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Billet d'humeur
A la UneBillet d'humeur

Mali : les nouveaux généraux sont-ils prêts pour la transition vers un pouvoir civil ?

by Sahel Tribune 18 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali est à un tournant décisif. Après plusieurs années sous la houlette des militaires, le pays se prépare à retrouver un gouvernement civil. Enfin, en théorie. Car une question cruciale se pose : nos généraux, fraîchement promus, sont-ils réellement prêts à céder le pouvoir aux civils après tout ce temps à la tête de l’État ? Difficile à dire.

Il est évident que ces hommes, qui ont pris les rênes du pays en plein chaos, ont réussi à ramener une certaine stabilité. Ils ont sécurisé des territoires perdus, renforcé l’armée et rétabli un semblant d’ordre dans un Mali qui en avait bien besoin. Assimi Goïta et ses compagnons, devenus des figures quasi incontournables, ont forgé une image de sauveurs. Mais voilà, cette image est peut-être trop bien ancrée. Quand on a pris goût à l’exercice du pouvoir, quand on est passé de colonel à général en pleine transition, comment lâcher les commandes d’un État qu’on a appris à maîtriser, à gérer, à gouverner ?

Le goût du pouvoir est-il si facile à quitter ?

On ne va pas se mentir, quitter le pouvoir, c’est toujours un peu amer. D’autant plus lorsqu’on a œuvré, jour après jour, pour redresser un pays. Alors, les civils, vraiment ? Les généraux accepteront-ils de se retirer sur la pointe des pieds, laissant derrière eux tout ce qu’ils ont bâti ? Pas sûr. On les voit, déjà bien ancrés, sur la scène politique, avec des discours patriotiques, des promesses de paix et de sécurité. Et qui pourrait leur en vouloir ? Ils ont été au cœur de la transformation du Mali, ils ont incarné la souveraineté retrouvée. Mais la démocratie, c’est aussi savoir passer la main.

Les civils : un saut dans l’inconnu ?

Passer le flambeau à un gouvernement civil, c’est aussi prendre le risque de voir ses réformes remises en cause, ses décisions discutées, ses orientations réévaluées. Un peu comme un chef d’orchestre qui verrait un nouveau maestro changer la partition à la dernière minute. Pour nos généraux, l’idée de voir leur travail soumis à des voix civiles — moins martiales, moins rigides — pourrait être difficile à accepter. Car un gouvernement civil, c’est du débat, des compromis, de la transparence. Ce sont des lenteurs administratives, des discours d’opposition, des critiques. Bref, tout ce qu’un général n’aime pas vraiment quand il a l’habitude de donner des ordres et de voir son autorité respectée.

Mais c’est là tout le paradoxe. Ces généraux, qui ont souvent répété qu’ils œuvraient pour la nation, se doivent de montrer l’exemple. Ils doivent prouver qu’ils sont prêts à respecter cette fameuse feuille de route qui mène, étape après étape, à une vraie démocratie. Parce que le pouvoir militaire, aussi efficace soit-il, ne peut pas être la réponse à tous les maux du pays. Et les Maliens, eux, veulent plus qu’une sécurité retrouvée : ils aspirent à un avenir démocratique, avec des institutions civiles solides.

Le temps de l’ombre, ou une nouvelle phase politique ?

Pour Assimi Goïta et ses camarades, l’heure des décisions approche. Seront-ils des généraux qui, dans l’ombre, continueront à soutenir la reconstruction du pays, ou choisiront-ils de se lancer dans l’arène politique, à visage découvert ? La tentation est grande, il faut l’admettre. Avec la popularité qu’ils ont acquise, se présenter à des élections ne serait pas une folie. Ils savent qu’une partie du peuple malien voit en eux des protecteurs, des leaders capables de garantir la continuité de l’État. Mais pour cela, il faut accepter de jouer selon les règles de la démocratie : débats, oppositions, critiques. C’est un autre monde, un monde où le pouvoir ne se décrète pas, mais se partage.

En fin de compte, la vraie question n’est pas de savoir si ces généraux peuvent passer le flambeau aux civils. La question est de savoir s’ils peuvent résister à l’appel du pouvoir. Un pouvoir qu’ils ont redressé, et qu’ils ont porté. Sauront-ils, avec noblesse, se retirer quand le moment sera venu ? Ou bien choisiront-ils de continuer à jouer un rôle de premier plan dans l’avenir du Mali, au risque de brouiller les lignes entre civils et militaires ? L’avenir nous le dira. Mais une chose est sûre, l’histoire retiendra comment cette génération de généraux aura su — ou non — redonner au Mali un véritable pouvoir civil.

Oumarou Fomba 

18 octobre 2024 0 comments
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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
A la UnePolitique

Souveraineté électorale : Sonko opte pour le financement participatif de sa campagne

by Bocar Harouna Diallo 17 octobre 2024
written by Bocar Harouna Diallo 3 minutes read

Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, a choisi d’innover en appelant ses militants à contribuer financièrement à sa campagne électorale. Cette démarche, qui s’écarte des pratiques traditionnelles, reflète sa capacité à mobiliser ses partisans tout en posant la question du rôle et des limites du financement communautaire dans le paysage politique sénégalais.

Dans un geste surprenant, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a choisi une voie originale pour financer sa campagne électorale lors des prochaines législatives anticipées du 17 novembre 2024. Plutôt que de compter exclusivement sur les privilèges du parti au pouvoir ou sur des financements traditionnels, il a lancé un appel à ses militants pour qu’ils contribuent financièrement à l’effort de campagne. Cette approche novatrice témoigne de la capacité de Sonko à mobiliser sa base, même en tant qu’opposant sous le régime de Macky Sall.

Cette initiative met en lumière une dynamique importante dans le paysage politique sénégalais : le rôle du financement communautaire dans les campagnes électorales. À une époque où l’opposition doit souvent composer avec des ressources limitées face à la machine bien huilée du parti au pouvoir, ce type de financement devient un levier stratégique. Il permet non seulement de mobiliser des fonds, mais aussi de renforcer les liens entre le leader politique et sa base militante.

Les sources de financement des partis politiques

Le financement des partis politiques au Sénégal, et plus largement en Afrique, soulève plusieurs questions cruciales. Le recours au financement communautaire repose sur des piliers fondamentaux qui méritent d’être analysés de près.

Les partis politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, s’appuient sur plusieurs types de ressources. Parmi elles, les cotisations des membres jouent un rôle important, tout comme les dons privés. Certains partis bénéficient également de subventions publiques, accordées dans le cadre de leur participation au processus démocratique. Enfin, des activités de collecte de fonds, telles que des galas ou des événements, permettent de recueillir des contributions supplémentaires.

Une réglementation nécessaire pour plus de transparence

Le financement des partis doit être soumis à des règles strictes pour garantir l’intégrité du processus électoral. Au Sénégal, comme dans d’autres pays démocratiques, la transparence des finances est essentielle. Les partis doivent déclarer leurs sources de revenus, et des audits sont nécessaires pour s’assurer que les règles sont respectées. De plus, il est souvent imposé des limites aux contributions pour éviter que certains donateurs n’exercent une influence démesurée sur le parti qu’ils soutiennent.

Bien que le financement communautaire ait de nombreux avantages, il comporte également des risques. La corruption, par exemple, peut devenir un problème si les sources de financement ne sont pas correctement contrôlées. De même, l’influence excessive de certains grands donateurs peut fausser le jeu politique. Enfin, ce système peut exacerber les inégalités entre les partis, car ceux disposant d’un réseau de donateurs plus riche ou plus vaste peuvent dominer la scène politique.

Un levier essentiel pour la démocratie

Le financement communautaire reste néanmoins un levier essentiel pour la démocratie sénégalaise. Il permet aux partis, surtout ceux de l’opposition, de rester en compétition avec les grandes machines électorales tout en impliquant activement les citoyens dans le processus. Toutefois, ce modèle nécessite un cadre réglementaire rigoureux pour garantir l’équité et la transparence.

Le financement communautaire des partis politiques est vital pour la démocratie. Mais il doit être encadré par une réglementation stricte afin d’éviter les dérives et de garantir un système équitable. Les citoyens doivent également être pleinement informés des sources de financement de leurs partis afin de faire des choix éclairés lors des élections. Leur participation active à ce processus renforce d’ailleurs le contrôle politique exercé sur les leaders et contribue à une gouvernance plus transparente.

Par Bocar Harouna DIALLO, Géographe  

boxdiallo@hotmail.fr

17 octobre 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Une nouvelle élite militaire : quelles perspectives pour les jeunes générations ?

by Bakary FOMBA 17 octobre 2024
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

La promotion récente des colonels de la Transition malienne au rang de généraux, avec à leur tête le désormais Général d’armée Assimi Goïta, marque une étape cruciale pour le pays. Cette élévation en grade, plus qu’un simple titre honorifique, symbolise une ascension fulgurante de figures militaires devenues des acteurs incontournables de la vie politique et sécuritaire du Mali. Mais au-delà du prestige et des étoiles, une question se pose : quel message cette nouvelle élite militaire envoie-t-elle aux jeunes générations maliennes, celles qui formeront l’épine dorsale du Mali de demain ?

Les jeunes Maliens, qui ont grandi dans un contexte de bouleversements politiques et d’insécurité persistante, sont aujourd’hui confrontés à un modèle où l’armée apparaît comme la principale force de stabilisation du pays. À leurs yeux, ces généraux incarnent non seulement la sécurité retrouvée, mais aussi la résilience, le patriotisme et la capacité à reprendre en main un État vacillant. Cette élite militaire, bâtisseuse de souveraineté, pourrait bien devenir un idéal pour une génération en quête de repères.

Le risque d’une militarisation des esprits ?

Cependant, si la nouvelle élite militaire est perçue par les jeunes comme un modèle d’autorité et de pouvoir, une militarisation excessive des esprits pourrait poser problème. Le danger réside dans le fait que l’armée, par son omniprésence, pourrait éclipser les autres voies d’engagement, notamment civiques et politiques. Le Mali, dans sa quête de stabilité, a effectivement vu ses militaires reprendre le contrôle du pays à des moments critiques, mais doit-il pour autant ériger cette voie comme la seule solution pour accéder à l’influence et au leadership ?

Il serait préoccupant que les jeunes Maliens assimilent désormais la réussite et l’autorité à l’uniforme, au détriment de la politique civile et démocratique. Ce modèle pourrait pousser une partie de la jeunesse à envisager la carrière militaire non plus comme un service à la nation, mais comme un tremplin vers le pouvoir. Et cela soulève des questions cruciales sur la diversité des chemins possibles pour les jeunes générations dans la construction du Mali de demain.

Une élite militaire aux valeurs de rigueur et de sacrifice

Néanmoins, il faut reconnaître à cette élite militaire des qualités indéniables. Les nouveaux généraux ont montré une rigueur et un sens du sacrifice qui ne peuvent que susciter l’admiration. Leur gestion de la sécurité nationale, leur lutte contre le terrorisme, et la reconquête de territoires tels que Kidal, Ber et bien d’autres localités clés ont donné un souffle nouveau à l’armée malienne. Pour une jeunesse souvent désabusée, c’est un exemple fort d’engagement pour le bien commun et de résilience face à l’adversité.

Ces valeurs, essentielles pour la reconstruction du pays, doivent être mises en avant. L’exemple de ces généraux pourrait inspirer les jeunes à redécouvrir le sens du devoir et à s’engager activement dans la vie publique. Toutefois, cette inspiration doit s’accompagner d’un encouragement à l’engagement dans d’autres sphères, qu’elles soient politiques, économiques ou sociales. Le Mali ne peut se construire uniquement sur l’uniforme ; il a besoin d’une jeunesse engagée dans tous les secteurs de la vie nationale.

Un modèle à équilibrer avec les ambitions démocratiques

L’un des défis à venir pour le Mali post-Transition sera donc de redéfinir l’équilibre entre la place de l’armée et celle des institutions civiles. Les généraux de la Transition, bien que respectés pour leur leadership, devront comprendre qu’un pays ne se gouverne pas exclusivement par la force militaire. Ils ont la responsabilité de montrer aux jeunes qu’une nation forte est avant tout une nation où la démocratie, la pluralité des opinions, et la participation citoyenne prévalent.

Les générations à venir doivent apprendre que le leadership peut s’exercer de diverses manières : dans le débat politique, dans l’entrepreneuriat, dans l’innovation sociale. Le véritable enjeu pour ces généraux promus sera donc de ne pas apparaître comme des figures de pouvoir monopolistique, mais comme des garants d’un système où la diversité des parcours est valorisée. Ils ont aujourd’hui la lourde tâche de démontrer que la stabilité militaire est une étape transitoire, et non un modèle permanent de gouvernance.

Des perspectives à construire ensemble

Le défi est de taille : comment faire en sorte que l’élite militaire serve de modèle tout en préservant l’horizon d’un Mali véritablement démocratique ? Il s’agit d’un équilibre délicat à atteindre. Les jeunes Maliens doivent pouvoir voir en ces généraux des exemples de patriotisme, de dévouement, mais sans en faire des figures incontournables du pouvoir politique.

Dans une période où le Mali est en pleine refondation, il est essentiel de rappeler aux jeunes générations qu’elles doivent aussi être les actrices de cette renaissance. Les généraux de la Transition, bien que figures centrales de cette phase critique, ne doivent pas être les seuls héros de l’histoire nationale. Le pays a besoin de citoyens investis, dans l’armée certes, mais aussi dans la société civile, dans les institutions démocratiques, et dans l’économie. C’est dans cette pluralité que se construira le Mali de demain.

En définitive, les généraux promus ont une responsabilité énorme vis-à-vis de la jeunesse. Leur exemple est fort, mais il doit être tempéré par une ouverture vers d’autres formes d’engagement. Ce sera l’un des grands défis de l’après-Transition : montrer que l’ascension militaire ne doit pas être le seul chemin vers l’avenir.

17 octobre 2024 0 comments
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Assimi Goïta et compagnons
A la UneAnalyses

Assimi Goïta et ses Compagnons : la promotion de la détermination et de la victoire

by Chiencoro 16 octobre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le 16 octobre 2024 restera gravé dans l’histoire récente du Mali. Lors du Conseil des ministres, six des figures les plus emblématiques de la Transition ont été élevées au grade de général : le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, ainsi que les Colonels Sadio Camara, Modibo Koné, Malick Diaw, Ismaël Wagué et Abdoulaye Maïga. Cette promotion n’est pas qu’une simple reconnaissance militaire, mais bien un symbole de l’engagement total de ces hommes pour la souveraineté et la sécurité du Mali.

Depuis août 2020, ces hommes ont porté à bout de bras une nation en quête de stabilité et de renouveau. Leur accession au rang de généraux n’est que la consécration de quatre années d’efforts acharnés pour la défense du pays et sa refondation. Ils sont devenus les acteurs clés d’un Mali qui refuse désormais d’être un spectateur passif face aux menaces sécuritaires et aux ingérences extérieures.

Nomination exceptionnelle de généraux
Capture d’écran du communiqué du Conseil des ministres du 16 octobre 2024 faisant ressortir la liste des personnalités élevées au grade de général.

Assimi Goïta, le général de l’unité et de la sécurité

Assimi Goïta, promu général d’armée cinq étoiles, rejoint ainsi le cercle restreint des grandes figures militaires du pays, aux côtés de Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré. Mais ce qui différencie Goïta et ses compagnons d’armes, c’est leur détermination à ne pas se limiter à la simple gestion d’une transition. Ils ont transformé une situation de crise en une opportunité pour redonner au Mali sa dignité et sa souveraineté. Ce n’est pas un hasard si cette promotion intervient à un moment où l’armée malienne est en pleine montée en puissance, prête à défendre le pays avec des moyens renforcés et modernisés.

Leur engagement ne se résume pas seulement à la sécurité. Depuis le début de la Transition, ces colonels, devenus généraux, ont su remettre le peuple malien au centre des décisions. Les réformes politiques et économiques qu’ils ont portées ont toujours été guidées par les aspirations populaires. La lutte contre le terrorisme, la réintégration de Kidal sous contrôle de l’État, le retrait de la Minusma et des forces françaises, ou encore la révision constitutionnelle sont autant de mesures que le peuple malien a soutenues et pour lesquelles il s’est battu aux côtés des autorités de la Transition.

Une montée en grade, un renforcement de la légitimité

Cette montée en grade vient également renforcer la légitimité de leurs actions sur le plan international. Les généraux de la Transition ont su imposer le Mali comme un acteur incontournable dans la région du Sahel. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Mali est membre fondateur, illustre cette volonté de coopérer avec d’autres nations africaines pour renforcer la sécurité et promouvoir une solidarité régionale face aux défis communs. Ce leadership affirmé sur la scène internationale renforce l’image d’un Mali qui, loin de subir les crises, les affronte avec détermination et autonomie.

Des réformes qui touchent tous les secteurs clés

Au-delà des questions militaires et diplomatiques, leur action touche également des secteurs essentiels pour le développement du pays. Le secteur minier a été réformé pour que les richesses du sol malien profitent d’abord à ses citoyens. La gestion des infrastructures stratégiques, comme les aéroports, a été confiée aux nationaux, marquant un tournant vers une économie plus souveraine. Sur le plan social, la paix retrouvée dans le secteur éducatif, après des années de perturbations, est un autre succès à mettre à leur actif. Il faut souligner aussi l’apaisement du climat social à travers la signature du pacte social de stabilité. 

Quant à l’énergie, ces hommes ont compris que le développement ne peut se faire sans un accès élargi à l’électricité. Leur programme d’électrification par l’énergie solaire est une initiative phare qui transforme le quotidien des Maliens, surtout dans les zones rurales. En parallèle, la restauration des infrastructures sportives montre qu’ils n’ont pas oublié l’importance de la cohésion sociale et du bien-être des citoyens.

Des généraux portés par la volonté du peuple

Loin d’être un geste honorifique isolé, cette promotion au rang de généraux représente la continuité logique d’une Transition qui place la souveraineté, la sécurité, et le développement du Mali au cœur de ses priorités. Ces hommes ont su écouter les aspirations du peuple et les traduire en actions concrètes. Leur parcours témoigne de leur capacité à allier rigueur militaire et vision politique, avec une détermination qui inspire confiance pour l’avenir.

Alors, oui, il y a ceux qui critiquent. Il y aura toujours des sceptiques. Mais on ne peut nier que ces généraux ont apporté une nouvelle dynamique à un Mali qui, il y a encore peu de temps, semblait perdu face aux multiples crises. Aujourd’hui, grâce à leur leadership, le Mali se redresse, reprend le contrôle de ses territoires et de son destin. Et c’est là que réside leur véritable victoire : redonner aux Maliens l’espoir en un avenir meilleur et la fierté de dire que leur pays est, enfin, sur la voie de la refondation.

Chiencoro Diarra 

16 octobre 2024 0 comments
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Robot majordome
A la UneBillet d'humeur

Perfectionnement ou déshumanisation : où nous mène la révolution technologique ?

by Fousseni TOGOLA 7 octobre 2024
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Alors que la technologie prend une place grandissante dans nos vies, beaucoup craignent de perdre leur humanité face à l’essor des machines. Mais devons-nous vraiment avoir peur de nos propres créations, ou apprendre à les maîtriser pour en tirer profit ?

Avons-nous peur du changement ou du fait que les produits de l’intelligence humaine nous dominent ? Voilà une question qui, de prime abord, pourrait sembler paradoxale. N’est-ce pas l’homme, être rationnel et créateur, qui a toujours cherché à repousser les limites de son environnement et à devenir, pour reprendre la formule de Descartes, « comme maître et possesseur de la nature » ? Cependant, à mesure que nos inventions et innovations se perfectionnent, un sentiment de malaise grandit. Ces créations, autrefois perçues comme des instruments à notre service commencent à jouer un rôle de plus en plus prépondérant, voire dominant, dans nos vies. Mais alors, d’où vient cette peur ? Est-ce la peur du changement lui-même ou la crainte de perdre notre humanité au profit de la machine ?

Une peur irrationnelle

L’essor de la technologie a fait naître un monde où les machines, l’intelligence artificielle, et les systèmes automatisés ne sont plus de simples outils, mais des entités capables de remplacer l’humain dans de nombreux domaines. Ces technologies perfectionnées, issues de notre esprit créatif, semblent s’immiscer dans tous les aspects de notre existence : travail, relations sociales, santé, éducation, et bien plus encore. Pour certains, ce phénomène représente un véritable progrès, une évolution naturelle et souhaitable de la civilisation. Pour d’autres, il symbolise une déshumanisation progressive, où l’humain se voit relégué à une position subordonnée à ses propres créations.

On pourrait penser que l’on assiste à une artificialisation du monde, une transformation où le naturel cède sa place aux mécaniques, à l’automatisé. Pourtant, cette évolution n’est-elle pas le fruit d’un long processus que l’humanité a initié depuis des millénaires ? Depuis l’invention de l’agriculture, qui nous a libérés de la chasse et de la cueillette, jusqu’à l’avènement des sociétés industrielles, chaque étape de l’histoire a été marquée par la volonté de l’homme de transcender ses limites naturelles. Pourquoi donc, face à ce nouveau stade de perfectionnement technologique, ressentons-nous une peur presque irrationnelle ?

Des clés pour relever les défis majeurs de notre époque

Il est vrai que cette peur n’est pas totalement infondée. À mesure que les machines deviennent plus sophistiquées, elles semblent prendre une place centrale dans nos vies, au point de remettre en question des concepts fondamentaux comme le travail, la créativité, voire la liberté humaine. Certaines tâches, autrefois réservées à l’intelligence et à l’habileté humaines, sont désormais réalisées par des algorithmes ou des robots. Cela soulève une inquiétude profonde : serions-nous en train de devenir obsolètes ? Cette crainte rappelle étrangement la « dialectique du maître et de l’esclave » de Hegel, où le maître, en cherchant à dominer, finit par devenir dépendant de l’esclave, tandis que ce dernier acquiert une forme de pouvoir à travers son travail. Les machines, créées pour nous servir, pourraient-elles à leur tour nous asservir ?

Mais avant de céder à la panique, il est essentiel de nuancer cette vision. Plutôt que de voir les produits de notre intelligence comme des menaces, ne devrions-nous pas les considérer comme des prolongements de nos capacités ? L’humanité a toujours cherché à repousser ses limites, à s’améliorer, à se surpasser. L’intelligence artificielle et les technologies avancées ne sont finalement que le reflet de cette quête perpétuelle de perfectionnement. Ces outils, loin de nous déshumaniser, pourraient bien être la clé pour relever les défis majeurs de notre époque, qu’il s’agisse du changement climatique, des maladies, ou encore des inégalités sociales.

Une humanité en symbiose avec son environnement

Le véritable enjeu ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans la manière dont nous choisissons de l’utiliser. Si nous l’abordons avec sagesse, en gardant à l’esprit notre responsabilité éthique et sociale, ces innovations peuvent devenir des alliées précieuses. Si, en revanche, nous laissons la peur guider nos actions, nous risquons de passer à côté des opportunités qu’elles nous offrent.

Nous ne devons pas craindre nos propres créations, mais apprendre à les maîtriser. Devenir véritablement « maîtres et possesseurs de la nature » implique non pas de rejeter les fruits de notre intelligence, mais de les intégrer de manière harmonieuse dans nos vies. Car c’est en nous appropriant ces technologies, en les utilisant pour améliorer nos conditions de vie, que nous pourrons enfin réaliser cette promesse millénaire d’une humanité en symbiose avec son environnement.

Fousseni Togola 

7 octobre 2024 0 comments
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Expérience et inexpérience
A la UneBillet d'humeur

L’expérience ou l’art de ne pas se mentir à soi-même

by Fousseni TOGOLA 4 octobre 2024
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

L’expérience est la clé pour exceller dans nos pratiques, alors que l’inexpérience nous pousse à poser des vérités infondées. Sans humilité ni apprentissage, nous risquons de nous mentir à nous-mêmes en prétendant savoir ce que nous ignorons.

On dit souvent que « l’expérience fait l’art » et que « l’inexpérience marche à l’aventure ». C’est une vérité intemporelle qui semble pourtant, aujourd’hui, être de plus en plus ignorée. Dans un monde où l’on veut tout, tout de suite, où chacun pense avoir son mot à dire sur tout, il est de plus en plus difficile de distinguer ceux qui savent de ceux qui se contentent de brasser du vent. Et soyons honnêtes, combien d’entre nous s’aventurent dans des discussions complexes, des débats houleux, sans jamais s’être vraiment penchés sur le sujet ? 

L’expérience demande du temps

L’expérience, c’est ce qui nous permet de voir clair, de naviguer avec discernement, d’éviter les écueils. Sans elle, nous avançons à l’aveuglette, en postulant des vérités qui n’en sont pas, en construisant des châteaux de sable que nous croyons solides. Nous croyons savoir, mais en réalité, nous ne faisons que poser des hypothèses sans fondement. Le pire dans tout cela, c’est que nous en venons à croire nos propres mensonges, à nous glorifier d’une fausse connaissance. 

Combien de fois avons-nous vu des personnes, convaincues de détenir la vérité, s’enfermer dans leurs certitudes, oubliant que le savoir véritable ne s’improvise pas, mais se forge à travers l’épreuve et la pratique ? C’est cette incapacité à reconnaître notre inexpérience qui fait que nous nous perdons dans des débats stériles, sans jamais avancer. Pire encore, nous entraînons d’autres dans cette aventure trompeuse, persuadés que nous avons raison. Une aventure où l’on se ment à soi-même en prétendant savoir ce que l’on ne maîtrise pas du tout.

Mais pourquoi est-ce si difficile d’admettre que nous ne savons pas ? Pourquoi est-il si tentant de se poser en expert de tout et n’importe quoi ? Parce que, dans cette ère de l’instantané, il est plus facile d’afficher une façade de connaissance que de prendre le temps d’acquérir une véritable expertise. L’expérience, elle, demande du temps, de la patience, et surtout l’humilité de reconnaître que l’on ne sait pas tout.

Des aventuriers du dimanche

Or, ce qui fait la beauté de l’expérience, c’est justement son processus. Ce sont ces épreuves, ces échecs, ces tâtonnements qui nous permettent d’apprendre véritablement. Et c’est là toute la différence avec ceux qui se contentent de postuler sans jamais mettre les mains dans le cambouis. Eux ne font que tourner en rond, répéter les mêmes erreurs, incapables d’en tirer les leçons.

Il est donc urgent de remettre l’expérience au centre de nos pratiques. D’accepter que l’on ne sait pas tout, que l’on a encore beaucoup à apprendre, et que ce savoir ne viendra pas d’un coup de baguette magique, mais bien à force d’efforts, de persévérance, et surtout d’échecs. L’expérience, ce n’est pas simplement avoir des années derrière soi, c’est avoir appris de ses erreurs, avoir cherché, testé, et finalement compris.

Alors, que faire pour ne plus tomber dans ce piège de la fausse connaissance ? Premièrement, il nous faut réapprendre à écouter. Écouter ceux qui ont de l’expérience, ceux qui ont traversé des épreuves et en sont sortis grandis. Deuxièmement, il faut cultiver l’humilité. Reconnaître que nous ne savons pas tout et que, bien souvent, il vaut mieux se taire que de parler sans savoir. Enfin, il est essentiel de se donner le temps. Le temps d’apprendre, d’échouer, de se relever, et de se forger une véritable expertise.

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons prétendre exceller dans nos pratiques. Sans cela, nous ne serons que des aventuriers du dimanche, posant des postulats à longueur de journée, entraînant avec nous ceux qui, comme nous, ne connaissent rien d’autre que l’art de se tromper.

Fousseni Togola 

4 octobre 2024 0 comments
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LE_BILLET_DHUMEUR
A la UneBillet d'humeur

La fausse sagesse : quand l’ignorance se prend pour savoir

by Fousseni TOGOLA 3 octobre 2024
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Dans un monde où chacun se pense sage et éclairé, la véritable sagesse réside souvent dans l’humilité de reconnaître son ignorance. Apprendre à se taire sur ce que l’on ne maîtrise pas devient un acte de courage et de réflexion.

Dans notre société moderne, il semble que chacun se croit doté d’une sorte de sagesse innée, comme si nous avions tous accès à une vérité universelle. Pourtant, il suffit de gratter un peu la surface pour s’apercevoir que derrière cette prétendue sagesse se cache souvent une profonde ignorance. Cette tendance à croire que l’on sait tout, ou que l’on a compris l’essentiel, devient un véritable fléau dans nos échanges quotidiens. La capacité à reconnaître ce que l’on ignore, qui est en réalité un premier pas vers la véritable sagesse, manque cruellement à beaucoup d’entre nous.

La peur d’avouer notre ignorance 

« Derrière les choses, il y a tout autre chose », dit-on. Une maxime qui rappelle que la réalité n’est jamais aussi simple qu’elle n’y paraît, et que les vérités que l’on croit posséder ne sont souvent qu’une partie de l’équation. Mais, combien sont prêts à admettre que certains sujets leur échappent ? Combien sont capables de dire « Je ne sais pas » ou encore « Ce n’est pas mon domaine de compétence » ? Très peu, malheureusement.

Nous vivons dans un monde où l’opinion de chacun semble pouvoir rivaliser avec le savoir, où une recherche rapide sur internet nous transforme en « experts » en un clin d’œil. Et c’est là que le bât blesse : nous confondons information et connaissance, et pire encore, nous croyons que l’accumulation d’informations équivaut à la sagesse. Or, la véritable sagesse, c’est aussi — et surtout — la capacité à reconnaître les limites de son savoir, à savoir quand se taire, à prendre du recul face à des sujets que l’on ne maîtrise pas.

Dans nos sociétés, la « fausse sagesse » est devenue une norme. Elle prend la forme de discussions enflammées sur des sujets complexes, des prises de position fermes sur des questions dont les détails échappent à la majorité. Les réseaux sociaux amplifient cette tendance. Chacun a quelque chose à dire, peu importe si cela est fondé ou non. Nous sommes tous devenus des spécialistes auto-proclamés, dotés de certitudes sur la santé, la politique, l’éducation, et même des domaines scientifiques complexes. Mais cette sagesse autoproclamée n’est souvent qu’un miroir reflétant notre peur d’avouer que nous ignorons beaucoup de choses.

Le chemin vers la véritable sagesse

Alors que faire face à cette prolifération de « fausses sagesses » ? La première chose serait de réapprendre l’humilité. Savoir admettre que nous n’avons pas toutes les réponses et que, parfois, l’abstention est une vertu. Rien n’est plus noble que de reconnaître ses propres limites, de dire « je ne sais pas » ou encore « je dois m’informer avant de donner mon avis ». C’est là que se trouve la véritable sagesse : dans la reconnaissance de l’étendue de notre ignorance.

Ensuite, il est crucial de retrouver le goût du silence. Ce n’est pas parce que nous avons une opinion que celle-ci mérite d’être exprimée à tout prix. Le monde n’a pas besoin de plus de bruit, il a besoin de plus de réflexion, de plus de nuances. Se taire, ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est un signe de maturité. L’abstention face à ce que nous ne comprenons pas totalement est, en réalité, un acte de courage.

Nous devons également valoriser ceux qui prennent le temps de comprendre avant de parler. La sagesse, la vraie, ne se trouve pas dans la vitesse à laquelle on réagit à l’actualité ou à la capacité à trancher sur des sujets complexes sans nuances. Elle se trouve dans l’écoute, la réflexion et la capacité à s’entourer de personnes qui en savent plus que nous.

Ainsi, le chemin vers la véritable sagesse commence par la remise en question de cette « fausse sagesse » qui nous envahit. Reconnaître nos limites, s’abstenir de parler sur des sujets que l’on ne maîtrise pas, et admettre que derrière chaque chose il y a autre chose que nous ne comprenons peut-être pas encore. C’est seulement ainsi que nous pourrons réellement prétendre à cette sagesse tant recherchée, qui ne se nourrit pas de certitudes, mais d’humilité et de silence.

Fousseni Togola 

3 octobre 2024 0 comments
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