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Violence sur les Campus : exclusion définitive d’étudiants à l’USSGB

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Dans un communiqué officiel émis par le Recteur par intérim de l’Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako (USSGB), en date du 27 février 2024, une décision sans appel a été prise concernant l’exclusion définitive de certains étudiants de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG).

Cet arrêt, basé sur des fondements légaux incluant la Constitution et des décrets gouvernementaux, fait suite à une réunion de la commission de discipline de l’USSGB tenue le 25 janvier 2024. La décision rendue entérine l’exclusion définitive des étudiants dont les noms ont été mentionnés, pour des actes jugés incompatibles avec la conduite attendue d’un membre de l’institution.

Parmi les sanctions prononcées, on compte notamment l’exclusion définitive de plusieurs étudiants, dont Boubacar Coulibaly, Diatrou Diarra, Abdoulaye Traoré, Siré Lohan Dioni, et Mademoiselle Siraboula Kanté. Aussi il faut noter une interdiction formelle d’accès aux locaux de leur établissement respectif. 

Suspension des activités de l’AEEM au niveau secondaire 

Les motifs invoqués pour cette exclusion comprennent la découverte d’armes à feu et d’objets dangereux dans les locaux universitaires, ainsi que des comportements violents sur le campus universitaire de Badalabougou au cours de l’année précédente.

Parallèlement à ces mesures disciplinaires, une suspension des comités syndicaux au niveau des établissements secondaires a été annoncée, par le ministre de l’Éducation nationale, dans un communiqué en date du 1er mars 2024. Des incidents violents impliquant l’utilisation d’armes à feu lors du renouvèlement des Comités de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) dans plusieurs lycées, dont le lycée Ba Aminata Diallo, le lycée Askia Mohamed, le lycée technique de Bamako et le lycée Kalilou Fofana de Bougouni, ont motivé cette décision.

Le ministère de l’Éducation nationale a exprimé une « vive préoccupation face à ces évènements », soulignant l’importance d’un environnement d’apprentissage sûr et propice. Par conséquent, les activités de l’AEEM des établissements de l’enseignement secondaire sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, afin de protéger le personnel enseignant et les apprenants des perturbations liées à la violence.

Pacification de l’espace universitaire 

Cette série de mesures, bien que controversée, fait suite à la suspension des activités de l’AEEM, le 28 février dernier par le ministre de l’Éducation nationale. Cela après des cas de violences avérés. 

Ces différentes mesures du gouvernement malien témoignent des efforts déployés pour maintenir l’ordre et la sécurité au sein des institutions éducatives du Mali, dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de discipline et de gestion des conflits.

Depuis quelques années, les autorités maliennes travaillent à la pacification de l’espace universitaire à travers plusieurs parmi lesquels l’installation de poste de police, mais aussi des patrouilles. Malgré tout, la violence continue d’avoir la peau dure dans cet espace. 

Bakary Fomba

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