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Mahmoud Dicko
Actu

Coup de tonnerre politique: le gouvernement malien dissout la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko

by Sahel Tribune 6 mars 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La réunion hebdomadaire du Conseil des ministres s’est tenue le mercredi 06 mars 2024, dans la salle habituelle de délibérations du Palais de Koulouba. La séance a été présidée par le Colonel Assimi GOITA, « Président de la Transition, Chef de l’Etat ».

Durant cette session, une annonce majeure a été communiquée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, qui a déclaré au Conseil que « la dissolution de l’Association dénommée ‘Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO’ a été actée« . Cette décision s’inscrit dans le cadre légal défini par la Loi n°04-038 du 05 août 2004 concernant les associations.

Des actions de menace pour la sécurité publique

L’association visée par cette dissolution, connue sous l’acronyme CMAS, avait été créée le 05 décembre 2019 avec pour but déclaré de « œuvrer pour la stabilité et la paix sociales ». Cependant, le Conseil des ministres a souligné qu’elle s’est écartée de ses objectifs initiaux pour s’engager dans « des activités contraires à ses objectifs et à son statut », se transformant en « un véritable organe politique de déstabilisation« .

Des preuves de cette dérive ont été présentées, notamment « la sortie médiatique de son Coordinateur Général, le 07 octobre 2023 » et « la tenue de propos de dénigrement des autorités de la transition sur une chaîne de télévision privée ». Ces actions ont été jugées comme une menace pour la sécurité publique.

De plus, il a été pointé du doigt que le parrain de la CMAS a participé à des « activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public« , notamment par ses visites à l’étranger et ses « rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères » sans autorisation. Ce comportement constitue un « manquement aux dispositions statutaires de la CMAS » et une atteinte aux « intérêts supérieurs du pays« .

Le cas « Kaoural Renouveau« 

Le ministère a également signalé que, depuis la délivrance de son récépissé, la CMAS « n’a jamais déposé ses rapports d’activités, ni informé l’Administration des changements et modifications intervenus en son sein« , allant ainsi à l’encontre des exigences légales.

Le Conseil des ministres a déclaré que « l’Association dénommée ‘Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko’ est dissoute« .

Il faut rappeler que lors de la précédente session du Conseil, tenue le 28 février, une autre association avait subi le même sort. Le « Kaoural Renouveau » a été dissous pour des raisons similaires, incluant des « sorties médiatiques » de son président aux « propos diffamatoires et subversifs« , ainsi que sa non-conformité aux obligations de rapport d’activités et de communication sur les changements internes.

Ces mesures reflètent la rigueur avec laquelle le Conseil entend réguler les activités des associations pour maintenir l’ordre public et préserver l’intégrité de l’État.

Oumarou Fomba

6 mars 2024 0 comments
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Loi d'amnistie au Sénégal
Actu

Amnistie au Sénégal : Entre la paix politique et la quête de justice

by Chiencoro 6 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Au cœur de Dakar, sous la voute solennelle de l’Assemblée nationale, un murmure s’est élevé, montant crescendo pour devenir un vacarme de voix dissonantes. Ce n’est pas le son habituel d’une démocratie qui délibère, c’est plutôt le grondement d’une polémique qui divise la nation sénégalaise jusqu’à la moelle. La proposition de loi d’amnistie est sur la table, et avec elle, un dédale de questions éthiques, morales et judiciaires.

La paix politique, c’est l’argument massue brandi par les partisans de cette loi, initiée par le président Macky Sall. Une paix après le report de la présidentielle, un espace politique à pacifier – la noble intention se heurte pourtant à une réalité bien plus complexe. Les mots ‘amnistie’ et ‘justice’ semblent s’échanger des regards froids dans les couloirs du pouvoir, où le spectre de l’impunité commence à planer.

Mais que dire des homicides?

Que dire de cette journée du 6 mars 2024, où 80 députés se lèvent pour faire entendre leur voix? Chacun d’eux porteur d’un fragment de l’âme sénégalaise, chacun d’eux prêt à débattre d’un texte qui, selon ses détracteurs, pourrait étouffer la justice sous le coussin confortable de l’amnistie. Comment peut-on penser à la paix quand les larmes n’ont pas encore séché sur les joues des familles endeuillées, des victimes de la répression, des âmes meurtries ?

Amnesty International évoque une soixantaine de morts – des hommes dont les échos des pas ne résonneront plus dans les rues de Dakar, de Thies, de Touba. Et la loi d’amnistie semble dire : « Oublions, pour que le pays puisse avancer. » Mais comment avancer quand la justice n’a pas encore pris sa pleine mesure ? Lorsque le travail du juge n’a pas encore rendu un verdict pour ces décès ?

La ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, assure que l’amnistie ne couvrira pas les cas de torture ou de traitements dégradants. Mais que dire des homicides? Est-il donc si aisé de laisser au juge la décision ultime, alors que, depuis trois ans, les poursuites pour ces crimes dans le cadre des manifestations n’ont mené à rien ?

Le Sénégal retient son souffle

Les promesses de mécanismes d’indemnisation flottent dans l’air comme des feuilles portées par le vent, mais sans texte clair, elles paraissent aussi insaisissables que l’espoir de justice pour certains. Les opposants au projet de loi, les organisations de défense des droits de l’homme, scrutent les lignes entre les lignes, cherchant en vain une assurance de réparation.

L’abstention surprise des députés du Pastef a brouillé les cartes, laissant en suspens l’intention de leur vote. Et tandis que l’Assemblée attend la décision de la coalition Yewwi Askanwi, l’atmosphère se charge d’une tension presque palpable. Chaque vote est un poids, chaque décision peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. La majorité cherche ses 83 voix salvatrices pour faire adopter le texte, mais tout est ouvert, et le Sénégal retient son souffle.

À 12h40 TU, trois députés de l’opposition ont déjà pris position contre le texte, illustrant le fossé entre la quête de paix politique et le cri de la justice. Peut-être est-ce cela, la démocratie dans toute sa splendeur et toute sa difficulté : un lieu où la paix et la justice doivent trouver un chemin pour avancer ensemble, main dans la main, plutôt que de marcher l’une sur l’autre.

Chiencoro Diarra

6 mars 2024 0 comments
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Hadafo médias
Actu

L’heure sombre de l’information : Le cri du cœur de HADAFO Médias

by Chiencoro 6 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Avec la sobriété d’un écho dans un hall vide, le communiqué de HADAFO Médias s’est répandu, ce mercredi 6 mars 2024, portant le poids de nouvelles que l’on espère ne jamais entendre. En ces lignes, une tristesse palpable se mêle à la gravité d’une situation qui dépasse les murs de l’entreprise : c’est un pan de la liberté d’expression en Guinée qui vacille sous le coup d’un chômage technique massif.

Imaginez les bureaux autrefois animés par le bourdonnement constant de l’activité journalistique, désormais figés dans un silence presque irréel. Plus de 70% des employés de HADAFO Médias confrontés à l’inertie forcée, à compter du 6 mars 2024. Une durée de trois mois, certes, mais qui dans l’urgence d’une actualité toujours plus pressante, sonne comme une éternité.

HADAFO Médias, acteur majeur de l’information en Guinée

Le communiqué évoque des périodes de crises antérieures – l’épidémie d’Ebola, la crise de la COVID-19 – durant lesquelles un service minimum avait été maintenu. Mais aujourd’hui, les restrictions imposées par les autorités semblent avoir tari à la source même la possibilité de ce service essentiel. Le cœur du problème ? Un impact financier indéniable, laissant entrevoir la vulnérabilité d’un secteur qu’on imagine souvent indestructible : celui de l’information.

La décision de mettre en chômage technique une part si considérable de son personnel n’a pas été prise à la légère, comme en témoigne la tonalité du message. On y décèle la lourdeur du cœur et l’écrasante responsabilité ressentie par la direction face à l’impact social et financier inévitable. Derrière chaque pourcentage et chaque statistique se trouvent des visages, des familles, des destins bouleversés.

HADAFO Médias, en tant qu’acteur majeur de l’information, se dresse non seulement comme témoin mais aussi comme pilier de la démocratie et de l’état de droit en Guinée et, par extension, en Afrique. Leur engagement envers la nation et le continent résonne comme un engagement envers la vérité et la liberté, des valeurs qui ne connaissent pas de chômage technique.

Croire en l’importance cruciale d’une presse libre et robuste

Avec la promesse de maintenir un service minimum, HADAFO Médias fait plus que de sauvegarder un fil d’information ; elle préserve une lueur d’espoir dans un horizon obscurci. Un espoir que, malgré les turbulences et les épreuves, la presse continuera de jouer son rôle indispensable, celui d’informer, d’éclairer et de connecter les gens.

Dans ces temps incertains, la solidarité exprimée par la direction générale envers ses employés touchés est un baume. Mais elle est également un appel à la conscience collective : nous devons, tous ensemble, soutenir non seulement HADAFO Médias mais aussi le principe même de l’information libre et indépendante.

Ce communiqué n’est pas un simple morceau de papier, c’est un appel à l’action, un rappel que l’information est un droit, un besoin, une nécessité qui doit persévérer contre vents et marées. C’est un billet d’humeur qui, dans sa mélancolie, porte un message de résilience et d’espoir pour tous ceux qui croient en l’importance cruciale d’une presse libre et robuste.

Chiencoro Diarra

6 mars 2024 0 comments
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Des avions de combats
A la Une

Géopolitique et défense : Le Mali, une puissance militaire en devenir

by Sahel Tribune 6 mars 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

En 2024, le Mali s’affirme sur l’échiquier militaire africain avec une position qui interpelle autant qu’elle défie. Au sein du classement annuel de Global Fire Power, le Mali, se positionnant à la 106ème place, révèle une réalité militaire complexe, tissée entre défis stratégiques et potentialités inexplorées.

Dans le vaste panorama des puissances militaires africaines de 2024, le Mali émerge avec une stature qui suscite curiosité et interrogation. Qu’est-ce qui se cache derrière sa 106ème place dans le prestigieux classement de Global Fire Power ? Cette analyse dévoile non seulement les forces et faiblesses de l’armée malienne mais aussi, et surtout, les stratégies et les aspirations qui façonnent son avenir militaire. Le classement annuel de la puissance de feu mondiale (GFP) fournit une lentille critique à travers laquelle voir les équilibres militaires en Afrique.

En 2024, le Mali se trouve à la 106e position mondiale, un classement qui révèle plus qu’une simple position numérique ; il met en évidence les défis et les perspectives militaires du Mali dans le paysage de la défense africaine. Cette position, qui reflète une fusion de critères étendus, de la main-d’œuvre à la logistique, place le Mali dans une place distinctive parmi les nations africaines, révélant à la fois ses forces et ses domaines d’amélioration.

Les capacités militaires du Mali

La méthodologie de Global Fire Power, qui évalue plus de 60 facteurs divers allant du nombre de personnel militaire au budget de la défense et au-delà, offre une perspective nuancée sur les capacités militaires nationales. Le placement du Mali à la 106e place, au milieu de cette évaluation complète, souligne sa position militaire relative et ses capacités stratégiques. Ce classement, tout en mettant en évidence la position du Mali derrière des piliers comme l’Algérie et l’Egypte et devant des voisins comme le Niger, le Burkina Faso et le Sénégal met l’accent sur le tissu militaire complexe de l’Afrique, où la position de chaque nation raconte une histoire d’aspirations et de réalités stratégiques.

Au milieu du profil militaire diversifié du Mali, un examen plus approfondi révèle une échelle équilibrée des forces et des vulnérabilités. De son nombre de personnel actif à la sophistication de son matériel militaire, le cadre militaire du Mali incarne les défis de la modernisation et les exigences de l’état de préparation opérationnelle. Une amélioration des conditions de travail qui est à l’actif des autorités maliennes de la transition qui se battent pour la pleine souveraineté du pays.

Défis auxquels sont confrontés les militaires du Mali

Le classement GFP du Mali a un poids stratégique important, influençant non seulement sa dynamique régionale, mais aussi sa diplomatie militaire mondiale. Cette position reflète les perceptions du Mali en matière de sécurité, ayant un impact sur tout, des investissements étrangers aux engagements diplomatiques. De plus, dans une région en difficulté à relever en matière de sécurité, le rang militaire du Mali souligne l’importance des alliances stratégiques et des mécanismes de défense collective dans la sauvegarde de la stabilité et la promotion de la paix.

Face à une gamme de défis, l’armée du Mali est à la croisée des chemins. L’impératif de la modernisation, le spectre des menaces à la sécurité et la nécessité de la poursuite de l’amélioration logistique constituent des conditions sine qua non vers le raffinement militaire. Pour relever ces défis, il faut un effort concerté en vue de réformes globales de la défense, visant non seulement à renforcer le rang du GFP du Mali, mais aussi à assurer la sécurité et la stabilité à long terme de la nation.

La stratégie de défense du Mali

En réponse à ses défis stratégiques, le Mali s’est lancé dans une stratégie de défense à multiples facettes. Cela implique des investissements substantiels dans l’infrastructure militaire, la mise à niveau technologique et la promotion de partenariats militaires internationaux solides. Ces efforts stratégiques sont essentiels pour améliorer l’efficacité militaire du pays, montrant son engagement à jouer un rôle central dans les dialogues africains et mondiaux sur la sécurité.

La quintessence de la force militaire dans la formation de l’influence géopolitique ne peut pas être surestimée. En établissant des parallèles avec les principales puissances militaires africaines, cette analyse se plongera dans les manœuvres stratégiques qui ont propulsé les nations au sommet de la proéminence militaire. Pour le Mali, la compréhension de ces dynamiques est cruciale pour naviguer dans les complexités des paysages de sécurité régionaux et mondiaux, offrant de précieuses leçons sur l’exploitation du pouvoir militaire pour l’ascendance géopolitique.

Impact de la force militaire sur la sécurité nationale

L’horizon de l’armée malienne est chargé à la fois de défis et d’opportunités. Cette prévision explorera les avenues par lesquelles le Mali peut amplifier ses capacités militaires, en se concentrant sur les investissements stratégiques, la coopération régionale et les progrès technologiques en tant que piliers clés de la croissance future. Les aspirations du Mali à grimper plus haut dans les futurs classements GFP dépendent de sa capacité à s’adapter, à innover et à consolider son rôle de force stabilisatrice en Afrique.

La sécurité nationale du Mali est intrinsèquement liée à ses prouesses militaires. La force militaire de ce pays sahélien sert de fondement à sa stabilité interne et à sa posture de défense externe. À une époque marquée par des menaces complexes à la sécurité, les capacités militaires du Mali sont fondamentales pour sauvegarder la souveraineté de la nation, soulignant l’importance cruciale d’un appareil militaire robuste et réactif pour assurer la paix et la stabilité. Chose à laquelle s’est tournée les autorités maliennes de la transition dès leur arrivée au pouvoir.

Naviguer à travers les subtilités de la position militaire du Mali dans le classement GFP 2024 révèle un paysage marqué par les défis et les perspectives. Alors que le Mali continue d’affiner ses capacités militaires, son voyage reflète le récit plus large de la dynamique de défense africaine – un récit de la recherche d’une sécurité accrue, d’une solidarité régionale et d’un respect mondial. La voie à suivre pour l’armée du Mali est à la fois intimidante et prometteuse, incarnant la quête perpétuelle de force, de stabilité et de prouesse stratégique dans un monde en constante évolution.

Oumarou Fomba

6 mars 2024 0 comments
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M5 RFP
Actu

Crise au M5-RFP: La destitution de Choguel Kokalla Maïga et l’avenir du mouvement

by Sahel Tribune 5 mars 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cœur du tumulte politique malien, le M5-RFP, symbole d’espoir en 2020, atteint un point de rupture. La destitution de Choguel Kokalla Maïga le 5 mars 2024 souligne les fissures menaçant l’unité de la coalition. Une crise longtemps latente, révélant les luttes de pouvoir et les visions divergentes.

Au Mali, la révolution de 2020 qui promettait un nouveau départ se heurte à la réalité d’une crise interne sans précédent au sein du M5-RFP. Entre aspirations démocratiques et luttes de pouvoir, la destitution de Choguel Koala Maïga soulève des questions cruciales sur l’avenir de la coalition et, par extension, de tout un pays.

La misère de Choguel Kokalla Maïga

La chute de Choguel Kokalla Maïga du leadership du M5-RFP représente bien plus qu’un simple remaniement au sein d’un mouvement politique ; elle marque un tournant décisif dans la trajectoire du gouvernement de transition malien et met en évidence les fractures profondes au sein de la coalition qui menaçaient depuis longtemps de bouleverser son unité. La réunion qui a scellé le sort de Maïga, orchestrée par l’imam Oumarou Diarra, vice-président par intérim, n’était pas qu’une formalité. Elle était le résultat cumulé de mois de dissensions internes, de luttes de pouvoir, et de divergences fondamentales sur la direction et les stratégies du M5-RFP.

Choguel Kokalla Maïga, ayant joué un rôle clé dans la mobilisation contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, avait incarné les aspirations à un changement radical et à une nouvelle vision pour le Mali. Son leadership dans le gouvernement de transition était perçu comme une étape cruciale vers la réalisation de ces aspirations. Cependant, les défis étaient monumentaux. La tâche de naviguer à travers les eaux troubles de la politique malienne, marquée par des enjeux de sécurité, des exigences économiques pressantes, et la nécessité de répondre aux aspirations démocratiques du peuple, s’est avérée être un défi redoutable.

Les tensions sous-jacentes au sein du M5-RFP n’ont pas tardé à émerger. Des divergences sur des questions clés telles que les réformes politiques, la sécurité, et le rôle du mouvement dans le gouvernement de transition ont commencé à fissurer l’unité de façade. La situation était exacerbée par des luttes de pouvoir internes et des accusations mutuelles de népotisme et de mauvaise gestion. Pour certains membres du mouvement, Maïga représentait une figure de plus en plus polarisante, incapable de concilier les factions rivales ou de mener le Mali sur la voie d’une transition réussie.

Les racines de la crise

La crise qui secoue le M5-RFP ne s’est pas développé du jour au lendemain. Elle trouve ses origines dans les séquelles laissées par le coup d’État militaire qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta. Bien que ce renversement ait été salué comme un pas vers le changement, il n’a pas suffi à apaiser les tensions politiques préexistantes au Mali. Au contraire, il a ouvert la boîte de Pandore des dissensions au sein du M5-RFP, une coalition qui avait joué un rôle de premier plan dans la mobilisation contre le régime de Keïta.

Le M5-RFP, dès sa conception, était un assemblage hétérogène de groupes aux intérêts parfois divergents. Composé d’acteurs politiques, de la société civile, de groupes religieux et de citoyens engagés, le mouvement a initialement réussi à canaliser le mécontentement populaire vers un objectif commun : le renversement de Keïta. Cependant, une fois cet objectif atteint, les divergences quant à la vision de l’avenir politique du Mali ont rapidement émergé, révélant les failles d’une coalition construite sur un ennemi commun plutôt que sur une vision partagée du futur.

Ces divergences se sont cristallisées autour de plusieurs points clés : la gestion de la transition post-coup d’État, les relations avec les autorités militaires au pouvoir, et les stratégies pour répondre aux aspirations démocratiques du peuple malien. Les désaccords ont été exacerbés par la pression des défis internes et externes auxquels le Mali est confronté, notamment l’insécurité croissante dans le nord et le centre du pays, la pauvreté, et la corruption.

La crise au sein du M5-RFP représente un moment charnière de l’histoire politique du Mali, soulignant l’importance de l’unité, du leadership et d’une vision commune pour l’avenir. Alors que la nation se trouve à la croisée des chemins, la résolution de cette crise et le chemin vers un Mali stable et démocratique restent des défis critiques qui exigent de l’attention et de l’action.

Oumarou Fomba

5 mars 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Actu

[Edito] L’Afrique de l’Ouest dans l’œil du cyclone

by Bakary FOMBA 5 mars 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le paysage politique complexe de l’Afrique de l’Ouest, des vents de changement soufflent avec force, remettant en question les fondements même de la démocratie dans la région. Les changements anticonstitutionnels au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée ont entrainé des bouleversements politiques majeurs. La mise en place des régimes de transition à la suite à ces coups d’État a provoqué des répercussions diplomatiques sans précédent.

Dans cette mosaïque politique en constante évolution, le Sénégal, longtemps considéré comme un bastion de la démocratie en Afrique de l’Ouest, n’est pas épargné par les remous. Une crise politique profonde secoue le pays depuis plusieurs mois, culminant avec l’annonce controversée du report des élections par le président Macky Sall. Cette décision a attisé les braises de l’opposition et accentué les tensions dans un pays où le respect des principes démocratiques a toujours été une pierre angulaire.

Cette série d’évènements soulève des questions fondamentales sur la solidité des institutions démocratiques dans la région. Alors que l’Afrique de l’Ouest cherche à consolider ses acquis démocratiques, elle est confrontée à des défis internes et externes qui mettent en péril les progrès réalisés jusqu’à présent. Les coups d’État et les crises politiques sapent la confiance des citoyens dans le processus démocratique et compromettent la stabilité régionale.

Consolider les fondations démocratiques

Pourtant, malgré ces défis, il est essentiel de reconnaitre que la démocratie en Afrique de l’Ouest reste un idéal vers lequel aspirer. Les récentes perturbations ne doivent pas éclipser les succès passés ni décourager les efforts visant à renforcer les institutions démocratiques et à promouvoir la gouvernance inclusive.

Face à ces défis, la communauté internationale a un rôle crucial à jouer en soutenant les processus de transition démocratique, en encourageant le dialogue politique et en mettant en œuvre des mesures visant à renforcer la résilience des institutions démocratiques. Il est impérieux que les dirigeants de la région s’engagent à respecter les principes démocratiques et à œuvrer pour le bien-être de leurs citoyens.

En fin de compte, la crise actuelle offre une opportunité de réflexion et de renouvèlement pour l’Afrique de l’Ouest. En travaillant ensemble pour surmonter les défis, la région peut consolider ses fondations démocratiques et tracer une voie vers un avenir plus stable, plus prospère et plus démocratique pour tous ses citoyens.

Bakary Fomba

5 mars 2024 0 comments
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Croix-rouge malienne
Économie

La Croix-Rouge malienne mobilise plus de 71 millions pour les déplacés de Kamaneguela

by Cheickna Coulibaly 4 mars 2024
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Le vendredi 1er mars 2024 a eu lieu dans les locaux de la Croix-Rouge malienne (CRM) une conférence de presse organisée par l’organisation humanitaire nationale. L’objectif : rendre compte des résultats des activités de mobilisation de fonds dont elle est à l’initiative, en soutien aux déplacés internes ainsi qu’à la population locale du village de Kamaneguela, situé dans la commune rurale de Tiakadougou-Niamakoro.

« Plus de 70 % des fonds souhaités ont pu être mobilisés », a annoncé Nouhoum Maiga, le secrétaire général de la Croix-Rouge malienne, après la mobilisation de fonds lancée par la structure il y a quelques mois en faveur de plus de 500 déplacés internes du village de Kamaneguela.

Une fierté nationale

C’est une première pour la Société nationale de la Croix-Rouge de faire appel de cette manière « à la générosité du peuple malien et des partenaires du Mali » pour mobiliser des ressources internes et faire face à ces situations. Selon les responsables de la CRM, plusieurs activités ont été menées pour arriver à un résultat probant, notamment la vente de cartes et l’organisation d’une soirée de bienfaisance couplée à un téléthon. Pour la vente des cartes, le conférencier explique que sur les 300 cartes imprimées, 191 ont été vendues pour un montant de 9 300 millions. Les dons réels s’élèvent à 15 747 687 FCFA.

En ce qui concerne les promesses fermes, la Société nationale de la Croix-Rouge a retenu 46,275 millions. Avec un taux de réalisation de 70 % des attentes, soit un peu plus de 71 millions de francs CFA collectés pour l’occasion, le secrétaire général estime que l’événement « est une réussite totale » tant sur le plan organisationnel que sur le plan spécifique. « C’est la première fois au Mali qu’une organisation organise un téléthon de ce genre et parvient à mobiliser des fonds à cette hauteur », explique-t-il. Avant d’indiquer que « 96,80 % des fonds » ont été collectés au Mali. Ce qui constitue pour eux une fierté au niveau national.

Garder Espoir d’ici la fin du ramadan 

Pour ce qui reste à faire, M. Maïga a fait savoir que deux commissions sont mises en place. La première commission est celle qui va s’occuper du suivi et de la collecte des promesses et l’autre commission est chargée de la mise en place d’une équipe de projets. « Le processus de recouvrement des promesses est en cours. Nous pensons que d’ici la fin du ramadan, nous pourrons mobiliser l’essentiel des fonds qui ont été promis », évoque-t-il. Et il ajoute « les équipes vont se mettre à pied d’œuvre pour aller sur le terrain, discuter avec la population, faire les évaluations, pour voir comment, rapidement, identifier des sites pour les infrastructures, parce qu’il y a des forages à faire, il y a des aménagements agricoles à faire et aussi des réhabilitations de dispensaires au centre de santé à faire ».

Il conclut son intervention en formulant des remerciements à l’endroit des partenaires de la CRM qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette première édition de mobilisation de fonds en faveur de la population démunie du Mali.

Cheickna Coulibaly

4 mars 2024 0 comments
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