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Alassane Dramane Ouattara, président de la République ivoirienne, lors du 61ème anniversaire du pays
A la UnePolitique

64 ans après : la Côte d’Ivoire, entre fête nationale et souveraineté remise en question

by Chiencoro 7 août 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce 7 août, la Côte d’Ivoire célèbre le 64e anniversaire de son accession à l’indépendance. Une occasion de fête pour le peuple ivoirien, mais aussi un moment de réflexion sur la véritable nature de cette indépendance. L’écrivain ivoirien, Sylvain Takoué, critique vivement ce qu’il appelle une « fausse indépendance », soulignant la présence persistante de bases militaires étrangères sur le sol ivoirien.

Depuis longtemps, la Côte d’Ivoire héberge une base militaire française. Cette présence, ancrée dans l’histoire post-coloniale, est perçue par certains comme une continuation de la domination étrangère. La situation se complique avec l’annonce récente de l’installation prochaine d’une base militaire américaine à Odienné, dans le nord du pays. Ce redéploiement est décidé par le gouvernement ivoirien sans véritable consultation publique, renforçant le sentiment de dépendance et de manque de souveraineté nationale.

Le contexte géopolitique et ses implications

Le redéploiement des troupes américaines en Côte d’Ivoire survient alors que les États-Unis sont poussés vers la sortie par plusieurs pays du Sahel. Cette reconfiguration géopolitique fait écho à une dynamique régionale où les anciennes puissances coloniales et leurs alliés réajustent leur présence militaire. En Côte d’Ivoire, cette décision soulève des questions sur l’autonomie décisionnelle du pays et son rôle dans la stratégie militaire des puissances occidentales.

En outre, l’Allemagne envisage également de relocaliser une base militaire sur le sol ivoirien après son retrait du Niger. Ce mouvement suit une tendance où les puissances européennes cherchent à maintenir une influence stratégique en Afrique de l’Ouest, malgré les résistances croissantes de certaines nations à la présence militaire étrangère.

Les réactions politiques et sociales

Pour l’écrivain ivoirien, cette accumulation de bases militaires étrangères est la preuve d’une indépendance incomplète. Il affirme que tant que des forces étrangères disposeront de telles infrastructures en Côte d’Ivoire, le pays ne pourra pas véritablement exercer une souveraineté totale. Cette critique rejoint un sentiment plus large partagé par de nombreux Africains, qui voient dans ces bases militaires un vestige du passé colonial et une forme de néocolonialisme.

Le gouvernement ivoirien justifie ces accords militaires par la nécessité de garantir la sécurité nationale dans un contexte régional instable. La lutte contre le terrorisme et les menaces transnationales est souvent avancée comme argument principal. Toutefois, cette position est de plus en plus contestée par une partie de la population et par des intellectuels qui y voient une atteinte à la dignité et à l’indépendance nationales.

Sur le plan social, cette situation alimente des débats houleux sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les citoyens ivoiriens sont partagés entre la reconnaissance des besoins sécuritaires et la volonté de voir leur pays se libérer de toute tutelle étrangère. Des manifestations sporadiques et des appels à une plus grande transparence et à un débat national sur ces questions militaires émergent de divers secteurs de la société civile.

Vers une réévaluation de l’indépendance

Le 64e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire est ainsi marqué par des questionnements profonds sur la nature réelle de cette indépendance. La présence militaire étrangère reste un sujet de controverse, mettant en lumière les tensions entre la nécessité de sécurité et le désir d’autonomie nationale. 

Pour que la Côte d’Ivoire puisse avancer vers une indépendance véritablement souveraine, il est crucial que ces questions soient abordées de manière transparente et participative. Un dialogue national impliquant toutes les couches de la société est indispensable pour redéfinir les termes de cette indépendance et pour garantir que les décisions prises en matière de défense et de sécurité reflètent véritablement la volonté du peuple ivoirien.

Le défi pour la Côte d’Ivoire, comme pour de nombreux autres pays africains, est de naviguer entre les impératifs sécuritaires et les aspirations légitimes à une souveraineté pleine et entière, loin des influences et des intérêts des anciennes puissances coloniales et de leurs alliés contemporains.

Chiencoro Diarra 

7 août 2024 0 comments
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Des lieux de culte
Actu

Régulation du paysage religieux au Rwanda : plus de 4000 églises et mosquées fermées

by Bakary FOMBA 7 août 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour assurer une pratique religieuse plus sécurisée et encadrée, le Rwanda a récemment fait parler de lui en fermant plus de 4000 églises et mosquées à travers le pays. Cette décision, prise par l’office national de la gouvernance, vise à mettre de l’ordre dans un secteur religieux longtemps laissé à l’anarchie.

En effet, le paysage cultuel africain a longtemps été marqué par une prolifération incontrôlée de lieux de culte, engendrant des conséquences néfastes pour les populations vulnérables. Aujourd’hui, ce phénomène connait une mutation profonde au Rwanda, un petit pays enclavé, situé dans la région des Grands Lacs de l’Afrique Centrale. Cette initiative, loin d’être une attaque contre la liberté de culte, vise surtout à mettre en ordre dans un secteur longtemps laissé à l’anarchie totale.

Problèmes sécuritaires et administratifs

Le motif principal derrière ces fermetures est la sécurité. Selon les autorités rwandaises, de nombreux lieux de culte se seraient révélés être de véritables pièges mortels, dépourvus d’équipements de base tels que des extincteurs ou des alarmes incendie. Certains seraient même situés dans des endroits dangereux, exposant les fidèles à des risques élevés. Toutes choses qui auraient poussé le régime en place à agir afin de protéger la vie des croyants.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette campagne de fermeture vise également à professionnaliser et encadrer les pratiques religieuses. Les nouvelles réglementations exigent que les responsables d’églises paroissiales soient titulaires d’un diplôme universitaire en théologie, afin de garantir un niveau minimum de connaissances et de compétences. De plus, des normes strictes d’insonorisation ont été imposées pour limiter les nuisances sonores lors des prières, dans le but de concilier pratique religieuse et vie en communauté.

À noter que cette initiative n’est pas apparue soudainement, mais est le fruit d’un processus législatif initié en 2018 par le président Paul Kagame. Celui-ci avait alors jugé le nombre de lieux de culte excessif et avait appelé à une rationalisation du secteur. La loi votée à l’époque donnait un délai de cinq ans aux établissements existants pour se mettre aux normes, délai qui n’a visiblement pas été respecté par de nombreux lieux de culte.

Inspirer d’autres pays africains

Cependant, cette décision du Rwanda pourrait bien inspirer d’autres pays africains à revoir la régulation de leur paysage cultuel. Elle soulève notamment des questions essentielles sur l’équilibre entre liberté de culte et responsabilité de l’État dans la protection des citoyens.

Par conséquent, certains pourraient y voir une atteinte à la liberté religieuse, d’autres salueront, au contraire, une démarche courageuse visant à assainir un secteur longtemps laissé à lui-même. Quoi qu’il en soit, cette mesure rwandaise marque un tournant dans la gestion du fait religieux en Afrique, ouvrant ainsi la voie à une pratique cultuelle plus encadrée, plus sûre et peut-être plus en phase avec les défis du XXIe siècle.

Bakary Fomba

7 août 2024 0 comments
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Conflit Russo-ukrainien
A la UneAnalyses

[Tribune] De la Balkanisation à « l’Afghanistanlisation » : quelle issue pour le conflit malien ?

by Sahel Tribune 7 août 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

L’attaque de Tinzaouatène, en juillet dernier, où l’Ukraine est présumée impliquée, au Mali, a occasionné des dégâts matériels et humains assez lourds, selon le bilan de l’armée malienne. Cet événement marque une nouvelle étape dans le transfert du conflit russo-ukrainien en Afrique, posant des questions sur la stabilité régionale bien vraie que l’Ukraine semble nier toute implication dans le conflit malien.

L’implication présumée de l’Ukraine dans l’attaque de Tinzaouatène marque une nouvelle escalade dans le conflit malien, soulignant la complexité croissante des alliances et des inimitiés sur le continent africain. Cette attaque, survenue dans une région déjà instable, pose des questions cruciales sur la nature et l’étendue des influences étrangères dans les conflits africains. En examinant cette situation, il est nécessaire de comprendre les dynamiques sous-jacentes et les implications à long terme pour la sécurité régionale et internationale.

La balkanisation du Mali

L’Ukraine, actuellement engagée dans un conflit intense avec la Russie, semble étendre ses actions au-delà des frontières européennes, potentiellement en réponse à l’engagement croissant de la Russie en Afrique. Depuis des années, la Russie a intensifié sa présence en Afrique, en particulier au Mali, par le biais de formateurs russes et de la fourniture d’armes. En ce sens, l’attaque de Tinzaouatène pourrait être perçue comme une contre-mesure stratégique de l’Ukraine visant à affaiblir l’influence russe en Afrique.

Le Mali a été confronté à des tentatives de balkanisation, avec divers groupes armés cherchant à fragmenter le pays pour des raisons ethniques, politiques et économiques. Ces tentatives ont souvent été alimentées par des puissances extérieures cherchant à exploiter les ressources naturelles du Mali ou à étendre leur influence géopolitique. L’implication présumée de l’Ukraine pourrait représenter une nouvelle phase dans cette dynamique, où des conflits externes sont importés sur le sol malien, exacerbant les divisions internes. Les interventions étrangères dans le conflit malien, sous prétexte de soutien à différents groupes armés ou gouvernements, ont contribué à la fragmentation du pays et à la prolongation de la violence. Des pratiques qu’on appelait conflit inter ou intra-communautaire. 

« L’Afghanistanlisation » du conflit malien

Le terme « Afghanistanlisation » n’existe pas forcément dans le dictionnaire français. Néanmoins nous l’utilisons pour évoquer un conflit interminable caractérisé par une intervention étrangère constante, des alliances changeantes, et une population locale prise au piège dans un cycle de violence et de déstabilisation. En Afghanistan, les interventions successives de puissances étrangères ont mené à un conflit prolongé et complexe. De même, le Mali pourrait être en train de suivre une trajectoire similaire, malgré le départ officiel de certaines forces étrangères, où des acteurs internationaux utilisent le pays comme champ de bataille pour leurs propres rivalités. Le risque d’une « Afghanistanlisation » du conflit malien est réel, avec des interventions étrangères multipliées et une guerre par procuration qui ne fait qu’aggraver la situation sur le terrain.

L’attaque de Tinzaouaten, impliquant l’Ukraine et entraînant la mort de certains formateurs russes, pourrait avoir plusieurs conséquences graves. Premièrement, cela pourrait intensifier les hostilités entre les forces locales et ces formateurs russes, augmentant le nombre de victimes civiles et exacerbant la crise humanitaire. Deuxièmement, cela pourrait attirer une réponse plus agressive de la Russie, visant à consolider sa présence et à renforcer ses positions au Mali, ce qui pourrait mener à une escalade de la violence.

 Conflit ukrainien et vengeance

Dans les jours, mois et années à venir, nous pouvons également nous attendre à plusieurs développements dans le cadre de cette tentative de transfert du conflit russo-ukrainien en Afrique. À court terme, il pourrait y avoir une intensification des affrontements, non seulement au Mali, mais potentiellement dans d’autres pays africains où la Russie et l’Ukraine cherchent à étendre leur influence. À long terme, cette dynamique pourrait entraîner une instabilité régionale accrue, rendant la résolution du conflit encore plus difficile.

Le conflit ukrainien a commencé en 2014, avec l’annexion de la Crimée par la Russie et les combats dans l’est de l’Ukraine entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses. Depuis lors, la situation s’est aggravée avec l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Dans ce contexte, l’implication de l’Ukraine au Mali pourrait également être interprétée comme une forme de vengeance pour le soutien affiché par le Mali à la Russie aux Nations unies. Ce soutien malien à la Russie pourrait avoir poussé l’Ukraine à répondre en ciblant les intérêts russes en Afrique, démontrant ainsi que le conflit a des ramifications bien au-delà de l’Europe.

Stratégies de Réponse

Pour répondre à cette situation, il est crucial de renforcer les mécanismes régionaux et internationaux de gestion des conflits. L’Union africaine, en collaboration avec les Nations Unies et d’autres partenaires internationaux, doit intensifier ses efforts pour promouvoir des solutions politiques inclusives et durables. Il est également essentiel de continuer à renforcer les capacités des forces de sécurité locales pour qu’elles puissent défendre efficacement leurs territoires contre les ingérences étrangères. La coopération régionale à travers des initiatives telles que la Confédération des États du Sahel, comprenant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pourrait jouer un rôle clé en consolidant la sécurité transfrontalière et en permettant une réponse coordonnée aux menaces sécuritaires. En outre, la communauté internationale doit adopter une approche holistique, en combinant l’aide humanitaire, le développement économique et les efforts de consolidation de la paix pour adresser les causes profondes du conflit.

L’implication présumée de l’Ukraine dans l’attaque de Tinzaouaten et le transfert apparent du conflit Russo-africain au Mali représentent une nouvelle dimension inquiétante dans le conflit malien. Cette situation complexe nécessite une analyse approfondie et une réponse coordonnée pour éviter que le Mali ne devienne un nouvel Afghanistan, où la violence et l’instabilité deviennent la norme. En fin de compte, la clé réside dans la coopération internationale et le renforcement des institutions locales pour créer un environnement de paix et de sécurité durable. L’implication d’acteurs étrangers dans le conflit malien doit être abordée avec prudence et détermination pour prévenir une escalade supplémentaire et travailler vers une solution durable qui respecte les aspirations du peuple malien pour la paix et la stabilité.

Younouss 

7 août 2024 0 comments
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Des gens sur l'ancien site du marché de Kalaban-coro
A la UneÉconomie

Kalaban-coro : un nouveau départ pour les commerçants après le déguerpissement

by Bakary FOMBA 6 août 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le lundi 5 aout 2024, une atmosphère lourde pesait sur le marché de Kalaban-Coro, alors que des porteurs d’uniforme quadrillaient les lieux en vue d’un nouveau déguerpissement, après celui effectué il y a une dizaine d’années. Ce marché, vibrant cœur économique de la communauté depuis plus d’une décennie, était sur le point de vivre un bouleversement majeur.

Comme un ancien navire quittant son port d’attache après des années de loyaux services, le marché de Kalaban -coro se détache lentement de ses amarres, emportant avec lui les espoirs et les souvenirs de ses commerçants vers un horizon incertain, mais prometteur.

Depuis les premières lueurs du jour, les commerçants, encore sous le choc de cette décision, ont commencé à démonter leurs étals. Les marchandises, soigneusement emballées, étaient chargées dans des camionnettes, des charrettes, des moto-trcycles et divers autres moyens de transport pour être acheminées vers le nouveau marché, récemment rénové par les autorités locales. Un calme apparent régnait, mais il ne suffisait pas à masquer l’inquiétude et la tristesse qui se lisaient sur les visages des commerçants.

Des visages marqués par la tristesse et l’incertitude

Kadidia Fofana, une commerçante de longue date, ne pouvait retenir ses larmes. « Je vends mes produits ici depuis des années, et soudain, on nous demande de partir. Où vais-je bien pouvoir trouver un nouvel endroit pour poursuivre mon commerce ? » se lamentait-elle, les yeux rougis par l’émotion. Cette question, Kadidia n’était pas la seule à se la poser.

Yendi Kané, vendeuse de fruits et de légumes, partageait le même sentiment d’incertitude. « Nous avons consacré toute notre vie à ce marché, c’est notre moyen de subsistance. Où allons-nous maintenant ? »s’interrogeait-elle, tout en chargeant ses paniers de fruits dans une charrette. Le nouveau marché, bien que promettant des infrastructures modernes, suscitait des doutes quant à sa capacité à attirer une clientèle suffisante pour maintenir les affaires à flot.

Les habitants du quartier, eux aussi, exprimaient leur mécontentement. « Le marché de Kalaban-Coro était un véritable lieu de vie, où l’on pouvait trouver de tout. Maintenant, qu’est-ce qu’il va devenir ? » s’inquiétait un riverain, les bras croisés, observant le déménagement forcé.

Un déguerpissement justifié par des raisons de sécurité et d’urbanisme

Malgré les protestations et les questions en suspens, les autorités locales ont maintenu leur décision, arguant que ce déguerpissement était nécessaire pour des raisons de sécurité et d’urbanisme. Les rues étroites et les installations vétustes du marché de Kalaban -coro représentaient, selon elles, un risque pour la sécurité publique.

Après plusieurs tentatives infructueuses de joindre le Secrétaire général de la Mairie, nous nous sommes tournés vers un agent de ladite mairie, qui a préféré garder l’anonymat, et auprès duquel nous avons réussi à recueillir des informations. Selon lui, des solutions de relogement ont été proposées aux commerçants déguerpis. « Nous avons installé des points d’eau, des toilettes et élargi les rues pour améliorer la circulation et garantir un environnement de travail plus sûr et hygiénique. », a-t-il expliqué. Néanmoins, beaucoup de commerçants restent sceptiques quant à la capacité des autorités à les accompagner efficacement dans cette transition.

Un nouveau départ, un nouveau défi

Cette opération de transfert marque une étape importante dans la réorganisation des marchés de la ville de Bamako et de ses environs. Elle symbolise une volonté des autorités de moderniser les infrastructures et de garantir un cadre plus sécurisé pour les activités commerciales. Cependant, la réussite de cette initiative dépendra en grande partie de la capacité des commerçants à s’adapter à leur nouvel environnement.

La transition vers le nouveau marché ne sera pas sans défis. Les commerçants devront reconstruire leurs réseaux de clients et s’habituer à un nouveau cadre de travail. Certains, comme Kadidia et Yendi, craignent que la localisation moins centrale du nouveau marché n’affecte leur chiffre d’affaires.

Pour l’instant, la priorité des commerçants est de s’installer et de reprendre leurs activités le plus rapidement possible. 

Bakary Fomba

6 août 2024 0 comments
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Un avion de la compagnie AIR Mali sur le Tarmac
A la UneÉconomie

Mali Airlines-SA : réussir là où Air Mali a échoué

by Sahel Tribune 6 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

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6 août 2024 0 comments
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Moussa Mara president Yelema
A la UneAnalyses

Avantages financiers d’un ancien Premier ministre : pourquoi Moussa Mara dit non

by Sahel Tribune 5 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 2 août 2024, Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali, a adressé une lettre à Choguel K. Maïga, chef du gouvernement de transition, pour annoncer sa décision de renoncer à tous les avantages financiers liés à son ancien poste. Cette décision de Mara est une manœuvre politique pour redorer son image. Son passé à Kidal montre qu’il préfère les gestes symboliques aux actions concrètes et efficaces.

Dans un paysage politique souvent assombri par les nuages de la corruption et du privilège, la décision de Moussa Mara de renoncer à ses avantages financiers peut sembler comme un acte de probité et d’intégrité, visant à montrer un chemin vers une gestion plus équitable et transparente des ressources publiques. Cependant, son passé à Kidal et ses décisions controversées laissent planer le doute sur la sincérité de ses intentions.

Un épisode mémorable et controversé

Pour comprendre la portée de sa démarche, il est essentiel de revenir sur le parcours politique de Moussa Mara. Élu maire de la Commune IV de Bamako en 2009, Mara s’est rapidement fait un nom grâce à sa gestion efficace et sa proximité avec les citoyens. Cependant, c’est son passage en tant que Premier ministre de 2014 à 2015 qui a véritablement marqué sa carrière. Nommé à ce poste par le président Ibrahim Boubacar Keïta, il a dû faire face à des défis immenses, notamment la gestion de la crise sécuritaire au nord du Mali.

L’épisode le plus mémorable et controversé de son mandat reste sa visite à Kidal en mai 2014. Cette visite, qui se voulait être un geste de réaffirmation de l’autorité de l’État dans une région en proie à des tensions séparatistes, s’est soldée par des affrontements violents entre l’armée malienne et les groupes rebelles touaregs, faisant plusieurs morts. Cet incident a non seulement mis en lumière les fragilités de l’appareil sécuritaire malien, mais il a aussi entaché la réputation de Mara, le faisant apparaître comme un dirigeant imprudent aux yeux de certains observateurs. Certains critiques ont souligné que cette visite aurait pu être mieux préparée, voire évitée, afin de ne pas exacerber les tensions déjà présentes dans la région.

Préparer un retour sur le devant de la scène politique

Après son départ du poste de Premier ministre, Mara a continué à jouer un rôle actif sur la scène politique malienne, souvent en tant que critique des politiques gouvernementales et défenseur de réformes économiques et sociales. Sa récente décision de renoncer à ses avantages financiers s’inscrit dans cette lignée d’actions visant à projeter une image de probité et de responsabilité. Cependant, il est légitime de se poser des questions sur les véritables motivations derrière ce geste.

Est-ce un acte sincère de patriotisme et de solidarité envers le peuple malien, ou une stratégie politique bien calculée pour regagner la confiance et la sympathie d’une population désabusée par les élites politiques ? Les critiques pourraient arguer que ce geste arrive à un moment opportun, alors que le Mali traverse une période de profonde incertitude sécuritaire, politique et économique, et que Mara pourrait être en train de préparer un retour sur le devant de la scène politique.

Une incitation à la réduction des dépenses inutiles

Il est également important de noter que ce geste de renonciation aux avantages financiers, bien que symbolique, ne représente qu’une petite fraction des défis économiques auxquels le Mali est confronté. Les 700 000 FCFA d’indemnités mensuelles, ainsi que les factures d’électricité, d’eau et de téléphone mobile, bien qu’importants, sont négligeables comparés aux sommes colossales nécessaires pour remettre le pays sur la voie du développement. Néanmoins, ce geste peut servir de catalyseur pour encourager d’autres personnalités politiques et fonctionnaires à adopter des mesures similaires de réduction des dépenses inutiles.

Cependant, il est crucial de rester vigilant et critique quant aux suites de cette décision. Les modalités pratiques du transfert de la charge de paiement des factures concernées doivent être clairement établies et transparentes. De plus, il serait pertinent de suivre de près comment ces économies seront réellement réinvesties pour le bénéfice des populations maliennes. La transparence et la reddition de comptes seront des éléments clés pour évaluer l’impact réel de cette initiative.

Younouss

5 août 2024 0 comments
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Abdoulaye Maiga, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation.
A la Une

Le Mali rompt avec l’Ukraine en raison de son implication dans l’attaque de Tinzaouatène

by Sahel Tribune 5 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali accuse l’Ukraine de complicité dans l’attaque de Tinzaouatène, provoquant une rupture immédiate des relations diplomatiques. Soutenu par le Sénégal et la société civile, le Mali appelle à une réponse internationale contre le terrorisme.

Le Mali a été secoué par une nouvelle vague de violence avec l’attaque de Tinzaouatène entre le 25 et le 27 juillet 2024, perpétrée par des rebelles touaregs et des membres du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cependant, cette fois-ci, une révélation plus inquiétante a émergé : l’implication présumée de l’Ukraine dans cette attaque.

Dans un communiqué de presse publié le 3 août 2024, le gouvernement de transition du Mali a exprimé sa « profonde stupeur » face aux propos de Andriy Yusov, porte-parole de l’agence de renseignement ukrainienne, qui a avoué l’implication de l’Ukraine dans cette « attaque lâche, traître et barbare ». 

Ces déclarations, renforcées par l’ambassadeur d’Ukraine au Sénégal, Yurii Pyvovarov, ont été perçues comme un soutien explicite au terrorisme international. Le gouvernement malien n’a pas mâché ses mots, qualifiant ces actions de « violation de la souveraineté du Mali » et de soutien au terrorisme en Afrique.

Condamnation sénégalaise et solidarité régionale

Le Mali n’est pas seul dans cette indignation. Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a également réagi fermement. Dans un communiqué largement relayé, le ministère a dénoncé la diffusion sur la page Facebook de l’ambassade d’Ukraine à Dakar d’une vidéo de propagande militaire, accompagnée de commentaires de soutien aux attaques terroristes au Mali. 

« Le Sénégal ne peut tolérer une quelconque tentative de transférer sur son territoire la propagande médiatique en cours dans ce conflit », a déclaré le communiqué. Cette position a été soutenue par près de dix organisations de la société civile sénégalaise, qui ont également exprimé leur indignation face au soutien présumé de l’Ukraine aux groupes terroristes. « Nous dénonçons le soutien de l’Ukraine aux groupes terroristes et invitons les autorités sénégalaises à prendre leurs responsabilités », ont-elles déclaré dans un communiqué conjoint.

Une réaction internationale attendue

La gravité de ces accusations a poussé le gouvernement malien à prendre des mesures drastiques. Dans son communiqué, le gouvernement de transition a annoncé la rupture immédiate des relations diplomatiques avec l’Ukraine. « Les actes posés par les autorités ukrainiennes violent la souveraineté du Mali, dépassant le cadre de l’ingérence étrangère, déjà condamnable en soi, et constituant une agression caractérisée du Mali et un soutien au terrorisme international », a affirmé le communiqué. Le Mali a également décidé de saisir les autorités judiciaires compétentes pour engager des poursuites contre Andriy Yusov et Yurii Pyvovarov pour « actes de terrorisme et apologie du terrorisme ».

En outre, des mesures ont été prises pour prévenir toute déstabilisation du Mali à partir d’États africains, notamment par le biais des ambassades ukrainiennes dans la sous-région. Le gouvernement a également lancé une alerte formelle aux instances régionales et internationales, ainsi qu’aux États soutenant l’Ukraine, en soulignant que ce pays a « ouvertement et publiquement affiché son appui au terrorisme ». 

Le Mali considère désormais que tout soutien à l’Ukraine équivaut à un soutien au terrorisme international. « Le Mali en appelle à la responsabilité de la Communauté internationale face au choix délibéré de l’Ukraine de soutenir le terrorisme », a déclaré le gouvernement malien, insistant sur l’importance de la solidarité internationale pour combattre ce fléau.

Résilience et détermination au sein de l’AES

Le Mali note que cette agression s’inscrit dans un schéma plus large d’acteurs cherchant à instrumentaliser les groupes armés terroristes pour des fins hégémoniques et néocoloniales, visant à briser la dynamique d’émancipation et de reconquête de la souveraineté initiée par la Confédération des États du Sahel (AES), comprenant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

L’agression subie par le Mali, loin de l’affaiblir, semble au contraire renforcer l’engagement et la détermination des pays membres de l’AES

Le communiqué souligne que ces actes d’agression « renforcent au contraire l’engagement et la détermination du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), à poursuivre avec plus de vigueur leur marche résolue vers le raffermissement de leur souveraineté et la prise en main de leur destin ». 

Le Mali et ses partenaires de l’AES restent fermement déterminés à protéger leurs populations et à poursuivre le développement socio-économique malgré les défis sécuritaires.

Tandis que le Mali prend des mesures fermes pour protéger sa souveraineté, la communauté internationale est invitée à dénoncer et à agir contre toute forme de soutien au terrorisme. La situation appelle à une vigilance accrue et à une solidarité sans faille pour garantir la paix et la stabilité dans la région.

Oumarou Fomba 

5 août 2024 0 comments
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