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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

Sous l’arbre à palabres : le Mali à l’aube d’une renaissance dialoguée

by Chiencoro 8 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali se prépare à renouer avec ses racines dialogiques sous l’antique arbre à palabres, espace sacré de rencontre et d’échange. À l’horizon, un dialogue inter-Maliens se dessine, promesse d’une nation tissant ensemble les fils d’un avenir commun.

Dans l’écrin de terres anciennes et de sables mouvants d’histoires et de cultures, le Mali se prépare à embrasser l’esprit de l’arbre à palabres, ce monument vivant de la sagesse africaine où se tissent les fils du dialogue et de l’entente. À l’horizon, une convocation inédite s’esquisse, une invitation au dialogue inter-Maliens, un rassemblement où chaque voix aspire à être entendue, chaque cœur palpite à l’unisson pour le Mali.

Un long fleuve de temps et de récits

Dans cette quête de consensus et de résolution, le temps et l’énergie ne seront pas comptés, car aucun sujet ne restera dans l’ombre, aucune voix ne sera reléguée au silence. Tels les grains semés dans l’abondance d’une terre fertile, les propositions jailliront, promettant une récolte de résolutions et de solutions pour façonner l’avenir.

Cette démarche, rappelant les traditions ancestrales de débats sous l’arbre à palabres, révèle la complexité de tisser la vertu de cohérence entre le verbe et l’acte, entre l’annonce des choix et leur manifestation dans la réalité. C’est l’art délicat de rapprocher le discours de la pratique, d’embrasser la contradiction fertile entre théorie et action, sans jamais laisser l’impatience briser le lien dynamique qui les unit.

Au cœur de ce dialogue, une toile se tisse entre la patience et l’impatience, entre l’urgence de l’action et la sagesse de l’attente, rappelant que l’histoire, ce long fleuve de temps et de récits, ne saurait être ignorée. C’est dans cette tension créatrice que le Mali, tel un phénix, cherche à renaître, à dessiner des lendemains où, comme le soulignait Nelson Mandela, la plus grande victoire réside non pas à éviter la chute, mais à se relever après chaque épreuve.

Un nouveau chapitre

Alors que les préparatifs battent leur plein, que les communautés se mobilisent et que les ressources s’alignent pour écrire ce nouveau chapitre, le Mali, avec le Collectif intégrateur des immochagues et alliés de la Région de Tombouctou ainsi que plusieurs citoyens et organisations syndicales et de la société civile, se dresse, prêt à s’engager dans ce dialogue. C’est une affirmation de foi dans la possibilité d’une paix durable, dans la puissance de la réconciliation et la solidité de la cohésion.

Le Mali, à l’aube de cette renaissance dialoguée, se prépare à naviguer sur les eaux parfois tumultueuses du consensus, armé de patience, d’engagement, et d’une inébranlable croyance en son destin. Sous l’arbre à palabres, dans l’écho de chaque voix, réside l’espoir d’un Mali uni, tissant ensemble le tapis de son avenir, fil par fil, dialogue par dialogue, cœur par cœur.

Chiencoro Diarra

8 avril 2024 0 comments
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Fête du ramadan
A la Une

Vers l’Eid al-Fitr : un guide de préparation spirituelle et physique

by Sahel Tribune 8 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Eid al-Fitr est une célébration de joie et de gratitude qui marque la fin du Ramadan. Se préparer à cette fête implique un voyage de purification spirituelle et de préparatifs physiques, enrichissant l’expérience de la célébration.

L’Eid al-Fitr, marquant la fin du mois sacré du Ramadan, est une fête de joie, de partage et de gratitude. C’est un moment où les musulmans du monde entier célèbrent non seulement l’achèvement d’un mois de jeûne, mais aussi l’opportunité de se rapprocher spirituellement de Dieu. Se préparer à l’Eid al-Fitr implique une préparation à la fois spirituelle et physique, permettant aux croyants de vivre pleinement cette journée bénie.

Préparation spirituelle

La préparation à l’Eid commence bien avant l’aube de la fête. Les derniers jours du Ramadan sont des moments privilégiés pour intensifier la prière, la lecture du Coran et la réflexion personnelle. C’est le moment de chercher le pardon pour les péchés passés et de s’engager à améliorer son comportement et ses habitudes de vie.

Un élément crucial de la préparation spirituelle est le paiement de la Zakat al-Fitr, une aumône obligatoire destinée à purifier ceux qui jeûnent des comportements incorrects et à aider les plus démunis à célébrer l’Eid. Cet acte de générosité renforce le sentiment de fraternité et d’égalité au sein de la communauté musulmane.

L’Eid al-Fitr est également un moment pour fixer de bonnes intentions pour l’année à venir. Se fixer des objectifs spirituels, comme améliorer sa pratique religieuse ou aider régulièrement les autres, peut aider à maintenir l’esprit du Ramadan tout au long de l’année.

Préparation Physique

La préparation physique pour l’Eid al-Fitr inclut le nettoyage et la décoration de la maison. Cela symbolise un nouveau départ et accueille la fête dans un environnement pur et joyeux. Les familles décorent souvent leurs maisons avec des lumières, des guirlandes et des ornements spécifiques à l’Eid.

L’Eid al-Fitr est célèbre pour ses festins. Les jours précédant la fête, les cuisines s’emplissent de l’arôme des plats traditionnels. C’est une période de partage culinaire, où les familles et les amis se réunissent pour rompre le jeûne avec des repas somptueux, marquant ainsi la fin du Ramadan dans la joie et la convivialité.

S’habiller avec de nouveaux vêtements ou les plus beaux habits est une tradition de l’Eid, symbolisant la pureté et la joie. La sélection de la tenue pour l’Eid est une activité qui ajoute à l’anticipation et à l’excitation de la fête.

La préparation à l’Eid al-Fitr est une expérience enrichissante qui englobe à la fois la purification spirituelle et la joie physique. Elle rappelle aux croyants l’importance de la gratitude, de la générosité et du renouveau. En se préparant de manière approfondie, les musulmans accueillent l’Eid al-Fitr avec un cœur léger et un esprit renouvelé, prêts à célébrer et à partager les bénédictions reçues.

Oumarou Fomba

8 avril 2024 0 comments
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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
Économie

Modernisation et tradition : la double mission du nouveau ministre de l’Agriculture au Sénégal

by Bocar Harouna Diallo 7 avril 2024
written by Bocar Harouna Diallo 2 minutes read

Face à un horizon rempli de défis, le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Élevage du Sénégal se prépare à naviguer dans des eaux complexes. Sa mission ? Moderniser l’agriculture tout en valorisant l’essentielle agriculture familiale pour nourrir l’emploi et assurer la sécurité alimentaire.

Le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Élevage au Sénégal se trouve face à une mission cruciale et complexe. Les enjeux sont considérables, bien que son approche semble prometteuse pour aborder ces défis. La modernisation de l’agriculture, tout en valorisant l’agriculture familiale comme pilier de la création d’emplois et de la garantie de la sécurité alimentaire, représente un défi de taille, mais certainement à notre portée.

Quelques orientations stratégiques envisageables

  1. Faciliter l’accès aux technologies : Il est vital de rendre les technologies modernes accessibles aux agriculteurs familiaux. Cela inclut des outils agricoles avancés, des semences de haute qualité, des systèmes d’irrigation performants, la gestion de données agricoles, et les technologies de l’information et de la communication. Un tel accès peut significativement augmenter l’efficacité et la productivité.
  2. Formation et renforcement des capacités : Il est impératif de former les agriculteurs familiaux aux méthodes agricoles contemporaines, à la gestion des affaires agricoles, à la commercialisation, à la gestion des risques, et aux techniques de conservation. Les programmes éducatifs et les initiatives de renforcement des capacités sont essentiels pour améliorer leurs compétences et leur adaptabilité.
  3. Améliorer l’accès au financement : L’accès aux ressources financières reste un obstacle majeur pour les agriculteurs désireux de moderniser. La mise en place de solutions de financement adaptées, telles que des crédits agricoles spécifiques, est cruciale pour faciliter cette transition.
  4. Élargir l’accès aux marchés : Pour que l’agriculture familiale contribue efficacement à la création d’emplois et à la sécurité alimentaire, il faut consolider les relations entre les agriculteurs et les marchés. Il est nécessaire de promouvoir des stratégies de commercialisation efficaces, de favoriser les partenariats avec le secteur agroalimentaire, de développer les circuits courts et de faciliter l’accès aux marchés à tous les niveaux.
  5. Soutien par des politiques adaptées : Des politiques agricoles favorables à l’agriculture familiale, axées sur l’inclusion, la durabilité et la résilience, sont indispensables. Cela peut inclure l’élaboration de réglementations adéquates, le soutien à la recherche et au développement dans le domaine agricole, la protection des droits fonciers et la promotion de pratiques durables.

En intégrant ces différentes mesures, il est possible de moderniser l’agriculture tout en accentuant le rôle crucial de l’agriculture familiale dans l’économie et la société. Il est essentiel de valoriser et d’intégrer pleinement les savoirs et les compétences des agriculteurs familiaux dans les stratégies de développement agricole.

Bocar Harouna DIALLO, Géographe, UQAC, Canada

7 avril 2024 0 comments
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Alima dirige un cercle de discussion
A la UneÉchos d'amour

Les saisons de générosité : l’héritage d’Alima après le ramadan

by Chiencoro 7 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Alima, une musulmane dévouée à sa religion, a transformé l’esprit du ramadan en un mouvement de générosité perpétuelle au sein de sa communauté. Son initiative de volontariat fait briller une lumière d’espoir et d’altruisme, illuminant les vies bien au-delà du mois sacré. Storytelling. 

Dans la chaleur enveloppante de Bamako, sous un ciel d’un bleu profond presque éternel, vivait Alima, une jeune enseignante dont la foi brillait d’une lumière inébranlable. Chaque année, elle accueillait le ramadan comme une renaissance, un mois sacré de jeûne, de prière, et de réflexion. Pourtant, à l’aube de la fin de ce mois béni, une question persistait dans son cœur : comment maintenir cet élan spirituel tout au long de l’année ?

Alima savait que la réponse ne se trouvait pas dans les mots, mais dans les actions. Inspirée par les leçons apprises pendant le ramadan, elle conçut un plan simple, mais profond : « Les Graines de la Spiritualité », un projet destiné à nourrir l’esprit de sa communauté bien après la fin du mois sacré.

Les graines de la spiritualité

Ce projet reposait sur trois piliers :

1. La graine de la connexion : Chaque semaine, Alima organisait des cercles de discussion dans sa modeste demeure, ouvrant sa porte à qui souhaitait partager, apprendre et méditer sur des enseignements spirituels. Ces rencontres devenaient des havres de paix et de réflexion, renforçant les liens communautaires.

    2. La graine de la générosité : Le ramadan était synonyme de partage et d’altruisme. Pour prolonger cet esprit, Alima initia un programme de volontariat au sein de sa communauté. De la distribution de repas aux plus démunis à l’organisation d’activités pour les enfants orphelins, chaque action visait à perpétuer la bienveillance du ramadan.

    3. La graine de la persévérance : consciente des défis quotidiens, Alima encourageait la pratique de petites actions spirituelles régulières. Elle partageait des défis mensuels, comme la récitation quotidienne de certaines sourates ou des actes de charité spontanés, pour maintenir vive la flamme de la foi.

    L’impact d’Alima

    Au fil des mois, les « Graines de la Spiritualité » germèrent dans les cœurs de nombreux habitants de Bamako. Ce qui avait commencé comme un projet modeste se transforma en un mouvement d’espoir et de fraternité. Les cercles de discussion d’Alima devinrent un rendez-vous incontournable, et ses initiatives de générosité se répandaient comme des vagues de bienveillance à travers la ville.

    La plus grande réalisation d’Alima ne se mesurait pas en nombres, mais en transformations personnelles. Des visages autrefois marqués par l’indifférence s’illuminaient désormais de sourires. Les enfants, jadis timides, partageaient des histoires de leurs petites victoires spirituelles.

    La leçon d’Alima

    Alima avait montré à sa communauté que l’élan spirituel du ramadan ne devait pas s’éteindre avec la lune de Shawwal. Les leçons de ce mois sacré étaient des semences destinées à être plantées, arrosées, et cultivées tout au long de l’année.

    Son histoire, « Les graines de la spiritualité », devint une source d’inspiration bien au-delà des rues de Bamako. Elle nous rappelle que la spiritualité n’est pas confinée à un temps ou à un lieu, mais qu’elle est un voyage continu, enrichi par chaque geste de bienveillance, chaque moment de connexion, et chaque acte de persévérance.

    Dans les graines de la spiritualité d’Alima, le Mali trouva une voie pour maintenir l’élan spirituel du ramadan, illuminant le chemin vers une foi vivante et vibrante, tout au long de l’année.

    Chiencoro Diarra 


    Alima est un nom d’emprunt. 

    7 avril 2024 0 comments
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    Enseignant en classe
    Actu

    Canicule au Mali : modification des horaires scolaires pour préserver la santé des élèves et enseignants

    by Bakary FOMBA 6 avril 2024
    written by Bakary FOMBA 2 minutes read

    Face à la canicule sévère qui frappe actuellement le Mali, les autorités éducatives ont pris une décision proactive en modifiant les horaires de travail dans les écoles fondamentales. Cette initiative, annoncée récemment, vise à offrir des conditions d’apprentissage plus supportables durant cette période de températures extrêmes.

    S’appuyant sur l’article 16 de l’Arrêté n° 10-0688/MEALN-SG du 12 mars 2010, cette modification horaire est une mesure de précaution destinée à protéger la santé des apprenants et des enseignants. En ajustant les heures de classe pour éviter les pics de chaleur, les écoles fondamentales permettront ainsi à tous de bénéficier d’un environnement plus clément.

    Une mesure temporaire, mais essentielle

    Concrètement, les cours commenceront à 8 h et se concluront à 12 h 30. Cette organisation temporaire respecte la masse horaire officielle tout en s’adaptant aux exigences climatiques. Elle souligne l’importance d’une exposition limitée à la chaleur, reconnue pour ses effets potentiellement dangereux sur la santé.

    Cette adaptation des horaires reste en vigueur jusqu’à une amélioration des conditions météorologiques. Elle témoigne de la réactivité des autorités éducatives face aux défis posés par la canicule, affirmant leur engagement à maintenir des conditions d’apprentissage optimales.

    Prévention des risques liés à la canicule

    Cette démarche préventive illustre la priorité donnée à la sécurité et au bien-être des élèves et du personnel enseignant. En reconnaissant et en agissant sur les risques liés à la canicule, les autorités éducatives démontrent une volonté d’assurer un environnement d’apprentissage sûr, adapté aux circonstances exceptionnelles.

    Cette initiative des autorités éducatives maliennes souligne une approche réfléchie et adaptative face aux conditions climatiques extrêmes, avec un objectif clair : garantir la sécurité et le confort de la communauté éducative en ces temps de canicule.

    Bakary Fomba

    6 avril 2024 0 comments
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    Ousmane Sonko, Premier ministre, forme son premier gouvernement
    A la Une

    Un nouveau chapitre pour le Sénégal : l’avènement du gouvernement de rupture d’Ousmane Sonko

    by Sahel Tribune 6 avril 2024
    written by Sahel Tribune 3 minutes read

    Dans le paysage politique sénégalais, une nouvelle page s’écrit sous les auspices de changement et d’espoir avec la présentation du gouvernement d’Ousmane Sonko.

    Trois jours seulement après que Bassirou Diomaye Faye ait prêté serment en tant que cinquième président du Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé son équipe gouvernementale. Cette équipe, composée de 25 ministres et cinq secrétaires d’État, marque une transition significative par rapport à l’ère précédente.

    Des départements régaliens pour les membres du PASTEF

    Le Premier ministre Sonko a introduit son gouvernement comme étant celui de la « rupture« , signalant ainsi une volonté de se distancer des pratiques antérieures et de réorienter le cap du pays vers de nouveaux horizons. Avec une réduction notable de la taille du gouvernement – près de dix membres de moins que son prédécesseur sous Macky Sall – cette nouvelle formation promet une approche resserrée et potentiellement plus efficace à la gouvernance.

    Dans les rangs de ce gouvernement « de rupture« , deux postes régaliens clés ont été attribués à d’importants membres du parti du président. Yassine Fall, vice-présidente du Pastef et chargée des relations internationales, prend les rênes du ministère des Affaires étrangères. Elle fait partie des quatre femmes qui intègrent ce gouvernement majoritairement masculin, un fait qui soulève des questions sur la représentativité féminine au sein de cette nouvelle administration. Au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birhame Souley Diop, co-fondateur du Pastef et directeur de campagne de Bassirou Diomaye Faye, occupera un poste crucial à l’aube de l’exploitation pétrolière nationale.

    Deux militaires nommés

    La présence de treize cadres du Pastef dans ce gouvernement révèle une volonté d’assurer une certaine continuité tout en s’ouvrant à de nouveaux visages. Des personnalités comme El Malick Ndiaye, nommé aux Infrastructures et aux Transports, et Amadou Moustapha Ndiak Saré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Formation professionnelle, illustrent cette combinaison de renouveau et d’expérience.

    La nomination de deux militaires à des postes clés – à la Défense et à l’Intérieur – a suscité des réactions mitigées. Si certains y voient un gage de sécurité et de stabilité, d’autres expriment des inquiétudes quant à l’influence accrue des militaires dans les affaires politiques du pays.

    Insuffler une nouvelle dynamique au gouvernement

    Ce gouvernement est également marqué par la présence de figures de la continuité, telles que Mustapha Guirassy, nommé ministre de l’Éducation nationale, et Seigne Gueye Diop, chargé de l’Industrie et du Commerce. Toutefois, l’intégration de nombreuses personnalités issues de la société civile, bien que moins connues du grand public, pourrait insuffler une nouvelle dynamique au sein du gouvernement.

    La promesse d’un gouvernement de rassemblement et de proximité faite par le Premier ministre Ousmane Sonko suscite à la fois espoir et scepticisme. Seul l’avenir dira si cette équipe sera à la hauteur des attentes des Sénégalais, aspirant à un renouveau politique et social profond. Ce qui est certain, c’est que l’ère Sonko s’annonce comme un tournant potentiel pour le Sénégal, un pays à la croisée des chemins entre tradition et modernité, entre continuité et changement.

    Oumarou Fomba

    6 avril 2024 0 comments
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    Bassirou Diomaye dévoile son programme politique lors de sa première adresse à la nation.
    Actu

    Sénégal : un nouvel horizon pour la liberté de la presse sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye

    by Sahel Tribune 5 avril 2024
    written by Sahel Tribune 3 minutes read

    Dans une ère où l’information circule librement et rapidement à travers les frontières, la garantie de la liberté de la presse est plus que jamais cruciale. Le Sénégal, un pays réputé pour sa démocratie vibrante en Afrique de l’Ouest, se trouve à un moment charnière de son histoire médiatique. L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence représente une lueur d’espoir pour les médias sénégalais, après des années marquées par des défis considérables.

    Reporters sans frontières (RSF) a lancé un appel vibrant au président Faye, l’incitant à honorer ses engagements pris lors de sa campagne présidentielle. Ces engagements, notamment la suppression de la peine d’emprisonnement pour les infractions de presse, constituent la pierre angulaire d’une stratégie ambitieuse visant à renforcer la liberté de la presse au Sénégal. Cette démarche s’aligne sur les recommandations de RSF et sur les attentes de la communauté journalistique sénégalaise et internationale, qui voit en ces mesures un potentiel de revitalisation de l’espace médiatique sénégalais.

    Une route semée d’embûches mais prometteuse

    La liberté de la presse au Sénégal a souffert ces dernières années, avec des incidents alarmants tels que les arrestations et agressions de journalistes, les suspensions arbitraires de médias, et les coupures d’Internet. La situation s’est aggravée en période pré-électorale de 2024, où au moins 20 journalistes ont été agressés par les forces de l’ordre. Des figures médiatiques, comme Pape Alé Niang, ont également été emprisonnées pour leurs publications critiques. Ces actions ont terni l’image du Sénégal et ont conduit le pays à la 104e place dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2023.

    Le chemin vers la réforme n’est pas sans obstacles. La mise en œuvre de la suppression de la peine d’emprisonnement pour les infractions de presse et d’autres mesures nécessitera une volonté politique ferme et une collaboration étroite avec les acteurs médiatiques et la société civile. Cependant, ces défis ne font qu’accentuer l’importance de la tâche à accomplir.

    RSF a formulé dix mesures phares pour la nouvelle administration, incluant la régulation des plateformes numériques et la suppression des amendes exorbitantes pour les délits de presse. Ces mesures, si adoptées, pourraient transformer le paysage médiatique sénégalais, assurant la sécurité des journalistes et le respect de la liberté de la presse.

    Vers une ère de renouveau

    Le mandat du président Bassirou Diomaye Faye se présente comme une opportunité historique de redéfinir la liberté de la presse au Sénégal. En répondant à l’appel de RSF, le président peut inscrire son administration dans l’histoire comme un champion de la liberté de la presse et du droit à l’information. Ce serait un retour aux racines pour le Sénégal, renouant avec sa réputation de modèle de démocratie et de liberté de la presse en Afrique.

    Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, résume l’enjeu : « La liberté de la presse a été gravement mise à mal ces dernières années au Sénégal. Le pays doit renouer avec sa tradition de modèle en la matière. Et c’est sur un programme incluant une promesse forte qu’est la suppression de la peine d’emprisonnement pour les infractions de presse qu’a notamment été élu Bassirou Diomaye Faye. Nous appelons le nouveau président de la République à tenir cet engagement et à mener une politique ambitieuse pour faire de son mandat celui d’une liberté de la presse respectée et du droit à l’information protégé.”

    L’avenir de la liberté de la presse au Sénégal est donc suspendu aux décisions et actions du président Faye. Le monde observe, espérant voir le Sénégal ouvrir un nouveau chapitre, non seulement pour ses médias mais pour la démocratie elle-même.

    Oumarou Fomba

    5 avril 2024 0 comments
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