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Crise climatique
Climat et environnement

Comment les tribunaux contribuent à la lutte contre le changement climatique

by Chiencoro 4 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le respect du « droit climatique » est de plus en plus réclamé. Durant ces trois dernières années, les litiges climatiques portés devant les tribunaux ont considérablement augmenté. Une tendance qui pourrait obliger les Etats et les entreprises au respect de leurs engagements.

Alors que le monde est victime de ses actions sur la nature, les mesures mises en place par nos gouvernements ne sont pas tout à fait respectées. D’où la nécessité que les tribunaux s’impliquent pour forcer la main aux plus récalcitrants. « Les juges et les tribunaux ont un rôle essentiel à jouer dans la résolution de la crise climatique », a déclaré Arnold Kreilhuber, directeur par intérim de la division juridique du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Les tribunaux de plus en plus saisis

Dans un nouveau rapport, publié le 26 janvier 2021, le PNUE souligne que les litiges climatiques portés en justice ont « presque doublées au cours des trois dernières années ».

Publié en coopération avec le Centre Sabin pour le droit sur le changement climatique de l’Université Columbia (Etats-Unis), ce rapport indique qu’en 2017, dans 24 pays, 884 poursuites judiciaires avaient été déposées. Ce chiffre a presque doublé en 2020 avec au moins 1 550 affaires liées au changement climatique déposées dans 38 pays.

Les plaignants sont en grandes parties des groupes vulnérables au phénomène du changement climatique. Leur profil est diversifié. On y trouve des ONG ainsi que des partis politiques, des jeunes tout comme des personnes âgées, des migrants ainsi que des peuples autochtones. « Les citoyens se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour avoir accès à la justice et exercer leur droit à un environnement sain », a indiqué Arnold Kreilhuber.

« Le litige climatique est un levier clé »

Ce raz-de-marée croissant de litiges liés au climat pourrait bien conduire à un changement de comportement. Ces litiges constituent un facteur contraignant pour « les gouvernements et les entreprises à mettre en œuvre leurs engagements en faveur du climat, ainsi qu’à poursuivre des objectifs plus ambitieux d’atténuation et d’adaptation au changement climatique ».

Ce rapport du PNUE rend compte « des principales tendances émergentes dans ces affaires, notamment le rôle des droits de l’homme fondamentaux liés à un climat sûr et les affaires qui donnent vie au droit à un environnement sain que l’on retrouve désormais dans les constitutions de plus de 100 pays ». Il souligne également comment ces litiges obligent les Etats à divulguer davantage d’informations sur le climat afin de mettre fin à « l’ « éco-blanchiment » des entreprises sur le thème du changement climatique et de la transition énergétique ». Ce rapport révèle plusieurs autres tendances sur les litiges liés au changement climatique dans le monde.

Selon Michael Burger, directeur exécutif du Sabin Center for Climate Change à l’école de droit de l’Université Columbia, « le litige climatique est un levier clé pour maintenir les gouvernements et les entreprises sur la bonne voie dans la lutte contre le changement climatique ».

Le Programme des Nations unies pour l’environnement encourage à poursuivre avec cette tendance pour des hommes sains dans un environnement sain.

Fousseni Togola

4 février 2021 0 comments
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Trafic detres humains Yasser Rezah
Sécurité

L’augmentation de la traite des êtres humains dans le monde inquiète l’ONUDC

by Chiencoro 4 février 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

La pandémie de la covid-19 a contribué à l’aggravation du trafic d’êtres humains dans le monde. Dans un nouveau rapport, l’ONUDC présente « une image globale des tendances et des flux de la traite » ainsi que des analyses régionales détaillées et des profils de pays. Plusieurs recommandations sont également formulées afin de contrôler le phénomène.

Extrême pauvreté, chômage et changement des normes sociales, voilà des phénomènes, aggravés par la pandémie de la covid-19, et dont les trafiquants d’êtres humains ont su exploiter ces dernières années. Dans son nouveau rapport mondial 2020 sur la traite des personnes, l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) déplore cette augmentation de la traite des personnes au cours des 15 dernières années.  

« Près de 50 000 victimes de la traite »

Selon Angela Me, chef du Service de la recherche et de l’analyse des tendances à l’ONUDC, « la traite des personnes est beaucoup plus proche de la vie de chacun et nous ne savons peut-être pas que nous utilisons des services d’exploitation ».  

Si au cours de la période en revue, le nombre de femmes victimes de cette pratique a chuté de plus de 70 % à moins de 50 % en 2018, il est à noter qu’une augmentation de près de 10 à 20 % a été enregistrée du côté des hommes. En 2018, « près de 50 000 victimes de la traite des êtres humains ont été détectées et signalées par 148 pays ».

Les enfants, notamment les filles, restent les plus grosses victimes de cette pratique dans le monde. Ils sont utilisés pour des travaux forcés ou pour des fins d’exploitation sexuelle. « La part des enfants parmi les victimes de la traite détectées a triplé tandis que la part des garçons a été multipliée par cinq au cours des 15 dernières années », explique l’ONUDC dans un communiqué du 2 février 2021.

Ce nouveau rapport explique que 50 % des victimes de la traite détectées ont été soumises à des exploitations sexuelles, 38 % à des travaux forcés, 6 % à des activités criminelles forcées, tandis que 1 % ont été contraintes à la mendicité et d’autres à des mariages forcés, des prélèvements d’organes, etc.

Comprendre cette hausse du trafic

Cette augmentation du trafic des enfants peut s’expliquer, selon Mme Me par « les pratiques culturelles largement acceptées dans certains pays, par exemple, éloigner les enfants de la famille, même lorsqu’ils sont relativement jeunes, pour être pris en charge par des parents en ville ou par des amis connus ». Des situations qui exposent le plus souvent les enfants, « car les membres de la famille peuvent se révéler des trafiquants ». Dans les pays à faibles revenus, c’est surtout le chômage et l’extrême pauvreté qui expliquent surtout le travail forcé des enfants, voire l’exploitation sexuelle des filles.

Ghada Waly, directrice exécutive de l’ONUDC, a rappelé au cours de l’événement de lancement de la publication de ce rapport que « la Banque mondiale estime que jusqu’à 164 millions de personnes ont été poussés dans l’extrême pauvreté en 2020, les femmes perdant leur emploi plus rapidement que les hommes pendant la pandémie ». 

Le réseau des trafiquants

En plus de tous ces aspects, l’utilisation de l’internet peut expliquer cette hausse de la traite des personnes. « Alors que la pandémie COVID-19 continue de pousser le monde vers une transformation numérique, les trafiquants ont adapté leurs stratégies de “chasse” prédatrice », précise l’ONUDC. À travers les réseaux sociaux et les sites de recrutement, les criminels peuvent facilement atteindre leurs cibles, explique-t-on.

Près de 64 et 62 % des personnes poursuivies et condamnées pour cette pratique sont des hommes. Ils peuvent être membres de « groupes criminels organisés, qui trafiquent la grande majorité des victimes, vers des individus agissant seuls ou en petits groupes sur une base opportuniste ». Les victimes qui constituent leurs marchandises sont livrées pour des dizaines de dollars américains à des dizaines de milliers, explique ce rapport.

Promouvoir une approche à plusieurs volets

Face à cette situation, Angela Me invite à un changement de considération sur cette pratique. Elle souligne la nécessité de la considérer comme un crime qui nécessite non seulement une réponse du système de justice pénale, mais aussi la fourniture de services sociaux, le renforcement du système éducatif et la diffusion de bonnes informations par le biais de campagnes de sensibilisation. « Seule une approche à plusieurs volets peut protéger les victimes potentielles et garantir le droit de chacun de vivre à l’abri de toutes les formes de traite des personnes », explique l’ONUDC dans un communiqué du 3 février 2021.

Ce rapport est le cinquième du genre mandaté par l’Assemblée générale de l’ONU dans le cadre de son Plan d’action mondiale 2010 pour lutter contre la traite des personnes. Ce rapport couvre 148 pays et « donne un aperçu des tendances et des flux de la traite des personnes aux niveaux mondial, régional et national, sur la base principalement des cas de traite détectés entre 2016 et 2019 ». Ce genre de rapport est produit par l’ONUDC tous les deux ans. 

Fousseni Togola

4 février 2021 0 comments
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Stethoscope pour les dacteurs. Acces a la sante.
Actu

Accès à la santé: Chaque jour, près de 830 femmes meurent dans le monde

by Phileingora 4 février 2021
written by Phileingora 3 minutes read

Parmi les droits fondamentaux de la femme et de la jeune fille, l’accès à la santé occupe une place non négligeable. Pourtant, ce droit reste toujours un défi majeur à relever. Chaque jour, 830 femmes meurent dans le monde en donnant la vie.

« Environ 830 femmes meurent chaque jour dans le monde du fait de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. En 2015, 303 000 femmes sont décédées pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. » Ces chiffres ont été publiés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en septembre 2019. Des données qui laissent comprendre le défi énorme qui existe en ce qui concerne l’accès à la santé pour les femmes de part et d’autre le monde, à une période où les luttes pour la reconnaissance des droits de la femme se multiplient de plus en plus.

Santé sexuelle et reproductive

Les difficultés liées à la grossesse ainsi qu’à l’accouchement constituent le commun des femmes de maintes zones rurales du Mali où aucun dispensaire ou centre de santé n’existe et même s’ils existent, ils ne sont pas de qualité.

En matière de santé sexuelle et reproductive voire d’avortement, les femmes et les jeunes filles continuent à traverser d’énormes difficultés. Au Mali notamment, le manque d’informations et de formation de la jeunesse sur les questions sexuelles constitue un véritable problème qui explique en grande partie les grossesses indésirées, les avortements volontaires, etc. Cette problématique reste elle-même liée au fait que la sexualité continue d’être considéré comme un tabou dans moult familles où parler de sexualité auprès des adultes est vu comme un manque de respect.  

Dans une tribune en 2018 au Parisien et à Aujourd’hui en France, Véronique Séhier, coprésidente du Planning familial, laissait comprendre que « 225 millions de femmes sont dépourvues d’accès à la contraception. 300 000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement ».

En plus de ces facteurs viennent s’ajouter également les cas d’avortement à risque, notamment dans les pays en développement, comme le Mali, dont je viens de faire mention un peu avant. Dans plusieurs de ces pays, les moyens contraceptifs n’existeraient que pour les femmes mariées même si les jeunes filles expriment un grand besoin.

Appliquer les lois

Pourtant, le « Protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des femmes » de l’Union économique et monétaire Ouest africain (UEMOA), dans son article 4, stipule : « Toute femme a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et à la sécurité de sa personne. Toutes formes d’exploitation, de punition et de traitement inhumain ou dégradant doivent être interdites. »

Ce Protocole invitait d’ailleurs les gouvernements à une prise de conscience en assurant notamment la promotion des droits de la femme à la santé, en générale et de façon particulière à la santé sexuelle et reproductive.

« L’accès aux droits sexuels et reproductifs est un enjeu de démocratie, de justice sociale, de progrès. Les femmes ne sont ni “la moitié de”, ni complémentaires, ni mineures. Elles sont des citoyennes, et doivent être reconnues comme telles dans leurs droits », estime Véronique Séhier dans sa tribune.

 Cependant, le constat reste amer. Entre 1990 et 2015, sur le plan international, le taux de mortalité maternelle n’a diminué que de 2,3 % par an, selon l’OMS.

En cette occasion de Journée internationale de commémoration de la femme, il est nécessaire de porter un regard nouveau cette problématique de l’accès des femmes à la santé. Car pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030, il importe d’agir plus vite.

Fousseni Togola

4 février 2021 0 comments
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Embouteillage dans la circulation a Bamako
Actu

Bamako : une matinée sans les transports en commun !

by Bakary FOMBA 3 février 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

La capitale malienne a connu, ce mercredi 3 février, une paralysie des activités suite à la grève des conducteurs de transport en commun. En plus des SOTRAMA (Société de transport en commun), ce mouvement de grève a concerné tous les autres moyens de transport en commun, comme les Taxis, les Tricycles et même les Mototaxis.

Les plus pressés marchent au bord des voies publiques dans l’espoir de raccourcir leur trajet avant que des bonnes volontés ne leur vienne en aide. Ceux qui ont un peu de ressources financières préfèrent emprunter des taxis. D’autres préfèrent plutôt rejoindre les grévistes en décidant de rester chez eux. En tout cas, les conducteurs de véhicules personnels ainsi que les motocyclistes ont eu l’impression que les voies se sont élargies. Voilà ce à quoi nous assistons lorsque les verts, comme on se plait à les nommer, sèchent la circulation.

Bamako, la capitale malienne s’est réveillée différemment ce mercredi. Les transports en commun sont en arrêt de travail. Selon K. Traoré, conducteur de SOTRAMA, le motif de cette grève est « la prise d’une nouvelle mesure par le ministère en charge des Transports et des infrastructures. » Laquelle exige des conducteurs de véhicules en commun, le paiement des péages par nombre de passages tout en doublant la somme. Fixée à 1000 FCFA pour une durée de 24 heures, cette somme s’est vue doublée par tour, explique un syndicaliste.

Impacts sur les passagers

Pendant toute la journée de ce mercredi, on pouvait constater l’absence totale des SOTRAMA sur les tronçons de la capitale malienne. Les taxis et les autres moyens de transport en commun se sont également faits rares sur les différents trajets de la capitale, par crainte de se faire agresser par les apprentis chauffeurs ou tout simplement, pour la bonne conduite de la lutte. De temps en temps, on pouvait voir dans la circulation des apprentis arrêter des conducteurs de mototaxis. Une manière de les obliger à respecter le mot d’ordre.  

Ce phénomène n’est pas sans conséquence sur la population dans la mesure où plusieurs résidants de Bamako ont comme moyen de déplacement, ces transports en commun. À cause de cette grève, des responsables de famille se sont vus empêcher d’être dans leurs lieux de travail, des élèves ont séché leurs cours.

« Je suis là depuis 7 heures. Je n’arrive pas à trouver un moyen pour accéder à mon lieu de travail en raison de cette grève. C’est vraiment déplorable ! », laisse entendre une jeune secrétaire dans un service privé à la Rive gauche de Bamako. « Je serai dans l’obligation de retourner à la maison pour n’avoir pas eu un moyen pour aller à l’école », déplore un élève de 10e année au Lycée Sacré-Cœur de Baco Djicoroni alors qu’il était déjà 9 h. Quant à Clémentine, vendeuse de chaussures au grand marché de Bamako, elle se contente d’exhorter les conducteurs et les autorités de la transition à trouver un terrain d’entente afin que cette situation puisse être résolue le plus vite possible.

Le gouvernement calme les tensions

Le gouvernement a bien entendu les appels et s’est montré soucieux des difficultés que traversent les Maliens. Pour calmer les tensions et permettre aux citoyens de vaquer à leurs occupations quotidiennes, le ministre des Transports et des Infrastructures, à travers un communiqué, ce mercredi 3 février 2021, a annoncé le report de la mesure, à l’origine de ce mouvement de grève.

Initialement prévue pour le 1er février 2021, l’entrée en vigueur de ladite mesure concernant le paiement de la redevance de péage par passage à tous les postes de péage est reportée au 17 février 2021, précise le communiqué gouvernemental.

Le ministre précise toutefois que ce mode de paiement, confirmé par le Conseil des ministres à sa session du mercredi 19 février 2020, « est pratiqué par les autres pays de l’UEMOA ».

Selon Harouna Konaré, adjoint du secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats et transporteurs routiers, après le communiqué du gouvernement malien, les transporteurs ont immédiatement repris le travail.

Néanmoins, avant le 17 février 2021, les syndicats espèrent des pourparlers avec les autorités de la transition afin d’échanger autour de cette situation. « Ce pays est pour nous tous. Personne ne viendra le construire pour nous. Mais il faut qu’on s’écoute », invite M. Konaré.  

Bakary Fomba

3 février 2021 0 comments
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OMS
Santé

Lutte contre la covid-19 : l’accès à de meilleures données, gage de victoire

by Bakary FOMBA 3 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre du renforcement des systèmes sanitaires afin de permettre aux pays de répondre aux urgences sanitaires et de suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs mondiaux en matière de santé, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne un besoin urgent d’accès à de meilleures données.

« La pandémie de covid-19 a mis en évidence tout le danger que représentent les maladies non transmissibles et a montré qu’il était urgent de renforcer les politiques de santé publique et les investissements pour les prévenir », a déclaré Dr Tedros dans un communiqué, ce mercredi 3 février 2021. Pourtant, le monde est confronté à un problème de données dans les secteurs de la santé. Une situation qui n’est pas sans impacte sur la lutte contre la covid-19.

Les maladies non transmissibles et la covid-19

La toute première évaluation mondiale des systèmes d’information sanitaire des pays, publié le lundi 1er février 2021, par l’OMS, en partenariat avec Bloomberg Philanthropies, souligne qu’« aujourd’hui, 4 décès [liés à la covid-19 ndlr] sur 10 dans le monde ne sont pas enregistrés dans la région africaine, seul un décès sur 10 est actuellement enregistré » dans cette région.

Selon Michael R. Bloomberg, ambassadeur mondial de l’OMS pour les maladies non transmissibles et les traumatismes, « la majorité de ceux qui sont morts de covid-19 avait une maladie non transmissible sous-jacente, comme une maladie cardiovasculaire, le diabète, une maladie pulmonaire chronique ou un cancer ».

À l’occasion de sa consécration, pour la troisième fois, ambassadeur mondial de l’OMS, M. Bloomberg a indiqué que « les maladies non transmissibles représentent près des trois quarts de tous les décès dans le monde ». Il a fallu attendre la covid-19 pour connaitre leur ampleur et toute leur évidence.

Le problème d’accès aux données

Pourtant, un an après son apparition, la pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages à travers la planète. Même les systèmes de santé les plus avancés ont du mal à fournir des données en temps quasi réel pour agir rapidement contre ce virus. Ce manque de données à l’échelle mondiale limite la compréhension de l’impact réel de la pandémie de Covid-19 sur la mortalité.

« La pandémie a mis à rude épreuve les capacités des systèmes d’information sanitaires des pays du monde entier, car ils doivent suivre à la fois la maladie et d’autres tendances sanitaires critiques », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

L’accès à des données à portée de mainpermettraà l’OMS d’aider « les pays du monde entier à combler les lacunes en matière de données et d’informations sanitaires », a laissé entendre le Dr Samira Asma, sous-directeur général, chargé des données, de l’analyse et de la diffusion. Cela pourrait guider « les pays à investir dans les domaines prioritaires ayant le plus grand impact sur la collecte, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires ».

Toutefois, l’OMS formule plusieurs recommandations à l’endroit des États. Ils sont invités à renforcer leurs systèmes globaux de données sur la santé, à améliorer leurs systèmes d’enregistrement des données sur les décès et à recueillir des données plus nombreuses et de meilleure qualité pour lutter contre les inégalités. « Nous exhortons les dirigeants mondiaux des entreprises et des gouvernements à prendre des mesures énergiques pour prévenir les maladies non transmissibles. Moins de maladies non transmissibles auraient signifié moins de décès pendant la pandémie », invite Dr Tedros.

Bakary Fomba

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Fama
Sécurité

A Boni, 9 soldats tués et six blessés dans une attaque

by Chiencoro 3 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Les forces armées maliennes ont été la cible d’une attaque terroriste, mercredi 3 février 2021, à Boni, dans la région de Douentza. Malgré des pertes en vies humaines, les FAMA, avec l’appui de son partenaire Barkhane, a vigoureusement riposté.

Au centre du Mali, la paix peine à s’installer malgré les multiples initiatives et la détermination des forces armées maliennes et leurs partenaires. Ce mercredi 3 février 2021, les forces armées maliennes ont été la cible d’une attaque terroriste, à Boni, dans la région de Mopti. « Les FAMa ont riposté avec les appuis aériens de la Force Barkhane et de l’Armée de l’Air malienne », ont précisé les FAMA sur leur page twitter. Selon les précisions de l’Etat-major des armées maliennes, le bilan de cette attaque est de neuf (9) morts, six (6) blessés et des pertes matérielles dans les rangs des forces armées. « Les blessés ont été évacués sur Sévaré par les Avions de l’Armée malienne et de la MINUSMA», souligne la même source.

Grâce aux efforts conjugués de l’Armée malienne et de la force française, Barkhane, les terroristes ont subi également d’énormes pertes. Une vingtaine et des motos ont été neutralisés, « puis un engin blindé a été immobilisé ».

Ce mercredi 03 février 2021, aux environs de 06h15, un détachement #FAMa basé à #Boni dans la région de #Mopti a fait l'objet d'une attaque terroriste. Les #FAMa ont riposté avec les appuis aériens de la #Force_Barkhane et de l'Armée de l'Air malienne.

— Forces Armées Maliennes (@FAMa_DIRPA) February 3, 2021

Les dernières attaques contre les FAMA remontent au 24 et 25 janvier 2021. L’attaque simultanée des camps de Boulkessi et Mondoro avait fait 6 morts et 18 blessés dans les rangs des Fama. Elle a été suivie par celle de Goundam, le 25 janvier dernier, au cours de laquelle, un FAMA est mort et 2 autres ont été blessés. Le Vice-Président de la Transition, le colonel Assimi GOITA s’est rendu, le dimanche 31 janvier dernier, à Mopti, pour booster le moral des forces armées maliennes en leur remettant des décorations.

Le terrorisme est une hydre. À chaque fois que l’on pense lui avoir fait subir un coup dur, il se manifeste avec plus violence. Toutefois, les autorités de la transition sont engagées à venir au bout de ce fléau.

Togola

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Lancement Kenekanko
Actu

Kenekanko : une plateforme pour la bonne gouvernance

by Chiencoro 3 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

La plateforme Kenekanko, dédiée à la lutte contre la corruption et les crimes économiques, a été lancée, lundi 1er février 2021, par son initiateur, le consortium OCCIPRE. C’était au cours d’une conférence de presse présidée par Bart Ouvry, Ambassadeur de l’Union européenne au Mali.

Mettre fin à la corruption et aux crimes économiques en révélant au grand jour les différents cas, tel est le but de la plateforme Kenekanko. Un espace en ligne qui permettra aux citoyens dans tous les coins du Mali de signaler des faits de corruption ou de crimes économiques.

Une plateforme sécurisée

Dans sa démonstration sur les fonctionnalités de la plateforme, Laya Guindo de la fondation Tuwindi, une des organisations engagées dans la mise en œuvre de ce projet, rassure que Kenekanko est une plateforme sécurisée qui « permet de faire des alertes dans le plus grand anonymat ». Ces alertes seront reçues par des médias partenaires de la plateforme qui se chargeront de mener des investigations sur les faits signalés afin de faire toute la lumière dessus. La plateforme, explique M. Guindo, permet aux citoyens, lors de leur alerte, de joindre des pièces jointes afin de rendre plus crédibles leur dénonciation.

Selon Tidiani Togola, directeur exécutif de Tuwindi, cette plateforme sera une occasion pour les citoyens de participer activement à la construction de leur pays.

La dénonciation des cas de violations subies ne fait pas généralement partie des pratiques du Malien. Mais avec Kenekanko, ils peuvent désormais, en toute sécurité, aider à lutter contre la corruption et les crimes économiques.

Un appui à l’État malien

Dans son allocution, Bart Ouvy, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, a surtout souligné l’importance de la bonne gouvernance, une garantie de développement économique et social. Elle est également gage d’éducation de qualité, d’accès à des soins de santé et surtout de qualité et de disponibilité de la justice et de la sécurité pour tous. Au cours de son intervention, il n’a pas manqué à rappeler aux hommes de médias la place qu’ils occupent. Ils ont l’espoir des Maliens puisqu’ils sont le 4e pouvoir, a-t-il rappelé.

Cette plateforme offre donc la possibilité aux journalistes de mener des investigations pour mieux informer les citoyens. Selon l’ambassadeur Ouvry, ce projet est un appui à l’État malien dans sa politique de lutte contre la corruption et les crimes économiques.

Jens Kiesheyer, représentant de Free Press Unlimited, a souligné, dans une vidéo projetée au cours de la cérémonie, tout le plaisir pour son organisation à travailler avec les journalistes du réseau Kenekanko.  

Kenekanko est une initiative de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité (OCCIPRE). L’initiative est mise  
en œuvre par Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press unlimited. Le projet est financé par la délégation de l’Union européenne au Mali.  

Fousseni Togola

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