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La modernisation des élections à travers des applications mobiles.
A la Une

Réinventer les élections au Mali avec des technologies innovantes

by Sahel Tribune 23 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’ère numérique, le paysage électoral malien connaît une transformation profonde grâce à l’adoption de technologies innovantes, réinventant ainsi le processus démocratique. Plongeons dans cette exploration fascinante des frontières technologiques redessinant les élections au Mali.

Au cœur des urnes maliennes, un changement discret s’opère, porté par le murmure doux des technologies modernes. Des systèmes de vote électronique aux applications mobiles révolutionnaires, le Mali danse délicatement entre tradition et innovation, redéfinissant son processus électoral au 21e siècle.

Vote électronique « Kala ta »

Dans cette effervescente démocratie malienne, les élections prennent un virage résolument technologique, dévoilant un paysage électoral en constante mutation. L’exploration des innovations technologiques, déployées pour moderniser et sécuriser le processus électoral, offre un éclairage crucial sur l’avenir des élections au Mali.

Désormais, les élections au Mali bénéficient d’un arsenal d’innovations technologiques conçues pour optimiser la transparence, la rapidité et la sécurité du processus électoral. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) se manifestent à plusieurs niveaux, avec des systèmes de vote électronique visant à simplifier le processus de vote et l’utilisation croissante de la biométrie pour garantir une identification précise des électeurs.

Face aux multiples difficultés du système de vote ancien, telles que le bourrage des urnes et le trucage des résultats, Aïcha Dembélé, étudiante en Master informatique à la Faculté des Sciences et Techniques (FST), a conçu en 2020 un système de vote électronique baptisé « Kala ta » (vote en bambara). L’objectif était de guider facilement les électeurs vers leurs centres ou bureaux de vote, de calculer rapidement et efficacement les voix, d’améliorer la confiance des citoyens dans le processus de vote et de réduire le budget alloué au processus électoral.

Des préoccupations légitimes

Les applications mobiles jouent également un rôle croissant en facilitant l’information des électeurs, la collecte des résultats et la communication en temps réel. Ces avancées visent à moderniser une démocratie en quête d’efficacité et de crédibilité, marquant une transition significative des méthodes traditionnelles vers des solutions technologiques avant-gardistes.

Les avantages de l’intégration technologique dans le processus électoral malien sont indéniables. La rapidité de traitement des résultats, la réduction des risques d’erreurs humaines et la facilitation de la participation citoyenne sont parmi les bénéfices mis en avant. L’utilisation de la biométrie renforce également la fiabilité des listes électorales, minimisant les risques de fraudes liées à l’identité.

Cependant, ces avancées ne sont pas sans susciter des préoccupations légitimes. La fracture numérique persistante dans certaines régions du Mali soulève des inquiétudes quant à l’égalité d’accès aux nouvelles technologies. Les questions de cybersécurité et de protection des données deviennent également des éléments clés dans un paysage électronique en pleine expansion.

Entre espoirs de modernisation et défis inhérents

Dans le contexte malien, l’adoption de ces nouvelles tendances technologiques s’inscrit dans une volonté de moderniser les institutions démocratiques tout en relevant les défis uniques du pays. Les élections au Mali, marquées par des enjeux sécuritaires et logistiques, voient dans la technologie un allié potentiel pour surmonter ces obstacles.

L’expérimentation de ces innovations reflète la maturité du Mali face aux exigences de la démocratie moderne. Néanmoins, il est impératif d’adresser les préoccupations légitimes et de veiller à ce que chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, puisse participer équitablement au processus électoral.

Les nouvelles tendances technologiques dans le processus électoral au Mali ouvrent un chapitre passionnant de l’évolution démocratique du pays. Entre espoirs de modernisation et défis inhérents, le Mali navigue avec précaution dans ces eaux numériques, cherchant à forger une démocratie résiliente et inclusive, ancrée dans les valeurs technologiques du 21e siècle.

Oumarou Fomba 

23 janvier 2024 0 comments
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Repression préélectorale au Sénégal à quelques mois de l'élection présidentielle de février prochain.
A la UneBillet d'humeur

Répression au Sénégal : La comédie politique en lice pour les « Oscars de l’oppression »

by Sahel Tribune 22 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les échos vibrants du « spectacle » politique au Sénégal révèlent une pièce maîtresse : la répression préélectorale, un divertissement politique qui pourrait bien éclipser les Oscars. Les acteurs principaux, les autorités sénégalaises, offrent une prestation digne de Broadway, mettant en scène des arrestations massives et une liberté d’expression en pleine crise. Human Rights Watch, critique avisé, semble être le réalisateur de cette farce politique, questionnant la crédibilité des élections prochaines.

Dans cette fresque politique, le Sénégal s’aventure dans une tragi-comédie, mettant en scène des détentions massives et des répressions dignes des plus grands films d’espionnage. La répression préélectorale, un chef-d’œuvre contemporain, suscite des rires nerveux quant à la sincérité du processus démocratique. Dans un nouveau rapport publié le 22 janvier 2024, HRW explore ce théâtre politique absurde, où les protagonistes semblent rivaliser pour une nomination aux « Oscars de la répression. »

Des vagues d’arrestations et des inquiétudes croissantes

Bienvenue dans le premier acte, où les ficelles de la répression préélectorale s’entremêlent dans les affaires judiciaires impliquant Ousmane Sonko et les spéculations sur la possible troisième performance de Macky Sall. Depuis 2021, une série d’arrestations agite l’opposition, offrant une trame inattendue à ce thriller politique. Les critiques applaudissent la créativité des scénaristes, mettant en lumière des dynamiques politiques dignes d’un scénario de série B.

Acte deux : le décompte des nominations. Près de 1 000 membres de l’opposition arrêtés, un Premier ministre en guets star, des candidatures rejetées — une saga épique qui pourrait bien surpasser les franchises les plus célèbres. Les détentions prolongées, les accusations politiquement motivées et les rebondissements dignes d’un soap opera laissent le public perplexe. Les parieurs ajustent déjà leurs cotes pour le prix de la « Meilleure Répression. »

Faux-semblants démocratiques

Dans ce troisième acte, la liberté de la presse devient le terrain de jeu préféré des autorités. Arrestations arbitraires, menaces et suspensions médiatiques créent un suspense digne d’un thriller psychologique. Les journalistes en lice pour le « Meilleur Rôle en Danger, » jonglent avec l’autocensure, apportant une touche d’ironie à ce tableau absurde. La pièce se conclut avec des médias indépendants cherchant à éviter les critiques du gouvernement, dans l’espoir de remporter le titre tant convoité de « Meilleure Soumission. »

Alors que le rideau tombe sur ce « spectacle » politique, le Sénégal se retrouve plongé dans une tension dramatique. Les accusations de répression préélectorale, portées par Human Rights Watch, ajoutent une intrigue finale. La communauté internationale, dont l’Union européenne, applaudit silencieusement cette œuvre singulière, déployant une mission d’observation électorale comme ultime épisode. Le Sénégal, sur le devant de la scène, doit maintenant résoudre cette énigme politique : une enquête impartiale, la libération des acteurs involontaires et le retour à une démocratie moins théâtrale.

Le Sénégal, autrefois acclamé pour sa stabilité politique, a peut-être trouvé la formule gagnante pour une dramédie politique. L’issue de ce « spectacle » définira non seulement le destin politique du pays, mais pourrait également offrir un enseignement pour les aspirants réalisateurs de « faux-semblants démocratiques. »

Oumarou Fomba

22 janvier 2024 0 comments
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Mata, une productrice et transformatrice de riz.
A la UneÉconomie

Dans la région de Ségou: Aminata Sangho, productrice du riz

by Sahel Tribune 22 janvier 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Kouyaté Aminata Sangho, surnommée Mata, vit dans la région de Ségou, précisément dans le cercle de Dioro, une localité située à 55 kilomètres de la ville de Ségou. Elle préside la Coopérative Djeka Baara, qu’elle a créée elle-même en 2017. Cette coopérative est composée de 51 personnes (41 femmes et 10 hommes). Madame Kouyaté Aminata possède un champ de riz de 10 hectares et un espace de transformation de riz en 16 variétés différentes.

Dans les rizières fertiles de Dioro, au cœur de la région de Ségou, émerge une figure emblématique de l’agriculture moderne : Aminata Sangho, affectueusement surnommée « Mata ». Femme visionnaire et productrice émérite, elle façonne l’avenir de la communauté avec sa coopérative Djeka Baara. Entre les rangées de riz doré, plongeons dans le parcours inspirant d’une entrepreneuse agricole déterminée à transformer sa passion pour la terre en une success story remarquable.

Elle s’est lancée dans les activités agricoles il y a une trentaine d’années à Dioro, une zone de forte production de riz et de pêche.

Séduite par la rentabilité de la terre et soucieuse de l’autonomisation des femmes et des jeunes de Dioro, « Mata », la femme exemple, crée la Coopérative Djeka Baara et s’emploie à former les membres et d’autres personnes.

À ce jour, elle travaille avec 41 femmes et 10 hommes, avec comme objectif de réduire la migration clandestine des jeunes et de contribuer, avec ses moyens, à l’autonomisation des femmes.

« Ma principale motivation est de considérer le riz comme une denrée alimentaire de survie. C’est une culture qui donne à un agriculteur l’espoir de pouvoir nourrir sa famille tout au long de la saison », s’exprime-t-elle.

Notre productrice du jour est l’une des paysannes autonomes de Dioro qui évolue dans le secteur de production et de transformation de riz en diverses gammes, dont le riz en couscous, le riz en Djouka, le riz en chipchi.

L’agriculture, clé du développement rural

Grâce à sa détermination et à son dévouement, elle possède aujourd’hui des hectares de champ de riz avec un fort revenu. Un revenu qui lui a permis de conforter sa situation économique et sociale.

« Sur le plan économique, la culture m’a beaucoup apporté. Cela, grâce à ma forte production de riz et à mes capacités de transformation du riz. Par exemple, avec la culture d’un hectare de riz, je dépense 215 000 francs CFA (deux-cent-quinze-mille francs CFA), après la récolte je peux gagner 35 sacs de riz dont un revenu de 500 000 francs CFA (cinq-cent-mille francs CFA) », confirme-t-elle.

Malgré les contraintes de la société sur une femme au foyer, Mata Sangho arrive à bien gérer son temps entre l’agriculture et le ménage. Elle est soutenue fortement par son mari dans ses activités tant agricoles que ménagères.

« En tant que femme au foyer au Mali, c’est un peu difficile de réconcilier le ménage et d’autres responsabilités. Mais, avec la volonté de participer à la promotion féminine et aux activités sociales, j’essaye de faire de mon mieux. Et surtout lorsqu’on emprunte la voie d’être une femme autonome ou encore émancipée », explique-t-elle. Plus loin, elle souligne que son mari lui apporte un soutien indéfectible : « Il m’aide dans les travaux ménagers. Pour la récolte, il est impliqué dans le choix de la semence en passant par la culture du riz jusqu’à la transformation. »

Le soutien de son époux 

Le niveau élevé de sa production lui a permis de participer à certaines foires locales et nationales malgré les difficultés rencontrées par les femmes dans ce secteur. « De nos jours, la plupart des projets incluant la production de riz sont très rares et aussi les projets liés à la chaîne de valeur impliquent généralement un grand nombre d’acteurs ayant des intérêts différents. Même le financement se fait rare. Malgré ces difficultés, beaucoup de personnes pensent que les femmes rurales n’ont pas de problèmes majeurs. »

Mamoutou Kouyaté, époux d’Aminata Sangho, n’est pas resté immobile pour faire croître l’activité de sa femme. Pour ce faire, il ne lésine pas sur les moyens. « Tout ce qui peut la soutenir, que cela soit une intervention verbale ou des démarches auprès des autorités, des responsables ou de tout projet capable de la soutenir, je le fais à la mesure de mes moyens », a-t-elle soutenu.

Aminata Sangho dite Mata confirme que beaucoup de femmes et jeunes de sa localité ont été réceptifs à ses messages de travailler la terre, car elle offre des opportunités et contribue surtout à l’épanouissement de la femme rurale, et du coup réduire le chômage des jeunes.

Elle ajoute qu’il a fallu convaincre certaines femmes et jeunes de se lancer dans l’agriculture à forte valeur.

« Des milliers de femmes et de groupements de femmes du Mali et d’ailleurs tels que la Mauritanie, le Sénégal ont été inspirés par mon travail et étonnés de voir une femme s’adonner à la culture des hectares de terre. »

Meilleures productrices et transformatrices de riz

Danzaly Coulibaly, Directeur régional de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou, non moins expert en Égalité des genres, explique que les cultures de valeur étant un facteur de l’indépendance de la femme, si ces revenus s’améliorent, cela s’explique qu’elle a influencé positivement la dynamique de genre au sein de sa famille. Le travail d’une femme qui gagne, influence et renforce l’égalité des sexes puisqu’elle contribue autant que l’homme dans la famille.

« Avec les rôles qu’ont joués les femmes dans le foyer au sein de la société malienne, quand elle réussit, c’est sa famille qui en tire profit en première position. L’autonomisation de la femme permet son intégration dans les prises de décisions », a-t-il mis l’accent.

À Dioro, Aminata Sangho est considérée comme l’une des meilleures productrices et transformatrices de riz. Déjà, avec sa coopérative, elle bat le record d’une saison avec des milliers de tonnes chaque année.

Son souhait est d’avoir encore d’autres espaces pour la culture de riz et créer une usine de transformation.

Elle déclare : « Il est temps de remettre en question l’ancienne croyance selon laquelle les hommes prennent seuls les charges de la famille et que les femmes ne s’occupent que de la maison et des enfants. » Comme pour dire que la femme, à travers ses activités génératrices de revenu, est aussi soutien de famille, à côté de l’homme.

Fatoumata Z. Coulibaly

22 janvier 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

À la station Yara Oil, l’essence manque et la confiance s’évapore

by Bakary FOMBA 22 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

La galère continue au Mali avec cette pénurie de carburant, et devine qui est sous les projecteurs ? Eh oui, notre vedette malheureuse, Yara Oil. Ça chauffe, mais pas dans le bon sens.

Les stations Yara Oil sont devenues des lieux de frustration, où les clients sont accueillis par des pompes qui ont décidé de faire la grève. Yara Oil, censée être la crème de la crème en matière de pétrole au Mali, est en train de se manger un sacré plat de désamour.

Alors que la crise fait rage, Yara Oil semble assise dans le coin à regarder la scène. Aucune action immédiate pour apaiser la colère de la clientèle, déjà secouée économiquement. Les clients, eux, ne cachent pas leur mécontentement.

Des propriétaires de véhicules et des motocyclistes, se sentant floués par une entreprise qui ne tient pas sa parole, montent au créneau. Certains comparent les tickets d’essence à des « chèques payables à vue », soulignant le côté absurde de payer pour un service qui fait la grève.

La situation ne fait qu’empirer, avec des clients qui ne cessent de témoigner, mettant en lumière l’incapacité de Yara Oil à résoudre efficacement cette crise. Face à cette inertie, la frustration des consommateurs atteint des sommets, transformant la pénurie de carburant en une rupture flagrante de la confiance et de la fidélité des clients.

Le service client de Yara est carrément sous le feu des critiques pour son manque de réponses convaincantes et de communication transparente. Les consommateurs réclament des explications claires sur les raisons des pénuries persistantes et veulent des garanties sur la disponibilité future du carburant pour lequel ils ont déjà dégainé leur argent.

La crise de confiance dans laquelle Yara Oil s’est embourbée est d’une gravité sans précédent. La boîte risque de voir une bonne partie de sa clientèle prendre la tangente, et ça, c’est un sacré coup dur.

Yara Oil risque non seulement de voir ses ventes chuter, mais aussi de se retrouver dans une sacrée galère financière. La confiance, une fois perdue, c’est pas facile à récupérer, hein.

Pour se sortir de ce bourbier, Yara Oil doit se secouer. Des réponses claires aux questions des clients, des garanties sur le futur approvisionnement en carburant, et une communication transparente sur la situation actuelle sont à l’ordre du jour.

L’entreprise doit aussi penser à des mesures concrètes pour regagner la confiance perdue. Des compensations pour les clients qui ont bavé à cause de cette pénurie, par exemple, ça serait un bon début.

La crise actuelle pourrait bien être l’occasion pour Yara Oil de faire un sérieux bilan et de montrer qu’elle peut redresser la barre. Si Yara Oil prend les mesures nécessaires, elle peut peut-être se sortir de cette crise en évitant la débâcle totale. Affaire à suivre…

Bakary Fomba

22 janvier 2024 0 comments
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La confirmation de la condamnation d'Ousmane Sonko pourrait remettre en cause sa candidature pour la présidentielle de février 2024.
A la Une

Présidentielles au Sénégal : invalidation de la candidature d’Ousmane Sonko

by Bakary FOMBA 21 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

À moins de deux mois des élections présidentielles au Sénégal, fixées en février prochain, le Conseil Constitutionnel du Sénégal a retenu 20 candidatures pour la course à la magistrature suprême. Cependant, celles de l’opposant Ousmane Sonko et de Karim Wade ont été rejetées.

Après plusieurs mois de tractations, la candidature d’Ousmane Sonko a finalement été rejetée par le Conseil Constitutionnel du Sénégal. L’opposant historique au régime en place ne pourra donc plus être candidat pour ces élections du 25 février 2024, censées élire un nouveau dirigeant au Sénégal.

Le recours du leader du Parti des patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), qui avait été écarté de la liste provisoire, est également rejeté sur la base de sa condamnation à 6 mois de prison pour diffamation à l’encontre d’un ministre. Cette condamnation, confirmée par la Cour suprême le 4 janvier 2024, le « rend inéligible pour une durée de 5 ans ». Il s’agit, pour le porte-parole du Pastef, du « précédent le plus dangereux de l’histoire politique du Sénégal », d’autant plus que Sonko était considéré comme l’un des grands favoris potentiels pour ce scrutin présidentiel.

Activation du « Plan B »

Par ailleurs, le Pastef peut revenir sur son « Plan B », qui consiste à remplacer Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye, numéro 2 du Parti.

Le 19 novembre dernier, le Pastef avait déjà investi un nouveau candidat pour se faire représenter aux élections du 25 février prochain. Avec cette invalidation de la candidature d’Ousmane Sonko, ce « Plan B » peut être activé pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Cependant, la candidature de Bassirou Diomaye Faye semble être un pari risqué pour le Pastef, d’autant plus que ce dernier, bien qu’il soit inscrit sur les listes électorales, reste jusqu’à aujourd’hui incarcéré pour une affaire pour laquelle il n’a pas encore été jugé.

Il est à noter que l’opposant Ousmane Sonko n’est pas seul dans cette situation. La candidature de Karim Wade, qui avait été validée dans un premier temps, est également rejetée à cause de sa double nationalité (sénégalaise et française).

Bakary Fomba

21 janvier 2024 0 comments
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La fête de l'armée malienne sous la présidence du Colonel Assimi Goïta.
A la UneSécurité

Sous la bannière d’une mission accomplie : retour sur la cérémonie du 63e anniversaire de l’armée malienne

by Bakary FOMBA 21 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le samedi 20 janvier 2024, à la place d’armes du 34e Régiment du Génie militaire de Bamako, le Mali a célébré les 63 ans de son armée. Placée sous la « bannière d’une mission accomplie », celle de retrouver l’intégrité territoriale du Mali et « d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national », la cérémonie de ce 63e anniversaire de l’armée malienne a été présidée par le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi Goïta. Cette cérémonie s’est tenue dans un contexte de montée en puissance des Forces de défense et de sécurité du Mali. Plusieurs personnalités, tant maliennes qu’étrangères, ont pris part au cérémonial qui a duré 2 heures.

Déjà à 8 heures, tout était en place au Génie militaire de Bamako. Les hangars devant accueillir les invités étaient parés aux couleurs du drapeau national. Des pancartes avec des honneurs aux militaires et au peuple malien étaient également visibles un peu partout.

À son arrivée sur les lieux, à 10 heures passées de quelques minutes, le chef suprême de l’armée a procédé au dépôt de la gerbe de fleurs à la stèle du soldat inconnu. Cet acte solennel, au nom de toute la Nation, consiste à rendre un hommage distinctif aux soldats tombés sur les théâtres des opérations, aux blessés de guerre ainsi qu’à tous ceux qui ont versé leur sang pour la souveraineté du Mali. Ainsi s’est suivie l’exécution de l’hymne national.

Mobilisée pour la défense de la patrie

Plusieurs activités étaient inscrites à l’ordre du jour de cette cérémonie, notamment la remise des chèques individuels et collectifs, la décoration des militaires, dont certains à titre posthume, et le traditionnel défilé militaire.

Au cours de ce cérémonial, le Chef de l’État a décoré des militaires, dont certains à titre posthume, pour le service rendu à la nation. En plus des chèques géants individuels, un chèque géant d’une valeur de plus de 6 milliards de FCFA a également été remis au service social des armées. S’en est suivi un gigantesque défilé militaire.

Depuis la rectification de la trajectoire de la transition en 2021, la montée en puissance des Forces armées maliennes se concrétise progressivement. Lors de la célébration de ce 63e anniversaire, les FAMa ont montré, à travers un gigantesque défilé militaire, une belle démonstration des images, confirmant davantage cette montée en puissance. De même, des populations à l’intérieur du pays affirment avoir célébré cet anniversaire dans la plus grande joie.

La commémoration de ce 63e anniversaire marque ainsi la détermination d’une armée professionnelle et mobilisée pour la défense de la patrie.

Encore des défis à relever

Malgré la concrétisation de la montée en puissance des FAMa, les autorités militaires du Mali rappellent que des défis restent à relever. Dans une interview accordée à la presse, le Président de la Transition a rendu un hommage mérité au Président Modibo Keïta et à ses compagnons qui ont été les « artisans de la création de notre armée nationale ». Il s’agit aussi de « saluer la mémoire de nos camarades d’armes qui sont tombés sur le champ de bataille et de rendre à leurs familles ma compassion et ma solidarité ».

Tout en promettant de faire tout pour retrouver les otages civils et militaires, le Colonel Assimi Goïta appelle à une « synergie de plusieurs acteurs » pour « réconcilier les cœurs et les esprits » des Maliennes et Maliens.

« Nous avons fait le plus difficile, maintenant nous devons faire le plus dur, qui est la stabilisation du pays. Pour cela, nous avons besoin de la synergie de plusieurs acteurs », lance-t-il.

Au-delà de la capitale Bamako, ce traditionnel cérémonial a lieu dans d’autres grandes villes du Mali, notamment dans les capitales régionales et les cercles.

Bakary Fomba

21 janvier 2024 0 comments
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Commémoration de la fête de l'armée malienne
A la UneSécurité

Au Mali, la mission est accomplie, mais le plus dur reste à faire

by Sahel Tribune 20 janvier 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans l’éclat des célébrations du 63e anniversaire de l’armée malienne, présidées par le Colonel Assimi Goïta, le 20 janvier 2024, une aura de succès flotte dans l’air. La mission de reconquête territoriale est clairement marquée comme « accomplie », mais, comme l’a souligné le Président de la Transition lors d’une entrevue empreinte de réalisme, le plus dur reste à accomplir.

L’année passée a été témoin de la reprise stratégique de Kidal, Ber, Tessalit, et Aguelhoc, des succès militaires retentissants qui ont démontré la montée en puissance fulgurante de l’armée malienne. L’apothéose de cette série de victoires a été la reprise de Kidal le 14 novembre 2023, mettant un terme à une décennie d’occupation terroriste. Cet exploit a non seulement renforcé la confiance en l’armée, mais a également affirmé la volonté du pays de défendre son intégrité territoriale.

Le défi complexe était de protéger cette intégrité tout en préservant la souveraineté nationale. Une équation difficile que les Forces de défense et de sécurité ont résolue avec succès, établissant des partenariats stratégiques avec des pays prêts à soutenir le Mali dans cette entreprise cruciale. Ces alliances ont permis de moderniser l’arsenal de l’armée malienne, conférant à ses opérations une efficacité nouvelle.

Cependant, au-delà des festivités et des applaudissements, le président Goïta, dans un moment de lucidité, a évoqué le prochain chapitre : « Nous avons fait le plus difficile, maintenant nous devons faire le plus dur, qui est la stabilisation du pays. » C’est un appel à l’action, reconnaissant que la paix durable ne peut être instaurée par la seule puissance militaire. La synergie d’acteurs multiples, dont les autorités traditionnelles à travers le dialogue inter-malien, devient cruciale.

La stabilisation du Mali ne se mesure pas seulement en termes de sécurité physique, mais aussi en termes de réconciliation. Les forces armées se tourneront vers le nord du pays pour contrer les groupes terroristes, tandis que les autorités traditionnelles sont invitées à jouer un rôle essentiel dans le dialogue inter-malien, visant à réconcilier les cœurs et les esprits.

La mission est accomplie, mais la quête de stabilité et de réconciliation promet d’être un nouveau défi. Le Mali, guidé par une vision réaliste et empreinte d’espoir, écrit un nouveau chapitre de son histoire. 

Oumarou Fomba

20 janvier 2024 0 comments
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