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Dr Yacouba Dogoni enseignant chercheur a la FSHSE
Politique

Dr Yacouba Dogoni : « L’avenir ne se joue pas seulement à Bamako »

by Chiencoro 9 février 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Dr Yacouba Dogoni est un enseignant-chercheur au département de sociologie à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de Bamako. Dans cette interview, il explique le contexte dans lequel l’Accord pour la paix a été signé. Il met également le doigt sur les insuffisances de ce document et propose des pistes à explorer après la mise en œuvre de cet Accord.

Phileingora : aujourd’hui le débat sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix refait surface dans un contexte particulier. Pouvez-vous nous parler du contexte de signature de ce document ?

Yacouba Dogoni : l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger a été signé dans un contexte d’insécurité totale, de fragilité complète dans notre pays. Le Mali n’avait pas le contrôle de tout son territoire.

On se rappelle qu’en 2012, le Mali a été confronté à un véritable problème d’insécurité dû à la rébellion dans la partie nord du pays. Une situation qui a été provoquée par le retour des combattants que nous appelons les Libyens. Une fois sur notre territoire, ces hommes ont lancé des offensives sur des camps militaires au nord du pays, comme celui d’Aguelhoc, de Gao, de Tombouctou, etc. Un processus qui a mis en branle la sécurité de notre pays.

Comment sommes-nous arrivés à cet Accord dans un tel contexte ?

Pour aller vers la paix et la réconciliation, le gouvernement du Mali et les groupes rebelles ont lancé l’initiative de la mise en place d’un cadre de concertation pour la réconciliation et la paix au Mali. À l’issue des mois de travail dans ce cadre de concertation, un Accord pour la paix et la réconciliation a été signé en deux temps. Des mouvements signataires vont signer le document, le 15 mai 2015, les groupes appartenant à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), vont le signer en juin de la même année.

Mais nous nous sommes rendu compte plus tard que cet Accord souffre de beaucoup d’insuffisances.

Des insuffisances ?

Bien sûr. Il n’a pas été présenté au peuple malien ni soumis à l’Assemblée nationale du Mali. Pour résoudre ce problème, qui pouvait soulever des questions de légitimité, l’avis de certains experts, dont des acteurs de la société civile, qui avaient d’ailleurs été exclus du processus des négociations, a été demandé. Mais les observations issues de ces concertations n’ont été prises en compte. Pourtant, ces insuffisances rendent difficile l’application de cet Accord.

Faut-il ou non appliquer cet Accord en l’état ?

Pour répondre à cette question, je dirai que nous n’avons pas besoin de relancer des débats de ce genre sur ce document. Car nous pouvons appliquer cet Accord. Il est bien applicable, même s’il comporte des points qui nécessitent des négociations entre les populations maliennes.

Malgré tout, j’estime qu’il faut commencer son application afin de renforcer la paix, la sécurité et même la réconciliation nationale. C’est seulement après cela que nous pouvons voir quels sont les points de discordances qui nécessitent une révision.

Mais certains craignent que son application en l’état n’entraîne une « partition du Mali » ou faire de ce pays une « République fédérale ». Ne partagez-vous pas ces craintes ?

Il faut quand même reconnaitre aujourd’hui que les États les plus forts sont les États fédéraux. Prenez les États-Unis, la Chine, la Russie, ils sont tous des États fédéraux, mais qui sont pourtant considérés comme les plus grandes puissances dans les domaines militaires, économiques.

Les gens ont raison de penser de la sorte. Mais je pense qu’à un moment donné, il faut aller nécessairement vers cette option. Compte tenu de la rareté et de la morosité des ressources économiques et même de l’étendue de notre pays, il faut plutôt aller vers des régions États, c’est-à-dire des États avec des autonomies entières pour permettre aux gouvernants et aux gouvernés de prendre leurs propres décisions sur certains aspects de la vie, comme les services sociaux de base, la sécurité, etc.

Il faut laisser le soin aux autres de tenter d’autres politiques, si la paix et la réconciliation en dépendent. Nous savons tous que notre décentralisation a montré ses limites.

Ne pensez-vous pas que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix en l’état pourrait conduire à d’autres situations ?

Le problème est que le Malien est généralement pessimiste par rapport aux nouvelles politiques. Mais je pense qu’il faut toujours les sensibiliser et aussi organiser une large concertation entre tous les Maliens, en excluant totalement la communauté internationale et même le comité de suivi de l’Accord (CSA).

Si nous arrivons entre Maliens à discuter et à mettre en place de véritables institutions assez fortes pour pouvoir gérer les différentes régions, le Mali pourrait mieux rebondir.

Le monopole de Bamako sur le pouvoir doit s’arrêter à un moment donné. Il faut sortir de cet enclos et penser à l’avenir. Et cet avenir ne se joue pas seulement à Bamako.

Réalisée par Fousseni Togola

9 février 2021 0 comments
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accord de paix au mali
Politique

L’Accord pour la paix, une patate chaude entre les mains des autorités de la transition

by Chiencoro 9 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La mise en œuvre de l’Accord pour la paix divise à nouveau les Maliens. Les autorités de la transition sont fortement interpellées.

Signé il y a cinq ans, pour le retour de la paix au Mali, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger fomente des réactions mixtes. La volonté des autorités de la transition de mettre en œuvre ses recommandations réveille plusieurs sensibilités. Certains font d’ailleurs du combat pour sa non-application une arme politique.

Les mouvements signataires, la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ainsi que la plateforme sont pleinement engagés pour la mise en œuvre rapide des recommandations de cet Accord signé en 2015 à Alger pour le retour de la paix au Mali. Selon les soutiens à ce document, la paix et la cohésion sociale au Mali passent par cette mise en œuvre.

Un Accord pour la « partition »

Cet attachement d’une partie de la population à la mise en œuvre des recommandations de l’Accord est fâcheux aux yeux d’autres. La Coalition « Songhoy Chawaara Batoo » estime que la mise en œuvre de cet Accord ne peut conduire qu’à la « partition du Mali ». Un texte qui donne lieu à de multiples interprétations, l’on doit savoir en prendre ses distances, explique cette coalition qui regroupe plusieurs ethnies en son sein.

Songhoy Chawaara Batoo n’est pas le seul opposé à la mise en œuvre de ce document. Nous avons également le Front du refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, « dugu tji seben-Mali tè tila ». Ce front, tout en qualifiant l’Accord d’Alger « d’illégal et d’illégitime », invite les autorités politiques maliennes à la raison en renonçant à sa mise en œuvre en l’état.

Au cours d’un point de presse du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la semaine dernière, Mohamed Ali Bathily n’a nullement manqué à souligner des dangers liés à la mise en œuvre de ce document. Selon ses explications, l’application de certaines recommandations de cet Accord, comme la régionalisation, ne pourrait que conduire le Mali au « fédéralisme ».

Réajuster l’Accord

Une république dont le pays n’est pas prêt à accueillir, précise Songhoy Chawaara Batoo tout en invitant les autorités de la transition à la relecture de cet Accord qui a montré ses limites sur plusieurs plans. Car depuis sa signature, l’espoir n’est toujours pas permis aux Maliens. C’est en tout cas ce que déplore Abdoul Kader Maïga, président de l’Association Gao Lama : « Cinq ans après sa mise en application, nous avons enregistré dans notre pays plus de 5000 morts civils et militaires. Cinq ans après sa signature, plus de 900 écoles fermées. Cinq ans après la signature de l’Accord, plus de centre au Mali. Plus de 400 villages, dans le centre, effacés de la géographie du Mali ».

Malgré tout, des soutiens à la mise en œuvre de cet Accord qualifient ses détracteurs de « fossoyeurs à la paix » et de « pseudos patriotes » qui ne cherchent qu’à « disqualifier l’Accord pour la paix malgré toute l’importance qu’il revêt ».

Dr Yacouba Dogoni, enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences humaines et des Sciences de l’éducation (FSHSE) de Bamako, invite à rehausser le débat sur l’application de l’Accord pour la paix. « Il faut d’abord commencer l’application de cet Accord, ensuite nous pourrions voir quels sont les points de discordance qui nécessitent une révision », estime-t-il.

Au centre d’une telle tension, les autorités de la transition doivent savoir raison garder pour ne pas faire exploser cette bombe en latence. L’Accord pour la paix et la réconciliation nationale est donc aujourd’hui une patate chaude que les autorités transitoires ont entre leurs mains. C’est pourquoi il serait important d’organiser rapidement des séances de discussion autour de cet Accord afin d’ajuster les points qui prêtent encore à confusion.

Fousseni Togola

9 février 2021 0 comments
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Des etudiants manifestent devant lIPR IFRA de Katibougou
Éducation

IPR/IFRA de Katibougou : « Aucun étudiant n’a été expulsé par le CENOU »

by Chiencoro 8 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Plusieurs étudiants de la résidence universitaire de l’IPR/IFRA de Katibougou ont pris d’assaut, ce lundi 8 février 2021, l’administration de l’institut. Motif : l’arrestation des membres de l’AEEM, la semaine dernière, et l’hébergement.  

Après l’arrestation du secrétaire général ainsi que plusieurs autres membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), suite à une plainte du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche appliquée (IPR/IFRA) a été pris d’assaut, ce lundi 8 février 2021 par les étudiants de la résidence universitaire de l’Institut. Sur les affiches des manifestants, nous pouvions lire : « Libérez nos frères ! », « Pas d’injustice ! », « On a des droits », « Hébergez-nous ! »  

« Aucun étudiant n’a été expulsé »

Selon les explications rapportées par une page Facebook, le motif de cette manifestation est que « plus de 1000 étudiants [ont été NDLR] expulsés par le représentant du CENOU de Koulikoro » pour le motif que le Centre ne peut pas héberger tous les étudiants.

Contacté par téléphone, le chef du Centre des œuvres universitaires de Koulikoro (CROU-K) précise qu’aucun « étudiant n’a été expulsé par le CENOU ». Et de poursuivre : « Ce matin [lundi 8 février 2021, NDLR], les occupants illégaux de la résidence universitaire de Katibougou ont pris leurs effets pour se rendre à l’administration de l’IPR demandant de les faire loger ».

Des critères pour bénéficier des résidences

Amadou Z. Traoré, chef de la cellule communication du CENOU, souligne que des critères clairs et précis sont établis pour bénéficier un logement dans une résidence universitaire. « Les bénéficiaires de logement sont déterminés par décision du DG du CENOU », lit-on dans un communiqué du 5 février 2021 sur la demande de logements des étudiants inscriptibles à l’IPR/IFRA de Katibougou au titre de l’année 2020-2021.

En effet, comme chaque année, le Centre des œuvres universitaires de Koulikoro (CROU-K) a lancé, au seuil de la rentrée universitaire, un appel à candidatures à l’intention des étudiants désirant obtenir un logement à la résidence universitaire de l’IPR de Katibougou. Après réception des dossiers, une liste des étudiants bénéficiaires a été publiée et il leur avait été demandé de s’acquitter des frais de logement, fixé à 10 000 FCFA, avant leur installation dans les résidences, nous explique Amadou Traoré.

Suite à un appel de l’AEEM pour « faire face au CROUK », le 29 janvier 2021, des étudiants avaient occupé illégalement les chambres des résidences de l’IPR, explique M. Diakité. Une situation qui a conduit à l’arrestation des membres de ce comité.

Une mise en œuvre qui frustre

Dans un communiqué du 2 février 2021, le chef du CROU-K avait lancé une invitation aux occupants « illégaux » des résidences universitaires de Katibougou à libérer les chambres au plus tard le 4 février, afin de permettre l’installation des bénéficiaires.

Contacté au sujet de cette manifestation des étudiants, le directeur adjoint de l’IPR/IFRA, Moussa Tangara explique que l’administration de l’institut se bat afin de trouver rapidement un dénouement heureux entre le CENOU et les étudiants.

Notons que dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du forum sur l’insécurité dans les espaces scolaires et universitaires, la gestion des résidences a été retirée de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) pour la confier au CENOU. Une situation qui a frustré certains membres de cette association qui se voient priver de certaines sources de revenus.

Amadou Traoré ne fait aucun doute que cette manifestation des étudiants de l’IPR/IFRA soit une politique visant à empêcher la mise en œuvre des recommandations du forum.

Fousseni Togola

8 février 2021 0 comments
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AVDN en point de presse copie
Actu

Développement de Nampasso : malgré des difficultés budgétaires, l’ADVN toujours déterminée

by Chiencoro 8 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Les ressortissants du village de Nampasso, réunis au sein de l’Association pour le développement de Nampasso (ADVN), ont tenu, dimanche 7 février 2021, leur Assemblée générale annuelle à l’Institut national de la Jeunesse et du sport. Objectif : faire le bilan des activités de l’année écoulée et se projeter dans le futur.

Située dans la 4e région du Mali (Ségou), plus précisément dans le cercle de Bla, Nampasso est reconnu pour sa richesse culturelle et ses nombreuses potentialités économiques. Malgré tout, le développement de la commune de Korodougou reste « dans les fers ». D’où la nécessité pour les ressortissants de ce village de se regrouper au sein de l’ADVN afin d’appuyer les autorités locales dans les taches de développement du village de Nampasso.

  • Les membres de l'AVDN
    Les membres de l’AVDN réunis dans une salle à l’Institut national pour le sport et la jeunesse, le 7 février 2021. Crédit photo: Togola F.
Plusieurs réalisations malgré la covid-19

Au cours de l’année écoulée, malgré les restrictions imposées par la pandémie de la covid-19, cette association n’a pas manqué à son devoir d’assistance aux habitants de Nampasso. Selon Youssouf Malick Coulibaly, président de l’ADVN, dans le but de sensibiliser les populations sur le covid-19 et les aider à se protéger, des dons de kits sanitaires ont été remis au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Nampasso.

Dans son rapport d’activité 2020, le président de l’ADVN a expliqué que son association a procédé à la remise de cadeaux aux trois meilleurs élèves de chaque classe, du premier cycle au second cycle. Des remises qui ont concerné également les élèves de la medersa. L’objectif de ces présents est de motiver les enfants à redoubler d’efforts en éveillant en eux une forme d’esprit d’adversité, explique Sidiki Coulibaly, adjoint au président de l’association. Au cours de la même année, l’ADVN a tenu une formation sur le N’ko à l’endroit des personnes illettrées.

Reprise du FESTRAKO

En ce qui concerne son rapport d’activité 2021, l’Association pour le développement de Nampasso prévoit d’achever ses travaux d’agrandissement de la medersa à travers la construction de quatre (4) classes. Toutefois, l’ADVN se trouve confronté à un problème financier qui explique le retard dans les activités de crépissage ainsi que d’équipement des salles en tables-bancs. En plus de la medersa, l’ADVN est en train également de mettre en place deux latrines (une au sein de la Mosquée et la seconde dans la medersa).

En raison de la pandémie de la covid-19 et ses conséquences sur l’alimentation de la caisse de l’association, l’ADVN n’entend point baisser les bras. Si le Festival traditionnel du Korodougou (FESTRAKO) n’a pas pu se tenir l’année dernière en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19, le président de l’ADVN indique que cette année, les préparatifs sont déjà en cours. Car, précise Youssouf Coulibaly, cette activité contribue à la cohésion sociale et à la paix dans la zone.

En plus du festival, l’ADVN entend procéder à des plantations d’arbres à Nampasso. Aussi des projets d’autonomisation des femmes sont-ils inscrits dans son programme d’activité 2021 en plus du désenclavement de certaines zones de la localité.

Pour la santé de la caisse de l’ADVN…

Selon les explications de Youssouf Malick Coulibaly, cette association a toujours travaillé avec ses propres ressources générées à travers les cotisations mensuelles de ses membres. À cela s’ajoutent les contributions généreuses de certains de ses membres. C’est pourquoi il a saisi l’occasion offerte par cette Assemblée générale pour inviter tous les membres de l’AVDN à s’acquitter de leur devoir de paiement de la cotisation mensuelle et de la carte de membre. La cérémonie a pris fin par une forte acclamation, en signe d’approbation des décisions prises.

Fousseni Togola

8 février 2021 0 comments
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La FC G5 Sahel avec un groupement tactique Desert francais a la frontiere malo burkinabe
Sécurité

Le 33e RCP avec un groupement tactique Désert français en opération dans la région d’Hombori

by Sahel Tribune 7 février 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Dans un secteur situé entre Hombori et Boulikessi, trois compagnies maliennes du 33e Régiment de commandos parachutistes (RCP) et du 62e Régiment d’infanterie (RI), ont opéré avec un groupement tactique Désert français. Ils s’étaient entraînés ensemble au mois de décembre sur le camp malien
d’Hombori. Cet entraînement visait une meilleure intégration de ces unités dans le partenariat de combat.

En frères d’armes, ils ont appris à manœuvrer ensemble, en associant étroitement les unités maliennes et françaises pour la recherche de la meilleure efficacité tactique.

La FC G5 Sahel avec un groupement tactique Désert français à la frontière malo-burkinabè

La FC G5 Sahel a opéré avec un autre groupement tactique Désert français. Dans ses opérations de reconnaissance, elle a intégré à sa manœuvre quatre Éléments tactiques interarmes (ETIA) malien et nigérien et burkinabé, et une section malienne des forces armées reconstituées (FAR).

La task force Takuba poursuit ses opérations conformément à sa feuille de route

Pendant l’opération ECLIPSE, les deux Task Group (TG) de la Task Force Takuba ont poursuivi leurs opérations conformément à la feuille de route fixée. L’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°4 malienne a accompagné le task group francoestonien pleinement opérationnel depuis quelques mois, harcelant les GAT et leur déniant toute capacité d’infiltration de part et d’autre du fleuve Niger, notamment dans la région d’Ansongo.

Dès le début de l’opération, l’ULRI malienne n°2 a entamé le partenariat opérationnel avec la Task unit (TU) française. L’arrivée de militaires tchèques a permis d’accélérer le processus de montée en puissance de cette ULRI.

Source : Force Barkhane

7 février 2021 0 comments
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Operation Eclipse
Sécurité

L’opération ECLIPSE : une opération d’ampleur avec un haut niveau d’intégration au sol et dans les airs

by Sahel Tribune 7 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Du 2 janvier au 3 février 2021, une opération militaire conjointe d’ampleur a été conduite dans la région dite des trois frontières. Dans son communiqué du 5 février 2021, la force française au Mali, Barkhane indique que cette opération d’ampleur s’est effectuée avec un haut niveau d’intégration au sol et dans les airs, du commandement à la conduite des opérations.   

Engageant les Forces armées maliennes (FAMa), les forces armées burkinabè et nigériennes, des éléments de la Force conjointe du G5 Sahel (FC G5 Sahel), ainsi que la Force Barkhane cette opération, baptisée ECLIPSE, avait un objectif triple : :
– lutter contre les Groupes armés terroristes (GAT) dans leurs zones refuges du Gourma et des trois frontières ;

– poursuivre le processus de Sahélisation des opérations en engageant des unités mixées et en déployant un poste de commandement avancé multinational ;

– desserrer l’étau sur la RN16 qui relie Gao à Gossi en passant par Hombori, et alléger indirectement la pression sur le centre du Mali.

Une opération conjointe majeure d’un mois dans la zone des trois frontières

À l’instar de l’opération BOURRASQUE conduite en octobre 2020, l’opération ECLIPSE a, elle aussi, vu l’engagement de plus de 3400 militaires dont 1500 Français et 1900 partenaires dont 900 Burkinabè, 850 Maliens et 150 Nigériens. Renseignée et appuyée non seulement par des armées du Sahel et alliées (américains, britanniques), mais aussi des aéronefs français, cette force a opéré pendant un mois dans une zone de 400 kilomètres de front pour 200 kilomètres de profondeur à cheval sur plusieurs frontières. Fort de près de 500 véhicules et d’hélicoptères de manœuvre et d’aéronefs de transport tactique, elle a fait preuve d’une grande mobilité, permettant ainsi de surprendre l’ennemi et de ne lui laisser aucun répit.

Source : Force Barkhane.

Notre rédaction a apporté des modifications dans le communiqué

7 février 2021 0 comments
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La Coalition des organisations sedentaires Songhoy reunie au sein du Collectif  Songhoy Chaawara Batoo 
Politique

Accord pour la paix : « Songhoy Chaawara Batoo » préconise la relecture

by Chiencoro 7 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La Coalition des organisations sédentaires de culture Songhoy s’érige contre « la partition du Mali », à travers la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. Elle a tenu, samedi 6 février 2021, un point de presse à la Maison de la presse de Bamako pour inviter les autorités politiques à la relecture du document.

Cinq ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, la mise en œuvre fait couler beaucoup d’encre. Les pros et les antis ne cessent de se jeter des pierres. Certains estiment que la mise en application des recommandations de ce document ne conduira qu’à la « partition du Mali et au fédéralisme ».

« Plus de centre au Mali »

La Coalition des organisations sédentaires Songhoy réunie au sein du Collectif « Songhoy Chaawara Batoo » s’oppose à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix en l’état. Elle estime qu’il comporte plusieurs insuffisances qui expliqueraient les difficultés liées à son application depuis cinq ans.

 « Cinq ans après sa mise en application, nous avons enregistré dans notre pays plus de 5000 morts civils et militaires. Cinq ans après sa signature, plus de 900 écoles fermées. Cinq ans après la signature de l’Accord, plus de centre au Mali. Plus de 400 villages, dans le centre, effacés de la géographie du Mali », déplore Abdoul Kader Maïga, président de l’Association Gao Lama avant de se demander s’il fallait continuer la mise en œuvre de cet Accord.

« Partition programmée et fédéralisme »

Selon Songhoy Chaawara Batoo, la mise en œuvre de ce document comporte des dangers pour le Mali. Aliou Badra Sacko, président de la Coalition An ko Mali, estime que l’Accord est « illégitime et illégal ». Quant à Abdoul Kader Maïga, il précise qu’il comporte beaucoup de zones d’ombre qui expliquent la multiplicité d’interprétations dont il fait l’objet. En plus de la « partition programmée du Mali », ce document prévoit le « fédéralisme dont le Mali n’est pas préparé ». 

La frustration et l’indignation sont des mots qui peuvent caractériser le sentiment qui traverse les membres de cette coalition après des promesses non tenues de la part des autorités politiques du Mali. Malgré de nombreux soulèvements du peuple maliens pour signaler les dangers liés à la mise en œuvre de ce document ainsi que ses insuffisances, la coalition affirme assister à une volonté de mise en œuvre intégrale de l’Accord tout en voulant réviser la constitution pour l’y adapter.

Deux voies s’ouvrent au Mali

Dans sa Déclaration, la Coalition a indiqué : « Ce que les groupes armés terroristes n’ont pas obtenu par les armes, c’est dans nos bureaux et administrativement que l’État les a octroyés ». 

Aujourd’hui, au sujet de cet Accord, deux voies s’ouvrent aux autorités politiques maliennes. « Il faut soit relire cet Accord ou tout simplement l’abandonner », recommande la Coalition des sédentaires de culture Songhoy. L’unité et la paix au Mali passent, selon elle, par cette voie. Pour cette relecture, la Coalition préconise le cantonnement et le désarmement de tous les groupes armés, comme préalable.

 Abdoul Kader Maïga a précisé l’intention de la Coalition des organisations sédentaires Songhoy en ces termes : « Nous ne sommes pas là pour combattre une ethnie. Nous ne demandons pas de ségrégation. Nous ne demandons pas de favoritisme. Nous ne faisons pas de l’aumône. Nous nous assurons. Nous nous affirmons. Nous défendons la patrie malienne ».

Fousseni Togola  

7 février 2021 0 comments
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