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Ousmane Sonko et Assimi Goita
A la UneBillet d'humeur

Ousmane Sonko défend la souveraineté des nations de l’AES

by Chiencoro 12 août 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

En pleine tourmente ouest-africaine, Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, entame une visite stratégique au Mali pour renforcer les liens entre les deux nations. Entre souveraineté et coopération, Sonko réaffirme l’engagement du Sénégal à jouer un rôle central dans l’unité régionale.

Il est parfois des voyages qui, au-delà de leur caractère officiel, revêtent une signification toute particulière. Ce lundi 12 août 2024, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a posé le pied sur le sol malien, dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail. Mais cette visite va bien au-delà des protocoles d’usage. Elle marque un tournant dans les relations entre Dakar et Bamako, à l’heure où l’Afrique de l’Ouest est en pleine ébullition, tiraillée entre aspirations souverainistes et pressions internationales.

Ramener les pays de l’AES dans le giron de la Cédéao

La symbolique est forte : après avoir représenté le président sénégalais lors de l’investiture de Paul Kagamé au Rwanda, Sonko choisit de rendre visite au Mali, un pays en transition, gouverné par le colonel Assimi Goïta. Ce déplacement n’est pas un simple geste diplomatique. Il s’agit d’un acte de foi envers un voisin avec lequel le Sénégal partage bien plus qu’une frontière : une histoire, des combats, des rêves d’unité et de prospérité pour le continent africain.

Sonko, dans son style franc et direct, n’a pas mâché ses mots. Oui, le Mali est un pays souverain, tout comme le Burkina Faso et le Niger. Oui, ces nations ont le droit de faire leurs propres choix, de tracer leur propre route. Mais qu’on ne s’y trompe pas : cela ne signifie pas que les liens entre Dakar et Bamako en pâtiront. Bien au contraire. Il s’agit ici de réaffirmer l’indépendance de chacun, tout en consolidant une coopération qui, loin de s’affaiblir, pourrait bien devenir un modèle pour d’autres.

Cette visite intervient dans un contexte délicat, où Bassirou Diomaye Faye, bras droit de Sonko, a été désigné médiateur pour tenter de ramener les pays de l’AES dans le giron de la Cédéao. Une tâche ardue, presque titanesque, tant les tensions sont vives. Mais le message est clair : le Sénégal, sous la houlette de Sonko, veut jouer un rôle central dans la réconciliation et l’unité de l’Afrique de l’Ouest.

Changer la donne dans toute la région

Et cette ambition ne s’arrête pas là. Déjà, lors de la première réunion du Bureau politique du Pastef en mai dernier, Sonko avait annoncé une tournée politique dans plusieurs pays de la sous-région. Une tournée qui s’annonce cruciale pour affirmer le leadership panafricaniste et souverainiste du Sénégal. Guinée Conakry, Mali, Burkina Faso, Niger… autant de destinations symboliques, choisies avec soin, pour tisser des partenariats politiques solides et durables.

Ousmane Sonko a donc clairement choisi son camp : celui de la lutte pour la souveraineté, pour une gouvernance juste, et pour une redistribution équitable des richesses. Le Pastef sera, selon ses propres mots, le fer de lance de cette nouvelle aventure, de ce combat pour la libération du peuple sénégalais, mais aussi pour l’émancipation de l’Afrique toute entière. Une aventure qui, si elle réussit, pourrait bien changer la donne dans toute la région.

Chiencoro Diarra 

12 août 2024 0 comments
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Mamadi Doumbouya
Politique

Un projet de constitution à minuit : flou et ambiguïtés sous la lune de Guinée

by Chiencoro 12 août 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le projet de Constitution guinéenne, dévoilé en pleine nuit, ouvre la voie à un avenir incertain, laissant planer le doute sur les intentions du général Mamadi Doumbouya. Alors que des réformes sont annoncées, le flou persiste autour d’une éventuelle candidature du chef de la transition.

La Guinée, ce pays où même la Constitution préfère voir la lumière du jour à minuit. C’est dans la nuit noire, à 00h20 précisément, que le Conseil national de la transition a décidé de rendre public le projet de Constitution, une sorte de document magique censé ramener la démocratie après des années de troubles et d’incertitudes. Comme un clin d’œil, ce projet devrait mettre fin à la transition dirigée par le général Mamadi Doumbouya, cet homme providentiel qui, rappelons-le, a pris les rênes du pays après un coup d’État le 5 septembre 2021. 

« Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »

Et quelle surprise ! Ce texte, qui a tout l’air d’une feuille de route vers un avenir plus radieux, propose un système bicaméral avec une Assemblée nationale et un Sénat. Comme si ajouter une nouvelle institution pouvait subitement résoudre les maux de la Guinée. Mais le clou du spectacle, c’est bien sûr la limitation à deux mandats présidentiels, inscrite en lettres d’or dans l’article 44 : « la durée du mandat du président de la République est de cinq ans, renouvelable une seule fois ». Pour les amateurs de coups d’éclat démocratiques, ce passage sonne comme une douce mélodie. Mais attention, la fête n’est pas encore commencée.

Car derrière ce semblant de rigueur, le projet de Constitution maintient un flou artistique – digne des plus grands films noirs – concernant la candidature éventuelle du chef de la transition, le général Doumbouya lui-même. Un flou qui n’a rien de fortuit. On se demande bien pourquoi un texte aussi fondamental ne tranche pas clairement sur ce point crucial. Serait-ce pour laisser la porte ouverte à une possible (et ô combien prévisible) candidature de l’homme fort de Conakry ? Après tout, qui sait ce que l’avenir réserve, surtout quand le présent est si soigneusement enveloppé de mystères nocturnes.

Il ne faut pas oublier que ce même général, lors d’une réunion avec des responsables de la Cédéao en septembre 2021, avait pourtant affirmé haut et fort qu’il n’avait aucune ambition présidentielle. Mais comme on dit chez nous, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». 

Les étoiles peinent à percer la brume des ambitions humaines

Et sur le plan des droits et libertés, le projet semble vouloir séduire. La peine de mort reste interdite, les mutilations génitales féminines sont toujours proscrites, et les droits des personnes arrêtées sont réaffirmés. Des mesures progressistes, certes, mais qui ne parviennent pas à dissiper l’ombre du doute planant sur l’intention réelle de ce projet de Constitution. 

Alors que penser de cette nouvelle Loi fondamentale ? Est-ce vraiment le début d’une ère de renouveau pour la Guinée, ou simplement un écran de fumée destiné à légitimer un pouvoir qui n’a jamais vraiment quitté les coulisses ? Une chose est sûre, en Guinée, les nuits ne sont jamais tranquilles. 

Et pendant que le texte reste en ligne, attendant d’être voté avant la fin de l’année, la question qui reste sur toutes les lèvres est simple : à quel jeu joue le général Doumbouya ? En attendant, nous restons spectateurs, scrutant le ciel nocturne de Guinée, où les étoiles peinent à percer la brume des ambitions humaines.

Chiencoro Diarra 

12 août 2024 0 comments
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Paul Kagamé
A la UneAnalyses

Paul Kagamé : un quatrième mandat, une menace pour la stabilité régionale ?

by Bakary FOMBA 12 août 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

La réélection de Paul Kagamé pour un quatrième mandat soulève de sérieuses préoccupations quant à la consolidation du pouvoir au Rwanda et à ses répercussions sur la stabilité régionale. Cette élection s’inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, marqué par les conflits persistants en République Démocratique du Congo (RDC) voisine, qui continuent de déstabiliser la région des Grands Lacs en Afrique centrale.

Le dimanche 11 août 2024, Paul Kagamé a été investi président du Rwanda pour un quatrième mandat consécutif, consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir qu’il détient depuis l’an 2000. Cette longévité politique, rare sur le continent africain, suscite des interrogations sur l’état de la démocratie au Rwanda et sur les intentions du président à long terme. Tandis que ses partisans louent ses réalisations économiques et son rôle dans la reconstruction du Rwanda après le génocide de 1994, d’autres soulignent les risques d’un pouvoir de plus en plus centralisé et autoritaire.

Une démocratie en question

Depuis son arrivée au pouvoir, Kagamé a été salué pour avoir stabilisé le Rwanda et relancé son économie. Sous sa direction, le pays a connu une croissance économique impressionnante, devenant un modèle pour de nombreux pays africains en termes de développement et de bonne gouvernance. Toutefois, cette réussite économique s’accompagne de critiques croissantes concernant son style de gouvernance autoritaire. Le président est accusé de museler l’opposition, de restreindre la liberté de la presse et de limiter les droits civiques, ce qui soulève des doutes sur la véritable nature de la démocratie rwandaise.

La réélection de Kagamé n’a surpris personne, mais elle a alimenté les inquiétudes sur l’absence de pluralisme politique au Rwanda. Les élections sont souvent marquées par des allégations de fraude et d’intimidation, et l’opposition peine à s’organiser dans un environnement hostile. Cette situation pose la question de la légitimité d’un régime qui, bien que performant sur le plan économique, laisse peu de place à l’expression démocratique.

Les répercussions régionales

L’impact de la réélection de Paul Kagamé dépasse les frontières rwandaises. La région des Grands Lacs est depuis longtemps un foyer de tensions, en grande partie en raison des conflits armés en République Démocratique du Congo. Le Rwanda, sous la présidence de Kagamé, a été accusé à plusieurs reprises de soutenir des groupes rebelles en RDC, notamment le M23, une milice qui a déstabilisé l’est du Congo. Ces accusations, que Kigali a toujours démenties, ont néanmoins contribué à envenimer les relations entre le Rwanda et ses voisins.

En prêtant serment pour son quatrième mandat, Kagamé a affirmé que la paix régionale serait une priorité. Cependant, de nombreux observateurs demeurent sceptiques, estimant que son maintien au pouvoir pourrait exacerber les tensions régionales. Si le Rwanda continue de s’impliquer de manière indirecte dans les conflits de la RDC, cela pourrait non seulement prolonger l’instabilité dans cette région, mais aussi entraîner une escalade des tensions entre les pays des Grands Lacs, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour toute la région.

Un pouvoir consolidé mais fragile

Le paradoxe du régime de Kagamé réside dans sa capacité à offrir stabilité et prospérité économique tout en resserrant les libertés politiques. Cette situation crée un équilibre délicat qui, bien que fonctionnant à court terme, pourrait s’avérer insoutenable à long terme. La consolidation du pouvoir autour d’une seule figure, sans contre-pouvoirs institutionnels forts, rend le système vulnérable à des crises internes et externes.

D’un côté, les partisans de Kagamé voient en lui un leader visionnaire, capable de maintenir l’ordre et de guider le Rwanda vers une modernité réussie. De l’autre, ses détracteurs craignent que son règne prolongé ne se transforme en dictature, avec des conséquences néfastes pour la démocratie et les droits humains. Cette dualité dans la perception du régime rwandais reflète les tensions sous-jacentes qui pourraient éclater si le président ne parvient pas à répondre aux aspirations démocratiques croissantes de son peuple.

Un avenir incertain pour le Rwanda et la région

Alors que le Rwanda célèbre les succès de sa croissance économique et de sa stabilité intérieure, les défis à venir restent nombreux. Les relations avec ses voisins, notamment la RDC, demeurent tendues, et la persistance des conflits dans la région des Grands Lacs continue de poser un risque sérieux pour la paix et la sécurité régionales.

Il est essentiel que le Rwanda, sous la direction de Kagamé, engage un dialogue constructif avec ses voisins pour résoudre les différends et éviter que la région ne plonge davantage dans l’instabilité. La communauté internationale, de son côté, doit rester vigilante et soutenir les efforts de paix tout en encourageant un processus démocratique inclusif au Rwanda.

La réélection de Paul Kagamé pour un quatrième mandat pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Si le Rwanda a indéniablement fait des progrès sous sa direction, le maintien au pouvoir d’un leader aussi longtemps pose des défis sérieux à la démocratie et à la stabilité régionale. Le futur du Rwanda, et de la région des Grands Lacs en général, dépendra en grande partie de la capacité de Kagamé à équilibrer les exigences de la stabilité avec les aspirations démocratiques de son peuple et les impératifs de la paix régionale.

Bakary Fomba

12 août 2024 0 comments
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Digitalisation de l'administration publique au Mali
A la Une

La digitalisation au Mali : la fin de la bureaucratie ou un simple mirage ?

by Sahel Tribune 11 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La digitalisation de l’administration au Mali promet de révolutionner la lutte contre la bureaucratie et la corruption. Mais cette transformation technologique suffira-t-elle à changer des pratiques profondément enracinées ?

La bureaucratie malienne, cette vieille amie qu’on connaît tous, celle qui nous fait patienter des heures dans des files interminables, qui nous demande de revenir demain pour un papier manquant, et qui, parfois, nous oblige à glisser discrètement un billet pour accélérer les choses. Et voilà que l’on nous annonce que la digitalisation va mettre fin à tout ça. La digitalisation, cette baguette magique qui promet de transformer l’administration malienne, de réduire la bureaucratie, et surtout, de lutter contre les pratiques illicites. Vraiment ?

Derrière les machines, des humains avec leurs habitudes

D’un côté, on ne peut s’empêcher de trouver l’idée séduisante : un clic pour obtenir un acte de naissance, une connexion internet pour faire une demande de permis de conduire, plus besoin de faire la queue dans des bureaux surchauffés où l’ennui le dispute à l’agacement. La digitalisation semble être la solution miracle à tous les maux de notre administration. Mais soyons réalistes : est-ce vraiment aussi simple ?

Commençons par rappeler que la digitalisation de l’administration n’est pas une nouveauté en soi. D’autres pays africains s’y sont essayés, avec des succès variés. Certains ont effectivement vu une réduction des délais de traitement, une plus grande transparence dans les procédures, et même une diminution des pratiques de corruption. Mais ce n’est pas parce qu’une idée fonctionne ailleurs qu’elle s’implante de la même manière chez nous. Ici, au Mali, la réalité est complexe, avec des défis uniques qui vont bien au-delà de la simple mise en place d’un système informatique.

La digitalisation, c’est un peu comme une belle robe sur un corps malade. Ça fait illusion, mais ça ne règle pas le fond du problème. Parce que derrière les ordinateurs, les formulaires en ligne, et les systèmes automatisés, il y a toujours des humains. Des humains avec leurs habitudes, leurs intérêts, et parfois, leurs petites combines. Qu’est-ce qui nous garantit que le même fonctionnaire qui demandait un “petit quelque chose” pour accélérer un dossier ne trouvera pas un moyen de contourner le système numérique pour continuer ses pratiques ? Rien, en réalité.

Et puis, il y a la question de l’accessibilité. Nos parents, nos grands-parents, ceux qui n’ont jamais touché à un ordinateur, comment feront-ils ? Pour eux, la digitalisation risque d’être synonyme de marginalisation. Ils se retrouveront face à une administration encore plus distante, plus compliquée, et peut-être même plus inhumaine qu’avant. Certes, le gouvernement peut mettre en place des points d’accès public, offrir des formations, mais il n’empêche que le fossé numérique est bien réel, et qu’il risque de laisser sur le carreau une partie de la population.

La technologie ne peut pas changer les comportements enracinés

Cela dit, soyons un peu optimistes, car tout n’est pas noir. La digitalisation pourrait effectivement réduire certaines pratiques illicites. Avec des systèmes plus transparents, traçables, il deviendra plus difficile de faire disparaître un dossier ou de le “retrouver” contre un billet glissé sous la table. Mais attention, ce ne sera pas une révolution instantanée. Le chemin est long, semé d’embûches, et il faudra beaucoup de volonté politique et de vigilance citoyenne pour que la digitalisation tienne toutes ses promesses.

Et c’est là que le bât blesse. La volonté politique. Pour que la digitalisation soit un succès, il ne suffit pas d’installer des ordinateurs et des logiciels. Il faut un véritable engagement à tous les niveaux, pour s’assurer que la technologie ne soit pas détournée de ses objectifs initiaux. Cela signifie former correctement les agents, créer des systèmes de contrôle efficaces, et surtout, sanctionner ceux qui tentent de contourner le nouveau système.

Enfin, n’oublions pas que la technologie n’est qu’un outil. Elle est aussi efficace que ceux qui l’utilisent. Si l’on espère que la digitalisation transformera radicalement notre administration, il faut aussi s’assurer que les mentalités évoluent en même temps. Le respect des procédures, l’intégrité, la transparence, voilà les véritables clés d’une administration efficace. La technologie peut faciliter les choses, mais elle ne peut pas changer les comportements enracinés.

Éradiquer la bureaucratie et la corruption

Alors, la digitalisation de l’administration malienne ? Une bonne idée, certainement. Mais de là à croire qu’elle va, à elle seule, éradiquer la bureaucratie et la corruption, il y a un pas qu’il ne faudrait pas être prêt à franchir. Attendons de voir si cette robe numérique sera bien taillée pour le corps de notre administration, ou si elle ne fera que masquer des problèmes bien plus profonds.

En attendant, croisons les doigts, et espérons que cette fois, on ne sera pas encore les victimes d’une belle promesse sans lendemain. Parce qu’après tout, la bureaucratie malienne a bien plus de tours dans son sac que ce que l’on veut bien croire. Et il faudra bien plus qu’un simple coup de baguette digitale pour en venir à bout.

Oumarou Fomba

11 août 2024 0 comments
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Liste des admis Bac 2024
A la UneÉducation

Résultats Baccalauréat malien 2024: liste des admis

by Sahel Tribune 9 août 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

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9 août 2024 0 comments
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Macron et Zelensky
A la UneAnalyses

Soutien à l’Ukraine : un levier pour la présence française en Afrique de l’Ouest

by Chiencoro 8 août 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

La France continue de jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Le soutien qu’elle apporte à l’Ukraine vise des ambitions stratégiques et démesurées pour l’Afrique qu’elle ne veut point perdre. 

Il est indéniable que la France semble savoir ce qu’elle veut et qu’elle se donne les moyens de l’obtenir. En apportant son soutien à l’Ukraine, qui vient d’être accusée de soutenir les groupes armés terroristes ayant attaqué l’armée malienne à Tinzaouatène, au nord du Mali, la France pourrait être en train de préparer son retour sur le sol sahélien. Il faut voir derrière cette implication de l’Ukraine dans le conflit malien une main invisible du partenaire déchu du Mali. 

Avec ce transfert du conflit russo-ukrainien sur le sol africain, la France espère ainsi laver l’affront qu’elle a subi dans ces pays de la confédération des États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger). Ce mercredi 7 août 2024, la Russie a accusé l’Ukraine d’ouvrir « un deuxième front » en Afrique en soutenant « des groupes terroristes ». Cette accusation intervient quelques jours après l’attaque terroriste contre l’armée malienne et les formateurs russes à Tinzaouatène, à la frontière algérienne, qui a occasionné de lourdes pertes. 

Les autorités maliennes de la transition ont condamné l’implication ukrainienne auprès des terroristes et ont rompu leurs liens diplomatiques avec le pays de Zelensky. Le Niger aussi a emprunté la voie du Mali en rompant avec l’Ukraine. Plusieurs autres pays ont condamné cette ingérence. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, citée par l’agence Ria Novosti, a expliqué que « incapable de vaincre la Russie sur le champ de bataille, le régime criminel de Zelensky a décidé d’ouvrir un “deuxième front” en Afrique et soutient des groupes terroristes dans des États du continent favorables à Moscou ».

La France contrainte de retirer ses forces militaires du sahel 

Depuis le 24 février 2022, la France et ses partenaires européens soutiennent activement l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Livraisons d’armes et de matériels, formation des militaires ukrainiens, mise en place de mécanismes financiers spéciaux — tout est mis en œuvre pour renforcer la résistance ukrainienne. Sébastien Lecornu, ministre français des Armées, affirmait en novembre 2023 que « la guerre en Ukraine est un conflit dont nous ne devons pas nous détourner. Nous avons une grande industrie de défense, qui peut aider les Ukrainiens à être endurants pour assurer des livraisons dans la durée. ».

Emmanuel Macron, Président de la République française, dans son allocution de clôture du Sommet de Versailles le 11 mars 2022, déclarait : « Nous avons décidé un soutien inédit à l’Ukraine en livrant ensemble des équipements, du matériel humanitaire, mais aussi des armes. ». Cette intervention auprès de l’Ukraine ne relève pas seulement d’une solidarité de façade ; elle est le reflet d’une stratégie bien pensée.

En intervenant massivement en Ukraine, la France vise des objectifs à long terme, au-delà du simple soutien militaire et humanitaire. Il s’agit aussi de trouver des voies et moyens pour revenir en force en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, par des moyens détournés, comme le transfert du conflit russo-ukrainien sur le sol africain à travers le soutien à des groupes armés, comme le cas récent au Mali avec le soutien de l’Ukraine à des terroristes à Tinzaouatène. Une bataille qui a bénéficié d’une indignation internationale.

Un contexte de redéploiement stratégique

Il convient de rappeler que la France a été contrainte de retirer ses forces militaires des pays du Sahel, où elles étaient présentes depuis des années pour lutter contre le terrorisme. Le départ des forces françaises a marqué la fin d’une présence militaire considérée par beaucoup comme néocoloniale.

Le redéploiement des forces françaises et l’installation de bases militaires étrangères en Afrique de l’Ouest ne sont pas des phénomènes isolés. Ils s’inscrivent dans un contexte plus large de reconfiguration géopolitique. Avec la montée en puissance de nouvelles menaces et la reconfiguration des alliances internationales, la présence militaire devient un enjeu crucial. La France, bien consciente de cela, utilise son soutien à l’Ukraine comme un levier pour maintenir et étendre son influence.

Les bases militaires françaises au Mali, au Niger et au Burkina Faso ont longtemps été des symboles de l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme en Afrique. Toutefois, ces bases ont également été perçues comme des vestiges de la domination coloniale, suscitant des sentiments mitigés parmi les populations locales. Le retrait de ces forces a été salué par certains comme une victoire contre le néocolonialisme.

Une nouvelle stratégie d’influence

En soutenant l’Ukraine, la France ne se contente pas de répondre à une crise immédiate. Elle se positionne pour renforcer ses alliances et ses capacités de projection de puissance. Le soutien militaire à l’Ukraine permet à la France de montrer sa capacité à intervenir et à influencer des conflits loin de ses frontières. Cela renforce sa position au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, tout en lui permettant de maintenir une présence active sur la scène internationale.

Cependant, cette stratégie comporte des risques. En cherchant à réaffirmer son influence en Afrique de l’Ouest, la France pourrait se heurter à une résistance accrue de la part des populations locales et des gouvernements. La perception de l’ingérence étrangère est un facteur puissant de mobilisation.

Pour maintenir son influence, la France devra non seulement s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques, mais aussi répondre aux aspirations des populations locales. Le soutien à l’Ukraine est un élément d’une stratégie plus large visant à réaffirmer son rôle sur la scène internationale. Cependant, ce soutien doit être accompagné d’un engagement à respecter la souveraineté et les aspirations des nations africaines.

La France sait ce qu’elle veut et comment l’atteindre, mais elle doit également tenir compte des nouvelles dynamiques de pouvoir et des attentes croissantes en matière de souveraineté et d’indépendance réelle des pays africains. Le défi sera de trouver un équilibre entre influence stratégique et respect des droits et aspirations des peuples, pour éviter de répéter les erreurs du passé.

Chiencoro Diarra 

8 août 2024 0 comments
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Les étapes et impacts des fake news
A la UneLes démystificateurs du Sahel

Face aux fake news : la difficulté de vérifier les faits en Afrique de l’Ouest

by Sahel Tribune 8 août 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

La montée des fake news menace la qualité du débat public et la confiance envers les institutions. En Afrique de l’Ouest, les journalistes luttent pour vérifier les informations dans un contexte de crises politiques, sécuritaires, et économiques.

Les débats et les sociétés démocratiques reposent sur un fondement essentiel : des individus bien informés. Cependant, on assiste actuellement à une montée en puissance de la diffusion de fausses informations ou d’informations trompeuses. Souvent, ces campagnes délibérées de désinformation sont menées par des acteurs nationaux ou étrangers, ce qui sème la confusion, exacerbe la polarisation, fausse le débat public et aggrave la perte de confiance envers les pouvoirs publics. C’est ce que souligne l’OCDE dans son rapport « Les faits sans le faux : contre la désinformation, renforcer l’intégrité de l’information », publié en 2024.

Les vérificateurs, des relais de fausses informations

En Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée et au Sénégal, la lutte contre les fake news est devenue une véritable aventure de combattants. Ces pays, majoritairement traversés par des crises multiformes, sont inondés d’informations à vérifier, rendant la guerre de l’information omniprésente. Les journalistes, les fact-checkeurs et les enquêteurs doivent souvent recourir à des institutions qui, elles-mêmes, sont au cœur de cette bataille communicationnelle. Cela rappelle la problématique décrite par Myret Zaki dans son ouvrage « La Désinformation économique : Repérer les stratégies marketing qui enjolivent les chiffres officiels ».

Les rapports, études scientifiques, communiqués de presse et autres documents officiels, censés refléter la vérité, sont souvent biaisés par les intérêts des dirigeants en place. Cette situation évoque le concept du « Viol des foules » de Serge Tchakhotine, ainsi que la « fabrication du consentement » selon Noam Chomsky et Edward Herman : « […] Les médias jouent le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent. »

Il est crucial de développer un esprit critique face à l’information et de ne pas accepter aveuglément tout ce qui est diffusé. Cependant, les débunkers se retrouvent souvent sur un terrain incertain lorsque les sources officielles manipulent les informations à leur avantage. Dans des pays où la liberté de la presse et d’expression est restreinte, il est difficile de pratiquer un journalisme de qualité et de fournir au public des informations fiables. Par conséquent, les vérificateurs peuvent devenir, sans le vouloir, des relais de fausses informations. Dans les pays du sahel ou chacun acteur en conflit communique en rejetant la faute sur l’autre, difficile pour un fact-checkeur ou simplement un journaliste de diffuser des informations sans tomber dans le piège de la désinformation.   

Des sources officielles peu fiables

En plus de ces défis, les contraintes imposées à la presse et la restriction de leur champ d’action créent une véritable pénurie au sein des rédactions. Cette situation pousse de nombreux organes de presse à vendre leurs colonnes au plus offrant, aggravant la circulation des fausses informations et violant le droit des citoyens à l’information. Comme le souligne Marie-Soleil Frère dans son ouvrage « Journalisme d’Afrique » : « Pour comprendre les discours des médias, il importe d’élargir l’observation au-delà des productions journalistiques pour envisager le système médiatique dans son ensemble avec les acteurs politiques, mais aussi sociaux et économiques. »

En Afrique de l’Ouest, la situation est particulièrement complexe. Les dirigeants au pouvoir dans plusieurs de ces pays exercent un contrôle strict sur l’information, limitant la liberté de la presse et d’expression. Les journalistes et fact-checkeurs doivent naviguer dans un environnement hostile, où les sources officielles peuvent être peu fiables et où la transparence est souvent absente. Cette dynamique crée un terrain fertile pour la propagation de la désinformation, rendant la tâche des débunkers encore plus ardue.

La crise économique qui frappe de nombreuses rédactions aggrave cette situation. Les moyens financiers limités contraignent les organes de presse à réduire leurs effectifs, ce qui limite leur capacité à mener des enquêtes approfondies et à vérifier les informations de manière rigoureuse. De plus, la nécessité de générer des revenus pousse certaines publications à privilégier des contenus sensationnalistes ou à céder à la pression de groupes puissants, compromettant ainsi leur indépendance éditoriale.

Garantir l’intégrité de l’information

Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer les capacités des journalistes et des fact-checkeurs à identifier et à contrer la désinformation. Cela passe par la formation continue, l’accès à des outils de vérification performants et la collaboration avec des réseaux internationaux de fact-checking. Par ailleurs, le soutien des organisations non gouvernementales et des institutions internationales est crucial pour promouvoir la liberté de la presse et protéger les journalistes contre les représailles.

L’éducation des citoyens joue également un rôle clé dans la lutte contre les fake news. Il est important de sensibiliser le public aux dangers de la désinformation et de l’inciter à adopter une attitude critique vis-à-vis des informations qu’il reçoit. Les campagnes de sensibilisation, les programmes éducatifs et les initiatives de médias alternatifs peuvent contribuer à renforcer la résilience de la société face à la manipulation de l’information.

La lutte contre la désinformation et les fake news est un défi majeur pour les sociétés démocratiques, particulièrement en Afrique de l’Ouest. Elle nécessite une approche globale, impliquant la coopération des médias, des journalistes, des institutions politiques et des citoyens. Seule une action concertée et déterminée permettra de garantir l’intégrité de l’information et de préserver la confiance du public dans les institutions démocratiques.

Oumarou Fomba 

8 août 2024 0 comments
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