre et du secteur 4.

« Ne baissez surtout pas les bras »

Une belle manière de magnifier l’engagement des hommes devant leur hiérarchie. Toute chose qui contribue de fait à l’ancrage de la tradition de la récompense du mérite. Car comme le dit si bien un adage : « Celui qui sait apprécier le mérite se plaît avec celui qui en a » ; « Bravo ! Merci pour votre esprit de patriotisme. Ne baissez surtout pas les bras », a laissé entendre le Colonel Goita, ajoutant que c’est tout le Mali qui est fier de la montée en puissance de l’Armée.

Après la visite du camp, le Vice-Président et sa délégation ont rendu également une visite de courtoisie au chef de village et autres notabilités. Le village de Mondoro, selon son chef, est un village martyr qui fait actuellement face à d’énormes difficultés en termes de libre circulation des personnes et des activités quotidiennes de subsistance. Tout en témoignant de leur attachement aux forces de sécurité malgré les intimidations des groupes criminels, les populations de Mondoro ont souhaité entre autres, l’ouverture de la route de Boni.

La collaboration des populations et leurs demandes ont été notées par le Vice-Président avec la plus grande attention. Selon lui, tout succès militaire repose sur la cohésion entre les hommes.

Cette sortie terrain du Colonel Assimi Goïta pour récompenser le mérite fera sans doute tache d’huile tant les éléments étaient heureux de l’initiative. Les blessés de guerre de l’hôpital régional Sominé Dolo et de l’Infirmerie de la Garnison ont également reçu des mains du Vice-Président et de ses accompagnants leurs médailles.

Le commandement par l’exemple

Cette nouvelle orientation de la gestion du personnel au sein des forces armées constituera sans conteste un bon moyen pour maintenir la confiance entre la hiérarchie et la base. Le commandement par l’exemple, voilà la recette des nouvelles autorités de la Transition pour redorer le blason de l’Armée malienne.

Cette visite fort appréciable du Vice-Président de la Transition aura également permis au Gouverneur de la région de Mopti, de présenter son projet de stratégie globale de sécurisation des élections de 2022 dans les régions de Mopti, Douentza et Bandiagara. Une stratégie que le Colonel Assimi Goita et sa délégation ont saluée avant de faire des contributions pertinentes que le Colonel-major Abass Dembélé a accueillies avec un grand intérêt.

Celui qui mène ce combat de titan pour mettre en confiance les forces armées et de sécurité afin d’assurer le retour rapide de la sécurité dans le pays ne mérite pas des coups bas. Il mérite tout au contraire l’accompagnement à l’aune de son engagement patriotique.

Correspondance particulière  

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Sécurité

Barkhane : des erreurs humaines comme cause du Crash d’hélicoptères au Mali en 2019 (rapport d’enquête)

by Bakary FOMBA 1 février 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le 25 novembre 2019, 13 soldats français ont péri, dont sept du régiment d’hélicoptères de combat de Pau dans une collision entre deux hélicoptères au cours d’une opération entre Gao et Ménaka, dans le centre du Mali. Pour déterminer les circonstances qui ont occasionné l’incident, le Bureau d’enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État révèle « des facteurs organisationnels et humains » comme seules causes de cet accident.

Un cougar et deux gazelles auraient décollé de la base de Ménaka, et deux tigres basés à Gao. Sans pour autant communiquer son intention, l’un d’entre ces deux appareils aurait amorcé une descente pour se rapprocher du sol. Toutefois, les deux hélicoptères ne pouvaient s’éviter dans la mesure où ils ne se sont pas vus. Le drame a été tragique. Treize soldats français ont péri dans l’incident.

Les causes possibles de l’incident

Dans la conclusion de leur enquête, livrée le vendredi dernier, les enquêteurs font état de la production d’une somme d’erreurs qui auraient été le déclencheur de ce crash d’avion. Malgré que la sécurité dans ce type d’opération « repose principalement sur la coordination des aéronefs et donc la communication », insiste le rapport. Toutefois, « l’abordage n’a pas pu être évité, car les équipages n’ont pas détecté la présence de l’autre aéronef » et « leurs consciences respectives de la situation étaient erronées », indique le rapport de l’Agence Anadolu.

Dans le document, plusieurs causes ont été mises en lumière parmi lesquelles on note « une absence de briefing de sécurité commun à l’ensemble des intervenants », « des omissions de messages de sécurité ou une utilisation d’un canal auquel l’ensemble des intervenants n’a pas accès », « une absence de références communes et uniques pour signaler les positions des aéronefs » ou encore « une charge mentale accrue pour le chef de patrouille Tigre et l’AMC, en raison d’une expérience en construction et d’une panne intermittente d’émission radio. »

Des recommandations

Pour éviter que des faits similaires ne se reproduisent, le BEA-E formule plusieurs recommandations dans son écrit. Il invite l’armée de terre à « rappeler à leurs équipages, lorsqu’ils évoluent hors contrôle aérien, l’importance des annonces radio de position claires et régulières, des annonces d’évolutions de position avant leur réalisation, et l’urgence à signaler au plus vite toute sorte de zone, du créneau de temps et/ou du bloc d’altitude ou de hauteur assignée. »

Rappelons que cet accident a entraîné la plus grosse perte militaire française dans une opération extérieure depuis plus de 30 ans.

Bakary Fomba

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Ibrahima Aya co directeur de la Rentree litteraire du Mali
Seko ni Donko

Rentrée littéraire 2021 : un rendez-vous sur la diversité africaine

by Sahel Tribune 1 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La 13e édition de la Rentrée littéraire du Mali aura lieu du 16 au 20 mars 2021 sous le thème « Héritages en partage ». Une occasion pour les créateurs africains de faire valoir toute la richesse culturelle et artistique du continent ainsi que leur place dans le développement du « berceau de l’humanité ». 

S’interroger sur le passé, le présent et le futur pour espérer retrouver une meilleure voie. C’est la tâche à laquelle les participants à l’édition 2021 de la Rentrée littéraire se plieront du 16 au 20 mars 2021. « On dit de l’Afrique qu’elle est la terre-mère de l’humanité. On dit qu’elle a toujours été terre d’accueil mais aussi de convoitises. Vu d’Afrique, comment se porte le monde ? Qu’est-ce qui doit être dit, étudié, reconnu, transmis ? Quels héritages a-t-on pris à l’Afrique ? Quelles blessures, ruptures, frontières a-t-elle intériorisées ? »

Ce n’est pas tout. « Aujourd’hui, comment démêler l’acquis de l’hérité, comment identifier et transformer ce qui nous assujettit, comment vaincre la force d’inertie qui nous emprisonne dans une mal-connaissance de soi, de ce qui fait la singularité et la multiplicité de nos cultures et savoirs ? Comment faire rayonner ces singularités et multiplicités vers l’ailleurs ? Et, justement, qu’est-ce que l’ailleurs ? En quoi cet ailleurs nous ressemble-t-il, en quoi est-il, lui-même, le fruit d’un héritage consenti, imposé, partagé ? » Voilà une crinière d’interrogations qui montre toute la richesse de cette 13e édition de la Rentrée littéraire 2021, au cours de laquelle une réponse sera donnée à ces questions.

Véritable rendez-vous des idées

Selon l’organisateur de l’événement, le Fonds du prix littéraire, grâce à la puissance de leurs mots, de leurs verbes, les écrivains sont en mesure de transformer « par leur patient travail la matière du monde ». Un travail patient et méticuleux qui se passe en eux, dans leurs imaginaires, dans leurs corps.

La Rentrée littéraire, qui constitue aujourd’hui le plus grand événement littéraire et artistique au Mali, est un rendez-vous des idées, de partage d’expériences et de propositions. C’est un cadre où les créateurs se rencontrent à travers leurs créations, leurs protestations, leurs désirs. « Les corps et les esprits sont reliés à travers les nombreux savoirs et expériences », explique-t-on avant de préciser : « Le temps qui s’accélère, fait désirer le repos et la halte, la sagesse des éleveurs, agriculteurs, sculpteurs, inventeurs, artistes et autres philosophes qui nous ont aidés à grandir ».

Dans les temps les plus troubles, les créateurs sont capables de prendre du recul pour analyser et faire une synthèse tout en veillant à dégager ce qui « nous reste de savoirs millénaires et de gestes transmis » à sauvegarder, à décontaminer, à soigner, à protéger, à mettre en commun. 

Plusieurs activités prévues

 Cette 13e édition de la Rentrée littéraire interrogera également la place de la diversité des langues, des savoirs ainsi que des croyances dans le développement de l’Afrique. « À une époque où les privilèges se transmettent, où une pandémie arrache les masques des inégalités, où le numérique annonce de nouvelles accélérations, quel regard, nouveau ou renouvelé, pouvons-nous porter sur nos sociétés ? Comment le passé    peut-il être revisité ? Enfin, quelle est la place de l’Afrique dans l’héritage universel ? Comment, en somme, réinventer la danse des corps, les chants de la nature, notre destin commun ? », voilà autant de questions auxquelles cette énième édition de la Rentrée littéraire se propose de donner une réponse. 

Cette édition de la Rentrée littéraire aura lieu non seulement à Bamako, mais aussi à Sikasso, Tombouctou ainsi qu’à Djenné. Des cafés littéraires, des débats, des dédicaces, des tables-rondes, des lectures, des ateliers d’écritures, des hommages, etc., auront lieu dans plusieurs endroits à la fois au cours de ces cinq jours d’activité. Cet événement est un véritable créneau pour l’expression littéraire et artistique.

Fousseni Togola

1 février 2021 0 comments
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Climat et environnement

Changement climatique : « Il est moins coûteux d’investir pour prévenir les dégâts [ndlr] que pour les nettoyer »

by Chiencoro 1 février 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l’année  2021 est porteuse d’espoir en raison non seulement de la réadhésion des États-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat, mais aussi des divers engagements pris par les États.  

« Il y a trois ans de cela, les scientifiques nous donnaient un avertissement assez fort. Ils affirmaient que nous disposions de 12 ans pour éviter les pires conséquences du changement climatique. À présent, il nous reste neuf ans », a rappelé John Kerry, envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat au Sommet virtuel pour l’adaptation aux changements climatiques 2021, tenu le 18 janvier dernier.

« Mieux vaut prévenir que guérir »

Tout en regrettant l’absence des États-Unis, ces dernières années, sur le champ de bataille contre le changement climatique, M. Kerry indique qu’il est plus facile de prévenir que guérir. Les États-Unis ont dépensé, uniquement pour nettoyer après trois tempêtes, 265 milliards de dollars en un an. L’année dernière seulement, pour une seule tempête, ce pays a dépensé 55 milliards de dollars. « Nous sommes arrivés à un point où il est un fait absolu qu’il est moins coûteux d’investir pour prévenir les dégâts ou tout au moins pour les minimiser que pour les nettoyer », a souligné l’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat.

Selon les mots de M. Kerry, il ne fait plus de doute que « la meilleure adaptation est de traiter la crise comme l’urgence qu’elle est et de faire plus pour contenir l’augmentation de la température de la Terre à la valeur de 1,5 degré annoncée à Paris ». Il faut éviter que les personnes les plus vulnérables et les plus pauvres de la Terre se retrouvent dans des conditions invivables. Pourtant, si rien n’est fait, le monde se trouve sur cette voie, déplore-t-il. 

« Nous avons maintenant un président »

Les prophéties de Ban Ki-moon, lors d’un point de presse à la veille du sommet mondial sur le climat, se réalisent-elles ? Celui-ci disait à cette occasion : « Cette année 2021 aura plusieurs tournants au cours desquels les dirigeants et les peuples du monde montreront vraiment leur solide engagement. »  D’ores et déjà, les États unis ont signé leur réadhésion à l’Accord de Paris sur le climat.

Il faut éviter aux communautés, qui « sont déjà intégrées dans les émissions présentes dans l’atmosphère », de payer « le prix le plus fort ». Selon M. Kerry, « [ndlr] si nous n’agissons pas avec audace et immédiatement en renforçant la résilience au changement climatique, nous assisterons probablement à des revirements spectaculaires du développement économique pour tout le monde ».

Depuis l’arrivée du président Biden, la lutte contre le changement climatique est devenue une priorité pour l’administration américaine. « Nous avons maintenant un président, Dieu merci, qui dirige, dit la vérité et est saisi par cette question », se réjouit M. Kerry. En plus de cela, plusieurs autres décisions ont été prises par les États-Unis en faveur de la lutte contre le changement climatique.

Aider les communautés vulnérables

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a invité, le 25 janvier 2021, les banques de développement multilatérales, régionales et nationales ainsi que les pays donateurs à « augmenter le volume et la prévisibilité de leurs financements pour l’adaptation et la résilience aux changements climatiques ». Guterres a invité également à investir 50 % de la totalité du « financement de la lutte contre les changements climatiques fourni par l’ensemble des donateurs et des banques multilatérales de développement » à l’adaptation et la résilience aux changements climatiques.

Pour sa part, l’administration Biden se bat également sur trois fronts pour promouvoir l’ambition, la résilience et l’adaptation. « Nous sommes fermement convaincus [ndlr] que ce n’est qu’ensemble que nous pourrons développer la résilience au changement climatique qui est essentielle pour sauver des vies et remplir notre obligation morale envers les générations futures et ceux qui vivent actuellement dans des circonstances très difficiles », a expliqué John Kerry.

Ce Sommet international en ligne sur l’adaptation aux changements climatiques (CAS 2021), des 25 et 26 janvier dernier, organisé par les Pays-Bas, a été assez prometteur dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Ce sommet a été suivi par la semaine de l’Agenda de Davos du Forum économique mondial qui a eu lieu du 25 au 29 janvier.

Notons que la première enquête mondiale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) prouve que le changement climatique constitue une urgence aux yeux de la majorité des citoyens interrogés.

« Souvenons-nous que les pays développés doivent tenir les engagements pris dans l’Accord de Paris de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour la lutte et l’adaptation dans les pays en voie de développement », a rappelé le secrétaire général des Nations unies.

Fousseni Togola

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