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Bah Ndaw Moctar Ouane et Assimi Goita
Politique

Transition malienne : les élections sont-elles une « priorité absolue » ?

by Sahel Tribune 12 avril 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au Mali, l’ère du changement semble être encore loin. La Transition sur laquelle tous les espoirs étaient fondés réussira difficilement cette entreprise vu les nombreuses pressions qui pèsent sur elle. Le Mali n’est pas loin d’une nouvelle crise post-électorale s’il faut aller aux élections dans les conditions actuelles du pays.

2020 n’est toujours pas qu’un simple souvenir pour les Maliens. Les événements liés aux dernières élections législatives et qui ont précipité le départ du président d’alors, Ibrahim Boubacar Keïta, semblent leur coller à la peau. 

Après plusieurs reports, en raison non seulement d’une grève des magistrats, mais aussi de la dégradation de la sécurité et des querelles politiques, les législatives de 2020 ont finalement eu lieu en mars et avril. Cela malgré la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19. Les partenaires du Mali ainsi que des experts ont estimé important d’aller à ces élections qui devraient contribuer à rétablir l’autorité de l’État malien sur tous les territoires.

Des experts ou des utopistes

« Ce n’est pas parce qu’on a un œil crevé que l’on s’abstient de se laver le visage ». Ce proverbe malien semblait être le slogan du régime déchu et ses partenaires en s’engageant dans ces législatives en une période assez critique de la vie de la nation. Des partis de l’opposition avaient exprimé leurs inquiétudes quant à la bonne tenue de ce scrutin vu que toutes les régions du pays n’étaient pas accessibles à cause de la crise sécuritaire. Malgré tout, sous la pression, les campagnes ont été lancées. À cette occasion, l’ancien chef de file de l’opposition malienne, feu Soumaila Cissé a été enlevé dans son fief à Nianfunké, le 25 mars.

La proclamation des résultats définitifs de ce scrutin, le 30 avril 2020, a donné lieu à de vives manifestations. Certains manifestants dénonçaient des cas de fraudes massives surtout dans certaines régions du nord, où le taux de participation s’est élevé à plus de 85 % à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6 %, avec des députés élus avec 91 % ou 97 % des suffrages, a-t-on indiqué à l’époque. 

Un mécontentement généralisé s’est alors emparé de la population. Une situation qui a fini par fédérer la quasi-totalité des forces vives de la nation au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour faire partir le régime IBK. Le « prophétisme » des partenaires et des experts devenait ainsi une utopie.

Les élections, une priorité absolue

Le même scénario est en gestation pour 2022. Car 2020 ne semble pas avoir servi de leçon. Pour le même motif de légitimité constitutionnelle, on met la pression sur les autorités de la transition afin d’aller à des élections générales en 2022. Pourtant, le pays est miné par une insécurité gravissime avec plusieurs déplacés et réfugiés. Durant la seule période du premier trimestre 2021, 145 civils ont été tués au cours d’attaques terroristes au Mali, selon le premier rapport trimestriel du secrétaire général des Nations-Unis.

Tout comme en 2020, le front social est déjà en ébullition en raison de différentes revendications syndicales. Les réformes politiques et institutionnelles annoncées par les autorités de la transition peinent à se concrétiser. « Dans le cadre des prochaines élections, il y aura une nouvelle Ceni qui comprendra à la fois des représentants de l’administration, des représentants de la classe politique, des représentants de la société civile comme cela se fait », a indiqué Zéni Moulaye, ministre des Affaires étrangères du Mali, à Lomé, au terme de la deuxième réunion du groupe de soutien à la transition, le 8 mars dernier.

Mais tous ceux-ci ne semblent pas dire grand-chose à la communauté internationale qui ne demande que d’accélérer les choses pour aboutir aux élections en début 2022. La représentante des USA auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield exhorte le gouvernement malien à publier un calendrier définitif concernant les dates du processus électoral. Selon ses précisions, « la priorité absolue de la transition doit être l’organisation et la tenue des élections libres et justes avant la fin de la transition ». Il est alors clair à travers ces propos que la crise sécuritaire ne semble pas être une priorité absolue.

À quand la fin ?

Certes il faut aller aux élections, mais au préalable, les partenaires du Mali doivent prêter main-forte aux autorités de la transition afin de réussir à stabiliser le pays. Sans cette stabilisation, il sera quasiment impossible d’aller à des élections libres, justes et apaisées. Tenir les élections dans la l’état actuel du pays revient à ouvrir la voie à de nouvelles contestations post-électorales, comme en 2020. Or, dans quel intérêt on ferait plonger ce pays dans une nouvelle crise politico-sociale juste après une transition installée pour apporter « des correctifs de sécurité » à un système démocratique malade des années de mauvaise gouvernance ?

Pour éviter ce cycle infernal de retour à la case de départ, il importe d’accompagner ces autorités de la transition à poser les jalons de la nouvelle république à travers des réformes politiques et institutionnelles assez conséquentes, comme le suggèrent déjà beaucoup de membres de la société civile malienne. L’instauration d’une bonne gouvernance peut aider le pays à conjuguer ses innombrables crises au passé. En attendant, les élections ne sont pas encore aujourd’hui une « priorité absolue ».

Fousseni Togola

Source : Maliweb

12 avril 2021 0 comments
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Marche pacifique a Tombouctou en mars 2021
Sécurité

Tombouctou : une nouvelle mobilisation prévue ce lundi

by Sahel Tribune 11 avril 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Face à l’insécurité grandissante et à certaines « injustices », à l’appel de l’« Initiative Tombouctou Debout », une grande marche est prévue dans la ville aux « 333 saints », lundi 12 avril 2021.

Tombouctou, 6e région administrative du Mali, est de plus en plus caractérisée par une insécurité grandissante. Cette ville, en plus d’être connue pour sa diversité culturelle en raison des nombreux patrimoines culturels dont elle regorge, occupe également des pages de l’histoire de la crise sécuritaire au Mali. La « Guerre de Tombouctou », l’un des premiers affrontements entre les indépendantistes du Mouvement pour la libération de l’Azawad (MNLA) et les islamistes d’Ansar Dine, a eu lieu dans cette ville, le 13 juin 2012.

Une insécurité caractérisée par des enlèvements

Des années après 2012, la ville aux « 333 saints » connait toujours une insécurité sporadique caractérisée surtout par des enlèvements. En 2016, on se rappelle l’enlèvement de deux agents de la santé, celui du maire de Banikane ainsi que celui de Sidi Dicko. Toutes ces victimes ont été relâchées après le paiement de quelques millions comme rançon, ont précisé des sources à l’époque. En 2020, le maire de la zone de Garba Koïra (dans le cercle de Bourem), Abdoulaye Alpha Cissé a également été enlevé. Son corps sera retrouvé une dizaine de jours après son enlèvement.  

Ces enlèvements de personnalités connues, notamment de riches commerçants, semblent devenir un fait quotidien dans la 6e région du pays. Ils donnent lieu à certains préjugés aux connotations racistes qui font craindre « une guerre civile dans la région », si rien n’est fait dans les prochaines années.

Des marches pour la paix

Cette insécurité combinée à ce que la population Tombouctienne considère comme « une injustice » vis-à-vis des jeunes ressortissants de cette région crée de plus en plus de la frustration dans les cœurs. Surtout l’affaire du jeune Ghily Albaraka. Un jeune que la société civile Tombouctienne considère comme ayant été « injustement » privée de son mérite lors du récent concours direct de recrutement d’élèves commissaires de police.

Le 24 mars 2021, à l’appel de l’« Initiative Tombouctou Debout », une marche « pacifique » a eu lieu à Tombouctou. Le but de cette marche, selon ses organisateurs, était d’« interpeler les autorités » afin que lejeune « Ghily soit remis dans ses droits ». Cette marche visait également à demander le « départ sans condition du directeur régional de la protection civile et aussi de dénoncer le système de recrutement dans les différents corps des forces de défenses et de sécurité » dans la région. Selon les précisions d’une de nos sources, « lors des recrutements, les quotas sont peu à Tombouctou et les jeunes de Tombouctou ne sont pas privilégiés ».

Après cette 1re marche, l’initiative Tombouctou Débout projette une nouvelle mobilisation, ce lundi 12 avril 2021, pour les mêmes motifs : dénoncer l’insécurité grandissante, mais aussi demander le recrutement massif des jeunes de la région dans les forces de défense et de sécurité. La société civile, les commerçants, les transporteurs ainsi que l’ensemble des jeunes Tombouctiens devront prendre part à cette nouvelle mobilisation.

Fousseni Togola

11 avril 2021 0 comments
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M5 RFP
Politique

Mali : dix (10) points pour caractériser la gestion actuelle du pouvoir (M5-RFP)

by Chiencoro 11 avril 2021
written by Chiencoro 6 minutes read

Le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a organisé, vendredi un point de presse dans les locaux de la cour de Jeamille Bittar sur le processus de transition au Mali.  Le M5 RFP estime important de procéder à une « rectification » du processus de Transition afin de créer les conditions d’une « refondation totale » du Mali dans le cadre des Assises nationales de la Refondation.

Lisez la déclaration du M5 RFP

DECLARATION LIMINAIRE N°016 – CS/M5-RFP AU POINT DE PRESSE SUR LES IMPERATIFS DU CHANGEMENT ATTENDUS DU PROCESSUS DE TRANSITION

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Hommes et Femmes de Médias et des Réseaux Sociaux,

Mesdames et Messieurs les Invités,

Chères Militantes et Chers Militants,

Bonjour et bienvenue au présent Point de presse que le Comité Stratégique du Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) tient sur la détérioration de la situation globale dans notre pays, nécessitant plus que jamais une RECTIFICATION du processus de Transition afin de créer les conditions d’une REFONDATION totale du Mali dans le cadre des Assises nationales de la Refondation.

Il est en effet aujourd’hui clairement établi, que de plus en plus de nos compatriotes sont victimes d’injustice, de spoliation, de démolition d’habitats, de dénuement total notamment les déplacés internes, de violations de droits les plus élémentaires notamment ceux des transporteurs, des acteurs des marchés avec des hausses incontrôlées des taxes sur les denrées et des frais de péage, etc.

Aucun foyer, aucune personne n’échappe aujourd’hui à la baisse constante du pouvoir d’achat des Maliens avec son corollaire de paupérisation croissante.

La Transition actuelle, non seulement n’a pu apporter même un début de commencement de solution à ces difficultés mais, au contraire, elle les aggrave par son amateurisme, son manque de compassion et sa volonté effrénée d’accaparement de plus de pouvoirs et de richesses.

Ces comportements, plus dignes du Far-West que d’autorités étatiques du 21ème siècle ont fini par plonger les Maliens, y compris les plus réservés sur les demandes du M5-RFP ou les soutiens les plus intéressés de la junte militaire au pouvoir, dans une profonde désespérance.

Il s’y ajoute une situation politique, sécuritaire et sociale des plus préoccupantes mais surtout une gestion chaotique et irresponsable caractérisée par :

1- L’option des colonels du CNSP de troquer leurs uniformes contre les boubous civils pour se barricader dans les bureaux climatisés de Bamako et s’immiscer allégrement dans des combines et intrigues politico-financières, alors que des officiers d’autres nationalités viennent nous porter main forte sur les théâtres des opérations, et que l’insécurité s’étend de façon accélérée à l’ensemble du territoire national;

2- Les autorités de la Transition font preuve d’un amateurisme politico-diplomatique criard, ainsi qu’en témoigne leur silence assourdissant sur les cas de bavures meurtrières avérées ayant coûté la vie à au moins trente-trois civils à Bounty, tel que ressorti dans les premiers témoignages puis dans un rapport officiel des Nations-Unies, et sur certaines autres immixtions inacceptables dans les affaires inter-maliens ou intérieures maliennes ;

3- Le choix clairement assumé des autorités de la Transition, dans leur entreprise de séduction de certains parrains internationaux de mouvements séparatistes, d’aller sans discernement vers l’application rapide et intégrale de l’Accord pour la paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger au prix de la partition programmée du Mali et d’une trahison nationale dont ils auront à rendre compte ;

4- Le refus d’approfondir les enquêtes et poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de la crise. Le M5-RFP, sur ce point, n’observe malheureusement que des déclarations sans suite;

5- Le constat accablant et désolant de la poursuite de la gabegie au sommet de l’Etat pour le seul confort des autorités de la Transition et leurs protégés et complices. Il est symptomatique à cet égard de constater que les plus hautes autorités de l’Etat persistent dans leur refus de déclarer leurs biens conformément à la Loi ;

6- Jamais la corruption et le népotisme n’ont atteint le niveau actuel au Mali. Tout se vend et s’obtient avec l’argent-roi auprès de parents, d’amis et d’obligés rapidement promus au sein de l’appareil d’Etat. Un simple décryptage du gouvernement, du CNT, des nominations dans la haute administration et des marchés publics « octroyés » révèle des pratiques mafieuses de mise en coupe réglée du Mali. Accaparer le plus possible et le plus rapidement possible devient la norme. D’ailleurs, c’est in extremis que le Mali à la suite d’une évaluation menée par les pairs des Cellules financières de renseignement de la CEDEAO a échappé au qualificatif infâmant d’Etat-voyou ;

7- L’obstination à vouloir organiser la cession du pouvoir à un complice qui dicte in fine, le refus de mettre en place un organe unique indépendant de gestion des élections et d’instaurer une transition inclusive et transparente notamment sur le calendrier des élections ;

8- La défiance, le mépris affiché à l’égard de la classe politique et son exclusion de la conduite de la Transition malgré des artifices comme le Comité d’Orientation Stratégique (COS) qui tente d’en faire des alibis ou des faire-valoir pour mieux abuser la communauté internationale ;

9- La marche solitaire du gouvernement sur des sujets requérant par essence un consensus et une mobilisation nationale comme la Révision de la Constitutionnelle, les reformes politiques, administratives et territoriales dans lesquelles le M5-RFP ne se reconnait nullement ;

10- L’illégalité et l’illégitimité du Conseil National de Transition (CNT) que le M5-RFP a déféré à la censure de la Cour suprême dont la décision est attendue avec sérénité.et optimisme.
Le M5-RFP plus déterminé que jamais à faire aboutir son juste et noble combat réitère son soutien constant et sa solidarité à toutes ces populations victimes d’injustice et se réjouit de la place de plus en plus prépondérante qu’elles prennent dans son combat.

Le M5-RFP rappelle qu’au plus fort de la lutte contre le régime déchu, dans le respect de nos valeurs socioreligieuses, il avait observé, à l’occasion des 10 premiers jours du mois de la Tabaski 2020, une trêve que les Maliens avaient largement saluée. Le M5-RFP a fait de même avec Pâques 2021 et fera de même pour la période de Ramadan qui s’annonce en suspendant certaines de ses activités déjà annoncées.

Mais que nul ne s’y trompe : les manifestations de masse annoncées seront juste différées et reprendront avec plus de vigueur après la période de Ramadan avec un Mouvement mieux implanté sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora et qui aurait achevé sa structuration interne au demeurant en cours de finalisation.

Par ailleurs, en ces périodes de dévotions pascales pour la Communauté chrétienne et à l’orée du mois béni du Ramadan musulman, le M5-RFP demande au Peuple malien tout entier de prier pour le retour de la cohésion nationale, de la paix et de la réconciliation au sein de notre Nation meurtrie.

Le M5-RFP exhorte le Peuple à maintenir et à renforcer la mobilisation et la détermination sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, jusqu’à l’aboutissement de son juste combat patriotique pour la refondation et la restauration d’un Mali démocratique, républicain et laïc doté d’une gouvernance responsable et vertueuse.

Bamako, le 09 Avril 2021

Pour le Comité Stratégique du M5-RFP Choguel K. MAIGA

11 avril 2021 0 comments
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Reunion du Conseil superieur de la defense nationale
Santé

3e vague de la Covid-19 au Mali : les autorités transitoires adoptent de nouvelles mesures

by Bakary FOMBA 11 avril 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour rompre la chaine de contamination de la pandémie de Covid-19 au Mali, le Conseil supérieur de la Défense nationale (CSDN) a tenu, vendredi 9 avril 2021, au Palais de Koulouba, une réunion extraordinaire. C’était à l’initiative de Bah N’Daw, le président de la Transition. Cette réunion a également enregistré la présence du Vice-Président de la Transition ainsi que des membres du Comité scientifique Covid-19.

Il y a un an, la pandémie de Covid-19 faisait son apparition au Mali. Cette pandémie semble loin d’avoir dit son dernier mot. Bien au contraire, elle évolue avec force. Près du tiers de positivité des personnes testées, jeudi dernier.

Au Mali, ces trois dernières semaines ont été marquées par une hausse de cas de contamination de la pandémie de Covid-19. Suite à cette évolution « inquiétante » de la pandémie au Mali s’est tenu le vendredi dernier, une réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense nationale (CSDN).

Cette réunion a été exclusivement consacrée à l’examen de la situation de la pandémie dans le pays. Au cours de cette rencontre, des échanges ont eu lieu sur cette troisième vague de la pandémie qui viendrait briser le préjugé de virus non résistible à la chaleur.

De nouvelles mesures

Dans le but de rompre la chaine de contamination, plusieurs mesures ont alors été prises. Le Conseil a décidé entre autres de procéder à une nouvelle distribution massive et gratuite de masques, de veiller au respect scrupuleux du port obligatoire du masque facial en public, de renforcer la communication sur le respect des mesures de prévention telles que le lavage des mains au savon ou l’utilisation du gel hydroalcoolique et la distanciation physique. Ce n’est pas tout. Les autorités maliennes ont également décidé de veiller au respect strict de l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes, de procéder à la fermeture de tous les lieux de loisirs pour la période allant du 10 au 25 avril 2021, de procéder à une campagne d’information et de sensibilisation, notamment à travers la plateforme multiacteurs de riposte à la Covid-19 sur le caractère vital de la vaccination. Les autorités maliennes entendent également accélérer l’acquisition de nouvelles doses de vaccin afin d’intensifier la campagne de vaccination.

Bakary Fomba

11 avril 2021 0 comments
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Le directeur general du CENOU recoit le nouveau bureau de lAEEM
Éducation

Mali : le directeur général du CENOU reçoit le nouveau bureau de coordination de l’AEEM

by Chiencoro 10 avril 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Le nouveau bureau de coordination de l’AEEM a rendu, vendredi 9 avril 2021, une visite de courtoisie à la direction générale du Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Les étudiants ont été reçus par le directeur général du Centre, le Colonel major Ousmane Dembélé, accompagné de l’ensemble des chefs de service du CENOU.

Élu le 14 mars 2021 secrétaire général du bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), à l’issue du 29e congrès, Siriman Seydou Niaré a entrepris des visites de courtoisie. Des occasions pour le successeur de Moussa Niangaly de convaincre les Maliens de ses ambitions pour l’école malienne et de recevoir des conseils.

Au centre national des œuvres universitaires, le vendredi dernier, Siriman Niaré a saisi l’occasion pour faire comprendre au colonel major Ousmane Dembélé et toute son équipe que l’AEEM a plus que jamais besoin de la confiance de ce centre. Une confiance indispensable pour apporter le changement tant souhaité par le CENOU et tous les partenaires de l’école malienne, a-t-il laissé entendre.

« Le CENOU est en pleine mutation pour mieux servir les étudiants »

La lutte contre la violence dans l’espace scolaire et universitaire constitue aujourd’hui le combat engagé par les autorités en charge de l’éducation. C’est pourquoi le 29e congrès de l’AEEM a été placé sous le signe de la « renaissance ». À cette occasion, tous les deux ministres en charge de l’éducation avaient réitéré la nécessité d’apaiser l’espace scolaire et universitaire conformément au forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire.

M. Dembelé, tout en félicitant le déroulement pacifiquement de ce 29e congrès, a également rassuré le nouvel homme fort du syndicat estudiantin de son accompagnement. « Le CENOU est en pleine mutation pour mieux servir les étudiants et espère également l’accompagnement des étudiants pour réussir ce changement qui permettra à chaque étudiant qui vient au CENOU de repartir avec son problème résolu ou avec beaucoup d’espoirs », a indiqué le directeur général du CENOU.

Le colonel major Ousmane Dembélé n’a pas manqué de conseils à fournir au nouveau secrétaire général et son équipe. Il leur demande surtout de cultiver la patience, d’éviter les tensions et les violences inutiles, et de diriger selon les textes et les valeurs du Mali.

Correspondance particulière

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Des partenaires qui viennent en aident aux populations vulnerables scaled
Sécurité

Assainissez le pays, après on parlera du départ des partenaires

by Chiencoro 9 avril 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans la situation actuelle du Mali, le départ des forces étrangères notamment de la France ne doit pas être une priorité. Sa présence étant la conséquence d’une certaine faillite, il convient de s’attaquer en amont à ce phénomène : la mauvaise gouvernance.

« Dans un palais, on pense autrement que dans une chaumière », déclarait un intellectuel allemand pour expliquer comment les conditions de vie matérielle déterminent la production intellectuelle des hommes. Les événements actuels au Mali démontrent toute la pertinence de ce passage.

142 000 Maliens réfugiés dans les pays voisins

Depuis quelques années, des voix s’élèvent pour demander le départ de la France du Mali. Leurs arguments : la France pillerait les ressources naturelles du Mali, elle serait à l’origine de la crise sécuritaire qui affecte une bonne partie du territoire malien et menace même l’existence du pays en tant qu’État-nation. Seulement, ces arguments viennent généralement de citoyens ne vivant pas les réalités de ces crises.

Du nord au sud en passant par le centre, cette crise sécuritaire a entraîné un déplacement massif des populations vers d’autres zones plus paisibles du pays ou vers des pays voisins. Dans son Plan de réponse humanitaire 2021, Ocha Mali indique qu’au total 142 000 Maliens se sont réfugiés dans les pays voisins et 333 000 autres se sont déplacés dans d’autres zones plus calmes du pays.

La pauvreté, la famine, la crise sanitaire et éducative, etc., sont le quotidien de ces populations confrontées à une véritable crise humanitaire. Afin de soulager ces « populations vulnérables » du Mali (du centre et du nord), la France a apporté « un nouveau soutien de 1 801 milliards de FCFA » alloué à deux projets. La signature des deux conventions de subvention a eu lieu le mercredi dernier à l’Ambassade de France au Mali. Peut-on faire comprendre à ces populations la nécessité de faire partir la France ?

Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

L’agriculture, l’élevage, la pêche ou encore le commerce, qui constituent les activités génératrices de revenus pour les habitants dans de nombreuses zones de conflits connaissent un arrêt en raison de la crise sécuritaire. La pauvreté et par ricochet l’insécurité alimentaire et nutritionnelles sont devenues du coup le sort de ces habitants. Sans assistance, que deviendront ces populations ? Faut-il les laisser rejoindre les groupes armés terroristes ? Ou encore, les laisser périr ?

Nul n’ignore pourtant que ces hommes et femmes ainsi qu’enfants ont plus que jamais besoin d’assistance humanitaire. Mais l’État central peut-il seul faire face à toutes ces dépenses sans l’appui de ses partenaires ? Même s’il le pouvait, avec la mauvaise gestion qui s’est emparée de l’appareil d’État depuis des années, il lui sera difficile d’avoir des ressources pour cette assistance. Pour se rendre compte du degré de la corruption dans ce pays, les rapports du Vérificateur général peuvent être d’un grand apport.

Certes, la France pourrait bien être à l’origine de toutes ces situations qui ne sont que des conséquences de la crise sécuritaire. Mais quelle est la responsabilité des citoyens ainsi que des pouvoirs publics du Mali ? Quelle alternative proposer pour ces populations, dont la plupart estiment avoir été abandonnées par les responsables de l’État ? Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Mettre fin à la mauvaise gouvernance

Depuis des années, c’est quand même la France, ce pays tant décrié, qui porte assistance à ces « populations vulnérables » du Mali, qui investit dans les projets de développement. Pour la seule année 2020, l’aide publique française au développement se chiffrait à 5,5 millions d’euros d’aide humanitaire et 4 millions d’euros dans des projets de stabilisation au Nord et au Centre à travers le Centre de crise du Quai d’Orsay ; 532 millions d’euros d’engagements cette année pour des projets de développement à travers l’Agence française pour le développement (AFD).

Le bilan de cette crise malienne est assez lourd malgré la présence de plusieurs partenaires militaires. Depuis des années, on a l’impression que la situation se détériore davantage. Mais faut-il pour autant s’attaquer à ces étrangers à qui notre « État failli » a fait appel ? Non, il importe de chercher à savoir comment nous sommes arrivés à ce niveau. La mauvaise gouvernance, la corruption, le favoritisme, l’hypocrisie, l’individualisme sont les maux qu’il faut nommer dans cette situation. Ces maux ne favorisent nullement l’existence d’une paix durable.

S’il existe un combat à mener, c’est d’abord contre ces fléaux qui gangrènent la société malienne. Tant que ce combat n’est pas gagné, inutile de penser que l’idéal sera le départ de la France ou d’une quelconque autre partenaire du Mali. En attendant qu’on médite ce passage : « Si la faim, la misère font que tu n’as rien de substantiel dans le corps, tu n’as pas non plus dans la tête, dans l’esprit et dans le cœur de substance pour la morale ».

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

9 avril 2021 0 comments
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Porte parole des syndicats
Éducation

« Menace contre l’article 39 » : la synergie des syndicats de l’éducation projette des actions

by Bakary FOMBA 9 avril 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, la crise éducative semble loin d’être terminée. Dans un communiqué du 8 avril 2021, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 expliquent les raisons pour lesquelles ils ont décidé de boycotter l’atelier national de réflexion sur « les conditions de vie et de travail dans les secteurs publics et privés. » Ils demandent à leurs militants de se tenir prêt.

Dans le cadre de l’harmonisation des grilles salariales, consistant à relever les grilles inférieures à 1382, le gouvernement a organisé un atelier de réflexion sur « les conditions de vie et de travail dans les secteurs public et privé. » Bien que le thème ait été « attirant, alléchant, voire ambitieux », les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont toutefois qualifié cet évènement d’un « complot, une conspiration » contre le personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Les enseignants « confortés dans leur position »

Préssentant cet état de fait, les syndicats enseignants ont boycotté ledit évènement. Aujourd’hui, ils se disent « confortés dans leur position ». Selon la synergie syndicale, les grandes conclusions issues de cet atelier restent toutes en lien avec la grille du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Au cours de cet atelier de trois jours, qui a réuni plus d’une centaine de participants au Centre international de conférence de Bamako (CICB), il a été décidé d’établir une grille commune (unique) pour tous les fonctionnaires à la hauteur de la meilleure grille selon les normes de l’UEMOA, récompenser la performance par les primes, respecter la loi en matière de statut et traduire devant les tribunaux ceux qui violeraient la loi par l’annexion aux statuts particuliers des grilles de salaires, etc.

« Toute cette gymnastique du gouvernement vise à honorer un engagement qu’il a pris avec une centrale syndicale de la place [UNTM ndlr] », a-t-il laissé entendre avant d’indiquer que toute mise en application de cet engagement remettra en cause les acquis des syndicats de l’éducation.

Une nouvelle crise se pointe à l’horizon

Considérant cet atelier comme un « complot ourdi et malicieux », tracé contre les enseignants du Mali, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont rejeté les conclusions aussi bien que les recommandations issues de cet atelier. Ils ont profité de l’occasion pour lancer un appel à l’ensemble de leurs militantes et militants à se préparer pour une nouvelle lutte comme celle de 2019-2020 sous le régime déchu.

Selon Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale, la volonté de ramener tous les fonctionnaires dans le statut général sous-entend l’abrogation des autres lois acquises après de longues syndicales.

Les syndicats de l’éducation n’entendent point accepter que l’article 39, une disposition de la Loi N 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, soit « violé ». Ledit article stipule que « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignant fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale ».

D’ores et déjà, la synergie syndicale prévoit, au courant de la semaine prochaine, plusieurs rencontres d’information autour de cette situation.

Bakary Fomba

9 avril 2021 1 comment
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