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Lobbo Traoré et Ousmane Issoufi Maïga échangent sur le dialogue inter-malien.
Actu

Un pont entre générations: la rencontre de Lobbo Traoré et le Comité pour la réconciliation

by Chiencoro 17 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le mardi 16 avril 2024, le comité de Pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation a fait une visite chargée d’histoire et de promesse chez Madame Touré Lobbo Traoré, veuve de l’ex-Président Amadou Toumani Touré.

Dans le cœur de Bamako, une rencontre touchante et symbolique s’est déroulée, marquant un moment de réflexion profonde sur l’unité et la réconciliation. À cette occasion, le lien entre passé, présent et avenir s’est tissé autour de l’engagement inébranlable de figures maliennes dédiées à la cause nationale. Ousmane Issoufi Maïga, président du comité, ancien collaborateur du défunt président, ne pouvait dissimuler son émotion en se remémorant les jours où la collaboration et le patriotisme définissaient leur travail commun. C’était un temps où « ATT fut un rassembleur, un patriote qui a consacré sa vie au Mali et aux Maliens, » a-t-il souligné avec respect et nostalgie.

Cette réunion n’était pas seulement un hommage à un leader passé; elle était également un plaidoyer vibrant pour le futur, réaffirmant la nécessité d’un dialogue inclusif sous l’égide actuelle du Président Assimi Goïta. « Nous rencontrons tout le monde et nous allons discuter avec tout le monde, » a insisté Maïga, en faisant écho à la vision d’un Mali uni et réconcilié.

Volonté malienne de tourner la page des discordes

La réponse de Touré Lobbo Traoré fut tout aussi émouvante. Avec une grâce qui lui est propre, elle a exprimé sa reconnaissance pour l’initiative de paix qui cherche à englober tous les fils et toutes les filles du Mali. Promettant de soutenir avec ardeur les efforts du comité, elle symbolise l’esprit indomptable d’un Mali qui, malgré les épreuves, cherche toujours à se reconstruire et à avancer.

Ainsi, au-delà des simples mots échangés lors de cette visite, se trouvait une promesse mutuelle de travail acharné pour la paix et le progrès. Cet échange entre anciens et nouveaux leaders n’est pas seulement une question de protocole, mais une manifestation profonde de la volonté maliennes de tourner la page des discordes pour écrire ensemble un nouveau chapitre de cohésion et de solidarité.

Dans l’ombre des défis qui persistent, cette rencontre rappelle à chacun de nous que le Mali n’est pas juste un lieu, mais un tissu vivant d’histoires, de luttes et d’espoirs, constamment retissé par ses enfants dévoués. Et dans cet effort continu, le dialogue demeure notre outil le plus précieux, notre arme la plus forte contre les divisions.

L’appel à la prière pour le Mali de Maïga et la réponse de Lobbo Traoré ne sont pas de simples formalités; ils sont le reflet d’une conviction partagée que, même dans les moments les plus sombres, il reste toujours un espoir pour ceux qui choisissent de se tenir ensemble, de se souvenir et de rêver ensemble. Pour le Mali, pour l’Afrique, pour le monde.

Chiencoro Diarra

17 avril 2024 0 comments
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Relations économiques entre l'Europe et l'Afrique
Économie

Analyse visuelle : décryptage des transformations économiques Afrique-UE par l’Institut Jacques Delors

by Sahel Tribune 17 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En avril 2024, l’Institut Jacques Delors a publié une infographie détaillant les relations dynamiques et les développements économiques entre l’Union Européenne et l’Afrique. Ce document explore les transformations structurelles des économies africaines et les implications de ces changements sur les échanges internationaux et la coopération.

L’infographie « UE-Afrique: Vers un renouvellement des relations? » révèle un potentiel et des opportunités majeurs pour le continent africain, avec un accent particulier sur la transition énergétique, la lutte contre la corruption, et le renforcement de la mobilisation des ressources nationales. Le document, publié en avril 2024, trace un tableau des évolutions structurelles des économies africaines, qui passent progressivement de l’exportation de matières premières à des modèles de consommation et de services diversifiés.

Le financement des infrastructures en Afrique

Selon Helen Clark, présidente du Conseil d’administration de l’ITIE, « dans un monde où la volatilité est devenue la norme, les industries extractives se trouvent à un carrefour décisif. » Elle souligne que malgré la croissance dynamique de l’Afrique, la région fait face à des défis de corruption, de volatilité des prix, et de nécessité d’une gestion transparente des ressources naturelles.

Le rapport met en évidence une croissance impressionnante du PIB africain depuis le début des années 2000, contrastant avec celle de l’UE, et met l’accent sur l’amélioration significative des infrastructures, bien que les besoins restent énormes. « Le financement des infrastructures en Afrique entre 2012 et 2016 s’est élevé à des milliards de dollars, mais les défis demeurent en termes d’accès et de développement durable« , explique le document.

Le texte illustre également l’évolution de la classe moyenne africaine, avec une estimation que d’ici 2030, environ 130 millions de personnes supplémentaires pourraient rejoindre cette catégorie socio-économique. Cela indique un changement profond dans la structure économique et sociale du continent, impulsé par une urbanisation croissante et une consommation en hausse.

Vision commune pour 2030

Sur le plan international, les relations entre l’UE et l’Afrique montrent des signes de tension et de repositionnement. « La part de marché de l’Europe dans les exportations de l’Afrique a presque diminué de moitié en trente ans, principalement au profit de la Chine et de l’Inde, » déclare l’infographie, soulignant la diminution de l’influence européenne et la montée en puissance de nouveaux acteurs sur le continent.

La coopération entre l’UE et l’Afrique semble néanmoins prête à entrer dans une nouvelle ère avec la signature d’une « Vision commune pour 2030 » lors du 6e sommet UE-UA en 2022. Cette initiative vise à transcender la relation traditionnelle donateur-bénéficiaire pour un partenariat plus équilibré et mutuellement bénéfique.

Dans un contexte de crises mondiales telles que le Covid-19 et la guerre en Ukraine, l’UE reconnaît l’importance stratégique de l’Afrique non seulement comme un partenaire commercial mais aussi comme un acteur clé dans la transition énergétique mondiale. L’infographie conclut sur la nécessité pour l’UE de diversifier et sécuriser ses sources d’énergie et de matières premières critiques, mettant en évidence le rôle que l’Afrique pourrait jouer dans la résolution des défis climatiques et technologiques mondiaux.

Oumarou Fomba

17 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye
A la Une

Rupture ou continuité ? Le premier déplacement de Faye défie les prédictions

by Chiencoro 17 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a choisi la Mauritanie pour sa première visite officielle le jeudi 18 avril 2024, après son investiture. Cette démarche, éloignée des attentes initiales d’un déplacement au Mali, symbolise un tournant dans la diplomatie sénégalaise et souligne les enjeux de sécurité et économiques partagés entre les deux nations.

Bassirou Diomaye Faye, fraîchement installé aux commandes du Sénégal, a pris une route surprenante pour sa première visite présidentielle. Loin des attentes, il a choisi non pas le Mali, ce pilier du panafricanisme sous la coupe d’Assimi Goïta, mais la Mauritanie. Une Mauritanie souvent pointée du doigt par ses voisins de l’Alliance des Etats du Sahel pour son rôle ambigu vis-à-vis des activités terroristes qui secouent la région.

Première destination, Afrique non pas Paris

Cette décision a de quoi surprendre et intriguer. La Mauritanie, avec laquelle le Sénégal partage des intérêts économiques non négligeables, notamment dans l’exploitation du gaz du champ Grand Tortue Ahmeyim, semble un choix stratégique et réfléchi. Mais, cela va bien au-delà des simples liens économiques. Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, actuellement président de l’Union africaine, a assisté à l’investiture de Diomaye Faye. Une présence qui signifie sans doute plus que de simples formalités diplomatiques.

Ce geste de Faye pourrait être interprété comme une volonté de renforcer les liens avec un voisin direct tout en affichant une certaine indépendance vis-à-vis des habitudes diplomatiques, notamment celle de courir à Paris pour chercher une légitimité auprès de l’ancienne puissance coloniale. C’est un signal fort, un message clair que le jeune président veut peut-être envoyer : l’Afrique peut et doit compter d’abord sur ses propres forces et alliances.

Jouer un rôle de médiateur

Derrière cette visite, se cachent probablement des discussions cruciales sur la sécurité régionale, un sujet brûlant pour ces deux pays bordant le Sahel, un espace tourmenté par l’insécurité. Cela montre que Diomaye Faye ne prend pas à la légère les menaces pesant sur sa nation et ses voisins. Et peut-être, juste peut-être, Diomaye Faye envisage-t-il de jouer un rôle de médiateur pour faciliter le retour de la Mauritanie dans le giron de la CEDEAO, réaffirmant ainsi l’importance de la solidarité africaine.

En choisissant la Mauritanie pour sa première sortie officielle, Bassirou Diomaye Faye démontre une approche prudente mais audacieuse de la diplomatie. Il semble prêt à redéfinir les alliances du Sénégal pour consolider une position stratégique dans une Afrique de l’Ouest en constante évolution. Ce n’est donc pas seulement une visite de courtoisie, mais un calcul diplomatique destiné à renforcer les fondations sur lesquelles sera bâtie sa politique extérieure.

Chiencoro Diarra

17 avril 2024 0 comments
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Coopération entre Mali-Niger
Économie

Entre frères sahéliens : Mali et Niger signent un accord vital pour l’énergie

by Sahel Tribune 16 avril 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Mali et le Niger renforcent leurs liens avec un accord énergétique crucial, promouvant ainsi une solidarité exemplaire au cœur du Sahel. Cette coopération, scellée par la vente de 150 millions de litres de gasoil, symbolise un pas vers un avenir prospère et uni pour les deux nations.

Dans un monde où la solidarité régionale est souvent éclipsée par des intérêts personnels ou nationaux, l’accord récent entre le Mali et le Niger s’élève comme une bouffée d’air frais. Cet accord, scellé dans l’élégance sobre des bureaux de Koulouba, n’est pas juste une transaction de carburant, c’est un pacte de fraternité, une promesse de prospérité partagée.

Ambitions communes et défis partagés

Le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition malienne, et le ministre nigérien du Pétrole, Mahaman Moustapha Barke, ont uni leurs forces pour tracer une voie commune vers le développement énergétique. Cette rencontre, plus qu’une formalité diplomatique, était un tableau vivant de la coopération africaine en action. L’accord de fournir 150 millions de litres de gasoil au Mali est une preuve palpable que lorsque les nations africaines s’alignent, elles peuvent surmonter les barrières logistiques et politiques pour réaliser des avancées significatives.

Le geste du Niger, au-delà de sa portée énergétique, est un symbole de la fraternité africaine. En ces temps où le scepticisme et le cynisme peuvent facilement miner la coopération interétatique, cette initiative est un rappel puissant que les États du Sahel, malgré les défis immenses, ne sont pas des îles isolées dans la lutte pour le développement. Ils sont plutôt des maillons d’une chaîne solidaire, reliés par des ambitions communes et des défis partagés.

L’unité africaine, une réalité tangible 

Cette transaction n’est pas seulement une victoire pour les deux gouvernements ; elle est un gain pour les peuples du Mali et du Niger. Elle démontre que la volonté politique, lorsqu’elle est guidée par les principes de l’entraide et du progrès commun, peut transformer les paysages économiques et sociaux de nos nations. Et dans le cas du Mali, où l’énergie est tant nécessaire pour illuminer des foyers et faire tourner des usines, ces 150 millions de litres de gasoil sont autant de gouttes d’espérance pour un avenir plus brillant.

Le Mali et le Niger, à travers cette entente, montrent à l’Afrique et au monde que le partenariat est le socle sur lequel bâtir un avenir résilient. Cette synergie pourrait bien être l’étincelle nécessaire pour d’autres collaborations fructueuses, non seulement entre ces deux nations mais aussi à travers tout le Sahel. En ces temps d’incertitude mondiale, où chaque geste de coopération compte double, l’accord Mali-Niger est une lueur d’optimisme, un exemple édifiant que, oui, l’unité africaine peut être une réalité tangible et non un mirage lointain.

Oumarou Fomba 

16 avril 2024 0 comments
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Rapport 2023 ITIE
A la UneÉconomie

Au-delà des minéraux : l’impact de l’ITIE sur la transparence minière au Mali et au Burkina Faso 

by Chiencoro 16 avril 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

La récente publication du rapport de l’Initiative pour la Transparence des Industries extractives (ITIE) pour l’année 2023 a révélé des avancées significatives et des défis persistants dans la gestion des ressources naturelles. Ce rapport, en se focalisant sur les six priorités stratégiques de l’ITIE, met en lumière les efforts continus pour renforcer la transparence et la responsabilité dans le secteur extractif, en particulier dans des contextes économiques et politiques complexes.

Le rapport annuel 2023 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE) met en lumière le rôle crucial du Mali et du Burkina Faso dans la promotion de la transparence des ressources naturelles. Ces avancées surviennent dans un contexte de défis économiques et de transitions énergétiques globales, soulignant l’importance stratégique de ces nations dans la gouvernance régionale du secteur extractif.

Rôle du Mali et du Burkina Faso dans l’ITIE

Le rapport souligne les ajustements stratégiques nécessaires pour naviguer dans la transition énergétique mondiale. L’augmentation rapide de la demande de minéraux essentiels pour les technologies vertes pose de nouveaux défis. Parallèlement, la volatilité des prix des combustibles fossiles incite à une réflexion accrue sur la durabilité et l’équité des systèmes énergétiques. Les pays producteurs de ressources traditionnelles doivent donc adapter leurs stratégies pour capitaliser sur ces nouvelles opportunités tout en atténuant les risques environnementaux et sociaux associés.

Le Mali, reconnu pour sa production significative d’or, continue de faire face à des défis en matière de transparence des licences d’exploitation et des revenus miniers. Le rapport ITIE 2023 note des améliorations dans la rapidité et l’efficacité de l’attribution des licences, ce qui est un indicateur positif de réformes administratives réussies. Toutefois, le rapport met également en évidence la nécessité de surveiller les vulnérabilités de ces processus pour éviter les abus potentiels.

Quant au Burkina Faso, bien que confronté à des instabilités politiques et sécuritaires, il a maintenu son engagement envers la transparence extractive. Les efforts pour publier des informations détaillées sur les contrats et les revenus du secteur minier sont louables, mais le rapport met en garde contre la réorientation des fonds miniers vers des dépenses de sécurité, soulignant le besoin de surveillance accrue pour garantir que ces fonds bénéficient réellement aux communautés locales.

Implications pour la région du Sahel

La participation active du Mali et du Burkina Faso à l’ITIE, malgré leurs défis internes, est un signe encourageant de leur engagement envers une gestion plus transparente et responsable des ressources naturelles. Cela est essentiel non seulement pour attirer des investissements étrangers responsables, mais aussi pour assurer que les revenus générés par ces ressources contribuent réellement au développement durable de ces pays.

Le rapport ITIE 2023 sert de rappel que la transparence n’est pas seulement une question de publication de données, mais aussi de garantir que ces informations mènent à une responsabilisation et à des améliorations tangibles dans la gestion des ressources. Pour le Mali et le Burkina Faso, ainsi que pour d’autres pays de l’AES, l’enjeu est de transformer cette transparence en actions concrètes qui soutiennent le développement économique, la stabilité politique et la justice sociale.

Implications pour les investissements

La lutte contre la corruption reste une priorité majeure. Le rapport de l’ITIE montre que, malgré des progrès dans la transparence des transactions et la clarté des flux financiers, les risques de corruption persistent, notamment dans l’octroi des licences et la gestion des revenus. La transparence accrue et la participation active de la société civile sont essentielles pour combattre efficacement la corruption, améliorer les pratiques de gouvernance et assurer que les ressources naturelles profitent à tous les citoyens.

Les informations divulguées par l’ITIE éclairent également les décisions d’investissement. Dans un contexte global où les investisseurs sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les données fournies par l’ITIE aident à évaluer les risques et opportunités dans le secteur extractif. Les entreprises et les investisseurs peuvent ainsi prendre des décisions plus informées, alignées sur les principes de développement durable et de responsabilité sociale.

Mobilisation des ressources nationales

L’une des contributions majeures de l’ITIE est son rôle dans la mobilisation des ressources nationales. En fournissant un cadre clair et vérifiable pour la divulgation des revenus extractifs, l’ITIE aide les pays à optimiser les recettes fiscales issues de l’exploitation des ressources naturelles. Ce processus est crucial pour le financement du développement national et pour réduire la dépendance à l’aide extérieure.

Quant à l’évaluation de l’impact, l’ITIE s’efforce de mesurer les effets tangibles de ses initiatives sur le terrain. Cela comprend l’amélioration des politiques publiques, l’augmentation de la transparence fiscale, et l’élargissement de l’espace pour le dialogue civil sur la gestion des ressources. Chaque avancée contribue à renforcer les systèmes de gouvernance et à promouvoir un développement plus inclusif et durable.

Cas pratiques et innovations

Le rapport met en avant plusieurs cas pratiques où des innovations ont été implémentées avec succès. Par exemple, l’adoption de la transparence de la propriété effective et l’amélioration de l’engagement communautaire dans les zones d’extraction. Ces initiatives ne se contentent pas de répondre aux exigences de conformité ; elles construisent également un environnement de confiance entre les entreprises, les gouvernements et les communautés locales.

L’ITIE continue de jouer un rôle crucial dans la transformation du secteur extractif. À travers ses normes mises à jour et son engagement envers une gestion responsable des ressources naturelles, l’ITIE favorise non seulement la transparence et la redevabilité, mais aussi un développement économique plus équitable et durable. 

Le défi reste de maintenir cet élan en adaptant continuellement les stratégies aux dynamiques globales changeantes, en renforçant les partenariats internationaux, et en garantissant que les avantages de l’extraction des ressources naturelles sont partagés de manière équitable parmi tous les citoyens.

Chiencoro Diarra 

16 avril 2024 0 comments
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Opération conjointe des armées de l'AES
A la Une

Opérations conjuguées: les armées du sahel frappent au cœur de l’extrémisme

by Chiencoro 15 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Face aux tumultes de l’insécurité, les armées du Sahel, unies sous l’Alliance pour la Sécurité et l’Émancipation, redéfinissent le paysage de la sécurité régionale. Leur résilience et leur coopération offrent un nouveau souffle d’espoir aux populations assiégées par l’extrémisme.

Dans les tourbillons d’insécurité qui emportent parfois nos espoirs et notre paix, les armées du Sahel se dressent telles des murailles de force et de courage. Ces derniers temps, l’Alliance des Etats du sahel (AES) – unissant le Burkina Faso, le Mali, et le Niger – a prouvé sa valeur par des actions efficaces et une coopération exemplaire, redonnant espoir aux populations souvent piégées par les violences extrémistes.

Volonté commune de restaurer la sécurité et la stabilité

Le 10 avril 2024 restera gravé comme un moment clé de la lutte contre le terrorisme dans notre région. Ce jour-là, une frappe stratégique nigérienne dans la zone d’Amalawlaw a anéanti un dépôt logistique crucial et mis hors de combat plusieurs terroristes, explique le communiqué de la Direction de l’information et de la communication des armées maliennes. Cette réussite, coordonnée depuis Labbezanga, met en lumière la précision et l’intelligence qui caractérisent les opérations militaires d’aujourd’hui.

Mais nos héros n’ont pas baissé les bras. Le 13 avril, à proximité du village de Hourara et sur la frontière agitée entre le Mali et le Niger, nos braves soldats ont encore frappé fort, neutralisant de nombreux ennemis et détruisant leur matériel de guerre. Le même jour, une autre mission conjointe, associant les forces maliennes et burkinabè, a démantelé une base logistique ennemie près de Douna, consolidant ainsi l’alliance entre nos nations.

Un Sahel où la terreur ne règne plus

Ces victoires ne sont pas des coups de chance mais le fruit d’une coopération sans faille entre les nations du Sahel, résolues à prendre en main le destin de leur région. L’Etat Major Général des Armées, en célébrant cette coordination, ne se contente pas de relater des succès militaires; il peint le tableau d’une résistance qui se renforce, d’une synergie qui s’intensifie, et d’une volonté commune de restaurer la sécurité et la stabilité.

En ces temps où les frontières semblent si perméables aux menaces et où même le désert ne semble offrir aucun abri, la force conjointe de l’AES nous rappelle que notre unité est notre arme la plus puissante. C’est une leçon de courage et de fraternité, un exemple poignant que, malgré les tempêtes de sable et les illusions de discorde, notre union est la clé de la paix durable.

Célébrons ces victoires non comme des événements isolés, mais comme les pierres angulaires d’une paix que nous édifions chaque jour, ensemble, avec la détermination de laisser à nos enfants un Sahel où la terreur ne règne plus.

Chiencoro Diarra

15 avril 2024 0 comments
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Ousmane Issoufi Maiga et Dioncounda Traoré
Actu

Dialogue inter-malien : l’adhésion de Dioncounda Traoré au nouveau dialogue de paix au Mali

by Sahel Tribune 15 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une rencontre empreinte de significations profondes, l’ancien Président malien, Dioncounda Traoré, a accueilli le Comité de Pilotage du Dialogue inter-Malien. Cette réunion symbolise un pont entre le passé tumultueux du Mali et ses aspirations futures, renforçant l’espoir d’une paix durable à travers un dialogue authentiquement malien.

Dans les couloirs feutrés de l’histoire malienne, un vent d’espoir souffle à nouveau, porté par les mots chargés de sagesse de l’ancien Président de la Transition, le Pr Dioncounda Traoré. L’homme d’État, dont la silhouette semble s’inscrire dans le marbre des grandes figures de réconciliation, a reçu dans ses bureaux la délégation du Comité de Pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale. À sa tête, Ousmane Issoufi Maïga, l’ancien Premier ministre, venu chercher non seulement les bénédictions, mais aussi les précieux conseils de celui qui, avant lui, avait navigué les tumultueuses eaux de la transition politique malienne.

Connaître les causes et éliminer les conséquences

« Vous êtes notre espoir », a déclaré Dioncounda Traoré, dans un échange empreint de la solennité des grands moments. Ces paroles, simples en apparence, portent en elles le poids d’une attente nationale, celle d’une paix durable au Mali. Pour Traoré, l’initiative du dialogue n’est pas seulement bienvenue, elle est cruciale. « Il s’agit là d’un problème qui n’est ni simple, ni facile. Il faut donc chercher à en connaître les causes, afin de pouvoir éliminer ses conséquences », a-t-il insisté, soulignant l’importance de fouiller dans les profondeurs des crises pour en extirper les racines plutôt que de simplement en tailler les branches épineuses.

Traoré a poursuivi en mettant l’accent sur la nécessité d’une approche basée sur la sincérité, la vérité et une grande liberté d’expression dans le cadre du dialogue. « Être libre de s’exprimer ne signifie pas manquer de respect ou dire n’importe quoi », a-t-il précisé, posant ainsi les balises d’un débat constructif où le respect mutuel doit primer pour que germent les graines de la réconciliation.

Ouvrir la porte à une nouvelle ère

L’ancien chef d’État, toujours éloquent, a exprimé son honneur de recevoir la visite du Comité et a révélé avoir déjà pris connaissance des termes de référence du dialogue. Prêt à envoyer ses contributions, Dioncounda Traoré reste un acteur engagé dans le futur du Mali, même depuis les coulisses du pouvoir. Son encouragement à Ousmane Issoufi Maïga résonne comme un témoignage de confiance, mais aussi comme un rappel des attentes élevées placées sur les épaules de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes du processus de paix.

Ce moment d’échange entre deux figures emblématiques de la politique malienne n’est pas seulement symbolique. Il représente un pont entre le passé, le présent et l’avenir du Mali, un pays à la croisée des chemins, cherchant à se reconstruire sur les ruines de ses conflits. Les mots de Dioncounda Traoré, « vous êtes notre espoir », résonnent bien au-delà des murs de son bureau, atteignant le cœur de tous les Maliens qui, comme lui, espèrent voir leur nation se relever, plus fort et plus unie. Le dialogue inter-Maliens, sous l’égide de figures telles que Maïga et avec le soutien de sages comme Traoré, peut-être, sera la clé qui ouvrira la porte à cette ère nouvelle.

Oumarou Fomba

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