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BCID-AES
A la UneÉconomie

BCID-AES : un outil stratégique dans l’architecture économique naissante de l’Alliance des États du Sahel

by Chiencoro 11 décembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En actant la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent doter leur jeune confédération d’un instrument financier inédit. Derrière cette initiative, présentée comme un pilier de « souveraineté économique », se joue une bataille plus large : celle d’un Sahel en quête d’autonomie dans un environnement régional marqué par l’isolement diplomatique, la contraction des financements internationaux et l’urgence des besoins de développement.

En recevant, le 11 décembre 2025, les ministres des Finances maliens, burkinabè et nigériens, le général Assimi Goïta a entériné une étape structurante du projet politique de l’Alliance des États du Sahel (AES) : la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Derrière l’annonce technique, c’est une redéfinition des rapports de force économiques au Sahel qui se dessine, alors que les trois régimes militaires cherchent à consolider une autonomie financière encore fragile.

Un instrument pour réduire la dépendance financière extérieure

La validation et la signature des statuts de la BCID-AES interviennent dans un contexte où les trois États ont vu se contracter les financements internationaux à la suite des ruptures politiques de 2020 à 2023. La nouvelle banque se veut un outil stratégique pour financer directement les infrastructures routières, énergétiques et agricoles sans passer par les bailleurs traditionnels — Banque mondiale, FMI, UE — dont les relations avec l’AES se sont tendues.

Le ministre burkinabè, Aboubakar Nacanabo, a présenté la nouvelle institution comme un levier destiné à « assumer pleinement la souveraineté économique » du trio sahélien. Un discours qui s’inscrit dans la doctrine de « rupture » revendiquée par les autorités de l’AES depuis leur rapprochement trilatéral.

Une architecture institutionnelle en construction

La Banque confédérale, dotée d’un capital initial partiellement libéré, sera supervisée par un Conseil des gouverneurs réunissant les ministres des Finances des trois pays. Cette gouvernance resserrée permet aux chefs d’État de garder un contrôle étroit sur les orientations, dans une logique politique où la question économique est devenue indissociable de la souveraineté.

La priorité affichée demeure la mise en place rapide des organes dirigeants et le lancement des premières opérations de financement. À terme, l’ambition est de financer non seulement les projets étatiques mais aussi des projets privés portés par des entreprises locales, à condition qu’ils soient validés par les gouvernements. Cette orientation pourrait renforcer l’émergence d’un tissu économique régional autonome, mais elle traduit aussi une volonté de contrôler les circuits d’investissement.

Un jalon politique avant le second sommet de l’AES

Dans un Sahel où l’insécurité, les sanctions passées et la contraction des budgets publics pèsent lourdement, la création de la BCID-AES est autant comme une nécessité que comme un pari. Les trois États misent sur la consolidation interne plutôt que sur la réouverture accélérée vers les marchés financiers internationaux, au risque d’un isolement prolongé.

Cette avancée survient à quelques jours du second sommet de l’AES prévu à Bamako, du 22 au 23 décembre 2025, où l’architecture institutionnelle et financière de la confédération doit être renforcée. L’annonce permet aux autorités de montrer une cohérence stratégique et un volontarisme politique. À travers la BCID-AES, l’Alliance démontrera qu’elle peut construire, seule, les instruments de son propre développement.

Chiencoro Diarra 

11 décembre 2025 0 comments
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Le Premier ministre en Guinée
ActuPolitique

Coopération Mali-Guinée : Abdoulaye Maïga en visite d’amitié et de travail en Guinée     

by Sahel Tribune 11 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a effectué du 9 au 10 décembre 2025 une visite d’amitié et de travail de 48 heures en République de Guinée. Accompagné de quatre membres du Gouvernement, il a échangé avec les autorités guinéennes sur la coopération bilatérale, abordant des projets structurants tels que l’interconnexion ferroviaire, les corridors de transit et la gestion concertée de la transhumance.  

La délégation malienne conduite par le Premier ministre était composée de plusieurs membres du gouvernement. Parmi eux figuraient le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, le ministre de l’Économie et des Finances Alousseni Sanou, le ministre des Transports et des Infrastructures Dembele Madina Sissoko, ainsi que le ministre de l’Élevage et de la Pêche Youba Ba. Cette composition illustre l’importance stratégique de la mission et la diversité des secteurs concernés.  

Une délégation de haut niveau pour une coopération renforcée  

La présence de ces ministres traduit la volonté du gouvernement malien de donner une dimension multisectorielle à cette visite. Les domaines de la défense, de l’économie, des infrastructures et de l’agriculture sont au cœur des échanges, témoignant d’une approche globale. Le Mali et la Guinée partagent des défis communs, notamment en matière de sécurité, de développement économique et de gestion des ressources naturelles. Cette rencontre vise donc à consolider les liens historiques et fraternels entre les deux pays voisins.  

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga et son homologue guinéen Amadou Oury Bah ont tenu une séance de travail officielle. Les discussions ont porté sur des sujets d’intérêt commun, principalement liés à la coopération économique et commerciale. Les deux délégations ont abordé le projet d’interconnexion ferroviaire, qui devrait faciliter le transport de marchandises et renforcer l’intégration régionale. Elles ont également évoqué l’opérationnalisation de nouveaux corridors de transit, essentiels pour fluidifier les échanges commerciaux entre les deux nations.  

Des projets structurants pour l’avenir des deux pays  

La transhumance, pratique traditionnelle dans la région, a également été au centre des débats. Les deux gouvernements souhaitent mettre en place des mécanismes concertés afin de mieux encadrer les mouvements pastoraux et prévenir les conflits liés aux ressources. Cette coopération dans le domaine agricole et pastoral est perçue comme un levier de stabilité et de prospérité pour les communautés frontalières. Le gouvernement guinéen a exprimé sa disponibilité à accompagner le Mali dans la mise en œuvre de ces projets.  

À l’issue de cette rencontre, les deux Premiers ministres ont animé un point de presse conjoint. Ils ont réaffirmé leur engagement à renforcer les relations bilatérales et à travailler main dans la main pour relever les défis communs. Les propos tenus ont mis en avant la solidarité entre les deux peuples et la nécessité de bâtir des infrastructures modernes pour soutenir la croissance économique. Cette communication publique a permis de partager avec les citoyens les grandes lignes des discussions et les perspectives envisagées.  

Audience avec le Président de la République de Guinée  

Avant de quitter Conakry, le mercredi 10 décembre 2025, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a été reçu en audience par le Président de la République de Guinée, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya. Le Chef du Gouvernement était porteur d’un message du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à son frère et ami.  

Le Général de Division Abdoulaye Maïga en a profité pour remercier la Guinée au nom du Chef de l’État pour son soutien constant au Mali. Pour sa part, le Président guinéen a réaffirmé la disponibilité de son pays à coopérer avec le Mali, rappelant que le Mali et la Guinée sont « les deux poumons d’un même corps ».    

Une coopération tournée vers l’intégration régionale  

La visite du Premier ministre malien en Guinée s’inscrit dans une dynamique régionale visant à promouvoir l’intégration économique et politique. Les projets évoqués, tels que l’interconnexion ferroviaire et les corridors de transit, sont des initiatives structurantes qui dépassent le cadre bilatéral. Ils participent à la construction d’un espace ouest-africain plus uni et plus compétitif. Le renforcement des échanges commerciaux et la facilitation du transport de marchandises sont des priorités partagées par les deux gouvernements.  

Au-delà des aspects économiques, cette visite revêt une dimension symbolique forte. Elle témoigne de la volonté des autorités maliennes et guinéennes de consolider une amitié historique et de bâtir un partenariat durable. Les deux pays, liés par la géographie et la culture, entendent faire de leur coopération un modèle de solidarité régionale. Les discussions franches et constructives entre les délégations traduisent une convergence de vues sur les enjeux stratégiques.  

Ibrahim Kalifa Djitteye

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pxclimateaction, nuclear waste, nuclear power plant
ActuClimat et environnement

Tribune. Le coût de l’inaction écologique dépassera bientôt celui des transformations

by Chiencoro 11 décembre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Alors que les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution fragilisent déjà les économies et les sociétés, le nouveau rapport Global Environment Outlook du PNUE affirme qu’un autre avenir reste possible. En investissant massivement dans la santé planétaire — climat stable, écosystèmes préservés, réduction de la pollution — le monde pourrait générer des milliers de milliards de dollars de gains économiques, sauver des millions de vies et sortir des populations entières de la pauvreté. À condition de rompre avec le modèle actuel, fondé sur l’extraction, la surexploitation et la fragmentation des politiques environnementales.

La planète se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif, et le dernier rapport Global Environment Outlook (GEO-7), publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ne laisse aucune place au doute : si le monde poursuit son modèle de développement actuel, il s’engage inexorablement vers une dégradation accélérée du climat, de la biodiversité et de la qualité de vie humaine. Mais l’évaluation, fruit du travail de 287 scientifiques issus de 82 pays, affirme aussi qu’un autre futur reste possible. En investissant dans la “santé planétaire”, les sociétés pourraient générer 20 000 milliards de dollars de gains économiques chaque année d’ici 2070, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.

Un modèle économique qui s’effrite sous le poids des crises écologiques

La spirale actuelle est documentée avec une précision alarmante. Les événements climatiques extrêmes coûtent déjà 143 milliards de dollars par an, entre 20 % et 40 % des terres mondiales sont dégradées, un million d’espèces sont menacées d’extinction, et la pollution provoque neuf millions de morts chaque année. Le PIB mondial en subira les conséquences directes. Selon le rapport, la crise climatique réduira la richesse planétaire de 4 % dès 2050, et de 20 % d’ici la fin du siècle.

Pire encore, si les trajectoires actuelles se maintiennent, la hausse des températures dépassera 1,5 °C dès le début des années 2030, puis franchira les 2 °C dans les années 2040, accélérant des dérèglements déjà perceptibles partout dans le monde. Ce scénario, dit “business as usual”, ne serait pas seulement synonyme d’un recul environnemental, il provoquerait instabilité géopolitique, crises alimentaires, migrations forcées et fragilisation structurelle des États.

Un changement de cap est possible — et nécessaire

Face à ce constat, le PNUE trace une alternative claire : transformer en profondeur les modes de production, de consommation et de gouvernance. Pour Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, l’humanité doit faire un choix qui n’en est plus un :« Continuer sur la route d’un avenir dévasté ou prendre une voie nouvelle pour assurer une planète saine, des populations en bonne santé et des économies résilientes. Ce n’est pas un choix réel. »

Le rapport démontre que les investissements en faveur du climat, de la biodiversité et de la lutte contre la pollution ne représentent pas un coût net, mais un dividende à long terme. Dès 2050, les bénéfices économiques des transformations écologiques seront visibles, et atteindront 20 000 milliards de dollars annuels en 2070, puis bien davantage au-delà.

Cinq transformations radicales pour reconstruire le monde

Le GEO-7 identifie cinq systèmes clés dont la transformation est indispensable : l’économie et la finance, les matériaux et les déchets, l’énergie, les systèmes alimentaires et la gestion de l’environnement. Dans chacun, la rupture est plus nécessaire que l’ajustement.

  • Refonder l’économie : dépasser le PIB pour intégrer le capital naturel et humain ; réformer les subventions néfastes ; corriger les prix pour refléter les externalités environnementales.
  • Entrer dans l’économie circulaire : repenser la conception des produits ; réduire drastiquement les déchets ; transformer les modes de consommation.
  • Décarboner l’énergie : accélérer la transition énergétique ; réduire la dépendance aux hydrocarbures ; garantir un accès universel à l’énergie propre.
  • Réinventer l’alimentation : adopter des régimes durables ; réduire le gaspillage ; rendre les systèmes agricoles résilients.
  • Restaurer les écosystèmes : étendre les aires protégées ; restaurer les terres dégradées ; renforcer l’adaptation climatique via les solutions fondées sur la nature.

Ces transformations ne sont pas seulement techniques. Elles exigent des changements culturels, sociaux et politiques majeurs, incluant la valorisation des savoirs autochtones et des connaissances locales, longtemps marginalisés alors même qu’ils sont essentiels à la résilience des territoires.

Les “super polluants” : un front prioritaire

Au-delà du CO₂, le rapport insiste sur l’urgence de réduire les émissions de “super polluants” — méthane, carbone noir, ozone troposphérique — responsables d’un réchauffement rapide. Une réduction de 30 % du méthane d’ici 2030 permettrait à elle seule d’éviter 0,3 °C de réchauffement à l’horizon 2050. La création de l’Super Pollutants Action Accelerator, lancé à la COP30, ambitionne d’accompagner jusqu’à 30 pays dans cette transition décisive.

Un autre enseignement du rapport est l’importance des synergies entre les conventions internationales — climat, biodiversité, désertification, pollution. La fragmentation actuelle fragilise l’efficacité collective. À Nairobi, lors de la 7ème Assemblée générale des Nations Unies sur le climat, plusieurs présidences de COP ont appelé à une coordination renforcée et à la création d’une feuille de route commune dès 2026.

Cette dynamique s’impose : les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution ne peuvent plus être traitées séparément. Elles forment un triptyque dont les effets se renforcent mutuellement. C’est donc dans une approche intégrée que la diplomatie environnementale doit désormais s’inscrire.

Investir maintenant, ou payer l’effondrement demain

L’enseignement central de cette évaluation est limpide : le coût de l’inaction dépassera très largement celui des transformations à mener.
Sans changement majeur :

  • la Terre perdra chaque année des zones fertiles équivalentes à la taille de la Colombie ;
  • les déchets plastiques continueront d’inonder sols et océans ;
  • les pertes économiques liées à la pollution s’alourdiront ;
  • les catastrophes climatiques deviendront structurellement plus destructrices.

À l’inverse, une planète restaurée, moins polluée, moins carbonée, constitue la condition d’une prospérité durable.

Une tribune d’espoir mais aussi de responsabilité

Le GEO-7 n’est pas seulement un avertissement. C’est une feuille de route. Il rappelle que la transition écologique n’est ni un luxe ni une option, mais le socle sur lequel repose la stabilité des sociétés humaines. L’alternative se résume ainsi : subir la fragmentation du monde ou choisir sa reconstruction.

L’avenir ne dépend pas d’une innovation miracle, mais d’une multitude de décisions politiques, économiques et collectives dont l’humanité connaît déjà les contours. L’heure n’est plus à l’incertitude : elle est au courage.

Chiencoro Diarra 

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6ème rapport du GIEC sur le climat
A la UneClimat et environnement

2025 : vers la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire

by Fousseni TOGOLA 11 décembre 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Alors que la planète vient d’enregistrer son troisième mois de novembre le plus chaud jamais mesuré, les données de Copernicus confirment que 2025 s’achemine vers la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire moderne. Malgré un léger répit après les records de 2023 et 2024, la Terre reste durablement installée au-dessus de +1,5 °C sur de nombreux mois, ouvrant une nouvelle ère climatique dont l’Afrique subit déjà les premiers chocs.

L’année 2025 s’achemine vers un nouveau record climatique. Selon les dernières données du service européen Copernicus, elle devrait devenir la deuxième ou la troisième année la plus chaude jamais mesurée, frôlant de très près le seuil de +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Une tendance qui confirme la dérive accélérée du système climatique mondial.

Un mois de novembre exceptionnellement chaud

En novembre, la planète a enregistré une température moyenne de 14,02 °C, soit 0,65 °C au-dessus de la référence 1991-2020. Ce mois se classe comme le troisième novembre le plus chaud jamais observé. Plus inquiétant encore : il affiche +1,54 °C par rapport au niveau préindustriel – un dépassement ponctuel du seuil fixé par l’Accord de Paris.

Ce mois vient clore une séquence où 28 mois ont déjà dépassé le seuil de +1,5 °C, dont une série quasi continue entre juillet 2023 et avril 2025.

2025, une année presque « à égalité » avec 2023

Sur la période janvier–novembre 2025, l’anomalie globale atteint +0,60 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, équivalant à +1,48 °C par rapport à 1850-1900. Des valeurs identiques à celles de 2023, désormais confirmées comme la deuxième année la plus chaude de l’histoire moderne. Résultat : il est désormais quasiment certain que 2025 terminera deuxième ou troisième, derrière 2024, année la plus chaude jamais enregistrée.

En moyenne glissante, sur les douze derniers mois, la planète reste à +1,49 °C au-dessus de l’ère préindustrielle – signe que la tendance de fond demeure extrêmement élevée malgré un léger ralentissement après le pic record de 2023-2024.

Des contrastes régionaux, mais une planète surchauffée

Entre septembre et novembre, la planète a enregistré sa troisième saison d’automne la plus chaude, avec une anomalie de +0,67 °C. En Europe, la tendance est similaire : l’automne 2025 se classe quatrième depuis le début des mesures.

En Europe, novembre a été le cinquième plus chaud jamais mesuré, particulièrement en Europe de l’Est, en Russie et dans les Balkans. À Kiev, il s’agit même du quatrième novembre le plus chaud de l’histoire.

Mais les anomalies les plus extrêmes se sont concentrées ailleurs :

  • Nord du Canada et Arctique eurasien : jusqu’à +7 °C au-dessus des normales, accompagnés d’une forte perte de glace de mer.
  • Antarctique oriental : plus de +4 °C d’anomalie dans certaines zones.
  • Pacifique Nord, mer de Corail, Atlantique Sud, Méditerranée : des eaux de surface exceptionnellement chaudes, par endroits à des niveaux record.

À l’inverse, le nord de la Sibérie, certaines régions d’Inde, d’Afrique australe et d’Australie ont enregistré des températures inférieures aux moyennes, témoignant de la persistance de fortes disparités régionales.

Un pas de plus vers un monde au-delà de +1,5 °C

La température moyenne des mers entre 60°S et 60°N atteint 20,42 °C en novembre, soit 0,29 °C de plus que la référence 1991-2020. C’est la quatrième valeur la plus élevée jamais enregistrée pour un mois de novembre.

Le Pacifique Nord, la mer de Norvège et la mer de Corail affichent des valeurs record, contribuant directement à la chaleur atmosphérique globale.

Même si 2025 ne franchira peut-être pas le seuil annuel de +1,5 °C, Copernicus estime que la période 2023–2025 dépassera en moyenne ce seuil pour la première fois.
Un symbole lourd de sens : la planète s’installe durablement dans un climat plus chaud, plus instable, où les records deviennent la norme.

Un avertissement climatique supplémentaire

Après les records successifs de 2023 et 2024, le quasi-record de 2025 confirme une dynamique profondément préoccupante. Le franchissement récurrent du seuil de +1,5 °C « mois par mois » montre que la fenêtre pour stabiliser le réchauffement se referme brutalement.

En attendant les discussions de la COP32 prévue en Éthiopie, une chose est sûre : 2025 restera comme l’un des marqueurs les plus sévères du basculement climatique mondial.

F. Togola 

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Crise climatique
ActuClimat et environnement

Climat : l’Afrique entre urgences, solutions et bataille de l’information

by Chiencoro 10 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

À l’issue d’une année 2025 marquée par des crises climatiques à répétition, experts, institutions et scientifiques réunis par Africa 21 appellent à renforcer les systèmes d’alerte précoce, accélérer l’adaptation et préparer une COP32 « africaine » stratégique – tout en se prémunissant contre la montée de la désinformation.

Inondations meurtrières au Nigeria, cyclones au Mozambique, sécheresse historique au Maroc… Le bilan climatique 2025 présenté lors du premier « Rendez-vous de l’environnement » organisé par Africa 21, un consortium de journalistes spécialistes des questions environnementales, est sans appel.

« Sur les huit premiers mois de 2025, l’écart thermique mondial était déjà de +1,42 °C », rappelle Brigitte Perrin, responsable communication de l’OMM. Malgré un épisode La Niña, les extrêmes se multiplient.

Le continent paie un lourd tribut :

  • Nigeria – 207 morts lors des inondations de mai.
  • RDC – 165 morts après les crues d’avril.
  • Afrique du Sud – 15 000 déplacés en juin.
  • Maghreb – 7e année consécutive de sécheresse au Maroc.

« L’Afrique n’est pas victime, elle est porteuse de solutions »

Pour Durrel Halleson du WWF Afrique, la réalité est double : « Les effets sont là, mais les solutions aussi. Les Africains veulent être perçus comme porteurs de réponses. »

Du bassin du Congo à la Grande Muraille Verte, en passant par les innovations agricoles au Cameroun, les intervenants soulignent la montée en puissance d’initiatives locales efficaces.

Même constat pour Dr Al Hamndou Dorsouma (BAD), qui insiste sur les opportunités du continent :

  • 45 % du potentiel mondial en énergies renouvelables,
  • 65 % des terres arables encore disponibles,
  • le plus grand puits de carbone planétaire : le bassin du Congo,
  • une urbanisation rapide permettant d’« éviter les erreurs du Nord ».

Adaptation : la bataille cruciale

La Banque africaine de développement rappelle que 9 des 10 pays les plus vulnérables au monde sont africains, dont le Tchad et la RDC. Elle oriente désormais 60 % de son financement climatique vers l’adaptation, notamment via :

  • un programme de 25 milliards USD,
  • un guichet d’action climatique ayant financé 41 projets en 2024.
  • L’OMM met en avant l’initiative « Alerte précoce pour tous », qui a déjà permis de doubler en 10 ans le nombre de pays africains dotés de systèmes d’alerte.

COP30 : avancées, déceptions et enjeux pour la COP32

Présent à Belém, le WWF rappelle les acquis :

  • Triplement du financement de l’adaptation à horizon 2035,
  • Adoption de 159 indicateurs mondiaux pour mesurer l’adaptation,
  • Reconnaissance du rôle des femmes, peuples autochtones et communautés afrodescendantes,
  • Engagements financiers pour les forêts (notamment 5,5 milliards USD pour les forêts tropicales).

Mais deux dossiers restent bloqués :

  • la sortie des énergies fossiles,
  • un accord global sur les forêts, repoussé à la COP31.

COP32 en Éthiopie : à l’Afrique de prendre le leadership

« Chaque fois qu’une COP se tient en Afrique, on annonce une “COP africaine”. Mais cette fois, il faut qu’elle le devienne réellement », insiste le WWF.

Les priorités africaines déjà identifiées : une architecture financière adaptée, un accès simplifié au financement climatique, une transition énergétique juste, une valorisation des solutions africaines (Congo, énergie, agriculture).

Pour la BAD, l’Afrique doit aussi évaluer ses propres initiatives lancées depuis Paris 2015.

L’autre menace : la désinformation climatique

Brigitte Perrin (OMM) alerte : « Une vague de désinformation climatique s’abat sur l’Afrique. Elle touche d’abord l’Afrique anglophone, puis gagnera l’Afrique francophone. »

Avec l’IA générative, les fake news climatiques explosent. En réponse, la COP30 a adopté la Déclaration sur l’intégrité de l’information, soutenue par l’UNESCO et l’OMM.

La BAD rappelle, de son côté, ses engagements, à savoir: un premier Fonds pour les forêts du bassin du Congo (2008), 6,5 milliards USD pour la Grande Muraille Verte, le soutien à la restauration des terres et des écosystèmes.

Concernant les mangroves, essentielles au littoral ouest-africain, il n’existe pas encore d’initiative mondiale dédiée, mais de nombreux projets nationaux sont en cours (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria…).

Entre urgence et action, l’Afrique se prépare

Le tableau dressé est grave, mais les intervenants restent optimistes. Le continent dispose d’atouts majeurs, d’une société civile active, de chercheurs reconnus et d’un dynamisme institutionnel renforcé par l’arrivée de nouveaux sièges onusiens à Nairobi.

La COP32 offrira une vitrine unique pour porter une vision africaine du climat – à condition que les gouvernements s’organisent, que les médias s’arment face à la désinformation, et que les partenaires internationaux jouent enfin leur rôle.

Chiencoro Diarra 

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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce, évoque la Taxe spéciale de solidarité Mali.
ActuÉconomie

1ère édition de la Journée nationale des exportations du Mali : Booster le savoir-faire national en vue de l’exporter davantage.

by Sidi Modibo Coulibaly 10 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Depuis quelques années, le Mali s’impose sur la scène internationale dans plusieurs secteurs. Celui de l’exportation des produits nationaux ne fait pas exception. Pour valoriser davantage ce secteur, le gouvernement a institué, par le Décret n°2023-0697/PT-RM du 24 novembre 2023, la Journée nationale des exportations. Et la première édition de cette journée a été organisée le dimanche 07 décembre 2025.

Célébrée au Centre international des conférences de Bamako, la journée a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, représentant le Premier ministre. C’était en présence des membres du gouvernement, des représentants du Conseil national de la Transition (CNT), des représentants des institutions de la République, de chefs de missions diplomatiques et de partenaires techniques.

La Türkiye est l’invitée d’honneur et la Fédération de Russie l’invitée spéciale. Cette première édition a regroupé des acteurs de plus de quarante (40) filières, des centaines d’exposants, des coopératives, des jeunes entrepreneurs et des partenaires engagés dans la transformation du Made in Mali. De l’agriculture à l’artisanat, du coton au lithium, le Mali a révélé son potentiel et confirme son ambition d’être une force économique en Afrique et au-delà.

Des stands d’exposition et des panels tenus

Dans les stands, des transformateurs, artisans, industriels et porteurs d’initiatives locales ont exposé la diversité et la richesse des produits « Made in Mali », c’est-à-dire fabriqués au Mali par des Maliens. Cette exposition, véritable vitrine du génie créateur national, a illustré le potentiel immense d’un pays qui entend désormais produire, transformer et exporter davantage selon les principes du développement endogène.

En plus de ces stands, des panels de haut niveau se sont tenus. Le ton a été donné par celui qui a réuni le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, et celui de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, avec comme thème : « Développement endogène : défis et opportunités pour la promotion des exportations ». Les échanges ont mis en lumière les leviers indispensables pour transformer le potentiel malien en richesse durable.

De la production à l’exportation, les intervenants ont insisté sur l’importance de la transformation locale, de l’accès au financement, de la logistique modernisée et de la montée en gamme des produits maliens. Un second panel a été animé par Sidi Dagnoko, vice-président délégué du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), et Dr Ibrahim Togola, président de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM). Ce panel avait deux thèmes. Le premier, illustré par les filières du karité et de l’anacarde, était : le rôle et l’engagement des femmes et des jeunes entrepreneurs comme catalyseurs clés du développement économique — illustré par les filières du karité et de l’anacarde.

Le second a porté sur les enjeux stratégiques d’intégration des produits maliens sur les marchés extérieurs, notamment le cas de la mangue. Les débats ont mis en exergue la nécessité de renforcer la transformation locale ; l’importance des normes et de la qualité pour conquérir de nouveaux marchés ; le rôle déterminant des femmes et des jeunes dans la chaîne de valeur ; l’opportunité de structurer les filières pour accroître la compétitivité internationale.

Le « Made in Mali » à la conquête du monde

La tenue de cette première édition de la Journée nationale des exportations fait suite à une série de participations du Mali à de grandes rencontres commerciales internationales. À titre d’illustration, durant les trois derniers mois de l’année 2025, le Mali a rayonné sur plusieurs toits : Chine, États-Unis d’Amérique, Japon.

En Chine, le Mali a, du 05 au 10 novembre 2025, participé à la 8ᵉ Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE 2025) à Shanghai. Cette participation lui a permis de mettre en lumière les produits agroalimentaires (sésame, huiles végétales, fruits de baobab, etc.) ; les produits cosmétiques (crèmes et savons à base de karité, shampoings, etc.) ; l’artisanat d’art (textiles, bijoux et accessoires, produits de maroquinerie, etc.) ; les opportunités d’affaires au Mali.

Du 29 au 30 octobre 2025, il a participé à la 1ère édition de la Foire internationale de l’agrobusiness et de l’industrie manufacturière (FIAM 2025), tenue au Nebraska (USA). Une participation qui a permis au Mali de consolider son image à l’international, de découvrir les bonnes pratiques en matière d’agro-industrie et d’envisager la signature de protocoles de collaboration avec le Nebraska Food Innovation Center, la Chambre de commerce de Grand Island et l’International Agrobusiness Initiative (IAI).

Auparavant, du 13 avril au 13 octobre 2025, il avait pris part à l’Exposition universelle Osaka 2025, marquant une présence forte et productive au sein du site d’exposition.

En six mois, le pavillon du Mali s’est imposé comme l’un des espaces les plus visités, attirant un flux constant de visiteurs, curieux de découvrir la richesse culturelle, artisanale et économique du pays. Nos 25 artisans, installés au cœur du Bazar malien, ont su valoriser le savoir-faire national à travers la qualité et l’authenticité de leurs produits, réalisant d’excellentes performances commerciales avoisinant des centaines de millions de francs CFA.

Il faut signaler que la journée s’est clôturée par un dîner dénommé « Nuit des exportateurs », au cours duquel onze (11) lauréats ont été distingués pour leurs performances remarquables dans divers domaines de l’exportation. C’était sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, qui, lui-même, avait reçu, à l’ouverture de la journée, un prix spécial de la part des interprofessions des différentes filières de l’offre exportable du Mali. Un prix qui lui a été décerné pour saluer son leadership et son engagement constant en faveur de la compétitivité des filières.

SMC

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Photo de famille de clôture du SIAMA
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SIAMA 2025 : Les rideaux sont tombés sur une édition d’unité et de renaissance culturelle

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La 5e édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) s’est clôturée ce samedi 6 décembre 2025, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. La cérémonie s’est déroulée en présence de délégations nationales et internationales, dont Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ainsi que plusieurs représentants institutionnels et diplomatiques.  

S’inscrivant dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta,  cette édition s’est tenue du 27 novembre au 7 décembre 2025. Elle a porté sur le thème « Artisanat vecteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Ce qui affirme la place centrale de l’artisanat dans la construction nationale et la préservation des valeurs culturelles.  

Une édition marquée par l’ouverture et la diversité

Avec plus de 550 stands, des milliers de visiteurs et 1118 exposants venus de 16 pays, le SIAMA a confirmé son rôle de vitrine internationale. L’artisanat s’est imposé comme pilier de la souveraineté économique du Sahel, en mettant en avant la créativité et le savoir-faire des artisans maliens et étrangers. La diversité des œuvres exposées a illustré la richesse des traditions et l’ouverture du Mali au monde.  

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de nombreux prix. Le Prix de l’innovation a été remporté par Karim Traoré, tandis que le Prix de la créativité a été attribué à Sidibé Modibo. Ces distinctions ont mis en lumière l’ingéniosité et la vitalité des artisans. Toute chose qui confirme que l’artisanat est un moteur de développement et un vecteur de cohésion sociale.  

Des récompenses pour valoriser les talents

Le SIAMA a également honoré plusieurs artisans et structures à travers une série de prix. Le Prix ODEPA a distingué Awa Samaké comme meilleur jeune avec une récompense de 500 000 francs CFA, tandis que Fatoumata Kanouté a reçu une enveloppe de 150 000 francs CFA. Le Prix de l’environnement a été attribué à Bosongo Patrice, suivi d’Ousmane Coulibaly et de Traoré Mahamadou Elmehdi.  

Fin du SIAMA 2025
Fin du SIAMA 2025 au Mali. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La meilleure femme artisane, Madame Kadidia Nienta, a été récompensée par une enveloppe de 500 000 francs CFA. Les prix régionaux ont distingué Menaka (3e), Sikasso (2e) et Kayes (1er), avec des enveloppes allant de 250 000 à 750 000 francs CFA. Ces distinctions ont renforcé la reconnaissance des talents locaux et la valorisation des régions dans la dynamique artisanale nationale.  

Mode, innovation et créativité à l’honneur

Le concours de défilé de mode a également marqué cette édition. Bandiagara a obtenu le 3e prix, Rive gauche Bamako le 2e prix, et Rive droite Bamako le 1er prix avec un trophée et une récompense de 750 000 francs CFA. Ces distinctions ont montré que l’artisanat s’exprime aussi dans la mode, en alliant tradition et modernité.  

Le Prix de l’innovation a consacré Karim Traoré avec une enveloppe d’un million de francs CFA. Le Prix de la créativité a récompensé Anara Ag Ismaël (3e), Ouedrago Rosaline (2e) et Sidibé Modibo (1er). Ces prix ont mis en avant la capacité des artisans à inventer, à transformer et à donner une nouvelle dimension à l’artisanat malien.  

Une reconnaissance internationale

Le SIAMA a également distingué les meilleurs stands pays. Le Niger a obtenu le 3e prix, le Burkina Faso le 2e prix et le Mali le 1er prix avec une récompense de 1 500 000 francs CFA. Le Maroc, invité spécial, a reçu un prix spécial remis par le ministre de l’Artisanat. Ces distinctions ont illustré l’ouverture du Mali et son rôle de carrefour culturel et économique dans la sous-région.  

La présence du Président de la chambre des métiers de la région Rabat-Salé-Kénitra et du Président de l’APCMM a renforcé la dimension internationale de l’événement. Les pays invités d’honneur, le Burkina Faso et le Niger, ont témoigné de la coopération régionale et de l’importance de l’artisanat comme vecteur de rapprochement entre les peuples.  

L’artisanat, colonne vertébrale de la souveraineté

Le ministre Mamou Daffé a salué le succès de cette édition, symbole d’unité et de renaissance culturelle. Il a rappelé que consommer local demeure une voie essentielle pour renforcer l’identité nationale et la cohésion sociale. L’artisanat, selon lui, est la colonne vertébrale de la souveraineté économique du Sahel et un outil de résilience face aux défis contemporains.  

Cette édition a montré l’engagement des artisans à travers leurs œuvres et l’affluence exceptionnelle du public. Attendu à 500 visiteurs, le salon a largement dépassé les prévisions, confirmant l’intérêt croissant des populations pour l’artisanat. Le SIAMA s’est imposé comme un espace de rencontre, de partage et de construction collective, démontrant que l’unité et le consommer local sont des clés pour bâtir un avenir meilleur.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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