Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
lundi,15 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

M5 RFP
Actu

Crise au M5-RFP: La destitution de Choguel Kokalla Maïga et l’avenir du mouvement

by Sahel Tribune 5 mars 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cœur du tumulte politique malien, le M5-RFP, symbole d’espoir en 2020, atteint un point de rupture. La destitution de Choguel Kokalla Maïga le 5 mars 2024 souligne les fissures menaçant l’unité de la coalition. Une crise longtemps latente, révélant les luttes de pouvoir et les visions divergentes.

Au Mali, la révolution de 2020 qui promettait un nouveau départ se heurte à la réalité d’une crise interne sans précédent au sein du M5-RFP. Entre aspirations démocratiques et luttes de pouvoir, la destitution de Choguel Koala Maïga soulève des questions cruciales sur l’avenir de la coalition et, par extension, de tout un pays.

La misère de Choguel Kokalla Maïga

La chute de Choguel Kokalla Maïga du leadership du M5-RFP représente bien plus qu’un simple remaniement au sein d’un mouvement politique ; elle marque un tournant décisif dans la trajectoire du gouvernement de transition malien et met en évidence les fractures profondes au sein de la coalition qui menaçaient depuis longtemps de bouleverser son unité. La réunion qui a scellé le sort de Maïga, orchestrée par l’imam Oumarou Diarra, vice-président par intérim, n’était pas qu’une formalité. Elle était le résultat cumulé de mois de dissensions internes, de luttes de pouvoir, et de divergences fondamentales sur la direction et les stratégies du M5-RFP.

Choguel Kokalla Maïga, ayant joué un rôle clé dans la mobilisation contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, avait incarné les aspirations à un changement radical et à une nouvelle vision pour le Mali. Son leadership dans le gouvernement de transition était perçu comme une étape cruciale vers la réalisation de ces aspirations. Cependant, les défis étaient monumentaux. La tâche de naviguer à travers les eaux troubles de la politique malienne, marquée par des enjeux de sécurité, des exigences économiques pressantes, et la nécessité de répondre aux aspirations démocratiques du peuple, s’est avérée être un défi redoutable.

Les tensions sous-jacentes au sein du M5-RFP n’ont pas tardé à émerger. Des divergences sur des questions clés telles que les réformes politiques, la sécurité, et le rôle du mouvement dans le gouvernement de transition ont commencé à fissurer l’unité de façade. La situation était exacerbée par des luttes de pouvoir internes et des accusations mutuelles de népotisme et de mauvaise gestion. Pour certains membres du mouvement, Maïga représentait une figure de plus en plus polarisante, incapable de concilier les factions rivales ou de mener le Mali sur la voie d’une transition réussie.

Les racines de la crise

La crise qui secoue le M5-RFP ne s’est pas développé du jour au lendemain. Elle trouve ses origines dans les séquelles laissées par le coup d’État militaire qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta. Bien que ce renversement ait été salué comme un pas vers le changement, il n’a pas suffi à apaiser les tensions politiques préexistantes au Mali. Au contraire, il a ouvert la boîte de Pandore des dissensions au sein du M5-RFP, une coalition qui avait joué un rôle de premier plan dans la mobilisation contre le régime de Keïta.

Le M5-RFP, dès sa conception, était un assemblage hétérogène de groupes aux intérêts parfois divergents. Composé d’acteurs politiques, de la société civile, de groupes religieux et de citoyens engagés, le mouvement a initialement réussi à canaliser le mécontentement populaire vers un objectif commun : le renversement de Keïta. Cependant, une fois cet objectif atteint, les divergences quant à la vision de l’avenir politique du Mali ont rapidement émergé, révélant les failles d’une coalition construite sur un ennemi commun plutôt que sur une vision partagée du futur.

Ces divergences se sont cristallisées autour de plusieurs points clés : la gestion de la transition post-coup d’État, les relations avec les autorités militaires au pouvoir, et les stratégies pour répondre aux aspirations démocratiques du peuple malien. Les désaccords ont été exacerbés par la pression des défis internes et externes auxquels le Mali est confronté, notamment l’insécurité croissante dans le nord et le centre du pays, la pauvreté, et la corruption.

La crise au sein du M5-RFP représente un moment charnière de l’histoire politique du Mali, soulignant l’importance de l’unité, du leadership et d’une vision commune pour l’avenir. Alors que la nation se trouve à la croisée des chemins, la résolution de cette crise et le chemin vers un Mali stable et démocratique restent des défis critiques qui exigent de l’attention et de l’action.

Oumarou Fomba

5 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Actu

[Edito] L’Afrique de l’Ouest dans l’œil du cyclone

by Bakary FOMBA 5 mars 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le paysage politique complexe de l’Afrique de l’Ouest, des vents de changement soufflent avec force, remettant en question les fondements même de la démocratie dans la région. Les changements anticonstitutionnels au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée ont entrainé des bouleversements politiques majeurs. La mise en place des régimes de transition à la suite à ces coups d’État a provoqué des répercussions diplomatiques sans précédent.

Dans cette mosaïque politique en constante évolution, le Sénégal, longtemps considéré comme un bastion de la démocratie en Afrique de l’Ouest, n’est pas épargné par les remous. Une crise politique profonde secoue le pays depuis plusieurs mois, culminant avec l’annonce controversée du report des élections par le président Macky Sall. Cette décision a attisé les braises de l’opposition et accentué les tensions dans un pays où le respect des principes démocratiques a toujours été une pierre angulaire.

Cette série d’évènements soulève des questions fondamentales sur la solidité des institutions démocratiques dans la région. Alors que l’Afrique de l’Ouest cherche à consolider ses acquis démocratiques, elle est confrontée à des défis internes et externes qui mettent en péril les progrès réalisés jusqu’à présent. Les coups d’État et les crises politiques sapent la confiance des citoyens dans le processus démocratique et compromettent la stabilité régionale.

Consolider les fondations démocratiques

Pourtant, malgré ces défis, il est essentiel de reconnaitre que la démocratie en Afrique de l’Ouest reste un idéal vers lequel aspirer. Les récentes perturbations ne doivent pas éclipser les succès passés ni décourager les efforts visant à renforcer les institutions démocratiques et à promouvoir la gouvernance inclusive.

Face à ces défis, la communauté internationale a un rôle crucial à jouer en soutenant les processus de transition démocratique, en encourageant le dialogue politique et en mettant en œuvre des mesures visant à renforcer la résilience des institutions démocratiques. Il est impérieux que les dirigeants de la région s’engagent à respecter les principes démocratiques et à œuvrer pour le bien-être de leurs citoyens.

En fin de compte, la crise actuelle offre une opportunité de réflexion et de renouvèlement pour l’Afrique de l’Ouest. En travaillant ensemble pour surmonter les défis, la région peut consolider ses fondations démocratiques et tracer une voie vers un avenir plus stable, plus prospère et plus démocratique pour tous ses citoyens.

Bakary Fomba

5 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Croix-rouge malienne
Économie

La Croix-Rouge malienne mobilise plus de 71 millions pour les déplacés de Kamaneguela

by Cheickna Coulibaly 4 mars 2024
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Le vendredi 1er mars 2024 a eu lieu dans les locaux de la Croix-Rouge malienne (CRM) une conférence de presse organisée par l’organisation humanitaire nationale. L’objectif : rendre compte des résultats des activités de mobilisation de fonds dont elle est à l’initiative, en soutien aux déplacés internes ainsi qu’à la population locale du village de Kamaneguela, situé dans la commune rurale de Tiakadougou-Niamakoro.

« Plus de 70 % des fonds souhaités ont pu être mobilisés », a annoncé Nouhoum Maiga, le secrétaire général de la Croix-Rouge malienne, après la mobilisation de fonds lancée par la structure il y a quelques mois en faveur de plus de 500 déplacés internes du village de Kamaneguela.

Une fierté nationale

C’est une première pour la Société nationale de la Croix-Rouge de faire appel de cette manière « à la générosité du peuple malien et des partenaires du Mali » pour mobiliser des ressources internes et faire face à ces situations. Selon les responsables de la CRM, plusieurs activités ont été menées pour arriver à un résultat probant, notamment la vente de cartes et l’organisation d’une soirée de bienfaisance couplée à un téléthon. Pour la vente des cartes, le conférencier explique que sur les 300 cartes imprimées, 191 ont été vendues pour un montant de 9 300 millions. Les dons réels s’élèvent à 15 747 687 FCFA.

En ce qui concerne les promesses fermes, la Société nationale de la Croix-Rouge a retenu 46,275 millions. Avec un taux de réalisation de 70 % des attentes, soit un peu plus de 71 millions de francs CFA collectés pour l’occasion, le secrétaire général estime que l’événement « est une réussite totale » tant sur le plan organisationnel que sur le plan spécifique. « C’est la première fois au Mali qu’une organisation organise un téléthon de ce genre et parvient à mobiliser des fonds à cette hauteur », explique-t-il. Avant d’indiquer que « 96,80 % des fonds » ont été collectés au Mali. Ce qui constitue pour eux une fierté au niveau national.

Garder Espoir d’ici la fin du ramadan 

Pour ce qui reste à faire, M. Maïga a fait savoir que deux commissions sont mises en place. La première commission est celle qui va s’occuper du suivi et de la collecte des promesses et l’autre commission est chargée de la mise en place d’une équipe de projets. « Le processus de recouvrement des promesses est en cours. Nous pensons que d’ici la fin du ramadan, nous pourrons mobiliser l’essentiel des fonds qui ont été promis », évoque-t-il. Et il ajoute « les équipes vont se mettre à pied d’œuvre pour aller sur le terrain, discuter avec la population, faire les évaluations, pour voir comment, rapidement, identifier des sites pour les infrastructures, parce qu’il y a des forages à faire, il y a des aménagements agricoles à faire et aussi des réhabilitations de dispensaires au centre de santé à faire ».

Il conclut son intervention en formulant des remerciements à l’endroit des partenaires de la CRM qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette première édition de mobilisation de fonds en faveur de la population démunie du Mali.

Cheickna Coulibaly

4 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mise en place des membres du Comité de pilotage du Dialogue inter-maliens.
A la Une

Vers une nouvelle ère de paix : Le Mali en marche vers la réconciliation nationale

by Chiencoro 4 mars 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Depuis des années, le Mali a été plongé dans un conflit meurtrier, mettant en péril la stabilité et l’unité nationale. Mais aujourd’hui, une lueur d’espoir semble poindre à l’horizon avec l’installation du Comité de pilotage du Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation.

Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a pris l’initiative de mettre en place ce Comité dans le but de rétablir la paix et la cohésion sociale dans le pays. Après moins d’un mois d’installation, le Comité a présenté officiellement son rapport général des termes de références du Dialogue, marquant ainsi une étape cruciale dans ce processus de réconciliation nationale.

La remise du rapport au Chef de l’État s’est déroulée ce lundi 4 mars 2024 à Koulouba, siège de la présidence malienne. Le Président du Comité de pilotage, M. Ousmane Issoufi Maïga, a fait le compte-rendu des travaux préliminaires, soulignant l’importance d’un dialogue franc et sincère entre tous les acteurs maliens pour comprendre les causes profondes des conflits et trouver des solutions durables.

Le Dialogue se déroulera à tous les niveaux de la société malienne, de la commune au district de Bamako, en passant par les cercles, les régions, ainsi que dans les consulats et ambassades à l’étranger. L’objectif est de donner la parole à chaque Malien afin qu’ils puissent contribuer à la recherche de solutions pour la paix et la réconciliation nationale.

Accord d’Alger versus Dialogue Inter-malien

Ce processus est perçu comme une opportunité pour le Mali de se reconstruire et de tourner la page sur les années de conflit et de division. Le Président de la Transition est loué comme un héros national, guidant le pays vers un avenir meilleur.

Les termes de références du Dialogue ont été élaborés après 20 jours de travail acharné dans les commissions thématiques, reflétant ainsi les aspirations et les besoins du peuple malien. Le Comité de pilotage a salué le soutien des autorités de la Transition dans cette entreprise, appelant les Maliens à un sursaut patriotique pour relever les défis qui se dressent devant eux.

La création de ce Comité marque un tournant dans la quête de paix au Mali. Contrairement à l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale négocié en Algérie en 2015 sous l’aide d’une médiation internationale, ce Dialogue sera entièrement dirigé par les Maliens, sans aucune ingérence extérieure. C’est une occasion unique pour le pays de retrouver son unité et sa dignité, et de bâtir un avenir plus prometteur pour les générations futures.

Chiencoro Diarra 

4 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des élections au Mali
Actu

Élections au Mali : Le puzzle de la reconstruction

by Chiencoro 3 mars 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Les prochaines élections au Mali sont bien plus qu’un simple rendez-vous démocratique. Elles revêtent une importance cruciale dans la détermination de l’avenir socio-économique d’une nation aux prises avec d’innombrables défis. Entre des enjeux financiers colossaux et les attentes pressantes de la population, le Mali se trouve à un carrefour critique où chaque décision politique aura des répercussions profondes sur la vie quotidienne de ses citoyens.

Dans un contexte où la stabilité et le progrès sont impératifs, ces élections ne sont pas simplement une question de politique, mais une question de survie et de développement pour l’ensemble de la population. Alors que les urnes se préparent à recevoir les voix des Maliens, dans le cadre du processus de Mali Kura, il est crucial de réfléchir aux défis économiques et sociaux qui attendent le futur président, ainsi qu’aux espoirs d’une nation en quête de changement et de prospérité.

Les élections de 2018 en exemple 

L’organisation d’élections transparentes et démocratiques représente un investissement considérable pour tout pays, et le Mali ne fait pas exception à cette règle. Les coûts engagés englobent un large éventail de dépenses, allant de la logistique et du matériel électoral à la formation du personnel, en passant par la sécurité et la sensibilisation des électeurs.

Lors de l’interview accordée à la télévision nationale le 1er juillet 2018, le Dr Boubou Cissé, alors ministre de l’Économie et des Finances au Mali, a dévoilé des détails essentiels concernant le financement des élections présidentielles de 2018. Il a révélé qu’un montant colossal de 29 milliards de FCFA a été alloué pour soutenir les différentes structures chargées de l’organisation du scrutin.

Cette somme impressionnante ne se limite pas à la simple logistique électorale. Elle couvre un large éventail de dépenses nécessaires pour garantir un processus électoral libre, juste et transparent dans le pays. Parmi ces dépenses, on trouve la sécurisation des bureaux de vote, la formation du personnel électoral, l’impression et la distribution des bulletins de vote, ainsi que la mise en place de mécanismes de supervision et de contrôle pour garantir l’intégrité du processus.

De plus, une partie importante de ces fonds est également allouée à la sensibilisation des électeurs et à la promotion de la participation électorale. Il est crucial de s’assurer que tous les citoyens sont informés de leurs droits et responsabilités lors des élections, et que chacun ait accès aux informations nécessaires pour prendre des décisions éclairées dans l’isoloir.

Les véritables défis des prochaines élections 

À l’ère où tous les regards restent tournés vers les premiers scrutins électoraux de la 4e République, le Mali se trouve face à une série de défis monumentaux. La quête de stabilité politique demeure une priorité absolue dans un pays qui a connu des périodes d’instabilité politique et de conflits armés. La consolidation de la démocratie et la mise en place d’institutions solides sont essentielles pour garantir un avenir pacifique et prospère pour tous les Maliens.

En outre, la lutte contre la pauvreté demeure un enjeu majeur. Le Mali figure parmi les pays les plus pauvres du monde, avec un taux de pauvreté élevé et des inégalités socio-économiques criantes. Pour surmonter ces défis, le prochain gouvernement devra mettre en œuvre des politiques efficaces de développement économique et social, visant à réduire la pauvreté, à créer des emplois et à améliorer l’accès aux services de base tels que l’éducation et la santé.

Parallèlement, l’instauration d’une gouvernance transparente et responsable est indispensable pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques. La lutte contre la corruption et la promotion de la transparence dans la gestion des affaires publiques sont des priorités absolues. Les citoyens maliens exigent des dirigeants honnêtes et responsables, capables de défendre leurs intérêts et de garantir un meilleur avenir pour les générations futures.

Dans ce contexte, les prochaines élections ne seront pas simplement un moment de choix politique, mais également un test de résilience et de détermination pour le peuple malien. Les Maliens sont appelés à façonner leur propre avenir en exprimant leur voix dans les urnes et en participant activement au processus démocratique. Ces élections représentent une opportunité unique de faire entendre leurs préoccupations et leurs aspirations, et de contribuer à la construction d’un Mali plus fort, plus stable et plus prospère pour tous.

Chiencoro Diarra 

3 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Billet-de-banque-.jpg
A la Une

La monnaie : reflet des enjeux politiques sahéliens

by Chiencoro 3 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La perspective de création d’une nouvelle monnaie pour les pays de l’Alliance des États du Sahel soulève des questions cruciales quant à ses implications politiques. Entre renforcement de la coopération régionale et défis diplomatiques, cette initiative pourrait redéfinir les relations entre les nations sahéliennes et leur positionnement sur la scène internationale.

La proposition de mettre en place une nouvelle monnaie pour les pays du Sahel ne se limite pas à des considérations économiques, mais ouvre un débat sur les conséquences politiques d’une telle décision. En explorant les implications potentielles sur les relations régionales et internationales, il est possible d’anticiper les défis et les opportunités que cette initiative pourrait apporter à la région sahélienne.

Tout d’abord, la mise en place d’une monnaie commune renforcerait la coopération et l’intégration économique entre les pays du Sahel. Une monnaie partagée faciliterait les échanges commerciaux et les investissements transfrontaliers, créant ainsi un marché régional plus dynamique. Cette intégration économique accrue pourrait également favoriser la stabilité politique en réduisant les tensions et les conflits liés aux disparités économiques entre les pays voisins.

Des tensions et des défis diplomatiques

Sur le plan régional, la création d’une nouvelle monnaie renforcerait le positionnement politique et économique des pays du Sahel sur la scène internationale. En consolidant leur unité économique, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel pourraient parler d’une seule voix dans les négociations commerciales et diplomatiques avec d’autres régions du monde. Cela renforcerait leur influence collective et leur capacité à défendre leurs intérêts communs sur la scène mondiale.

Cependant, la création d’une nouvelle monnaie pourrait également susciter des tensions et des défis diplomatiques. Certains pays voisins pourraient percevoir cette initiative comme une tentative de renforcement de l’influence politique et économique du Sahel dans la région, ce qui pourrait entraîner des frictions et des rivalités. De plus, la coordination des politiques monétaires entre les différents États membres nécessiterait un niveau élevé de coopération et de confiance mutuelle, ce qui pourrait être difficile à réaliser dans un contexte de rivalités politiques et de divergences d’intérêts.

Selon les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger représentent ensemble 17,4 % de la population des pays membres de l’organisation régionale et 10 % de son PIB. Leur départ, voire la création d’une monnaie commune entraînera une réduction significative de la taille du marché de la CEDEAO, ce qui perturbera le commerce intracommunautaire et affectera divers secteurs, notamment l’agriculture, l’industrie et les ressources minérales.

Incertitude au sein des organisations internationales 

En outre, sur le plan international, la création d’une nouvelle monnaie dans le Sahel pourrait avoir des répercussions sur les relations avec les partenaires extérieurs, telles que les organisations régionales et les puissances mondiales. Les pays du Sahel devraient naviguer habilement entre les intérêts concurrents des acteurs internationaux pour maintenir leur indépendance politique et économique tout en tirant parti des opportunités de coopération et de développement offertes par leur nouvelle monnaie.

La création d’une monnaie pour les pays de l’Alliance des États du sahel (AES) aura des répercussions sérieuses sur leurs relations avec plusieurs organisations. Car ces trois pays bénéficiaient de plusieurs projets et programmes régionaux, selon la CEDEAO, financés par des institutions telles que la Banque mondiale, pour des montants considérables. La Réserve régionale de sécurité alimentaire, le Programme régional d’appui au pastoralisme au Sahel et d’autres initiatives sont désormais confrontés à l’incertitude quant à leur mise en œuvre et leur financement.

La création d’une nouvelle monnaie dans les pays du Sahel aurait des implications politiques, institutionnelles, économiques et financières profondes, tant au niveau régional qu’international. Bien qu’elle puisse renforcer la coopération et l’intégration économique entre les pays membres, elle pourrait également susciter des tensions et des défis diplomatiques. Il est donc essentiel que les pays du Sahel travaillent ensemble de manière proactive pour relever ces défis et exploiter les opportunités offertes par cette initiative pour promouvoir la stabilité et le développement dans la région.

Chiencoro Diarra 

3 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mahamat Idriss Déby
A la Une

Succession dynastique au Tchad : la candidature de Mahamat Idriss Déby Itno

by Bakary FOMBA 2 mars 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Tchad, le président de la transition, le général Mahamat Idriss Déby Itno, a confirmé sa candidature pour l’élection présidentielle, prévue le 6 mai 2024.

Au pouvoir depuis avril 2021, suite à la mort de son père, le Maréchal Idriss Déby Itno, le général Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé dans un discours ce samedi sa décision de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Mahamat Idriss Déby Itno, un successeur légitime

Alors qu’il a déclaré être prêt à relever les défis du pays et à poursuivre le travail commencé par son père, la candidature de Mahamat Idriss Déby Itno a été accueillie avec diverses réactions, suscitant à la fois le soutien de certains partisans du défunt président et la méfiance de ceux qui s’inquiètent de la succession dynastique au pouvoir.

À deux mois du scrutin, le jeune leader lève enfin le suspense qu’il entretenait autour de sa candidature depuis plusieurs mois. « Moi, Mahamat Idriss Déby Itno, je suis candidat à l’élection présidentielle de 2024 sous la bannière de la coalition de partis pour un Tchad uni », a-t-il déclaré. Cette annonce du président tchadien intervient après que 221 mouvements, revendiqués par cette coalition, lui ont demandé de se présenter. Il avait auparavant promis de rendre le pouvoir aux civils par des élections après une transition de dix-huit mois, mais, ce terme échu, il avait prolongé cette transition de deux ans.

Il ne fait aucun doute que cette candidature de Mahamat Idriss Déby Itno a été motivée par un soutien populaire au Tchad. En effet, 221 mouvements de la coalition de partis pour un Tchad uni lui ont demandé de se présenter. De même, certains partisans du défunt président Idriss Deby pourraient voir en Mahamat Idriss Déby Itno un successeur légitime et être enclins à le soutenir en tant que candidat.

Perpétuer l’héritage politique de son père

Cependant, plusieurs facteurs peuvent interpréter cette candidature d’autant plus que l’atmosphère sociopolitique du pays reste tendue. Au cours de la dernière semaine, le Tchad a été en proie à des violences qui ont fait des dizaines de morts et de blessés, notamment l’assassinat du leader du parti socialiste sans frontières (PSF) Yaya Dillo et l’arrestation de son opposant, Saleh Déby Itno, oncle de Mahamat.

La candidature de Mahamat Idriss Déby Itno, fils du défunt président Idriss Deby, pourrait être considérée comme une continuité de la dynastie au pouvoir. Sa candidature s’inscrit ainsi dans une tradition de succession dynastique au pouvoir en Afrique et au Tchad en particulier. Cela peut être interprété comme une tentative de perpétuer l’héritage politique de son père. De même, Mahamat Idriss Déby Itno a occupé des postes importants au sein du gouvernement et de l’armée, ce qui lui confère une base de pouvoir et d’influence. Sa candidature pourrait donc être perçue comme une volonté de continuer le travail entamé par son père et de maintenir la stabilité politique et institutionnelle du pays.

Une tentative de stabilisation politique

Par ailleurs, d’autres pourraient également voir cette candidature comme une tentative de stabilisation politique et de consolidation du pouvoir dans un contexte de transition politique après la mort de l’ancien président, qui dirigeait alors le pays depuis plus de trente ans. Elle pourrait également être perçue comme une opportunité pour une nouvelle génération de leaders de prendre en main les destinées d’un pays où l’histoire politique a été mouvementée. Il s’agirait notamment d’une opportunité de changement et de renouveau pour le pays.

Cependant, la perspective d’une succession dynastique et les inquiétudes concernant la consolidation du pouvoir au sein d’une même famille pourraient susciter des réactions divergentes, avec des partisans de l’opposition et de la démocratie s’inquiétant de l’équité et de la transparence de ce processus électoral.

Mahamat Idriss Déby Itno avait été proclamé par l’armée président de la transition le 20 avril 2021, à l’annonce de la mort de son père, le Maréchal Idriss Déby Itno.

Bakary Fomba

2 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Fanon avait raison : comment le Sahel confirme sa critique du néocolonialisme 65 ans...
Mali : la Charte nationale pour la paix s’attaque aux conflits fonciers
Terrorisme au Sahel : le Mali déploie une stratégie globale pour couper les réseaux...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close