Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
vendredi,24 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Avant première de « Hors Champs »
ActuSeko ni Donko

« Hors Champs » : le court métrage de Hadja Djeineba Diop qui donne un visage au silence

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le Cinéma Babemba de Bamako a accueilli, ce jeudi 11 décembre 2025, l’avant-première du court métrage « Hors Champs », réalisé par Hadja Djeineba Diop. L’événement a rassemblé un public varié, composé de partenaires institutionnels, financiers, associations, enseignants, élèves et passionnés du septième art et de la culture. 

Produit par Tirera Films, « Hors Champs » est un court métrage de 24 minutes qui raconte l’histoire de Mariama, une élève confrontée au harcèlement scolaire. À travers ce récit, la réalisatrice met en lumière une réalité douloureuse vécue par de nombreux jeunes : celle d’une violence invisible, dissimulée derrière le silence. Mais au-delà de la dénonciation, le film se veut porteur d’espoir, de résilience et de solidarité, invitant chacun à réfléchir sur ce fléau.  

Un film qui brise le silence

La projection a suscité une vive émotion dans la salle, touchant profondément le public. L’intensité du jeu de l’actrice principale a donné une dimension humaine et poignante au récit, rendant palpable la douleur comme la force de résilience. Le public a salué la pertinence du sujet et la force du message, reconnaissant l’importance d’une sensibilisation collective. Le film s’inscrit ainsi dans une démarche citoyenne et artistique, visant à éveiller les consciences et à encourager la société à protéger ses enfants.  

Réalisatrice Hadja Djeineba Diop du court métrage "Hors champ".
Réalisatrice Hadja Djeineba Diop du court métrage « Hors champ », au Cinéma Babemba de Bamako, le 11 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Dans son allocution, Hadja Djeineba Diop a exprimé une profonde gratitude envers les partenaires institutionnels et associatifs qui ont accompagné le projet. Elle a notamment remercié le Lycée Liberté de Bamako, qui a ouvert ses portes avec confiance et disponibilité, permettant au film de gagner en authenticité grâce à la participation des enseignants et des élèves. Elle a également salué le soutien de plusieurs ministères partenaires, qui ont compris dès le départ l’importance de ce projet.  

Une reconnaissance aux partenaires

La réalisatrice a tenu à remercier les structures qui, comme le « .22 », ont choisi de faire confiance à des initiatives individuelles et de croire en la force des créateurs indépendants. Elle a rendu hommage à l’équipe technique, dont le travail patient et passionné a permis de transformer une idée en images et en émotions. Elle a aussi souligné l’engagement de l’Association des Femmes de l’Image et de l’Humanité, qui l’accompagne depuis longtemps en nourrissant son parcours de force et de sororité.  

Un hommage particulier a été adressé à l’actrice principale, qui a incarné avec intensité et délicatesse la douleur comme la résilience. Son courage et sa maturité ont permis au film de toucher profondément le public, donnant un visage à ce silence que l’on cherche à briser. Selon la réalisatrice, elle a porté ce rôle avec une vérité et une délicatesse incroyables, offrant une performance qui restera marquante dans la mémoire des spectateurs présents.  

L’actrice principale et l’authenticité du jeu

Au-delà de la production cinématographique, « Hors Champs » est un projet profondément intime pour Hadja Djeineba Diop. Elle a confié avoir elle-même connu le harcèlement scolaire dans sa jeunesse, découvrant très tôt que la violence peut prendre mille formes et que parfois le silence fait plus mal que les mots. Elle a expliqué que ce film est une manière de transformer une douleur vécue en outil de sensibilisation, destiné aux enfants qui n’osent pas parler et qui souffrent dans le silence.  

AVant-première de « Hors Champs » au Ciné Babemba
Photo de famille à l’issue de l’avant-première du court métrage « Hors champ », au Cinéma Babemba de Bamako, le 11 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

« Avant d’être productrice, avant d’être mère ou épouse, j’ai été une élève qui a appris que l’école, censée être un refuge, peut devenir un espace de peur », a-t-elle déclaré avec émotion. Elle a expliqué que ce film est pour l’enfant qu’elle a été, mais aussi pour tous ceux qui aujourd’hui encore n’osent pas parler. À travers « Hors Champs », elle souhaite briser ce silence et offrir un outil de sensibilisation porteur d’espoir et de solidarité.  

Une œuvre née d’une expérience personnelle

La réalisatrice a tenu à remercier sa famille, son premier refuge, ainsi que son époux pour son humour, sa patience et son soutien constant. Elle a également adressé une mention spéciale à ses proches collaborateurs, dont la loyauté et l’engagement ont été essentiels à la réalisation du projet. Pour elle, ce film est le fruit d’un travail collectif, nourri par la confiance et la solidarité de tous ceux qui l’ont accompagnée dans cette aventure artistique et humaine.  

Enfin, elle a exprimé sa reconnaissance envers le public, dont la présence donne tout son sens à ce travail. Pour Hadja Djeineba Diop, « Hors Champs » n’est pas seulement un film, mais un acte de sensibilisation et un appel à briser le silence autour du harcèlement scolaire. La projection s’est conclue sur une note de solidarité et de réflexion, laissant une empreinte durable dans les esprits et ouvrant un espace de dialogue et d’espoir.  

Avec « Hors Champs », le cinéma malien démontre une fois de plus sa capacité à aborder des sujets sensibles et à contribuer à la construction d’une société plus inclusive et solidaire. En donnant un visage au silence, Hadja Djeineba Diop a ouvert un espace de dialogue et de prise de conscience. Son court métrage s’inscrit dans une démarche citoyenne et artistique, visant à éveiller les consciences et à encourager la société à protéger ses enfants contre le harcèlement scolaire.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

12 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un exemplaire de journal dans un ordinateur avec l'épigraphe Fake news.
A la UneAnalyses

Tribune — Comment l’AES veut contrer la désinformation et construire un récit commun

by Chiencoro 12 décembre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Face à ce qu’elle décrit comme une « guerre informationnelle », la confédération des États du Sahel déploie une stratégie inédite : contrôler le récit pour consolider son pouvoir. Plateforme médiatique commune, agences de presse harmonisées, journalisme « patriotique »… L’AES s’organise pour reprendre en main la narration sahélienne. Mais jusqu’où la lutte contre la désinformation peut-elle aller sans étouffer le pluralisme ?

Le centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), en collaboration avec la Maison de la presse et la Direction de l’information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), a organisé, jeudi 11 décembre 2025, un « panel de haut niveau avec les acteurs de la presse sur l’information et la communication dans un contexte de cabale médiatique contre le Mali« . Autour de cinq thématiques majeures, les professionnels maliens de l’information et de la communication ont débattu les différents contours de la désinformation et des rumeurs au Mali et dans l’espace AES. Leur objectif est de mobiliser l’ensemble de la presse pour la cause nationale et sahélienne en exhortant les journalistes à plus de professionnalisme. 

Au Sahel, la bataille stratégique ne se joue plus uniquement sur les terrains militaires ou diplomatiques. Elle se déroule aussi dans l’espace informationnel. La confédération des États du Sahel (AES), née le 6 juillet 2024 à Niamey au Niger  —  et qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger — entend désormais reprendre la main sur ce qu’elle nomme « le narratif », estimé central pour la souveraineté. À Bamako, Niamey comme à Ouagadougou, l’idée s’impose : pour exister politiquement, il faut d’abord contrôler la manière dont on raconte le monde. Car ceux qui maîtrisent l’information, maitrise le monde. 

La « guerre informationnelle », nouvelle matrice politique

Dans les trois capitales sahéliennes, la désinformation est désormais présentée comme une menace stratégique au même titre que le terrorisme ou l’ingérence étrangère. En visite à Sikasso, en juin 2024, le président de la transition a expliqué les trois formes de terrorisme dont souffre le Mali, et par ricochet les pays de l’AES: le terrorisme avec violence armée, le terrorisme médiatique et le terrorisme économique.  

Ces derniers mois, à travers l’imposition d’une pénurie du carburant au Mali, les sponsors étatiques internationaux du terrorisme, ont fait subir au Mali les deux dernières formes du terrorisme. Ce qui traduit leur échec cuisant sur le terrain de la violence armée.  

Le ministre malien de la Communication, Alhamdou Ag Ilyene, parle d’« une bataille de souveraineté ». À travers cette formule, les autorités font de la communication un champ de confrontation géopolitique, justifiant une centralisation accrue de la parole publique. Selon ce récit officiel, riposter à la désinformation relèverait moins de la régulation médiatique que de la protection nationale contre des « campagnes orchestrées » visant à affaiblir l’AES.

Une plateforme médiatique pour “sahéliser” l’information

Cette doctrine a conduit à la création d’une plateforme numérique commune, conçue lors d’ateliers tenus à Bamako en août 2024. La future chaîne de télévision et de radio “AES” doit devenir la vitrine médiatique de la Confédération. Pensée comme des outils de « sahélisation » de l’information, elle concentrera la production éditoriale autour des priorités politiques des trois gouvernements. 

Les contenus seront labellisés comme « fiables », selon la communication officielle — une manière d’opposer au foisonnement des sources en ligne un canal consolidé et maîtrisé. Dans les faits, l’initiative vise à repositionner l’AES dans le paysage médiatique international tout en offrant une alternative aux médias nationaux et internationaux jugés trop critiques et victimes généralement de « manipulation ».

La volonté d’harmonisation s’est renforcée en octobre 2025, avec la signature d’une convention liant les agences de presse du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Pour les ministres de la Communication, cette intégration représente une étape décisive : il s’agit, selon eux, de « reprendre la parole » et de refuser que « d’autres parlent à la place » de l’espace sahélien. La ligne éditoriale commune sera « centrée sur la vision des chefs d’État », un positionnement assumé qui transforme les agences publiques en instruments politiques au service de la Confédération. L’accord prévoit également une mutualisation des contenus, une intensification des formations et un renforcement de la lutte contre la désinformation.

Le “journalisme patriotique”, nouvelle norme éditoriale

Cette stratégie s’accompagne d’une redéfinition du rôle du journaliste. Dans les trois États, les autorités défendent la notion de « journalisme patriotique », censée aligner l’information sur les intérêts supérieurs de la nation. Elle se traduit par des « omissions stratégiques” — l’absence volontaire de couverture d’événements considérés comme démoralisants ou politiquement nuisibles. Pour les gouvernements de l’AES, cette orientation est légitime dans un contexte de « guerre informationnelle » où la cohérence du message prime sur l’indépendance éditoriale.

La communication de l’AES ne se limite pas aux plateformes numériques. Elle vise autant les populations locales que la communauté internationale. À l’interne, les messages cherchent à renforcer la résilience sociale face aux crises et à consolider l’adhésion aux projets politiques de l’Alliance. À l’externe, l’objectif est de contrer ce que les dirigeants décrivent comme un « diktat narratif » de certaines puissances occidentales. Dans cette logique, les langues locales jouent un rôle central. Elles permettent d’atteindre des segments de population éloignés des médias formels et d’ancrer la légitimité de l’AES dans le tissu social.

Un triptyque d’objectifs : crédibilité, cohésion, contrôle

Trois ambitions structurent cette architecture communicationnelle. La première consiste à renforcer la crédibilité internationale de l’AES en imposant une parole collective homogène. La deuxième vise à approfondir l’adhésion interne en encourageant l’idée d’un destin partagé au-delà des frontières nationales. La troisième, plus sensible, cherche à contrôler l’espace informatif, en réduisant l’influence des voix discordantes — médias dits indépendants, ONG, observateurs critiques — dont les récits peuvent contrecarrer les messages officiels tout en défendant des intérêts d’acteurs étrangers.

Chiencoro Diarra 

12 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
BCID-AES
A la UneÉconomie

BCID-AES : un outil stratégique dans l’architecture économique naissante de l’Alliance des États du Sahel

by Chiencoro 11 décembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En actant la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent doter leur jeune confédération d’un instrument financier inédit. Derrière cette initiative, présentée comme un pilier de « souveraineté économique », se joue une bataille plus large : celle d’un Sahel en quête d’autonomie dans un environnement régional marqué par l’isolement diplomatique, la contraction des financements internationaux et l’urgence des besoins de développement.

En recevant, le 11 décembre 2025, les ministres des Finances maliens, burkinabè et nigériens, le général Assimi Goïta a entériné une étape structurante du projet politique de l’Alliance des États du Sahel (AES) : la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Derrière l’annonce technique, c’est une redéfinition des rapports de force économiques au Sahel qui se dessine, alors que les trois régimes militaires cherchent à consolider une autonomie financière encore fragile.

Un instrument pour réduire la dépendance financière extérieure

La validation et la signature des statuts de la BCID-AES interviennent dans un contexte où les trois États ont vu se contracter les financements internationaux à la suite des ruptures politiques de 2020 à 2023. La nouvelle banque se veut un outil stratégique pour financer directement les infrastructures routières, énergétiques et agricoles sans passer par les bailleurs traditionnels — Banque mondiale, FMI, UE — dont les relations avec l’AES se sont tendues.

Le ministre burkinabè, Aboubakar Nacanabo, a présenté la nouvelle institution comme un levier destiné à « assumer pleinement la souveraineté économique » du trio sahélien. Un discours qui s’inscrit dans la doctrine de « rupture » revendiquée par les autorités de l’AES depuis leur rapprochement trilatéral.

Une architecture institutionnelle en construction

La Banque confédérale, dotée d’un capital initial partiellement libéré, sera supervisée par un Conseil des gouverneurs réunissant les ministres des Finances des trois pays. Cette gouvernance resserrée permet aux chefs d’État de garder un contrôle étroit sur les orientations, dans une logique politique où la question économique est devenue indissociable de la souveraineté.

La priorité affichée demeure la mise en place rapide des organes dirigeants et le lancement des premières opérations de financement. À terme, l’ambition est de financer non seulement les projets étatiques mais aussi des projets privés portés par des entreprises locales, à condition qu’ils soient validés par les gouvernements. Cette orientation pourrait renforcer l’émergence d’un tissu économique régional autonome, mais elle traduit aussi une volonté de contrôler les circuits d’investissement.

Un jalon politique avant le second sommet de l’AES

Dans un Sahel où l’insécurité, les sanctions passées et la contraction des budgets publics pèsent lourdement, la création de la BCID-AES est autant comme une nécessité que comme un pari. Les trois États misent sur la consolidation interne plutôt que sur la réouverture accélérée vers les marchés financiers internationaux, au risque d’un isolement prolongé.

Cette avancée survient à quelques jours du second sommet de l’AES prévu à Bamako, du 22 au 23 décembre 2025, où l’architecture institutionnelle et financière de la confédération doit être renforcée. L’annonce permet aux autorités de montrer une cohérence stratégique et un volontarisme politique. À travers la BCID-AES, l’Alliance démontrera qu’elle peut construire, seule, les instruments de son propre développement.

Chiencoro Diarra 

11 décembre 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Premier ministre en Guinée
ActuPolitique

Coopération Mali-Guinée : Abdoulaye Maïga en visite d’amitié et de travail en Guinée     

by Sahel Tribune 11 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a effectué du 9 au 10 décembre 2025 une visite d’amitié et de travail de 48 heures en République de Guinée. Accompagné de quatre membres du Gouvernement, il a échangé avec les autorités guinéennes sur la coopération bilatérale, abordant des projets structurants tels que l’interconnexion ferroviaire, les corridors de transit et la gestion concertée de la transhumance.  

La délégation malienne conduite par le Premier ministre était composée de plusieurs membres du gouvernement. Parmi eux figuraient le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, le ministre de l’Économie et des Finances Alousseni Sanou, le ministre des Transports et des Infrastructures Dembele Madina Sissoko, ainsi que le ministre de l’Élevage et de la Pêche Youba Ba. Cette composition illustre l’importance stratégique de la mission et la diversité des secteurs concernés.  

Une délégation de haut niveau pour une coopération renforcée  

La présence de ces ministres traduit la volonté du gouvernement malien de donner une dimension multisectorielle à cette visite. Les domaines de la défense, de l’économie, des infrastructures et de l’agriculture sont au cœur des échanges, témoignant d’une approche globale. Le Mali et la Guinée partagent des défis communs, notamment en matière de sécurité, de développement économique et de gestion des ressources naturelles. Cette rencontre vise donc à consolider les liens historiques et fraternels entre les deux pays voisins.  

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga et son homologue guinéen Amadou Oury Bah ont tenu une séance de travail officielle. Les discussions ont porté sur des sujets d’intérêt commun, principalement liés à la coopération économique et commerciale. Les deux délégations ont abordé le projet d’interconnexion ferroviaire, qui devrait faciliter le transport de marchandises et renforcer l’intégration régionale. Elles ont également évoqué l’opérationnalisation de nouveaux corridors de transit, essentiels pour fluidifier les échanges commerciaux entre les deux nations.  

Des projets structurants pour l’avenir des deux pays  

La transhumance, pratique traditionnelle dans la région, a également été au centre des débats. Les deux gouvernements souhaitent mettre en place des mécanismes concertés afin de mieux encadrer les mouvements pastoraux et prévenir les conflits liés aux ressources. Cette coopération dans le domaine agricole et pastoral est perçue comme un levier de stabilité et de prospérité pour les communautés frontalières. Le gouvernement guinéen a exprimé sa disponibilité à accompagner le Mali dans la mise en œuvre de ces projets.  

À l’issue de cette rencontre, les deux Premiers ministres ont animé un point de presse conjoint. Ils ont réaffirmé leur engagement à renforcer les relations bilatérales et à travailler main dans la main pour relever les défis communs. Les propos tenus ont mis en avant la solidarité entre les deux peuples et la nécessité de bâtir des infrastructures modernes pour soutenir la croissance économique. Cette communication publique a permis de partager avec les citoyens les grandes lignes des discussions et les perspectives envisagées.  

Audience avec le Président de la République de Guinée  

Avant de quitter Conakry, le mercredi 10 décembre 2025, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a été reçu en audience par le Président de la République de Guinée, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya. Le Chef du Gouvernement était porteur d’un message du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à son frère et ami.  

Le Général de Division Abdoulaye Maïga en a profité pour remercier la Guinée au nom du Chef de l’État pour son soutien constant au Mali. Pour sa part, le Président guinéen a réaffirmé la disponibilité de son pays à coopérer avec le Mali, rappelant que le Mali et la Guinée sont « les deux poumons d’un même corps ».    

Une coopération tournée vers l’intégration régionale  

La visite du Premier ministre malien en Guinée s’inscrit dans une dynamique régionale visant à promouvoir l’intégration économique et politique. Les projets évoqués, tels que l’interconnexion ferroviaire et les corridors de transit, sont des initiatives structurantes qui dépassent le cadre bilatéral. Ils participent à la construction d’un espace ouest-africain plus uni et plus compétitif. Le renforcement des échanges commerciaux et la facilitation du transport de marchandises sont des priorités partagées par les deux gouvernements.  

Au-delà des aspects économiques, cette visite revêt une dimension symbolique forte. Elle témoigne de la volonté des autorités maliennes et guinéennes de consolider une amitié historique et de bâtir un partenariat durable. Les deux pays, liés par la géographie et la culture, entendent faire de leur coopération un modèle de solidarité régionale. Les discussions franches et constructives entre les délégations traduisent une convergence de vues sur les enjeux stratégiques.  

Ibrahim Kalifa Djitteye

11 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
pxclimateaction, nuclear waste, nuclear power plant
ActuClimat et environnement

Tribune. Le coût de l’inaction écologique dépassera bientôt celui des transformations

by Chiencoro 11 décembre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Alors que les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution fragilisent déjà les économies et les sociétés, le nouveau rapport Global Environment Outlook du PNUE affirme qu’un autre avenir reste possible. En investissant massivement dans la santé planétaire — climat stable, écosystèmes préservés, réduction de la pollution — le monde pourrait générer des milliers de milliards de dollars de gains économiques, sauver des millions de vies et sortir des populations entières de la pauvreté. À condition de rompre avec le modèle actuel, fondé sur l’extraction, la surexploitation et la fragmentation des politiques environnementales.

La planète se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif, et le dernier rapport Global Environment Outlook (GEO-7), publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ne laisse aucune place au doute : si le monde poursuit son modèle de développement actuel, il s’engage inexorablement vers une dégradation accélérée du climat, de la biodiversité et de la qualité de vie humaine. Mais l’évaluation, fruit du travail de 287 scientifiques issus de 82 pays, affirme aussi qu’un autre futur reste possible. En investissant dans la “santé planétaire”, les sociétés pourraient générer 20 000 milliards de dollars de gains économiques chaque année d’ici 2070, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.

Un modèle économique qui s’effrite sous le poids des crises écologiques

La spirale actuelle est documentée avec une précision alarmante. Les événements climatiques extrêmes coûtent déjà 143 milliards de dollars par an, entre 20 % et 40 % des terres mondiales sont dégradées, un million d’espèces sont menacées d’extinction, et la pollution provoque neuf millions de morts chaque année. Le PIB mondial en subira les conséquences directes. Selon le rapport, la crise climatique réduira la richesse planétaire de 4 % dès 2050, et de 20 % d’ici la fin du siècle.

Pire encore, si les trajectoires actuelles se maintiennent, la hausse des températures dépassera 1,5 °C dès le début des années 2030, puis franchira les 2 °C dans les années 2040, accélérant des dérèglements déjà perceptibles partout dans le monde. Ce scénario, dit “business as usual”, ne serait pas seulement synonyme d’un recul environnemental, il provoquerait instabilité géopolitique, crises alimentaires, migrations forcées et fragilisation structurelle des États.

Un changement de cap est possible — et nécessaire

Face à ce constat, le PNUE trace une alternative claire : transformer en profondeur les modes de production, de consommation et de gouvernance. Pour Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, l’humanité doit faire un choix qui n’en est plus un :« Continuer sur la route d’un avenir dévasté ou prendre une voie nouvelle pour assurer une planète saine, des populations en bonne santé et des économies résilientes. Ce n’est pas un choix réel. »

Le rapport démontre que les investissements en faveur du climat, de la biodiversité et de la lutte contre la pollution ne représentent pas un coût net, mais un dividende à long terme. Dès 2050, les bénéfices économiques des transformations écologiques seront visibles, et atteindront 20 000 milliards de dollars annuels en 2070, puis bien davantage au-delà.

Cinq transformations radicales pour reconstruire le monde

Le GEO-7 identifie cinq systèmes clés dont la transformation est indispensable : l’économie et la finance, les matériaux et les déchets, l’énergie, les systèmes alimentaires et la gestion de l’environnement. Dans chacun, la rupture est plus nécessaire que l’ajustement.

  • Refonder l’économie : dépasser le PIB pour intégrer le capital naturel et humain ; réformer les subventions néfastes ; corriger les prix pour refléter les externalités environnementales.
  • Entrer dans l’économie circulaire : repenser la conception des produits ; réduire drastiquement les déchets ; transformer les modes de consommation.
  • Décarboner l’énergie : accélérer la transition énergétique ; réduire la dépendance aux hydrocarbures ; garantir un accès universel à l’énergie propre.
  • Réinventer l’alimentation : adopter des régimes durables ; réduire le gaspillage ; rendre les systèmes agricoles résilients.
  • Restaurer les écosystèmes : étendre les aires protégées ; restaurer les terres dégradées ; renforcer l’adaptation climatique via les solutions fondées sur la nature.

Ces transformations ne sont pas seulement techniques. Elles exigent des changements culturels, sociaux et politiques majeurs, incluant la valorisation des savoirs autochtones et des connaissances locales, longtemps marginalisés alors même qu’ils sont essentiels à la résilience des territoires.

Les “super polluants” : un front prioritaire

Au-delà du CO₂, le rapport insiste sur l’urgence de réduire les émissions de “super polluants” — méthane, carbone noir, ozone troposphérique — responsables d’un réchauffement rapide. Une réduction de 30 % du méthane d’ici 2030 permettrait à elle seule d’éviter 0,3 °C de réchauffement à l’horizon 2050. La création de l’Super Pollutants Action Accelerator, lancé à la COP30, ambitionne d’accompagner jusqu’à 30 pays dans cette transition décisive.

Un autre enseignement du rapport est l’importance des synergies entre les conventions internationales — climat, biodiversité, désertification, pollution. La fragmentation actuelle fragilise l’efficacité collective. À Nairobi, lors de la 7ème Assemblée générale des Nations Unies sur le climat, plusieurs présidences de COP ont appelé à une coordination renforcée et à la création d’une feuille de route commune dès 2026.

Cette dynamique s’impose : les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution ne peuvent plus être traitées séparément. Elles forment un triptyque dont les effets se renforcent mutuellement. C’est donc dans une approche intégrée que la diplomatie environnementale doit désormais s’inscrire.

Investir maintenant, ou payer l’effondrement demain

L’enseignement central de cette évaluation est limpide : le coût de l’inaction dépassera très largement celui des transformations à mener.
Sans changement majeur :

  • la Terre perdra chaque année des zones fertiles équivalentes à la taille de la Colombie ;
  • les déchets plastiques continueront d’inonder sols et océans ;
  • les pertes économiques liées à la pollution s’alourdiront ;
  • les catastrophes climatiques deviendront structurellement plus destructrices.

À l’inverse, une planète restaurée, moins polluée, moins carbonée, constitue la condition d’une prospérité durable.

Une tribune d’espoir mais aussi de responsabilité

Le GEO-7 n’est pas seulement un avertissement. C’est une feuille de route. Il rappelle que la transition écologique n’est ni un luxe ni une option, mais le socle sur lequel repose la stabilité des sociétés humaines. L’alternative se résume ainsi : subir la fragmentation du monde ou choisir sa reconstruction.

L’avenir ne dépend pas d’une innovation miracle, mais d’une multitude de décisions politiques, économiques et collectives dont l’humanité connaît déjà les contours. L’heure n’est plus à l’incertitude : elle est au courage.

Chiencoro Diarra 

11 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
6ème rapport du GIEC sur le climat
A la UneClimat et environnement

2025 : vers la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire

by Fousseni TOGOLA 11 décembre 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Alors que la planète vient d’enregistrer son troisième mois de novembre le plus chaud jamais mesuré, les données de Copernicus confirment que 2025 s’achemine vers la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire moderne. Malgré un léger répit après les records de 2023 et 2024, la Terre reste durablement installée au-dessus de +1,5 °C sur de nombreux mois, ouvrant une nouvelle ère climatique dont l’Afrique subit déjà les premiers chocs.

L’année 2025 s’achemine vers un nouveau record climatique. Selon les dernières données du service européen Copernicus, elle devrait devenir la deuxième ou la troisième année la plus chaude jamais mesurée, frôlant de très près le seuil de +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Une tendance qui confirme la dérive accélérée du système climatique mondial.

Un mois de novembre exceptionnellement chaud

En novembre, la planète a enregistré une température moyenne de 14,02 °C, soit 0,65 °C au-dessus de la référence 1991-2020. Ce mois se classe comme le troisième novembre le plus chaud jamais observé. Plus inquiétant encore : il affiche +1,54 °C par rapport au niveau préindustriel – un dépassement ponctuel du seuil fixé par l’Accord de Paris.

Ce mois vient clore une séquence où 28 mois ont déjà dépassé le seuil de +1,5 °C, dont une série quasi continue entre juillet 2023 et avril 2025.

2025, une année presque « à égalité » avec 2023

Sur la période janvier–novembre 2025, l’anomalie globale atteint +0,60 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, équivalant à +1,48 °C par rapport à 1850-1900. Des valeurs identiques à celles de 2023, désormais confirmées comme la deuxième année la plus chaude de l’histoire moderne. Résultat : il est désormais quasiment certain que 2025 terminera deuxième ou troisième, derrière 2024, année la plus chaude jamais enregistrée.

En moyenne glissante, sur les douze derniers mois, la planète reste à +1,49 °C au-dessus de l’ère préindustrielle – signe que la tendance de fond demeure extrêmement élevée malgré un léger ralentissement après le pic record de 2023-2024.

Des contrastes régionaux, mais une planète surchauffée

Entre septembre et novembre, la planète a enregistré sa troisième saison d’automne la plus chaude, avec une anomalie de +0,67 °C. En Europe, la tendance est similaire : l’automne 2025 se classe quatrième depuis le début des mesures.

En Europe, novembre a été le cinquième plus chaud jamais mesuré, particulièrement en Europe de l’Est, en Russie et dans les Balkans. À Kiev, il s’agit même du quatrième novembre le plus chaud de l’histoire.

Mais les anomalies les plus extrêmes se sont concentrées ailleurs :

  • Nord du Canada et Arctique eurasien : jusqu’à +7 °C au-dessus des normales, accompagnés d’une forte perte de glace de mer.
  • Antarctique oriental : plus de +4 °C d’anomalie dans certaines zones.
  • Pacifique Nord, mer de Corail, Atlantique Sud, Méditerranée : des eaux de surface exceptionnellement chaudes, par endroits à des niveaux record.

À l’inverse, le nord de la Sibérie, certaines régions d’Inde, d’Afrique australe et d’Australie ont enregistré des températures inférieures aux moyennes, témoignant de la persistance de fortes disparités régionales.

Un pas de plus vers un monde au-delà de +1,5 °C

La température moyenne des mers entre 60°S et 60°N atteint 20,42 °C en novembre, soit 0,29 °C de plus que la référence 1991-2020. C’est la quatrième valeur la plus élevée jamais enregistrée pour un mois de novembre.

Le Pacifique Nord, la mer de Norvège et la mer de Corail affichent des valeurs record, contribuant directement à la chaleur atmosphérique globale.

Même si 2025 ne franchira peut-être pas le seuil annuel de +1,5 °C, Copernicus estime que la période 2023–2025 dépassera en moyenne ce seuil pour la première fois.
Un symbole lourd de sens : la planète s’installe durablement dans un climat plus chaud, plus instable, où les records deviennent la norme.

Un avertissement climatique supplémentaire

Après les records successifs de 2023 et 2024, le quasi-record de 2025 confirme une dynamique profondément préoccupante. Le franchissement récurrent du seuil de +1,5 °C « mois par mois » montre que la fenêtre pour stabiliser le réchauffement se referme brutalement.

En attendant les discussions de la COP32 prévue en Éthiopie, une chose est sûre : 2025 restera comme l’un des marqueurs les plus sévères du basculement climatique mondial.

F. Togola 

11 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Crise climatique
ActuClimat et environnement

Climat : l’Afrique entre urgences, solutions et bataille de l’information

by Chiencoro 10 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

À l’issue d’une année 2025 marquée par des crises climatiques à répétition, experts, institutions et scientifiques réunis par Africa 21 appellent à renforcer les systèmes d’alerte précoce, accélérer l’adaptation et préparer une COP32 « africaine » stratégique – tout en se prémunissant contre la montée de la désinformation.

Inondations meurtrières au Nigeria, cyclones au Mozambique, sécheresse historique au Maroc… Le bilan climatique 2025 présenté lors du premier « Rendez-vous de l’environnement » organisé par Africa 21, un consortium de journalistes spécialistes des questions environnementales, est sans appel.

« Sur les huit premiers mois de 2025, l’écart thermique mondial était déjà de +1,42 °C », rappelle Brigitte Perrin, responsable communication de l’OMM. Malgré un épisode La Niña, les extrêmes se multiplient.

Le continent paie un lourd tribut :

  • Nigeria – 207 morts lors des inondations de mai.
  • RDC – 165 morts après les crues d’avril.
  • Afrique du Sud – 15 000 déplacés en juin.
  • Maghreb – 7e année consécutive de sécheresse au Maroc.

« L’Afrique n’est pas victime, elle est porteuse de solutions »

Pour Durrel Halleson du WWF Afrique, la réalité est double : « Les effets sont là, mais les solutions aussi. Les Africains veulent être perçus comme porteurs de réponses. »

Du bassin du Congo à la Grande Muraille Verte, en passant par les innovations agricoles au Cameroun, les intervenants soulignent la montée en puissance d’initiatives locales efficaces.

Même constat pour Dr Al Hamndou Dorsouma (BAD), qui insiste sur les opportunités du continent :

  • 45 % du potentiel mondial en énergies renouvelables,
  • 65 % des terres arables encore disponibles,
  • le plus grand puits de carbone planétaire : le bassin du Congo,
  • une urbanisation rapide permettant d’« éviter les erreurs du Nord ».

Adaptation : la bataille cruciale

La Banque africaine de développement rappelle que 9 des 10 pays les plus vulnérables au monde sont africains, dont le Tchad et la RDC. Elle oriente désormais 60 % de son financement climatique vers l’adaptation, notamment via :

  • un programme de 25 milliards USD,
  • un guichet d’action climatique ayant financé 41 projets en 2024.
  • L’OMM met en avant l’initiative « Alerte précoce pour tous », qui a déjà permis de doubler en 10 ans le nombre de pays africains dotés de systèmes d’alerte.

COP30 : avancées, déceptions et enjeux pour la COP32

Présent à Belém, le WWF rappelle les acquis :

  • Triplement du financement de l’adaptation à horizon 2035,
  • Adoption de 159 indicateurs mondiaux pour mesurer l’adaptation,
  • Reconnaissance du rôle des femmes, peuples autochtones et communautés afrodescendantes,
  • Engagements financiers pour les forêts (notamment 5,5 milliards USD pour les forêts tropicales).

Mais deux dossiers restent bloqués :

  • la sortie des énergies fossiles,
  • un accord global sur les forêts, repoussé à la COP31.

COP32 en Éthiopie : à l’Afrique de prendre le leadership

« Chaque fois qu’une COP se tient en Afrique, on annonce une “COP africaine”. Mais cette fois, il faut qu’elle le devienne réellement », insiste le WWF.

Les priorités africaines déjà identifiées : une architecture financière adaptée, un accès simplifié au financement climatique, une transition énergétique juste, une valorisation des solutions africaines (Congo, énergie, agriculture).

Pour la BAD, l’Afrique doit aussi évaluer ses propres initiatives lancées depuis Paris 2015.

L’autre menace : la désinformation climatique

Brigitte Perrin (OMM) alerte : « Une vague de désinformation climatique s’abat sur l’Afrique. Elle touche d’abord l’Afrique anglophone, puis gagnera l’Afrique francophone. »

Avec l’IA générative, les fake news climatiques explosent. En réponse, la COP30 a adopté la Déclaration sur l’intégrité de l’information, soutenue par l’UNESCO et l’OMM.

La BAD rappelle, de son côté, ses engagements, à savoir: un premier Fonds pour les forêts du bassin du Congo (2008), 6,5 milliards USD pour la Grande Muraille Verte, le soutien à la restauration des terres et des écosystèmes.

Concernant les mangroves, essentielles au littoral ouest-africain, il n’existe pas encore d’initiative mondiale dédiée, mais de nombreux projets nationaux sont en cours (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria…).

Entre urgence et action, l’Afrique se prépare

Le tableau dressé est grave, mais les intervenants restent optimistes. Le continent dispose d’atouts majeurs, d’une société civile active, de chercheurs reconnus et d’un dynamisme institutionnel renforcé par l’arrivée de nouveaux sièges onusiens à Nairobi.

La COP32 offrira une vitrine unique pour porter une vision africaine du climat – à condition que les gouvernements s’organisent, que les médias s’arment face à la désinformation, et que les partenaires internationaux jouent enfin leur rôle.

Chiencoro Diarra 

10 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Au Mali, 41 520 manuels remis pour soutenir les écoles publiques
Ressources minières : le Mali entend transformer l’or en moteur de développement
Le Mali réforme la propriété littéraire et artistique pour valoriser ses créateurs

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close