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Bola Tinubu, le président du Nigéria en position débout.
A la UnePolitique

Nigéria : les défis sociaux-sécuritaires persistants dans le pays

by Bakary FOMBA 2 août 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le 31 juillet 2024, une bombe a explosé dans un salon de thé du village de Kawuri, situé dans l’État de Borno au nord-est du Nigéria, faisant 19 morts et une vingtaine de blessés. Cet attentat s’inscrit dans une série d’attaques terroristes qui frappent régulièrement la région et mettent en lumière les défis sécuritaires persistants auxquels ce vaste pays d’Afrique de l’Ouest est confronté depuis de nombreuses années.

Le Nigéria fait face à une menace terroriste majeure, notamment avec le groupe djihadiste Boko Haram qui sévit dans la région du Lac Tchad depuis plus d’une décennie. Malgré les efforts déployés par les forces de sécurité pour contrer ces attaques, les civils restent vulnérables et continuent d’être pris pour cible.

L’attentat de Kawuri intervient quelques semaines seulement après une série d’attentats-suicides à Gwoza, où 32 personnes ont perdu la vie lors d’attaques visant un mariage, un hôpital et des enterrements.

Par ailleurs, ces évènements tragiques témoignent de la violence rampante dans la région et de la difficulté à garantir la sécurité des populations locales.

Une manifestation meurtrière 

Face à cette situation alarmante, il est urgent pour les autorités nigérianes de renforcer leurs efforts de lutte contre le terrorisme et de protéger les civils des attaques meurtrières. Des mesures de sécurité renforcées et une coopération régionale accrue sont nécessaires pour faire face à la menace terroriste qui continue de peser lourdement sur le pays.

En dehors des menaces terroristes, le Nigéria fait également face à une instabilité politique. Selon des chiffres rendus publics ce 2 août par l’ONG Amnesty International, une dizaine de personnes sont mortes le 1er août 2024 lors de manifestations contre la mauvaise gouvernance et la hausse du coût de la vie au Nigeria. Amnesty International accuse les forces de l’ordre d’avoir tué des manifestants pacifiques. 

En effet, le 1ᵉʳ août 2024, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour exiger de meilleures conditions de vie.

Bakary Fomba

2 août 2024 0 comments
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Un avion, supposé Air Mali, la future compagnie malienne, au décollage.
A la UneÉconomie

Mali Airlines-SA : une nouvelle ère pour la connectivité aérienne

by Chiencoro 1 août 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali tourne une nouvelle page avec le projet de création de « Mali Airlines-SA », redonnant espoir à une connectivité aérienne nationale digne de ce nom. Ces initiatives marquent une étape cruciale vers la modernisation des infrastructures et l’émergence économique du pays.

Alors que les victoires contre les groupes armés terroristes commencent à dessiner une lueur d’espoir, le Mali redirige son attention vers ses infrastructures économiques, avec une ambition renouvelée et une détermination à toute épreuve. Mercredi dernier, le Conseil des ministres s’est réuni sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, marquant une étape cruciale avec l’adoption de projets de texte pour la création de « Mali Airlines-SA ». Le doux parfum de la renaissance d’Air Mali flotte à nouveau dans l’air, rappelant cette époque où les ailes nationales survolaient fièrement les cieux africains, de 1960 à 1985.

Faciliter la libre circulation des personnes et des biens

Seul pays enclavé d’Afrique de l’Ouest à posséder une telle étendue de frontières, le Mali a plus que jamais besoin de rétablir une connectivité aérienne digne de ce nom. La fermeture de l’ancienne Air Mali a laissé un vide, un besoin criant de mobilité qui se fait sentir chaque jour. De 2005 à 2012, la Compagnie Aérienne du Mali a tenté de combler ce fossé, mais aujourd’hui, ce sont des compagnies privées qui gèrent le transport aérien intérieur. Cela va bientôt changer, grâce à une nouvelle compagnie nationale, destinée à relier efficacement les capitales régionales et à désenclaver le pays.

L’annonce de « Mali Airlines-SA » n’est pas qu’un simple projet d’infrastructure ; c’est une déclaration d’intention, une vision de modernité et d’inclusion. En effet, cette initiative s’inscrit dans le cadre des recommandations de la réunion annuelle des services de transports de 2023 et prend ses racines dans le sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg. Ce partenariat stratégique avec la Russie témoigne de la volonté de renforcer la position du Mali dans l’Alliance des États du Sahel, facilitant ainsi la libre circulation des personnes et des biens.

Lever les verres à ces promesses de progrès

Et que dire de ces lignes de tramway à Bamako ? Un rêve qui se dessine pour transformer la capitale malienne en une ville moderne et durable, reflet de notre engagement envers un avenir meilleur. En lançant ces projets, les autorités maliennes rappellent que la sécurité et le développement économique sont les deux faces d’une même médaille, formant ce cercle vertueux que le Colonel Goïta souhaite instaurer pour un Mali plus fort, plus uni.

Alors, les Maliens doivent lever leurs verres à ces promesses de progrès, espérant que les cieux maliens, bientôt traversés par leurs propres avions, les rapprochent les uns des autres, et que les trams de Bamako transportent avec eux les rêves et les espoirs d’un peuple résilient.

Chiencoro Diarra 

1 août 2024 0 comments
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Inondation au Mali
A la Une

Inondations au Mali : 27 cas et 5 effondrements recensés en une semaine

by Chiencoro 31 juillet 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

La semaine écoulée a été marquée par des défis majeurs pour le Mali, avec des inondations et des catastrophes naturelles qui ont mis à rude épreuve les capacités de réponse du pays. Mardi 30 juillet 2024, la salle de réunion de la direction générale de la protection civile (DGPC) a accueilli la réunion hebdomadaire de la Plateforme nationale pour la réduction des risques et catastrophes (PNRRC), sous la présidence du colonel sapeur-pompier Badra Alioune Sissoko.

Le bilan de la semaine a révélé une situation alarmante : 27 cas d’inondations, 5 effondrements, 3 cas d’électrocution par la foudre, et 3 tempêtes de sable. Ces chiffres témoignent de l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté. La direction générale de la protection civile a réagi rapidement, organisant des évacuations et mettant en sécurité les personnes affectées. Les partenaires, qu’ils soient techniques ou humanitaires, ont apporté des dons de vivres et de matériel non alimentaire pour soutenir les populations sinistrées.

Plan ORSEC pour la région de Ségou

La réunion a été l’occasion de faire le point sur les mesures prises et de coordonner les efforts entre les différents acteurs. La Sous-direction des opérations de secours et d’assistance de la DGPC a présenté un tableau récapitulatif des sinistres survenus sur tout le territoire, ainsi que les actions entreprises par les services techniques, les ONG et les organismes internationaux.

Particulièrement notable, le plan ORSEC régional a été activé dans la région de Ségou pour une gestion coordonnée des inondations à Bla. Selon le Médecin Colonel Sapeur-pompier Kolado Maïga, cette activation permet une meilleure coordination des réponses apportées. La réunion a recommandé l’élaboration d’un plan de suivi des réponses par secteur, l’activation du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, et l’harmonisation des données entre les différentes parties prenantes.

En outre, le développement social a annoncé la digitalisation de l’enregistrement des sinistrés à Bamako et Bla, un pas en avant significatif pour améliorer l’efficacité de l’aide.

Préparation et la réponse aux catastrophes naturelles

Malgré les défis posés par ces situations, la plateforme nationale pour la réduction des risques et catastrophes reste mobilisée. La résilience et la solidarité ont été au cœur de la réponse malienne, démontrant une fois de plus que face aux catastrophes, la coopération et l’engagement sont essentiels.

Le Mali se trouve à un carrefour où la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles doivent être renforcées. Cette semaine a mis en lumière non seulement les vulnérabilités du pays face aux forces de la nature, mais aussi sa capacité à réagir et à protéger ses citoyens. Les efforts inlassables de la DGPC et de ses partenaires sont un témoignage de la détermination du Mali à surmonter ces défis.

Chiencoro Diarra 

31 juillet 2024 0 comments
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Ibrahim Djitteye, contributeur à l'hebdomadaire Sahel Kunafoni et au site Sahel Tribune.
A la Une

Nuit de l’UJRM, 3e édition : Ibrahim K. Djitteye distingué meilleur journaliste reporter

by Cheickna Coulibaly 31 juillet 2024
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Ce vendredi 26 juillet 2024, Ibrahim Kalifa Djitteye, contributeur au site Sahel Tribune et à l’hebdomadaire Sahel Kunafoni, a été distingué comme meilleur journaliste reporter 2024 dans la catégorie presse écrite. La remise de ce prestigieux prix a eu lieu au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), lors de la 3e édition de la Nuit de l’Union des Journalistes Reporters du Mali.

Le natif de Tombouctou a été récompensé pour sa production portant sur le thème « Paix et cohésion sociale : Le Mali au-delà de tous clivages politiques et idéologiques. » Son travail, salué pour sa profondeur et son impartialité, met en lumière les défis et les espoirs d’un Mali uni, au-delà des divisions.

Une carrière qui commence au quotidien Le Pays 

Ce prix souligne l’engagement de Djitteye envers un journalisme de qualité, dédié à la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Son succès est une source d’inspiration pour ses collègues et futurs journalistes, rappelant l’importance cruciale d’une presse libre et rigoureuse dans le paysage médiatique malien.

Le jeune journaliste a commencé à travailler au journal Le Pays en septembre 2019. Ibrahim Kalifa Djitteye, passionné par l’écriture et la recherche de la vérité, s’est rapidement distingué par son engagement et sa rigueur professionnelle. Dès ses débuts, il a su se faire remarquer par ses reportages pertinents et ses analyses approfondies, couvrant des sujets d’actualité aussi variés que cruciaux pour la société malienne. Son travail au journal Le Pays a non seulement renforcé ses compétences journalistiques, mais aussi mis en lumière sa capacité à aborder des sujets complexes avec clarté et objectivité.

Ibrahim continue de se former en journalisme et communication à EGI-SUP à Bamako, tout en poursuivant son engagement pour une information de qualité. Son parcours est un exemple inspirant pour les jeunes aspirants journalistes de la région, démontrant que la passion et le travail acharné peuvent mener à une carrière prometteuse.

Une passion qui le conduit à la radio 

Polyvalent, Ibrahim Kalifa Djitteye a su se démarquer dans le paysage médiatique malien. Il a débuté à la radio Kalémé de Tombouctou et a été le directeur de programmes de la Web Radio « Faso » de Bamako. Aujourd’hui, Djitteye a été distingué comme meilleur journaliste reporter de l’année 2024 dans la catégorie presse écrite. Cette reconnaissance vient couronner une jeune carrière marquée par son dévouement, son professionnalisme et sa passion pour le journalisme, qui ont fait de lui une figure incontournable des médias au Mali.

Son parcours exemplaire, de la radio à la presse écrite, illustre parfaitement sa capacité à s’adapter et à exceller dans différents domaines du journalisme. Cette distinction est une reconnaissance bien méritée de son travail acharné et de sa contribution significative au monde de l’information.

Un freelance

Son travail a été publié dans L’Analyse de la Semaine, un magazine hebdomadaire réputé pour ses analyses approfondies sur le Mali, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Ce magazine est apprécié pour sa capacité à décortiquer les dynamiques complexes de la région avec rigueur et perspicacité.

Ibrahim Kalifa Djitteye contribue également au journal Le Devoir, connu pour son approche analytique et critique de l’actualité. Ses articles dans ce journal reflètent une compréhension approfondie des enjeux locaux et internationaux. Il collabore aussi avec Le Canard de la Venise, un journal qui se distingue par son regard satirique sur les événements, offrant ainsi une perspective unique et souvent critique sur l’actualité.

En outre, ses écrits apparaissent fréquemment dans le Journal Sahel Kunafoni et Sahel Tribune, deux publications importantes qui couvrent l’actualité régionale et internationale avec un souci constant de précision et d’objectivité.

À travers ses diverses contributions, Ibrahim Kalifa Djitteye démontre un engagement indéfectible envers une information de qualité, enrichissant ainsi le débat public et l’analyse critique dans la région.

C. Coulibaly

31 juillet 2024 0 comments
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Le président français, Emmanuel Macron, et le roi du Maroc, Mohammed VI - Grande
Politique

Conflit du Sahara : la France prend position, l’Algérie réagit

by Sahel Tribune 30 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La diplomatie française a pris un tournant majeur ce 30 juillet 2024. Dans une lettre adressée au roi Mohammed VI, le président Emmanuel Macron a clairement indiqué que le plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental est désormais considéré par la France comme la « seule base » pour parvenir à une solution politique. Ce revirement, qui suit des années de tensions avec le royaume, marque une évolution significative dans la position française sur ce dossier sensible.

Jusqu’à récemment, la France qualifiait le plan marocain de 2007 de « base sérieuse et crédible » pour des négociations, sans pour autant le considérer comme la seule option. Mais aujourd’hui, Paris va plus loin, affirmant que « le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine ». Cette déclaration risque de raviver les tensions avec l’Algérie, qui soutient les revendications du Front Polisario pour l’autodétermination du Sahara occidental.

Rapprochement diplomatique entre Paris et Rabat

La réaction du Maroc n’a pas tardé. Le cabinet royal a salué cette décision française, la qualifiant d’« évolution importante et significative en soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara ». En revanche, le Front Polisario, par la voix de son chef de la diplomatie, a exprimé sa profonde déception, dénonçant ce qu’il considère comme un soutien à « l’occupation violente et illégale du Sahara occidental ».

Cette nouvelle position française s’inscrit dans un contexte de rapprochement diplomatique entre Paris et Rabat, après une période de froid en 2021. Plusieurs responsables politiques français ont visité le Maroc cette année, marquant un ballet diplomatique intensifié. La reconnaissance américaine du plan d’autonomie marocain en décembre 2020 par Donald Trump, confirmée par Joe Biden, a sans doute joué un rôle dans cette évolution, tout comme les positions similaires prises par l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne.

Les efforts de médiation de l’ONU

Les répercussions de cette décision sont nombreuses. L’Algérie a immédiatement rappelé son ambassadeur à Paris, qualifiant cette décision d’« inattendue, inopportune et contre-productive ». Le président algérien Abdelmadjid Tebboune pourrait même annuler sa visite prévue en septembre en France, illustrant la gravité de la crise diplomatique qui s’annonce.

Au-delà des frontières magrébines, cette prise de position de la France pourrait compliquer les efforts de médiation de l’ONU, qui continue de considérer le Sahara Occidental comme un « territoire non autonome ». Le Conseil de sécurité des Nations Unies maintient la perspective théorique d’un référendum d’autodétermination, une solution que le Maroc rejette fermement.

Un pari risqué pour la France 

En France, la réaction politique est mitigée. Le député communiste Jean-Paul Lecoq critique vivement cette décision, arguant qu’elle s’écarte des principes du droit international et pourrait alimenter la violence dans la région. À l’inverse, certains voient dans ce geste une reconnaissance pragmatique des réalités géopolitiques et économiques.

Ce tournant dans la politique française pourrait bien changer la donne au Maghreb. Il reste à voir comment cette nouvelle position influencera les dynamiques régionales et internationales autour du conflit du Sahara occidental. Ce qui est certain, c’est que la France a pris un pari risqué, misant sur un rapprochement avec le Maroc au risque de s’aliéner l’Algérie et de compliquer les efforts de paix dans la région. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer les conséquences de ce choix audacieux.

Oumarou Fomba 

30 juillet 2024 0 comments
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Mamadi Doumbouya
A la UnePolitique

Vers une nouvelle ère constitutionnelle en Guinée ?

by Sahel Tribune 30 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le lundi 29 juillet 2024, la Guinée a franchi un pas significatif vers une réforme constitutionnelle tant attendue. L’avant-projet de nouvelle Constitution a été présenté lors d’une cérémonie au siège du Conseil national de transition (CNT), réunissant membres du gouvernement, représentants diplomatiques, partis politiques et acteurs de la société civile. Ce document, qui sera soumis à référendum avant la fin de l’année, annonce des changements majeurs dans la gouvernance et la structure politique du pays.

Une des mesures phares de ce texte est la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. C’est une avancée majeure pour la démocratie en Guinée, visant à éviter les dérives autoritaires observées dans le passé. Cette disposition est un symbole fort, signifiant que le pouvoir doit circuler et que la présidence ne doit pas être le fief d’un seul individu, peu importe sa popularité ou son influence.

Amélioration du processus législatif

L’instauration d’un âge minimum de 35 ans et maximum de 80 ans pour se présenter à l’élection présidentielle, ainsi que l’obligation pour les candidats de participer aux débats télévisés, est une autre mesure novatrice. Ces critères visent à assurer que les candidats soient suffisamment expérimentés tout en restant dynamiques, et permettent aux électeurs de mieux connaître leurs positions et leur personnalité.

L’avant-projet prévoit également la création d’un Parlement bicaméral avec une Assemblée nationale et un Sénat. Cette structuration vise à améliorer le processus législatif, en permettant un examen plus approfondi et diversifié des lois. De plus, la nomination du Premier ministre et des ministres devra désormais recevoir l’approbation du Sénat, renforçant ainsi le système de freins et contrepoids indispensable à une bonne gouvernance.

La démarche participative et inclusive adoptée pour l’élaboration de ce texte est à saluer. Comme l’a souligné Jean-Paul Kotembedouno, rapporteur de la commission des lois, l’objectif est de parvenir à un document qui reflète véritablement les aspirations de toutes les composantes de la société guinéenne. Les sessions de travail thématiques prévues prochainement pour enrichir le document sont une preuve supplémentaire de cette volonté d’inclusivité.

Moderniser les institutions, de garantir les libertés fondamentales

Parmi les autres mesures importantes, on trouve la promotion de la parité hommes-femmes, la gestion des élections par un organe technique et indépendant, et la liberté d’expression et de presse garantie. Ces dispositions montrent une volonté de moderniser la société guinéenne et de la rendre plus équitable et transparente. La reconnaissance du droit de cortèges et de manifestations pacifiques est également un progrès significatif pour la démocratie et les libertés individuelles.

Il est essentiel de noter que ce texte ne se contente pas de réformer les institutions politiques, mais s’attaque également à des questions sociétales cruciales. Par exemple, il fixe à 18 ans l’âge minimum pour le mariage pour les deux sexes, contribuant ainsi à la lutte contre les mariages précoces, et interdit la candidature présidentielle aux détenteurs d’une double nationalité, assurant ainsi une fidélité exclusive à la nation guinéenne.

Bien entendu, tout cela doit être approuvé par référendum, un exercice démocratique en soi. L’objectif est de parvenir à un consensus national, comme l’a indiqué le président du CNT, Dansa Kourouma. Ce processus montre que la Guinée est prête à tourner une nouvelle page de son histoire, une page où le pouvoir est partagé et la démocratie respectée.

Ce projet de nouvelle Constitution en Guinée promet de moderniser les institutions, de garantir les libertés fondamentales, et d’assurer une gouvernance plus équilibrée et transparente. C’est une opportunité pour les Guinéens de se doter d’un cadre juridique qui reflète leurs aspirations et leurs valeurs. 

Chiencoro Diarra 

30 juillet 2024 0 comments
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Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal
Politique

Ousmane Sonko : la mémoire de Thiaroye ne doit plus être monopolisée par la France

by Sahel Tribune 29 juillet 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dimanche 28 juillet 2024, Ousmane Sonko, actuel Premier ministre du Sénégal, a réagi à la décision française du 18 juin d’attribuer la mention « morts pour la France » à titre posthume à six tirailleurs sénégalais exécutés à Thiaroye en 1944. Mais ce qui frappe, c’est qu’il a signé son message en tant que chef du parti Pastef-Les Patriotes, et non en tant que Premier ministre. Ce détail est révélateur d’un discours profondément personnel et engagé.

« Nous demandons au gouvernement français de revoir ses méthodes, car les temps ont changé ! » C’est avec cette phrase que Sonko commence son plaidoyer. Il dénonce une reconnaissance tardive et insuffisante, une sorte de geste symbolique qui ne change rien à la réalité des faits historiques.

Une histoire à ne plus raconter de manière unilatérale

Certains voient dans cette décision française une avancée. Reconnaître six des soldats africains abattus en 1944 comme « morts pour la France » pourrait sembler une noble initiative. Mais pour Sonko, cette reconnaissance est bien trop limitée. « Pourquoi cette subite “prise de conscience” alors que le Sénégal s’apprête à donner un nouveau sens à ce douloureux souvenir, avec la célébration du 80e anniversaire cette année ? » demande-t-il.

Il rappelle avec fermeté que la France ne peut plus raconter seule cette histoire tragique. Il n’est plus question de laisser la France déterminer le nombre de victimes ou la nature de la reconnaissance qu’elles méritent. Thiaroye 44, ce massacre où des tirailleurs africains ont été trahis et tués après avoir combattu pour la France, doit être commémoré d’une manière qui reflète pleinement la réalité et l’ampleur de ce drame.

« Ce n’est pas à elle de fixer unilatéralement le nombre d’Africains trahis et assassinés après avoir contribué à la sauver, ni le type et la portée de la reconnaissance et des réparations qu’ils méritent », affirme Sonko. En soulignant que cette histoire ne peut plus être racontée de manière unilatérale, il appelle à une nouvelle ère de vérité et de justice partagée.

Raconter racontée dans toute sa vérité

Le massacre de Thiaroye, qui a longtemps été un sujet sensible et parfois oublié, revient aujourd’hui au cœur des discussions. Et à juste titre. Il est temps que cette tragédie soit reconnue et commémorée de manière juste et appropriée, non seulement par les descendants des victimes, mais aussi par ceux qui ont bénéficié de leur sacrifice.

Ousmane Sonko conclut son message en réaffirmant que Thiaroye 44 sera désormais remémoré autrement. Avec ces mots, il lance un appel à la mémoire collective, un appel à ne jamais oublier et à toujours chercher la justice pour ceux qui ont été sacrifiés.

L’histoire doit être racontée dans toute sa vérité, avec toutes ses nuances et ses douleurs. Et cette histoire, celle des tirailleurs sénégalais, appartient à tous ceux qui chérissent la justice et la vérité.

Oumarou Fomba 

29 juillet 2024 0 comments
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