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Macron et Tebboune
ActuOpinion

Médias français en Afrique : l’affaire algérienne qui redonne raison à l’AES

by Chiencoro 26 janvier 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

La convocation du chargé d’affaires français à Alger après la diffusion d’un numéro controversé de Complément d’enquête ravive les tensions entre la France et l’Algérie. Un épisode qui conforte, aux yeux des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), leur décision d’interdire certains médias français accusés de produire des récits biaisés et politiquement orientés.

L’interdiction de Jeune Afrique au Mali, le 16 janvier 2026 par les autorités maliennes de transition, marque une nouvelle étape dans la confrontation entre les régimes sahéliens et les médias propagandistes. Accusé d’« apologie du terrorisme », de diffamation et de diffusion d’informations « subversives », le magazine panafricain rejette ces charges et dénonce une « atteinte grave à la liberté de la presse ». Cette décision des autorités maliennes traduit une escalade dans la manipulation des récits par les principaux pourvoyeurs des médias, notamment la France et par ricochet les pays européens, qui ne cessent d’utiliser leurs médias contre des pays jugés comme des menaces pour leurs intérêts dans ces pays. 

La convocation du chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger, samedi 24 janvier, après la diffusion d’un numéro de Complément d’enquête consacré à la crise franco-algérienne, dépasse le simple incident diplomatique. Pour les autorités algériennes, l’émission constitue un « tissu de contre-vérités » et une « véritable agression contre l’État algérien, ses institutions et ses symboles ». Un vocabulaire rare, révélateur d’une exaspération qui fait écho à celle exprimée depuis plusieurs mois par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — une confédération née le 6 juillet 2024 à Niamey et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, plusieurs médias français ont été suspendus ou interdits, accusés de produire des contenus biaisés, favorables à Paris et hostiles aux autorités nationales. L’épisode algérien conforte aujourd’hui ces choix politique. Ce que ces États dénoncent comme une stratégie médiatique d’influence apparaît désormais au grand jour dans un conflit ouvert entre deux capitales historiques, Paris et Alger.

Une émission qui met le feu aux relations diplomatiques

Diffusé jeudi sur France 2, le numéro de Complément d’enquête consacré à « la guerre secrète France-Algérie » a provoqué une réaction immédiate d’Alger. Le ministère des Affaires étrangères a estimé que la chaîne publique française avait franchi une ligne rouge en diffusant un programme jugé offensant et provocateur.

Dans son communiqué, Alger pointe la responsabilité directe des autorités françaises, estimant qu’un média de service public ne peut agir sans l’aval, explicite ou tacite, de sa tutelle politique. Plus grave encore, la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, à l’émission est perçue comme une entorse aux usages diplomatiques.

Pour Alger, cette séquence s’inscrit dans une « escalade des menaces anti-algériennes » entretenue par certains cercles officiels français afin de maintenir les relations bilatérales dans un état de tension permanente.

L’AES face aux médias français : une même lecture

Depuis 2023, les pays de l’AES ont pris des mesures drastiques contre RFI, France 24 et d’autres médias occidentaux, accusés de diffuser des récits orientés sur la situation sécuritaire et politique au Sahel. Paris a dénoncé une atteinte à la liberté de la presse. Les gouvernements sahéliens, eux, parlent de souveraineté informationnelle.

Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il ne s’agit pas de censurer le journalisme, mais de neutraliser ce qu’ils considèrent comme des instruments d’influence postcoloniale. L’affaire algérienne renforce leur argumentaire. Si une émission de service public français peut être qualifiée d’« agression » par un État souverain comme l’Algérie, pourquoi les pays du Sahel devraient-ils accepter sur leur territoire des médias jugés partiaux ?

Dans les cercles proches de l’AES, cet épisode est lu comme la preuve que la production audiovisuelle française sur l’Afrique reste marquée par des grilles de lecture politiques héritées de l’histoire coloniale.

Information ou influence ?

La controverse autour de Complément d’enquête interroge plus largement la frontière entre journalisme d’investigation et récit géopolitique. Le programme mettait en scène des acteurs controversés, dont l’influenceur Amir DZ, et revenait sur la décision française de soutenir la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental — un point de rupture majeur avec Alger.

Pour les autorités algériennes, cette mise en récit relève moins de l’enquête que de la construction d’un discours hostile. Une perception partagée par plusieurs pays africains qui estiment que leurs réalités politiques sont souvent filtrées à travers des prismes idéologiques occidentaux.

Dans ce contexte, la suspension de médias français par les États de l’AES apparaît moins comme un acte isolé que comme une réponse politique à ce qu’ils considèrent comme une « guerre narrative ».

Une bataille pour la souveraineté médiatique

Derrière ces tensions se joue une bataille plus large : celle du contrôle du récit. Les gouvernements africains veulent désormais produire leur propre discours sur leurs crises, leurs transitions politiques et leurs choix diplomatiques, sans dépendre des grands médias européens.

L’Algérie, qui dispose d’une longue tradition de méfiance envers les médias français depuis la guerre d’indépendance, rejoint aujourd’hui une posture déjà assumée par les régimes sahéliens. Tous revendiquent un droit à la protection de leur image et de leurs institutions contre ce qu’ils jugent être des campagnes de déstabilisation symbolique.

L’affaire France 2–Algérie agit ainsi comme un révélateur. Elle montre que la question des médias n’est plus seulement journalistique, mais stratégique. Dans un monde où l’information est devenue un champ de bataille, les États africains cherchent à reprendre la main.

Pour les dirigeants de l’AES, cette crise conforte leur décision : interdire certains médias français n’est pas un geste d’isolement, mais un acte de défense politique face à ce qu’ils perçoivent comme une offensive informationnelle.

Une chose est certaine : la liberté de la presse se heurte désormais, en Afrique comme ailleurs, à une revendication croissante de souveraineté narrative. Et ce bras de fer entre Alger et Paris pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre de la relation entre l’Afrique et les médias européens.

Chiencoro Diarra 

26 janvier 2026 0 comments
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Faculte des Lettres et des Sciences humaines de Bamako
A la UneÉducation

Mali : l’abandon de poste des enseignants-chercheurs relance le débat sur la fuite des cerveaux

by Sahel Tribune 26 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Un communiqué du ministère malien de l’Enseignement supérieur dénonçant l’abandon de poste de plusieurs enseignants-chercheurs met en lumière une réalité plus large : la fuite des cerveaux, désormais accélérée par la mobilité académique du système LMD. Entre départs prolongés et expatriations durables, l’université malienne se trouve fragilisée par un phénomène aux causes structurelles profondes.

La récente note du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dénonçant les « nombreux cas d’abandon de poste » dans les universités maliennes met en lumière un malaise plus profond : celui de la mobilité incontrôlée des enseignants-chercheurs, symptôme d’une fuite des cerveaux qui touche l’ensemble du continent africain. Derrière un rappel à l’ordre administratif se dessine une réalité structurelle : la difficulté pour les États à retenir leurs élites intellectuelles dans un contexte de mondialisation du savoir.

Dans son communiqué daté du 22 janvier 2026, le ministre Bourema Kansaye rappelle que l’absence injustifiée des enseignants-chercheurs constitue une violation des obligations statutaires prévues par l’ordonnance de 2017. Il demande aux responsables des institutions d’enseignement supérieur de prendre des mesures disciplinaires et d’identifier les solutions pour faire revenir les agents concernés à leurs postes.

Mais au-delà de la sanction, le document révèle une crise silencieuse du système universitaire malien, fragilisé par les départs prolongés ou définitifs de ses cadres académiques.

Du rêve académique à l’exil professionnel

Longtemps, la fuite des cerveaux africains a été orientée vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Après les indépendances, les États avaient massivement investi dans la formation de leurs élites grâce à des bourses d’études universitaires et post-universitaires à l’étranger. Le retour au pays était alors présenté comme une obligation morale et politique.

Cette logique s’est progressivement fissurée. Faiblesse des salaires, manque d’équipements de recherche, instabilité politique et absence de perspectives de carrière ont poussé de nombreux diplômés à rester dans les pays d’accueil. Le Mali n’a pas échappé à cette dynamique : médecins, ingénieurs, juristes et enseignants-chercheurs ont rejoint les universités et centres de recherche étrangers, souvent sans retour.

Aujourd’hui, le phénomène a changé de forme. Avec la mise en œuvre du système LMD (Licence-Master-Doctorat), conçu pour favoriser la mobilité académique internationale, les départs se sont multipliés sous couvert de formations, de colloques ou de programmes de coopération. Ce qui devait être une mobilité temporaire s’apparente parfois à une expatriation durable.

Le système LMD, accélérateur de mobilité

Le LMD a ouvert les universités africaines aux réseaux internationaux de recherche. Il a permis l’harmonisation des diplômes et facilité l’accès des enseignants-chercheurs à des formations doctorales ou postdoctorales à l’étranger. Mais il a aussi rendu plus fluide la circulation des compétences vers des institutions mieux dotées.

Dans plusieurs établissements maliens, des enseignants partent pour des séjours académiques prolongés sans mécanismes de remplacement efficaces. Résultat : surcharge de travail pour les collègues restés sur place, multiplication des heures supplémentaires et affaiblissement de la qualité de l’enseignement.

Le communiqué ministériel évoque explicitement cette conséquence : l’abandon de poste affecte « la production et la transmission du savoir » et constitue l’une des causes majeures de l’augmentation des heures supplémentaires dans les universités.

Une perte stratégique pour le pays

Selon des estimations internationales, l’Afrique perd chaque année des dizaines de milliers de professionnels hautement qualifiés. Pour certains pays, près d’un tiers du capital humain formé travaille à l’étranger. Ce déséquilibre est particulièrement sensible dans les secteurs stratégiques comme la santé, l’ingénierie et l’enseignement supérieur.

Au Mali, cette hémorragie intellectuelle fragilise la souveraineté scientifique et ralentit la formation des nouvelles générations. Les universités deviennent dépendantes de vacataires ou de coopérations extérieures, tandis que la recherche locale peine à se structurer.

Socialement, le phénomène nourrit un sentiment d’injustice : l’État finance la formation de cadres qui mettent ensuite leurs compétences au service d’autres économies.

Entre contrainte et réformes nécessaires

La réponse administrative du ministère – sanctions disciplinaires et rappel à l’ordre – traduit une volonté de restaurer la discipline dans les institutions universitaires. Mais elle pose aussi la question des solutions de fond.

Peut-on retenir durablement les enseignants-chercheurs sans améliorer leurs conditions de travail ? Plusieurs experts estiment que la lutte contre la fuite des cerveaux passe par une revalorisation des carrières universitaires, des investissements dans les laboratoires, et une meilleure reconnaissance sociale du métier d’enseignant-chercheur.

D’autres plaident pour une logique de « circulation des cerveaux » plutôt que d’exode : partenariats internationaux, co-direction de thèses, enseignement à distance, missions temporaires de la diaspora scientifique au pays.

À travers ce communiqué, les autorités maliennes rappellent que l’université est un pilier de la souveraineté nationale. Dans un contexte de refondation institutionnelle, la maîtrise du capital humain devient un enjeu stratégique aussi important que la sécurité ou l’économie.

La fuite des cerveaux n’est plus seulement une question individuelle de carrière, mais un défi collectif pour l’avenir du pays. Entre mobilité académique et abandon de poste, la frontière est parfois ténue. 

A.D

26 janvier 2026 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneLes démystificateurs du Sahel

De la caverne de Platon aux big data : sommes-nous encore libres de voir le réel ?

by Fousseni TOGOLA 25 janvier 2026
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

À partir de l’allégorie de la caverne de Platon, cette tribune interroge notre rapport contemporain aux big data et aux images numériques. Entre illusion et réalité, elle invite à une lecture critique des technologies qui façonnent nos perceptions et pose une question centrale : sommes-nous encore capables de voir le monde autrement que par ses reflets chiffrés ?

Par bien des aspects, notre époque semble avoir donné raison à Platon. Il y a près de 2 500 ans, dans La République, le philosophe grec racontait l’histoire d’hommes enchaînés dans une grotte depuis leur naissance. Face à un mur, ils ne percevaient du monde que des ombres projetées par un feu qu’ils ne voyaient jamais. Pour eux, ces ombres constituaient la seule réalité possible. Leurs geôliers n’étaient pas seulement des surveillants : ils étaient aussi des illusionnistes, fabricants d’images et de croyances.

Dans cette célèbre allégorie de la caverne, Platon montre comment l’homme peut être maintenu dans la passivité par une réalité fabriquée, au point de perdre toute volonté de s’en libérer. Hypnotisés par un flot permanent d’images, les prisonniers finissent par confondre apparence et vérité. Aujourd’hui, cette parabole résonne avec une troublante actualité.

Quand les big data deviennent nos nouvelles ombres

À l’ère des big data, des algorithmes et des écrans omniprésents, nous sommes peut-être plus enchaînés que jamais à des représentations du monde qui se substituent au monde lui-même. Nous vivons dans un miroir déformant, une « glace sans tain » — pour reprendre  une expression de Marc Dugain et Christophe Labbé, dans l’Homme nu —  où le reflet numérique de la réalité prend progressivement le pas sur l’expérience directe.

Le chiffre, la statistique, l’indicateur sont devenus des autorités. Ils prétendent dire le vrai sur nos comportements, nos émotions, nos sociétés. Mais la réalité qu’ils décrivent n’est jamais qu’une construction. En encodant le monde, les big data tissent une toile entre nous et le réel, filtrant ce que nous voyons, ce que nous ressentons et même ce que nous croyons.

Platon faisait dire à l’un de ses prisonniers : « Et si on l’obligeait à regarder le feu lui-même, ses yeux ne lui feraient-ils pas mal ? Ne voudrait-il pas se détourner pour revenir à ce qu’il est dans ses forces de regarder ? » Autrement dit : la vérité fait parfois mal. Elle exige un effort, une rupture avec le confort des illusions.

Le danger d’une humanité réduite à des données

La promesse technologique est celle de la prévisibilité : tout mesurer, tout anticiper, tout contrôler. Mais cette logique heurte ce qui fait la singularité humaine : l’émotion, l’imprévisible, le contradictoire, l’irrationnel parfois.

Les big data ne savent pas modéliser la peur, la dignité, l’humiliation, l’espérance. Elles ignorent la part invisible de l’homme. En réduisant les sociétés à des tableaux de bord, on risque de transformer des peuples en objets statistiques et les citoyens en profils numériques.

Pour l’Afrique, cet enjeu est crucial. Le continent est à la fois un laboratoire technologique et un espace de fortes vulnérabilités informationnelles. La dépendance aux plateformes, aux narrations venues d’ailleurs et aux chiffres produits hors contexte peut fabriquer une nouvelle forme de caverne : une réalité importée, projetée, souvent éloignée des vécus locaux.

Sortir de la caverne numérique

Sortir de la caverne, aujourd’hui, ne signifie pas rejeter la technologie. Cela signifie la soumettre à la « raison critique » en référence au « rationalisme critique » de Karl Popper. Refuser que les algorithmes deviennent des oracles. Réhabiliter l’expérience humaine face à la donnée brute. Redonner à l’éducation, à la philosophie, au débat public leur fonction émancipatrice.

Platon nous rappelait que la liberté commence par un acte douloureux : celui de détourner le regard des ombres pour affronter la lumière. De même, notre époque doit accepter l’inconfort de la complexité contre la facilité des chiffres.

La question n’est donc pas seulement technologique. Elle est politique, culturelle et morale : voulons-nous comprendre le monde, ou seulement consommer ses images ?

La prophétie de Platon est en train de se réaliser sous nos yeux. Non plus dans une grotte, mais dans des flux de données, des écrans et des narrations automatisées. L’illusion n’est plus imposée par des geôliers visibles, mais par des systèmes que nous alimentons nous-mêmes.

Reste une responsabilité individuelle et collective : ne pas confondre l’ombre avec la chose, la statistique avec la vie, le modèle avec l’homme. Car une société qui abdique sa capacité à voir le réel abdique aussi sa liberté.

F. Togola 

25 janvier 2026 0 comments
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Mikailou Cisse
Opinion

Dans la peau d’un citoyen : des vœux pour la paix et la souveraineté du Mali

by Mikailou Cissé 24 janvier 2026
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Dans ce texte de vœux symboliques, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée,  adopte la posture d’un citoyen ordinaire pour s’adresser au Président de la République. À travers un regard à la fois républicain, social et sécuritaire, il exprime les attentes d’un peuple confronté aux défis de la souveraineté, de la sécurité et de la relance du monde rural, tout en formulant une espérance collective pour l’année 2026.

Monsieur le Président,

En ce seuil d’année nouvelle, alors que la Nation se recueille autour de ses institutions, permettez qu’un citoyen malien vous adresse des vœux empreints de respect, de reconnaissance et d’espérance partagée. En tant que chef suprême de l’autorité politique et des Forces de défense et de sécurité, vous incarnez aujourd’hui le visage de la souveraineté nationale.

L’État se manifeste à son peuple à travers ceux qui portent l’uniforme. C’est là que la République éprouve la solidité de son socle régalien et que la Nation mesure la fragilité de sa souveraineté, jamais définitivement acquise.

La relance agricole comme acte de souveraineté

L’année écoulée a été marquée par une épreuve profonde pour les campagnes. Terres ancestrales menacées, marchés étouffés, savoir-faire interrompus : l’économie rurale, pilier du Mali, a subi de plein fouet les effets d’une conflictualité persistante.

Ce sont les villages, souvent silencieux dans le débat public, qui ont payé le tribut le plus lourd. Le contrat social y apparaît fragilisé, exposant l’urgence d’une réponse politique fondée sur la protection des plus vulnérables.

Au cœur de cette crise se dessine pourtant une évidence : la renaissance du Mali passe par son monde rural. Relancer l’agriculture, sécuriser les axes, restaurer la mobilité et les marchés n’est pas seulement une option économique, mais une praxis de souveraineté.

La terre doit redevenir matrice de stabilité et de dignité. Une politique agricole forte constitue aujourd’hui un levier de résilience nationale et un rempart contre l’implosion sociale.

Les FAMa, d’une posture défensive à une affirmation nationale

Dans ce contexte, les Forces armées maliennes ont connu une transformation notable. Leur présence accrue sur le territoire et leur adaptation à une guerre asymétrique traduisent une volonté claire : que la sécurité émane du peuple pour protéger les citoyens.

Leur combat dépasse le champ strictement militaire. Il engage la survie de la République et la transmission d’une patrie debout aux générations futures.

Cette dynamique appelle également les élites religieuses et sociales à un devoir de clarté. Les villes doivent rester des foyers de cohésion et de parole responsable. Toute ambiguïté fragilise l’unité nationale ; toute parole juste devient un rempart moral aussi décisif que les armes.

La République se défend par l’action, mais aussi par les consciences.

Un horizon commun pour 2026

Monsieur le Président, ces vœux sont un encouragement à poursuivre la restauration de l’État, à renforcer le lien armée-peuple et à faire de la protection des plus vulnérables la mesure de la légitimité politique.

Puisse 2026 être l’année :

  • du renforcement de l’unité nationale,
  • de l’apaisement des campagnes,
  • de la relance agricole comme levier souverain,
  • de la réouverture des axes ruraux,
  • et d’une économie tournée vers le peuple laborieux.

Que l’État, l’armée et la Nation avancent ensemble, conscients que la souveraineté n’est pas une abstraction, mais une pratique quotidienne.

Tels sont, Monsieur le Président, les vœux d’un citoyen qui croit toujours à un Mali souverain, réconcilié avec ses campagnes et ouvert sur le monde.

Mikaïlou Cissé

24 janvier 2026 0 comments
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Festival Ogobagna 2026
A la UneSeko ni Donko

Ogobagna 2026 : plus de 30 000 visiteurs pour célébrer la diversité culturelle du Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Du 26 janvier au 1er février 2026, Bamako accueillera la 11ᵉ édition du festival Ogobagna sur la Place du Cinquantenaire. Pendant sept jours, la capitale malienne se muera en un espace de rencontres et de célébrations, où traditions et modernité dialogueront. L’événement, considéré comme l’un des plus ambitieux depuis sa création, réunira des communautés venues de toutes les régions du Mali et de la sous-région pour mettre en avant la culture comme vecteur de paix et de cohésion.  

Cette édition se distingue par son thème central : « Cultures du Mali : dialogue, créativité, résilience pour un développement durable ». Les organisateurs veulent démontrer que la culture peut être une réponse aux défis sociaux, économiques et sécuritaires du pays. En plaçant le patrimoine au cœur des solutions, Ogobagna 2026 ambitionne de renforcer la cohésion nationale et de promouvoir une vision durable, où les savoirs endogènes deviennent des leviers de stabilité et de progrès.  

La culture comme moteur de résilience

Le président de la Commission d’organisation, le Pr Pierre Togo, a souligné que le festival doit constamment se réinventer. Après dix éditions jugées concluantes, Ogobagna est désormais présenté comme un espace d’accompagnement du Mali dans sa quête de stabilité et de développement. L’événement s’appuie sur des valeurs culturelles partagées pour consolider la confiance collective et offrir une plateforme où traditions et innovations se rencontrent.  

Le vivre-ensemble sera au cœur de cette édition. La parenté à plaisanterie, les chefferies traditionnelles, les rituels et les savoirs ancestraux seront mis en avant pour diffuser un message de tolérance et de solidarité. Ces pratiques, profondément ancrées dans l’histoire du Mali, serviront de vecteur pour rappeler l’importance du dialogue interculturel et de la fraternité. Les visiteurs pourront ainsi découvrir des expressions culturelles porteuses de paix et de cohésion sociale.  

Les Bozos à l’honneur

Grande nouveauté de cette 11ᵉ édition, la communauté Bozo a été désignée invitée d’honneur. Ce choix symbolique constitue une reconnaissance majeure de leur patrimoine culturel. Les Bozos, peuple intimement lié aux fleuves du Mali, bénéficieront d’un programme spécifique mettant en lumière leurs traditions. Danses, courses de pirogues et diverses animations culturelles seront proposées, tandis qu’un quartier Bozo entièrement dédié sera aménagé sur le site du festival.  

À travers cette mise en avant, Ogobagna 2026 souhaite valoriser l’histoire et les savoir-faire de cette communauté. Les Bozos y voient une opportunité de sauvegarde et de transmission de leur patrimoine auprès des jeunes générations. Leur présence renforcera la diversité culturelle du festival et illustrera l’importance des communautés fluviales dans la construction de l’identité nationale.  

Une cité culturelle éphémère

Fidèle à son identité, Ogobagna 2026 prendra la forme d’une cité culturelle éphémère. Plusieurs espaces symboliques seront installés, notamment la place du Hogon, le Toguna, le quartier des Tamasheks et un musée consacré aux patrimoines nationaux. La place du village, la grande scène, le carré des restaurants et des espaces dédiés à la médecine traditionnelle compléteront le dispositif.  

Un espace de soins et de dépistage des maladies chroniques sera également opérationnel, tout comme des zones éducatives destinées aux enfants et aux jeunes. Ces espaces permettront de sensibiliser les nouvelles générations à l’importance de la culture et de la transmission des savoirs. En parallèle, des activités de renforcement de capacités seront organisées au profit des artisans, afin de soutenir leur rôle dans la préservation et la valorisation du patrimoine.  

Une mobilisation nationale et internationale

Une affluence importante est attendue pour cette édition. Plus de 30 000 visiteurs sont annoncés sur l’ensemble de la semaine, ainsi que près de 200 festivaliers venus de l’intérieur du pays. Cette mobilisation témoigne de l’intérêt croissant pour le festival, qui s’impose comme un rendez-vous majeur de la scène culturelle malienne et régionale. Les organisateurs misent sur cette dynamique pour renforcer l’impact social et économique de l’événement.  

Placée sous le parrainage du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’édition 2026 bénéficie du soutien de partenaires nationaux et internationaux. Les médias engagés accompagneront également l’événement pour assurer sa visibilité. Ogobagna 2026 s’annonce ainsi comme une édition de référence, où la culture sera célébrée comme un vecteur de paix, de résilience et de développement durable, au cœur de Bamako.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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concession d’Énergie du Mali (EDM-SA)
ActuÉconomie

Mali : trois ans de plus pour réformer en profondeur la distribution de l’électricité

by Sahel Tribune 23 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, le gouvernement malien a décidé de proroger de trois ans la concession d’Énergie du Mali (EDM-SA), une mesure présentée comme un levier de stabilisation du secteur électrique et de poursuite des réformes engagées pour améliorer durablement le service public.

Réuni en Conseil des ministres le vendredi 23 janvier 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, le gouvernement malien a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°004 au contrat de concession du service public de l’électricité. Une décision qui s’inscrit dans la stratégie de redressement du secteur énergétique, considéré comme l’un des piliers du développement économique et social du pays.

Signé initialement le 21 novembre 2000 entre l’État malien et la société Énergie du Mali (EDM-SA) pour une durée de vingt ans, le contrat de concession arrive à un tournant décisif. Face aux difficultés structurelles du secteur — déséquilibre financier, insuffisances opérationnelles et pression croissante de la demande — les autorités ont engagé, depuis plusieurs années, une série de réformes destinées à assurer la viabilité du service public de l’électricité.

Une réforme pour restaurer l’équilibre du secteur

Au cœur de cette politique figure un Plan de redressement financier et opérationnel, dont l’objectif principal est de combler l’écart entre les coûts réels de production et les revenus d’EDM-SA. Un chantier complexe mais jugé indispensable par le gouvernement pour garantir un approvisionnement durable en électricité à l’ensemble des populations.

La prorogation de la concession pour une durée supplémentaire de trois ans à compter du 21 novembre 2025 apparaît ainsi comme une mesure transitoire de stabilisation. Elle vise à offrir un cadre juridique sécurisé à l’opérateur public tout en permettant à l’État de poursuivre les réformes structurelles engagées dans le secteur énergétique.

Le nouveau décret modifie l’article 5 du contrat de concession en supprimant notamment certaines prérogatives du concessionnaire en matière de travaux. Cette évolution traduit la volonté des autorités de renforcer le pilotage stratégique de l’État dans les investissements structurants, afin de mieux contrôler les coûts, améliorer la qualité du service et garantir la transparence dans la gestion des infrastructures électriques.

La réforme du secteur de l’électricité ne se limite pas à une prorogation administrative, mais s’inscrit dans une logique de meilleure gouvernance et de responsabilisation des acteurs.

L’électricité, enjeu central de souveraineté économique

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques, l’accès à une électricité fiable est devenu un enjeu de souveraineté nationale. Le gouvernement entend faire du secteur énergétique un levier de croissance, mais aussi un facteur de cohésion sociale, en réduisant les inégalités d’accès entre zones urbaines et rurales.

Cette décision du Conseil des ministres confirme ainsi la priorité accordée par les autorités de la Transition à la modernisation des services publics essentiels. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à bâtir un État plus efficace, capable d’assurer les besoins fondamentaux des populations tout en préparant l’avenir énergétique du pays.

La prorogation de la concession d’EDM-SA ne constitue pas une fin en soi, mais une étape dans un processus de transformation du secteur. Le gouvernement assure vouloir poursuivre les réformes structurelles, renforcer les mécanismes de contrôle et améliorer la performance globale du service public de l’électricité.

À travers cette mesure, les autorités maliennes affichent leur détermination à conjuguer stabilité institutionnelle et réforme économique, dans un domaine stratégique pour le développement du Mali.

A.D

23 janvier 2026 0 comments
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camions bennes basculantes
A la UneClimat et environnement

Mali : l’État fait confiance à Toguna Motors pour moderniser la voirie de Bamako

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

En confiant à l’entreprise malienne Toguna Motors la fourniture de nouveaux camions pour la Mairie du District de Bamako, les autorités de transition réaffirment leur engagement en faveur du « produire local ». Un contrat stratégique qui illustre la volonté du Mali de miser sur ses propres acteurs industriels pour moderniser ses services publics et consolider sa souveraineté économique.

Le gouvernement malien poursuit sa politique de valorisation du savoir-faire national. Réuni en session ordinaire le vendredi 23 janvier 2026, le Conseil des ministres, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a approuvé un important marché public portant sur l’acquisition de camions ampli-rolls et de camions bennes basculantes au profit de la Mairie du District de Bamako.

Attribué à Toguna Motors, entreprise malienne pionnière dans l’assemblage et la distribution de véhicules lourds, ce contrat d’un montant global de 508,83 millions de F CFA TTC, avec un délai de livraison de 90 jours, illustre la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles des services urbains tout en soutenant l’industrie nationale.

Un choix stratégique en faveur de l’économie locale

Selon le communiqué du Conseil, cette acquisition vise à améliorer les performances de la Direction des services urbains de voirie et d’assainissement, en dotant la capitale d’équipements modernes et adaptés à la gestion des déchets. L’enjeu est de taille : Bamako, en pleine expansion démographique, doit relever le défi d’une urbanisation rapide et d’une pression croissante sur les infrastructures.

En confiant ce marché à un acteur local, le gouvernement entend également stimuler la production industrielle nationale et favoriser la souveraineté économique dans un secteur longtemps dominé par les importations étrangères.

« L’exécution de ce marché permettra de renforcer les capacités techniques et opérationnelles de la Direction des Services urbains de Voirie et d’Assainissement de la Mairie du District de Bamako. », précise le communiqué du Conseil des ministres.

Toguna Motors, fleuron industriel malien

Fondée en 2015, Toguna Motors s’est imposée en moins d’une décennie comme le leader malien de la commercialisation et de l’assemblage de véhicules lourds et utilitaires. Filiale du Groupe Toguna, dirigé par Malla Nantoumé, l’entreprise a débuté par la mécanisation agricole avant de se diversifier vers le BTP, les mines, le transport et l’énergie.

Basée à proximité de l’aéroport de Sénou à Bamako, Toguna Motors emploie plusieurs centaines de personnes et dispose d’un atelier moderne de maintenance et de stockage de pièces détachées. Ses partenariats stratégiques avec des constructeurs internationaux tels que Sinotruk (Howo), Lovol, Shantui ou GWM lui permettent de proposer une gamme variée : tracteurs, camions, SUV, pick-up, et désormais véhicules électriques — un secteur où elle joue un rôle pionnier au Mali.

Innovation et engagement national

L’entreprise revendique une approche centrée sur l’innovation, la durabilité et l’emploi local. Ses équipements, adaptés aux conditions climatiques et routières du pays, offrent une alternative performante et accessible aux importations coûteuses. Toguna Motors incarne la vision d’un Mali industriel, tourné vers l’efficacité et la création d’emplois qualifiés.

L’accord signé avec la Mairie du District de Bamako s’inscrit donc dans une dynamique de partenariat public-privé, où l’expertise locale est mise au service de la modernisation urbaine. En soutenant Toguna Motors, les autorités maliennes confirment leur engagement à faire émerger des champions nationaux capables de répondre aux besoins de développement du pays.

Cette collaboration entre l’État et Toguna Motors dépasse la simple transaction commerciale. Elle traduit la volonté politique de renforcer la résilience économique du Mali et d’encourager l’investissement national. À travers ce type de projets, le gouvernement affirme une orientation claire — faire du « produit malien » un levier de développement durable et d’autonomie stratégique.

Avec cette nouvelle commande publique, Bamako se prépare à une gestion plus efficace de ses infrastructures urbaines, tandis que Toguna Motors consolide sa place de pilier industriel dans le paysage économique du pays.

Chiencoro Diarra

23 janvier 2026 0 comments
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