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Colonel Assimi Goita, président de la transition malienne
Opinion

« Rectification » de la transition : de l’intelligence politique pour relever le défi de la stabilité

by Sahel Tribune 1 juin 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali démarre la deuxième phase de la transition devant poser les jalons du Mali nouveau. Pour relever ce défi herculéen, le nouveau président de transition souhaite avoir avec lui le principal mouvement de contestation, le M5-RFP. Un souhait qui concorde avec l’exigence de la Cédéao.   

L’instabilité politique et institutionnelle serait-elle devenue atavique au Mali ? En moins d’une année, deux coups d’État. Après la chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 août 2020, une transition de dix-huit (18) mois avait été installée, mais qui tombe comme un château de cartes juste après neuf (9) mois d’existence. D’une transition dirigée par des civils, comme l’avait exigé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) après le départ d’IBK, le Mali se retrouve finalement dans une transition dirigée par un militaire, après l’arrestation de Bah N’daw et Moctar Ouane, le 24 mai, puis leur démission, le 26 mai 2021. 

Ce que vaut le M5 à la Primature

Déclaré président de Transition, le 28 mai, par la Cour constitutionnelle du Mali, le colonel Assimi Goita nommera dans les prochains jours son Premier ministre, poste auquel Dr Choguel Kokala Maiga, président du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a été proposé. Cette proposition est déversement appréciée. Néanmoins, ne faudrait-il pas croire que la nomination du président du parti Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) pourrait être gage de stabilité dans ce pays ?

Lors du sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cédéao, le 30 mai 2021, sur la situation politique au Mali, l’Organisation ouest-africaine, en suspendant le Mali de ses institutions, a exigé la nomination immédiate d’un Premier ministre civil et la formation d’un gouvernement inclusif.

En plus de cette exigence de la Cédéao, faut-il rappeler que depuis le 5 juin, date de création du M5-RFP, ce mouvement hétéroclite cristallise les tensions au Mali en déstabilisant les pouvoirs en place avec toujours des revendications sur la table. La non-prise en compte de ses revendications a entraîné la chute d’IBK et peut être également citée parmi les causes du départ de l’ex-président de transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane.

Le M5-RFP avait dix-sept (17) points de revendication, dont le départ du Premier ministre ainsi que la dissolution du Conseil national de transition (CNT) qu’il juge « illégal et illégitime ». Des doléances auxquelles Bah Ndaw n’a pas pu donner satisfaction.

Quelle chance pour la renaissance ?

Au stade actuel des choses, la nomination du président du Comité stratégique du M5 à la tête de la deuxième institution pourrait contribuer au retour de la stabilité et à la poursuite de l’exécution normale du programme de la transition, devant conduire à la tenue des élections en 2022.

En ayant le M5-RFP avec elle, le président de Transition se trouve une caution morale, se sauve la tête et se rassure de pouvoir conduire ce processus à bon port. La stabilité, comme l’a dit le nouveau président, reste l’objectif de la nouvelle équipe. Cette stabilité serait difficile si le M5, qui se voit comme le principal acteur de ce processus, se sent toujours écarté. Il convient également de tenir compte des autres classes sociales et politiques lors des consultations pour la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. 

Après la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale, il faudrait songer rapidement au remembrement du CNT, afin que le M5 soit convaincu que la « rectification » est bien en cours. Pour réussir cette transition en relevant le défi herculéen de la stabilité, les nouvelles autorités doivent travailler avec les autres classes sociales et politiques.

Fousseni Togola

Source: maliweb.net

1 juin 2021 0 comments
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Salimata Togora, écrivaine au Mali
Opinion

Salimata Togora, écrivaine : « La construction d’un État fort ne se fait pas en un jour »

by Sahel Tribune 1 juin 2021
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Les événements politiques du 24 mai 2021 au Mali n’ont pas autant surpris beaucoup de Maliens en raison des rumeurs qui les ont préparés mentalement en amont. Dans cet article, l’écrivaine malienne, Salimata Togora fournit une analyse optimiste de la situation politico-sécuritaire de son pays. Elle reste convaincue que « dans ce pays il a existé, il existe des femmes et des hommes patriotes qui sauront travailler pour le faire sortir de l’ornière ».

Les peines les plus intimes sont souvent silencieuses. Mon pays traverse une période charnière de son histoire, jamais nous n’avons été aussi démunis, aussi seuls, aussi exhibés face au monde. Tout le monde disserte sur notre cas, en bien ou en mal, de bonne ou de mauvaise foi. Des fils du pays s’empressent de partager des vilenies sur leur patrie. On se dénigre, on se déchire. Certains frères africains s’y adonnent à cœur joie ; les désœuvrés et les ennuyeux peuvent jubiler, nous en offrant tant de spectacles.

Des citoyens des pays qui croupissent sous des dictatures décennales, si ce n’est des régimes présidentiels hérités de père en fils, se posent en donneurs de leçon.

« J’en appelle à ces élections »

Je balaye les commentaires, comme on arrache les mauvaises herbes d’un champ qu’on cherche à préserver.

Pourtant ce matin dans le taxi, je ne pensais pas qu’on en arriverait là. Les rumeurs de la nomination d’un nouveau gouvernement envahissaient la capitale. On parlait de divergence de vues entre le Premier ministre, le Président de la transition et la junte sur le choix des ministres.

Dans le taxi le débat est houleux, j’essaye de me concentrer sur le paysage. Au bord du goudron des vendeuses de mangues attirent mon attention. J’ai envie d’en acheter, mais le client du siège passager absorbe toute l’énergie du chauffeur. Je m’abstiens. Je rentre à la maison regrettant de ne pas apporter de fruits aux enfants.

Ma sœur m’appelle. Tu as entendu les nouvelles ? Oui. Et ? La vie continue. J’essaye d’écourter la conversation, j’ai un voyage à préparer, des documents à rendre… Les rumeurs de Bamako se confirment, nous avons un nouveau gouvernement — rien à foutre — et il y a 25 ministres dont 10 nouveaux et seulement 5 femmes, rien à cirer. Je n’ai qu’une hâte qu’ils fassent leur temps et organisent les élections ; ces fameuses élections sont le seul indicateur de performance de notre démocratie bancale. Pour paraphraser l’ancien ministre Ousmane Sy « la démocratie nous a donné la liberté, mais nous a dépouillés de nos valeurs » ; elle a surtout fait la richesse de l’Élite au pouvoir et laissé le peuple pour compte. J’en appelle à ces élections, même si je ne crois plus en leur valeur démocratique ; j’en appelle, car je n’ai plus foi aux sauveurs du 18 août 2020.

« Un pays miné de partout »

La construction d’un État fort ne se fait pas en un jour, cela passe par bien de turbulences, le Mali ne fait pas exception sauf que c’est un pays miné de partout, depuis trop longtemps.

En 2012, le MNLA, la rébellion touareg, les chouchous de la France s’alliaient aux djihadistes d’Ansar Dine  pour former le « Conseil transitoire de l’État islamique » et attaquer le Mali. En ces temps-là, on leur offrait des plateaux aux télévisions françaises pour leur propagande, on parlait de discrimination et d’injustices. Cette alliance malsaine avec les djihadistes donnera une porte d’entrée à ces derniers, qui vont finir par les évincer. Le cheval de Troie a franchi le mur. Financés, mieux organisés et mieux armés, les salafistes prennent le contrôle de Kidal, de Tombouctou et de Gao et attaquent jusqu’à Mopti. Le Mali agressé en son sein appelle ses amis à la rescousse, bien sûr la France sollicitée répond favorablement. Elle aide le Mali à repousser les djihadistes, mais ne lui permet pas de franchir le sol de Kidal. 

Depuis, nous avons un coup d’État, une élection présidentielle, une mission de maintien de la paix de l’ONU (la MINUSMA), les forces françaises (Barkhane), la force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), la mission de formation de l’Union européenne (EUTM), plus de 100 000 militaires étrangers, mais aussi plus de 20  mouvements armés, des djihadistes, des milices qui se créent à vue d’œil pour protéger ou assaillir des villages laissés à la merci du mieux armé. Des conflits inter-ethniques — Le Mali n’en avait jamais souffert — les cousins Peuls et Dogons qui se déchirent, une première dans l’histoire du pays… Le Mali est immense, l’armée n’arrive pas à couvrir tout le territoire, la présence des forces étrangères n’y change rien. Le nombre de civils et de militaires tués monte en flèche.

Malgré tout, assaillie, éreintée par les problèmes sécuritaires et de gouvernance, la courageuse population ne baisse pas les bras et revendique son droit à une vie meilleure jusque dans la rue. Et, quand le régime fossoyeur du président IBK est balayé par de jeunes officiers, je suis de ceux qui ont hurlé de joie. Croyant une nouvelle ère pour mon pays. Hélas.

« Le meilleur est à venir »

Les rapports du vérificateur ne sortiront pas de sitôt du tiroir, mais on peut augmenter les prix du péage sans chercher à renforcer la redevabilité et à éclaircir la gestion des fonds qui en sont générés. Tout semble flou, quand le régime actuel fait des salamalecs à l’ancien dignitaire de Koulouba décrié pour sa corruption et son laxisme. Et les rumeurs de Bamako annoncent d’ailleurs que le coup d’État ne serait en fait qu’une mascarade orchestrée par des potes du général milliardaire Moussa Diawara, ami intime de la famille d’IBK, afin de sauver celle-ci.

La révolution tant souhaitée peut attendre. Ce ne sont pas des sauveurs. Ne seraient-ils que des profiteurs ? Et pourtant j’y ai cru, comme d’autres Maliens, nous y croyions. Les enjeux sont énormes, s’ils réussissent ce sera formidable, s’ils échouent nous en pâtirons tous. Et voilà qu’une querelle autour des fauteuils ministériels crée un nouveau coup de force. C’est vrai que des postes stratégiques sont en jeu, ceux de la Défense et de la Sécurité, mais diable, pourquoi maintenant ? Pourquoi le Premier ministre Moctar Ouane et le Président de la transition Bah NDaou se sont-ils adonnés à un bras de fer avec la junte, quand il fallait juste mener cette transition à terme ? Il ne restait que 10 petits mois. Le Lâcher-prise n’est pas de la lâcheté quand l’équilibre fragile de son pays en dépend. Nous en gagnerons tous à mettre l’intérêt de ce pays au-dessus de nos égos.

Mais les rumeurs de Bamako disent qu’au-delà de simples querelles pour des postes ministériels, il y a surtout un conflit de vision et dans la collaboration stratégique avec deux pays, la France et la Russie. D’autres disent aussi que la manière, du président de la transition sortant et de son Premier ministre, de prendre des décisions unilatérales en violation de la charte de la transition en est la cause. Mais après tout, qui peut bien porter caution aux simples rumeurs ?

Si j’ai peu de foi en la transition, j’ai foi en mon pays. Tout ce que je souhaite, c’est que ceux qui ont les gouvernails de la nation réussissent dans leur devoir de consolidation de la paix, qu’importe les alliés qui les aideront dans cette mission.

On se retrouve tous dans la grande famille. Ma belle –sœur est à l’hôpital pour accoucher. Ma sœur semble morose, elle s’inquiète pour les générations futures. Les enfants jouent comme si de rien n’était. Je la rassure en récitant comme une litanie : le meilleur est à venir. J’y m’accroche pour ne pas défaillir.

3e couplet

Dans l’après-midi, nous accueillons une petite lumière dans notre vie. La vie a force sur tout. Les retrouvailles de la famille autour de la nouvelle maman nous font oublier la gravité des derniers instants. Mais, le débat tourne vite autour de la politique. Nous le menons cependant sans désespoir.  Nous sommes inquiets, mais optimistes. Tout ira bien si nous restons unis.

Le lendemain, l’aéroport n’est pas fermé, le nouvel homme fort du pays, le colonel Assimi Goita demande à la population de vaguer à ses occupations. Dans le hall d’enregistrement, je tombe sur cette photo de Modibo Keita. Lui et ses compagnons ont donné sa dignité au Mali dans les années 1960. Leurs combats et leur patriotisme nous sont parvenus, et nous inspirent.

Oui, nous souffrons, oui l’avenir semble incertain, mais dans ce pays il a existé, il existe des femmes et des hommes patriotes qui sauront travailler pour le faire sortir de l’ornière.

En fredonnant ce 3e couplet de l’hymne national de mon pays, je monte dans l’avion, le cœur soudain apaisé :

La voie est dure très dure

Qui mène au bonheur commun

Courage et dévouement

Vigilance à tout moment

Vérité des temps anciens

Vérité de tous les jours

Le bonheur par le labeur

Fera le Mali de demain.

Salimata Togora

1 juin 2021 0 comments
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Relation sexuelle avant le mariage
Éducation

Sexualité : Ces quatre (4) raisons pour attendre le mariage

by Mariam 31 mai 2021
written by Mariam 3 minutes read

Le développement de la pratique de la sexualité avant le mariage au Mali inquiète Mariam. Dans cet article, elle explique pourquoi il est plus prudent de s’abstenir de cette pratique avant le mariage.

Jadis, dans nos sociétés, les jeunes ne découvraient le sexe qu’après le mariage. L’entrée à cette pratique donnait lieu à un véritable apprentissage, qui n’avait d’autre but que de préserver les jeunes de certains problèmes liés à la sexualité avant le mariage. Mais de nos jours, cette pratique, avant toute union légale, est devenue une affaire de compétence. Pourtant, il faudrait l’éviter pour plusieurs raisons.

Les maladies

Dans notre pays, nombreux sont les jeunes qui se livrent à la sexualité sans pour autant avoir une idée claire de cette pratique. Ce manque d’expérience les conduit le plus souvent à des problèmes qui peuvent leur coûter la vie.

Les relations sexuelles avant le mariage sont susceptibles d’être source de certaines maladies pouvant avoir des impacts sur la vie au foyer d’un jeune couple. Les maladies sexuelles transmissibles (MST) peuvent être citées en guise d’exemple. Des maladies qui sont souvent cause d’infections, de stérilité, de divorce ou, au pire, de mort.

Sauver des vies

Les relations sexuelles avant le mariage conduisent généralement à des grossesses et font de ces jeunes filles des mères célibataires. Cette situation peut conduire à la déperdition scolaire pour la plupart des jeunes filles qui se retrouvent sans accompagnement, écartées par leur famille.

Des filles, pour éviter toute cette situation, préfèrent l’avortement. Une pratique qui peut également avoir des conséquences sur la procréation d’une jeune fille, surtout si cette pratique venait à se multiplier.

Se préserver du mariage forcé

En ayant des relations sexuelles avant le mariage, des jeunes se laissent facilement emporter par l’amour. Ils pensent avoir trouvé le partenaire de leur vie. L’amour obscurcit du coup leur faculté de raisonner et ils s’embarquent dans des relations de mariage dont ils ne tarderont pas généralement à regretter.

Dans certains cas aussi, lorsque des grossesses surviennent à la suite de ces relations avant le mariage, les parents de la jeune fille, et souvent du jeune garçon, posent comme condition le mariage. Des genres de mariages qui durent rarement dans le temps. Une situation peu profitable pour la jeune fille.

Se préserver du divorce

« L’habitude est une seconde nature », dit-on. En prenant l’habitude d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires avant le mariage, rares sont les jeunes qui réussissent à s’abstenir même après le mariage. Devenant une habitude chez eux, ils sont toujours insatisfaits et se voient dans l’obligation d’aller chercher ailleurs. Une situation qui, à la longue, ne peut que conduire au divorce. Car rarement les partenaires se comprennent sur ce point.

L’autre aspect, en ayant des relations sexuelles avec le partenaire avec qui on doit se marier, on creuse le plus souvent notre tombe. Car un couple n’est rien sans une confiance mutuelle. Or, celle-ci risque de devenir un idéal lorsque le couple se découvre avant le mariage. On a toujours en tête que l’autre est en train de nous tromper. Ce qui brise facilement la confiance dont tous les couples ont besoin pour résister dans le temps.

Il existe plusieurs autres raisons pour s’abstenir des relations sexuelles avant le mariage, mais ces quatre raisons nous semblent assez importantes. Les jeunes, notamment les jeunes filles, doivent apprendre davantage l’abstinence pour préserver leur futur mariage, voire la vie et la santé de leur futur époux ainsi que de leurs enfants.

Mariam

31 mai 2021 0 comments
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Point de presse OCS
Sécurité

Mali : saisie de plus de cinq (5) tonnes de produits stupéfiants

by Chiencoro 31 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

L’Office central des stupéfiants (OCS) a animé un point de presse, lundi 31 mai 2021, dans ses locaux de Sogoniko. Objectif : présenter sa saisie record, de l’année, de produits stupéfiants.

Daba, dans la commune rurale de Tièlè, à près de 80 km de la capitale malienne, Bamako serait-il en phase de devenir une plaque tournante de la circulation des produits stupéfiants au Mali ? Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mai 2021, une équipe conjointe de l’Office central des stupéfiants (OCS) a saisi une importante quantité de produits dans ce village de Daba. Au total, 5 tonnes 328 kg de produits stupéfiants, dont 2 806 kg de cannabis, 567 kg de Sketch (un dérivé du chanvre indien arrivé sur le marché il y a moins de trois ans) et 3 373 briques de chanvre indien.

Des drogues saisies
Des drogues saisies. Crédit photo : Togola/Sahel Tribune

Dépôt alimenté par des citoyens de nationalité burkinabè

Cette saisie record de l’année par l’OCS a été découverte sous un hangar aménagé à cet effet, dans ce village « assez difficile » d’accès. Cette découverte a été rendue possible grâce à l’exploitation des renseignements, depuis une année, a laissé entendre le chef des opérations de la Direction générale de l’OCS. « On avait la certitude, avec des renseignements confirmés, que le marché de Dabanani et de Bagadadji est fourni à partir de ce village situé à proximité de Darani », a-t-il indiqué.

 « Il importe de souligner que ledit dépôt est alimenté par des citoyens de nationalité burkinabè qui viennent dans la localité de Daba à partir de Koutiala, sur des motos adaptées par de quadruples ressorts de suspension, les châssis renforcés par des barres de fer pour permettre aux motos de prendre 300 à 400 kg de produits stupéfiants », a indiqué le directeur général de l’OCS, le magistrat -Colonel Adama Tounkara.

Présumés propriétaires en fuite

Selon le chef des opérations de l’OCS, ce réseau est bien organisé. Il existe des informateurs qui sont bien rémunérés pour assurer la sécurité du lieu en signalant la descente des forces de l’ordre. Des gens qui sont payés à près de 200 000 FCFA. La valeur marchande de ces produits saisis s’élève à 450 millions FCFA, a conclu le Chef des opérations.

Les présumés propriétaires de ce dépôt de Daba, Nango et Famoussa Koroma, connus des agents de l’OCS, ont pris la fuite. Le directeur général de l’OCS invite les populations à plus d’implication dans la lutte contre les stupéfiants au Mali. 

Fousseni Togola

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Colonel Assimi Goita, président de la transition malienne
Politique

Assimi Goita : « Le Premier ministre qui sera nommé les prochains jours aura à mener de larges consultations »

by Sahel Tribune 29 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Président de la Transition, Colonel Assimi GOITA continue sa série de rencontres et d’informations avec ses compatriotes. Ce samedi 29 mai 2021, il était face aux organisations syndicales qu’il a reçues dans la salle des banquets du palais de Koulouba. C’était, entre autres, en présence de son Directeur de Cabinet, Capitaine Demba N’DAW. Cette démarche consiste, depuis deux jours, pour le Président de la Transition, à rassurer les maliens en leur donnant les bonnes informations sur les événements du 24 mai dernier.

C’est d’abord son Directeur de Cabinet, Capitaine Demba N’DAW qui a entretenu les hôtes du jour des violations de la Charte de la Transition et d’autres actes qui ont conduit aux événements du 24 mai 2021. Il s’agit notamment du manque de consultation et la rétention d’informations sur certains grands dossiers, les difficultés inhérentes à la gestion des préavis de grèves entre le Gouvernement et l’UNTM, le blocage dans le travail gouvernemental, la perte de confiance entre le Gouvernement et l’opinion publique, la dissolution du Gouvernement et la reconduction unilatérale du Premier ministre, l’absence de consultation dans la formation du nouveau Gouvernement, notamment les départements relevant de l’autorité du Vice-président d’alors. « Nous avons agi uniquement pour la stabilité du Mali, nous avons agi pour la préservation de la cohésion au sein des forces armées de défense et de sécurité », a expliqué le Président de la Transition, Colonel Assimi GOITA.

Il a salué l’esprit patriotique de l’UNTM  (Union Nationale des Travailleurs du Mali) pour la levée du mot d’ordre de grève allant du 24 au 28 mai dernier. « Nous vous remercions et encourageons tous les autres syndicalistes à comprendre que quelque soient nos divergences nous devons trouver la solution à nos problèmes, à nos difficultés, car il nous faudra toujours sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation malienne. nous demandons votre accompagnement et assistance  pour qu’ensemble nous puissions sécuriser notre nation qui est le Mali, un Mali apaisé, un Mali stabilisé », a souhaité le Chef de l’Etat.

Et d’ajouter : « Compte tenu du contexte actuel, nous avons jugé nécessaire de donner le poste de Premier ministre au M5-RFP, nous demandons votre soutien, nous vous demandons de comprendre cet aspect. Le Premier ministre qui sera nommé les prochains jours aura à mener de larges consultations pour qu’ensemble nous puissions mettre un Gouvernement de consensus et d’inclusivité. Nous comptons sur votre engagement et esprit patriotique et votre leadership pour bâtir un Mali prospère », a-t-il conclu sous les ovations de ses hôtes.

Source: Présidence de la République

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Choguel Kokalla Maiga, nouveau Premier ministre
Politique

Mali : Dr Choguel Kokala Maïga proposé au poste de Premier ministre

by Bakary FOMBA 29 mai 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Vendredi 28 mai 2021, au Palais de Koulouba, le Colonel Assimi Goita a rencontré la classe politique de notre pays. Lors de cette rencontre, le Colonel Goïta a officiellement exprimé sa volonté d’attribuer la primature au Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) en donnant à ce mouvement hétéroclite la liberté de proposer un Premier ministre dans leur rang. Suite à cette annonce faite par le Colonel Assimi Goita, les responsables dudit mouvement social ont tenu le même jour, un point de presse suite auquel Dr Choguel Kokala Maiga a été unanimement choisi pour occuper le poste de Premier ministre de Transition.

Alors que la moitié des 18 mois accordés aux autorités de transition est consommée, le Colonel Assimi Goïta vient de donner la latitude au M5-RFP de désigner un d’entre eux pour diriger la primature. Le même jour, le Vice-Président de transition a été déclaré, par la Cour constitutionnelle, président de Transition.

Choix unique

« Le M5 aussi s’était réuni auparavant et a convenu unanimement de proposer le nom de Dr Choguel Kokala Maiga qui est le Président de son comité stratégique », a indiqué le conférencier. On peut donc dire que ce qui était sur les lèvres depuis le 24 mai dernier, s’est officialisé.

Toutefois, souligne Ibrahim Ikassa Maïga lors de la conférence du M5-RFP, « maintenant nous sommes prêts à y aller, mais à condition qu’on nous laisse travailler. Parce que le M5 à décliné les paramètres du changement en 10 points qui se traduisent en 17 actions que nous avons proposées pour rectifier la Transition et pouvoir jeter les bases de la Refondation du Mali. » « Il faut une union sacrée, c’est sur cette base que le Mali va avancer », a-t-il soutenu.

Rappelons que le M5 est le principal mouvement qui a contribué à la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keita en août dernier. Il est composé de Partis politiques, d’associations et d’autres mouvements de la société civile.

Bakary Fomba

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Colonel Assimi Goita, président de la transition malienne
Politique

Colonel Assimi Goita : « Dans la gestion de l’État, il n’y a pas de sentiments »

by Chiencoro 29 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de mettre fin à la vacance de la présidence de transition, la Cour constitutionnelle du Mali « dit que le Vice-Président de la Transition exerce les fonctions, attributs et prérogatives de Président de la Transition pour conduire le processus de transition à son terme ». Devant plusieurs hôtes, vendredi 28 mai 2021, le nouveau président de transition, colonel Assimi Goita a donné des assurances tout en invitant à la compréhension et à la cohésion sociale pour la réussite de cette transition.

Après leur arrestation, le 24 mai 2021, le président de transition Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane ont démissionné le 26 mai dernier rendant ainsi le siège de la première institution de la république vacant. Pour assurer le « bon fonctionnement des organes de transition et l’activité des pouvoirs publics », la Cour constitutionnelle du Mali a déclaré le vice-président, colonel Assimi Goita, président de transition.

« Notre seul agenda c’est un Mali… »

Selon les précisions du ministre directeur de Cabinet de l’ex-Vice-président, le capitaine Demba N’daw, les raisons ayant conduit à l’arrestation puis à la démission de l’ex-président de transition et son Premier ministre sont entre autres : le manque de consultation et la rétention d’informations sur certains grands dossiers, la grogne sociale, le blocage dans le travail gouvernemental, la perte de confiance entre le Gouvernement et l’opinion publique. Il ajoute également à ces raisons la dissolution du Gouvernement et la reconduction unilatérale du Premier ministre par Bah Ndaw, l’absence de consultation dans la formation du nouveau Gouvernement et le souci de sauvegarder la cohésion au sein des Forces armées maliennes.

A ceux qui penseraient que les militaires ont agi pour la mise en œuvre d’un agenda caché, le nouveau président de transition rassure : « Nous n’avons pas d’agenda caché. Notre seul agenda, c’est un Mali apaisé et prospère. Il fallait tout faire pour maintenir la cohésion au sein des FAMAs. Nous avons agi pour le seul intérêt du Mali, toutes dissensions intestines au sein des troupes auraient conduit à la catastrophe ».

Le poste de Premier ministre au M5-RFP

Au cours de sa rencontre avec la classe politique, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et la Société civile, vendredi 28 mai 2021, l’ex- Vice-président de Transition a fait comprendre : « Nous œuvrons à sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation. Dans la gestion de l’État, il n’y a pas de sentiments ». Il a également saisi l’occasion pour enlever tous les doutes au sujet du chronogramme des élections. Selon le colonel Goita, ces élections se tiendront courant 2022, conformément au chronogramme initial.  

Toutefois, le président Goita invite les forces vives de la Nation à plus de mobilisation et de compréhension, mais aussi, et surtout, à l’union sacrée pour relever ensemble les défis de l’heure. Aussi a-t-il insisté sur la nécessité d’unir les Maliens et d’un large consensus des forces vives de la Nation pour la réussite de la Transition. « Vous pourriez ainsi jouer un rôle crucial pour l’apaisement et la cohésion au Mali », a-t-il laissé entendre.

Le nouveau président de la transition a annoncé que le Poste de Premier ministre revient au Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) et qu’un nouveau gouvernement sera bientôt formé à travers de larges consultations dans la plus grande inclusivité.

Fousseni Togola

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