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6ème rapport du GIEC sur le climat
A la UneClimat et environnement

2025 : vers la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire

by Fousseni TOGOLA 11 décembre 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Alors que la planète vient d’enregistrer son troisième mois de novembre le plus chaud jamais mesuré, les données de Copernicus confirment que 2025 s’achemine vers la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire moderne. Malgré un léger répit après les records de 2023 et 2024, la Terre reste durablement installée au-dessus de +1,5 °C sur de nombreux mois, ouvrant une nouvelle ère climatique dont l’Afrique subit déjà les premiers chocs.

L’année 2025 s’achemine vers un nouveau record climatique. Selon les dernières données du service européen Copernicus, elle devrait devenir la deuxième ou la troisième année la plus chaude jamais mesurée, frôlant de très près le seuil de +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Une tendance qui confirme la dérive accélérée du système climatique mondial.

Un mois de novembre exceptionnellement chaud

En novembre, la planète a enregistré une température moyenne de 14,02 °C, soit 0,65 °C au-dessus de la référence 1991-2020. Ce mois se classe comme le troisième novembre le plus chaud jamais observé. Plus inquiétant encore : il affiche +1,54 °C par rapport au niveau préindustriel – un dépassement ponctuel du seuil fixé par l’Accord de Paris.

Ce mois vient clore une séquence où 28 mois ont déjà dépassé le seuil de +1,5 °C, dont une série quasi continue entre juillet 2023 et avril 2025.

2025, une année presque « à égalité » avec 2023

Sur la période janvier–novembre 2025, l’anomalie globale atteint +0,60 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, équivalant à +1,48 °C par rapport à 1850-1900. Des valeurs identiques à celles de 2023, désormais confirmées comme la deuxième année la plus chaude de l’histoire moderne. Résultat : il est désormais quasiment certain que 2025 terminera deuxième ou troisième, derrière 2024, année la plus chaude jamais enregistrée.

En moyenne glissante, sur les douze derniers mois, la planète reste à +1,49 °C au-dessus de l’ère préindustrielle – signe que la tendance de fond demeure extrêmement élevée malgré un léger ralentissement après le pic record de 2023-2024.

Des contrastes régionaux, mais une planète surchauffée

Entre septembre et novembre, la planète a enregistré sa troisième saison d’automne la plus chaude, avec une anomalie de +0,67 °C. En Europe, la tendance est similaire : l’automne 2025 se classe quatrième depuis le début des mesures.

En Europe, novembre a été le cinquième plus chaud jamais mesuré, particulièrement en Europe de l’Est, en Russie et dans les Balkans. À Kiev, il s’agit même du quatrième novembre le plus chaud de l’histoire.

Mais les anomalies les plus extrêmes se sont concentrées ailleurs :

  • Nord du Canada et Arctique eurasien : jusqu’à +7 °C au-dessus des normales, accompagnés d’une forte perte de glace de mer.
  • Antarctique oriental : plus de +4 °C d’anomalie dans certaines zones.
  • Pacifique Nord, mer de Corail, Atlantique Sud, Méditerranée : des eaux de surface exceptionnellement chaudes, par endroits à des niveaux record.

À l’inverse, le nord de la Sibérie, certaines régions d’Inde, d’Afrique australe et d’Australie ont enregistré des températures inférieures aux moyennes, témoignant de la persistance de fortes disparités régionales.

Un pas de plus vers un monde au-delà de +1,5 °C

La température moyenne des mers entre 60°S et 60°N atteint 20,42 °C en novembre, soit 0,29 °C de plus que la référence 1991-2020. C’est la quatrième valeur la plus élevée jamais enregistrée pour un mois de novembre.

Le Pacifique Nord, la mer de Norvège et la mer de Corail affichent des valeurs record, contribuant directement à la chaleur atmosphérique globale.

Même si 2025 ne franchira peut-être pas le seuil annuel de +1,5 °C, Copernicus estime que la période 2023–2025 dépassera en moyenne ce seuil pour la première fois.
Un symbole lourd de sens : la planète s’installe durablement dans un climat plus chaud, plus instable, où les records deviennent la norme.

Un avertissement climatique supplémentaire

Après les records successifs de 2023 et 2024, le quasi-record de 2025 confirme une dynamique profondément préoccupante. Le franchissement récurrent du seuil de +1,5 °C « mois par mois » montre que la fenêtre pour stabiliser le réchauffement se referme brutalement.

En attendant les discussions de la COP32 prévue en Éthiopie, une chose est sûre : 2025 restera comme l’un des marqueurs les plus sévères du basculement climatique mondial.

F. Togola 

11 décembre 2025 0 comments
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Crise climatique
ActuClimat et environnement

Climat : l’Afrique entre urgences, solutions et bataille de l’information

by Chiencoro 10 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

À l’issue d’une année 2025 marquée par des crises climatiques à répétition, experts, institutions et scientifiques réunis par Africa 21 appellent à renforcer les systèmes d’alerte précoce, accélérer l’adaptation et préparer une COP32 « africaine » stratégique – tout en se prémunissant contre la montée de la désinformation.

Inondations meurtrières au Nigeria, cyclones au Mozambique, sécheresse historique au Maroc… Le bilan climatique 2025 présenté lors du premier « Rendez-vous de l’environnement » organisé par Africa 21, un consortium de journalistes spécialistes des questions environnementales, est sans appel.

« Sur les huit premiers mois de 2025, l’écart thermique mondial était déjà de +1,42 °C », rappelle Brigitte Perrin, responsable communication de l’OMM. Malgré un épisode La Niña, les extrêmes se multiplient.

Le continent paie un lourd tribut :

  • Nigeria – 207 morts lors des inondations de mai.
  • RDC – 165 morts après les crues d’avril.
  • Afrique du Sud – 15 000 déplacés en juin.
  • Maghreb – 7e année consécutive de sécheresse au Maroc.

« L’Afrique n’est pas victime, elle est porteuse de solutions »

Pour Durrel Halleson du WWF Afrique, la réalité est double : « Les effets sont là, mais les solutions aussi. Les Africains veulent être perçus comme porteurs de réponses. »

Du bassin du Congo à la Grande Muraille Verte, en passant par les innovations agricoles au Cameroun, les intervenants soulignent la montée en puissance d’initiatives locales efficaces.

Même constat pour Dr Al Hamndou Dorsouma (BAD), qui insiste sur les opportunités du continent :

  • 45 % du potentiel mondial en énergies renouvelables,
  • 65 % des terres arables encore disponibles,
  • le plus grand puits de carbone planétaire : le bassin du Congo,
  • une urbanisation rapide permettant d’« éviter les erreurs du Nord ».

Adaptation : la bataille cruciale

La Banque africaine de développement rappelle que 9 des 10 pays les plus vulnérables au monde sont africains, dont le Tchad et la RDC. Elle oriente désormais 60 % de son financement climatique vers l’adaptation, notamment via :

  • un programme de 25 milliards USD,
  • un guichet d’action climatique ayant financé 41 projets en 2024.
  • L’OMM met en avant l’initiative « Alerte précoce pour tous », qui a déjà permis de doubler en 10 ans le nombre de pays africains dotés de systèmes d’alerte.

COP30 : avancées, déceptions et enjeux pour la COP32

Présent à Belém, le WWF rappelle les acquis :

  • Triplement du financement de l’adaptation à horizon 2035,
  • Adoption de 159 indicateurs mondiaux pour mesurer l’adaptation,
  • Reconnaissance du rôle des femmes, peuples autochtones et communautés afrodescendantes,
  • Engagements financiers pour les forêts (notamment 5,5 milliards USD pour les forêts tropicales).

Mais deux dossiers restent bloqués :

  • la sortie des énergies fossiles,
  • un accord global sur les forêts, repoussé à la COP31.

COP32 en Éthiopie : à l’Afrique de prendre le leadership

« Chaque fois qu’une COP se tient en Afrique, on annonce une “COP africaine”. Mais cette fois, il faut qu’elle le devienne réellement », insiste le WWF.

Les priorités africaines déjà identifiées : une architecture financière adaptée, un accès simplifié au financement climatique, une transition énergétique juste, une valorisation des solutions africaines (Congo, énergie, agriculture).

Pour la BAD, l’Afrique doit aussi évaluer ses propres initiatives lancées depuis Paris 2015.

L’autre menace : la désinformation climatique

Brigitte Perrin (OMM) alerte : « Une vague de désinformation climatique s’abat sur l’Afrique. Elle touche d’abord l’Afrique anglophone, puis gagnera l’Afrique francophone. »

Avec l’IA générative, les fake news climatiques explosent. En réponse, la COP30 a adopté la Déclaration sur l’intégrité de l’information, soutenue par l’UNESCO et l’OMM.

La BAD rappelle, de son côté, ses engagements, à savoir: un premier Fonds pour les forêts du bassin du Congo (2008), 6,5 milliards USD pour la Grande Muraille Verte, le soutien à la restauration des terres et des écosystèmes.

Concernant les mangroves, essentielles au littoral ouest-africain, il n’existe pas encore d’initiative mondiale dédiée, mais de nombreux projets nationaux sont en cours (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria…).

Entre urgence et action, l’Afrique se prépare

Le tableau dressé est grave, mais les intervenants restent optimistes. Le continent dispose d’atouts majeurs, d’une société civile active, de chercheurs reconnus et d’un dynamisme institutionnel renforcé par l’arrivée de nouveaux sièges onusiens à Nairobi.

La COP32 offrira une vitrine unique pour porter une vision africaine du climat – à condition que les gouvernements s’organisent, que les médias s’arment face à la désinformation, et que les partenaires internationaux jouent enfin leur rôle.

Chiencoro Diarra 

10 décembre 2025 0 comments
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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce, évoque la Taxe spéciale de solidarité Mali.
ActuÉconomie

1ère édition de la Journée nationale des exportations du Mali : Booster le savoir-faire national en vue de l’exporter davantage.

by Sidi Modibo Coulibaly 10 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Depuis quelques années, le Mali s’impose sur la scène internationale dans plusieurs secteurs. Celui de l’exportation des produits nationaux ne fait pas exception. Pour valoriser davantage ce secteur, le gouvernement a institué, par le Décret n°2023-0697/PT-RM du 24 novembre 2023, la Journée nationale des exportations. Et la première édition de cette journée a été organisée le dimanche 07 décembre 2025.

Célébrée au Centre international des conférences de Bamako, la journée a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, représentant le Premier ministre. C’était en présence des membres du gouvernement, des représentants du Conseil national de la Transition (CNT), des représentants des institutions de la République, de chefs de missions diplomatiques et de partenaires techniques.

La Türkiye est l’invitée d’honneur et la Fédération de Russie l’invitée spéciale. Cette première édition a regroupé des acteurs de plus de quarante (40) filières, des centaines d’exposants, des coopératives, des jeunes entrepreneurs et des partenaires engagés dans la transformation du Made in Mali. De l’agriculture à l’artisanat, du coton au lithium, le Mali a révélé son potentiel et confirme son ambition d’être une force économique en Afrique et au-delà.

Des stands d’exposition et des panels tenus

Dans les stands, des transformateurs, artisans, industriels et porteurs d’initiatives locales ont exposé la diversité et la richesse des produits « Made in Mali », c’est-à-dire fabriqués au Mali par des Maliens. Cette exposition, véritable vitrine du génie créateur national, a illustré le potentiel immense d’un pays qui entend désormais produire, transformer et exporter davantage selon les principes du développement endogène.

En plus de ces stands, des panels de haut niveau se sont tenus. Le ton a été donné par celui qui a réuni le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, et celui de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, avec comme thème : « Développement endogène : défis et opportunités pour la promotion des exportations ». Les échanges ont mis en lumière les leviers indispensables pour transformer le potentiel malien en richesse durable.

De la production à l’exportation, les intervenants ont insisté sur l’importance de la transformation locale, de l’accès au financement, de la logistique modernisée et de la montée en gamme des produits maliens. Un second panel a été animé par Sidi Dagnoko, vice-président délégué du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), et Dr Ibrahim Togola, président de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM). Ce panel avait deux thèmes. Le premier, illustré par les filières du karité et de l’anacarde, était : le rôle et l’engagement des femmes et des jeunes entrepreneurs comme catalyseurs clés du développement économique — illustré par les filières du karité et de l’anacarde.

Le second a porté sur les enjeux stratégiques d’intégration des produits maliens sur les marchés extérieurs, notamment le cas de la mangue. Les débats ont mis en exergue la nécessité de renforcer la transformation locale ; l’importance des normes et de la qualité pour conquérir de nouveaux marchés ; le rôle déterminant des femmes et des jeunes dans la chaîne de valeur ; l’opportunité de structurer les filières pour accroître la compétitivité internationale.

Le « Made in Mali » à la conquête du monde

La tenue de cette première édition de la Journée nationale des exportations fait suite à une série de participations du Mali à de grandes rencontres commerciales internationales. À titre d’illustration, durant les trois derniers mois de l’année 2025, le Mali a rayonné sur plusieurs toits : Chine, États-Unis d’Amérique, Japon.

En Chine, le Mali a, du 05 au 10 novembre 2025, participé à la 8ᵉ Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE 2025) à Shanghai. Cette participation lui a permis de mettre en lumière les produits agroalimentaires (sésame, huiles végétales, fruits de baobab, etc.) ; les produits cosmétiques (crèmes et savons à base de karité, shampoings, etc.) ; l’artisanat d’art (textiles, bijoux et accessoires, produits de maroquinerie, etc.) ; les opportunités d’affaires au Mali.

Du 29 au 30 octobre 2025, il a participé à la 1ère édition de la Foire internationale de l’agrobusiness et de l’industrie manufacturière (FIAM 2025), tenue au Nebraska (USA). Une participation qui a permis au Mali de consolider son image à l’international, de découvrir les bonnes pratiques en matière d’agro-industrie et d’envisager la signature de protocoles de collaboration avec le Nebraska Food Innovation Center, la Chambre de commerce de Grand Island et l’International Agrobusiness Initiative (IAI).

Auparavant, du 13 avril au 13 octobre 2025, il avait pris part à l’Exposition universelle Osaka 2025, marquant une présence forte et productive au sein du site d’exposition.

En six mois, le pavillon du Mali s’est imposé comme l’un des espaces les plus visités, attirant un flux constant de visiteurs, curieux de découvrir la richesse culturelle, artisanale et économique du pays. Nos 25 artisans, installés au cœur du Bazar malien, ont su valoriser le savoir-faire national à travers la qualité et l’authenticité de leurs produits, réalisant d’excellentes performances commerciales avoisinant des centaines de millions de francs CFA.

Il faut signaler que la journée s’est clôturée par un dîner dénommé « Nuit des exportateurs », au cours duquel onze (11) lauréats ont été distingués pour leurs performances remarquables dans divers domaines de l’exportation. C’était sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, qui, lui-même, avait reçu, à l’ouverture de la journée, un prix spécial de la part des interprofessions des différentes filières de l’offre exportable du Mali. Un prix qui lui a été décerné pour saluer son leadership et son engagement constant en faveur de la compétitivité des filières.

SMC

10 décembre 2025 0 comments
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Photo de famille de clôture du SIAMA
A la UneSeko ni Donko

SIAMA 2025 : Les rideaux sont tombés sur une édition d’unité et de renaissance culturelle

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La 5e édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) s’est clôturée ce samedi 6 décembre 2025, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. La cérémonie s’est déroulée en présence de délégations nationales et internationales, dont Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ainsi que plusieurs représentants institutionnels et diplomatiques.  

S’inscrivant dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta,  cette édition s’est tenue du 27 novembre au 7 décembre 2025. Elle a porté sur le thème « Artisanat vecteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Ce qui affirme la place centrale de l’artisanat dans la construction nationale et la préservation des valeurs culturelles.  

Une édition marquée par l’ouverture et la diversité

Avec plus de 550 stands, des milliers de visiteurs et 1118 exposants venus de 16 pays, le SIAMA a confirmé son rôle de vitrine internationale. L’artisanat s’est imposé comme pilier de la souveraineté économique du Sahel, en mettant en avant la créativité et le savoir-faire des artisans maliens et étrangers. La diversité des œuvres exposées a illustré la richesse des traditions et l’ouverture du Mali au monde.  

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de nombreux prix. Le Prix de l’innovation a été remporté par Karim Traoré, tandis que le Prix de la créativité a été attribué à Sidibé Modibo. Ces distinctions ont mis en lumière l’ingéniosité et la vitalité des artisans. Toute chose qui confirme que l’artisanat est un moteur de développement et un vecteur de cohésion sociale.  

Des récompenses pour valoriser les talents

Le SIAMA a également honoré plusieurs artisans et structures à travers une série de prix. Le Prix ODEPA a distingué Awa Samaké comme meilleur jeune avec une récompense de 500 000 francs CFA, tandis que Fatoumata Kanouté a reçu une enveloppe de 150 000 francs CFA. Le Prix de l’environnement a été attribué à Bosongo Patrice, suivi d’Ousmane Coulibaly et de Traoré Mahamadou Elmehdi.  

Fin du SIAMA 2025
Fin du SIAMA 2025 au Mali. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La meilleure femme artisane, Madame Kadidia Nienta, a été récompensée par une enveloppe de 500 000 francs CFA. Les prix régionaux ont distingué Menaka (3e), Sikasso (2e) et Kayes (1er), avec des enveloppes allant de 250 000 à 750 000 francs CFA. Ces distinctions ont renforcé la reconnaissance des talents locaux et la valorisation des régions dans la dynamique artisanale nationale.  

Mode, innovation et créativité à l’honneur

Le concours de défilé de mode a également marqué cette édition. Bandiagara a obtenu le 3e prix, Rive gauche Bamako le 2e prix, et Rive droite Bamako le 1er prix avec un trophée et une récompense de 750 000 francs CFA. Ces distinctions ont montré que l’artisanat s’exprime aussi dans la mode, en alliant tradition et modernité.  

Le Prix de l’innovation a consacré Karim Traoré avec une enveloppe d’un million de francs CFA. Le Prix de la créativité a récompensé Anara Ag Ismaël (3e), Ouedrago Rosaline (2e) et Sidibé Modibo (1er). Ces prix ont mis en avant la capacité des artisans à inventer, à transformer et à donner une nouvelle dimension à l’artisanat malien.  

Une reconnaissance internationale

Le SIAMA a également distingué les meilleurs stands pays. Le Niger a obtenu le 3e prix, le Burkina Faso le 2e prix et le Mali le 1er prix avec une récompense de 1 500 000 francs CFA. Le Maroc, invité spécial, a reçu un prix spécial remis par le ministre de l’Artisanat. Ces distinctions ont illustré l’ouverture du Mali et son rôle de carrefour culturel et économique dans la sous-région.  

La présence du Président de la chambre des métiers de la région Rabat-Salé-Kénitra et du Président de l’APCMM a renforcé la dimension internationale de l’événement. Les pays invités d’honneur, le Burkina Faso et le Niger, ont témoigné de la coopération régionale et de l’importance de l’artisanat comme vecteur de rapprochement entre les peuples.  

L’artisanat, colonne vertébrale de la souveraineté

Le ministre Mamou Daffé a salué le succès de cette édition, symbole d’unité et de renaissance culturelle. Il a rappelé que consommer local demeure une voie essentielle pour renforcer l’identité nationale et la cohésion sociale. L’artisanat, selon lui, est la colonne vertébrale de la souveraineté économique du Sahel et un outil de résilience face aux défis contemporains.  

Cette édition a montré l’engagement des artisans à travers leurs œuvres et l’affluence exceptionnelle du public. Attendu à 500 visiteurs, le salon a largement dépassé les prévisions, confirmant l’intérêt croissant des populations pour l’artisanat. Le SIAMA s’est imposé comme un espace de rencontre, de partage et de construction collective, démontrant que l’unité et le consommer local sont des clés pour bâtir un avenir meilleur.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Pinceaux unis pour le Mali
ActuSeko ni Donko

Les Pinceaux unis pour le Mali : un projet artistique au service de la cohésion sociale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 9 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Musée national du Mali a abrité, ce samedi 6 décembre 2025, le vernissage des fresques murales « Les Pinceaux unis pour le Mali ». L’événement a été présidé par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. Membres du cabinet, créateurs et passionnés d’art se sont réunis pour saluer l’engagement des jeunes artistes visuels maliens.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par  le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, elle a mobilisé une quinzaine de jeunes talents autour de fresques murales. Ces œuvres traduisent des valeurs essentielles : solidarité, unité, paix et cohésion sociale, tout en affirmant l’identité nationale par l’art.  

Une galerie à ciel ouvert dans Bamako

La fresque présentée au Musée national représente l’ultime étape d’un parcours artistique qui a transformé Bamako en une véritable galerie à ciel ouvert. Les fresques ont été réalisées dans des lieux stratégiques de la capitale, tels que la porte d’entrée de l’Aéroport, l’échangeur de Yirimadio, l’échangeur Babemba, la Mairie de la Commune II à Missira, ainsi que l’échangeur situé face à la Cité Administrative. Chacun de ces espaces est désormais marqué par une œuvre porteuse de message.  

Ces fresques interpellent les passants et rappellent les valeurs de paix et de cohésion sociale. Elles ne se limitent pas à un rôle décoratif, mais incarnent une volonté de dialogue et de sensibilisation. En choisissant des lieux emblématiques, les organisateurs ont voulu que l’art soit accessible à tous, qu’il devienne un langage universel au cœur de la ville. Bamako se voit ainsi parée de couleurs qui reflètent l’esprit d’un Mali solidaire.  

La jeunesse au cœur de la création

En réunissant une quinzaine de jeunes artistes visuels, le projet met en lumière la vitalité et la créativité de la jeunesse malienne. Ces fresques ne sont pas seulement des œuvres esthétiques, elles sont aussi des messages citoyens. Elles traduisent les aspirations d’une génération qui croit en la force de l’art pour rapprocher les communautés et apaiser les tensions. Les pinceaux deviennent des instruments de dialogue et de fraternité.  

L’engagement des artistes illustre la détermination d’une jeunesse consciente de ses responsabilités. Ces créateurs souhaitent contribuer à l’édification d’un Mali solidaire, où l’art joue un rôle central dans la construction d’un avenir commun. Leur travail témoigne d’une volonté de dépasser les clivages et de promouvoir une identité nationale inclusive. Les fresques deviennent ainsi des symboles d’un patriotisme renouvelé et d’une créativité partagée.  

Une reconnaissance institutionnelle et citoyenne

Le vernissage au Musée national n’a pas seulement été une célébration artistique, mais également un acte de reconnaissance envers ces jeunes talents. En présence des autorités et des passionnés d’art, l’événement a souligné l’importance de la culture comme vecteur de cohésion sociale et de patriotisme. Les fresques, par leur diversité et leur puissance visuelle, témoignent de la richesse des imaginaires maliens et de la capacité de l’art à incarner les valeurs nationales.  

Cette reconnaissance institutionnelle renforce la place des jeunes artistes dans le paysage culturel du pays. Elle traduit la volonté des autorités de soutenir la créativité et d’encourager l’expression artistique comme outil de rassemblement. Les fresques deviennent ainsi des repères visuels et symboliques, capables de fédérer les citoyens autour d’un idéal commun. L’art se révèle être un puissant levier de cohésion et de dialogue social.  

Un témoignage durable de la créativité malienne

Ensemble, ces fresques murales forment un parcours artistique qui dépasse la simple expression plastique. Elles constituent un témoignage durable de la créativité malienne et de la volonté collective de bâtir un avenir commun. Le Musée national, en accueillant cette dernière étape, devient le point d’orgue d’un projet qui associe culture, patriotisme et cohésion sociale.  

Avec « Les Pinceaux unis pour le Mali », l’art s’affirme comme un vecteur de paix et d’unité. Les couleurs et les formes traduisent la beauté d’une nation rassemblée autour de ses valeurs. Ce projet démontre que l’art peut être un langage universel, capable de transcender les différences et de renforcer l’identité nationale. Les fresques resteront comme un héritage visuel et citoyen, rappelant la force de l’unité et de la solidarité.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

9 décembre 2025 0 comments
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Des morts au sahel
ActuOpinion

Dans le rêve des chauffeurs disparus, la vérité d’un pays en mutation

by Sahel Tribune 9 décembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au cœur d’un songe à la manière de Dostoïevski, les morts du Sahel se tiennent aux côtés des vivants. Honorés par la Nation, trois chauffeurs tombés sur la route livrent une vérité douce et grave, tandis qu’une âme perdue révèle le drame d’une jeunesse manipulée. Dans ce storytelling où la conscience collective se voit sommée de choisir son destin, Mikaïlou Cissé nous livre un message important.

Il existe des moments où le réel devient si lourd qu’aucune pensée consciente ne suffit à le contenir. Alors, seul le rêve – fragile, flottant, mais d’une vérité implacable – parvient à éclairer ce que le jour dissimule.

C’est dans cet entre-deux, à la frontière de la veille et du sommeil, semblable à ce que Dostoïevski fait vivre à son « homme ridicule », qu’une scène m’est apparue : un lieu sans temps où les morts ne s’effacent pas, mais demeurent, silencieux, veillant sur les vivants.

Apparition des chauffeurs disparus : la Nation reconnaît ses fils

Ils étaient là. Trois hommes dont la mort venait d’être redressée par la communauté. Burkinabè, ivoirien, malien, hommes simples mais essentiels, ils furent ceux qui, dans l’ombre des débats politiques, portaient la charge vitale d’approvisionner tout un pays en carburant.

Pour certains, la route fut leur dernier souffle. Le décret n°2025-820/PT-RM, hommage rendu à vingt-sept chauffeurs tombés dans l’exercice de leur mission, ne s’est pas contenté de reconnaître un sacrifice. Il a réintégré ces morts dans la grande mémoire de la Nation, leur restituant place, dignité, sens.

Leur présence dans ce rêve n’avait rien de spectral. Ils étaient debout, paisibles, comme si la lumière qui les entourait témoignait du respect retrouvé.

Les trois témoignages : trois morts, trois vérités, une même Nation

Zongo fut le premier à parler. Sa voix n’était ni amère ni brisée. Elle portait la sérénité de celui qui a compris. Il évoqua la nuit où son camion avait cessé d’exister, quelque part dans une zone reculée du sud malien. « Je suis arrivé enfin, dit-il, lorsque ma mort a été reconnue. Ma mère, mes enfants ne sont plus seulement les miens. Ils appartiennent désormais à une Nation entière, qui les élève au rang de pupille. » 

Il semblait apaisé. Dans la pensée dogon, expliqua-t-il, la mort n’est pas un effacement. C’est un déplacement. Lorsque la société honore ses défunts, elle les sauve de la nuit sans mémoire.

Camara poursuivit avec une douceur infinie, celle d’un homme dont la mère a reçu une médaille portant son nom. Sa mort avait trouvé un sens dans la reconnaissance collective. La douleur était devenue transmission. Sa voix ressemblait à une bénédiction pour ceux qui restent.

Puis Cissé se tourna vers moi. Il raconta un pays qui recommence à respirer : les dépôts de carburant qui se reconstituent, les stations-service qui se stabilisent, les convois protégés qui reprennent la route. On sentait dans sa parole que leur sacrifice avait pavé la voie du progrès.

La route elle-même, disait-il, semblait vouloir la paix. Alors une quatrième silhouette apparut, hésitante, presque tremblante. Ce n’était pas un ancêtre paisible, mais un jeune homme perdu. Ses yeux n’exprimaient pas la mort, mais quelque chose de plus terrible : l’absence d’appartenance.

« Je suis mort aussi… mais personne ne m’attend », souffla-t-il. Sa vie avait basculé dans une lutte sans sens, manipulée, exploitée, avalée par la violence. Son errance était celle d’une génération désorientée, que certains nourrissent de colère pour l’utiliser comme instrument de destruction.

La réponse des chauffeurs : sagesse, responsabilité, lumière

Les trois chauffeurs se tournèrent vers lui, non pour condamner, mais pour élever. Ils lui parlèrent comme parlent les vieux sages du Sahel. Ils expliquèrent que la colère peut devenir conscience, que la rage peut devenir lucidité, mais seulement lorsqu’elle se met au service du bien commun. Ils dénoncèrent ceux qui manipulent le peuple, qui exploitent la souffrance des jeunes, qui alimentent les flammes du chaos pour étouffer l’espoir.

Cissé dit alors, d’une voix grave : « Ceux qui mangent dans le plat de ceux qui soufflent sur les braises de nos routes ne peuvent faire partie de la résistance. » Ces mots tombèrent comme un verdict moral, mais aussi comme un appel à la rédemption.

La révélation de la silhouette

La silhouette comprit. Elle comprit que sa mort n’était pas mémoire, mais rupture. Que les chauffeurs, eux, appartenaient désormais à la continuité du monde, nourrissant la Nation de leur sacrifice. Tandis que lui demeurait suspendu, sans lieu, sans sens, sans communauté.

Il découvrit ce contraste terrible :
– leur mort construisait,
– la sienne détruisait.
La lumière se referma autour de lui, comme pour lui montrer le chemin du retour à la dignité.

Retour à la réalité : un pays qui change

Lorsque le rêve s’effaça, la réalité reprit forme. Un Mali en mutation se tenait là, où les chauffeurs de carburant – vivants, debout – deviennent des acteurs essentiels de la souveraineté nationale.

Une société qui honore ses morts est une société qui élève son avenir. Le sacrifice de ces hommes s’inscrit désormais dans le mouvement profond d’un pays qui choisit de se reconstruire.

Ce rêve, à l’image de celui de l’« homme ridicule », était un avertissement : Le Mali doit choisir entre la responsabilité de la construction ou la confusion de la manipulation.

Car ces morts – burkinabè, ivoirien, malien – affirment d’une seule voix : Une Nation n’est grande que lorsqu’elle refuse de laisser mourir ses enfants, ni dans leur chair ni dans leur conscience. Et la silhouette errante renvoie un autre message : Un pays se détruit lorsque ses jeunes s’engagent dans des causes qui ne sont pas les leurs.

Ainsi va le Mali. Ainsi avance le vivant selon la sagesse dogon : non pas celui qui survit, mais celui qui construit.

Mikaïlou Cissé

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Bilan de la campagne agricole 2025 au Mali :  des résultats supérieurs à ceux de 2024

by Sidi Modibo Coulibaly 9 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

De tous les secteurs de développement d’un pays, l’agriculture occupe une place prépondérante. Il s’agit de l’agriculture et toutes les activités connexes que sont : l’élevage, la pisciculture, l’aquaculture, etc. En cette fin de campagne agricole 2025, les autorités nationales chargées du développement rural ont procédé à l’établissement du bilan. Il ressort de leur rencontre que les résultats obtenus sont supérieurs à ceux de la campagne agricole de 2024.

La rencontre qui s’est tenue, le jeudi 04 décembre 2025, a regroupé les cabinets des ministères de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, le commissariat à la sécurité alimentaire. Elle était présidée par le ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kelema, en présence de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, et du commissaire à la sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali. 

Au cours de la réunion, il a été présenté les réalisations suivantes: 11.452.540 tonnes de céréales ; 100.690 tonnes de viande ; 17.238 tonnes de lait collecté; et 120.382 tonnes de poissons. Des résultats nettement supérieurs à ceux de l’année 2024 au cours de laquelle il a été enregistré environ 11.010.851 tonnes de céréales, 569.300 tonnes de coton, 96.750 tonnes de viande contrôlée et 113.218 tonnes de poisson.

Ces résultats de l’année 2024 avaient été données, le jeudi 30 janvier 2025, lors des travaux de la 15ème session du conseil élargi de cabinet du secteur du développement rural (les deux départements ministériels et le commissariat à la sécurité alimentaire).

Les mesures ayant permis d’enregistrer des progrès

Pour obtenir ces résultats, le gouvernement avait pris les mesures qui s’imposaient. Ces mesures avaient été annoncées par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d’un point de presse tenu le mardi 24 juin 2025 à son département.

D’après le ministre, il s’agit, entre autres, de la mise à disposition des exploitants agricoles des intrants et équipements subventionnés ; du contrôle de qualité des intrants agricoles ; de la mise en valeur de 552.254 ha d’aménagements hydro-agricoles ; du renforcement des mesures de protection des cultures contre les ravageurs. En plus de ces aspects, il s’agit aussi de la promotion de l’agriculture contractuelle à travers le développement des Interprofessions ; du paiement du reliquat des recettes de coton graine dans un délai raisonnable aux producteurs de coton ; et du maintien du prix d’achat du coton graine à 300f CFA le kilogramme. 

Présent à ses côtés, le Président directeur général de la Compagnie malienne de développement textile ( CMDT), Kouloumegué Dembélé, a précisé que concernant le taux de réalisation de la campagne 2025-2026, les objectifs sont ambitieux avec une superficie totale de 672.000 ha, et le taux de réalisation est 38,03% contre 26,90% à la même période l’année précédente.

L’agriculture, une priorité du gouvernement 

Selon une étude publiée en février 2024 dans la revue « Pnas Nexus« ,  l’agriculture au Mali occupe 70 % de la population active et contribue à plus de 40 % du PIB ( produit intérieur brut). Elle représente la principale source de revenus pour 80 % des populations rurales et génère près de 30 % des recettes d’exportation. 

Le pays dispose de 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, dont seulement 4,5 % sont cultivés ; de 2,2 millions d’hectares aménageables, dont 23,5 % sont exploités ; de 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins, 63 millions de volailles ; de 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines. 

En outre, il dispose d’un potentiel de production piscicole d’environ 200 000 tonnes par an et d’un potentiel forestier de 100 millions d’hectares, dont 17 % sont aujourd’hui productifs, avec 7 millions de tonnes par an de potentiel de régénération naturelle. Pour mieux exploiter cet énorme potentiel au bénéfice des populations, le gouvernement l’a placé au cœur de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024-2033). Dans cette stratégie, il est inscrit comme projet structurant sous le nom de  « FARAFINNA JIGINƐ » qui signifie « Nourrir le Mali et la Sous-région ». 

Une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales

A signaler que selon le cadre harmonisé sur la situation alimentaire du pays en 2025 effectué, en novembre 2024, par les autorités maliennes et les partenaires internationaux en la matière,  1 470 114 millions de personnes au Mali seront en situation de crise alimentaire, avec 100 941 personnes en situation d’urgence. 

En d’autres termes, selon le programme alimentaire mondial (PAM), dans une publication en date du 17 mars 2025, le Mali sera confronté, en 2025, à une situation alimentaire tendue. Les bons résultats enregistrés par la campagne agricole de 2025 constituent une bouffée d’oxygène pour le Mali. 

Ils permettront de juguler cette prévision d’insécurité alimentaire en facilitant la mise en œuvre du plan national de réponses à l’insécurité alimentaire dont le budget est de 12 milliards de FCFA. Un montant qui est destiné à fournir une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales destinées aux populations les plus vulnérables, environ 11 500 tonnes de riz à la vente subventionnée et le reste pour soutenir les maraîchers, les pisciculteurs et les actions de restauration des terres dégradées. 

Sidi Modibo Coulibaly

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