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Fête d'indépendance
A la UneBillet d'humeur

Distinctions militaires et chèque géant : La fête de l’armée, un évènement inoubliable

by Chiencoro 20 janvier 2024
written by Chiencoro 1 minutes read

Ah, la cérémonie de commémoration de la fête de l’armée malienne, un évènement qui a comblé toutes nos attentes en matière de défilé militaire et de remise de médailles. Le Colonel Assimi Goïta, dans toute sa splendeur de Président de la Transition, a présidé cette magnifique fête. Parce que rien ne dit « stabilité nationale » comme un défilé militaire bien exécuté, non ?

Évidemment, le dépôt de gerbe de fleurs sur le monument du soldat inconnu était d’une originalité renversante. Qui aurait cru qu’un chef suprême des armées puisse maîtriser avec tant d’aisance l’art délicat du lancer de fleurs ?

Et ne parlons pas des distinctions remises aux courageux militaires. Des médailles du mérite national avec effigie abeille, rien de tel pour honorer ceux qui ont fait preuve de bravoure. Et bien sûr, le chèque géant de plusieurs milliards de FCFA remis avec générosité, parce que dans le monde de la défense, rien n’est trop grand.

Dans son interview à la presse, le Président de la Transition a rendu hommage à tout le monde, du Président Modibo Keïta aux compagnons, en passant par les camarades d’armes tombés au champ de bataille. Parce que, soyons honnêtes, rien n’est plus sincère qu’un hommage rendu devant les caméras.

Et bien sûr, le point culminant, le dialogue inter-malien pour réconcilier les cœurs et les esprits. Parce que si les drones, les kalachnikovs et les avions de combat ne suffisent pas à rétablir la paix, un bon dialogue inter-malien devrait certainement y parvenir. Bravo pour cette mission accomplie, où la stabilisation du pays est le prochain défi à relever. On a hâte de voir comment cela va se dérouler, vraiment.

Chiencoro Diarra 

20 janvier 2024 0 comments
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Un drone TB2 en opération depuis les airs.
A la UneSécurité

Le vol de l’aigle : L’armée malienne, silhouette dans le ciel de l’histoire 

by Sahel Tribune 20 janvier 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Dans les replis de l’histoire malienne se tisse le récit poignant de l’Armée nationale, forgée dans les soubresauts de l’indépendance en 1960. Cette chronique captivante transcende les épreuves et triomphes, illustrant la résilience de cette institution face aux tumultes du temps. Embarquons pour un périple au cœur des moments-clés de l’armée malienne, gardienne intrépide des frontières et symbole d’une nation debout.

Le 22 septembre 1960, le Mali, nouveau-né de l’indépendance, amorçait un chapitre épique avec la création de son propre État. Au sein de cette quête souveraine, l’armée malienne surgit, le 20 janvier 1961, date du départ du dernier soldat français, prête à écrire son destin dans les pages parfois tumultueuses de l’histoire. De ses premiers pas balbutiants à ses récents exploits contre le terrorisme, plongeons dans une rétrospective captivante des moments cruciaux qui ont façonné cette force protectrice, véritable pilier de la défense nationale malienne.

L’adhésion du Mali à la Communauté française

Le 22 septembre 1960, une ère nouvelle s’écrit dans le livre d’or du Mali avec son accession à l’indépendance. L’avènement d’institutions nationales devient impératif, et en première ligne de cette métamorphose, surgit l’Armée, une sentinelle dévouée à défendre les frontières d’une nation fraîchement déclarée souveraine.

Les prémices de la création de cette armée s’ancrent dans les années 1950, une période où les autorités françaises formèrent des unités militaires composées de soldats africains, à l’origine destinées aux troupes coloniales. Avec le temps, ces unités évoluèrent vers un esprit nationaliste, éveillant la conscience des futurs défenseurs du Mali.

En 1957, l’instauration d’un ministère de la Défense au sein du gouvernement malien provisoire symbolise la détermination du Mali à assurer sa propre sécurité. L’adhésion du Mali à la Communauté française en 1958 ouvre la voie à une assistance militaire française, jetant ainsi les bases des premiers pas de l’armée malienne.

L’indépendance acquise en 1960 insuffle un nouvel élan à la formation de cet outil de défense. Un programme de formation militaire intensif est déployé pour habiliter les forces armées maliennes à assumer la responsabilité de la protection du pays. Les premières années sont jalonnées de défis, entre pauvreté, analphabétisme et conflits internes. Malgré ces difficultés, l’armée malienne s’affirme comme une institution essentielle à la défense nationale.

Ebranler les assises des groupes djihadistes

La création et l’évolution de cet outil de défense sont indissociables du labeur acharné de figures emblématiques telles que Modibo Keita, le premier président du Mali, Mamadou Konaté, Premier ministre de la Défense, et Diallo Telli, fervent défenseur de l’indépendance africaine.

L’armée malienne a joué un rôle crucial dans l’histoire du pays, contribuant à son indépendance, défendant son territoire et luttant contre le terrorisme. Les figures emblématiques et les héros militaires qui ont marqué les débuts de cette armée incarnent la fierté nationale.

Depuis sa création, l’armée malienne est confrontée sans cesse à des défis qu’elle a su surmonter avec bravoure et détermination. Le pays a connu plusieurs rébellions. La première a éclaté en 1963, deux ans seulement après la proclamation de l’indépendance.  Depuis 2012, le pays est pris dans l’étau d’une menace terroriste persistante, incarnée par des groupes djihadistes redoutables tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’État islamique au grand Sahara (EIGS). Ces entités ont étendu leur emprise sur d’immenses territoires du pays pendant que plusieurs forces partenaires faisaient leur entrée dans le territoire.

Face à cette menace croissante, l’armée malienne a engagé une série d’opérations militaires, remportant des succès notables qui ont ébranlé les assises des groupes djihadistes. En avril 2022, l’opération à Moura, au cœur du Mali, s’est soldée par l’élimination de plusieurs dizaines de djihadistes, infligeant un coup sévère à leurs rangs. En mai 2022, l’opération à Gossi, dans le nord du Mali, a permis la libération de plusieurs dizaines de personnes prises en otage par les djihadistes, marquant une victoire cruciale pour la sécurité civile. En juillet 2022, une opération musclée à Ménaka, dans le nord-est du Mali, a abouti à la destruction d’un campement djihadiste stratégique, affaiblissant leurs positions.

L’affirmation de la souveraineté malienne

Le 14 novembre 2023, après plus d’une décennie d’absence, l’armée malienne réinvestit Kidal, à la suite du départ de la MINUSMA et d’autres forces étrangères qui n’ont laissé aucun héritage positif. Cette dynamique de reconquête s’étend à Ber, Tessalit et Aguelhoc. Aujourd’hui, avec la montée en puissance de ses forces armées, le Mali réaffirme sa présence dans toutes les régions du pays.

Ces victoires ont sensiblement allégé la pression exercée par les groupes djihadistes sur les populations civiles maliennes, consolidant la crédibilité de l’armée malienne dans la lutte antiterroriste. Cela grâce aux nombreux équipements acquis par les autorités maliennes au profit de cette armée longtemps étouffées par les puissances colonisatrices en quête d’intérêts dans le pays. 

Ces triomphes de l’armée malienne contre le terrorisme résultent en effet de plusieurs facteurs déterminants. Des partenaires fiables et engagés, parmi lesquels la Russie, la Turquie, la Chine, ainsi que des pays de la sous-région, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel ; une alliance créée en septembre 2023 par le Mali, le Niger, et le Burkina Faso, ont substantiellement renforcé les capacités militaires de l’armée malienne, dans leur combat pour l’intégrité territoriale et le renforcement de la souveraineté nationale. Il faut noter aussi que la population malienne a joué un rôle crucial en informant les forces de sécurité sur les mouvements des djihadistes, démontrant ainsi un engagement indéfectible envers la sécurité nationale. Aujourd’hui, le lien armée-nation est bien tissé.

La création de l’armée malienne demeure un moment charnière dans l’histoire du pays, symbolisant l’affirmation de la souveraineté malienne et la détermination des dirigeants à défendre leur patrie. Malgré les épreuves traversées, cette institution reste forte et indispensable à la défense du pays, un symbole vivant de la résilience et de la volonté du peuple malien de protéger son héritage.

Oumarou Fomba 

20 janvier 2024 0 comments
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Le président de la Transition procède à la remise de plusieurs ambulances.
Billet d'humeur

Convoi de luxe : Les 33 ambulances VIP de la transition Goïta

by Chiencoro 20 janvier 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un époustouflant festival d’initiatives, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a orchestré une remise de dons qui transforme les cérémonies protocolaires en véritables shows. Entre ambulances dernier cri et réalisations sociales, le Mali découvre une nouvelle facette de son leader, prêt à sauver des vies avec panache.

Sous le ciel étoilé de ses œuvres sociales, le Colonel Assimi Goïta ne fait rien à moitié. Ce vendredi saint, c’est un cortège de 33 ambulances qui débarque dans le paysage malien, non pas en simple convoi médical, mais en véritables stars des urgences. Dans ce geste présidentiel, chaque remise de don devient une performance, et chaque geste du Président une nouvelle page d’une saga ambulancière pleine de style et d’audace.

L’option premium pour le confort de nos patients

Mesdames et Messieurs, bonjour à tous ! Aujourd’hui, c’est un jour spécial, un vendredi saint pour nos ambulances, car nous célébrons la remise de pas moins de 33 bolides médicalisés à travers tout le Mali. Oui, vous avez bien entendu, le Colonel Assimi Goïta est dans la place !

Alors que certains présidents se contentent de couper des rubans, moi, je préfère livrer des ambulances. C’est ma manière à moi de contribuer à la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale. Et soyons honnêtes, rien de mieux qu’une ambulance pimpée pour faire une entrée fracassante dans le monde !

Je dois dire que ces cérémonies de remise de dons sont devenues mon terrain de jeu favori. Chaque fois, je tente de surpasser la précédente, parce que chez moi, on ne fait pas les choses à moitié. D’ailleurs, on pourrait presque organiser un concours de la meilleure remise de dons. J’ai entendu dire que la prochaine sera avec feux d’artifice et jongleurs, mais chut, c’est un secret.

Ce matin, nous parlons d’ambulances, pas n’importe lesquelles, 23 4×4 et 10 vans dernier cri. Oui, nous avons choisi l’option premium pour le confort de nos patients. Parce que sauver des vies, c’est bien, mais sauver des vies avec style, c’est encore mieux !

L’aventure ambulancière continue 

En plus des ambulances, permettez-moi de vous rappeler quelques-unes de nos autres réalisations. On a creusé pas moins de 304 puits, distribué 225 tricycles, offert 75 ambulances, et même distribué des kits de transformation. On a aussi pensé aux académies avec 710 cartons de craie, parce que l’éducation, c’est important. Et cerise sur le gâteau, 1000 familles ont reçu un kit alimentaire. On ne se contente pas de sauver des vies, on nourrit des familles !

Je tiens à remercier l’ensemble des acteurs du système sanitaire, qui travaillent d’arrache-pied malgré des ressources humaines et matérielles limitées. Votre tâche n’est pas facile, mais avec ces ambulances, je suis convaincu que vous allez assurer vos missions avec encore plus d’efficacité et de célérité. Attention aux excès de vitesse, mes amis !

Enfin, je veux saluer notre ministre de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, une femme d’action et une visionnaire. On était ensemble il y a peu, à distribuer des tricycles et des kits alimentaires. Elle ne chôme pas, cette femme-là !

Maintenant, mesdames et messieurs, partons vers un avenir où aucune femme ne meurt en donnant la vie, où chaque enfant fête ses premiers anniversaires, et où nos ambulances sillonnent les routes du Mali avec panache. Merci à tous, et que l’aventure ambulancière continue !

Chiencoro Diarra 

20 janvier 2024 0 comments
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Assimi Goïta, discours du 61ème anniversaire de l'armée nationale
A la UneBillet d'humeur

DIY militaire : les triomphes de l’armée malienne en trois actes

by Sahel Tribune 19 janvier 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En ce 63e anniversaire de l’armée malienne le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a proclamé une mission accomplie lors de son discours télévisé sur l’ORTM le 19 janvier, fusionnant habilement célébration d’anniversaire et conquête territoriale. Dans ce spectacle militaire grandiose où l’improvisation et le « Do It Yourself » (DIY) se transforment en armes redoutables, l’armée malienne émerge comme une héroïne de comédie prête à libérer les territoires.

Ce n’est pas un simple anniversaire, mais plutôt une célébration grandiose aux airs de blockbuster militaire au Mali. Entre les conquêtes territoriales et l’acquisition de moyens roulants et aériens, l’armée malienne célèbre ses 63 ans avec une détermination sans faille. Le colonel Assimi Goïta affirme que cet anniversaire symbolise une « mission accomplie », plongeant ainsi le pays dans un spectacle à la malienne où la libération des territoires s’harmonise avec une créativité débordante.

Un remake de Rambo

Alors que l’armée malienne souffle ses 63 bougies, une question persiste : a-t-elle confondu anniversaire et mission de conquête du gâteau ? Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré avec fierté le 19 janvier 2024 que la mission était accomplie. L’intégrité territoriale est désormais à portée de main, ornée d’un nœud décoratif pour faire bonne figure.

L’année 2023 a été pour l’armée malienne ce que le lundi matin est pour nous tous : éprouvante. Cependant, elle a réussi à démontrer au monde que l’armée malienne n’est pas simplement là pour animer les soirées karaoké des casernes. Sortant de leur zone de confort, les militaires ont décidé d’affronter les terroristes là où cela fait mal. Résultat : la libération de Kidal le 14 novembre 2023, après une décennie d’occupation terroriste, est une victoire mémorable. On peut imaginer les terroristes cherchant désespérément sur Google Maps comment contourner les barrages de l’armée malienne.

Dans son discours passionné devant les forces vives du pays le 15 janvier dernier, le chef suprême des armées a rappelé avec fierté les moments où l’armée malienne a joué son propre rôle dans un remake de Rambo. La reconquête de Kidal n’est qu’une péripétie dans la grande saga des exploits militaires. Ber, Tessalit, Aguelhoc, et même des emprises abandonnées par la Minusma ont été reprises, comme si l’armée malienne faisait son shopping territorial.

Les architectes militaires discutent des plans

Certains clamaient que c’était « une mission au-dessus de nos moyens », selon le président Goïta dans son discours pré-fête de l’armée. Eh bien, l’armée malienne a réussi, presque entièrement, avec ses propres ressources. Les militaires maliens ont fait du Do It Yourself une véritable philosophie de vie, manipulant avec une véritable dextérité des drones et des avions de combat, mettant à feu et à cendres les ennemis de la Nation.

Mais ce n’est pas tout. En plus de reconquérir des territoires, l’armée malienne a décidé de se réinventer. Des réformes et des initiatives ont été mises en place pour améliorer les conditions de travail et de vie des militaires. L’accroissement des effectifs, l’acquisition d’équipements dernier cri, le renforcement des capacités aériennes et terrestres, tout cela contribue à un spectacle militaire digne d’Hollywood, avec pour objectif la reconquête territoriale.

Le chef suprême des armées a même évoqué la poursuite de l’embellissement avec l’ouverture de chantiers de nouveaux camps militaires dans des endroits aux noms exotiques comme Bougouni, Kita, Diéma, San et Koutiala. On imagine déjà les architectes militaires discutant des plans autour d’un café dans une tente de campagne.

Ralentir la vitesse de déplacement des tanks

« Le démarrage de la construction de logements pour nos forces de défense et de sécurité », a-t-il ajouté. Enfin, les militaires auront un toit sur la tête, autre que celui d’une tente de camping. Et pour couronner le tout, des postes de commandement ultramodernes, car la guerre en haute définition, c’est encore mieux.

Tout cela nous rappelle l’héritage des pères fondateurs et le sacrifice de milliers d’hommes qui ont lutté pour faire du Mali un pays « libre et souverain, ancré dans ses valeurs morales, spirituelles et socio-culturelles ». En d’autres termes, un pays où l’on peut manger du riz sans craindre les bombardements.

Le président de la transition garde espoir que le Mali sortira « lentement, mais progressivement de cette longue crise multidimensionnelle ». Espérons simplement qu’ils n’ont pas l’intention de ralentir la vitesse de déplacement de leurs tanks pour y parvenir. 

Oumarou Fomba 

19 janvier 2024 0 comments
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Urne
A la UnePolitique

Élections au Mali : sur le fil du rasoir, entre défis sécuritaires et aspirations démocratiques

by Chiencoro 16 janvier 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans l’effervescence électorale du Mali en reconstruction, les défis sécuritaires se dressent comme des remparts à la démocratie. Ce reportage plonge au cœur des enjeux, dévoile des réalités brutales, explore les stratégies en place, et donne la parole à ceux qui façonnent l’avenir politique du pays.

Les rues de Bamako résonnent encore des échos des élections présidentielles de 2020. Des groupes armés ont transformé des bureaux de vote en champs de bataille, semant le chaos et la terreur. Des citoyens ont été contraints de fuir, laissant derrière eux un paysage électoral marqué par la violence. Soumaïla Cissé, figure emblématique de la scène politique malienne a été enlevé, en pleine campagne électorale pour les législativesde 2021. Il décèdera quelques mois après sa libération. Cela révèle la fragilité d’un processus électoral dans un pays en quête de stabilité.

Tensions électorales en Afrique : leçons à tirer

Les frontières des défis sécuritaires ne se limitent pas aux frontières maliennes. En Côte d’Ivoire, l’année 2010 a laissé des cicatrices profondes dues à des violences post-électorales alimentées par des tensions ethniques et politiques. Un rappel brutal que la sécurité pendant les élections transcende les frontières, et que des leçons cruciales peuvent être tirées des expériences des nations voisines.

Les chiffres de l’Union africaine révèlent une réalité alarmante : plus de 100 attaques ont émaillé les élections de 2020 au Mali. Face à cette menace, deux perspectives s’affrontent : le renforcement musclé des forces de sécurité préconisé par certains, et la sensibilisation citoyenne défendue par la société civile. Un équilibre délicat entre puissance et responsabilisation, visant à prévenir les troubles tout en éduquant une population consciente des risques électoraux.

Le 25 septembre dernier, les autorités maliennes de la transition ont pris une décision salutaire : le report de la présidentielle initialement prévue en février 2024. Ce scrutin, considéré comme le chemin du retour des civils à la tête du pays depuis le coup d’État d’août 2020 dirigé par le colonel Assimi Goïta, s’inscrit dans un contexte politique délicat, marqué par le retour progressif de la sécurité et de la stabilité dans le pays.

Le moment marquant de cette montée en puissance de l’armée malienne et du retour de la reconquête de l’intégrité du territoire national est le 14 novembre 2023 avec la reprise de Kidal par l’armée malienne. Une reprise qui s’inscrit dans le cadre du désengagement de la mission onusienne du Mali après plus d’une décennie de présence sans résultat tangible. 

L’objectif des autorités maliennes de la transition est de réussir à tenir des élections libres, transparentes, crédibles et surtout sécurisées. D’ailleurs, le président de la Transition a exprimé sa volonté d’assurer un « retour sécurisé et apaisé » à l’ordre constitutionnel dans ce pays victime d’insécurité depuis plus d’une décennie. 

Forger l’avenir politique du Mali

Au-delà des stratégies de sécurité, des voix s’élèvent pour rappeler l’importance de l’indépendance des institutions électorales, de l’équité des campagnes, et du respect des droits de l’homme. Des recommandations cruciales pour bâtir un processus électoral démocratique, où chaque vote compte et chaque citoyen se sent représenté.

Dans l’ombre des défis sécuritaires se dessine une quête pour une démocratie malienne plus résiliente. En intégrant ces dimensions sécuritaires et démocratiques, le Mali se dresse comme un laboratoire politique en mouvement. 

Nous gardons espoir que, malgré les tumultes du passé, des élections pacifiques et démocratiques émergeront, apportant une nouvelle ère politique au Mali et inspirant le monde entier.

Chiencoro Diarra 

16 janvier 2024 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Renaissance malienne : les défis du retour à la sécurité

by Chiencoro 16 janvier 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Les dunes du Sahel murmurent des histoires séculaires, des récits de résilience et d’adversité. Au cœur de ce paysage complexe, le Mali se dresse comme une partition musicale aux notes parfois discordantes, oscillant entre les défis sécuritaires et les aspirations à la stabilité. En cette symphonie politique, chaque mouvement dévoile des enjeux profonds, des nuances subtiles qui résonnent dans l’écho des sables.

Le Mali, autrefois épicentre d’empires florissants, a connu des résonances tumultueuses au cours des dernières décennies. Les vents du changement ont soufflé en novembre 2023 avec la victoire de l’armée à Kidal, une victoire qui, loin d’apaiser les mélodies politiques, a introduit de nouvelles tonalités. L’infiltration croissante des groupes armés terroristes parmi la population crée une dissonance persistante, défiant les efforts de reconstruction et de réconciliation.

Sous les auspices de la Transition, les autorités maliennes ont orchestré une transformation en crescendo, plaçant la sécurité au centre de leur partition. Le départ de Barkhane et de forces européennes telles que Takuba a créé une pause dans cette symphonie, laissant place à un silence qui interroge. Cependant, les autorités n’ont pas hésité à reprendre la baguette, renforçant les capacités de l’armée malienne, investissant dans des équipements de pointe, et signant la Charte du Liptako-Gourma pour former l’Alliance des États du Sahel (AES). Une nouvelle partition régionale pour lutter contre l’insécurité et favoriser un développement durable.

Dans ce ballet complexe, l’armée malienne danse une chorégraphie délicate entre reconquête territoriale et protection des droits civiques. Les défis sont nombreux, mais le professionnalisme de l’armée ne cesse de surprendre. La symphonie de la protection civile est exécutée avec une préoccupation constante pour les droits humains, une harmonie difficile à atteindre dans les zones de conflit.

Le prélude pour l’avenir résonne avec un mélange d’espoir et de réalisme. Les décideurs politiques et les citoyens du Sahel sont invités à écouter attentivement cette symphonie en cours. L’approche holistique préconisée par le président de la transition, avec son appel au dialogue inter-malien, offre une note de sagesse dans cette composition complexe. Le développement économique, la sécurité et le progrès social forment un trio dont l’harmonie peut offrir une mélodie durable pour le Mali et au-delà.

Alors que le Mali aspire à rétablir sa stabilité, le Sahel observe. La symphonie de la sécurité, jouée sur les instruments du dialogue, de la coopération régionale, et du développement durable, peut transcender les frontières. C’est une harmonie où chaque nation sahélienne, guidée par sa propre partition, contribue à la création d’une mélodie collective de paix, de prospérité et de résilience. Dans cette œuvre en perpétuelle création, le Mali, tel un musicien talentueux, joue sa partition avec courage, inscrivant son avenir dans la symphonie du Sahel.

Chiencoro Diarra

16 janvier 2024 0 comments
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Le président de la transition une délégation ministérielle du Niger à l'occasion de la Journée de la souveraineté retrouvée.
A la Une

Souveraineté retrouvée : l’union des nations, rempart de l’avenir

by Chiencoro 15 janvier 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

La Commémoration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée a pris une dimension exceptionnelle le 14 janvier 2024, réunissant le Président de la Transition malien et une délégation ministérielle du Niger. Une journée emblématique marquée par des échanges fructueux et des visites symboliques, témoignant de la solidarité entre nations du Sahel.

En ce 14 janvier, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a honoré une délégation ministérielle du Niger, dirigée par le ministre malien de la Jeunesse, Abdoul Kassim Fomba. Une démarche qui transcende les frontières, renforçant les liens entre le Mali et le Niger dans la célébration commune de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée.

Cohésion régionale et reconnaissance mutuelle

Sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, la délégation nigérienne, accompagnée par des membres du CNSP, a partagé un moment de reconnaissance mutuelle. Le Président malien a salué l’engagement du Général Abdouramane Tiani, chef de l’Etat du Niger, et a souligné l’importance de la cohésion nationale. La visite de courtoisie a été l’occasion de consolider les liens entre les deux nations et de renforcer la solidarité régionale.

Le ministre malien ministre malien de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a exprimé ses remerciements pour la participation nigérienne à la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Le Président de la Transition a appelé à un soutien continu des ministères de la Jeunesse des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour la jeunesse des trois pays. Une collaboration mise en lumière par la visite des émissaires nigériens aux infrastructures sportives, témoignant d’une volonté commune de développer durablement le secteur sportif régional.

Regards croisés sur le développement sportif régional

Au cœur de cette célébration, les ministres de la Jeunesse et des Sports du Mali et du Niger ont échangé des expériences, ouvrant la voie à une collaboration trilatérale avec le Burkina Faso. La visite des infrastructures sportives a permis d’initier des discussions sur le développement pérenne du sport dans l’espace AES. Une initiative porteuse d’espoir pour l’essor du sport régional et la consolidation des relations intergouvernementales.

La Commémoration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée a transcendé les frontières, unissant le Mali et le Niger dans une célébration exemplaire. Les échanges entre les délégations ministérielles et les visites aux infrastructures sportives ont jeté les bases d’une coopération régionale renforcée. Cette journée mémorable a démontré que la souveraineté retrouvée s’accompagne d’une responsabilité partagée envers la jeunesse et le sport. Les perspectives de développement régional, évoquées lors de cette rencontre, ouvrent la voie à un avenir prometteur pour l’AES. Une solidarité qui, au-delà des frontières, éclaire la voie du progrès pour le Sahel.

Chiencoro Diarra

15 janvier 2024 0 comments
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