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Les trois laureates de la competition parole du citoyen
Actu

Promotion de la bonne citoyenneté : sur 18 candidats, trois remportent la compétition « Parole du citoyen »

by Sahel Tribune 8 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le but de susciter chez les jeunes l’envie de s’intéresser à la vie publique de leur nation, la fondation Tuwindi et ses partenaires ont organisé, « La parole du citoyen ». Un concours de plaidoyer sur la citoyenneté. Cet événement a eu lieu, samedi 7 novembre 2020, dans les locaux de la Faculté de droit privé de Bamako. Un concours qui entre dans le cadre du projet « Mon Elu ».

Ils étaient 18 candidats en lice, provenant de quatre universités. À l’arrivée, seuls trois candidats ont réussi à convaincre le jury et à remporter les prix décernés.

Les lauréats

À travers sa thématique sur « Le bon citoyen : levier de la démocratie », Elisabeth Guirou s’est imposée lauréate de ce concours avec une note de 17/20.

Émue de joie, Élisabeth n’a pas manqué de mots pour remercier les organisateurs. « Je ne peux qu’être heureuse de ma victoire. Ce concours m’exhorte à plus de recherches et d’études », a-t-elle affirmé. Au-delà de la thématique du jour, elle estime que tous les citoyens doivent s’intéresser à la vie politique et citoyenne de leur pays.

Elizabeth a été suivie par Djélika Keita, étudiante à la Faculté de Droit privé de Bamako (FDPRI) avec une note de 16,50/20. Elle est intervenue sur la thématique : « Citoyen à la malienne ».

Quant à Fatoumata Yayi Cissé, étudiante à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), elle s’est positionnée à la troisième position de cette compétition. Comme thème, elle a choisi : « La citoyenneté consiste aussi à mettre nos cultures en valeurs ». Elle a obtenu une note de 16,25/20.

Des idées qui participent à la construction de la démocratie

 À la suite de la qualité du travail produit et présenté par de jeunes étudiants maliens, Tidiane Togola, directeur exécutif de la Fondation Tunwidi, estime que ces idées participeront à la construction de la démocratie malienne. M. Togola a profité de l’occasion pour inviter les jeunes à l’accomplissement de leurs droits et devoirs citoyens. « Les citoyens doivent jouer leurs rôles pour le fonctionnement de la démocratie », explique la représentante de l’institut néerlandais pour la démocratie et le multipartisme. Mais cela a un préalable : « Pour ce faire, la proposition des idées est importante pour l’avenir des jeunes et de la Nation », a-t-elle précisé.

Bien vrai que la 15e candidate n’a pas pu intervenir pour raison de santé et la 16e qui n’a pas pu aller au fond de ses idées, le président du jury, Abdoulaye Nantoumé, non moins magistrat, a précisé que tous les « intervenants étaient brillants et talentueux ».

Le but de ce concours, c’est aussi quelque part faciliter l’interaction entre les élus sur l’application « Mon Elu ». Une application développée par la fondation Tuwindi.

Les universités participantes

Notons que la FDPRI (Faculté de droit privé), la FSEG (Faculté des Sciences économiques et de Gestions), l’UCAO (Université catholique de l’Afrique de l’Ouest) et l’ISPRIC (Institut des Sciences politiques, Relations internationales et Communication) sont les quatre universités qui ont pris part à « La parole du citoyen ». Un événement organisé par la fondation Tuwindi en partenariat avec l’institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD) et Democracy Tech Squad. Cette initiative vise, selon les organisateurs, à susciter chez ces jeunes participants l’envie de se pencher sur la vie publique, voire de s’inspirer d’autres jeunes par la richesse et la beauté de leurs propos.

Rappelons que les pitchs des candidats sont disponibles dans l’application « Mon Elu ».

Mamadou Diarra

                                                                                                        

8 novembre 2020 0 comments
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Enfants soldats
Seko ni Donko

#DevoirDeConscience7 : l’orphelin Seydou, un véritable guerrier au service des barbus

by Sahel Tribune 8 novembre 2020
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Dans ce septième épisode de notre série de billets fictifs, « Devoir de conscience », nous faisons voir le travail psychologique subit par le jeune Seydou, après son recrutement par les barbus. Il est également question des premières exactions du jeune adolescent contre sa patrie.

Rappelons que notre série de billets fictifs vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Il s’agit donc d’une sensibilisation sur les droits des enfants, surtout en période de crise.

Une fois accepté dans le rang, Seydou reçoit des explications sur le fonctionnement du réseau. On n’intègre pas le clan des barbus et y sortir vivant. Tous les membres ayant plus de 14 ans doivent laisser pousser de longues barbes afin non seulement de se faire identifier facilement, mais aussi parce que c’est cela la voie de Dieu, croient-ils. La barbe distingue l’homme de la femme, déclarent les nouveaux mentors de Seydou.

#DevoirDeConscience 6 : le petit Seydou dans les rangs des bourreaux de ses parents !

Le jeune garçon ainsi que tous les enfants enlevés dans son village reçoivent une tout autre forme d’éducation. Une éducation religieuse radicale. On leur apprend que le jihad est la voie du salut. Mourir en jihad, c’est entrer en paradis, puisque c’est la défense de la voie de Dieu. Un lavage de cerveau pour endurcir le cœur de ces enfants qui seront, pour la plupart, utilisés comme des Kamikazes qui tueront des milliers de personnes à travers le monde.

C’est dans ce camp d’ailleurs que le jeune adolescent Seydou découvre que ces barbus ont un réseau bien implanté. Seydou et ses camardes du village sont venus trouver d’autres groupes d’enfants dans ce camp. Certains sont arrivés par kidnapping, comme les camarades de Seydou ; d’autres, souvent plus âgés que Seydou, sont l’œuvre de proxénètes ayant promis un avenir plus radieux à des jeunes qui leur avaient fait confiance, mais qui n’ont eu d’autre sort que de devenir des ennemis de leur propre nation. D’autres encore ont rejoint le camp de ces hommes par désir de se venger de leur État qu’ils tiennent pour responsable de leurs difficultés à avoir du travail.

Lire aussi #DevoirDeConscience 5 : la nouvelle vie de Seydou, l’orphelin !

À l’issue du premier exercice psychologique, Seydou et un autre de ses camarades d’âge, Binafou, se font distinguer par leur extrême intelligence et leur détermination. Ils ont vite assimilé les enseignements. La timidité de Seydou est également vue par ses nouveaux maîtres comme une qualité profondément guerrière. 

Après un mois de formation psychologique ou plutôt de lavage de cerveau, Seydou et Binafou entament des exercices physiques, qu’ils feront pendant une partie de la journée. Ils rejoignent ainsi le stade supérieur de la formation. Ils ne serviront pas de Kamikazes, mais agrandiront le rang des barbus.

Lire aussi #DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !

À ce stade également, les deux amis rencontrent d’autres groupes d’adolescents. Ils sont tous formés au tir, au combat du corps à corps, à la pose de mines sur les routes, aux prises d’otage ainsi qu’à l’infiltration dans les rangs de l’ennemi. 

Après seulement un jour de formation, le jeune Seydou se heurte à d’énormes difficultés jusqu’à ce qu’il tombe malade pendant toute une semaine. Une situation due au fait qu’il n’avait jamais subi des exercices physiques aussi intenses que celui-ci.

Juste après sa convalescence, le jeune orphelin reprend les exercices avec une assiduité extrême. Les formateurs barbus leur font connaître leurs désormais ennemis : l’école française, les intérêts du blanc, les autorités politiques.

Lire aussi #DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné

À cette explication, Binafou qui connaissait bien l’amour de Seydou pour l’école française jette un regard furtif sur celui-ci comme s’il craignait la réaction de ce dernier. Pourtant, il avait tout à fait raison de s’en douter. Seydou demande de suite : pourquoi doit-on nous en prendre à l’école du blanc ? C’est là que les enfants sont instruites ! À cette remarque, le formateur rétorque en lui faisant comprendre que l’école du blanc détourne les enfants du chemin de Dieu, qui est la voie du salut. Le formateur clôt cette explication par l’exposé du principe selon lequel dans leur clan, on exécute sans poser de questions. Seydou hausse la tête en signe d’approbation. 

Le jeune adolescent venait de comprendre ainsi que dans les jours à venir, il serait dans l’obligation de s’en prendre aux grands lieux qui lui avaient émerveillé pendant toute son enfance. Il sera amené à priver d’autres enfants du droit qu’il a eu. Il imposera ainsi son sort à des milliers d’adolescents. En pensant ainsi, le remords le gagnait. Comment priver des millions d’enfants de mon pays du droit à l’éducation ? se demandait-il avec une immense rage dans le cœur. Pourquoi enlever des innocents ?

Lire aussi #DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel

Tout compte fait, il était déjà trop tard. Il ne pouvait accepter de lever le moindre soupçon sur son remords, s’il ne veut pas se faire tuer. D’ailleurs, depuis la mort de ses parents, il n’a bénéficié du soutien d’aucun membre de son entourage pour qu’il retourne à l’école. S’il en avait bénéficié, peut-être qu’il n’allait pas se retrouver dans ce camp. Pourquoi reculer, déjà que ses parents ont tous été tués. Qu’est-ce que la vie peut-elle lui réserver de meilleures que cette voie du jihad ? Les monologues de Seydou, pendant les heures de pause, duraient souvent des minutes chaque jour.

Les exercices ont alors continué pendant trois mois avec chaque jour, des formations guerrières avec des exercices de simulation d’attaque pendant la journée et des formations psychologiques le soir.

Lire aussi #DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre

Avant la fin de ces trois mois de formation, Seydou avait fini par devenir un djihadiste convaincu de toute la noblesse de sa mission. Il se combattait avec une telle fougue qu’on le surnomme « Scorpion 11 ». Chose tout aussi normale, puisqu’il était maintenant un grand consommateur de tabac, qui transite par leur réseau vers l’intérieur du pays ainsi que vers les pays voisins. Scorpion 11 était alors déterminé à périr sur cette voie du jihad.

La première mission de Scorpion 11, Binafou alias B15 et Y20, est de braquer un transport en commun et de dépouiller les passagers de tous leurs objets de valeur qui serviront de butins de guerre. Une première mission qui a été une réussite. La deuxième mission est d’attaquer des paysans dans leur champ afin de les empêcher de cultiver et les exposer à la famine. L’objectif étant de déstabiliser le pays et de gagner en confiance auprès des citoyens.

Lire aussi #DevoirDeConscience : pour les orphelins de guerre

Après ces deux succès, Scorpion 11 et son équipe sont envoyés dans une mission plus compliquée, puisqu’ils venaient de gagner la confiance de leurs chefs. Cette fois-ci, il s’agit d’un hôtel luxueux, qui sert de résidence à plusieurs touristes occidentaux, qui recevra leur visite. Les trois « dieux de la guerre » se préparent pour mener l’assaut. Objectif : réussir la mission en tuant des centaines de personnes, emportant de l’argent tout en emmenant au moins un otage important. 

À suivre !

Fousseni Togola

8 novembre 2020 0 comments
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Retour des militaires tcheques dans la fournaise malienne credit EUTM Mali
Sécurité

Sécurité : l’EUTM redéploie ses équipes après plusieurs mois de paralysie

by Sahel Tribune 7 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après avoir connu une période d’hibernation en raison de la covid-19 et de l’instabilité sociopolitique, la mission de l’Union européenne pour la formation de l’armée malienne (EUTM) reprend petit à petit ses activités. Depuis le début de ce mois de novembre, les premières troupes ont commencé d’arriver à Bamako et au camp d’entrainement de Koulikoro.

La covid-19 ensuite la crise socio-politique, autant d’obstacles qui impactaient la reprise des activités de l’EUTM Mali. Avec la mise en place d’un pouvoir de transition, la mission de l’UE pour la formation de l’armée malienne se prépare pour redémarrer ses activités à travers le redéploiement progressif de ses équipes.

Covid-19

Notons que depuis le 3 avril 2020, l’EUTM a été obligé de suspendre ses activités de formation au Mali en raison de la covid-19. Une situation qui a entraîné non seulement une réduction du nombre de son personnel sur le terrain, mais aussi à la limitation de ses missions au soutien logistique et à la protection du quartier général ainsi que du camp d’entraînement de la mission. « Malgré la réduction temporaire, le personnel qui restait était actif dans le maintien d’un déploiement sécurisé et en fournissant un appui (et dans certains cas une formation continue à distance) et des conseils aux pays hôtes. Pendant la période dite “d’hibernation”, la mission a travaillé avec cinquante pour cent de son personnel », précise cette mission de l’UE sur son site internet.

Le coup d’État militaire

La covid-19 n’a pas été le seul phénomène handicapant les activités de cette mission d’appui à l’armée malienne. Le renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 août 2020, a contribué au ralentissement de ses activités. Mais « suite à la période du coup d’État, des progrès politiques significatifs ont été accomplis conformément aux attentes et aux demandes de la CEDEAO en tant qu’acteur régional. Un gouvernement de transition dirigé par des civils est désormais en place », explique l’EUTM. La mise en place de la transition a ouvert la voie à une reprise effective des activités de l’EUTM. « [ndlr] le directeur général de la capacité de planification et de conduite militaires (MPCC) a décidé le 13 octobre que le redéploiement du personnel et la reprise des activités de la mission commenceraient avec effet immédiat », rassure l’EUTM.

Redéploiement en deux phases

Ce redéploiement des équipes s’effectuera en deux phases, nous précise la mission. D’abord, une « vague de 220 soldats est déjà arrivée ou en cours de l’être », rapporte Bruxelles (B2). L’EUTM entend atteindre son niveau d’effectif d’avant la covid-19 en mi-novembre, soit 700 personnes.

« Au début de 2021, le nombre de membres du personnel, dans le cadre du nouveau cinquième mandat, augmentera à nouveau, pour atteindre plus de mille », précise la mission. Ce qui permettra à l’EUTM d’étendre ses activités sur plusieurs régions du Mali. Mais aussi et surtout aux forces du G5 Sahel. Selon Bruxelles, il s’agit surtout de « (préparer la formation de nouvelles structures au profit des forces conjointes du G5 Sahel en étroite collaboration avec leur commandant, le général Oumarou Namata) Burkina-Faso (si ce pays le veut bien) ».

Chiencoro

7 novembre 2020 0 comments
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Henrietta Fore et Dr Tedros copie
Santé

Lutte contre la rougeole et la poliomyélite : l’UNICEF et l’OMS appellent à une action d’urgence

by Sahel Tribune 7 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La lutte contre la pandémie de coronavirus a porté un coup dur au combat contre des épidémies majeures, notamment la rougeole et la poliomyélite. Le fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appellent à une action d’urgence. 

Près de 655 millions de dollars, soit 400 millions de dollars pour la polio et 255 millions de dollars pour la rougeole, sont nécessaires pour combler les perturbations sanitaires liées à la covid-19. En tout cas, c’est ce qui ressort d’un communiqué conjoint de l’UNICEF et de l’OMS, vendredi 6 novembre 2020. Ces perturbations exposent des millions d’enfants vulnérables à un risque accru de maladies infantiles évitables, précisent les deux organisations en lançant un appel d’urgence à l’action pour arrêter l’avancée de la rougeole et de la poliomyélite.

Poursuivre le combat contre les autres maladies

 Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, « le covid-19 a eu un effet dévastateur sur les services de santé et en particulier sur les services de vaccination dans le monde entier ». Or, estime Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF, « nous ne pouvons pas permettre que la lutte contre une maladie mortelle nous fasse perdre du terrain dans la lutte contre d’autres maladies ». Alors que « nous disposons des outils et des connaissances nécessaires pour arrêter des maladies comme la polio et la rougeole », précise Dr Tedros. Pour réussir la lutte contre ces autres maladies, il convient de mieux utiliser les connaissances et les ressources dont l’humanité dispose. « Si nous faisons cela, la vie des enfants sera sauvée », explique le patron de l’OMS.

Appel d’urgence

Pour éviter l’oubli des autres domaines au profit de la seule pandémie de covid-19, les deux organisations onusiennes ont lancé un appel d’urgence, vendredi 6 novembre 2020, aux « dirigeants [ndlr] donateurs et [ndlr] partenaires des pays à l’action mondiale ». Selon la directrice de l’UNICEF, son organisation ainsi que l’OMS ont « besoin de ressources financières supplémentaires pour reprendre en toute sécurité les campagnes de vaccination et prioriser les systèmes de vaccination qui sont essentiels pour protéger les enfants et éviter d’autres épidémies que le COVID-19 ».

 Fousseni Togola

7 novembre 2020 0 comments
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Colonne de soldats maliens a Niono
Chroniques

#ChroniqueDuSamedi : non, mieux vaut tôt que tard !

by Sahel Tribune 7 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Il relève d’une opinion commune que « mieux vaille tard que jamais ». Il semble alors admis qu’il soit salutaire de tenter de dénouer une situation que de ne jamais l’essayer. Ce n’est alors pas le résultat qui compte, mais plutôt la volonté, le laisser paraître.

Si l’action humaine ne doit pas tenir compte du résultat ou de l’utilité publique, à quoi bon agir ? Pourtant, cette même opinion commune soutient que « mieux vaut prévenir que guérir ». Ce qui est plus rationnel, en tout cas. Celle-ci fait appel à un esprit d’anticipation des problèmes et s’adapte mieux à la gestion rationnelle des problèmes.

Lire aussi #ChroniqueDuSamedi : la Volonté générale !

Les campagnes de vaccination sont généralement organisées pour prévenir des épidémies. L’hygiène est enseignée pour prévenir des menaces contre la santé publique. Les forces armées sont formées et équipées pour prévenir les guerres. Les lois sont enseignées aux citoyens pour prévenir les sanctions à encourir en cas de violation.

Au Mali, nos autorités travaillent rarement à prévenir les crises intercommunautaires. C’est après explosion qu’elles prennent conscience de toute leur gravité et organisent des cérémonies à l’aune de banquet pour tenter de réconcilier en deux ou trois jours ce qui a été délié devant elles durant des années. 

Lire aussi #Chronique : où va le Titanic Mali ?

À Niono, dans la région de Ségou, un forum intercommunautaire se tient depuis le jeudi 5 novembre 2020. Ce forum, qui doit initialement prendre fin ce samedi, a lieu afin de tenter de réconcilier des communautés en conflit. Quel résultat faut-il donc attendre de cette rencontre ? Peu. Beaucoup de rencontres de ce genre ont déjà eu lieu dans la région de Mopti. Pourtant, l’accalmie est loin d’être un acquis.

Du Nord du Mali à Ségou en passant par Mopti, si les autorités avaient prévenu ces crises, les cellules cancéreuses pouvaient être amputées avant que l’infection se répande sur le reste du corps. Mais au lieu de prévenir, on se plaît dans la considération, « mieux vaut tard que jamais ». Je dis non, « mieux vaut tôt que tard ».

Fousseni Togola

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Retour de larmee malienne a Tessit
Sécurité

Gourma : la colonne foraine pour la restauration de l’autorité de l’Etat

by Sahel Tribune 6 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le Gourma malien, le 15 septembre dernier, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par la MINUSMA et les soldats français de l’opération Barkhane, ont organisé à Tessit une seconde colonne foraine, après celle de Labbézanga en juin dernier. Ces colonnes foraines visent surtout le retour de l’État et la réimplantation des forces armées et des forces de sécurité dans les zones qu’elles avaient abandonnées en raison de la recrudescence de l’insécurité.

Depuis quelque temps, la force Barkhane et les forces armées maliennes se battent pour le retour des administrations publiques dans les zones désertées en raison de l’insécurité. Cette opération dénommée colonne foraine est un néologisme du général Namata, commandant de la Force conjointe du G5 Sahel (FCG5S). Dans son communiqué du mercredi 4 novembre 2020, la force Barkhane précise que les colonnes foraines « sont des missions maliennes ponctuelles visant à réduire l’influence des Groupes armés terroristes (GAT) sur la population, en appuyant le retour progressif de l’État et de la gouvernance dans les zones où l’emprise des GAT est forte et le retour permanent de l’État à court terme est impossible ».

Lire aussi Sécurité à Gao : le retour de l’autorité de l’État à Tessit

L’objectif de ces colonnes foraines est de donner plus d’assurance aux populations des zones où l’absence des autorités locales ainsi que des forces armées en raison de l’influence des groupes armés terroristes (GAT) installait dans les cœurs le désespoir et donnait plus de pouvoir aux groupes armés terroristes. « La colonne foraine répond aux besoins exprimés par populations », précise Barkhane dans son communiqué. Il s’agit de mettre en place les conditions sécuritaires, économiques, morales, matérielles, etc., pour favoriser le retour des représentants de l’État et d’apporter des services positifs à la population (vétérinaire, infirmier, électricien, ingénieur de l’eau…) des zones où les autorités ainsi que les forces armées maliennes ont abandonné en raison de la recrudescence des menaces terroristes. 

Selon la force française au Mali, cette opération se déroule généralement en deux temps. La première phase concerne le recensement des doléances des populations. Une phase qui permet ainsi d’identifier les thématiques prioritaires comme faire venir un vétérinaire dans une zone où l’élevage est essentiel, précise-t-on. La deuxième phase concerne « le déplacement de représentants de l’État et de services publics adaptés ».

Lire aussi Dialogue avec les djihadistes : il est temps de sauter le pas !

Rappelons que la première colonne foraine, effectuée par les FAMa, et la force Barkhane, a eu lieu du 17 au 19 juin 2020 à Labbézanga, dans la région des trois frontières. Dans un premier temps, pour permettre le retour de l’armée malienne dans cette zone, un camp a été bâti « par les sapeurs de la force Barkhane en lien avec les FAMa ». Une manière de rassurer les populations de la volonté des FAMa de « s’enraciner comme bouclier dans le paysage ». Après l’installation des FAMA, le retour de l’administration et des services d’État a été organisé.  

La deuxième colonne foraine a eu lieu le 15 septembre 2020 à Téssit, dans le Gourma malien. Ces retours progressifs des administrations publiques ainsi que de l’armée ne peut permettre qu’à assurer le développement de ces zones et de couper le cordon ombilical entre les groupes armés terroristes et les populations.

Chiencoro

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FAMA A TESSIT
Sécurité

Sécurité à Gao : le retour de l’autorité de l’État à Tessit

by Sahel Tribune 6 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Après la première colonne foraine en juin 2020 à Labbezanga, la force Barkhane en collaboration avec les forces armées maliennes vient d’effectuer la seconde, en septembre 2020, à Tessit, dans la région de Gao. Ces colonnes foraines visent le retour de l’autorité de l’État dans les zones où elle avait été obligée de quitter en raison de la recrudescence de l’insécurité.

« C’est donc avec un dispositif de sécurité commun que les militaires français et maliens ont accueilli, le 15 septembre dernier, une trentaine d’autorités, dont le gouverneur et le sous-préfet de Gao, le maire de Tessit, le directeur régional du développement social, mais également des autorités militaires des FAMa, des représentants de l’ambassade de France, de hauts cadres de la MINUSMa et de la Force Barkhane ». C’est ce qui ressort d’un communiqué du 4 novembre 2020 de la Force française Barkhane. Ces personnalités, après de longues années d’absence, ont été accueillies par près de 1000 personnes, précise-t-on dans le communiqué.

A lire aussi Insécurité : entre avril et juin 2020, 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali

Pour cet événement majeur dans la ville de Tessit, une zone assez sensible, des dispositions ont été prises par les forces armées maliennes en collaboration avec leur allié français. « Les militaires de la Force Barkhane ont reçu pour mission de s’occuper principalement de la sécurité extérieure de la ville, les FAMa assurant la sécurité intérieure », indique Barkhane dans son communiqué.

À cette occasion, des soins gratuits ont été délivrés aux populations par l’équipe médicale des forces armées maliennes. En effet, dans une vidéo qui nous est parvenue, on peut voir qu’au centre de santé communautaire de Tessit, près d’une centaine de personnes ont reçu les premiers soins de cette équipe médicale des FAMA. Le commandant Abdoulaye Kané, directeur régional de la DCSSA de Gao, a saisi cet événement pour indiquer que ces soins sont gratuits et vont à l’endroit des femmes, des jeunes et des enfants. Ces consultations ont révélé de nombreux cas de paludisme. Aux personnes concernées, des médicaments ont été délivrés.

A lire aussi Ce n’est jamais gagné !

Ce retour de l’autorité de l’État a été largement apprécié par la population qui estime que cette présence les rassure. Le colonel Mamadou Coulibaly, commandant de la zone de Gao, a rassuré la population que « l’armée malienne sera » désormais toujours présente à leur côté.

Cette opération a permis de renouer le lien entre les autorités locales et la population. « Avec nos partenaires de la force Barkhane, de la MINUSMa et de l’ambassade de France, nous ne vous oublions pas ! », a déclaré le gouverneur de Gao, le général de brigade Sidiki Samaké, au cours de son discours à la population de Tessit. Il a néanmoins invité les populations à s’impliquer davantage auprès des forces armées pour la sécurisation de la commune de Tessit.

Après la rencontre avec la population, les nouvelles autorités ont effectué des dons de matériels et de nourriture à la population, rapporte Barkhane. Au total, deux tonnes de riz, une tonne de sucre, 300 litres d’huile et plus de 350 sacs de savon, ont été distribués à la population de Tessit, apprend-on de la vidéo qui nous est parvenue.

Lire aussi Dialogue avec les djihadistes : il est temps de sauter le pas !

Selon Barkhane, « si le retour durable de l’État dans cette région est appelé à prendre du temps, cette colonne foraine est une étape intermédiaire qui permet d’agir à plus brève échéance au profit de la population ».

Rappelons que pour le déroulement de cette opération, la « compagnie FAMA de Tessit, sous le commandement de la force conjointe du G5 Sahel, a ainsi pu bénéficier de l’appui de sections venues de Gao, ainsi que du Groupement tactique désert (GTD) Bruno. » Selon Barkhane, les autorités civiles et militaires du secteur se sont beaucoup investies également pour la réussite de cette deuxième colonne foraine après celle de juin à Labbezanga. Plusieurs représentants de la MINUSMA, des ambassades de France et d’Allemagne ainsi qu’une bonne franche de la population ont apprécié cette opération.

La force Barkane rassure dans son communiqué que d’autres colonnes foraines auront lieu très prochainement dans le gouvernorat de Gao, « sous l’impulsion des autorités civiles et militaires, ainsi que des retours réguliers dans les localités déjà visitées afin d’effectuer des évaluations périodiques et un suivi ».

F. Togola

6 novembre 2020 0 comments
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