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Économie

Monnaie commune au Sahel : Enjeux économiques et défis financiers

by Chiencoro 9 mars 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

La question de la mise en place d’une monnaie commune dans les pays du Sahel soulève des débats passionnés quant à son impact sur la stabilité financière régionale. Entre les perspectives de renforcement économique et les défis potentiels, cette initiative suscite un intérêt croissant et nécessite une analyse approfondie.

Dans les pays du Sahel, l’idée de créer une monnaie commune suscite des réflexions intenses sur les possibles répercussions financières. Entre espoirs de dynamisation économique et craintes de perturbations monétaires, la discussion s’intensifie autour de cette initiative aux implications majeures pour la stabilité financière de la région. Les perspectives pour l’économie de la région sont multiples et méritent une analyse approfondie.

Renforcer la stabilité financière

D’un côté, la mise en place d’une monnaie commune pourrait potentiellement renforcer l’économie des pays sahéliens de plusieurs manières. Tout d’abord, en éliminant les barrières liées aux taux de change et aux frais de change entre les différentes devises nationales, une monnaie commune faciliterait les échanges commerciaux et stimulerait le commerce régional. Cela favoriserait l’intégration économique et la croissance économique dans la région.

De plus, une monnaie commune pourrait renforcer la stabilité financière en réduisant les risques liés à la volatilité des taux de change et aux crises monétaires. En ayant une monnaie commune, les pays sahéliens pourraient bénéficier d’une plus grande crédibilité sur les marchés internationaux et attirer davantage d’investissements étrangers, ce qui contribuerait à renforcer leurs économies et à créer des emplois.

Cependant, il existe également des risques potentiels associés à la mise en place d’une monnaie commune. Par exemple, une perte de flexibilité monétaire pourrait limiter la capacité des pays sahéliens à ajuster leur politique monétaire en fonction de leurs besoins économiques spécifiques. De plus, une mauvaise gestion de la transition vers une monnaie commune pourrait entraîner des perturbations économiques et financières, notamment une inflation accrue ou une dépréciation de la nouvelle monnaie.

Coordination étroite des politiques économiques

En outre, la mise en place d’une monnaie commune nécessiterait une coordination étroite des politiques économiques entre les pays membres, ce qui pourrait être difficile à réaliser en raison des divergences économiques et politiques existantes. Des mécanismes efficaces de gouvernance et de régulation seraient nécessaires pour assurer la stabilité financière et éviter les crises économiques potentielles.

La création d’une monnaie commune présente à la fois des opportunités et des défis pour la stabilité financière des pays sahéliens. Si elle est bien gérée et accompagnée de politiques économiques appropriées, elle pourrait contribuer à renforcer l’économie de la région et à promouvoir le développement durable. Cependant, il est essentiel de prendre en compte les risques potentiels et de mettre en place des mesures pour atténuer ces risques et assurer une transition en douceur vers une monnaie commune bénéfique pour tous les pays concernés.

Chiencoro Diarra 

9 mars 2024 0 comments
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Amadou Ba, Juriste en droit public, à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (UCAD) parle des problèmes de la démocratie sénégalaise.
Actu

La parité politique au Sénégal : Les progrès et défis de la représentation des femmes dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE)

by Sahel Tribune 8 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Plan Sénégal Émergent est le cadre de référence de la politique économique et sociale à moyen et long terme. Selon Amadou Ba, Juriste en droit public, à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (UCAD), ce cadre souligne l’importance de la création de richesse, de l’emploi, et du renforcement de la gouvernance économique, sociale, politique et administrative.

Au Sénégal, le Plan Sénégal Émergent (PSE) marque une étape décisive dans la promotion de la parité politique, visant à intégrer pleinement les femmes dans les sphères décisionnelles. Adopté comme référence pour la politique économique et sociale à moyen et long terme, le PSE met en lumière les efforts considérables du pays pour garantir l’égalité des sexes dans la gouvernance politique. Avec des lois soutenant la parité absolue et des progrès notables dans la représentation des femmes aux différents niveaux de gouvernance, le Sénégal s’engage dans un combat quotidien pour les droits des femmes et des filles. Alors que l’élection présidentielle de 2024 approche, cette question devient centrale, invitant à un dialogue national sur l’avenir de la parité politique et le rôle crucial des femmes dans le développement durable et inclusif du pays.

Garantir la présence féminine dans les instances électives

Dans cette optique, l’Axe 3 du PSE, intitulé « Gouvernance, Institutions, Paix et Sécurité », souligne la prise en compte de la question de genre dans les politiques publiques de l’État. Par conséquent, la représentation des femmes dans la gouvernance politique au Sénégal s’est nettement améliorée depuis l’implémentation du PSE.

Avec l’adoption de la loi sur la parité absolue entre hommes et femmes (loi 2010-11 du 28 mai 2010), des mesures ont été prises pour garantir la présence féminine dans les instances électives. Selon la Revue annuelle conjointe de 2013, d’importants progrès ont été réalisés dans la gouvernance politique et administrative du pays depuis le lancement du « Plan Sénégal Émergent », visant à établir un Sénégal émergent d’ici 2035, avec une société unie dans un État de droit.

La lutte pour les droits des femmes et des filles demeure un combat de tous les jours. L’État a le devoir d’assurer la surveillance et la protection de leurs droits, éléments clés pour une démocratie sociale et équitable.

Augmentation du taux de représentativité des femmes 

La Revue annuelle conjointe de 2023 met en avant les progrès accomplis par l’État sénégalais dans la lutte contre la sous-représentation des femmes dans les instances électives, notant une augmentation de la part des sièges occupés par les femmes dans les parlements nationaux et les administrations locales, passant de 43 % à 44 % entre 2021 et 2022. À l’Assemblée nationale, le taux a légèrement augmenté, passant de 43,30 % en 2021 à 44,20 % en 2022. Au sein du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, les femmes constituaient 34 % en 2021 contre 33,3 % en 2022. Quant au Conseil Économique, Social et Environnemental, la proportion de sièges détenus par des femmes a augmenté de 20 % à 22 % entre 2021 et 2022.

Toutefois, il est crucial de renforcer la gouvernance politique et administrative pour permettre aux femmes engagées en politique de développer davantage leurs compétences électorales. En vue de l’élection présidentielle de 2024, il est impératif d’aborder cette question de manière plus approfondie, tant au niveau national que local.

L’élection présidentielle de 2024 offre aux citoyens l’opportunité d’interroger les candidats sur leurs programmes relatifs à la représentation des femmes dans la gouvernance politique et administrative. 

Amadou Ba, Juriste en droit public, à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (UCAD) 

8 mars 2024 0 comments
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Célébration du 8 mars 2024
A la Une

Les architectes de l’espoir : Les femmes du Mali et leur rôle pivot dans la reconstruction

by Chiencoro 8 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

En cette journée mémorable du 8 mars 2024, la salle Bazoumana Sissoko du Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, en commune V du district de Bamako a servi de cadre à une cérémonie exceptionnelle présidée par le Colonel Assimi Goïta, président de la Transition. Ce rassemblement n’était pas simplement une formalité ; il a marqué un moment de reconnaissance profonde et de réflexion sur le rôle et la place de la femme dans la société malienne et au-delà, sur la scène internationale.

Dans le tissu vibrant de la nation malienne, chaque fil de la résilience et de l’ambition des femmes tisse un motif de force et d’espoir, révélant une étoffe où l’égalité et la prospérité sont l’œuvre commune de mains déterminées à transformer la diversité des défis en des opportunités.

Investissement accru en faveur des femmes

Amadou Ouattara, maire de la Commune V du District de Bamako, a souligné l’importance de cette journée comme un symbole de l’affirmation des femmes dans la vie nationale. Il a mis en lumière les initiatives prises pour promouvoir les droits des femmes et a rappelé les défis auxquels le Mali fait face, tout en saluant la résilience des femmes malgré une crise multidimensionnelle.

Éric Perdison, représentant résident du système des Nations unies au Mali, a exprimé sa gratitude envers le président de la transition pour son soutien manifeste à la cause féminine, notant l’importance cruciale d’investir dans les femmes pour le développement durable. Il a également mentionné les avancées notables au Mali pour la préservation des droits des femmes, en particulier à travers la nouvelle constitution, qui marque un pas en avant pour l’égalité de genre.

Goundo Sissoko, de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO), a également exprimé sa gratitude envers le chef de l’État pour sa présence significative. Elle a souligné les progrès réalisés grâce aux luttes des femmes et a plaidé pour un investissement accru en faveur la gent féminine et leur représentativité accrue dans les administrations, essentielles pour transformer la résilience en opportunités concrètes.

Représentativité et leadership féminin

La cérémonie a également été marquée par les paroles de Dr. Coulibaly Mariam Maïga, ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, qui a remercié le Président pour son engagement envers l’autonomisation des femmes. Elle a mis en avant les avancées en matière de représentativité et de leadership féminin, ainsi que la solidarité des femmes avec les efforts de libération et de reconquête du territoire malien.

Le Président Goïta a conclu l’évènement par un hommage émouvant aux victimes du terrorisme, soulignant le rôle crucial des femmes dans les réformes politiques et institutionnelles du pays. Il a rappelé les défis auxquels le Mali est confronté et a réaffirmé son engagement à promouvoir la présence des femmes dans les sphères publiques, comme en témoignent les nominations de femmes à des postes clés au sein de l’administration.

Cette journée du 8 mars 2024 a donc été bien plus qu’une célébration ; elle a été un point d’ancrage pour réaffirmer le rôle vital des femmes dans le développement du Mali et leur place centrale dans les efforts de reconstruction et de réforme du pays.

Chiencoro Diarra 

8 mars 2024 0 comments
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Corps diplomatiques
Actu

Transition au Mali: les progrès salués par le Corps diplomatique

by Sahel Tribune 8 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le jeudi 7 mars 2024, la cérémonie de présentation des voeux des Corps diplomatiques, consulaires et des organisations internationales s’est tenue au Palais de Koulouba, marquant un moment significatif de solidarité internationale et de reconnaissance des efforts du Mali dans sa transition vers la stabilité et la prospérité. Cette rencontre, présidée par le Colonel Assimi Goïta, a reflété une convergence de soutien au processus de transition malien.

Dans un élan de solidarité internationale et de reconnaissance mutuelle, le Mali, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, marque un tournant décisif dans sa quête de stabilité et de prospérité. Le jeudi 7 mars dernier, les voeux du Nouvel An au Palais de Koulouba sont devenus le symbole d’un soutien mondial inébranlable et d’une nouvelle ère d’espoir pour le Mali et le Sahel.

Un engagement international renforcé

Le discours d’Ahmad Abdou Rahamane AL-SENAIDI, Vice-doyen du Corps Diplomatique et Ambassadeur de l’État du Qatar au Mali, a mis en avant l’engagement et la solidarité du corps diplomatique avec le Mali. Exprimant des vœux de paix, de sécurité, et de prospérité, il a souligné l’importance de l’année 2024 comme un tournant décisif pour le pays. La reconnaissance des sacrifices et des luttes du peuple malien, ainsi que l’hommage rendu aux victimes du terrorisme, ont marqué le ton de ces échanges, révélant une profonde empathie et un soutien indéfectible à la nation malienne.

Les progrès significatifs réalisés par le Mali, notamment le retour des forces armées sur l’ensemble du territoire et les avancées dans le processus de transition vers la souveraineté, ont été salués. L’adoption de la nouvelle constitution et les préparatifs en vue des élections générales transparentes et crédibles constituent des étapes majeures vers la réconciliation et la paix durable.

Une solidarité internationale pour le futur

Le Colonel Assimi Goïta a réaffirmé l’engagement du Mali vers la refondation de l’État, soulignant l’importance de solutions endogènes pour la réconciliation nationale. La formation de l’Alliance des États du Sahel, visant à lutter contre le terrorisme et à promouvoir le développement, illustre la détermination du Mali et de ses voisins du sahel à assurer leur sécurité et leur souveraineté. Le président a également mis en lumière la résilience du peuple malien et les réformes institutionnelles entreprises, réitérant son engagement envers un avenir prospère pour le Mali.

Les discours prononcés à cette occasion témoignent d’une solidarité internationale forte avec le Mali, ainsi que d’une reconnaissance des efforts déployés par le pays dans sa quête de stabilité et de développement. L’accent est mis sur l’importance d’une collaboration soutenue et respectueuse de la souveraineté du Mali, ouvrant des perspectives optimistes pour l’avenir du pays dans le concert des nations.

Cette cérémonie de vœux du Nouvel An a non seulement été un moment de convivialité mais aussi un symbole fort de l’engagement international envers le Mali, marquant une étape nouvelle dans le partenariat pour la paix et le développement durable de la région.

Oumarou Fomba

8 mars 2024 0 comments
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Rôle des femmes dans la promotion de la paix au Mali
A la Une

Sous-estimées mais incontournables : Les femmes au cœur de la résolution de conflits au Mali

by Bakary FOMBA 8 mars 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Dans l’ombre des conflits qui secouent le Mali, un acteur crucial de la paix et de la réconciliation demeure largement sous-estimé : les femmes. Malgré les épreuves inimaginables — violence sexuelle, déplacements forcés, pertes déchirantes — les femmes maliennes émergent non seulement comme survivantes mais aussi comme piliers de stabilité et d’espoir. Leur contribution, allant de la médiation communautaire à la reconstruction sociale, souligne un paradoxe : omniprésentes sur le terrain, elles restent néanmoins absentes des cercles de décision. 

Il n’échappe à personne que les conflits armés au Mali ont profondément impacté la vie des femmes, qui ont été confrontées à des niveaux alarmants de violence sexuelle, de déplacement forcé, de pertes familiales et de privations. Ces expériences ont eu des conséquences dévastatrices sur la santé physique et mentale des femmes, ainsi que sur leur statut social et économique. Malgré ces multiples défis auxquels elles sont confrontées, de nombreuses femmes maliennes ont pris des initiatives locales et ont apporté une contribution significative à la stabilité et à la réconciliation dans leur pays.

Engagées dans des activités de médiation

Pour renforcer le rôle des femmes dans ces processus, des stratégies spécifiques doivent être adoptées, telles que la formation en leadership et en médiation, le respect des quotas de représentation, la création de plateformes de dialogue inclusives, et le soutien aux réseaux de femmes. Ces mesures visent à équiper les femmes des compétences nécessaires, garantir leur participation active et valoriser leurs contributions.

Des exemples concrets de réussites illustrent l’impact positif de l’engagement féminin : Fatoumata Diawara, artiste et militante, qui utilise sa musique pour promouvoir la paix, et les médiatrices de Mopti, dont les efforts de dialogue intercommunautaire ont résolu pacifiquement plusieurs disputes locales.

Preuve d’une incroyable résilience, de nombreuses femmes au Mali ont non seulement reconstruit leur vie mais aussi soutenu leur communauté, formant des réseaux de soutien mutuel et créant des espaces sûrs pour les victimes de violence. Ces initiatives soulignent l’importance de soutenir les femmes dans leur rôle de promotrices de paix et d’agents de changement.

Les récits de survie des femmes au Mali révèlent des situations de violence extrême, y compris des viols collectifs, des enlèvements, des mariages forcés et des mutilations génitales. Ces formes de violence ont non seulement des effets dévastateurs sur la santé reproductive des femmes, mais elles ont également un impact profond sur leur estime de soi et leur bien-être psychologique. En vue de surmonter ces obstacles, les femmes maliennes se sont engagées dans des activités de médiation et de dialogue intercommunautaire pour favoriser la réconciliation et la résolution pacifique des conflits à l’échelle locale. Malheureusement, leur voix ne semble toujours pas être prise en compte par les autorités.

Preuve d’une incroyable résilience

En fournissant des plateformes de discussion pour les parties en conflit, les efforts des femmes ont pu faciliter la compréhension mutuelle, la tolérance et la coopération entre les communautés.

À travers leurs moyens de reconstruire leur vie et de soutenir leur communauté, de nombreuses femmes au Mali ont fait preuve d’une incroyable résilience. De plus, les femmes maliennes ont formé des réseaux de soutien mutuel et de solidarité, créant ainsi des espaces sûrs où les victimes de violence sexuelle et de traumatismes liés au conflit peuvent être soutenues et écoutées. Ces initiatives sont fondamentales pour aider les femmes à se reconstruire et à surmonter les effets dévastateurs de la guerre.

À l’analyse approfondie de la situation, on se rend compte que les femmes ont joué un rôle central dans la promotion de la justice et de la reddition de comptes. De même, les femmes maliennes ont participé activement au processus de consolidation de la paix et de reconstruction post-conflit, en mettant l’accent sur le développement économique, la fourniture de services de santé et d’éducation, ainsi que sur la promotion des droits de l’homme et de l’égalité des sexes.

Cependant, il est crucial de reconnaître et de soutenir le rôle central des femmes maliennes dans la promotion de la paix et la résolution des conflits. Il s’agit de prendre en compte leurs besoins spécifiques en garantissant leur pleine participation à la prise de décision, d’autant plus que leurs initiatives locales et leur engagement en faveur de la stabilité et de la réconciliation sont essentiels pour construire un avenir pacifique et prospère au Mali. En les soutenant et en leur donnant les moyens de faire entendre leur voix, nous pouvons contribuer de manière significative à la construction d’une société plus juste et durable.

Bakary Fomba

8 mars 2024 0 comments
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Elections locales au Sénégal
A la UneBillet d'humeur

La République du Sénégal en marche vers les urnes

by Sahel Tribune 7 mars 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’annonce retentit comme un coup de gong, marquant le début d’une course dont l’enjeu est la destinée d’une nation. Par les décrets n° 2024-690 et 2024-691, le Conseil constitutionnel a fait résonner dans l’éther politique sénégalais un message clair : les dés sont jetés, la date est fixée, la présidence se jouera le 24 mars 2024.

La démocratie sénégalaise, un flambeau dans la nuit africaine, se prépare à tenir son engagement le plus sacré envers le peuple : garantir que chaque voix compte, que chaque vote est une strophe dans la grande épopée de l’histoire nationale. Dans la lettre n° 504/PR/SG, le Président de la République a convoqué le corps électoral, une démarche affirmant l’adhésion aux principes républicains et au respect des échéances constitutionnelles.

Le Conseil constitutionnel, dans son rôle de gardien de la constitutionnalité, a également affirmé sa position. C’est un signal d’alarme pour l’inertie administrative, une réponse à l’exigence d’une reprise du processus électoral sans entrave ni délai. Car la démocratie, ce n’est pas seulement un mot; c’est une pratique, un exercice quotidien de droits et de responsabilités.

En avant, vers les urnes

Ce n’est pas sans une certaine gravité que l’on aborde l’approche de ces élections. Le scrutin présidentiel porte avec lui non seulement les espoirs et les rêves d’une population, mais aussi la lourde charge de diriger la destinée d’un pays tout entier. L’encre du président Mamadou Badio Camara sur ce document est bien plus qu’une formalité – c’est la manifestation d’un pacte entre le gouvernement et son peuple.

Le Sénégal, « Un Peuple – Un But – Une Foi« , avance donc résolument vers ce jour décisif. Et dans les rues de Dakar, de Saint-Louis, de Ziguinchor, l’air semble vibrer d’une tension palpable. Les décrets, avec leur formalité, ne peuvent capturer l’essence du moment, l’effervescence des cœurs et des esprits alors que le pays se tient à l’aube d’une nouvelle ère.

Dans l’attente du 24 mars, chaque citoyen sénégalais détient une part de cette histoire en devenir. C’est un moment de réflexion, un moment où l’avenir du Sénégal se tiendra, une fois de plus, dans le sanctuaire de l’isoloir. Que les débats soient riches, que les idées soient fortes, et que le meilleur chemin pour le Sénégal soit choisi. En avant, vers les urnes, avec le cœur ancré dans la foi et les yeux fixés sur l’horizon d’un Sénégal prospère.

Oumarou Fomba

7 mars 2024 0 comments
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Installation de lampadaires à énergie solaire au Niger
Économie

Mali : Des mesures concrètes en réponse à la crise énergétique

by Chiencoro 7 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La direction générale de l’Énergie du Mali (EDM) a tenu une conférence de presse le jeudi 7 mars 2024 pour dresser un état des lieux de la situation énergétique du pays, révélant les défis rencontrés et les mesures prises pour y remédier. Cette initiative, qui témoigne de la transparence et de la volonté d’action des autorités, a permis de mettre en lumière tant les obstacles que les avancées significatives dans ce secteur clé pour le développement du Mali.

Sous les fromagers de la direction générale, le directeur général de l’EDM a exposé avec précision les problématiques auxquelles la société fait face : une production entravée par une pluviométrie défavorable, des prix de combustibles en hausse, un déséquilibre financier entre le coût d’achat et de vente du kilowatt et la nécessité d’exploiter des solutions plus efficientes.

La détermination du gouvernement malien, sous la direction du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga et du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, à affronter ces enjeux s’est affirmée avec force. Malgré un contexte marqué par une dépendance accrue aux sources d’énergie thermique coûteuses, qui représentent 53 % de la production, les avancées sont notables.

Renforcer la souveraineté énergétique du pays

En effet, l’année 2023 a vu la mise en fonction de la centrale thermique au fuel lourd de Sirakoro Meguétan de 100 MW et de la centrale hydroélectrique de Gouina de 140 MW. La ville de Bougouni a également été intégrée au réseau interconnecté de l’EDM-SA, élargissant ainsi l’accès à l’électricité qui, actuellement, ne bénéficie qu’à 55% de la population malienne. C’est une réponse directe aux besoins énergétiques du pays, qui connaissent une croissance annuelle de 10%.

Pour faire face à cette demande croissante et diversifier les moyens de production, l’EDM collabore étroitement avec les autorités pour développer les énergies renouvelables. Des projets d’envergure sont prévus pour 2024, notamment dans le solaire et l’hydroélectrique, avec le soutien des partenaires russes et chinois. La finalisation des lignes de transport de Manantali II et l’électrification de nombreuses localités renforceront l’infrastructure énergétique, favorisant la souveraineté énergétique du Mali.

28 millions de litres de carburant attendus

En cette période de Ramadan, la disponibilité de 28 millions de litres de carburant illustre l’engagement des autorités à assurer la continuité du service en dépit des contraintes économiques et climatiques. Avec un stock enregistré de 42 millions de litres depuis le début de l’année, l’État se positionne en garant de la stabilité énergétique du pays.

La conférence de presse de l’EDM, loin d’être une simple formalité, reflète la posture proactive des autorités de la transition malienne face à la crise énergétique. C’est une preuve tangible de leur engagement à poursuivre des solutions durables et à promouvoir une transition énergétique qui soit à la fois viable économiquement et bénéfique pour le peuple malien. En ces temps de transformation, le Mali démontre que les défis peuvent être transformés en tremplins pour l’avenir.

Chiencoro Diarra

7 mars 2024 0 comments
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