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Soumaila Cisse chef de file de lopposition malienne mort de covid 19.
Opinion

In memoriam, Soumaïla Cissé (Par Tierno Monénembo)

by Sahel Tribune 27 décembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne est mort subitement ce vendredi 25 décembre — ironie du sort, le jour où le Christ est né ! – à Paris.

Avant cette date fatidique, l’homme politique malien avait vécu plus de six mois de captivité, pris en otage qu’il était par les forces djihadistes opérant dans le nord du pays. Ses amis, dont je suis, avaient alors craint le pire. Mais non, ironie du sort encore une fois, ce ne sont pas les mitraillettes des barbus de Kidal et de Gao qui ont eu raison de lui mais ce misérable virus nommé Covid-19 qui lui, a pris l’humanité entière en otage voilà bientôt un an et plus.

Le Mali est en deuil, moi aussi. Soumaïla cissé laisse un grand vide dans le cœur de ses proches et dans celui de son pays meurtri par la bêtise de quelques-uns de ses fils.

Cette mort est brutale, insensée, inadmissible. Je suis sous le choc.

C’est en 1969, à Dakar, au domicile Ibrahima Baldé dit Ibé, le directeur de la clinique Mère et Enfant de Kipé que pour la première fois j’ai rencontré Soumaïla Cissé. Il était alors un jeune et brillant étudiant en Math-Physique (MP). Des décades plus tard, nos chemins se croiseront de nouveau en 2010, à Ouagadougou cette fois, où il occupait le poste de directeur de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain). C’est d’ailleurs dans cette fonction qu’il profitera de nos retrouvailles pour cofinancer légalement ma pièce’ de théâtre intitulée La Tribu des Gonzesses, pièce que notre regretté Souleymane Koly comptait monter à Bamako.

Depuis, nous avions renoué le contact et maintenu les liens jusqu’à ce vendredi noir de cette année horrible (annus horibilis, disait naguère, la reine Elisabeth II) qui ne m’aura décidément rien épargné de ses fléaux : deuils familiaux, mais aussi deuils nationaux (fraude électorale, répression sanglante : beaucoup de mes amis kidnappés, arrêtés ou morts en prison). De passage à Dakar, il m’avait donné de ses nouvelles il y a trois semaines par l’intermédiaire d’une amie commune.

C’est malheureux, Soumaïla Cissé s’en va alors qu’il s’était imposé comme l’homme de la situation dans ce Mali qui n’en finit pas de s’enfoncer dans la mouise. Si le sort en avait décidé autrement, il serait devenu naturellement le prochain président de son pays. Objectivement, plus rien ne pouvait l’empêcher. Un large consensus national avait fini par se nouer autour de lui après la chute d’IBK et l’irruption des militaires. Et il est évident que cet homme tout en finesse, ce cadre de haut niveau professionnel et moral aurait réussi à engager un dialogue inclusif, un dialogue constructif visant à arrêter la guerre civile, à empêcher le démembrement du pays. Pour ma part, j’ai toujours considéré que Tiébilé Dramé et lui sont et de loin, les hommes les plus intelligents du landerneau politique malien.

La Guinée et le Mali ont beaucoup de points communs. Mais leur position géographique les différencie notoirement. Pays multiconfessionnel, multiracial et multiethnique, situé à la charnière du Maghreb et de l’Afrique noire, le Mali jouit d’une configuration plus complexe, plus difficile à gérer.

Par chance, leurs dirigeants sont plus avisés que les nôtres. On n’a jamais vu dirigeant malien diviser les Maliens. Au temps de Modibo Keïta, il régnait dans ce pays une véritable tendresse intertribale. Même Moussa Traoré n’est pas tombé dans le travers tribaliste où sont tombés Sékou Touré, Lansana Conté et Alpha Condé.

Voici ce que me racontait le journaliste Siradiou Diallo au début des années 80 : « Quand Sékou Touré a déclaré la guerre aux Peuls, Moussa Traoré était au bord des larmes ». Par dépit, il m’a invité au Mali comme si j’étais un chef d’Etat. « Est-il devenu fou, me dit-il. A cause de lui, même nous, on va avoir des problèmes ici ».

Repose en paix, Soumaïla. Les problèmes du Mali sont bien plus graves que les nôtres. Mais avec les dirigeants que vous avez, c’est évident que vous verrez le bout du tunnel bien avant nous.

Comme le disent les caravaniers, « quand le guide est mauvais, tout est mauvais ».

 Tierno Monénembo

27 décembre 2020 0 comments
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Des elements de larmee malienne
Sécurité

Mali : une dizaine de terroristes tués par l’armée malienne (bilan provisoire)

by Chiencoro 26 décembre 2020
written by Chiencoro 1 minutes read

Dans le centre du Mali, l’armée malienne annonce avoir tué une dizaine de terroristes, près de la frontière burkinabè. Cette neutralisation, qui a eu lieu le jeudi dernier, est survenu lors d’une attaque contre un convoi des FAMA.

Une dizaine de terroristes tués par les Forces armées maliennes, tel est le bilan provisoire d’une attaque perpétrée contre l’armée malienne, jeudi 24 décembre 2020, près de la frontière burkinabè. L’information a été donnée par les Forces armées maliennes (FAMA), samedi 26 décembre 2020. « Vers 17 heures 30 le détachement FAMa de Mondoro accroché a bénéficié d’un appui feu de l’aviation. Bilan pas de perte en vie humaine du côté des FAMa », précise l’armée malienne. « Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste mené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté au sein de sa communauté », rappelle la chaîne de télévision française France 24.

Togola

26 décembre 2020 0 comments
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Barkhane 1 e1610265119661
Sécurité

Sécurité au Mali : deux soldats français blessés lors d’une dispute alcoolisée sur la base Gao

by Sahel Tribune 26 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la nuit du Réveillon de Noël, deux soldats français de la force Barkhane ont été blessés par un de leur frère d’armes sur la base de Gao. L’incident est survenu à la suite d’une dispute sous l’emprise de l’alcool.

Deux militaires français de l’opération Barkhane ont été blessés par un des leurs, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2020. « Des soldats de la même unité se sont, en langage commun, pris la tête. Un soldat a blessé deux de ses camarades avec son arme de service », un pistolet automatique, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’état-major Frédéric Barbry. Le journal français Le Parisien précise que cet incident est survenu à la suite d’une dispute, sous l’effet de l’effet de l’alcool, entre des militaires de cette opération antijihadiste au sahel. « Suite à une altercation sur fond d’alcoolisation, un soldat français de la force Barkhane a blessé deux autres soldats avec son pistolet automatique » confirme à Bruxelles2 (B2) l’état-major des armées. Les deux blessés auraient été rapatriés en France, a-t-on appris.  

Notons que sur cette base de Gao se trouvent à la fois les soldats français de la Force Barkhane, mais aussi des Européens, surtout les Estoniens.

Plus qu’anodin

Cet incident qui peut bien paraitre ordinaire pourrait pourtant avoir des impacts réels sur les opérations de cette force dans les pays du sahel où le départ de la France et de ses forces est de plus en plus réclamé par les populations de ses pays. Outre cela, cet incident survient à un moment où cette force Barkhane se bat avec ses moyens de bord pour convaincre les partenaires européens à lui venir en renfort dans la lutte qu’elle mène dans le sahel contre les terroristes.

Chiencoro

26 décembre 2020 0 comments
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Opinion

In memoriam: le Président Soumaila Cissé, une vie de combattant [Tribune]

by Sahel Tribune 26 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Du Président Soumaila CISSE, le professionnel, le père de famille , l’homme d’État, le chef de parti , le chef de file de l’opposition politique du Mali; bref l’homme tout court,
Nous retenons le modèle de l’éducation et la formation du système éducatif du Mali.

  • Competent;
  • Intégre ;
  • Sociable;
  • Rigoureux;
  • Elegant;
  • Courtois;
  • Généreux;
  • Prolifique…

Tous ces qualificatifs , il les a incarnés à lui seul dans les différents pans de son être pluriel et pluriforme.
Niafunké, Bamako, Dakar, Paris, Ouagadougou garderont éternellement les traces du passage indélébile du Président Soumaila CISSE.
La mort , tu es brutale.
Oui tu l’es. Par ta brutalité, tu surprends.
Mais saches que le Président Soumaila CISSE avait une conscience claire de sa finitude comme tout musulman.
Son parcours laborieux et son œuvre bréviaire de combattant de la paix , de la liberté et du progrès économique représentent la preuve de sa victoire sur toi, la mort.
Le Président Soumaila CISSE est désormais eternel au triple plan professionnel, socio-politique et intellectuel.
La sphère politique est le lieu où le President Soumaila CISSE a prouvé toute sa sagesse faite de grande humilité et de dignité enviable dans la défaite comme dans la victoire.
Le Président Soumaila CISSE , le Dalaï Lama de la politique malienne, n’a jamais perdu son légendaire sourire même dans les épreuves les plus rudes de son existence.
Monsieur le Président Soumaila CISSE, vous avez décidé de partir humblement comme vous avez vécu sans jamais nous quitter du tout grâce au riche et unique héritage légué aux jeunes générations du Mali et d’Afrique.
Monsieur le President Soumaila CISSE, vous nous devancez ainsi pour retrouver l’honorable Kalifa DOUMBIA, Baba Djeli, madame BOUNDY, Baba SOW….
Au revoir Chef.
Et merci pour tout pour le Mali et l’Afrique.
Par M. Seydou CISSE , un collaborateur apprenant de votre Cabinet.

26 décembre 2020 0 comments
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Moussa Balla Diarra auteur de Mansala
Seko ni Donko

Pour refonder, débaptiser : la proposition radicale d’un écrivain malien

by Bakary FOMBA 25 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Ancien député à l’Assemblée nationale du Mali de 1997 à 2002, Moussa Balla Diarra publie son deuxième ouvrage, « Mansala, le Mali d’après crise », chez les éditions La Sahélienne. Nous avons rencontré l’auteur à son domicile. Il nous explique ses motivations. 

Phileingora : pourquoi le titre « Mansala » ?

Moussa Balla Diarra : « Mansala » est un mot composé de « Mansa » et de « la ». En langue bambara, « la » signifie la demeure, le lieu où on siège, le lieu où on habite. Par exemple exemple, diarrala désigne le lieu où les Diarra sont installés ; coulibalyla, traoréla…

La première couverture de « Mansala ». Crédit photo: Fousseni Togola

« Mansala » veut donc dire le pays des « Mansa », la demeure des « Mansa ». Je considère que le Mali est un pays de « Mansas », une demeure des « Mansa ». C’est un territoire, un espace où se sont succédé des « Mansa ». « Mansala » est un second nom que je donne au Mali.

Qu’est-ce qui vous a inspiré à écrire ce livre ?

La crise profonde dans laquelle le Mali est tombé à partir de 2012 n’a laissé personne indifférent. Tous les intellectuels, tous les patriotes sincères se sont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour apporter leur contribution à la résolution de cette crise. Voilà l’interpellation qui m’a fait prendre la plume pour commencer à décrire le Mali d’après la crise.

Je documente la construction d’une nouvelle nation malienne, prospère, où il fera bon vivre, avec tous les atouts que nous avons : atouts humains, économiques, sur tous les plans. Se projeter pour bâtir un Mali prospère à partir de la fin de la crise.

Pour bâtir ce Mali nouveau, j’ai plongé un peu en arrière pour parler des 50 années passées où on a vu le Mali plonger jusqu’à se retrouver à cette crise multidimensionnelle.

J’arrive à la compréhension que la perte de nos repères, de nos valeurs ancestrales, de nos valeurs traditionnelles, qui ont fait la gloire des grands empires, des grands royaumes est à la base de cette crise.

Vous dites que « Mansala est une vision ». Cette vision sert-elle la transition ou l’après-transition ?

Cette vision sert bel et bien à la transition actuelle. J’estime que cette transition est destinée à jeter les bases, à voter toute la législation, toutes les lois, tous les règlements pour instaurer une bonne gouvernance, une juste mesure de toutes les choses qui peuvent faire avancer le Mali.

Interiew de Moussa Balla Diarra sur notre chaïne YouTube

Quel bénéfice les citoyens et les décideurs politiques pourront-ils tirer de la lecture de « Mansala » ?

Ce que je définis comme vision est une piste de réflexion. Il appartient aux autorités politiques, qui seront légalement élues, de chercher à en tirer profit, de s’en servir comme piste de réflexion, comme piste de solution. D’abord, je donne des solutions de type politiques en termes de forum de gouvernance, de système politique. Sur le plan économique, les propositions que je fais dans « Mansala » concernent surtout l’industrialisation à outrance.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées lors de la production de cet ouvrage ?

Le livre est une œuvre qui reste pour la vie entière. J’ai commencé la production de « Mansala » depuis 2015, mais c’est en 2020 que le livre a pu être finalisé et publié. Pendant 5 ans, j’ai réfléchi, j’ai écrit, j’ai effacé, j’ai réécrit et effacé.

Une autre difficulté pour moi a été de tacher à ne pas rapporter du n’importe quoi, à dire des choses réelles et à proposer des choses justes et crédibles.

Des projets en cours ?

J’ai déjà terminé la production d’un autre ouvrage qui est chez l’éditeur et est annoncé pour 2021. Dans ce livre, j’essaie d’attirer l’attention sur un phénomène très dangereux qui tue l’économie d’un pays.

Quels conseils formulez-vous, en tant qu’écrivain, mais aussi comme ancien député, à l’endroit des membres du Conseil national de la transition ?

Il s’agit de personnes qui vont jouer le rôle du législateur. Ils doivent comprendre qu’un législateur doit avoir deux qualités. La première est la connaissance profonde du pays et des aspirations du peuple malien. La deuxième est d’être en mesure de légiférer, de trouver le processus d’élaboration de la loi. 

Les membres du CNT doivent connaitre le minimum de procédure en matière d’élaboration de loi. Ils doivent connaitre l’esprit et la lettre de la loi. Je leur demanderai également de travailler avec patriotisme, à mettre complètement de côté les intérêts personnels, les intérêts claniques, les intérêts de groupements professionnels et socioprofessionnels.

Comment se procurer de votre ouvrage et à quel prix ?

« Mansala » a commencé à être disposé dans les librairies. Ceux qui veulent l’avoir peuvent passer au siège l’Association d’Amitié Mali-Maroc (AMAMA) ou contacter le secrétaire permanent, Oumar Aba Koné au 76043088. En passant la commande en avance, je pourrais dédicacer l’exemplaire. 

Les lecteurs pourront l’acheter également à la librairie Mablé de Sogoniko. Je suis en train de préparer aussi la vente en ligne pour permettre ceux qui vivent en dehors du Mali de le commander.

« Mansala » est vendu à 7 000 FCFA l’exemplaire. 

Fousseni Togola et Bakary Fomba

25 décembre 2020 0 comments
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etat durgence proroge au Mali jusquen juin 2021
Santé

Crise sanitaire au Mali : l’état d’urgence prorogé jusqu’au 26 juin 2021

by Chiencoro 25 décembre 2020
written by Chiencoro 1 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus et l’insécurité au Mali, les autorités de la transition ont décidé de proroger l’état d’urgence jusqu’au 26 juin 2021 à minuit. En tout cas, c’est ce qui ressort du communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 décembre 2020. « Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance autorisant la prorogation de l’état d’urgence déclaré sur le territoire national », lit-on en substance dans ledit communiqué.

Rappelons que l’état d’urgence déclaré le 18 décembre dernier devrait prendre fin le 28 décembre prochain. Les autorités de la transition ont adopté à l’occasion plusieurs mesures de prévention de la pandémie, dont la fermeture de certains lieux de rassemblement public, la limitation du nombre de personnes lors des assemblées, le respect des gestes barrières, etc. « Conformément à la Loi n° 2017-055 du 06 novembre 2017 relative à l’état de siège et à l’état d’urgence, sa prorogation au-delà de 10 jours est autorisée par la loi », précise la même source.

Cette prorogation devra permettre aux autorités compétentes de travailler davantage à faire barrage à cette maladie qui ne cesse d’endeuiller des familles.

Fousseni Togola  

25 décembre 2020 0 comments
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Le Mali classe 1er de levaluation Oapi des SNL en 2020
Actu

Évaluation oapi sur les SNL : le Mali classé 1er parmi les 17 États membres

by Bakary FOMBA 25 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

À travers le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (Cemapi), structure nationale de liaison (SNL), le Mali a été classé 1er parmi 17 pays en lice, le 8 décembre 2020 à Lomé, au Togo, par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (oapi). C’était à l’occasion de la 60e session ordinaire du Conseil d’administration de cette organisation.

Sur 17 pays en lice, le Mali sort premier de l’évaluation de l’oapi sur les structures nationales de liaison (SNL). Le Mali devance ainsi le Burkina Faso qui arrive deuxième et la Mauritanie. Cette distinction a été saluée par les autres États membres qui ont apprécié cette constance, preuve du sérieux et des efforts inlassables du CEMAPI non seulement dans la promotion de la propriété intellectuelle au niveau national, mais aussi, dans la mise en œuvre du Plan d’action stratégique de l’OAPI.

Une opportunité à saisir

Notons que cette reconnaissance est la quatrième du genre pour le Mali. Néanmoins, cette distinction doit être une opportunité pour le CEMAPI, sous la direction de Mme Fatoumata Siragata Traoré, d’intensifier ses actions desensibilisation des usagers sur l’importance de la protection de leurs œuvres de propriété industrielle. Il s’agit entre autres des marques de produits et de services, des brevets d’invention, des noms commerciaux, des dessins et des modèles… dans un environnement économique qui devient de plus en plus compétitif.

Ce n’est pas tout, cette distinction doit être également une occasion pour le CEMAPI de bousculer le processus d’enregistrement de l’échalote de Bandiagara en indication géographique. Elle doit également être permettre de développer des stratégies nationales pour l’enregistrement des marques collectives afin de valoriser les produits locaux et « freiner l’érosion de nos savoirs locaux vers le reste du monde ».

Pour rappel, l’Oapi regroupe à ce jour 17 États membres : le Mali, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Bakary Fomba

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