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Analyse philosophique des implications des décisions des pays de l'AES dans la sous-région sahélienne.
A la Une

[Tribune] Crise politique au Sahel : Regards philosophiques sur les retraits de la CEDEAO et la dénonciation de l’Accord d’Alger

by Fousseni TOGOLA 29 janvier 2024
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

La décision du Mali de dénoncer l’Accord pour la paix et celle du Burkina Faso, du Niger et du Mali de se retirer de la CEDEAO au cours de la même semaine ont déclenché une crise profonde, marquant un tournant majeur dans la géopolitique de la région sahélienne. Ces évènements soulèvent des questions cruciales sur la nature de la démocratie, la légitimité de l’intervention militaire étrangère et le rôle des organisations régionales.

Les évènements récents soulèvent des questions fondamentales qui nécessitent une réflexion approfondie. Les philosophes, avec leur sagesse intemporelle, offrent des perspectives précieuses pour naviguer dans ces eaux troubles. Dans un monde en perpétuel mouvement, où la liberté individuelle, la souveraineté nationale et la coopération régionale semblent parfois entrer en conflit, la philosophie devient un guide essentiel pour comprendre les enjeux complexes et tracer la voie vers un avenir plus éclairé. 

Comme l’exprimait le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau, « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. » La décision des nations sahéliennes de revoir leurs alliances témoigne de la quête perpétuelle de la liberté et de l’autonomie, même au détriment d’accords établis. Cependant, la dénonciation de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger en 2015 soulève des inquiétudes quant à la stabilité régionale, rappelant ainsi la pensée de Thomas Hobbes sur la nécessité du « contrat social » pour prévenir le chaos.

Conflits des intérêts 

Le retrait de la CEDEAO par ces nations souligne les tensions entre l’individualisme national et l’idéal de solidarité régionale. Comme l’a souligné Emmanuel Kant, l’État de paix perpétuelle ne peut être atteint que par« une fédération d’États libres. » Le retrait de ces nations remet en question la viabilité de telles fédérations dans un monde où les intérêts nationaux semblent parfois prévaloir.

D’un autre côté, la décision de ces nations peut être interprétée comme un acte de résistance contre ce qu’Albert Camus aurait qualifié d’« absurde » — une situation où les aspirations nationales entrent en conflit avec les structures supranationales. « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide », disait Camus, soulignant la gravité des décisions qui touchent à l’existence nationale.

Le principal argument qu’on pourrait retenir comme justificatif du départ de ces trois pays est que la CEDEAO a violé leur souveraineté en leur imposant des sanctions après les coups d’État qui ont renversé les régimes civils en place. Ces sanctions, qui comprenaient notamment la fermeture des frontières, la suspension des échanges commerciaux et la mise à l’écart des pays du Conseil des ministres de la CEDEAO, ont été perçues comme une violation de la souveraineté nationale et ont été jugées comme « illégales, illégitimes et inhumaines ».

Ces arguments rejoignent les réflexions de nombreux philosophes sur la nature de la démocratie et de la souveraineté. Pour le philosophe français Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté est « le droit de faire les lois ». Ce droit est inaliénable et appartient au peuple. Les dirigeants politiques ne sont que des représentants du peuple et ne peuvent agir que dans le respect de la volonté populaire.

La CEDEAO, quant à elle, est une organisation régionale qui vise à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Cependant, ses actions récentes ont été critiquées pour leur manque de respect de la souveraineté des États membres.

La légitimité de l’intervention militaire étrangère

Un autre argument avancé par les trois pays est que la CEDEAO ne leur a pas apporté l’aide nécessaire pour lutter contre le terrorisme. En effet, la région sahélienne est confrontée depuis plusieurs années à une insurrection djihadiste qui a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Malgré l’existence d’une multitude de forces militaires étrangères, dont la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Barkane, Takuba, pour aider le Mali à lutter contre le terrorisme, la crise perdurait au Mali depuis plus d’une décennie. Cela reste de même pour le Burkina Faso et le Niger. Cependant, ces forces sont donc critiquées pour leur manque de résultats.

Les décisions des trois pays rejoignent les réflexions de nombreux philosophes sur la légitimité de l’intervention militaire étrangère. Pour le philosophe allemand Emmanuel Kant, l’intervention militaire étrangère est légitime uniquement si elle vise à protéger les droits humains fondamentaux.

Dans le cas de ces pays sahéliens, il est difficile de dire si l’intervention militaire étrangère est légitime. D’un côté, la situation humanitaire était catastrophique et les droits humains étaient gravement violés. De l’autre côté, l’intervention militaire n’a pas encore permis de mettre fin à l’insurrection djihadiste.

La CEDEAO est une organisation régionale qui joue un rôle important dans la stabilité de la région sahélienne. Cependant, ses actions récentes ont été critiquées pour leur manque de cohérence et leur manque de légitimité.

La coopération régionale 

Les décisions des trois pays incitent à des réflexions sur le rôle des organisations régionales. Pour le philosophe américain John Rawls, les organisations régionales doivent être fondées sur des principes démocratiques et doivent respecter la souveraineté des États membres.

Dans le cas de la CEDEAO, il est clair que les principes démocratiques ne sont pas toujours respectés. Les sanctions imposées aux trois pays après les coups d’État sont un exemple de cette violation des principes démocratiques. Car les chefs d’État qui s’octroient un troisième mandat en toute violation de la Constitution de leur pays n’ont jamais été sanctionnés. Pourtant, les coups d’État sont la conséquence des violations des principes démocratiques. 

La philosophie nous rappelle que l’équilibre entre la liberté individuelle et la nécessité de coopération est un défi constant. Comme l’évoquait Søren Kierkegaard, « La vie ne peut être comprise qu’en regardant en arrière, mais elle ne peut être vécue qu’en regardant en avant. » La dénonciation de l’Accord pour la paix et le retrait de la CEDEAO offrent ainsi une opportunité de réflexion sur la voie à suivre pour ces nations et pour la région dans son ensemble, dans un monde en constante évolution.

Les décisions du Mali et des trois nations sahéliennes appellent à une introspection profonde sur la démocratie, la solidarité régionale et le rôle des organisations internationales. La quête de réponses à ces interrogations philosophiques stimulantes est cruciale pour forger un chemin vers la stabilité et la prospérité dans cette région dynamique, mais tourmentée.

F. Togola 

29 janvier 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la Une

Sahel : Les tensions entre la CEDEAO et les États membres s’accentuent avec le retrait tripartite

by Sahel Tribune 28 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La rupture historique de trois nations sahéliennes, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, avec la CEDEAO, met en lumière les fissures croissantes entre les aspirations souveraines des États membres et les politiques régionales. Les sanctions contestées et la création de l’Alliance des États du Sahel témoignent d’un profond désir de repenser les relations régionales.

Le retrait inédit du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO ébranle les fondements de la coopération ouest-africaine. Au cœur de cette rupture se trouvent des sanctions litigieuses et un appel croissant à une gouvernance régionale plus en phase avec les aspirations souveraines des peuples. Cette décision soulève des questions cruciales sur le futur de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest et les dynamiques qui façonneront la carte politique de la région.

Les aspirations souveraines de ces nations sahéliennes

La décision sans précédent du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) envoie des ondes de choc à travers la région ouest-africaine. Cette séparation met en lumière des années de tensions croissantes entre les idéaux de la CEDEAO et les aspirations souveraines de ces nations sahéliennes.

Le déclencheur de cette rupture historique remonte aux sanctions imposées par la CEDEAO à la suite des coups d’État militaires ayant porté au pouvoir le colonel Assimi Goïta, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Abdrahamane Tiani au Mali, au Burkina Faso et au Niger respectivement. Ces sanctions, qualifiées « d’illégitimes, illégales et inhumaines », ont suscité la colère des populations. Les sanctions contre le Niger en juillet 2023 ont été rejetées par le Burkina Faso et le Mali, affirmant leur solidarité envers le Niger.

Le Burkina Faso et le Mali ont même averti qu’une intervention militaire au Niger serait considérée comme une déclaration de guerre, menaçant de quitter la CEDEAO si une telle action était entreprise. Ces déclarations ont cristallisé le fossé grandissant entre les membres sahéliens et l’organisation régionale.

Réfléchir sur la pertinence et l’efficacité des mécanismes de gouvernance

La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre 2023 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso témoigne de leur volonté de poursuivre des objectifs communs dans le respect de leur souveraineté. Les citoyens de ces nations ont longtemps plaidé en faveur d’une CEDEAO plus proche du peuple, où les préoccupations des populations prévalent sur les intérêts politiques.

La Commission de la CEDEAO, dans un communiqué, affirme avoir été informée du retrait de ces trois pays à travers des déclarations publiques, bien qu’aucune notification formelle n’ait encore été reçue. L’Autorité des chefs d’État et de gouvernement, à la tête de la Commission, s’est engagée à rechercher une « solution négociée à cette impasse politique ».

L’évolution de la situation reste incertaine, et les regards sont tournés vers les répercussions potentielles sur la dynamique politique, économique et sécuritaire de la région. Ce retrait pourrait également susciter des réflexions plus profondes sur la pertinence et l’efficacité des mécanismes de gouvernance régionale dans le contexte complexe de l’Afrique de l’Ouest.

Ce chapitre dans l’histoire de la CEDEAO souligne la nécessité de réexaminer les relations entre les organisations régionales et leurs membres, et de repenser les moyens d’atteindre l’intégration tout en respectant la diversité et la souveraineté des États membres. Les développements futurs nous éclaireront sur la direction que prendra la dynamique politique en Afrique de l’Ouest.

Oumarou Fomba 

28 janvier 2024 0 comments
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Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO
A la UneChroniques

Déchirure d’alliances : La CEDEAO, une mélodie brisée par la souveraineté

by Sahel Tribune 28 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le chaudron de l’histoire, où les feux du panafricanisme et de l’intégration régionale ont forgé des alliances, il y a des moments où ces liens sont mis à l’épreuve. Aujourd’hui, nous sommes témoins d’un chapitre déchirant de l’épopée de la CEDEAO, où trois membres fondateurs, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, annoncent leur retrait de l’union régionale.

C’est en 1975, sous le ciel étoilé de Lagos, que naissait la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), portée par les rêves et les idéaux de leaders visionnaires tels que le Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, le Général Moussa Traoré et le Lieutenant-Colonel Seyni Kountché. Ces pères fondateurs avaient tracé la voie de la fraternité, de la solidarité et du développement partagé.

Cependant, après près de cinq décennies, ces liens jadis indestructibles semblent s’effilocher. Les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger expriment aujourd’hui des regrets profonds, un sentiment d’amertume et une déception face à la trajectoire que la CEDEAO a empruntée, s’éloignant des idéaux qui l’avaient engendrée.

La communauté régionale, plutôt que d’être le rempart solidaire espéré dans la lutte contre le terrorisme, semble s’être égarée sous l’influence de forces étrangères. Les chefs d’État actuels du Burkina Faso, du Mali et du Niger dénoncent avec véhémence cette trahison des principes fondateurs. Pire encore, lorsque ces nations ont pris l’initiative de sécuriser leur destin, la CEDEAO a répondu de manière irréfléchie, imposant des « sanctions illégales et inhumaines », ébranlant davantage des populations déjà éprouvées par la violence terroriste.

Début d’une nouvelle ère

Le Capitaine Ibrahim Traoré, le Colonel Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, conscients de leurs « responsabilités historiques », ont décidé de manière souveraine du retrait immédiat de leurs nations respectives de la CEDEAO. Ces décisions, prises à Ouagadougou, à Bamako et à Niamey le 28 janvier 2024, résonnent comme des notes graves dans l’histoire de l’Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO, jadis symbole d’unité, se trouve désormais à la croisée des chemins. Les vents du changement soufflent, et les nations souveraines affirment leurs destins. Les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger tracent une nouvelle voie, guidés par une vision de souveraineté, de sécurité et de prospérité.

Alors que les ombres du passé s’estompent, une nouvelle réalité émerge. Des nations qui, autrefois liées par des idéaux communs, prennent des routes distinctes, chacune cherchant à forger son propre chemin dans le concert des nations africaines. La CEDEAO, autrefois une flamme ardente de coopération régionale, observe ses membres fondateurs s’éloigner, chacun portant le fardeau de son destin national.

Ce retrait ne marque pas seulement la fin d’un chapitre, mais le début d’une nouvelle ère où les nations ouest-africaines, libérées des chaînes de l’union régionale défaillante, tracent des trajectoires indépendantes vers un avenir qui leur est propre.

Oumarou Fomba 

28 janvier 2024 0 comments
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A la UneChroniques

Le régne Mamadi Doumbouya: Un enfer sans tombe (Par Tierno Monénembo)

by Sahel Tribune 27 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Pas d’eau, pas d’électricité, pas d’essence, pas d’Internet ! Vivre sous le règne de Mamadi Doumbouya, c’est débarquer directement en enfer sans passer par la tombe. Aux dernières nouvelles, un millier de Guinéens aurait demandé et obtenu l’asile à Gaza où, comparée à la nôtre, la vie ferait plutôt penser à l’Eden. 

Et voilà que notre colosse de légionnaire que les professionnels de la démagogie ont surnommé « colonel bâtisseur » (pour avoir barbouillé la façade de la mosquée Fayçal ou pour avoir creusé les fossés de Bambéto ?) vient de se bombarder Général d’armée, sans  doute pour se féliciter d’avoir aggravé nos supplices. Pas Général de brigade, pas général de division, tout droit Général d’armée alors qu’en France, il n’a jamais dépassé le grade de caporal !

Le pouvoir kaki de nouveau à la mode

Aujourd’hui, Général comme le fut Lansana Conté ; demain maréchal comme le fut Mobutu ; après-demain, empereur comme le fut Bokassa ! Ne rigolez pas ! Nous sommes en Afrique : c’est en décimant leurs propres peuples que nos militaires montent en grade. Ils ne connaissent pas d’autres faits d’armes.

Et comme par un revers spectaculaire de l’Histoire, le pouvoir kaki est de nouveau à la mode,  notre dictateur n’a même plus besoin de cacher son jeu. Après avoir coupé Internet (pourquoi au juste : pour capturer l’évadé Pivi ou juste pour se faire plaisir ?), il musèle la presse et pourchasse les journalistes comme dans les battues, on court après le gibier. Le message est clair même pour ceux qui ne sont pas dans le secret des dieux : la Transition dont il se gargarise n’est qu’une farce. Il n’y aura pas d’élection. Pour paraphraser Danton, notre lieutenant-colonel ou plutôt notre général tout neuf est là par la volonté de ses troupes et il ne partira que par la force des baïonnettes.

Voyons les choses en face, Guinéens, Mamadi Doumbouya s’en fout de la Transition. Cet homme n’est pas arrivé au pouvoir, les mains vides, il n’est pas venu sans arrière-pensées. Il est porteur d’un vieux projet, d’un projet mûrement réfléchi : instaurer une sixième dictature  encore plus cynique et plus meurtrière que celle de son mentor, Sékou Touré. Le pire, c’est qu’il est en train de la réussir sous nos regards impuissants. Cette Transition qu’il a pilotée tout seul, il l’a complètement dévoyée et mise au service de ses ambitions personnelles.

L’avenir est sombre

Il n’existe plus un seul rouage de l’Etat qui ne soit sous son contrôle. Il a interdit le FNDC, maté les manifestations de rue, exilé Cellou Dalein Diallo, Sydia Touré et Alpha Condé. Il ne subsiste aujourd’hui en Guinée, aucune trace de contre-pouvoir. Maintenant qu’il dispose de tous les moyens de l’Etat, il peut commencer la répression sanglante qu’il a planifiée. L’avenir est sombre. Si nous ne l’arrêtons pas tout de suite, ce Général de pacotille risque de  nous infliger le pire régime de notre histoire.

Mais à quelque chose malheur est bon, ce  tyranneau de village  offre  aux patriotes de ce pays l’occasion rêvée de se ressaisir, de se rassembler autour d’un projet unique qui doit fédérer tous les autres : aboutir à des  élections rapides, régulières et transparentes tout en préservant l’unité nationale. Redevenons Guinéens ! Jouons le même air et ne touchons plus une autre corde que celle du patriotisme ! Levons-nous comme un seul homme ! Tuons la peur qui est en nous ! Battons-nous pour sauver ce pays avant que les bourreaux et les médiocrates ne l’achèvent. Ne le faisons pas pour nous, faisons-le pour nos descendants !

Tierno Monénembo


Source: Le Lynx

Le titre et les inter-titres sont de notre rédaction

27 janvier 2024 0 comments
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Photo de famille du président de la transition avec les récipiendaires, le 26 janvier 2024. .
A la Une

Remise de décoration au Mali : un hommage mérité aux artisans du changement

by Chiencoro 26 janvier 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le 26 janvier 2024 restera gravé dans l’histoire malienne, marqué par la cérémonie de remise de décoration présidée par le Colonel Assimi Goïta. Un moment solennel dédié à l’honneur et à la reconnaissance des citoyens qui se sont distingués dans leur engagement pour la nation.

Sous les dorures du palais, une vingtaine de Maliens ont été élevés au rang de « Chevalier« , « Officier« , « Commandeur« , et « Grand Officier de l’Ordre national« . Le Général de brigade Amadou Sagafourou Guéye a souligné la fibre patriotique du président de la transition et salué la vision des autorités pour une Mali souveraine.

La récompense des acteurs clés de la refondation

Les récipiendaires, sélectionnés pour leur dévouement, représentent désormais la fierté de tout un pays. Moussa Alassane Diallo, Porte-parole des bénéficiaires, souligne que la cérémonie va au-delà de la tradition républicaine, honorant ceux qui se sont distingués par leur professionnalisme, leur technicité, et leur acte patriotique.

Le discours du Grand chancelier met en lumière la contribution exceptionnelle des décorés à la refondation de l’État. Ces hommes, « modèles de dévouement et d’éthique », incarnent des valeurs cruciales pour le Mali, fondement des réformes en cours.

Le Grand Chancelier rappelle que le capital humain est le socle des réformes initiées par le Gouvernement de Transition dirigé par le Dr Choguel Kokalla Maïga. Il met en exergue l’importance des récipiendaires en tant que références dans leurs domaines, contribuant ainsi à la construction d’une nation souveraine.

La Vision inspirante du chef de l’État 

Les récipiendaires expriment leur gratitude envers le Président Goïta pour son dévouement à la cause malienne. Ils saluent sa vision, ses orientations stratégiques, et son ambition pour le Mali 2063. Le secteur privé, la défense et la sécurité, la gouvernance publique, l’éducation, la jeunesse, la culture, et la paix sont autant de domaines où le leadership du Président a laissé une empreinte indélébile.

La remise symbolique de la médaille devient un acte d’appréciation pour des décisions audacieuses, notamment la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et la priorisation du dialogue direct inter-malien. Les récipiendaires soulignent l’importance des principes non négociables tels que l’unité, la laïcité, et l’intégrité territoriale.

La reconnaissance s’étend à la générosité du grand maître des ordres nationaux envers les forces de défense et de sécurité et à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023. Les actions sociales en faveur des plus défavorisés renforcent la conviction que le président Goïta incarne un changement positif.

Le peuple malien célèbre le chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, « un homme honnête et dévoué ». Les décorations ne sont pas simplement des médailles, mais des symboles de l’engagement envers un Mali fort et souverain.

Chiencoro Diarra

26 janvier 2024 0 comments
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Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
A la Une

Les cicatrices de l’éducation : Quand l’ombre du passé plane sur les bancs de l’école malienne

by Bakary FOMBA 26 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans les arcanes du système éducatif malien, une lettre circulaire datée du 24 janvier 2024 fait écho au cri de révolte des autorités éducatives contre une pratique tenace : le « châtiment corporel à l’école ». Un sujet brûlant qui, malgré son interdiction formelle, continue de hanter les couloirs de nombreux établissements d’enseignement, tant publics que privés.

Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, tire la sonnette d’alarme dans une missive cinglante, rappelant l’interdiction catégorique des châtiments corporels à l’école, édictée par l’Article 26 de l’Arrêté n°10-0688 du 12 mars 2010, fixant le règlement intérieur des établissements de l’enseignement fondamental. Une interdiction qui, semble-t-il, peine à s’imposer dans la réalité des salles de classe, où certains enseignants continuent de recourir à des pratiques jugées dépassées et inhumaines.

Dans un entretien exclusif, le ministre souligne l’inadmissibilité de ces actes qualifiés d' »inqualifiables » et « attentatoires à l’intégrité physique des enfants« . Il fustige ces méthodes rétrogrades qui rappellent des périodes sombres de l’histoire éducative malienne, ayant jadis provoqué la fuite de nombreux enfants des bancs de l’école.

Des alternatives au châtiment corporel

Pourtant, les textes sont clairs, et l’appel du ministre est sans équivoque : stopper net ces pratiques barbares. En dépit de l’arsenal juridique, des élèves continuent d’être victimes de sévices corporels au sein même des écoles censées les protéger et les guider vers l’instruction, l’éducation, et le savoir.

Face à cette résistance persistante, le ministre propose une alternative. Pour gérer les problèmes d’indiscipline, de retard, d’absence, ou toute autre difficulté liée à l’action pédagogique, il encourage le recours aux dispositions de l’arrêté 10-0688/MEALN-SG du 12 mars 2010, décrivant « toutes les formes de sanction prévues à l’école« .

Cette lettre circulaire, signé par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Pr Issoufi Dicko, ne dénonce pas seulement une violation flagrante des droits des enfants, mais elle appelle à une refonte profonde des pratiques éducatives au Mali. Le ministre, en digne défenseur de l’éducation bienveillante, engage un combat pour un système éducatif respectueux, moderne, et en phase avec les aspirations d’une jeunesse qui mérite un avenir sans cicatrices physiques et morales. C’est un appel à l’adoption d’une pédagogie respectueuse des droits humains, loin des ombres du passé, vers un Mali éducatif plus lumineux.

Bakary Fomba

26 janvier 2024 0 comments
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accord de paix au mali
A la UneChroniques

Rupture d’une trêve : Les neuf années de l’Accord, neuf années de désillusions.

by Sahel Tribune 25 janvier 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En ce 25 décembre 2024, le Mali annonce avec une amertume palpable la fin officielle de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Un acte de décès signé neuf ans après sa naissance, marquant ainsi la conclusion d’une page de l’histoire malienne. Cet accord, qui avait suscité tant d’espoirs lors de sa conception, est aujourd’hui déclaré caduc. Un décès prévisible depuis la reprise en main de Kidal par l’armée malienne le 14 novembre 2023, dans le cadre du processus de retrait de la mission onusienne du pays.

La décision des autorités maliennes de la transition de mettre fin à cet accord n’est pas le fruit du hasard. Elle découle de l’attitude jugée défiante des groupes signataires, particulièrement depuis le déclenchement du processus de retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Les relations entre le Mali et l’Algérie, chef de file de la médiation, se sont également tendues ces derniers temps, ajoutant une dimension diplomatique à cette crise.

Accord d’Alger, neuf années d’efforts vains

La résiliation de l’Accord d’Alger sonne comme un échec retentissant, non seulement pour le Mali mais aussi pour la médiation internationale et sous-régionale. L’Algérie, qui a assumé un rôle central dans la médiation, se retrouve confrontée à un revers cuisant de ses efforts diplomatiques. Les tensions grandissantes entre les deux nations ne font qu’accentuer ce fiasco, mettant en lumière les limites de la diplomatie dans la résolution des conflits.

Neuf longues années de négociations et de tentatives infructueuses de mise en œuvre ont conduit à cette impasse. Malgré les espoirs initiaux, l’Accord pour la paix n’a pas réussi à apporter la stabilité et la quiétude tant attendues au Mali. Les racines du mal persistent, et la paix demeure une chimère lointaine pour un pays meurtri par l’instabilité politique et les conflits internes.

Le constat est amer : la médiation internationale et sous-régionale, engagée dans la quête d’une résolution pacifique, doit réévaluer ses approches et s’interroger sur les leçons à tirer de cet échec retentissant. La fin de l’Accord pour la paix au Mali laisse un vide qui appelle à une réflexion profonde sur les mécanismes de médiation et les moyens à mettre en place pour construire un avenir plus stable. L’histoire retiendra cette page sombre, espérant que les leçons tirées permettront de forger des solutions plus durables dans la recherche de la paix au Mali.

Oumarou Fomba

25 janvier 2024 0 comments
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