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Les présidents des pays de l'AES
A la UneAnalyses

C-130 nigérian à Bobo : l’AES rappelle ses lignes rouges

by Sahel Tribune 8 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au lendemain de la tentative de changement de régime au Bénin et de l’intervention annoncée de la CEDEAO, l’atterrissage d’un appareil militaire nigérian dans l’espace AES sans autorisation rallume les tensions régionales. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent une intrusion et réaffirment leur doctrine de fermeté.

Le 8 décembre 2025, un avion militaire nigérian de type C-130 a été contraint de se poser en urgence à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. À bord, onze militaires — deux membres d’équipage et neuf passagers — que les autorités burkinabè ont pris en charge après l’atterrissage. Rapidement, les services compétents ont établi que l’appareil n’avait bénéficié d’aucune autorisation de survol du territoire, a expliqué sur les antennes de la télévision publique malienne (ORTM), le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, ce lundi 8 décembre. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple incident technique s’est transformé en affaire diplomatique.

Un survol non autorisé : la Confédération dénonce une violation

La Confédération des États du Sahel (AES), dans un communiqué ferme, a qualifié l’événement de « violation de l’espace aérien confédéral » et de « mépris du droit international et des règles d’aviation civile et militaire ». Signée par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne et président en exercice de l’AES, la déclaration met en garde contre de telles intrusions — dorénavant passibles d’une « neutralisation » si elles devaient se reproduire.

Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO et la constitution de la Confédération, en juillet 2024, la question de la maîtrise de l’espace aérien revêt une dimension presque identitaire. En décembre 2024, les chefs d’État sahéliens avaient d’ores et déjà ordonné la mise en alerte maximale des défenses aériennes et antiaériennes : tout aéronef non autorisé serait intercepté. L’incident de Bobo marque un nouveau test, avec, pour la première fois, une application concrète de cette doctrine.

Un contexte régional déjà tendu : le Bénin, le ciel qui vacille

La veille, le 7 décembre, le Bénin a été le théâtre d’une tentative de coup d’État. Un groupe de militaires s’est emparé brièvement de la télévision publique pour annoncer la dissolution du gouvernement, la suspension de la Constitution, et se proclamer « Comité militaire de refondation ». Le pouvoir serait remplacé, les frontières fermées, selon leurs déclarations. Mais l’armée loyaliste est rapidement intervenue : le ministre de l’Intérieur a affirmé que la mutinerie avait été « mise en échec » quelques heures plus tard.

Face à cette attaque contre l’ordre constitutionnel, la CEDEAO n’a pas tardé à réagir. Le bloc régional a condamné l’action comme « anticonstitutionnelle », a promis son soutien au gouvernement béninois et — de façon plus spectaculaire — a décidé le déploiement immédiat de sa force en attente pour « défendre la Constitution et l’intégrité territoriale » du pays.

Des avions et troupes, notamment du Nigeria, se sont mobilisés en urgence, marquant une intervention militaire rapide — un signal fort envoyé à toute la sous-région : la légitimité constitutionnelle reste une ligne rouge.

Un ciel ouest-africain en recomposition : rivalités, souveraineté, bloc Sahara

L’enchaînement des événements — le changement manqué de régime à Cotonou, l’intervention de la CEDEAO, puis l’atterrissage forcé du C-130 nigérian — fragilise encore un peu plus la confiance entre États voisins et redéfinit les frontières invisibles du pouvoir. Dans un contexte de crise sécuritaire, de retrait d’alliances traditionnelles, de recomposition institutionnelle, chaque incursion, chaque vol, chaque manœuvre aérienne se lit désormais comme un message politique.

Pour l’AES, l’affaire est symptomatique : le ciel, comme la terre, n’est plus un espace neutre. Il est devenu un marqueur de souveraineté, une frontière vivante, un enjeu stratégique. L’autorité confédérale s’affirme — imposant ses règles, brandissant sa capacité de coercition, rappelant que l’intégrité territoriale, même dans les airs, n’est pas négociable.

Reste à savoir comment Abuja — aux prises avec les incertitudes autour de l’intervention béninoise — interprétera la manœuvre du C-130 : simple urgence technique, audace militaire ou défi politique. Quoi qu’il en soit, le ciel de l’Afrique de l’Ouest vient de rappeler qu’il n’est plus un terrain d’ombre, mais un espace soumis à l’arbitrage des puissances terrestres.

A.D

8 décembre 2025 0 comments
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Application mobile Moncenou
ActuÉducation

Gestion de l’enseignement supérieur au Mali : La révolution digitale se poursuit 

by Sidi Modibo Coulibaly 8 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Depuis le lancement officiel, le vendredi 19 juillet 2024, par le Président de la transition, de la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État, tous les secteurs sont à pied d’œuvre. L’enseignement supérieur n’en fait pas exception. Il a adopté plusieurs plateformes digitales pour moderniser son système de gestion. La dernière en date est celle dédiée à la pré-inscription et l’inscription des bacheliers.

Plateforme 100% malienne, elle a été présentée à la presse, le mardi 02 décembre 2025, par le directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Fana Tangara,  qui était accompagné de  la directrice du Centre d’Intelligence Artificielle et de la robotique, Pr Sogoba Jacqueline Konaté. 

Plus de files d’attente pour les inscriptions

La nouvelle plateforme permettra aux étudiants de s’inscrire à distance, sans avoir à se déplacer. Pour s’inscrire, il suffit pour les bacheliers de se connecter à « campusmali.edu.ml » et de fournir les informations demandées. Et ce sont les bacheliers de 2025 qui ont l’honneur d’ouvrir le  » bal » du 1er décembre 2025 au 04 janvier 2026. Passé ce délai, ils devront attendre l’année universitaire suivante. 

Quant aux anciens bacheliers, des procédés seront mis en place pour leur basculement dans la plateforme. Cette pré-inscription à pour objectif d’obtenir, de centraliser et de rendre consultables toutes les données sur l’étudiant. De plus, cette nouvelle plateforme facilitera la vérification et l’accès des documents fournis par les universités, la gestion des bourses à l’étranger, les offres de formation, les équivalences de diplômes. 

Elle servira aussi les enseignants en ce sens que ceux-ci auront accès à leurs emplois du temps, au début des cours et à toutes les informations les concernant. Cette nouvelle plateforme vient renforcer le dispositif digital déjà existant qui a permis à l’enseignement supérieur d’économiser des sommes importantes.

Des solutions digitales déjà fonctionnelles

Le mardi 15 avril 2025 à la primature, il a été présenté au chef du gouvernement une série de solutions digitales relatives au secteur de l’éducation : enseignement fondamental et secondaire, enseignement supérieur. Les innovations concernant l’enseignement supérieur étaient le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI », l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion d’Université. Cette dernière solution digitale permet de centraliser et d’optimiser l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. A elle seules, elle  a permis au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs CFA. 

Le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI », l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion d’Université, le système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » sont les innovations qui vont permettre une gestion optimale et efficace de l’enseignement supérieur. 

Le progiciel de gestion intégrée dénommé « Cocktail+ CAMPUS MALI »  comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. C’est un portail qui facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines.

Quant à l’application mobile «Mon CENOU à domicile », elle est dédiée aux inscriptions, demandes de transport et d’assistance. Le Système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis. Le service « Cenou Kibaru », via le numéro SMS 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes. 

SMC

8 décembre 2025 0 comments
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Des billets de banque en FCFA
A la UneÉconomie

Dette historique : les pays pauvres paient 741 milliards de dollars de plus qu’ils ne reçoivent

by Chiencoro 8 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Alors que les pays en développement ont versé 741 milliards de dollars de plus qu’ils n’ont reçu en nouveaux financements entre 2022 et 2024, l’Afrique se retrouve en première ligne d’une crise de la dette sans précédent. Dans un contexte de taux d’intérêt élevés et de retrait des créanciers bilatéraux, la Banque mondiale apparaît comme le dernier rempart financier, notamment pour les pays les plus vulnérables du continent. Mais cette embellie pourrait n’être qu’une accalmie avant une nouvelle tempête.

La Banque mondiale s’impose désormais comme la principale source nette de financement pour les 78 pays les plus vulnérables du globe, selon le Rapport sur la dette internationale 2025. Entre 2022 et 2024, les pays en développement ont remboursé 741 milliards de dollars de plus qu’ils n’ont reçu en nouveaux financements — un record absolu depuis un demi-siècle. Et l’Afrique, particulièrement l’Afrique de l’Ouest, se trouve au cœur de ce séisme financier.

Un continent pris dans l’étau financier mondial

L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée par l’érosion brutale de l’accès au crédit international. Dans plusieurs pays, les marges budgétaires se sont évaporées sous l’effet combiné d’un effondrement des recettes d’exportation, d’une inflation persistante et d’un isolement diplomatique accru.

Selon la Banque mondiale, la dette extérieure des pays à faible et moyen revenu a atteint 8 900 milliards de dollars en 2024. Sur ce total, 1 200 milliards concernent les pays les plus pauvres — dont une majorité d’États africains.

Les taux d’intérêt sur les nouveaux emprunts restent prohibitifs : près de 10 % en moyenne en 2024, soit deux fois le niveau d’avant 2020. Une réalité particulièrement pénalisante pour des pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso, dont l’accès aux marchés financiers s’est considérablement réduit à la suite des changements politiques des dernières années.

Les États africains pris dans un carrefour géopolitique et financier

Selon le rapport, plus de la moitié des pays africains disposant de données complètes ont vu leur dette intérieure croître plus vite que leur dette extérieure en 2024, accentuant le « nexus souverain-bancaire » : les banques locales préfèrent acheter des titres publics plutôt que financer le secteur privé, paralysant l’investissement productif.

Dans certains États sahéliens, l’impact humain est déjà visible : la Banque mondiale estime que dans les 22 pays les plus endettés du monde, 56 % des habitants ne peuvent pas assurer une alimentation saine. 

Malgré la brutalité de ces chiffres, 2024 a apporté un sursaut :

  • 90 milliards de dollars de dette ont été restructurés dans les pays en développement, un record depuis 2010.
  • Les investisseurs obligataires ont effectué un retour remarqué, injectant 80 milliards de dollars nets dans les pays en développement.

Ce retour, toutefois, ne concerne quasiment pas l’Afrique de l’Ouest, où les risques politiques et sécuritaires découragent les investisseurs. Les pays plus diversifiés — Côte d’Ivoire, Sénégal, Kenya — ont pu émettre de nouveaux eurobonds. 

La Banque mondiale devient le principal filet de sécurité

Face à cette contraction des financements, une réalité s’impose :
➡️ En 2024, la Banque mondiale a fourni 18,3 milliards de dollars de financements nets aux pays IDA, plus que tout autre bailleur.
➡️ À cela s’ajoutent 7,5 milliards de dollars de dons, un sommet historique.

Cette position dominante s’explique par le retrait massif des créanciers bilatéraux (–8,8 milliards de dollars nets).

Pour de nombreux pays africains, la Banque mondiale demeure désormais l’un des très rares canaux d’accès à des ressources à faible coût. Dans certains cas, elle représente même le seul créancier disposé à restructurer ou prolonger des échéances.

Un risque de “sommeil vers la crise”

Les experts de la Banque mondiale restent alarmistes. « Les pays en développement ne doivent pas se laisser tromper : ils ne sont pas hors de danger », prévient Indermit Gill, économiste en chef de l’institution. Malgré la baisse récente des taux mondiaux, la dette continue de croître sous des formes « nouvelles et pernicieuses ».

L’institution appelle les gouvernements africains à profiter de la courte fenêtre actuelle pour réformer leurs finances publiques et renforcer la transparence de leur dette. Sans cela, un nouveau choc — géopolitique, climatique ou économique — pourrait déclencher une crise plus grave que celle de 2020-2024.

Les perspectives africaines restent pourtant fragiles.

  • La croissance demeure freinée par l’insécurité, la volatilité des matières premières et le climat d’incertitude politique.
  • L’Afrique de l’Ouest, malgré des pôles dynamiques (Côte d’Ivoire, Ghana stabilisé, Nigeria en transition), reste vulnérable aux chocs externes.

À défaut de transformer l’embellie actuelle en réformes durables, l’ensemble du continent pourrait replonger dans une crise de la dette systémique — dont l’impact humain serait considérable.

Chiencoro Diarra 

8 décembre 2025 0 comments
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Palais de la Marina
A la UneAnalyses

Bénin : Talon sous escorte régionale

by Sahel Tribune 7 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En ordonnant le déploiement immédiat d’une force régionale pour soutenir le président Patrice Talon après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, la CEDEAO veut éviter qu’un nouveau domino ne tombe dans la région. Mais derrière cette démonstration de fermeté se joue une autre bataille : celle de la survie du dernier régime civil encore debout dans une Afrique de l’Ouest gagnée par la tentation des ruptures militaires. À Cotonou, le vent du Sahel a soufflé — et même s’il a été contenu, il a révélé l’essoufflement d’un modèle démocratique à bout de souffle.

La riposte a été immédiate. Moins de vingt-quatre heures après la tentative de changement de pouvoir manquée contre le président Patrice Talon, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sorti la carte de la fermeté. Dans un communiqué publié ce dimanche soir à Abuja, l’organisation régionale a ordonné le déploiement « immédiat » d’éléments de la Force en attente sur le territoire béninois, afin de soutenir le gouvernement et de préserver « l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale » du pays.

Selon le texte signé par la Commission de la CEDEAO, la décision découle de l’article 25(e) du protocole de 1999, relatif au mécanisme de prévention et de maintien de la paix. Après consultations entre les chefs d’État et de gouvernement, Abuja a donc activé la clause de défense collective, transformant le Bénin en nouvelle ligne rouge du dispositif sécuritaire ouest-africain.

Une coalition sous bannière nigériane

La force régionale sera composée de troupes venues du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Sierra Leone — les quatre piliers militaires du dispositif CEDEAO. Ce contingent, qui pourrait être déployé « dans les prochaines heures », aura pour mission de sécuriser Cotonou, les infrastructures stratégiques et les institutions républicaines, tandis que l’armée béninoise poursuit ses opérations contre les auteurs de la tentative de changement de régime retranchés dans la zone portuaire.

En clair, Abuja ne veut pas d’un nouveau « cas malien » au cœur du Golfe de Guinée. Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en janvier 2024, l’organisation voit dans le Bénin un dernier bastion du modèle civil et libéral qu’elle entend préserver à tout prix.

Une réaction de survie régionale

Derrière la rhétorique juridique et protocolaire, cette décision traduit une peur : celle d’une contagion qui a déjà gagné la moitié du continent. Le spectre d’un basculement du Bénin dans le camp des pouvoirs militaires du Sahel hante les chancelleries d’Abuja, d’Accra, d’Abidjan, voire de la France. Le président nigérian Bola Tinubu, actuel président en exercice de la CEDEAO, l’a d’ailleurs martelé : « Le Bénin ne tombera pas. »

Mais cette posture de fermeté a un revers. Dans les rues de Cotonou et sur les réseaux sociaux ouest-africains, certains dénoncent une « militarisation de la diplomatie » et un deux-poids-deux-mesures criant. Là où la CEDEAO s’est montrée impuissante face au cas de la Guinée Bisseau, elle déploie aujourd’hui des troupes pour sauver un président affaibli par la fin de son mandat et la fragmentation de son propre camp.

Talon, l’ultime rempart ou le symbole d’un système à bout de souffle ?

L’ironie est cruelle. Patrice Talon, chantre autoproclamé de la « Rupture », se retrouve désormais protégé par la vieille garde régionale qu’il avait pourtant défiée sur plusieurs dossiers économiques et institutionnels. À Abuja, à Accra comme à Abidjan, on défend un allié. À Cotonou, beaucoup y voient plutôt la consolidation d’un régime de plus en plus verrouillé, où la succession s’est transformée en bombe à retardement.

La CEDEAO veut croire qu’elle défend la démocratie. Mais en s’érigeant en gendarme d’un ordre vacillant, elle protège avant tout un modèle à bout de souffle — celui des démocraties verrouillées post-conférences nationales, où les urnes n’ont plus la force d’apaiser, et où les casernes finissent toujours par s’inviter au débat politique.

A.D

7 décembre 2025 0 comments
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Coup d'Etat en Afrique
A la UneOpinion

Afrique: les coups d’État ne sont plus des ruptures, mais les symptômes d’une fatigue institutionnelle

by Sahel Tribune 7 décembre 2025
written by Sahel Tribune 6 minutes read

De Bamako à Porto-Novo , de Niamey à Bissau, la demie-décennie 2020–2025 aura vu se lever une génération de militaires que d’aucuns disent « putschistes », mais que leurs partisans, dans les rues poussiéreuses des capitales africaines, appellent « refondateurs ».

Aux premières heures de ce dimanche 7 décembre, un groupe de militaires béninois est apparu à la télévision publique pour annoncer avoir « démis de ses fonctions » le président Patrice Talon, censé quitter le pouvoir en avril 2025 après dix années à la tête de l’État. Quelques heures plus tard, l’entourage du chef de l’État a toutefois assuré que la situation était « parfaitement sous contrôle » et que le président était sain et sauf. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a appelé la population « à vaquer sereinement à ses occupations ».

Depuis 2020, en Afrique, les militaires prennent généralement le pouvoir par les armes, souvent sans tirer un coup de feu, mais toujours au nom d’un même diagnostic : la faillite du modèle démocratique importé depuis les conférences nationales des années 1990.

Trente ans de multipartisme de façade, de scrutins verrouillés, d’alternances de clans sous les habits de la République. Trente ans de promesses trahies, d’élections « à la carte » et de présidents « élus » par la fraude, la fatigue ou la peur. Et quand l’État s’effrite, que l’école s’effondre et que les terroristes gagnent du terrain, le peuple se tourne vers ceux qui restent : les militaires.

Kati, Conakry, Ouagadougou : les nouvelles capitales de la colère

Tout commence à Kati, près de Bamako, ce 18 août 2020. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, submergé par la colère populaire, est arrêté. En une nuit, un nom surgit : Assimi Goïta, visage impassible, discours clair. Les Maliens acclament.

Quelques mois plus tard, à Conakry, un autre colonel, Mamadi Doumbouya, renverse un Alpha Condé cramponné à son troisième mandat comme un naufragé à sa planche de salut. Puis vient Ouagadougou, où le capitaine Ibrahim Traoré s’empare du pouvoir dans un pays au bord du gouffre.

À chaque fois, la scène se répète : liesse populaire, promesses de refondation, drapeaux brandis, hymnes nationaux repris en chœur. Loin du cliché du putsch de palais, ces ruptures se veulent des soulèvements correctifs, une manière de reprendre la main sur un destin que les urnes truquées avaient confisqué.

Les démocraties d’apparat ont échoué

Qu’on le veuille ou non, ces coups d’État sont d’abord les enfants légitimes des échecs démocratiques africains. Depuis les années 1990, le continent a multiplié les constitutions taillées sur mesure, les troisièmes mandats, les parlements d’obéissance et les oppositions de façade.

Les urnes sont devenues des rituels sans foi, les peuples des figurants. Dans des pays comme la Guinée, le Gabon ou le Niger, la démocratie n’a pas échoué parce qu’elle a été trahie par les militaires, mais parce qu’elle a été épuisée par les civils.

À force de manipulations constitutionnelles, d’inégalités criantes et de promesses non tenues, les présidents « élus » ont perdu le droit moral de gouverner. Les armées n’ont fait, dans bien des cas, que ramasser les morceaux d’un édifice déjà en ruine.

Le retour des régimes de caserne

Du Mali au Bénin, de Niger à Guinée-Bissau, ils sont aujourd’hui sept États africains à être dirigés, ou en phase de l’être, par des régimes militaires assumés. Ce n’est pas un hasard, ces pays sont aussi ceux où la colère sociale et la désillusion démocratique ont été les plus fortes.

Dans le Sahel, les militaires se posent en boucliers contre le terrorisme et en gardiens d’une souveraineté malmenée. À Niamey, à Bamako, à Ouagadougou, le rejet de la tutelle française et la recherche de nouveaux partenaires – souvent russes, chinois ou turc – traduisent une aspiration à reprendre le contrôle d’un destin confisqué par les injonctions extérieures.

Les dirigeants militaires au sahel n’ont pas inventé la rhétorique souverainiste. Elles la traduisent en actes, parfois maladroitement, souvent brutalement, mais toujours avec cette conviction que la dignité nationale vaut mieux que la dépendance assistée.

L’Afrique des militaires, miroir des peuples

Ce que les observateurs occidentaux appellent « régression autoritaire », vu d’Afrique, c’est plutôt une révolution silencieuse contre la fatigue démocratique.

Le peuple applaudit quand les militaires renversent un président jugé corrompu, incompétent ou illégitime, parce qu’il voit dans l’uniforme non pas la menace, mais le dernier rempart contre la faillite.

Dans les rues de Bamako, de Conakry ou de Libreville, les drapeaux brandis ne sont pas ceux de la nostalgie, mais ceux de la revanche. « Enfin des hommes qui osent », disent les foules. Et si l’histoire nous a appris que les régimes de caserne ne sont jamais des havres de liberté, elle nous enseigne aussi que les démocraties sans justice ni résultats sont les meilleures écoles du désordre.

Un tournant générationnel et symbolique

Cette nouvelle génération d’officiers – Goïta, Traoré, Doumbouya, Tchiani, Nguema – n’a ni le verbe idéologique de Nkrumah ni la verve socialiste d’un Sankara. Mais elle partage une même conviction, celui d’avoir la ferme conviction que le salut du continent ne viendra pas des urnes corrompues, mais de la reconstruction morale et souveraine de l’État.

Ils se disent temporaires, mais rêvent d’inscrire leurs noms dans l’histoire. Leurs transitions s’allongent, leurs discours se durcissent, leurs alliances se diversifient. Et pendant ce temps, les peuples oscillent entre espoir et inquiétude, lucidité et loyauté.

Ces coups d’État ne sont pas le triomphe des armes sur la démocratie, mais la revanche de la souveraineté sur l’impuissance institutionnelle. Leur message, qu’on l’aime ou qu’on le craigne, est limpide : l’Afrique n’acceptera plus de se contenter d’urnes sans justice, de républiques de façade et d’élites déconnectées.

Les militaires ne sont pas les sauveurs d’un continent, mais le symptôme d’une maladie plus ancienne : celle de démocraties mal enracinées, trop vite célébrées, trop mal construites.

La démocratie telle qu’on la connaît n’a pas échoué par manque d’élections, mais par manque de résultats. Et quand les urnes mentent, le bruit des bottes devient le cri de ceux qu’on n’écoute plus.

A.D

7 décembre 2025 0 comments
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SIAMA 2025
Seko ni Donko

SIAMA 2025 : Les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck face aux artisans sur les défis du consommer local

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) a accueilli, le vendredi 5 décembre 2025, un panel ministériel de haut niveau consacré au thème : « L’artisanat et l’entrepreneuriat dans l’espace du Sahel : quel défi pour le consommer local ? ». Animé par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, et la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ce panel a permis d’ouvrir un dialogue direct avec les artisans.  

Les deux ministres ont rappelé que l’artisanat et l’entrepreneuriat sont des moteurs essentiels de la transformation économique du Sahel. Mme Oumou Sall Seck a insisté sur la créativité et la rigueur des artisans, qu’elle considère comme des piliers de l’économie nationale et des acteurs incontournables de la lutte contre le chômage. Selon elle, son département est un acteur majeur dans la facilitation de l’insertion professionnelle, et la formation des artisans doit être placée au centre des politiques publiques.  

L’artisanat et l’entrepreneuriat comme moteurs économiques

De son côté, M. Mamou Daffé a mis en avant la stratégie du consommer local, qui implique la synergie de plusieurs départements ministériels, dont ceux de l’artisanat et de l’entrepreneuriat. Pour lui, l’entrepreneuriat artisanal est au cœur de la souveraineté économique du Mali. Il a plaidé pour la mise en place d’un dispositif national de formation des artisans, afin de renforcer leurs compétences et d’assurer une meilleure compétitivité des produits locaux face aux importations.  

« Ce que j’ai à dire aux artisans, c’est qu’il faut véritablement et définitivement consommer malien », a martelé le ministre Daffé, appelant à une prise de conscience collective. Il a encouragé les artisans à dialoguer entre eux, à mutualiser leurs efforts et à développer des synergies pour mieux valoriser leurs productions. Selon lui, la coopération entre les départements ministériels et les acteurs de terrain est indispensable pour faire du consommer local une réalité durable et un levier de souveraineté.  

La formation professionnelle au cœur des débats

Les deux ministres ont convergé sur un point central : la formation professionnelle. Pour Mme Oumou Sall Seck, il s’agit d’un outil indispensable pour garantir la qualité et la durabilité des savoir-faire locaux. Elle a souligné que son département met un accent particulier sur la formation et l’insertion professionnelle, afin de permettre aux artisans de s’adapter aux exigences du marché et de développer des entreprises solides.  

M. Mamou Daffé a, quant à lui, insisté sur la nécessité de créer un écosystème d’artisans créatifs et rigoureux, capable de travailler ensemble pour bâtir une économie locale solide. Il a encouragé les artisans à se parler, à travailler ensemble et à mettre en place des initiatives communes. Pour lui, l’union des artisans est une condition essentielle pour relever les défis du Sahel et faire du consommer local une stratégie nationale durable.  

Une coopération internationale renforcée

En marge de ce panel, une convention a été signée entre l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM) et la Chambre d’artisanat de la région Rabat Salé Kénitra du Maroc, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, SEM Driss Isbayene. Cet accord illustre la volonté des deux pays de renforcer leur coopération artisanale et de promouvoir la formation professionnelle comme levier de création d’emplois et de valorisation des savoir-faire locaux.  

Cette signature marque une étape importante dans la consolidation des relations bilatérales entre le Mali et le Maroc dans le domaine de l’artisanat. Elle ouvre la voie à des échanges d’expériences, à des programmes de formation conjoints et à une meilleure intégration des artisans dans les dynamiques économiques régionales. Elle témoigne aussi de la reconnaissance internationale du rôle de l’artisanat dans la création d’emplois et la valorisation des identités culturelles.  

Vers une souveraineté économique par l’artisanat

Au terme des discussions, un constat s’est imposé : l’artisanat et l’entrepreneuriat artisanal sont au cœur de la souveraineté économique du Mali et du Sahel. Les ministres ont appelé à une mobilisation générale autour du consommer local, qui ne doit pas être perçu comme un simple slogan, mais comme une stratégie nationale impliquant l’État, les artisans et les consommateurs.  

Les artisans, de leur côté, ont exprimé leur volonté de travailler ensemble pour bâtir un secteur solide et compétitif. Ils ont reconnu la nécessité de renforcer la qualité de leurs produits et de s’organiser en réseaux pour mieux répondre aux besoins du marché. La rencontre a ainsi permis de jeter les bases d’un dialogue constructif entre les autorités et les acteurs de terrain, dans une perspective de transformation économique durable.  

Une stratégie ambitieuse pour le consommer local

Le SIAMA 2025 aura donc été marqué par un panel ministériel riche en échanges et porteur d’espoir pour l’avenir de l’artisanat dans le Sahel. En mettant l’accent sur la formation professionnelle, l’insertion des jeunes et la coopération internationale, les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck ont tracé les grandes lignes d’une stratégie ambitieuse pour faire du consommer local un véritable moteur de développement.  

Avec la signature de la convention entre l’APCMM et la Chambre d’artisanat de Rabat Salé Kénitra, le Mali confirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale et internationale, où l’artisanat est reconnu comme un patrimoine économique majeur et un vecteur de souveraineté. En définitive, le SIAMA 2025 aura rappelé que l’artisanat n’est pas seulement une tradition, mais une force vive pour l’avenir économique du Sahel.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Phase II de l’Incubateur Maliden Kura-ITM 3
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Maliden Kura-ITM : l’incubateur qui façonne les nouveaux bâtisseurs du Mali culturel

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La phase II de la formation « Incubateur des talents Maliden Kura-ITM » s’est achevée le jeudi 4 décembre 2025 à l’hôtel Mandé de Bamako. La cérémonie de clôture, présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, s’est déroulée en présence des coachs, mentors et membres du cabinet, dont le Pr Iba N’Diaye et Cheick Diallo. 

Du 1er au 4 décembre 2025, l’Incubateur des talents Maliden Kura-ITM a organisé une session de renforcement de capacités destinée aux lauréats de sa première cohorte. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Elle vise à offrir aux jeunes talents un accompagnement structuré pour transformer leur créativité en projets viables, porteurs de richesse durable et de cohésion sociale.  

L’événement a été marqué par une Masterclass consacrée à l’entrepreneuriat culturel Maaya et aux valeurs sociétales africaines. Ce moment fort a permis de rappeler que la culture est une richesse durable et que la créativité constitue le socle d’une économie solide et inclusive, capable de répondre aux défis contemporains du Mali.  

Les quatre axes de réussite, selon le ministre 

Dans son intervention, le ministre Daffé a insisté sur l’importance de l’identité culturelle, de la créativité et du travail comme piliers de l’entrepreneuriat. Il a défini quatre axes essentiels pour réussir : le Mindset (l’état d’esprit), le process (la méthode), les valeurs et le travail. Selon lui, « l’économie la plus forte n’est ni le pétrole ni l’or, mais la créativité », exhortant les jeunes à rester fidèles à leurs racines culturelles tout en bâtissant leur avenir.  

Phase II de l’Incubateur Maliden Kura-ITM 3
Le ministre Mamou Daffé accompagné du Pr Iba N’Diaye et Cheick Diallo, lors de la clôture de la Phase II de l’Incubateur Maliden Kura-ITM 3, le 4 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Le ministre a rappelé que nos sociétés doivent se réapproprier les fondements de la civilisation du Maaya et du Danbé, symboles de dignité, d’humanitude et de cohésion sociale. Pour lui, l’entrepreneuriat est un long voyage qui exige discipline et fidélité à la parole donnée. Il a souligné que seul le travail anoblit l’homme et que le comportement basé sur les valeurs est fondamental pour bâtir une économie culturelle solide et inclusive, capable de soutenir le développement national.  

Une jeunesse engagée pour le Mali futur

Le programme Maliden Kura-ITM ambitionne de promouvoir un nouveau type de Malien, enraciné dans ses valeurs et prêt à relever les défis contemporains. La sélection des lauréats de la première cohorte a mis en lumière une jeunesse motivée et engagée. « Quand tu choisis un pays pour voir s’il va bien ou pas, tu observes sa jeunesse », a rappelé le ministre. La remise des diplômes aux participants a symbolisé la reconnaissance de leur engagement et l’ouverture d’un nouveau chapitre pour ces jeunes talents.  

Cette jeunesse, encadrée par des coachs et mentors expérimentés, incarne désormais le socle du Mali futur. Le ministre DAFFÉ a exhorté les auditeurs à rester fidèles à leurs racines culturelles tout en s’ouvrant à l’innovation. Selon lui, l’économie de la culture doit devenir un moteur de prospérité nationale. Les jeunes formés sont appelés à porter haut le flambeau du Maaya et du Danbé, en transformant leur créativité en richesse durable et en vecteur d’inclusion sociale.  

Culture Mali 2025,  un projet structurant

Le dispositif « Incubateur de Talents Maliden Kura-ITM » s’inscrit dans le projet Culture Mali 2025, initié par le ministère en charge de la Culture, suite à la décision historique du Président de la Transition de dédier l’année 2025 à la Culture. Ce programme vise à transformer la créativité en richesse durable, tout en suscitant une réappropriation des valeurs africaines, fondement de l’inclusion sociale et du développement national. Il constitue une réponse concrète aux aspirations de la jeunesse malienne.  

La deuxième phase des sessions de renforcement de capacités bénéficie de l’accompagnement du projet GIZ Donko ni Maaya, qui soutient les initiatives culturelles et créatives au Mali. Cette collaboration illustre la volonté de bâtir des synergies entre acteurs nationaux et partenaires internationaux pour promouvoir l’économie de la culture et renforcer les industries créatives. Elle confirme que la culture, au-delà de l’art, est un véritable moteur de prospérité et un vecteur de cohésion sociale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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