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Arrivée des vaccins contre Ebola en Côte d'Ivoire
Santé

Ebola en Côte d’Ivoire, campagne de vaccination démarrée, Guinée et OMS en soutien

by Sahel Tribune 18 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après le premier cas déclaré d’Ebola sur son territoire, la Côte d’Ivoire a démarré, le dimanche 15 août, sa campagne de vaccination. La Guinée et l’OMS sont aux côtés de l’État ivoirien.

Un premier cas d’Ebola a été détecté en Côte d’Ivoire, le 14 août dernier. Pour faire barrière à cette maladie, ce pays côtier de l’Afrique de l’Ouest a entamé, le 16 août 2021, une campagne de vaccination, grâce aux 5000 doses de vaccins reçues depuis la Guinée, dimanche dernier.

De ces doses, 2000 vaccins de Merck sont utilisés pour vacciner les personnes-contacts du patient atteint d’Ebola et les travailleurs de la santé en première ligne. Pour les zones ne connaissant pas de transmission active, la vaccination a été renforcée grâce aux 3000 doses de vaccins fabriqués par Johnson & Johnson — que compose cette première réception de vaccins.

De plus, la #Guinée 🇬🇳a fourni 3000 vaccins contre #Ebola fabriqués par Johnson & Johnson, pour une utilisation dans les zones sans transmission active.
Le pays a déployé 5 experts de la vaccination & donné des traitements par anticorps monoclonaux à la Côte d’Ivoire 🇨🇮. pic.twitter.com/0w3KbojkGp

— OMS Afrique (@OMS_Afrique) August 17, 2021

Prendre des mesures pour étouffer des infections mortelles

« Le vaccin contre Ebola est un outil essentiel dans la lutte contre le virus et la priorité absolue est donc d’agir rapidement et de commencer à protéger les personnes à haut risque face à la maladie », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « La vitesse à laquelle la Côte d’Ivoire a accéléré la vaccination est remarquable et montre qu’avec une solidarité sous-régionale efficace, nous pouvons rapidement prendre des mesures pour étouffer des infections mortelles qui peuvent potentiellement devenir de grandes épidémies », a-t-elle estimé.

Dans un communiqué en date du 17 août 2021, l’OMS Afrique indique qu’en « plus du cas confirmé, un cas suspect et neuf cas contacts ont été identifiés et sont suivis ». Le nombre de personnes-contacts du patient atteint de la maladie s’élèverait déjà à une cinquantaine. Ces personnes sont mises en quarantaine, pendant au moins 13 jours, et vaccinées. « Les passagers qui l’ont accompagnée jusqu’à Nzerekoré en Guinée forestière, avant qu’elle ne change d’autocar pour partir en Côte d’Ivoire, sont pris en charge par la région de Nzérékoré », précise RFI. Les passagers ayant accompagné la Guinéenne jusqu’à Abidjan seraient également pris en charge par les autorités ivoiriennes.

L’Organisation mondiale de la santé précise néanmoins qu’« aucun décès n’a été enregistré ». Mais des inquiétudes demeurent quant à la souche de cette épidémie. « Il n’existe pas encore d’indication que l’actuelle épidémie en Côte d’Ivoire est liée à celle qui a eu lieu en Guinée », explique l’OMS dans on communiqué.

Déploiement des experts

La Guinée ne s’est pas contentée de transférer des vaccins, elle a également « déployé cinq experts de la vaccination et fourni des traitements par anticorps monoclonaux à la Côte d’Ivoire ». Ces efforts seront soutenus par l’OMS afin d’aider la Côte d’Ivoire à contrôler cette épidémie, dont le dernier cas date de 1994 : « L’OMS déploie des experts qui rejoindront leurs homologues basés dans le pays pour renforcer la prévention et le contrôle des infections, le diagnostic, le suivi des cas contact, le traitement, la mobilisation communautaire et la surveillance transfrontalière », communique l’OMS. Elle informe que des évaluations sont en cours également pour s’assurer « si davantage de vaccins seront nécessaires pour endiguer la maladie ».   

Selon le gouverneur de la région de Nzerekoré, Mohamed Gharé, la Guinée a durci les contrôles vers les pays voisins : « De la Guinée vers la Côte d’Ivoire, de la Guinée vers le Liberia, de la Guinée vers la Sierra Leone, on ne peut pas franchir la frontière si on ne présente pas sa carte de vaccination ou sa carte de test. Toutes les dispositions sont prises », rapporte RFI.

Cette épidémie en Côte d’Ivoire, faut-il le rappeler, est la troisième sur le continent africain au cours de cette année, après celles qui ont eu lieu en République démocratique du Congo et en République de Guinée.

La rédaction   

18 août 2021 1 comment
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Meeting de jeunes web activistes maliens
Politique

Meeting des web-activistes à Bamako : un seul message, prolonger la durée de la transition

by Bakary FOMBA 18 août 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

À Bamako, des web-activistes et vloggueurs ont tenu, le 13 août dernier, un meeting à la Bourse du Travail. Réunis au sein du « Collectif des jeunes patriotes », ils ont appelé à prolonger la durée initiale de la transition au Mali.

« Pour éviter des élections bâclées, prolongeons la transition ! » « Pour la stabilité et la quiétude au Mali, demandons la prolongation de la transition ! » Ce sontentre autres des messages qu’on pouvait lire sur des pancartes brandies par de jeunes web-activistes, lors de leur meeting de soutien à la transition.

Ces jeunes web-activistes maliens, que certains qualifient des « videomen » ou vloggueurs, ont décidé de mettre en place un regroupement pour manifester leur volonté de voir la durée de la transition se prolonger. « Nous évoquons la prolongation du délai de la transition pour permettre aux autorités actuelles de gérer certaines situations du pays puisque les conditions d’organisation des élections sont loin d’être remplies », explique Mahamdou Sidibé, dit Ghandi Malien, un des organisateurs de du meeting.

De jeunes Vloggueurs maliens
De jeunes Vloggueurs maliens demandent la prorogation de la transition, le 13 août 2021. Crédit Photo: Bakary Fomba/Sahel Tribune.

Les organisateurs de ce meeting, qui a mobilisé une centaine de personnes, avancent plusieurs raisons ayant motivé leur décision. Parmi celles-ci, il faut noter l’insécurité, la non-application du projet de découpage administratif, les problèmes liés à l’enrôlement au RAVEC.

« Soutenir la transition est un devoir »

Outre le « collectif des jeunes patriotes du Mali », plusieurs autres groupements étaient présents à cette manifestation de soutien aux autorités de la transition. Ces regroupements ont également demandé le prolongement de la durée de transition. « Nous, femmes leaders, avons pris l’engagement et ne demandons autre que le prolongement de la durée de la transition afin d’assurer aux Maliens des élections crédibles », a déclaré Bakayoko Mariam Coulibaly, présidente du collectif de femmes leaders de Kati.

De son côté, Issiaka Bengaly, président de l’Association pour le développement de N’Tabacoro estime que « soutenir la transition est un devoir pour tous les Maliens parce que cette transition est en train de redresser notre pays ». Il poursuit: « Nous nous sommes tous levés contre le régime d’IBK et nous l’avons combattu. Maintenant, les militaires sont en train de rendre à notre pays sa dignité. »

Rappelons qu’après le coup d’État de mai dernier, le Mali a été suspendu de plusieurs organisations, notamment de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Parmi les conditions posées pour que le pays retrouve sa place au sein de l’institution sous-régionale, il y a le respect de la durée de la transition, surtout la tenue des élections législatives et présidentielles, en fin février 2022.

Bakary Fomba

18 août 2021 1 comment
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Dr Brahima Fomba
Politique

Dr Brahima Fomba : « Mieux vaut chercher le problème du Mali dans les acteurs que dans les institutions » (2)

by Chiencoro 17 août 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans cette deuxième partie de notre interview avec Dr Brahima Fomba, professeur à l’université des Sciences juridiques et politiques de Bamako (USJP), il est question des motifs pouvant conduire à la prorogation de cette transition. Ce spécialiste en droit public et en science politique se prononce également sur le rapport entre le Premier ministre et le CNT.

Sahel Tribune : Quels doivent être les motifs pour proroger la durée de cette transition ?

Dr Brahima Fomba : Les motifs que je vois seront difficilement acceptables par les Maliens. Quand le Premier ministre nous sort un programme qui ne respecte pas la durée prévue par le Charte, il y a déjà des soucis. Ce programme montre d’office que le Premier ministre serait dans l’optique de la prorogation de la transition alors qu’il n’a même pas encore commencé son mandat.

En revanche, si on avait un programme gouvernemental de transition, limité aux actions claires, qui mène vers le chemin de la sortie de la transition et qu’au bout du compte, il y ait des contraintes nécessitant un délai supplémentaire, la prorogation pouvait alors être acceptée.

Pensez-vous que cette transition pourrait réussir sa mission de « rectification » ?

J’ai de sérieux doutes là-dessus. Il faut toujours se méfier de ces slogans que les hommes politiques avancent. Il faut prendre le temps de les analyser. Jusqu’à preuve du contraire, je ne vois pas d’éléments probants qui permettent de parler de « rectification ». D’ailleurs je me demande encore à quoi va consister cette rectification, si les mêmes pratiques continuent.

On parle également de refondation. Un autre grand mot. Mais le contenu est toujours vide. Pour refonder, il faut tout casser au préalable. Mais où sont des opérations de casse depuis le début de cette transition ? La refondation ne consiste pas à aller vers une quatrième république. Il faut des dispositions de refondation.

Quelles sont les dispositions auxquelles vous pensez ? 

Mieux vaut chercher le problème du Mali dans les acteurs que dans les institutions. Mais hélas, on parle de réforme institutionnelle pour évoquer la création de nouvelles institutions. On fait croire aux Maliens qu’en modifiant les institutions, on aura les résultats escomptés. Or, les institutions en elles-mêmes n’ont pas de vie. Mais c’est les hommes qui font vivre les institutions. Ce qu’il faut refonder c’est plutôt les hommes politiques et les citoyens maliens. L’éthique de la gouvernance, que j’appelle la moralité démocratique, n’est pas donnée par les institutions.

Les Assises annoncées par le gouvernement peuvent-elles permettre d’instaurer cette moralité démocratique ?

Le Mali a besoin aujourd’hui d’une réforme des valeurs et non des institutions. Ce n’est pas des Assises qui suffiront à faire en sorte que les Maliens aient des comportements éthiques, respectent les lois.

Ces Assises ne sont que des manipulations. Le jour où on aura des responsables politiques, qui sont dans l’éthique et la déontologie, qui ne viole jamais la Constitution, le Mali fonctionnera autrement.

L’actuel Premier ministre avait demandé la dissolution du Conseil national de transition quand il était encore au M5-RFP. Mais depuis sa nomination à la Primature, il se tait sur le sujet. Quelle analyse faites-vous du CNT ?

Il existe deux grilles d’analyse sur cette question. En tant qu’homme politique ou citoyen, quand je dis qu’un acte est illégal, ma déclaration engage-t-elle la république ?

Dans un État de droit, je ne suis pas la structure habilitée à déclarer l’illégalité. C’est plutôt le juge. Ma déclaration ne fera pas de l’institution une institution illégale. C’est seulement lorsque le juge se prononce sur la question en me donnant raison que l’institution est considérée comme illégale. Jusqu’à ce que le juge confirme, éventuellement, l’illégalité, l’institution reste légale.

Quand Choguel se présente devant le CNT en tant que Premier ministre, il n’est pas engagé par sa déclaration d’illégalité du CNT parce que le juge saisi de cette question ne s’est pas encore prononcé. Si le Premier ministre est un républicain, il doit considérer le CNT comme légal jusqu’à preuve du contraire.

Et la deuxième grille d’analyse ?

La deuxième grille d’analyse, en revanche, pose problème pour le Premier ministre. Le M5 ne s’est pas contenté de dire que le CNT est illégal. Il a ajouté que le CNT est illégitime. Ce qui nous conduit directement sur un terrain politique. Il n’y a pas de baromètre juridique de mesure de la légitimité. Cela relève d’une appréciation plus ou moins politique d’une situation que de sa situation juridique.

Le Premier ministre a pris une position politique sur le CNT. Sous ce registre, on peut se poser la question de la présence du Premier ministre devant une institution qui n’a pas de légitimité. Lorsque vous privez une institution de légitimité, vous la niez totalement. Vous sortez du droit pour dire qu’elle n’existe pas.

Propos recueillis par Fousseni Togola


Vous pouvez lire ou relire la première partie de cette interview : Dr Brahima Fomba : « Tous les discours sur l’organe unique sont construits autour d’un mythe »

17 août 2021 0 comments
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Choguel Kokalla Maiga
Politique

Mali : le Premier ministre en tenue militaire, au-delà des critiques, le symbolisme

by Sahel Tribune 17 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en tournée dans la 4e région du pays, troque son boubou contre le treillis militaire. Suite à ce geste, le subjectivisme prend l’ascendance, du côté des internautes. Analyse.

« La critique est aisée, mais l’art est difficile », dit-on. Un passage qui attire l’attention sur toute la difficulté liée à l’agir ou à la pratique. Le développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), combinée au chômage, a fait de la quasi-totalité des internautes maliens des critiques. Mais on semble oublier qu’une critique n’est valable que si elle est accompagnée d’un peu d’expériences.

Lors de sa deuxième tournée régionale, après la présentation et la validation du programme d’Action de son gouvernement (PAG), le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga vole la vedette sur les réseaux sociaux, le week-end dernier.

Geste symbolique

Dans cette région rizicole, traversée par une véritable crise sécuritaire, avec des attaques ciblées contre des civils, l’ancien président du Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a décidé de remonter le moral des militaires sur le front, à Diabali, dans le cercle de Niono. À cette occasion, le Premier ministre troque son boubou contre le treillis militaire. Fait insolite pour la plupart des Maliens qui en ont fait leurs choux gras. Chacun y est allé selon son humeur et ses intérêts. Pourtant, ce geste est plein de significations.

En mission d’un Chef d’État militaire, dans une région où les forces armées de défense et de sécurité veillent pour la protection des populations et leurs biens, jour et nuit, quoi de plus normal que le Premier ministre s’habille en tenue militaire. Culturellement, s’habiller dans la tenue d’autrui est un signe de reconnaissance en lui. Il peut également vouloir dire que vous partagez les peines de l’intéressé.

Au-delà de toutes ces considérations, il peut paraître aberrant de voir que ce geste du président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) donne lieu à des interprétations diverses sur la toile. En tant qu’ancien leader du M5, mouvement hétéroclite ayant toujours branlé l’urgence du renouveau au Mali, Choguel Kokalla Maïga ne se voit-il en missionnaire, un homme prêt à périr pour le Mali ? Partout où il est passé, n’a-t-il pas demandé aux citoyens de prendre part activement aux Assises qui profilent à l’horizon, afin d’exprimer leurs préoccupations ?

Les faits, plus importants que les hommes

La tenue militaire est assez significative. Si l’on se glorifie de ces hommes, comme Che Guevara, Paul Kagamé, Idriss Déby, etc. ; pourquoi pas du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

Certes, la critique est une arme redoutable de progrès, mais faudrait-il qu’elle soit objective pour permettre la découverte des erreurs, dont la correction assurera à la nation le progrès.

Le problème au Mali, c’est aussi le fait que les critiques sont généralement subjectives. Au lieu de juger les différentes implications des actes que posent les décideurs, on se livre généralement à des combats politiques, n’ayant d’autres buts que de casser la cote de popularité d’un adversaire. Le peuple, maintenu dans un « sommeil dogmatique », est quasiment incapable de comprendre ces aspects et se trouve responsable de crimes qu’il n’aurait jamais dû commettre. Un changement d’approche s’impose au Mali, si l’on veut sortir du labyrinthe. Car les faits sont plus importants que les hommes.

Fousseni Togola


Cet article a d’abord été publié sur Maliweb. Il a été récupéré et relu par Sahel Tribune.

17 août 2021 0 comments
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Dr Brahima Fomba
Politique

Dr Brahima Fomba : « Tous les discours sur l’organe unique sont construits autour d’un mythe »

by Chiencoro 17 août 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

Dr Brahima Fomba, professeur à l’université des Sciences juridiques et politiques de Bamako (USJP), livre dans cette interview, qu’il nous a accordée la semaine dernière, ses analyses sur le PAG et la durée de la transition. Dans cette première partie de notre entretien, ce spécialiste en droit public et en science politique est très réservé sur la question de l’organe unique de gestion des élections.

Sahel Tribune : Le PAG du Premier ministre a été validé le 2 août 2021 par le CNT. Que vous inspire ce Plan d’Action du Gouvernement Maïga ?

Dr Brahima Fomba : Je le juge trop ambitieux. C’est un programme irréaliste. Quand on lit ce PAG, nous n’avons pas l’impression de nous voir dans un régime de transition. Une transition n’a pas pour vocation de reconstruire le pays.

Quelles devraient donc être les priorités de cette transition ?

S’il doit y avoir des réformes, elles doivent être des actions concourant à la sortie de la transition. Mais le Plan d’action serait dans d’autres agendas, qui ne se situeraient pas dans un processus normal de sortie de la transition.

Deux questions essentielles devraient être la priorité de cette transition. Elle devrait travailler à instaurer, au moins à un niveau acceptable, la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Car il est difficile de tenir des élections, s’il n’y a pas un minimum de sécurité, capable de supporter un processus électoral. En deuxième lieu, il faut s’attacher à l’organisation des élections à travers des réformes électorales.

Mais au lieu de ces priorités, on se lance dans des actions qui ne peuvent se réaliser qu’en une année ou deux ans. Pourtant, la transition compte 18 mois.

De quelle action voulez-vous parler ?

De l’organe unique bien sûr. Aujourd’hui, il y a des controverses autour de cette idée d’organe unique. Cet organe tel que nous l’avons conçu, depuis 2005, où il y a eu le premier atelier sur sa mise en œuvre, est indépendant. Au cours de nos analyses, il en est ressorti que cet organe n’est pas une chose partisane. Il doit être constitué d’expertises électorales éprouvées et des personnes à la moralité établie. Mais en écoutant les uns et les autres, je me rends compte que ce schéma n’est pas ce qui est retenu.

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

En entendant les partis politiques sur la mise en place de cet organe, j’ai d’énormes préoccupations. Les analyses des experts ont établi que cet organe ne pourrait être mis en place que dans un délai minimum de deux ans. Mais cette transition veut le mettre en place dans un délai de 5 mois.

Tout simplement parce que les experts qui ont mené cette nouvelle réflexion, pour la plupart, n’ont jamais organisé d’élection. C’est des gens qui ont fait l’observation électorale. Je me demande finalement si leur intention de le mettre en place durant la période indiquée n’est pas motivée par des intérêts personnels, tels que des postes à occuper ou la prorogation de la transition de deux ans.

Cet organe suffit-il à organiser des élections transparentes et crédibles ?

Cet aspect est occulté dans tous les débats auxquels on assiste de la part des responsables politiques sur cette question de l’organe unique. Tous les discours sur l’organe unique sont construits autour d’un mythe faisant croire qu’avec cet instrument, nous aurons des élections transparentes, crédibles et sincères.

Cette façon de présenter l’organe unique vise à manipuler les Maliens. Ce n’est pas l’organe unique qui va garantir d’office les conditions de transparence des élections. Cet organe n’est pas une fin en soi. 

En 1997, le Mali a connu l’organe unique avant de retourner à l’administration territoriale. Je refuse qu’on crée un lien entre des élections transparentes et l’organe unique.

Si les choses continuent à ce rythme, l’organe unique sera le cimetière institutionnel de la transition. Si on précipite sa mise en place, il plongera le pays dans une crise électorale sans précédente.

Doit-on déjà envisager une prorogation de la transition ?

Puisque c’est une disposition constitutionnelle qui a fixé la transition à 18 mois, vérifions si la Charte permet la modification de l’article relatif à la durée de la transition. La Charte a bien indiqué que certaines dispositions ne peuvent pas être révisées.

La durée de la transition fait-elle partie de ces dispositions ?

Dans la Charte, nous savons que l’inéligibilité du président et du vice-président est une disposition qu’on ne peut pas réviser. Cette disposition fait partie des dispositions intangibles de la Charte. Et c’est la seule disposition qu’on ne peut pas réviser. Sous cet aspect juridique, la durée de la transition peut bien être modifiée, à travers une modification de la Charte.

En plus de cet aspect juridique, on peut examiner cette question sous un aspect politique. Sur ce second plan, pour proroger la transition, il faudrait réussir à convaincre les Maliens de sa pertinence. Il faudrait qu’il y ait des arguments convaincants pour justifier cette prorogation. Il ne faudrait pas la proroger pour le simple plaisir. D’ailleurs, les Maliens n’accepteront pas cela.

Propos recueillis par Fousseni Togola

17 août 2021 1 comment
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Pascal Zaïda
Actu

Burkina Faso : interpellation d’un leader de la société civile

by Sahel Tribune 16 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, d’incitation à une rébellion et déclarations subversives », un activiste de la société civile burkinabè a été placé en garde à vue, vendredi dernier. 

« Les conditions objectives de bouillonnements sociaux sont réunies. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour faire tomber le pouvoir ». Voilà un passage de la déclaration qui a conduit à l’arrestation de Pascal Zaïda, président de la Coordination des organisations de la société civile pour la patrie (COP) du Burkina Faso. Des propos prononcés au cours d’un point de presse, jeudi 12 août 2021, sur la situation sécuritaire du Burkina Faso.

Face à l’ampleur de la crise sécuritaire dans ce pays sahélien, depuis 2015, Pascal Zaïda a commencé par indiquer, lors de ce point de presse, que « le pouvoir a honteusement démissionné de son devoir d’assurer aux citoyens le minimum de sécurité et de veille sur l’intégrité du territoire ».

Le président de la COP a été arrêté vendredi, à son domicile, selon une alerte qu’il avait lui-même lancée sur sa page Facebook. Il a ensuite été placé en garde à vue par les services de la police judiciaire de son pays, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB). Il est accusé de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, d’incitation à une rébellion et déclarations subversives ».

« Acharnement sur Pascal Zaïda »

Cette arrestation a donné lieu à plusieurs condamnations. Le chef de file de l’opposition burkinabè, Eddie Komboïgo a rappelé, vendredi soir, que le Burkina « n’est pas un pays policier. On [la police ndlr] est allé le [ Zaida ndlr] chercher, le traîner, devant sa cour sans une convocation ».

Le chef de file de l’opposition, rappelle que « Le Burkina Faso est un pays démocratique. Les libertés d’opinion sont données à tout un chacun par notre Constitution. Donner son opinion ne veut pas dire appeler à une insurrection ».

Le porte-parole de l’organisation COP, Marcel Tankoano qualifie cette arrestation d’« arbitraire, une atteinte à la liberté d’expression ». Il demande la « libération immédiate » de son collègue. « La constitution burkinabè depuis 2015 donne la liberté à tous les Burkinabè de pouvoir s’exprimer librement. Donc, nous ne comprenons pas. Pour nous, c’est un acharnement sur Pascal Zaïda », estime-t-il.

« Donner des explications à la Justice »

Selon le ministre de la Sécurité burkinabè, Maxime Koné, certes tous les citoyens sont libres d’exprimer leur opinion, mais chacun est tenu responsable de ses propos. « Nous sommes dans un contexte sécuritaire difficile, il devra donner des explications à la Justice », a affirmé le ministre de la Sécurité Maxime Koné.

L’Agence d’information du Burkina précise que Pascal Zaïda « était toujours en garde à vue samedi soir, dans l’attente d’une décision du procureur, qui pourrait ordonner sa libération ou le déferrer au parquet ».

La rédaction

16 août 2021 0 comments
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Pascal Affi N'Guessan
Politique

Tension au sein du FPI : Affi N’guessan livre des précisions

by Bakary FOMBA 16 août 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pascal Affi N’guessan, ancien Premier ministre de Gbagbo, a présidé, le 14 août 2021, une réunion extraordinaire du comité central du FPI, au siège du parti, à Abidjan. M. N’guessan s’est prononcé sur la situation actuelle au sein du parti, marquée par l’annonce de son ex-patron, qui envisage de créer une nouvelle formation politique.

Depuis la crise de 2010-2011, le FPI a été divisé en deux camps. Le camp (légal), fidèle à Pascal Affi N’guessan et reconnu par les autorités judiciaires de la Côte d’Ivoire, et celui de (GOR) Gbagbo ou rien.

Avec le retour de Laurent Gbagbo, le 17 juin dernier, la question du contrôle du Front populaire ivoirien (FPI), parti qu’il a fondé en 1982, était sur toutes les lèvres. Dès ce retour, les choses sont devenues confuses quant au contrôle du parti.

Cette problématique semble désormais tranchée, avec les sorties des deux anciens collaborateurs. La rupture semble en fin consommée entre Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’guessan, son ancien Premier ministre.

« Gbagbo ne fait plus partie du FPI »

« Le président Gbagbo part, il part pour créer un parti taillé à sa mesure pour servir l’idolâtrie et le culte de personnalité. Il nous dit ainsi de faire le choix entre l’autocratie et la démocratie, entre le passé et l’avenir », a laissé entendre Pascal Affi N’guessan au cours d’une réunion extraordinaire des instances dirigeantes du FPI, qu’il a présidé le 14 août dernier. Tout en ajoutant qu’il fallait s’y attendre.

« Je n’ai pas trahi, je n’ai pas été ingrat », s’est-il défendu. Avant d’ajouter que la « divergence ne signifie pas ingratitude ».

S’agissant de l’avenir du FPI, Pascal Affi N’guessan se veut clair : « Ceux qui suivent Laurent Gbagbo suivent un homme, ceux qui resteront au FPI ont de la conviction. Ce sont de vrais militants ».

Les deux camps se livreraient-ils à des chantages ? En tout cas, A. N’guessan ne semble plus vouloir taire tout ce qu’il aurait donné au parti. Selon lui, depuis 1986, il a servi le FPI, sur tous les plans :moralement, intellectuellement, physiquement et financièrement.

« De toutes les activités que j’ai effectuées jusqu’en 2000 dans les missions et implantations, c’était sur fonds propres. Je n’ai reçu l’argent de personne. Le FPI était en manque de moyens. Du haut de mes convictions, j’ai mis profit ma condition sociale. Le Président Gbagbo, nous l’avons fait. Ensuite, il nous a fait », laisse entendre l’ancien Premier ministre de L.Gbagbo.

Rappelons qu’au cours de cette réunion, plusieurs résolutions ont été adoptées. Une tournée d’explication auprès des militants à l’intérieur du pays a été décidée. L’annonce d’un congrès extraordinaire avant fin 2021 a également été faite. « Laurent Gbagbo ne fait plus partie du FPI », a conclu M. N’guessan.

Bakary Fomba

16 août 2021 0 comments
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