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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce, évoque la Taxe spéciale de solidarité Mali.
ActuÉconomie

1ère édition de la Journée nationale des exportations du Mali : Booster le savoir-faire national en vue de l’exporter davantage.

by Sidi Modibo Coulibaly 10 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Depuis quelques années, le Mali s’impose sur la scène internationale dans plusieurs secteurs. Celui de l’exportation des produits nationaux ne fait pas exception. Pour valoriser davantage ce secteur, le gouvernement a institué, par le Décret n°2023-0697/PT-RM du 24 novembre 2023, la Journée nationale des exportations. Et la première édition de cette journée a été organisée le dimanche 07 décembre 2025.

Célébrée au Centre international des conférences de Bamako, la journée a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, représentant le Premier ministre. C’était en présence des membres du gouvernement, des représentants du Conseil national de la Transition (CNT), des représentants des institutions de la République, de chefs de missions diplomatiques et de partenaires techniques.

La Türkiye est l’invitée d’honneur et la Fédération de Russie l’invitée spéciale. Cette première édition a regroupé des acteurs de plus de quarante (40) filières, des centaines d’exposants, des coopératives, des jeunes entrepreneurs et des partenaires engagés dans la transformation du Made in Mali. De l’agriculture à l’artisanat, du coton au lithium, le Mali a révélé son potentiel et confirme son ambition d’être une force économique en Afrique et au-delà.

Des stands d’exposition et des panels tenus

Dans les stands, des transformateurs, artisans, industriels et porteurs d’initiatives locales ont exposé la diversité et la richesse des produits « Made in Mali », c’est-à-dire fabriqués au Mali par des Maliens. Cette exposition, véritable vitrine du génie créateur national, a illustré le potentiel immense d’un pays qui entend désormais produire, transformer et exporter davantage selon les principes du développement endogène.

En plus de ces stands, des panels de haut niveau se sont tenus. Le ton a été donné par celui qui a réuni le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, et celui de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, avec comme thème : « Développement endogène : défis et opportunités pour la promotion des exportations ». Les échanges ont mis en lumière les leviers indispensables pour transformer le potentiel malien en richesse durable.

De la production à l’exportation, les intervenants ont insisté sur l’importance de la transformation locale, de l’accès au financement, de la logistique modernisée et de la montée en gamme des produits maliens. Un second panel a été animé par Sidi Dagnoko, vice-président délégué du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), et Dr Ibrahim Togola, président de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM). Ce panel avait deux thèmes. Le premier, illustré par les filières du karité et de l’anacarde, était : le rôle et l’engagement des femmes et des jeunes entrepreneurs comme catalyseurs clés du développement économique — illustré par les filières du karité et de l’anacarde.

Le second a porté sur les enjeux stratégiques d’intégration des produits maliens sur les marchés extérieurs, notamment le cas de la mangue. Les débats ont mis en exergue la nécessité de renforcer la transformation locale ; l’importance des normes et de la qualité pour conquérir de nouveaux marchés ; le rôle déterminant des femmes et des jeunes dans la chaîne de valeur ; l’opportunité de structurer les filières pour accroître la compétitivité internationale.

Le « Made in Mali » à la conquête du monde

La tenue de cette première édition de la Journée nationale des exportations fait suite à une série de participations du Mali à de grandes rencontres commerciales internationales. À titre d’illustration, durant les trois derniers mois de l’année 2025, le Mali a rayonné sur plusieurs toits : Chine, États-Unis d’Amérique, Japon.

En Chine, le Mali a, du 05 au 10 novembre 2025, participé à la 8ᵉ Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE 2025) à Shanghai. Cette participation lui a permis de mettre en lumière les produits agroalimentaires (sésame, huiles végétales, fruits de baobab, etc.) ; les produits cosmétiques (crèmes et savons à base de karité, shampoings, etc.) ; l’artisanat d’art (textiles, bijoux et accessoires, produits de maroquinerie, etc.) ; les opportunités d’affaires au Mali.

Du 29 au 30 octobre 2025, il a participé à la 1ère édition de la Foire internationale de l’agrobusiness et de l’industrie manufacturière (FIAM 2025), tenue au Nebraska (USA). Une participation qui a permis au Mali de consolider son image à l’international, de découvrir les bonnes pratiques en matière d’agro-industrie et d’envisager la signature de protocoles de collaboration avec le Nebraska Food Innovation Center, la Chambre de commerce de Grand Island et l’International Agrobusiness Initiative (IAI).

Auparavant, du 13 avril au 13 octobre 2025, il avait pris part à l’Exposition universelle Osaka 2025, marquant une présence forte et productive au sein du site d’exposition.

En six mois, le pavillon du Mali s’est imposé comme l’un des espaces les plus visités, attirant un flux constant de visiteurs, curieux de découvrir la richesse culturelle, artisanale et économique du pays. Nos 25 artisans, installés au cœur du Bazar malien, ont su valoriser le savoir-faire national à travers la qualité et l’authenticité de leurs produits, réalisant d’excellentes performances commerciales avoisinant des centaines de millions de francs CFA.

Il faut signaler que la journée s’est clôturée par un dîner dénommé « Nuit des exportateurs », au cours duquel onze (11) lauréats ont été distingués pour leurs performances remarquables dans divers domaines de l’exportation. C’était sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, qui, lui-même, avait reçu, à l’ouverture de la journée, un prix spécial de la part des interprofessions des différentes filières de l’offre exportable du Mali. Un prix qui lui a été décerné pour saluer son leadership et son engagement constant en faveur de la compétitivité des filières.

SMC

10 décembre 2025 0 comments
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Photo de famille de clôture du SIAMA
A la UneSeko ni Donko

SIAMA 2025 : Les rideaux sont tombés sur une édition d’unité et de renaissance culturelle

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La 5e édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) s’est clôturée ce samedi 6 décembre 2025, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. La cérémonie s’est déroulée en présence de délégations nationales et internationales, dont Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ainsi que plusieurs représentants institutionnels et diplomatiques.  

S’inscrivant dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta,  cette édition s’est tenue du 27 novembre au 7 décembre 2025. Elle a porté sur le thème « Artisanat vecteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Ce qui affirme la place centrale de l’artisanat dans la construction nationale et la préservation des valeurs culturelles.  

Une édition marquée par l’ouverture et la diversité

Avec plus de 550 stands, des milliers de visiteurs et 1118 exposants venus de 16 pays, le SIAMA a confirmé son rôle de vitrine internationale. L’artisanat s’est imposé comme pilier de la souveraineté économique du Sahel, en mettant en avant la créativité et le savoir-faire des artisans maliens et étrangers. La diversité des œuvres exposées a illustré la richesse des traditions et l’ouverture du Mali au monde.  

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de nombreux prix. Le Prix de l’innovation a été remporté par Karim Traoré, tandis que le Prix de la créativité a été attribué à Sidibé Modibo. Ces distinctions ont mis en lumière l’ingéniosité et la vitalité des artisans. Toute chose qui confirme que l’artisanat est un moteur de développement et un vecteur de cohésion sociale.  

Des récompenses pour valoriser les talents

Le SIAMA a également honoré plusieurs artisans et structures à travers une série de prix. Le Prix ODEPA a distingué Awa Samaké comme meilleur jeune avec une récompense de 500 000 francs CFA, tandis que Fatoumata Kanouté a reçu une enveloppe de 150 000 francs CFA. Le Prix de l’environnement a été attribué à Bosongo Patrice, suivi d’Ousmane Coulibaly et de Traoré Mahamadou Elmehdi.  

Fin du SIAMA 2025
Fin du SIAMA 2025 au Mali. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La meilleure femme artisane, Madame Kadidia Nienta, a été récompensée par une enveloppe de 500 000 francs CFA. Les prix régionaux ont distingué Menaka (3e), Sikasso (2e) et Kayes (1er), avec des enveloppes allant de 250 000 à 750 000 francs CFA. Ces distinctions ont renforcé la reconnaissance des talents locaux et la valorisation des régions dans la dynamique artisanale nationale.  

Mode, innovation et créativité à l’honneur

Le concours de défilé de mode a également marqué cette édition. Bandiagara a obtenu le 3e prix, Rive gauche Bamako le 2e prix, et Rive droite Bamako le 1er prix avec un trophée et une récompense de 750 000 francs CFA. Ces distinctions ont montré que l’artisanat s’exprime aussi dans la mode, en alliant tradition et modernité.  

Le Prix de l’innovation a consacré Karim Traoré avec une enveloppe d’un million de francs CFA. Le Prix de la créativité a récompensé Anara Ag Ismaël (3e), Ouedrago Rosaline (2e) et Sidibé Modibo (1er). Ces prix ont mis en avant la capacité des artisans à inventer, à transformer et à donner une nouvelle dimension à l’artisanat malien.  

Une reconnaissance internationale

Le SIAMA a également distingué les meilleurs stands pays. Le Niger a obtenu le 3e prix, le Burkina Faso le 2e prix et le Mali le 1er prix avec une récompense de 1 500 000 francs CFA. Le Maroc, invité spécial, a reçu un prix spécial remis par le ministre de l’Artisanat. Ces distinctions ont illustré l’ouverture du Mali et son rôle de carrefour culturel et économique dans la sous-région.  

La présence du Président de la chambre des métiers de la région Rabat-Salé-Kénitra et du Président de l’APCMM a renforcé la dimension internationale de l’événement. Les pays invités d’honneur, le Burkina Faso et le Niger, ont témoigné de la coopération régionale et de l’importance de l’artisanat comme vecteur de rapprochement entre les peuples.  

L’artisanat, colonne vertébrale de la souveraineté

Le ministre Mamou Daffé a salué le succès de cette édition, symbole d’unité et de renaissance culturelle. Il a rappelé que consommer local demeure une voie essentielle pour renforcer l’identité nationale et la cohésion sociale. L’artisanat, selon lui, est la colonne vertébrale de la souveraineté économique du Sahel et un outil de résilience face aux défis contemporains.  

Cette édition a montré l’engagement des artisans à travers leurs œuvres et l’affluence exceptionnelle du public. Attendu à 500 visiteurs, le salon a largement dépassé les prévisions, confirmant l’intérêt croissant des populations pour l’artisanat. Le SIAMA s’est imposé comme un espace de rencontre, de partage et de construction collective, démontrant que l’unité et le consommer local sont des clés pour bâtir un avenir meilleur.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

10 décembre 2025 0 comments
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Pinceaux unis pour le Mali
ActuSeko ni Donko

Les Pinceaux unis pour le Mali : un projet artistique au service de la cohésion sociale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 9 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Musée national du Mali a abrité, ce samedi 6 décembre 2025, le vernissage des fresques murales « Les Pinceaux unis pour le Mali ». L’événement a été présidé par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. Membres du cabinet, créateurs et passionnés d’art se sont réunis pour saluer l’engagement des jeunes artistes visuels maliens.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par  le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, elle a mobilisé une quinzaine de jeunes talents autour de fresques murales. Ces œuvres traduisent des valeurs essentielles : solidarité, unité, paix et cohésion sociale, tout en affirmant l’identité nationale par l’art.  

Une galerie à ciel ouvert dans Bamako

La fresque présentée au Musée national représente l’ultime étape d’un parcours artistique qui a transformé Bamako en une véritable galerie à ciel ouvert. Les fresques ont été réalisées dans des lieux stratégiques de la capitale, tels que la porte d’entrée de l’Aéroport, l’échangeur de Yirimadio, l’échangeur Babemba, la Mairie de la Commune II à Missira, ainsi que l’échangeur situé face à la Cité Administrative. Chacun de ces espaces est désormais marqué par une œuvre porteuse de message.  

Ces fresques interpellent les passants et rappellent les valeurs de paix et de cohésion sociale. Elles ne se limitent pas à un rôle décoratif, mais incarnent une volonté de dialogue et de sensibilisation. En choisissant des lieux emblématiques, les organisateurs ont voulu que l’art soit accessible à tous, qu’il devienne un langage universel au cœur de la ville. Bamako se voit ainsi parée de couleurs qui reflètent l’esprit d’un Mali solidaire.  

La jeunesse au cœur de la création

En réunissant une quinzaine de jeunes artistes visuels, le projet met en lumière la vitalité et la créativité de la jeunesse malienne. Ces fresques ne sont pas seulement des œuvres esthétiques, elles sont aussi des messages citoyens. Elles traduisent les aspirations d’une génération qui croit en la force de l’art pour rapprocher les communautés et apaiser les tensions. Les pinceaux deviennent des instruments de dialogue et de fraternité.  

L’engagement des artistes illustre la détermination d’une jeunesse consciente de ses responsabilités. Ces créateurs souhaitent contribuer à l’édification d’un Mali solidaire, où l’art joue un rôle central dans la construction d’un avenir commun. Leur travail témoigne d’une volonté de dépasser les clivages et de promouvoir une identité nationale inclusive. Les fresques deviennent ainsi des symboles d’un patriotisme renouvelé et d’une créativité partagée.  

Une reconnaissance institutionnelle et citoyenne

Le vernissage au Musée national n’a pas seulement été une célébration artistique, mais également un acte de reconnaissance envers ces jeunes talents. En présence des autorités et des passionnés d’art, l’événement a souligné l’importance de la culture comme vecteur de cohésion sociale et de patriotisme. Les fresques, par leur diversité et leur puissance visuelle, témoignent de la richesse des imaginaires maliens et de la capacité de l’art à incarner les valeurs nationales.  

Cette reconnaissance institutionnelle renforce la place des jeunes artistes dans le paysage culturel du pays. Elle traduit la volonté des autorités de soutenir la créativité et d’encourager l’expression artistique comme outil de rassemblement. Les fresques deviennent ainsi des repères visuels et symboliques, capables de fédérer les citoyens autour d’un idéal commun. L’art se révèle être un puissant levier de cohésion et de dialogue social.  

Un témoignage durable de la créativité malienne

Ensemble, ces fresques murales forment un parcours artistique qui dépasse la simple expression plastique. Elles constituent un témoignage durable de la créativité malienne et de la volonté collective de bâtir un avenir commun. Le Musée national, en accueillant cette dernière étape, devient le point d’orgue d’un projet qui associe culture, patriotisme et cohésion sociale.  

Avec « Les Pinceaux unis pour le Mali », l’art s’affirme comme un vecteur de paix et d’unité. Les couleurs et les formes traduisent la beauté d’une nation rassemblée autour de ses valeurs. Ce projet démontre que l’art peut être un langage universel, capable de transcender les différences et de renforcer l’identité nationale. Les fresques resteront comme un héritage visuel et citoyen, rappelant la force de l’unité et de la solidarité.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

9 décembre 2025 0 comments
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Des morts au sahel
ActuOpinion

Dans le rêve des chauffeurs disparus, la vérité d’un pays en mutation

by Sahel Tribune 9 décembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au cœur d’un songe à la manière de Dostoïevski, les morts du Sahel se tiennent aux côtés des vivants. Honorés par la Nation, trois chauffeurs tombés sur la route livrent une vérité douce et grave, tandis qu’une âme perdue révèle le drame d’une jeunesse manipulée. Dans ce storytelling où la conscience collective se voit sommée de choisir son destin, Mikaïlou Cissé nous livre un message important.

Il existe des moments où le réel devient si lourd qu’aucune pensée consciente ne suffit à le contenir. Alors, seul le rêve – fragile, flottant, mais d’une vérité implacable – parvient à éclairer ce que le jour dissimule.

C’est dans cet entre-deux, à la frontière de la veille et du sommeil, semblable à ce que Dostoïevski fait vivre à son « homme ridicule », qu’une scène m’est apparue : un lieu sans temps où les morts ne s’effacent pas, mais demeurent, silencieux, veillant sur les vivants.

Apparition des chauffeurs disparus : la Nation reconnaît ses fils

Ils étaient là. Trois hommes dont la mort venait d’être redressée par la communauté. Burkinabè, ivoirien, malien, hommes simples mais essentiels, ils furent ceux qui, dans l’ombre des débats politiques, portaient la charge vitale d’approvisionner tout un pays en carburant.

Pour certains, la route fut leur dernier souffle. Le décret n°2025-820/PT-RM, hommage rendu à vingt-sept chauffeurs tombés dans l’exercice de leur mission, ne s’est pas contenté de reconnaître un sacrifice. Il a réintégré ces morts dans la grande mémoire de la Nation, leur restituant place, dignité, sens.

Leur présence dans ce rêve n’avait rien de spectral. Ils étaient debout, paisibles, comme si la lumière qui les entourait témoignait du respect retrouvé.

Les trois témoignages : trois morts, trois vérités, une même Nation

Zongo fut le premier à parler. Sa voix n’était ni amère ni brisée. Elle portait la sérénité de celui qui a compris. Il évoqua la nuit où son camion avait cessé d’exister, quelque part dans une zone reculée du sud malien. « Je suis arrivé enfin, dit-il, lorsque ma mort a été reconnue. Ma mère, mes enfants ne sont plus seulement les miens. Ils appartiennent désormais à une Nation entière, qui les élève au rang de pupille. » 

Il semblait apaisé. Dans la pensée dogon, expliqua-t-il, la mort n’est pas un effacement. C’est un déplacement. Lorsque la société honore ses défunts, elle les sauve de la nuit sans mémoire.

Camara poursuivit avec une douceur infinie, celle d’un homme dont la mère a reçu une médaille portant son nom. Sa mort avait trouvé un sens dans la reconnaissance collective. La douleur était devenue transmission. Sa voix ressemblait à une bénédiction pour ceux qui restent.

Puis Cissé se tourna vers moi. Il raconta un pays qui recommence à respirer : les dépôts de carburant qui se reconstituent, les stations-service qui se stabilisent, les convois protégés qui reprennent la route. On sentait dans sa parole que leur sacrifice avait pavé la voie du progrès.

La route elle-même, disait-il, semblait vouloir la paix. Alors une quatrième silhouette apparut, hésitante, presque tremblante. Ce n’était pas un ancêtre paisible, mais un jeune homme perdu. Ses yeux n’exprimaient pas la mort, mais quelque chose de plus terrible : l’absence d’appartenance.

« Je suis mort aussi… mais personne ne m’attend », souffla-t-il. Sa vie avait basculé dans une lutte sans sens, manipulée, exploitée, avalée par la violence. Son errance était celle d’une génération désorientée, que certains nourrissent de colère pour l’utiliser comme instrument de destruction.

La réponse des chauffeurs : sagesse, responsabilité, lumière

Les trois chauffeurs se tournèrent vers lui, non pour condamner, mais pour élever. Ils lui parlèrent comme parlent les vieux sages du Sahel. Ils expliquèrent que la colère peut devenir conscience, que la rage peut devenir lucidité, mais seulement lorsqu’elle se met au service du bien commun. Ils dénoncèrent ceux qui manipulent le peuple, qui exploitent la souffrance des jeunes, qui alimentent les flammes du chaos pour étouffer l’espoir.

Cissé dit alors, d’une voix grave : « Ceux qui mangent dans le plat de ceux qui soufflent sur les braises de nos routes ne peuvent faire partie de la résistance. » Ces mots tombèrent comme un verdict moral, mais aussi comme un appel à la rédemption.

La révélation de la silhouette

La silhouette comprit. Elle comprit que sa mort n’était pas mémoire, mais rupture. Que les chauffeurs, eux, appartenaient désormais à la continuité du monde, nourrissant la Nation de leur sacrifice. Tandis que lui demeurait suspendu, sans lieu, sans sens, sans communauté.

Il découvrit ce contraste terrible :
– leur mort construisait,
– la sienne détruisait.
La lumière se referma autour de lui, comme pour lui montrer le chemin du retour à la dignité.

Retour à la réalité : un pays qui change

Lorsque le rêve s’effaça, la réalité reprit forme. Un Mali en mutation se tenait là, où les chauffeurs de carburant – vivants, debout – deviennent des acteurs essentiels de la souveraineté nationale.

Une société qui honore ses morts est une société qui élève son avenir. Le sacrifice de ces hommes s’inscrit désormais dans le mouvement profond d’un pays qui choisit de se reconstruire.

Ce rêve, à l’image de celui de l’« homme ridicule », était un avertissement : Le Mali doit choisir entre la responsabilité de la construction ou la confusion de la manipulation.

Car ces morts – burkinabè, ivoirien, malien – affirment d’une seule voix : Une Nation n’est grande que lorsqu’elle refuse de laisser mourir ses enfants, ni dans leur chair ni dans leur conscience. Et la silhouette errante renvoie un autre message : Un pays se détruit lorsque ses jeunes s’engagent dans des causes qui ne sont pas les leurs.

Ainsi va le Mali. Ainsi avance le vivant selon la sagesse dogon : non pas celui qui survit, mais celui qui construit.

Mikaïlou Cissé

9 décembre 2025 0 comments
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champs-agriculture
A la UneÉconomie

Bilan de la campagne agricole 2025 au Mali :  des résultats supérieurs à ceux de 2024

by Sidi Modibo Coulibaly 9 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

De tous les secteurs de développement d’un pays, l’agriculture occupe une place prépondérante. Il s’agit de l’agriculture et toutes les activités connexes que sont : l’élevage, la pisciculture, l’aquaculture, etc. En cette fin de campagne agricole 2025, les autorités nationales chargées du développement rural ont procédé à l’établissement du bilan. Il ressort de leur rencontre que les résultats obtenus sont supérieurs à ceux de la campagne agricole de 2024.

La rencontre qui s’est tenue, le jeudi 04 décembre 2025, a regroupé les cabinets des ministères de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, le commissariat à la sécurité alimentaire. Elle était présidée par le ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kelema, en présence de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, et du commissaire à la sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali. 

Au cours de la réunion, il a été présenté les réalisations suivantes: 11.452.540 tonnes de céréales ; 100.690 tonnes de viande ; 17.238 tonnes de lait collecté; et 120.382 tonnes de poissons. Des résultats nettement supérieurs à ceux de l’année 2024 au cours de laquelle il a été enregistré environ 11.010.851 tonnes de céréales, 569.300 tonnes de coton, 96.750 tonnes de viande contrôlée et 113.218 tonnes de poisson.

Ces résultats de l’année 2024 avaient été données, le jeudi 30 janvier 2025, lors des travaux de la 15ème session du conseil élargi de cabinet du secteur du développement rural (les deux départements ministériels et le commissariat à la sécurité alimentaire).

Les mesures ayant permis d’enregistrer des progrès

Pour obtenir ces résultats, le gouvernement avait pris les mesures qui s’imposaient. Ces mesures avaient été annoncées par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d’un point de presse tenu le mardi 24 juin 2025 à son département.

D’après le ministre, il s’agit, entre autres, de la mise à disposition des exploitants agricoles des intrants et équipements subventionnés ; du contrôle de qualité des intrants agricoles ; de la mise en valeur de 552.254 ha d’aménagements hydro-agricoles ; du renforcement des mesures de protection des cultures contre les ravageurs. En plus de ces aspects, il s’agit aussi de la promotion de l’agriculture contractuelle à travers le développement des Interprofessions ; du paiement du reliquat des recettes de coton graine dans un délai raisonnable aux producteurs de coton ; et du maintien du prix d’achat du coton graine à 300f CFA le kilogramme. 

Présent à ses côtés, le Président directeur général de la Compagnie malienne de développement textile ( CMDT), Kouloumegué Dembélé, a précisé que concernant le taux de réalisation de la campagne 2025-2026, les objectifs sont ambitieux avec une superficie totale de 672.000 ha, et le taux de réalisation est 38,03% contre 26,90% à la même période l’année précédente.

L’agriculture, une priorité du gouvernement 

Selon une étude publiée en février 2024 dans la revue « Pnas Nexus« ,  l’agriculture au Mali occupe 70 % de la population active et contribue à plus de 40 % du PIB ( produit intérieur brut). Elle représente la principale source de revenus pour 80 % des populations rurales et génère près de 30 % des recettes d’exportation. 

Le pays dispose de 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, dont seulement 4,5 % sont cultivés ; de 2,2 millions d’hectares aménageables, dont 23,5 % sont exploités ; de 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins, 63 millions de volailles ; de 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines. 

En outre, il dispose d’un potentiel de production piscicole d’environ 200 000 tonnes par an et d’un potentiel forestier de 100 millions d’hectares, dont 17 % sont aujourd’hui productifs, avec 7 millions de tonnes par an de potentiel de régénération naturelle. Pour mieux exploiter cet énorme potentiel au bénéfice des populations, le gouvernement l’a placé au cœur de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024-2033). Dans cette stratégie, il est inscrit comme projet structurant sous le nom de  « FARAFINNA JIGINƐ » qui signifie « Nourrir le Mali et la Sous-région ». 

Une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales

A signaler que selon le cadre harmonisé sur la situation alimentaire du pays en 2025 effectué, en novembre 2024, par les autorités maliennes et les partenaires internationaux en la matière,  1 470 114 millions de personnes au Mali seront en situation de crise alimentaire, avec 100 941 personnes en situation d’urgence. 

En d’autres termes, selon le programme alimentaire mondial (PAM), dans une publication en date du 17 mars 2025, le Mali sera confronté, en 2025, à une situation alimentaire tendue. Les bons résultats enregistrés par la campagne agricole de 2025 constituent une bouffée d’oxygène pour le Mali. 

Ils permettront de juguler cette prévision d’insécurité alimentaire en facilitant la mise en œuvre du plan national de réponses à l’insécurité alimentaire dont le budget est de 12 milliards de FCFA. Un montant qui est destiné à fournir une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales destinées aux populations les plus vulnérables, environ 11 500 tonnes de riz à la vente subventionnée et le reste pour soutenir les maraîchers, les pisciculteurs et les actions de restauration des terres dégradées. 

Sidi Modibo Coulibaly

9 décembre 2025 0 comments
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Les présidents des pays de l'AES
A la UneAnalyses

C-130 nigérian à Bobo : l’AES rappelle ses lignes rouges

by Sahel Tribune 8 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au lendemain de la tentative de changement de régime au Bénin et de l’intervention annoncée de la CEDEAO, l’atterrissage d’un appareil militaire nigérian dans l’espace AES sans autorisation rallume les tensions régionales. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent une intrusion et réaffirment leur doctrine de fermeté.

Le 8 décembre 2025, un avion militaire nigérian de type C-130 a été contraint de se poser en urgence à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. À bord, onze militaires — deux membres d’équipage et neuf passagers — que les autorités burkinabè ont pris en charge après l’atterrissage. Rapidement, les services compétents ont établi que l’appareil n’avait bénéficié d’aucune autorisation de survol du territoire, a expliqué sur les antennes de la télévision publique malienne (ORTM), le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, ce lundi 8 décembre. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple incident technique s’est transformé en affaire diplomatique.

Un survol non autorisé : la Confédération dénonce une violation

La Confédération des États du Sahel (AES), dans un communiqué ferme, a qualifié l’événement de « violation de l’espace aérien confédéral » et de « mépris du droit international et des règles d’aviation civile et militaire ». Signée par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne et président en exercice de l’AES, la déclaration met en garde contre de telles intrusions — dorénavant passibles d’une « neutralisation » si elles devaient se reproduire.

Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO et la constitution de la Confédération, en juillet 2024, la question de la maîtrise de l’espace aérien revêt une dimension presque identitaire. En décembre 2024, les chefs d’État sahéliens avaient d’ores et déjà ordonné la mise en alerte maximale des défenses aériennes et antiaériennes : tout aéronef non autorisé serait intercepté. L’incident de Bobo marque un nouveau test, avec, pour la première fois, une application concrète de cette doctrine.

Un contexte régional déjà tendu : le Bénin, le ciel qui vacille

La veille, le 7 décembre, le Bénin a été le théâtre d’une tentative de coup d’État. Un groupe de militaires s’est emparé brièvement de la télévision publique pour annoncer la dissolution du gouvernement, la suspension de la Constitution, et se proclamer « Comité militaire de refondation ». Le pouvoir serait remplacé, les frontières fermées, selon leurs déclarations. Mais l’armée loyaliste est rapidement intervenue : le ministre de l’Intérieur a affirmé que la mutinerie avait été « mise en échec » quelques heures plus tard.

Face à cette attaque contre l’ordre constitutionnel, la CEDEAO n’a pas tardé à réagir. Le bloc régional a condamné l’action comme « anticonstitutionnelle », a promis son soutien au gouvernement béninois et — de façon plus spectaculaire — a décidé le déploiement immédiat de sa force en attente pour « défendre la Constitution et l’intégrité territoriale » du pays.

Des avions et troupes, notamment du Nigeria, se sont mobilisés en urgence, marquant une intervention militaire rapide — un signal fort envoyé à toute la sous-région : la légitimité constitutionnelle reste une ligne rouge.

Un ciel ouest-africain en recomposition : rivalités, souveraineté, bloc Sahara

L’enchaînement des événements — le changement manqué de régime à Cotonou, l’intervention de la CEDEAO, puis l’atterrissage forcé du C-130 nigérian — fragilise encore un peu plus la confiance entre États voisins et redéfinit les frontières invisibles du pouvoir. Dans un contexte de crise sécuritaire, de retrait d’alliances traditionnelles, de recomposition institutionnelle, chaque incursion, chaque vol, chaque manœuvre aérienne se lit désormais comme un message politique.

Pour l’AES, l’affaire est symptomatique : le ciel, comme la terre, n’est plus un espace neutre. Il est devenu un marqueur de souveraineté, une frontière vivante, un enjeu stratégique. L’autorité confédérale s’affirme — imposant ses règles, brandissant sa capacité de coercition, rappelant que l’intégrité territoriale, même dans les airs, n’est pas négociable.

Reste à savoir comment Abuja — aux prises avec les incertitudes autour de l’intervention béninoise — interprétera la manœuvre du C-130 : simple urgence technique, audace militaire ou défi politique. Quoi qu’il en soit, le ciel de l’Afrique de l’Ouest vient de rappeler qu’il n’est plus un terrain d’ombre, mais un espace soumis à l’arbitrage des puissances terrestres.

A.D

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Gestion de l’enseignement supérieur au Mali : La révolution digitale se poursuit 

by Sidi Modibo Coulibaly 8 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Depuis le lancement officiel, le vendredi 19 juillet 2024, par le Président de la transition, de la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État, tous les secteurs sont à pied d’œuvre. L’enseignement supérieur n’en fait pas exception. Il a adopté plusieurs plateformes digitales pour moderniser son système de gestion. La dernière en date est celle dédiée à la pré-inscription et l’inscription des bacheliers.

Plateforme 100% malienne, elle a été présentée à la presse, le mardi 02 décembre 2025, par le directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Fana Tangara,  qui était accompagné de  la directrice du Centre d’Intelligence Artificielle et de la robotique, Pr Sogoba Jacqueline Konaté. 

Plus de files d’attente pour les inscriptions

La nouvelle plateforme permettra aux étudiants de s’inscrire à distance, sans avoir à se déplacer. Pour s’inscrire, il suffit pour les bacheliers de se connecter à « campusmali.edu.ml » et de fournir les informations demandées. Et ce sont les bacheliers de 2025 qui ont l’honneur d’ouvrir le  » bal » du 1er décembre 2025 au 04 janvier 2026. Passé ce délai, ils devront attendre l’année universitaire suivante. 

Quant aux anciens bacheliers, des procédés seront mis en place pour leur basculement dans la plateforme. Cette pré-inscription à pour objectif d’obtenir, de centraliser et de rendre consultables toutes les données sur l’étudiant. De plus, cette nouvelle plateforme facilitera la vérification et l’accès des documents fournis par les universités, la gestion des bourses à l’étranger, les offres de formation, les équivalences de diplômes. 

Elle servira aussi les enseignants en ce sens que ceux-ci auront accès à leurs emplois du temps, au début des cours et à toutes les informations les concernant. Cette nouvelle plateforme vient renforcer le dispositif digital déjà existant qui a permis à l’enseignement supérieur d’économiser des sommes importantes.

Des solutions digitales déjà fonctionnelles

Le mardi 15 avril 2025 à la primature, il a été présenté au chef du gouvernement une série de solutions digitales relatives au secteur de l’éducation : enseignement fondamental et secondaire, enseignement supérieur. Les innovations concernant l’enseignement supérieur étaient le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI », l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion d’Université. Cette dernière solution digitale permet de centraliser et d’optimiser l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. A elle seules, elle  a permis au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs CFA. 

Le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI », l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion d’Université, le système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » sont les innovations qui vont permettre une gestion optimale et efficace de l’enseignement supérieur. 

Le progiciel de gestion intégrée dénommé « Cocktail+ CAMPUS MALI »  comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. C’est un portail qui facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines.

Quant à l’application mobile «Mon CENOU à domicile », elle est dédiée aux inscriptions, demandes de transport et d’assistance. Le Système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis. Le service « Cenou Kibaru », via le numéro SMS 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes. 

SMC

8 décembre 2025 0 comments
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