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Corps diplomatiques
Actu

Transition au Mali: les progrès salués par le Corps diplomatique

by Sahel Tribune 8 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le jeudi 7 mars 2024, la cérémonie de présentation des voeux des Corps diplomatiques, consulaires et des organisations internationales s’est tenue au Palais de Koulouba, marquant un moment significatif de solidarité internationale et de reconnaissance des efforts du Mali dans sa transition vers la stabilité et la prospérité. Cette rencontre, présidée par le Colonel Assimi Goïta, a reflété une convergence de soutien au processus de transition malien.

Dans un élan de solidarité internationale et de reconnaissance mutuelle, le Mali, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, marque un tournant décisif dans sa quête de stabilité et de prospérité. Le jeudi 7 mars dernier, les voeux du Nouvel An au Palais de Koulouba sont devenus le symbole d’un soutien mondial inébranlable et d’une nouvelle ère d’espoir pour le Mali et le Sahel.

Un engagement international renforcé

Le discours d’Ahmad Abdou Rahamane AL-SENAIDI, Vice-doyen du Corps Diplomatique et Ambassadeur de l’État du Qatar au Mali, a mis en avant l’engagement et la solidarité du corps diplomatique avec le Mali. Exprimant des vœux de paix, de sécurité, et de prospérité, il a souligné l’importance de l’année 2024 comme un tournant décisif pour le pays. La reconnaissance des sacrifices et des luttes du peuple malien, ainsi que l’hommage rendu aux victimes du terrorisme, ont marqué le ton de ces échanges, révélant une profonde empathie et un soutien indéfectible à la nation malienne.

Les progrès significatifs réalisés par le Mali, notamment le retour des forces armées sur l’ensemble du territoire et les avancées dans le processus de transition vers la souveraineté, ont été salués. L’adoption de la nouvelle constitution et les préparatifs en vue des élections générales transparentes et crédibles constituent des étapes majeures vers la réconciliation et la paix durable.

Une solidarité internationale pour le futur

Le Colonel Assimi Goïta a réaffirmé l’engagement du Mali vers la refondation de l’État, soulignant l’importance de solutions endogènes pour la réconciliation nationale. La formation de l’Alliance des États du Sahel, visant à lutter contre le terrorisme et à promouvoir le développement, illustre la détermination du Mali et de ses voisins du sahel à assurer leur sécurité et leur souveraineté. Le président a également mis en lumière la résilience du peuple malien et les réformes institutionnelles entreprises, réitérant son engagement envers un avenir prospère pour le Mali.

Les discours prononcés à cette occasion témoignent d’une solidarité internationale forte avec le Mali, ainsi que d’une reconnaissance des efforts déployés par le pays dans sa quête de stabilité et de développement. L’accent est mis sur l’importance d’une collaboration soutenue et respectueuse de la souveraineté du Mali, ouvrant des perspectives optimistes pour l’avenir du pays dans le concert des nations.

Cette cérémonie de vœux du Nouvel An a non seulement été un moment de convivialité mais aussi un symbole fort de l’engagement international envers le Mali, marquant une étape nouvelle dans le partenariat pour la paix et le développement durable de la région.

Oumarou Fomba

8 mars 2024 0 comments
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Rôle des femmes dans la promotion de la paix au Mali
A la Une

Sous-estimées mais incontournables : Les femmes au cœur de la résolution de conflits au Mali

by Bakary FOMBA 8 mars 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Dans l’ombre des conflits qui secouent le Mali, un acteur crucial de la paix et de la réconciliation demeure largement sous-estimé : les femmes. Malgré les épreuves inimaginables — violence sexuelle, déplacements forcés, pertes déchirantes — les femmes maliennes émergent non seulement comme survivantes mais aussi comme piliers de stabilité et d’espoir. Leur contribution, allant de la médiation communautaire à la reconstruction sociale, souligne un paradoxe : omniprésentes sur le terrain, elles restent néanmoins absentes des cercles de décision. 

Il n’échappe à personne que les conflits armés au Mali ont profondément impacté la vie des femmes, qui ont été confrontées à des niveaux alarmants de violence sexuelle, de déplacement forcé, de pertes familiales et de privations. Ces expériences ont eu des conséquences dévastatrices sur la santé physique et mentale des femmes, ainsi que sur leur statut social et économique. Malgré ces multiples défis auxquels elles sont confrontées, de nombreuses femmes maliennes ont pris des initiatives locales et ont apporté une contribution significative à la stabilité et à la réconciliation dans leur pays.

Engagées dans des activités de médiation

Pour renforcer le rôle des femmes dans ces processus, des stratégies spécifiques doivent être adoptées, telles que la formation en leadership et en médiation, le respect des quotas de représentation, la création de plateformes de dialogue inclusives, et le soutien aux réseaux de femmes. Ces mesures visent à équiper les femmes des compétences nécessaires, garantir leur participation active et valoriser leurs contributions.

Des exemples concrets de réussites illustrent l’impact positif de l’engagement féminin : Fatoumata Diawara, artiste et militante, qui utilise sa musique pour promouvoir la paix, et les médiatrices de Mopti, dont les efforts de dialogue intercommunautaire ont résolu pacifiquement plusieurs disputes locales.

Preuve d’une incroyable résilience, de nombreuses femmes au Mali ont non seulement reconstruit leur vie mais aussi soutenu leur communauté, formant des réseaux de soutien mutuel et créant des espaces sûrs pour les victimes de violence. Ces initiatives soulignent l’importance de soutenir les femmes dans leur rôle de promotrices de paix et d’agents de changement.

Les récits de survie des femmes au Mali révèlent des situations de violence extrême, y compris des viols collectifs, des enlèvements, des mariages forcés et des mutilations génitales. Ces formes de violence ont non seulement des effets dévastateurs sur la santé reproductive des femmes, mais elles ont également un impact profond sur leur estime de soi et leur bien-être psychologique. En vue de surmonter ces obstacles, les femmes maliennes se sont engagées dans des activités de médiation et de dialogue intercommunautaire pour favoriser la réconciliation et la résolution pacifique des conflits à l’échelle locale. Malheureusement, leur voix ne semble toujours pas être prise en compte par les autorités.

Preuve d’une incroyable résilience

En fournissant des plateformes de discussion pour les parties en conflit, les efforts des femmes ont pu faciliter la compréhension mutuelle, la tolérance et la coopération entre les communautés.

À travers leurs moyens de reconstruire leur vie et de soutenir leur communauté, de nombreuses femmes au Mali ont fait preuve d’une incroyable résilience. De plus, les femmes maliennes ont formé des réseaux de soutien mutuel et de solidarité, créant ainsi des espaces sûrs où les victimes de violence sexuelle et de traumatismes liés au conflit peuvent être soutenues et écoutées. Ces initiatives sont fondamentales pour aider les femmes à se reconstruire et à surmonter les effets dévastateurs de la guerre.

À l’analyse approfondie de la situation, on se rend compte que les femmes ont joué un rôle central dans la promotion de la justice et de la reddition de comptes. De même, les femmes maliennes ont participé activement au processus de consolidation de la paix et de reconstruction post-conflit, en mettant l’accent sur le développement économique, la fourniture de services de santé et d’éducation, ainsi que sur la promotion des droits de l’homme et de l’égalité des sexes.

Cependant, il est crucial de reconnaître et de soutenir le rôle central des femmes maliennes dans la promotion de la paix et la résolution des conflits. Il s’agit de prendre en compte leurs besoins spécifiques en garantissant leur pleine participation à la prise de décision, d’autant plus que leurs initiatives locales et leur engagement en faveur de la stabilité et de la réconciliation sont essentiels pour construire un avenir pacifique et prospère au Mali. En les soutenant et en leur donnant les moyens de faire entendre leur voix, nous pouvons contribuer de manière significative à la construction d’une société plus juste et durable.

Bakary Fomba

8 mars 2024 0 comments
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Elections locales au Sénégal
A la UneBillet d'humeur

La République du Sénégal en marche vers les urnes

by Sahel Tribune 7 mars 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’annonce retentit comme un coup de gong, marquant le début d’une course dont l’enjeu est la destinée d’une nation. Par les décrets n° 2024-690 et 2024-691, le Conseil constitutionnel a fait résonner dans l’éther politique sénégalais un message clair : les dés sont jetés, la date est fixée, la présidence se jouera le 24 mars 2024.

La démocratie sénégalaise, un flambeau dans la nuit africaine, se prépare à tenir son engagement le plus sacré envers le peuple : garantir que chaque voix compte, que chaque vote est une strophe dans la grande épopée de l’histoire nationale. Dans la lettre n° 504/PR/SG, le Président de la République a convoqué le corps électoral, une démarche affirmant l’adhésion aux principes républicains et au respect des échéances constitutionnelles.

Le Conseil constitutionnel, dans son rôle de gardien de la constitutionnalité, a également affirmé sa position. C’est un signal d’alarme pour l’inertie administrative, une réponse à l’exigence d’une reprise du processus électoral sans entrave ni délai. Car la démocratie, ce n’est pas seulement un mot; c’est une pratique, un exercice quotidien de droits et de responsabilités.

En avant, vers les urnes

Ce n’est pas sans une certaine gravité que l’on aborde l’approche de ces élections. Le scrutin présidentiel porte avec lui non seulement les espoirs et les rêves d’une population, mais aussi la lourde charge de diriger la destinée d’un pays tout entier. L’encre du président Mamadou Badio Camara sur ce document est bien plus qu’une formalité – c’est la manifestation d’un pacte entre le gouvernement et son peuple.

Le Sénégal, « Un Peuple – Un But – Une Foi« , avance donc résolument vers ce jour décisif. Et dans les rues de Dakar, de Saint-Louis, de Ziguinchor, l’air semble vibrer d’une tension palpable. Les décrets, avec leur formalité, ne peuvent capturer l’essence du moment, l’effervescence des cœurs et des esprits alors que le pays se tient à l’aube d’une nouvelle ère.

Dans l’attente du 24 mars, chaque citoyen sénégalais détient une part de cette histoire en devenir. C’est un moment de réflexion, un moment où l’avenir du Sénégal se tiendra, une fois de plus, dans le sanctuaire de l’isoloir. Que les débats soient riches, que les idées soient fortes, et que le meilleur chemin pour le Sénégal soit choisi. En avant, vers les urnes, avec le cœur ancré dans la foi et les yeux fixés sur l’horizon d’un Sénégal prospère.

Oumarou Fomba

7 mars 2024 0 comments
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Installation de lampadaires à énergie solaire au Niger
Économie

Mali : Des mesures concrètes en réponse à la crise énergétique

by Chiencoro 7 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La direction générale de l’Énergie du Mali (EDM) a tenu une conférence de presse le jeudi 7 mars 2024 pour dresser un état des lieux de la situation énergétique du pays, révélant les défis rencontrés et les mesures prises pour y remédier. Cette initiative, qui témoigne de la transparence et de la volonté d’action des autorités, a permis de mettre en lumière tant les obstacles que les avancées significatives dans ce secteur clé pour le développement du Mali.

Sous les fromagers de la direction générale, le directeur général de l’EDM a exposé avec précision les problématiques auxquelles la société fait face : une production entravée par une pluviométrie défavorable, des prix de combustibles en hausse, un déséquilibre financier entre le coût d’achat et de vente du kilowatt et la nécessité d’exploiter des solutions plus efficientes.

La détermination du gouvernement malien, sous la direction du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga et du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, à affronter ces enjeux s’est affirmée avec force. Malgré un contexte marqué par une dépendance accrue aux sources d’énergie thermique coûteuses, qui représentent 53 % de la production, les avancées sont notables.

Renforcer la souveraineté énergétique du pays

En effet, l’année 2023 a vu la mise en fonction de la centrale thermique au fuel lourd de Sirakoro Meguétan de 100 MW et de la centrale hydroélectrique de Gouina de 140 MW. La ville de Bougouni a également été intégrée au réseau interconnecté de l’EDM-SA, élargissant ainsi l’accès à l’électricité qui, actuellement, ne bénéficie qu’à 55% de la population malienne. C’est une réponse directe aux besoins énergétiques du pays, qui connaissent une croissance annuelle de 10%.

Pour faire face à cette demande croissante et diversifier les moyens de production, l’EDM collabore étroitement avec les autorités pour développer les énergies renouvelables. Des projets d’envergure sont prévus pour 2024, notamment dans le solaire et l’hydroélectrique, avec le soutien des partenaires russes et chinois. La finalisation des lignes de transport de Manantali II et l’électrification de nombreuses localités renforceront l’infrastructure énergétique, favorisant la souveraineté énergétique du Mali.

28 millions de litres de carburant attendus

En cette période de Ramadan, la disponibilité de 28 millions de litres de carburant illustre l’engagement des autorités à assurer la continuité du service en dépit des contraintes économiques et climatiques. Avec un stock enregistré de 42 millions de litres depuis le début de l’année, l’État se positionne en garant de la stabilité énergétique du pays.

La conférence de presse de l’EDM, loin d’être une simple formalité, reflète la posture proactive des autorités de la transition malienne face à la crise énergétique. C’est une preuve tangible de leur engagement à poursuivre des solutions durables et à promouvoir une transition énergétique qui soit à la fois viable économiquement et bénéfique pour le peuple malien. En ces temps de transformation, le Mali démontre que les défis peuvent être transformés en tremplins pour l’avenir.

Chiencoro Diarra

7 mars 2024 0 comments
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Siriman Seydou Niare secretaire general du bureau de coordination de lAEEM
Billet d'humeur

Mali : Sur la colline du savoir, la violence frappe à la porte de l’avenir

by Chiencoro 7 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La colline du savoir devrait être un lieu de hautes aspirations, où l’esprit est nourri et l’avenir forgé dans les flammes de l’éducation et du débat intellectuel. Mais ce tableau idyllique a été souillé par la violence brute, par des poings qui parlent plus fort que les mots, par des couteaux qui tracent des lignes irréversibles entre la vie et la mort.

Le 28 février 2024, sur ce lieu jadis tranquille, des rêves se sont brisés sous le coup de la violence. Un décès et plusieurs blessés graves — voilà le bilan macabre d’une lutte de pouvoir estudiantine qui a dégénéré en une barbarie incontrôlable. Le Secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), Siriman Seydou Niaré, est devenu le symbole d’une lutte qui ne devrait pas avoir sa place dans les enceintes du savoir.

Les mots du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique résonnent comme un écho d’indignation dans un amphithéâtre vide. Condamnables, oui, ces actions le sont assurément. Mais les mots sont de faibles boucliers contre la brutalité. Ils ne réparent pas les corps brisés, ne recousent pas les cœurs déchirés par la perte d’un proche, ne ramènent pas les âmes égarées de retour aux sentiers de l’innocence.

Interrogeons-nous 

La suspension des activités de l’AEEM dans l’espace universitaire est une mesure réactive, une tentative de cautériser une plaie béante avec un pansement temporaire. Mais qu’en est-il de la guérison à long terme ? Qu’en est-il de l’engagement à cultiver un terrain où l’éducation et le respect mutuel sont les seules forces qui règnent ?

Cet incident, loin d’être une anomalie, est un symptôme alarmant. Il met en lumière les rivalités et les luttes de pouvoir qui rongent le noyau même de notre future élite. L’université, notre sanctuaire du savoir, semble être devenue un champ de bataille, une arène où les étudiants se transforment en gladiateurs malgré eux.

En tant que nation, en tant que communauté, nous devons nous interroger. Comment en sommes-nous arrivés à un point où le chemin vers la présidence d’un organe estudiantin est pavé non pas de débats et de discours, mais de sang et de douleur ? Comment pouvons-nous espérer que notre pays prospère quand ses futurs leaders apprennent à régler leurs différends par la force plutôt que par l’intelligence ?

Mais au-delà de la justice punitive…

La violence sur la colline du savoir n’est pas seulement un échec pour l’université de Badalabougou, c’est un échec pour toute la nation malienne. C’est un avertissement cruel que si nous ne changeons pas de cap, si nous ne réaffirmons pas notre dévouement à la paix, à la justice et à l’éducation, alors nous risquons de perdre non seulement plus d’étudiants, mais aussi l’âme même de notre futur.

La décision du tribunal de la commune V de placer le Secrétaire général et d’autres de ses camarades sous mandat de dépôt est un début, un pas vers la reconnaissance que de tels actes ne peuvent rester impunis. Mais au-delà de la justice punitive, nous devons chercher une justice réparatrice, celle qui reconstruit, éduque et prévient.

Alors, en ces temps sombres, tournons-nous vers la colline du savoir avec espoir. Espoir que ce lieu redeviendra un havre où les idées et les rêves peuvent fleurir en toute sécurité, et où l’éducation prévaudra sur la terreur. Il est temps de redéfinir ce que signifie être un étudiant, un éducateur, un citoyen malien — pas avec des poings, mais avec des pensées, pas avec de la rage, mais avec de la raison.

Chiencoro Diarra 

7 mars 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
Actu

Sahel : naissance d’une alliance militaire pour défier la menace jihadiste

by Sahel Tribune 6 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un monde où les frontières de la sécurité et de la stabilité sont sans cesse redéfinies par les menaces transnationales, l’annonce de la création d’une « force conjointe » par les chefs des armées du Niger, du Mali, et du Burkina Faso, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), marque un tournant décisif dans la lutte contre le jihadisme au Sahel. Réunis à Niamey ce mercredi 6 mars, ces régimes militaires ont démontré une volonté commune de transcender les limites nationales pour répondre à un péril partagé.

La décision de ces nations, souvent considérées comme des maillons faibles dans le vaste tissu de la sécurité africaine, d’unir leurs forces est à la fois audacieuse et stratégique. Elle reflète une prise de conscience que la menace jihadiste, par nature diffuse et transfrontalière, requiert une réponse coordonnée et solidaire. Le général Moussa Salaou Barmou, chef d’état-major nigérien des armées, affirme que cette force « sera opérationnelle dans les plus brefs délais pour prendre en compte les défis sécuritaires dans notre espace« . Cette déclaration n’est pas seulement une promesse de réaction rapide ; elle est le symbole d’une nouvelle ère de coopération militaire dans la région.

Cette initiative, rapportée par l’Agence France-Presse, peut être vue comme un pas en avant significatif vers la stabilisation du Sahel, une région tourmentée par des années de violences et d’instabilité. En effet, la mise en commun des ressources militaires, des renseignements et des stratégies entre ces pays pourrait non seulement améliorer l’efficacité des opérations contre les groupes jihadistes mais aussi renforcer la confiance mutuelle entre ces États, souvent marqués par des tensions et des méfiances réciproques.

Une lueur d’espoir pour le Sahel

Au-delà de l’aspect purement militaire, la création de cette force conjointe est un message politique fort, tant à l’intérieur de ces pays qu’à l’international. Elle signale une volonté des régimes militaires de prendre en main la sécurité de leur région, tout en sollicitant, de manière implicite, un soutien international plus coordonné et plus engagé. Cette démarche pourrait inciter les partenaires extérieurs à reconsidérer leur approche de l’aide et de la coopération sécuritaire dans la région, en privilégiant des initiatives qui encouragent l’autonomie régionale tout en apportant l’expertise et le soutien nécessaires.

Néanmoins, l’efficacité de cette force conjointe dépendra de plusieurs facteurs clés : la capacité des pays membres à surmonter leurs divergences, l’allocation suffisante de ressources, et une planification stratégique qui prend en compte tant les dimensions militaires que sociales du conflit. La lutte contre le jihadisme au Sahel ne se gagnera pas seulement sur le terrain, mais également dans les cœurs et les esprits des populations locales.

La création de cette force conjointe représente une lueur d’espoir pour le Sahel, une région assoiffée de paix et de stabilité. Elle incarne une prise de conscience que la solidarité régionale est cruciale pour surmonter les défis sécuritaires. Toutefois, pour que cette initiative atteigne ses objectifs ambitieux, elle devra être accompagnée d’une vision holistique qui embrasse à la fois les aspects militaires, politiques, et sociaux du conflit.

Oumarou Fomba

6 mars 2024 0 comments
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Sidiki Kaba, Premier ministre Sénégal
A la Une

Changement à la tête du gouvernement Sénégalais : Sidiki Kaba nommé Premier ministre

by Bakary FOMBA 6 mars 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans les méandres de la politique sénégalaise, une page se tourne tandis que le président Macky Sall, à l’approche de la fin de son mandat le 2 avril prochain, orchestre un mouvement stratégique : la dissolution de son gouvernement et la nomination d’un nouveau Premier ministre.

L’air est chargé d’anticipation au Sénégal alors que la silhouette politique du pays se redessine sous nos yeux. La décision présidentielle marque non seulement la fin d’une ère, mais aussi le début d’une période de transition délicate. Sidiki Kaba, un visage bien connu de la scène politique, qui tenait les rênes du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, se voit confier une mission encore plus cruciale, celle de Premier ministre.

Amadou Ba envoyé dans la course

Me Sidiki Kaba, avec sa maîtrise du paysage intérieur et sécuritaire du Sénégal, devient ainsi le choix de prédilection pour le président Sall en ces temps préélectoraux. Sa nomination en remplacement de Amadou Ba, qui se projette désormais dans la course présidentielle sous la bannière de la coalition Benno Bokk Yaakaar, est un signal clair : il y a une volonté de maintenir la stabilité et de préparer le terrain pour les défis imminents.

Amadou Ba, en prenant le relais de la majorité présidentielle pour la prochaine présidentielle, dont la date reste un mystère, doit naviguer dans les eaux souvent tumultueuses de la campagne électorale. L’ancien Premier ministre, face à la tâche ardue de rallier l’électorat tout en préservant l’héritage de son prédécesseur, a du pain sur la planche.

Date des élections

Dans l’attente de la présidentielle, le peuple sénégalais observe attentivement le remaniement. Chaque citoyen, de Dakar à Saint-Louis, s’interroge sur la trajectoire que prendra le pays sous cette nouvelle administration, même temporaire. C’est une période de spéculation, d’espoir et de scepticisme, où chaque pas politique est minutieusement examiné.

Au cœur de cette transition, le rôle de Sidiki Kaba sera scruté à la loupe. Sa capacité à gérer le pays dans les mois à venir pourrait bien être le baromètre de la réussite de la coalition au pouvoir et de la sérénité du processus électoral à venir.

Le président Sall, en orchestrant ces changements clés, joue une partition politique finement calculée, cherchant à assurer un passage de témoin harmonieux tout en positionnant ses pions pour la prochaine grande confrontation démocratique du pays. Mais dans ce jeu d’échecs politique, c’est le peuple sénégalais qui aura le dernier mot, dans les urnes, le 24 mars prochains lors du premier tour de la présidentielle .

Bakary Fomba

6 mars 2024 0 comments
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