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camions bennes basculantes
A la UneClimat et environnement

Mali : l’État fait confiance à Toguna Motors pour moderniser la voirie de Bamako

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

En confiant à l’entreprise malienne Toguna Motors la fourniture de nouveaux camions pour la Mairie du District de Bamako, les autorités de transition réaffirment leur engagement en faveur du « produire local ». Un contrat stratégique qui illustre la volonté du Mali de miser sur ses propres acteurs industriels pour moderniser ses services publics et consolider sa souveraineté économique.

Le gouvernement malien poursuit sa politique de valorisation du savoir-faire national. Réuni en session ordinaire le vendredi 23 janvier 2026, le Conseil des ministres, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a approuvé un important marché public portant sur l’acquisition de camions ampli-rolls et de camions bennes basculantes au profit de la Mairie du District de Bamako.

Attribué à Toguna Motors, entreprise malienne pionnière dans l’assemblage et la distribution de véhicules lourds, ce contrat d’un montant global de 508,83 millions de F CFA TTC, avec un délai de livraison de 90 jours, illustre la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles des services urbains tout en soutenant l’industrie nationale.

Un choix stratégique en faveur de l’économie locale

Selon le communiqué du Conseil, cette acquisition vise à améliorer les performances de la Direction des services urbains de voirie et d’assainissement, en dotant la capitale d’équipements modernes et adaptés à la gestion des déchets. L’enjeu est de taille : Bamako, en pleine expansion démographique, doit relever le défi d’une urbanisation rapide et d’une pression croissante sur les infrastructures.

En confiant ce marché à un acteur local, le gouvernement entend également stimuler la production industrielle nationale et favoriser la souveraineté économique dans un secteur longtemps dominé par les importations étrangères.

« L’exécution de ce marché permettra de renforcer les capacités techniques et opérationnelles de la Direction des Services urbains de Voirie et d’Assainissement de la Mairie du District de Bamako. », précise le communiqué du Conseil des ministres.

Toguna Motors, fleuron industriel malien

Fondée en 2015, Toguna Motors s’est imposée en moins d’une décennie comme le leader malien de la commercialisation et de l’assemblage de véhicules lourds et utilitaires. Filiale du Groupe Toguna, dirigé par Malla Nantoumé, l’entreprise a débuté par la mécanisation agricole avant de se diversifier vers le BTP, les mines, le transport et l’énergie.

Basée à proximité de l’aéroport de Sénou à Bamako, Toguna Motors emploie plusieurs centaines de personnes et dispose d’un atelier moderne de maintenance et de stockage de pièces détachées. Ses partenariats stratégiques avec des constructeurs internationaux tels que Sinotruk (Howo), Lovol, Shantui ou GWM lui permettent de proposer une gamme variée : tracteurs, camions, SUV, pick-up, et désormais véhicules électriques — un secteur où elle joue un rôle pionnier au Mali.

Innovation et engagement national

L’entreprise revendique une approche centrée sur l’innovation, la durabilité et l’emploi local. Ses équipements, adaptés aux conditions climatiques et routières du pays, offrent une alternative performante et accessible aux importations coûteuses. Toguna Motors incarne la vision d’un Mali industriel, tourné vers l’efficacité et la création d’emplois qualifiés.

L’accord signé avec la Mairie du District de Bamako s’inscrit donc dans une dynamique de partenariat public-privé, où l’expertise locale est mise au service de la modernisation urbaine. En soutenant Toguna Motors, les autorités maliennes confirment leur engagement à faire émerger des champions nationaux capables de répondre aux besoins de développement du pays.

Cette collaboration entre l’État et Toguna Motors dépasse la simple transaction commerciale. Elle traduit la volonté politique de renforcer la résilience économique du Mali et d’encourager l’investissement national. À travers ce type de projets, le gouvernement affirme une orientation claire — faire du « produit malien » un levier de développement durable et d’autonomie stratégique.

Avec cette nouvelle commande publique, Bamako se prépare à une gestion plus efficace de ses infrastructures urbaines, tandis que Toguna Motors consolide sa place de pilier industriel dans le paysage économique du pays.

Chiencoro Diarra

23 janvier 2026 0 comments
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Unités respiratoires
ActuSanté

Santé au Mali : trois nouvelles centrales d’oxygène pour renforcer le système hospitalier

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Trois nouvelles centrales d’oxygène médical ont été inaugurées à Bamako, Kati et Kayes. Un investissement stratégique de 2,9 milliards de F CFA qui symbolise la volonté du gouvernement malien de bâtir un système de santé plus résilient et mieux préparé face aux crises sanitaires.

Le Mali franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de santé. Trois centrales de production d’oxygène médical ont été inaugurées, jeudi 22 janvier 2026, à Bamako, Kati et Kayes. Financés par le Fonds mondial en partenariat avec le ministère de la santé et du développement social, ces équipements visent à renforcer les capacités hospitalières face aux urgences respiratoires et aux besoins croissants en soins intensifs.

La cérémonie, organisée à l’hôpital de dermatologie de Bamako, a officialisé la mise en service des unités destinées au CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati, à l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes et à l’établissement hôte. Le projet, d’un montant global de près de 2,95 milliards de F CFA, couvre la construction des infrastructures, l’installation technique et la mise en fonctionnement de ces usines d’oxygène, dites PSA (Pressure Swing Adsorption).

Un investissement vital pour les hôpitaux maliens

Ces installations, considérées comme stratégiques, doivent permettre de réduire la dépendance à l’importation de bouteilles d’oxygène, tout en améliorant la réactivité des hôpitaux face aux urgences médicales. Pour les structures bénéficiaires, elles représentent un tournant dans la prise en charge des pathologies respiratoires, notamment dans un contexte où les crises sanitaires, à l’image de la COVID-19, ont révélé la fragilité des capacités nationales.

« Ces équipements sont essentiels pour garantir la pérennité et l’efficacité des soins », a souligné Saran Branchi-Fadiga, gestionnaire du portefeuille Mali du Fonds mondial, lors de la cérémonie. L’organisation a réaffirmé son engagement à soutenir les investissements durables dans la santé publique, en particulier ceux destinés à renforcer les infrastructures vitales.

Le ministre de la Santé et du Développement social a, Colonel-major Assa Badiallo Touré, de son côté, salué une « coopération fructueuse » avec le Fonds mondial, inscrite dans une logique d’impact direct sur les populations. « Ces infrastructures traduisent une volonté affirmée de renforcer la disponibilité de l’oxygène médical, élément essentiel dans le traitement de nombreuses pathologies », a-t-elle déclaré.

Une avancée stratégique pour la santé publique

Le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré a exprimé la reconnaissance du ministère envers le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour avoir placé la santé parmi les priorités nationales.

Elle a rappelé que cette orientation s’est traduite par la modernisation des centres de santé de référence, leur transformation en hôpitaux de district, ainsi que la construction de nouveaux établissements à Koulikoro, Koutiala et Bla. « Cette politique d’investissement traduit une vision de long terme pour renforcer l’accès équitable à des soins de qualité », a-t-elle conclu.

La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban symbolique et une visite guidée des installations, marquant la mise en service officielle de ces infrastructures. Avec ces nouvelles centrales d’oxygène, le Mali améliorera l’autonomie de ses hôpitaux et réduira la mortalité liée aux insuffisances respiratoires — un défi majeur dans un pays où les services de réanimation demeurent sous-dotés.

Ces équipements, au-delà de leur portée technique, incarnent l’un des axes forts de la résilience du système de santé malien, désormais tourné vers l’efficacité, la décentralisation et la durabilité.

Chiencoro Diarra 

23 janvier 2026 0 comments
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Mamou Daffé et Mariam Bagayoko
ActuSeko ni Donko

Mali : Mariam Bagayoko, reine du Goussoubala et lauréate du Prix Aga Khan de la musique, reçue par le ministre Mamou Daffé

by Sahel Tribune 23 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Lauréate du Prix Aga Khan de la musique 2025, la chanteuse malienne Mariam Bagayoko a été reçue à Bamako par le ministre de la Culture, Mamou Daffé. Une reconnaissance nationale pour une artiste dont le parcours incarne la vitalité et le rayonnement du patrimoine musical malien sur la scène internationale.

À Bamako, la reconnaissance est à la hauteur du symbole. La chanteuse malienne Mariam Bagayoko, figure majeure de la musique traditionnelle du Beledougou et lauréate du Prix Aga Khan de la musique 2025, a été reçue en audience, le jeudi 22 janvier 2026, par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.

Venue présenter officiellement son trophée, remporté en novembre 2025 à Londres, l’artiste était accompagnée d’une importante délégation, dans une atmosphère mêlant fierté nationale et célébration culturelle.

Une distinction internationale majeure

Décerné parmi plus de 400 candidats issus d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Europe, le Prix Aga Khan de la musique distingue Mariam Bagayoko dans la catégorie la plus prestigieuse : le Prix pour l’ensemble de sa carrière. Une consécration qui vient saluer plusieurs décennies d’engagement artistique, consacrées à la préservation, à la transmission et au rayonnement des musiques traditionnelles maliennes.

Surnommée la « reine du Goussoubala », Mariam Bagayoko incarne une tradition vivante, enracinée dans les rythmes, les récits et les valeurs du Mandé. Sa trajectoire artistique, portée par une fidélité rare à son héritage culturel, a contribué à faire connaître au-delà des frontières maliennes une expression musicale longtemps cantonnée aux cercles communautaires.

La culture malienne mise à l’honneur

Pour le ministre Mamou Daffé, cette distinction dépasse le parcours individuel de l’artiste. Elle constitue, selon lui, « une reconnaissance internationale du génie créatif malien et de la richesse de son patrimoine immatériel ». Le ministre a salué un sacre « amplement mérité » et rappelé que cette consécration intervient dans le contexte de l’Année de la culture, décrétée par le président de la Transition, le général Assimi Goïta.

Le ministre a également tenu à remercier la structure Instruments 4 Africa, qui accompagne Mariam Bagayoko depuis plusieurs années dans la valorisation de son œuvre et son exposition sur les scènes internationales.

Un prix au service du patrimoine vivant

Créés en 2018, les Prix Aga Khan de la musique récompensent des artistes, ensembles et institutions qui œuvrent à la sauvegarde des patrimoines musicaux vivants, tout en les inscrivant dans la modernité. Ils mettent l’accent sur le rôle de la musique comme vecteur de cohésion sociale, de dialogue interculturel et de résilience culturelle, notamment dans des sociétés marquées par de fortes mutations.

En rejoignant le cercle restreint des lauréats, Mariam Bagayoko confirme la place centrale du Mali dans la cartographie mondiale des musiques patrimoniales. Une reconnaissance qui, au-delà de l’artiste, renforce la visibilité d’un pays où la culture demeure, malgré les crises, un pilier de l’identité et un levier de rayonnement.

À travers cette distinction, c’est aussi un message adressé aux jeunes générations d’artistes maliens. Celui d’une création possible, exigeante et fidèle aux racines, capable de dialoguer avec le monde sans se renier.

Pour Mariam Bagayoko, la récompense vient clore un parcours exceptionnel tout en ouvrant une nouvelle étape : celle d’une ambassadrice culturelle, désormais inscrite dans l’histoire des grandes figures de la musique africaine contemporaine.

A.D

23 janvier 2026 0 comments
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forage à la paroisse de Kita
ActuClimat et environnement

Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.

Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.

Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.

L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.

Des retards inquiétants dans la mise en œuvre

Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.

Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. »

Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.

Eau, assainissement et climat : un défi structurel

Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.

Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.

Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « analyse approfondie des documents » et à formuler des recommandations « pertinentes » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations », a-t-il insisté.

Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.

Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.

Chiencoro Diarra 

23 janvier 2026 0 comments
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Pénurie d'essence au Mali - Grande
A la UneÉconomie

Carburant : un retour à la normale se profile dans les stations maliennes

by Sahel Tribune 23 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La crise du carburant marque une pause au Mali. Porté par une hausse des importations et la création de stocks de sécurité, le gouvernement veut transformer cette accalmie en stabilité durable, à l’approche du Ramadan.

Après plusieurs semaines de tension autour de la distribution des hydrocarbures, les files d’attente se sont nettement résorbées dans les stations-service du pays. Selon les données rendues publiques lors de la 12ᵉ réunion du cadre de concertation entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les acteurs du secteur pétrolier, la situation s’améliore de manière tangible.

Réunis le 22 janvier 2026, le Groupement professionnel du pétrole (GPP) et le Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP) ont dressé un bilan jugé « encourageant » de la semaine écoulée. Les chiffres confirment la tendance : 40,3 millions de litres d’hydrocarbures ont été importés entre le 12 et le 18 janvier, soit l’équivalent de 875 camions-citernes, puis 14,4 millions de litres supplémentaires entre le 13 et le 21 janvier. Résultat : le taux de ravitaillement des stations atteint près de 75 % sur la période cumulée, signe d’une normalisation progressive de l’approvisionnement.

Les stations reprennent souffle

Sur le terrain, la différence est visible. Les longues files de véhicules observées début janvier ont quasiment disparu cette semaine dans les grandes villes. Cette amélioration est le fruit d’une accélération des livraisons et d’une meilleure coordination entre les importateurs et les distributeurs, selon la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence.

La tendance est positive. Le flux des citernes entrant sur le territoire a nettement augmenté, ce qui réduit les points de tension. 

Si les acteurs du secteur se félicitent de cette accalmie, le gouvernement reste vigilant. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a insisté sur la nécessité de constituer un stock de sécurité commercial, afin d’anticiper les pics de consommation, notamment à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte demande en carburant et produits de première nécessité.

Le rationnement temporaire et la mise en réserve stratégique sont considérés comme des leviers de stabilité, permettant de garantir un cadre d’approvisionnement « sécurisé et contrôlé ». Cette approche, combinée à la reprise des importations, nourrit l’espoir d’un retour durable à la normale.

Une dynamique encourageante

Depuis le 12 janvier, le nombre de camions-citernes entrant sur le territoire a sensiblement augmenté, traduisant une amélioration des flux logistiques. Les professionnels du secteur saluent une coordination plus fluide entre les différents acteurs — importateurs, transporteurs et gestionnaires de dépôts — qui a permis de désengorger les circuits de distribution.

Pour les automobilistes, cette accalmie reste toutefois fragile. Mais dans les stations-service de Bamako à Kayes, un constat s’impose : l’essence et le gasoil coulent de nouveau sans tension.

Si le gouvernement se montre prudent, la situation de cette semaine contraste avec la pénurie qui avait frappé le pays à la fin de 2025. L’augmentation des volumes importés et la stratégie de rationnement concertée semblent porter leurs fruits.

Reste à transformer cette embellie en stabilité durable, dans un contexte mondial toujours marqué par la volatilité des prix du pétrole et les aléas du transport régional.

A.D

23 janvier 2026 0 comments
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Paul Henri Damiba
A la UnePolitique

Burkina Faso – Extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba : une coopération judiciaire exemplaire

by Ibrahim Kalifa Djitteye 22 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a été extradé du Togo vers le Burkina Faso le 17 janvier 2026, à la suite d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités burkinabè. Cette procédure fait suite à une dénonciation adressée le 5 janvier 2026 au parquet près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I, mettant en lumière l’implication présumée de plusieurs personnes, civiles et militaires, dans des actes préparatoires portant atteinte à la sûreté et à la sécurité de l’État.

Face à ces accusations, le Procureur du Faso a immédiatement requis du juge d’instruction l’ouverture d’une information judiciaire. Il a également demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre Damiba et le recours à la coopération pénale internationale avec la République du Togo. L’objectif était clair : obtenir l’extradition de l’ancien chef militaire vers le Burkina Faso afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés devant la justice.  

Lancement de la procédure judiciaire

Le 6 janvier 2026, le juge d’instruction a donné suite à cette requête en ouvrant une information judiciaire. Les charges retenues contre Damiba sont lourdes : détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, recel aggravé, incitation à la commission de délits et blanchiment de capitaux. Ces infractions sont prévues et réprimées par plusieurs articles du code pénal burkinabè ainsi que par la loi n°046-2024/ALT relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.  

Dans la foulée, un mandat d’arrêt international a été décerné contre Damiba. Le juge d’instruction a soumis aux autorités togolaises une demande officielle d’extradition. Cette démarche illustre la volonté du Burkina Faso de mobiliser les instruments de coopération judiciaire régionale pour lutter contre la criminalité financière et préserver la stabilité de l’État. La procédure s’est inscrite dans un cadre légal strict, respectant les conventions internationales en vigueur.  

La réponse des autorités togolaises

Le 12 janvier 2026, les autorités togolaises ont reçu la demande d’extradition. Après examen de sa régularité, elles ont donné suite conformément aux règles en matière d’extradition. Le 16 janvier, Damiba a été interpellé à Lomé en exécution du mandat d’arrêt. Il a ensuite été écroué, dans l’attente de la décision de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, saisie pour statuer sur la requête introduite par le Burkina Faso.  

Lors de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a rendu l’arrêt n°013/2026. Cette décision a validé l’extradition de Damiba vers le Burkina Faso. Les juges togolais ont fondé leur avis favorable sur l’offre de réciprocité des autorités burkinabè, sur les instruments internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que sur les garanties offertes concernant le respect des droits fondamentaux de l’intéressé.  

Garanties et respect des droits humains

Parmi ces garanties figuraient l’intégrité physique et la dignité de Damiba, son droit à un procès équitable et l’assurance de l’absence de peine de mort. Ces éléments ont été déterminants pour convaincre la juridiction togolaise de donner suite à la demande. Le respect des droits humains dans le cadre des procédures judiciaires internationales a été mis en avant comme une condition essentielle de la coopération entre États.  

Le 17 janvier 2026, Paul Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités burkinabè. Son extradition effective marque une étape importante dans la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux au Burkina Faso. Elle témoigne également de la solidité des relations judiciaires et diplomatiques entre le Burkina Faso et le Togo, deux pays qui ont su conjuguer leurs efforts pour faire aboutir cette procédure sensible.  

Reconnaissance officielle du Burkina Faso

Le gouvernement burkinabè, par la voix du ministre de la Justice, Maître Edasso Rodrigue Bayamo, a exprimé sa profonde reconnaissance aux autorités togolaises. Dans un communiqué daté du 20 janvier 2026, il a salué cette coopération exemplaire : « C’est le lieu de traduire, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, toute notre reconnaissance aux autorités de la République sœur du Togo pour cette parfaite coopération judiciaire ».  

Du côté togolais, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains, a également confirmé la régularité de la procédure. Dans un communiqué daté du 19 janvier 2026, il a rappelé que l’extradition s’était déroulée conformément aux instruments internationaux et aux garanties offertes par le Burkina Faso : « La chambre d’instruction a donné un avis favorable sur le fondement des garanties offertes quant au respect de l’intégrité physique et de la dignité de Monsieur Damiba ».  

Une coopération régionale renforcée

L’affaire Damiba illustre ainsi la capacité des États africains à coopérer efficacement dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la corruption. Elle démontre que les mécanismes juridiques régionaux peuvent être mobilisés avec succès pour garantir que nul ne soit au-dessus de la loi. Le processus d’extradition, mené dans le respect des droits fondamentaux, constitue un précédent important pour la région.  

Ainsi, l’extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso représente bien plus qu’une simple procédure judiciaire. Elle incarne la volonté des États de défendre la probité publique, de protéger leurs institutions et de renforcer la coopération régionale. À travers cette affaire, le Burkina Faso et le Togo envoient un signal fort : « La justice reste un pilier incontournable de la stabilité étatique », selon les termes des autorités burkinabè.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

22 janvier 2026 0 comments
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Denrée alimentaire
ActuÉconomie

Ramadan 2026 : le gouvernement anticipe pour stabiliser le marché national

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Les préparatifs du mois de Ramadan s’organisent autour d’une priorité nationale : garantir aux citoyens un accès régulier aux denrées de première nécessité. C’est dans cette logique que le ministre Moussa Alassane Diallo a réuni importateurs, opérateurs économiques et acteurs de la chaîne d’approvisionnement. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux des stocks disponibles et d’annoncer les mesures fiscales et logistiques destinées à stabiliser le marché, dans un contexte de forte demande saisonnière.  

Le ministre Diallo a mis un accent particulier sur la mise en œuvre des dispositions fiscales visant à alléger les coûts pour les consommateurs. L’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la taxe conjoncturelle à l’importation (TCI) constitue une réponse directe aux inquiétudes des ménages. Ces mesures, intégrées à la stratégie gouvernementale, traduisent une volonté d’anticiper les tensions et de maintenir l’accessibilité des produits de grande consommation, considérés comme essentiels au quotidien des familles pendant le mois sacré.  

Mesures fiscales et stratégie gouvernementale

La question énergétique, souvent source de perturbations, a également été abordée. Moussa Alassane Diallo a rappelé les efforts colossaux engagés par le Gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en hydrocarbures. Le redémarrage annoncé du tronçon de Kayes, axe stratégique pour le transport des marchandises, devrait permettre de fluidifier la circulation des produits vers les marchés intérieurs. Cette décision est perçue comme une avancée majeure par les opérateurs, car elle conditionne la régularité des livraisons et la stabilité des prix.  

Dans son intervention, le ministre a tenu à saluer la résilience des opérateurs économiques. Depuis deux mois de Ramadan déjà, ces acteurs se mobilisent pour maintenir un approvisionnement correct du pays. Leur engagement est crucial pour préserver la stabilité sociale, car la disponibilité des denrées conditionne la sérénité des foyers. Le ministre a souligné que cette collaboration entre l’État et le secteur privé est indispensable pour répondre efficacement aux attentes des populations.  

Logistique et résilience des opérateurs

Afin de prévenir toute spéculation, un stock tampon de 25 000 tonnes de sucre a été annoncé. Ce produit, particulièrement sollicité durant le Ramadan, fait l’objet d’une attention particulière. La constitution de cette réserve stratégique vise à garantir la stabilité des prix et à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Cette mesure illustre une anticipation pragmatique face aux réalités du marché et traduit la volonté du Gouvernement de sécuriser l’approvisionnement en produits sensibles.  

Le secteur agricole a également été mis en avant. L’Office du Niger, par l’interprofession riz, a annoncé une disponibilité de 15 000 tonnes de riz. Cette offre locale vient renforcer la capacité nationale à répondre à la demande accrue. Le riz, tout comme le sucre, est un pilier de l’alimentation durant le mois sacré. Sa mise à disposition traduit la complémentarité entre importations et production nationale, une articulation essentielle pour assurer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance extérieure.  

Au terme de cette rencontre, les mesures annoncées dessinent une stratégie globale et coordonnée. Les exonérations fiscales, les efforts sur les hydrocarbures, la constitution de stocks stratégiques et la mobilisation du secteur agricole traduisent une approche intégrée. Le Gouvernement, en partenariat avec les opérateurs économiques, entend garantir un approvisionnement régulier et accessible. L’objectif est clair : permettre aux citoyens de vivre le Ramadan dans la sérénité, loin des inquiétudes liées aux denrées de première nécessité.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

21 janvier 2026 0 comments
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