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Sortie de la 3ème cohorte du SNJ
ActuSécurité

Sortie de la 3e cohorte du SNJ : « nous ne faisons que lier l’acte à la parole », dixit le président Goïta

by Sahel Tribune 2 février 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La première promotion des fonctionnaires, ayant bénéficié la formation militaire obligatoire, dans le cadre du Service national des jeunes (SNJ), ont bouclé leur session. Ils ont été présentés, ce jeudi 2 février 2023, au drapeau national.

C’est une première au Mali. Les admis de la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales, envoyés, il y a six mois, dans le camp de Bapho, à Ségou, pour leur formation militaire obligatoire au service national des jeunes (SNJ), ont achevé leur session avec brio. En mars 2022, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta avait indiqué que la formation commune de base est désormais un passage obligé pour tous les nouveaux fonctionnaires, avant qu’ils ne rejoignent leurs lieux de déploiement dans le cadre de l’administration.

Des ambassadeurs du SNJ

Il a fallu attendre juste six (6) mois pour voir cette instruction mise en exécution par les membres du gouvernement. En août 2022, cette 3e cohorte, constituée de fonctionnaires admis à la fonction publique de l’État et des Collectivités, a pris le départ pour leur lieu de formation, à Ségou. Disons donc que le Président a su lier l’acte à la parole.

Cette promotion de fonctionnaires, ayant suivi une formation militaire obligatoire, vient d’être présentée au drapeau national. Selon le chef de l’État, « en présentant ce matin au drapeau national, emblème de la patrie, ces jeunes recrus de la fonction publique, nous ne faisons que lier l’acte à la parole ».

Dans son allocution, le directeur du Service national des Jeunes a précisé que l’effectif de cette promotion s’élève à 784 recrus, désormais formés sur les services clefs du maniement des armes. Il rassure que ces recrus sont désormais prêts à servir partout où ils seront appelés à travailler. Car ils sont désormais des ambassadeurs du SNJ, aptes à servir dans l’administration publique et à défendre la patrie, a rassuré le ministre de la Jeunesse, des Sports, chargée de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher.

« Préserver les acquis de la formation militaire »

Ces recrus sont le fruit de la promesse du président de la transition, il y a dix mois, à l’occasion de la sortie de la 2e cohorte du SNJ, a souligné le ministre, qui a saisi l’occasion pour rappeler les objectifs de ce service, qui apparaît comme une lueur d’espoir qui fera de la souveraineté retrouvée du Mali une réalité tangible.  

Cette formation, a expliqué le ministre Mossa Ag Attaher, permettra l’émergence de citoyens patriotes, attachés aux valeurs de la Nation. Car, dit-il, les trois principes, qui guident l’action gouvernementale, sont ancrés en chacun de ces recrus.

Dans une interview accordée à la presse, le président de la transition a invité ces recrus à « préserver les acquis de la formation militaire, qui est la discipline, la ponctualité, la rigueur et surtout la loyauté. Aussi il leur appartient désormais de défendre les trois principes qui guident désormais l’action publique en territoire du Mali, à savoir, le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien dans les prises de décision. »

Grande satisfaction des recrus

Au cours de cette cérémonie de sortie de promotion, les recrus ont été invités à toujours défendre l’intérêt supérieur de la Nation.

À l’issue du chant des recrus, invitant les Maliens à l’union sacrée autour de la patrie, le major de la promotion, Boubacar Aly Touré, technicien supérieur des grands travaux publics, a été présenté au public. Cette présentation a été suivie par un défilé militaire. Ce qui a mis fin à cette cérémonie consacrant le retour de ces recrus dans leur service respectif.  

Cette formation, a souligné le ministre, doit sa réussite à une synergie d’action entre les membres du Gouvernement, mais aussi entre les instructeurs. Les recrus se sont réjouis de la qualité et de la nécessité d’une telle formation.

C.D

2 février 2023 0 comments
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Le Premier ministre du Burkina Faso
ActuPolitique

Le Premier ministre burkinabè : « Dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens »

by Mohamed Camara 1 février 2023
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, le chef du gouvernement de la transition du Burkina Faso, est arrivé à Bamako pour une visite de travail de 24 heures. Il a été reçu par le président malien de la transition, ce mercredi 1er février 2023. À l’issue de cette rencontre, il a déclaré à la presse que le Burkina Faso bénéficie de l’appui du Mali en matière de lutte contre le terrorisme.

Un poigné de mains très chaleureux, des accolades interminables, des larges sourires, des deux chefs du gouvernement devant les caméras des médias, sous les fanfares triomphales des militaires, l’ambiance était amicale à l’aéroport international de Bamako, ce mardi en début de soirée.

« Depuis l’avènement au pouvoir du président Assimi Goita, le Mali fait la fierté de toute l’Afrique indépendante », a témoigné le chef du gouvernement burkinabé aux micros des journalistes.

Drapeaux malien et burkinabé 

Le PM du Faso, qui a fait une escale de quelques heures à Lomé, a témoigné de la fierté de son homologue Cheffe du gouvernement togolaise sur la transition malienne.

Un jeune malien de nom d’Ibrahim Cissé a fait le trajet Bamako-Ouagadougou à pied, « pour nous présenter les drapeaux malien et burkinabé », selon Joachim Apollinaire, qui précise que le jeune homme appelle les deux pays à la fédération. Un acte qui aurait marqué le Premier ministre du pays des hommes intègres.

Le Premier ministre est revenu au Mali avec le jeune malien à Bamako, sous l’approbation de son président, Capitaine Ibrahim Traoré. Cela en vue « montrer que nous sommes fiers de l’acte qu’il a posé », a laissé entendre M. Joachim.

Rencontre avec le Président de la transition

Le PM du Burkina Faso est donc dans la capitale malienne afin de discuter de ce projet de « fédération », proposé par le jeune Cissé, avec son homologue malien, Choguel Kokala Maiga, et le Chef de la Diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, qui selon lui, sont des « panafricanistes convaincus. »

« Nous sommes conscients que, ce que nos devanciers n’ont pas pu faire, nous n’avons pas d’excuse pour ne pas le faire. En tout cas pour ne pas le tenter », martèle-t-il, avant de faire mention de la feuille de route qui lui a été transmise par le chef de la Transition burkinabé, Capitaine Ibrahim Traoré. « Tant que nous restons isolés, nous sommes fragiles. Si nous nous mettons ensemble, nous aurons une puissance de frappe beaucoup plus décisive », a-t-il déclaré, après son audience, ce mercredi avec le président Goïta.

Selon Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, le Mali et le Burkina Faso ont trop longtemps regardé ailleurs au lieu de se regarder. Alors que les deux pays ont des similitudes, des défis et un destin commun. Selon ses explications, les aspirations des peuples burkinabè et maliens, c’est la paix, la sécurité et le développement. « Nous avons compris que, isolément, il est difficile de réaliser ces données. Alors qu’ensemble nous pouvons davantage réaliser et beaucoup plus facilement. Dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens. Ce qui sème maintenant la panique au niveau des terroristes », a-t-il affirmé.

Mohamed Camara             

1 février 2023 0 comments
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Boris Pistorius, ministre allemand de la Défense.
ActuSécurité

Mali : la présence des militaires allemands, une « perte de temps et d’argent »

by Sahel Tribune 1 février 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

L’Allemagne remet en cause le déploiement de ses troupes au Mali. Selon le nouveau ministre de la Défense, Boris Pistorius, la présence des militaires allemands sur le sol malien est une «perte de temps et d’argent, notamment pour les militaires qui mettent en péril leur vie loin de leurs familles et de leurs amis ».  Dans cette déclaration à la presse, ce mercredi 1er février 2023, le ministre de la Défense indique que « Rester au Mali jusqu’en mai 2024 n’est absolument pas pertinent dans les conditions actuelles ».

Boris Pistoriu, qui s’exprimait dans une interview accordée au quotidien « Süddeutsche Zeitung », annonce un voyage au Mali dans les prochaines semaines en vue de visiter les troupes de la Bundeswehr stationnées dans le pays.

La rédaction

1 février 2023 0 comments
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Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l'Union africaine
Actu

Moussa Faki Mahamat : « Nous sommes venus aujourd’hui faire le point avec les autorités de la transition »

by Chiencoro 31 janvier 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a séjourné au Mali du 29 au 31 janvier 2023. L’objectif était de faire le point avec les autorités maliennes des étapes franchies.

Pour la troisième fois consécutive, depuis le début de la Transition, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, séjourne au Mali, dans le cadre des consultations périodiques entre l’union et le Mali. Arrivé dans ce pays sahélien, le 29 janvier 2023, pour une visite de 72 h, l’ex-ministre tchadien des Affaires étrangères repart du Mali rassurer, après avoir rencontré les plus hautes autorités de l’État.

La situation en Afghanistan

A sa sortie d’audience avec le président de la transition, ce mardi 31 janvier 2023, Moussa Faki Mahamat a précisé : « Nous sommes venus aujourd’hui faire le point avec les autorités de la Transition sur les étapes franchies et nous sommes heureux de constater que des progrès réels ont été accomplis par la transition malienne ».

Le Premier ministre du gouvernement de transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, lui a fait savoir les réformes politiques et institutionnelles déjà réalisées et celles en cours dans le pays, à la suite des Assises nationales de la refondation. « La résolution durable de la crise qui affecte notre pays depuis plusieurs années nécessite un changement de paradigme », a déclaré le Premier ministre dans son allocution.

Le PM a rappelé, en vue de prouver la pertinence des réformes en cours, la situation en Afghanistan, « un pays qui a régulièrement organisé des élections pendant 20 ans, sans que cela résolve durablement les problèmes structurels. Ses partenaires occidentaux ont fini eux-mêmes par en faire le constant en l’abandonnant à son triste sort ». Les réformes vont donc se poursuivre pour la naissance du Mali Kura.

L’Union africaine interpellée

Moussa Faki Mahamat a saisi cette occasion pour appeler à « l’intensification des efforts pour la revitalisation de l’accord de paix et de réconciliation de 2015, de façon consensuelle, à la mobilisation des ressources techniques et financières pour soutenir le processus électoral ».

Le gouvernement lui a donné l’assurance que l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger sera mis en œuvre, « en capitalisant les progrès réalisés à l’issue des dernières réunions du Comité de Suivi de l’Accord et de la Réunion décisionnelle de haut Niveau tenue en septembre 2022 ». Quant aux élections, Dr Choguel Kokalla Maïga a précisé que « la Transition dans notre pays ne saurait se résumer à une question d’élection et d’alternance au sommet de l’État ». Et de rassurer : « Loin de moi, l’idée selon laquelle les élections ne sont pas importantes, mais face à une crise de l’ampleur de celle que nous connaissons, les élections doivent être précédées de réformes appropriées ».

Toutefois, le gouvernement malien a exhorté le soutien de l’Union africaine en vue de consolider ses efforts, « à les amplifier à travers un soutien franc et robuste aux plans politique, technique et financier ». Aussi, lui a-t-il invité à la « levée des sanctions qu’elle a imposée à notre pays le 14 janvier 2022, suite à l’endossement de celles de la CEDEAO prises le 09 janvier 2022 » et à la « réintégration du Mali au sein des instances de l’Union Africaine ».

Cette visite a été l’occasion de réaffirmer le soutien de l’Union africaine « au succès de la transition et notre désir ardent de voir la solidarité africaine s’exprimer en faveur de ce pays ».   

Chiencoro Diarra

31 janvier 2023 0 comments
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Semaine de la Justice
ActuSécurité

« Semaine de la justice » : briser le mur de glace entre les acteurs et les justiciables  

by Cheickna Coulibaly 30 janvier 2023
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Les activités de la 1re édition de la Semaine de la justice ont été lancées, le 23 janvier 2023, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a invité à briser le mur de glace qui existe entre les acteurs et les justiciables.

En vue de mieux faire connaitre l’Institution judiciaire, vaincre le déficit criant d’informations et instaurer plus de confiance entre la justice et le justiciable, une initiative dénommée « Semaine de la justice » a vu le jour au Mali. À travers cette initiative, les organisateurs entendent rendre la justice plus proche des citoyens, les informer sur leurs droits et promouvoir la bonne distribution de la justice.

Selon le président de la Commission d’organisation, non moins secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Dr Boubacar Sidiki Diarrah, la Semaine de la justice est destinée aux citoyens, aux étudiants et aux professionnels de la justice. Elle a été concrétisée sur les instructions du ministre Mamoudou Kassogué, suivant Décision n° 2022/MJDH-SG du 10 octobre 2022, qui salue cette initiative.

Institutionnaliser la Semaine de la Justice  

Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux déplore l’existence d’un « mur de glace entre les acteurs et les justiciables qu’il faut impérativement briser ». Selon ses explications, « la justice serait mieux acceptée si les citoyens ont accès aux informations dont ils ont besoin pour comprendre les mécanismes à travers lesquels elle est rendue, notamment la juridiction compétente, la procédure suivie devant elle, les frais de justice, les voies de recours et les voies par lesquelles la décision définitive peut recevoir exécution ».

Pour le premier responsable du département de la Justice, nul doute la justice « fait sa mue doucement, mais sûrement » pour le bonheur des justiciables et du public. « Nous sommes engagés à l’imprimer un rythme rationnel de nature à asseoir davantage sa crédibilité et sa respectabilité par une saine et bonne distribution, tout en mettant en exergue la reddition de compte, la critique, l’autocritique pour améliorer le service », assure-t-il avant d’annoncer la volonté du gouvernement malien, à travers son département, d’institutionnaliser la Semaine de la Justice.

« Les discours ne sauraient suffire »

Lors de l’ouverture de la rentrée judiciaire session 2023, le président malien de la transition, le colonel Assimi Goïta, président du Conseil supérieur de la magistrature, avait rappelé que « face à la soif de justice du peuple malien, les discours ne sauraient suffire ». Il avait donc souligné la nécessité pressante de poursuivre la réforme déjà entamée dans le secteur de la Justice. Le « changement tant souhaité doit être porté collectivement par une prise de conscience générale », avait-il indiqué dans son allocution d’ouverture.

Les défis auxquels la justice malienne est confrontée ainsi que la revalorisation de l’appareil judiciaire en vue de le rendre plus performant et efficace étaient au cœur des préoccupations au cours de cette session annuelle.

Cheickna Coulibaly

30 janvier 2023 0 comments
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ActuOpinion

Vie de couple : la rupture amoureuse, une expérience ou un échec ?

by Hawa Diaby 30 janvier 2023
written by Hawa Diaby 6 minutes read

Rompre avec la personne sur laquelle l’on comptait construire notre avenir est une dure épreuve que traversent bon nombre de personnes. Pourtant, la rupture amoureuse est d’autant plus une expérience qu’un échec.

« La plupart des gens voient la rupture amoureuse comme un échec alors qu’elle est plus que ça ». La conception du couple stable, à long terme, fait partie des standards omniprésents que la société tente de normaliser. La culture et la socialisation influencent notre représentation du couple et suggèrent implicitement que la rupture est un échec.

A. Dembélé, étudiant en Gestion administrative, explique avoir vécu une relation qu’il comparait, au début, à l’amour entre Roméo et Juliette. Roméo et Juliette est une tragédie de William Shakespeare qui décrit l’histoire de deux jeunes qui s’aimaient malgré la haine existant entre leur famille. Malheureusement, les deux jeunes vont connaitre un destin funeste. Car ils vont tous les deux mourir.

« M’éloigner de tout et de tout le monde »

Au début de la relation de M. Dembélé, « tout était magnifique. Nous planifions même déjà notre futur. Notre attachement était vraiment solide ». Mais ironie du sort, le jeune Dembélé découvre très vite la face cachée de sa dulcinée. « J’ai préféré en finir une bonne fois, car la trahison était énorme », déplore-t-il.

À travers cette rupture, « je me suis senti trahi, abandonné et délaissé dans mon pitoyable sort. Je pensais que tout le monde était contre mon bonheur. Je n’avais qu’une seule envie : m’éloigner de tout et de tout le monde ». Comme cela est de coutume dans les sociétés maliennes, après des disputes entre conjoints, les tentatives de réconciliation se multiplient et s’accentuent. Rares sont les couples qui réussissent à résister à ces nombreux médiateurs.

Malgré l’effort de ses amis, A. Dembélé a estimé qu’aucune réconciliation n’était encore possible. « Je n’étais plus prêt à retourner avec une personne qui m’a fait tant souffrir en me trahissant comme un imbécile. Tout ce que je voulais, c’était de ne plus penser à elle », confie-t-il.

Solution pour remonter la pente

Généralement, dans ce genre de situation, il suffit d’une nouvelle rencontre, d’un voyage, des mots d’une amie ou simplement l’accès à un nouveau job, pour tourner définitivement la page. Ce fut le cas de M. Sacko, propriétaire d’un salon de coiffure à Bamako. « Je broyais du noir sans savoir quand j’allais sortir de cette période difficile », a-t-elle expliqué tout en indiquant les recettes qu’elle a appliquées : « J’ai essayé pas mal de choses pour pouvoir oublier cette période noire de ma vie : soirées arrosées avec des copines, sport. La seule chose qui m’a réellement aidé, ce fut de m’autoriser à flirter, de nouveau », a-t-elle souligné avec un sourire moqueur.

M.Sacko est arrivée a totalement changer d’humeur et à se redonner du sourire grâce à la rencontre d’un ami, lors d’un diner.Au finish, elle s’est finalement concentrée sur son travail dans lequel, elle gagne sa vie.

La rupture amoureuse nous fait évoluer

Les ruptures amoureuses font partie des expériences de la vie et elles s’ajoutent à nos bagages personnels. A plusieurs niveaux, les ruptures amoureuses nous font comprendre des choses qui peuvent s’appliquer à d’autres sphères de la vie, notamment la gestion des émotions, la résilience, le pardon, l’amour de soi, la colère, l’impuissance, le partage, la réflexion. Chaque personne et chaque rencontre nous apportent quelque chose qui contribuera à forger la personne que nous sommes.

Il faut donc déconstruire cette perception qui consiste à croire que les ruptures amoureuses sont des échecs. C’est des épreuves qui peuvent se répéter plusieurs fois et qui enrichissent nos parcours de vie.

« La plupart des gens voient la rupture comme un échec alors qu’elle est plus que ça. Avec mon ex petit ami, je pensais finir ma vie. Nous étions vraiment amoureux. Mais la vie nous a rattrapées et la meilleure des choses était vraiment la rupture », a indiqué H. Dial, étudiante à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG) de Bamako. Mais difficile pour un couple de se rendre à l’évidence au début de la relation. Mais plus le temps passe, plus ils se rendront compte que la rupture demeure une bonne option pour eux.

« Parfois nous devons avoir la force de nous écouter soi-même, de prendre le pouls de la relation et d’être capable de laisser partir la personne non seulement pour son bien, mais aussi pour le nôtre. Je peux dire que cette relation m’a fait grandir et apprendre beaucoup de choses sur  les hommes, la vie à deux, et le plus important, sur ma propre personne », a expliqué H. Dial. Aujourd’hui, elle n’est plus amoureuse de son ex et elle ne souffre plus. « J’ai appris à m’aimer d’abord avant d’aimer en retour et je suis fier de la personne que je suis devenu. Comme j’aime le dire, une personne peut être l’amour de ta vie, mais pas l’homme de ta vie », prévient-elle.

« Les étapes de la vie changent, selon l’âge et les années »

« La rupture amoureuse peut aider à approfondir nos connaissances de nous-mêmes, dans plusieurs sphères personnelles. Les ruptures amoureuses peuvent faire évoluer une personne. Elles aident à cerner davantage nos besoins : ce qu’on désire dans une relation et ce qu’on ne veut plus », expliqueMoussa Soumaré, sociologue.

« Beaucoup de couples ne comprennent pas que les étapes de la vie changent, selon l’âge et les années », indique le sociologue Moussa Soumaré qui explique qu’une « personne peut être la bonne pour vous, pour un certain moment de votre vie, et peut ne plus vous convenir à un autre moment. Car une personne n’est pas la même à l’âge de 15 ans qu’à l’âge de 25 ans ». Selon M. Soumaré, une relation qui ne fonctionne pas après un certain temps n’est pas synonyme d’échec, mais plutôt d’une évolution différente de deux personnes, selon leur parcours de vie respectif.

Bien que certains pensent que la rupture a des côtés positifs, il est certain que le processus peut s’avérer très difficile. Une rupture amoureuse peut bien vécue comme un mal. Il est important de souligner qu’il se peut qu’au moment où elle se produit, qu’on la considère comme un échec (surtout si elle ne vient pas de nous). Mais plus tard, on comprendra que c’était une expérience et non un échec.

Hawa Diaby

30 janvier 2023 0 comments
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Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
ActuÉducation

Insécurité : plus de « 244 millions d’enfants et de jeunes » privés d’école dans le monde

by Bakary FOMBA 27 janvier 2023
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Dans un contexte de crise sécuritaire généralisée, les pays membres des Nations unies ont célébré le mardi 24 janvier 2023, la Journée internationale de l’éducation. Le thème de cette 5e édition était: « Investir dans l’humain, faire de l’éducation une priorité ».

Depuis plus d’une décennie, les pays du Sahel font face à une crise sécuritaire sans précédent. Le Mali ne fait pas exception. Dans ce pays ouest-africain, le phénomène a gravement compromis l’accès à l’éducation de milliers d’enfants d’âge scolaire, notamment dans le nord et le centre du pays.

« Atteinte » aux droits à l’éducation

Le déclenchement du conflit en 2012, a profondément affecté le milieu scolaire au nord et ensuite au centre du pays vers 2015. La dégradation de cette crise a notamment entraîné le déplacement d’une masse importante de populations et la fermeture de facto des milliers d’écoles, privant ainsi un nombre considérable d’enfants de leurs droits à l’éducation.

En effet, l’éducation est un droit humain, un bien public et une responsabilité publique, dit-on. De même, le droit à l’éducation est inscrit dans l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui exige que l’enseignement élémentaire soit gratuit et obligatoire.

Pourtant, pour cause des attaques indiscriminées de groupes armés contre les institutions étatiques, notamment les écoles, nombreux sont les enfants maliens, privés de leur droit d’apprendre. Cette situation impacte négativement l’avenir de ce pays du sahel où en 2022, la situation humanitaire a été extrêmement difficile.

Avec l’encerclement des villages par des groupes armés et les restrictions contre la liberté de mouvement des civils, qui semblent être devenus de plus en plus courants, le début de l’année 2023 ne laisse pas entrevoir une amélioration de la situation humanitaire dans ce pays sahélien, notent des internautes avertis.

Cependant, l’un des principaux problèmes des écoles maliennes constitue la problématique de l’aide au fonctionnement, le manque d’infrastructures diverses (salles de classe équipées, eau/électricité, cantine et salle de classe), et le manque d’enseignants. Bien que le gouvernement, les ONG et la communauté se mobilisent pour apporter des solutions, beaucoup d’efforts restent à consentir pour améliorer le quotidien des élèves et des enseignants de ces écoles.

Fermeture de 1632 écoles sur 8585

Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), publié en novembre 2020, 1344 écoles restaient encore fermées à travers le Mali, à cause de l’insécurité.

Aussi, dans le cadre de la célébration de cette Journée, le président de la Commission nationale des droits de l’homme du Mali (CNDH), Aguibou Bouaré, a livré un message dans lequel il déplore la fermeture des milliers d’écoles maliennes, en raison de l’insécurité. Le « Mali célèbre cette journée dans un contexte où beaucoup de localités sont touchées par la crise sécuritaire et avec comme effet, la fermeture de 1632 écoles sur 8585, soit 19 % », a-t-il déclaré, rapporte Maliweb.net dans un article publié ce vendredi 27 janvier 2023.

Sur le plan mondial, plus de « 244 millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école et 771 millions d’adultes ne maitrisent pas les compétences de base en alphabétisation », a indiqué l’UNESCO sur sa page, à l’occasion de la célébration de la 5e édition de la Journée internationale de l’éducation. Selon l’institution onusienne, cette situation, qu’elle trouve « inacceptable », constitue une « atteinte » au droit à l’éducation de ces individus.

Trouver des moyens alternatifs pour relever le défi

Pour relever ce défi majeur, susceptible d’impacter l’avenir des enfants, l’UNESCO invite à « transformer l’éducation » dans un monde en évolution rapide.

Cependant, il reste plus que jamais urgent de soutenir la mobilisation politique autour de l’éducation. Il s’agit notamment de trouver des moyens alternatifs pour permettre à ces milliers d’enfants d’être instruits. Car, faut-il le noter, sans une éducation inclusive et équitable de qualité et des opportunités tout au long de la vie pour tous, les pays ne parviendront pas à réaliser l’égalité des genres et à briser le cycle de la pauvreté qui laisse de côté des millions d’enfants, de jeunes et d’adultes.

Bakary Fomba

27 janvier 2023 0 comments
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