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Conférence régionale d'Afrique de l'ouest
Actu

Vers Lomé 2024: le Mali trace la voie de l’unité africaine

by Sahel Tribune 15 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au cœur de Bamako, un événement marquant préfigure l’avenir radieux du panafricanisme : la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest. Sous l’égide du Colonel Assimi Goïta, cette rencontre a vu converger des esprits éclairés autour de thèmes cruciaux pour le continent, depuis l’engagement de la diaspora jusqu’à l’intégration régionale, posant les jalons d’une Afrique unie et prospère.

A Bamako, la capitale malienne, un rassemblement exceptionnel de dignitaires africains a pris place à Koulouba, le 15 mars 2024, marquant un moment décisif dans le dialogue panafricain. Sous l’égide du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, et orchestrée par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest s’est tenue, illuminant les esprits et unifiant les visions pour l’avenir de l’Afrique.

Promotion de l’identité africaine sur la scène mondiale

Au cours de cet événement précurseur du 9ème Congrès Panafricain de Lomé, des thèmes cruciaux ont été abordés, tels que l’importance de la fédération des activités de la diaspora et des afro-descendants pour le développement de l’Afrique, et les investissements stratégiques pour propulser le continent vers un avenir prospère. Dr Frannie Léautier, porte-parole de la délégation, a partagé dans une interview accordée à la télévision nationale malienne (ORTM), avec passion les résultats de ces discussions enrichissantes, mettant en avant l’engagement à transformer les paroles en actions concrètes.

L’accent a été mis sur des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, ainsi que sur des infrastructures intégratives essentielles comme l’aviation et les ports, soulignant l’importance cruciale de l’intégration régionale. La culture, l’art, la musique et la cuisine ont également été reconnus comme des vecteurs puissants d’unité et de promotion de l’identité africaine sur la scène mondiale.

Vers une Afrique éveillée et dynamique

L’importance des diasporas dans le développement économique de l’Afrique a été un point saillant, avec des investissements dépassant les 100 milliards de dollars, surpassant ainsi l’aide internationale. Cette contribution substantielle souligne le rôle vital de la diaspora dans le renforcement de l’économie africaine et dans la définition des politiques nationales, comme l’a souligné le Président Goïta, qui a également reconnu la contribution essentielle de la diaspora malienne.

La conversation avec le Président de la Transition a également abordé l’impératif de la sécurité, fondamentale pour le développement. Le président Goïta a félicité les participants pour leur travail acharné et leur engagement continu, rappelant que sans sécurité, le progrès reste un rêve lointain.

La Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest à Bamako révèle l’esprit de collaboration, d’innovation et de détermination qui anime les dirigeants et les peuples africains dans leur quête commune pour un continent uni, prospère et pacifique. Il souligne la vision panafricaine partagée, où les défis sont transformés en opportunités, où la culture et l’histoire servent de ponts pour l’avenir, et où la sécurité et le développement marchent main dans la main vers l’horizon d’une Afrique éveillée et dynamique.

Oumarou Fomba

15 mars 2024 0 comments
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Libération de Sonko et de Faye
A la Une

Nuit de liberté à Dakar : la victoire d’un peuple en quête de justice

by Chiencoro 15 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La libération d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye, le jeudi 14 mars 2024, dans la soirée, à peine dix jours avant la présidentielle au Sénégal, s’est transformée en une véritable saga nocturne, une épopée urbaine teintée d’espérance, de victoire, et d’un brin de défi au statu quo politique. La scène, digne d’un film, avec sa foule en liesse escortant ces icônes de l’opposition libérées, n’était pas seulement un moment de célébration ; elle incarnait un message profond, presque un cri de ralliement, au cœur même de Dakar.

Imaginez cette scène : une marée humaine, électrisée, converge vers une liberté tout juste reconquise, des éclats de joie résonnant dans l’air nocturne. Le spectacle d’un jeune homme, fièrement juché sur le pare-choc arrière d’un véhicule, brandissant le drapeau sénégalais, est devenu le symbole d’une jeunesse refusant de se voir confisquer son avenir. Cet élan spontané vers la Cité Keur Gorgui, transformant les rues de Dakar en un carnaval improvisé, ne raconte pas seulement l’histoire d’une libération ; il murmure les prémices d’une révolution silencieuse, celle d’un peuple aspirant à plus de justice, de liberté, d’équité.

Les principes fondamentaux devant guider toute société démocratique

La justice sénégalaise, en adoptant cette loi d’amnistie controversée, semble avoir ouvert la boîte de Pandore, libérant non seulement des opposants politiques mais aussi un débat sur la nature même de la justice et de la démocratie dans le pays. Cette décision, loin d’être une simple manœuvre judiciaire, est devenue le théâtre d’une lutte plus large pour l’âme du Sénégal. Les rues de Dakar, vibrantes d’énergie et d’espoir, ont offert une vision alternative de ce que pourrait être le futur politique du pays, un avenir où le dialogue et le respect mutuel prévalent sur la répression et les divisions.

La libération de Sonko et de Faye, célébrée comme une victoire pour la justice et la démocratie par une partie de la population, pose des questions cruciales sur le rôle de l’opposition dans un paysage politique de plus en plus polarisé. Leur retour sur la scène politique, à l’aube d’une élection présidentielle cruciale, n’est pas juste une question de candidatures et de campagnes ; c’est une interrogation sur la capacité du Sénégal à naviguer les tempêtes politiques sans perdre de vue les principes fondamentaux qui devraient guider toute société démocratique.

Le prologue d’une histoire en cours

Cette nuit de liesse, où Dakar a vibré au rythme de la liberté retrouvée, est un rappel puissant que, dans le cœur des Sénégalais, brûle une flamme indomptable, celle de l’aspiration à un pays où la justice ne serait pas seulement un idéal lointain, mais une réalité tangible, accessible à tous, sans distinction. Le chemin vers cette réalité est semé d’embûches, mais la détermination affichée par la jeunesse, par les rues illuminées de Dakar ce jeudi soir, suggère que l’espoir n’est pas vain.

Ainsi, tandis que le Sénégal se tient à la croisée des chemins, la libération de Sonko et Faye n’est pas simplement l’épilogue d’une affaire judiciaire ; c’est le prologue d’une histoire en cours, celle d’un peuple en quête d’un nouveau chapitre dans son livre de démocratie. Une histoire où chaque citoyen est appelé à jouer un rôle, non pas en spectateur passif, mais en acteur engagé d’une nation qui se rêve unie, forte, juste et libre.

Chiencoro Diarra 

15 mars 2024 0 comments
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Niger-Etats-Unis
Actu

L’Amérique à la porte: le refus du Niger souligne un tournant dans les relations sahéliennes

by Chiencoro 14 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

L’échec des représentants américains à rencontrer le général Tiani au Niger met en évidence un moment de réévaluation pour la diplomatie américaine en Afrique. Ce revers illustre le déplacement des équilibres régionaux, avec le Mali, le Burkina Faso, et le Niger explorant de nouvelles alliances au-delà de l’influence traditionnelle occidentale.

L’incapacité des représentants américains à rencontrer le général Tiani au Niger, malgré une extension de leur visite, constitue non seulement un revers diplomatique pour les États-Unis mais souligne également les changements de dynamiques géopolitiques en Afrique de l’Ouest. Cette situation, qui pourrait être perçue comme une marque de désaveu, met en lumière les défis auxquels fait face la diplomatie américaine dans la région, notamment face à des gouvernements qui se tournent de plus en plus vers de nouveaux partenariats, hors de l’orbite traditionnelle occidentale.

Une recherche d’autonomie face aux influences traditionnelles

L’échec de cette tentative de dialogue avec les nouvelles autorités du Niger, près de huit mois après le coup d’État militaire, révèle la complexité croissante des relations internationales dans la sous-région, et plus largement, l’affaiblissement de l’influence traditionnelle des États-Unis en Afrique. La délégation américaine, malgré la présence de figures clés telles que la sous-secrétaire d’État en charge de l’Afrique, Molly Phee, n’a pas réussi à s’insérer dans la nouvelle configuration politique du Niger, illustrant ainsi une certaine réticence de la part des autorités nigériennes à se conformer aux attentes diplomatiques américaines.

Cette situation est d’autant plus symbolique que le Niger, le Mali et le Burkina Faso, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), montrent une volonté affirmée de diversifier leurs alliances stratégiques, notamment en se rapprochant de la Russie. Cette inclination pour de nouveaux partenariats représente une véritable bascule dans l’échiquier géopolitique régional, démontrant une recherche d’autonomie face aux influences traditionnelles et une quête de soutien aligné sur leurs intérêts sécuritaires et de développement.

Nécessité d’une réévaluation de leur stratégie en Afrique

Le départ du Niger, ainsi que celui du Mali et du Burkina Faso, de la Cédéao, témoigne d’une volonté de ces États de marquer leur indépendance vis-à-vis des structures régionales perçues comme trop influencées par des puissances extérieures, et de se constituer en blocs souverains en quête de partenariats alternatifs. Cette nouvelle dynamique de coopération entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et le pivot vers d’autres puissances telles que la Russie, représente une évolution significative des stratégies d’alliances en Afrique, mettant en évidence les limitations des approches traditionnelles des États-Unis dans la région.

La situation actuelle pose un défi majeur pour la politique étrangère américaine en Afrique, qui doit désormais composer avec des États de plus en plus assertifs dans leurs choix de partenariat, cherchant à maximiser leur autonomie et leur influence régionale. Cela nécessitera des États-Unis une réévaluation de leur stratégie en Afrique, possiblement en offrant des partenariats plus équilibrés, respectueux de la souveraineté et des intérêts spécifiques de chaque État.

Chiencoro Diarra

14 mars 2024 0 comments
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Panafricanisme
Actu

Bamako, carrefour du panafricanisme: le Mali au cœur de la solidarité africaine

by Sahel Tribune 14 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au cœur de Bamako, le Mali a accueilli une conférence régionale cruciale, prélude au 9ème Congrès Panafricain, soulignant son rôle central dans le dialogue et la solidarité africaine. Abdoulaye Diop a mis en lumière l’engagement du Mali envers l’unité panafricaine, les diasporas africaines, et le développement continental.

Le 14 mars 2024, Bamako, la capitale malienne, s’est illustrée en tant qu’épicentre du dialogue panafricain lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest, prélude au 9ème Congrès Panafricain. Sous l’égide du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, cet événement a marqué un moment phare de réflexion et d’unité pour le continent africain.

Liens historiques profonds entre le Mali et les diasporas africaines

La conférence a réuni des personnalités éminentes de la société civile et des États de toute la région, illustrant la richesse et la diversité du patrimoine africain. M. Diop a souligné l’importance de cette rencontre, notamment pour discuter des rôles cruciaux des diasporas africaines et des Afro-descendants dans le développement du continent. Le Mali, terre de migration par excellence, se positionne ainsi comme un acteur clé dans l’exploration des dynamiques migratoires et de leur impact sur l’émancipation et le progrès.

Le discours a également rendu hommage au Togo pour son leadership exemplaire dans l’organisation de cet événement, soulignant l’effort collectif des nations africaines pour faire avancer les idéaux panafricains. Le ministre a rappelé les liens historiques profonds entre le Mali et les diasporas africaines, remontant au voyage de l’Empereur Abubakari II en 1312, affirmant le rôle du Mali au confluent des questions migratoires contemporaines.

La solidarité, la fraternité, et le respect mutuel

Les initiatives maliennes en faveur des diasporas et des Afro-descendants ont été mises en lumière, témoignant de l’engagement du pays et de son gouvernement de transition à soutenir les luttes d’émancipation et de libération. La mobilisation des communautés africaines contre les injustices et les sanctions imposées au Mali a été saluée comme une manifestation de solidarité africaine sans précédent, renforçant les liens de fraternité à travers le continent.

M. Diop a réitéré l’engagement du Mali envers les valeurs originelles du panafricanisme, rejetant les politiques de sanctions et affirmant la nécessité d’une politique fondée sur la solidarité, la fraternité, et le respect mutuel. Il a souligné la richesse culturelle, historique, et humaine de l’Afrique, rappelant les valeurs traditionnelles qui forment le socle de la société africaine.

Le ministre a exprimé son optimisme quant à la capacité des diasporas africaines et des Afro-descendants à influencer positivement l’agenda africain sur la scène internationale. Il a invité les participants à la Conférence à fédérer leurs efforts et à promouvoir un développement économique durable pour l’Afrique, dans un esprit de souveraineté et de renaissance culturelle. La rencontre à Bamako se positionne ainsi comme un jalon important sur la route vers l’unité africaine, en prévision du prochain Congrès panafricain à Lomé, témoignant de la vitalité et de la résilience du panafricanisme dans un monde en constante évolution.

Oumarou Fomba

14 mars 2024 0 comments
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Remise du président de la transition dans le cadre des oeuvres sociales
A la Une

Ramadan et Carême au Mali : la main tendue de Goïta aux communautés

by Chiencoro 14 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un geste de solidarité transcendant les clivages religieux, le Colonel Assimi Goïta, président de la transition au Mali, a récemment manifesté un engagement profond envers le bien-être de ses concitoyens. À travers la distribution généreuse de kits alimentaires aux communautés chrétienne et musulmane, en périodes de Carême et de Ramadan respectivement, le Colonel Goïta non seulement souligne l’importance de l’entraide et de la compassion en temps de crise, mais redéfinit également le rôle de la gouvernance dans la promotion de l’unité nationale et du respect mutuel entre différentes croyances. Ces initiatives, reflétant une approche inclusive et bienveillante, jettent les bases d’une société malienne plus cohésive et résiliente.

Dans un monde où les actions parlent plus fort que les mots, les initiatives philanthropiques du Colonel Assimi Goïta, président de la transition au Mali, ressortent comme un modèle de leadership compassionnel et inclusif. Les récentes distributions de kits alimentaires à la communauté chrétienne et musulmane du Mali, en pleine période de jeûne religieux, ne sont pas de simples gestes de bienfaisance. Elles incarnent une vision profonde de la gouvernance, centrée sur la solidarité, l’unité, et le bien-être de tous les citoyens, indépendamment de leur confession.

Alléger les difficultés économiques

La distribution de 200 kits alimentaires au Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) pendant le mois sacré du Ramadan, ainsi que les donations similaires à la communauté chrétienne lors du Carême, témoignent d’un engagement réfléchi envers les valeurs d’entraide et de fraternité. Ces actions, menées avec discernement, visent à alléger les difficultés économiques auxquelles font face les Maliens les plus vulnérables, renforçant ainsi le tissu social et la cohésion nationale en ces temps critiques.

L’approche adoptée par le président Goïta transcende la simple assistance matérielle ; elle forge un pont de compréhension et de respect mutuel entre les différentes communautés religieuses du Mali. En étendant la main à la fois aux communautés chrétiennes et musulmanes, le Colonel Goïta démontre une reconnaissance de la diversité comme pilier de la société malienne, ainsi qu’une volonté d’embrasser toutes les composantes de cette diversité dans son ensemble.

Renforcer l’unité dans la diversité

Le détail et la quantité des kits alimentaires — incluant riz, sucre, pâtes alimentaires, huile, dattes, exemplaires du Coran, et chapelets — révèlent une planification minutieuse visant à répondre aux besoins spécifiques des bénéficiaires durant leurs périodes de jeûne respectives. Cette attention portée aux détails souligne un respect profond pour les pratiques et traditions religieuses de chacun, renforçant le message d’unité dans la diversité.

Par ces actes, le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, ne se contente pas de répondre à un besoin immédiat ; il sème les graines d’une paix durable et d’une prospérité partagée au Mali. Ces initiatives sociales ne sont pas isolées mais s’inscrivent dans une démarche plus vaste visant à renforcer les liens communautaires et à promouvoir une transition vers un avenir plus stable et inclusif pour le Mali. En ces temps où les défis sont nombreux, le leadership du Colonel Goïta offre un exemple lumineux de la manière dont la gouvernance peut et doit aller de pair avec la compassion et la solidarité envers tous les membres de la société.

Chiencoro Diarra 

14 mars 2024 0 comments
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Frontière Niger-Nigéria
Actu

Vers la réconciliation commerciale : le plaidoyer de Kano pour le Niger

by Sahel Tribune 14 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le gouverneur de Kano lance un appel pour rouvrir la frontière Nigeria-Niger à l’aube du ramadan 2024, marquant un potentiel tournant économique et social. Les décisions du président Bola Ahmed Tinubu suscitent espoir et scepticisme parmi les populations, impatientes de voir les impacts de cette ouverture.

Alors que le ramadan prend son élan, le geste du gouverneur de Kano, Abba Kabir Yusuf, résonne avec une intensité particulière, mêlant espoir et pragmatisme. Sa demande d’ouverture de la frontière avec le Niger, loin d’être une simple formalité diplomatique, touche au cœur de l’existence quotidienne de millions de personnes. Cette aspiration à la normalité, attendue avec une impatience palpable, se voit enfin concrétisée par les récentes décisions de Bola Ahmed Tinubu, offrant une bouffée d’air frais dans un climat tendu.

Armés de résilience, mais aspirant à la stabilité

L’ouverture des frontières, bien plus qu’un acte administratif, représente un pont vers la solidarité, un fil d’Ariane dans le labyrinthe des défis économiques et sécuritaires qui étreignent la région. Les routes de Kano vers Maradi, de Kano vers Zinder, et de Maiduguri vers Diffa ne sont pas seulement des lignes sur une carte ; elles sont les artères d’un corps vivant, pulsant au rythme des échanges commerciaux et humains.

Le tableau, cependant, est loin d’être idyllique. Les conséquences de la fermeture des frontières se sont répercutées avec la subtilité d’un marteau-pilon sur l’économie locale, propulsant l’inflation à des niveaux stratosphériques. Les prix des denrées alimentaires, notamment des céréales, ont grimpé en flèche, plongeant les familles dans un tourbillon d’incertitudes. Et tandis que les politiques jonglent avec les sanctions et les ouvertures diplomatiques, ce sont les citoyens qui naviguent dans les remous de ces décisions, armés de résilience, mais aspirant à la stabilité.

La foi inébranlable des Nigériens et leur détermination

La levée des sanctions est accueillie comme une lueur d’espoir, mais l’écho de cette décision peine à résonner dans les foyers où le coût de la vie continue de grimper. Le ramadan, période de partage et de solidarité, se transforme en un parcours d’obstacles pour de nombreux Nigériens, avec des prix qui s’envolent et des budgets qui s’étiolent. La tradition, riche en significations, se heurte à une réalité économique implacable.

La situation au Niger, avec ses frontières encore partiellement fermées et ses défis de sécurité non résolus, est un rappel cinglant que les solutions politiques doivent être ancrées dans la réalité quotidienne des peuples. Les mesures prises, si elles ouvrent des portes, n’effacent pas les difficultés d’un coup de baguette magique. La route vers la reprise est jonchée d’embûches, et chaque pas en avant est à la fois une victoire et un rappel des défis persistants.

Dans ce contexte, le ramadan de cette année revêt une dimension particulière, symbolisant à la fois la foi inébranlable des Nigériens et leur détermination à surmonter les obstacles. C’est dans cette période de réflexion et de communauté que l’on espère voir émerger non seulement la patience et la persévérance, mais aussi des solutions tangibles et durables pour une région assoiffée de paix et de prospérité.

Oumarou Fomba 

14 mars 2024 0 comments
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Les femmes récoltent des amandes de Karité
A la UneÉconomie

De la terre de Ségou aux marchés globaux : le parcours des femmes entrepreneures du Mali

by Sahel Tribune 14 mars 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au Mali, l’entrepreneuriat féminin constitue un pilier fondamental du développement économique et social. Malgré les nombreux défis auxquels elles sont confrontées dans le monde de l’entrepreneuriat, les femmes parviennent à s’imposer et à réussir.

Naviguer dans le monde de l’entrepreneuriat féminin au Mali, c’est comme traverser un fleuve majestueux en pirogue : malgré les courants tumultueux et les vents contraires, ces femmes rameuses, armées de leur détermination et de leur ingéniosité, parviennent à guider leur embarcation vers des horizons prometteurs, illuminant le chemin pour les générations à venir.

La transformation agroalimentaire

L’entrepreneuriat est perçu par les femmes comme un moyen d’épanouissement et d’émancipation. Dans la région de Ségou, nombreuses sont celles, y compris les jeunes filles, qui évoluent dans le secteur informel, bien qu’elles appartiennent également au secteur formel. Cela s’explique par la perception de l’entrepreneuriat comme une activité lucrative. En apportant de nouvelles perspectives et une diversité innovante, elles créent des emplois pour d’autres et contribuent à l’économie locale de leur région.

La majorité se concentre sur la transformation agroalimentaire, visant à promouvoir et valoriser les produits et céréales locaux de la région. Assétou Diarra illustre parfaitement ce propos. Elle a embrassé la transformation agroalimentaire il y a cinq ans. « Les débuts ont été difficiles, j’ai rencontré de nombreux obstacles économiques, notamment pour l’achat de matériel de transformation et pour gagner la confiance en moi. Malgré mon intérêt passionné pour ce domaine, j’ai dû apprendre à maîtriser le processus de transformation », explique Assétou, promotrice de la marque Mira Délice à Ségou. 

Elle affirme que sa détermination lui a permis de surmonter ces défis. « Grâce à une formation offerte par la GIZ, j’ai pu améliorer mes compétences et partager mon savoir avec d’autres productrices en dehors de Ségou. Aujourd’hui, je produis, je forme de jeunes filles et je participe à des foires avec mes produits », ajoute-t-elle avec enthousiasme.

L’entrepreneuriat, un moyen de réduire le chômage

Lancer son entreprise est en soi un défi. Les obstacles sont nombreux, mais elles transforment leurs expériences en succès.

Les femmes entrepreneures jouent un rôle crucial non seulement dans le développement économique, mais aussi dans la transformation sociale. À Ségou, l’entrepreneuriat est également un moyen de réduire le chômage parmi les jeunes, notamment les étudiants de l’université de Ségou spécialisés en agronomie. Aïchata Samaké, promotrice de Sam-Bio et ancienne étudiante de l’université de Ségou, n’a pas manqué l’opportunité d’entreprendre dès sa deuxième année d’études. « Entreprendre était un choix délibéré pour moi. Malgré les difficultés, je les ai transformées en opportunités et en succès pour mon entreprise. Initialement, je faisais face à des problèmes d’approvisionnement en matières premières de qualité et à un manque d’expertise dans le domaine ». Mais, grâce à sa détermination, Aïchata s’en sort bien aujourd’hui. « J’ai réussi à obtenir un financement et des partenariats techniques, et ma production s’est diversifiée avec la transformation de différents fruits locaux en sirops et jus », affirme-t-elle.

Les problèmes d’approvisionnement en matières premières

N’Pènè Traoré, quant à elle, accueille des milliers d’étudiants en stage dans divers domaines tels que la saponification, la teinture, la transformation agroalimentaire et le compostage. Active depuis trente ans, elle a fondé plusieurs associations féminines et des GIE (Groupements d’intérêts économiques) pour promouvoir l’agriculture durable. « L’accès au financement reste un obstacle majeur pour nous, femmes entrepreneures de la région. Malgré cela, je m’efforce d’encadrer ces étudiants qui viennent en stage, et je lutte contre les problèmes de salubrité dans certains quartiers grâce à mon projet de compostage », souligne-t-elle, ajoutant qu’elle rencontre des difficultés pour obtenir les agréments nécessaires à la vente de ses engrais dans tout le pays.

Elle conclut que le soutien de son mari a été essentiel dans son parcours et qu’elle reste ouverte à la création de formations et d’emplois verts pour les jeunes filles et femmes.

De nombreuses femmes s’illustrent dans la transformation agroalimentaire, chacune à sa manière, pour attirer la clientèle. Diodo Sow, présidente nationale des femmes productrices de riz étuvé, souligne l’importance d’accepter les risques d’échec pour mieux entreprendre. « Comme beaucoup d’autres femmes, j’ai été confrontée aux problèmes d’approvisionnement en matières premières, de conservation et de commercialisation du riz étuvé, ainsi qu’à la concurrence commerciale », précise-t-elle.

Soutenir l’entrepreneuriat féminin

Pour le développement d’un pays, il est crucial d’investir dans l’entrepreneuriat, de promouvoir l’équité dans l’accès au financement et de contribuer à la prospérité de l’économie locale. Les femmes jouent un rôle de moteur de changement positif.

« Pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, il est important de mener des actions de sensibilisation et d’éducation. Encourager les filles et les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat nous permet de contribuer à la diminution des stéréotypes de genre », indique Mariama Kouyaté, transformatrice agroalimentaire dans la commune rurale de Sébougou et défenseure des droits des femmes.

Rencontrées lors de la dixième édition du Salon de financement agricole (FINAGRI), du 6 au 8 mars 2024, dans la cité des Balazans, ces femmes ont partagé les immenses défis auxquels elles sont confrontées aujourd’hui. Malgré leurs efforts personnels et collectifs pour la prospérité de l’économie locale, elles rencontrent encore des difficultés telles que l’accès limité au financement et à la formation, ainsi que les barrières culturelles et sociales. Toutefois, avec un soutien financier adéquat, elles peuvent transformer ces défis en opportunités et contribuer significativement à l’économie nationale et locale.

Fatoumata Z. Coulibaly

14 mars 2024 0 comments
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