Au Tchad, nouvelle tension entre agriculteurs et éleveurs, des morts et des blessés

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À l’est de la capitale du Tchad, N’Djamena, une vingtaine de personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées. C’était le samedi 7 août dernier lors d’un affrontement entre des communautés pour l’occupation des sols.

Au moins vingt (20) personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées, samedi 7 août 2021, au cours d’un affrontement opposant des agriculteurs à des éleveurs au Tchad. Cet incident s’est produit à 200 km de la capitale, N’Djamena. Une région où les conflits intercommunautaires sont monnaie courante.

« Le conflit est parti d’un problème foncier entre les deux communautés, les uns veulent s’installer et les autres les en empêchent. Le conflit oppose les Boulala, des cultivateurs sédentaires, aux Arabes, des éleveurs nomades », dans le village de Zohana, a déclaré à l’AFP Amina Kodjiana, gouverneure de la province de Hadjer-Lamis, dans le centre du Tchad.

Désarmement 

Pour calmer cette tension entre ces communautés, des membres du gouvernement se sont rendus sur les lieux. Selon Abdramane Koulamallah, ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, des forces armées ont été déployées également sur les lieux, depuis samedi soir, afin de maintenir l’ordre.

Ces conflits intercommunautaires au Tchad ne connaissent point de répit depuis des années, surtout dans le Centre et le Sud du pays. Cette persistance de ces conflits serait due à la faible capacité de la justice à dire le droit. 

Les Arabes, des éleveurs nomades, sont généralement accusés par les autochtones sédentaires (agricultures) de pillage de leurs champs. Onze (11) personnes avaient été tuées, lors d’affrontements entre agriculteurs et éleveurs, en décembre 2020. Au mois de février dernier, dans la même zone, trente-cinq (35) personnes avaient été tuées.

Pour une meilleure gestion de ce conflit, le gouverneur de la région a jugé opportun d’impliquer les chefs coutumiers des deux communautés. Le calme semble revenir dans la zone après le « désarmement total des civils » par les autorités.

Chiencoro

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