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Livres exposes
Seko ni Donko

Mali : comprendre le fonctionnement de la Rentrée littéraire

by Sahel Tribune 13 novembre 2020
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au Mali, rares sont les Maliens qui connaissent le fonctionnement de la rencontre littéraire – organisée depuis 2008. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé en ligne au mois d’octobre par Phileingoro. Pour plus d’éclaircissement, nous avons tendu le micro aux organisateurs ainsi qu’à des lauréats.

Des écrivains, des archivistes, des enseignants, etc., au total, 56% des Maliens ignorent le nombre de prix littéraires dans leur pays contre 83,3% qui ignorent comment le choix des prix littéraires s’effectue. Nombreux sont ceux qui pointent du doigt le favoritisme, le manque de communication sur l’événement.

Graphique élaborée avec Google form

Selon le co-directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, ce rendez-vous littéraire et artistique, porté par le Fonds des prix littéraires du Mali, une association apolitique, est une grande rencontre annuelle régie par des principes qui constituent son règlement intérieur. Ces principes sont publics puisqu’ils sont disponibles sur le site internet de la Rentrée littéraire, précise-t-il. 

De son commencement, en 2008, à nos jours, la Rentrée littéraire compte quatre prix : le prix Union européenne premier roman, le prix Massa Makan Diabaté, le prix du meilleur manuscrit et le prix Ahmed Baba.

La participation à chacun de ces prix est ouverte à tous les auteurs de nationalité malienne. Seul le prix Ahmed Baba a une portée continentale.

« J’ignorais si je remporterai le prix »

Les livres introduits pour candidature doivent avoir été publiés dans une édition malienne ou en coédition, conformément au prix auquel il participe. La candidature à chacun de ces prix est faite directement par l’auteur lui-même ou par son éditeur.  Chaque candidature doit être accompagné par une copie de la pièce d’identité de l’auteur. Pour la 13ème édition, les candidatures prennent fin le 15 janvier 2021. Pour le prix Ahmed Baba, la date limite pour postuler est fixée au 31 décembre 2020.  

Graphique élaboré avec Google form

Selon Ibrahima Aya, le jury de la Rentrée littéraire est autonome. A l’en croire, les organisateurs aussi bien que les auteurs et le public découvrent en même temps les lauréats. Ce que nous confirme Chandra Diallo, lauréat du Prix Union européenne du premier roman en 2020 : « J’ignorais si je remporterai le prix et j’avoue même que j’en ai douté quand mon éditeur m’a annoncé que la compétition était très serrée cette année-là. »

En plus de ces principes, la participation aux panels lors de cet événement est tributaire de la publication d’un ouvrage. Les nouveaux auteurs, les nouvelles publications sont généralement privilégiés par les organisateurs. 

Critiques et propositions

Malgré des principes explicites, les critiques ne manquent pas à l’endroit des organisateurs de la Rentrée littéraire. Selon Ladji Siaka Doumbia, écrivain malien, il y a trop de « copinage » autour de la sélection des prix littéraires puisqu’il n’existe pas de rotation pour le poste de jury. L’auteur de « Un polygame à Paris : les aventures de Titi » est favorable à un renouvellement de jury au lieu d’un « groupe d’individus permanent ».

Selon Ibrahima Aya, la participation aux événements de la Rentrée littéraire est « entièrement gratuite ». Ni les organisateurs, ni les participants, ni le jury, ne reçoit une rémunération pour la tâche accomplie.

Pour une meilleure organisation de cet évènement littéraire et artistique, Ibrahima Oyahitt, une personne ayant participé à notre sondage, propose d’« aller encore plus à la rencontre des jeunes, au niveau des écoles primaires fondamentales et secondaires (privées et publics ) sur toute l’étendue du territoire national » Ce n’est pas tout, il juge important « d’expliquer davantage les objectifs et les avantages de la Rentrée littéraire du Mali aux élèves et étudiants maliens ». Trouver plus de fonds pour donner plus de visibilité à la Rentrée littéraire du Mali et enfin donner de la visibilité et un accès plus facile aux livres maliens, font également partie des propositions faites par M. Oyahitt.  

Pour sa part, M’baye Boubacar juge important « de multiplier la communication sur l’événement. ». Nombreux sont ceux qui ont proposé, au cours de notre sondage, de jouer sur la communication.

Le co-directeur de la Rentrée littéraire fait également comprendre que les organisateurs ont conscience de toute la nécessité de la communication pour la visibilité de ce rendez-vous littéraire et artistique. Mais tout est une question de moyens, a-t-il précisé. 

Ousmane Samaké, écrivain, a non seulement recommandé une augmentation des prix littéraires au Mali mais aussi demandé à ce que le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme travaille à la promotion de la littérature malienne.

Réformes envisagées

La Rentrée littéraire a besoin de plus de ressources pour pouvoir concrétiser certaines réformes inscrites dans l’agenda des organisateurs, précise le Co-directeur de la Rentrée. Parmi ceq réformes figurent la décentralisation de l’événement, l’introduction d’un cinquième prix littéraire qui récompensera les auteurs d’essai.  Un prix qui pourrait être introduite dès cette année, si les moyens le permettent, précise le co-directeur de l’événement.

« Nous ne pouvons pas faire plus que ce que nous faisons » pour l’instant, fait-il savoir avant de rassurer que leur objectif est de travailler à ce que le peu qu’ils font puisse être une continuité. 

Les organisateurs de la Rentrée littéraire mouillent le maillot non seulement pour assurer la continuité de l’évènement mais aussi pour la qualité de son organisation. Chaque année, 40 à 50 auteurs prennent part à cette cérémonie, rappelle Ibrahima Aya. Plusieurs activités sont organisées durant près d’une semaine.  La majeure partie de ces dépenses est supportée par le Fonds des prix littéraires qui la partage avec certains de ses partenaires étrangers et nationaux. 

Bien qu’officiellement mise en place en 2009, la première édition de la Rentrée littéraire du Mali a eu lieu en 2008, selon Ibrahima Aya.  De 2008 à nos jours, ce grand rendez-vous a toujours eu lieu en février. Bien que les dates puissent variées, elle a toujours commencé un mardi pour fermer ses portes un samedi avec la remise des prix littéraires. Cette année, les portes de la Rentrée littéraire s’ouvrent le mardi 16 février pour se refermer le samedi 20 février 2021.   

Fousseni Togola

13 novembre 2020 0 comments
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Insécurité entre avril et juin 2020 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali
Sécurité

Mopti : trois phases pour résoudre la crise sécuritaire

by Sahel Tribune 13 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son nouveau rapport sur la crise sécuritaire dans la région de Mopti, Crisis Group pointe du doigt l’insuffisance des mesures mises en place. Il formule une approche en trois phases pour venir à bout de cette crise multidimensionnelle.

Tuerie de masse, vols et destruction de biens sont le dénominateur commun des acteurs à l’origine des conflits dans la région de Mopti, selon le Crisis Group dans son nouveau rapport publié, lundi 9 novembre 2020. Un rapport qui s’intitule « Enrayer la communautarisation de la violence au centre du Mali ». Ces violences, dont les civils pour la plupart sont victimes depuis 2016, sont perpétrées par des djihadistes, des groupes d’autodéfense mobilisés pour protéger leur communauté ou encore par des forces de sécurité, indique la même source. Telles

Des anciennes rivalités

Dans ce rapport de 53 pages, Crisis group retrace la genèse de cette crise ainsi que celle de la création des groupes d’autodéfense dans cette région du centre du Mali. « L’engrenage de la violence est récent, mais le conflit s’ancre dans des rivalités anciennes entre communautés », explique ce rapport sur la crise malienne.  

Selon le Crisis Group, l’aggravation de ces anciennes rivalités se sont aggravée ces dernières décennies reste tributaire d’une crise du pastoralisme, de la pression sur les ressources naturelles et enfin de « l’incapacité des pouvoirs publics et autorités traditionnelles à apporter des réponses crédibles à ces enjeux ».

« L’implication d’activistes à Bamako »

Les groupes d’autodéfense créés dans le but de protéger leur communauté contre des ennemis ont contribué à l’aggravation de la crise. Dans ce rapport, Crisis Group précise la place prépondérante que jouent les « activistes à Bamako » dans la recrudescence de la guerre intercommunautaire dans le centre du Mali. En plus de cet aspect, notre source fait ressortir une « instrumentalisation politique du conflit ».

La conséquence de tous ces facteurs multiplicateurs, c’est d’ouvrir la voie au « recrutement de combattants par les groupes jihadistes et d’autodéfense au centre du pays ».

La responsabilité de l’État

Crisis Group constate une inadéquation des mesures adoptées avec les réalités de la crise. « Le gouvernement [ndlr] s’est concentré sur la lutte antiterroriste sans suffisamment soutenir la réconciliation intercommunautaire ni reconstruire la légitimité de l’État », souligne le rapport qui déplore une incapacité des forces maliennes à « désarmer les groupes d’autodéfense » ou encore « de repousser la menace des groupes jihadistes ».

Les trois phases pour résoudre la crise

Les autorités de transition ont alors du pain sur la planche. Pour une pleine efficacité de toutes les mesures adoptées, Crisis Group propose une d’approche en trois phases : accentuer et harmoniser les efforts de dialogue pour négocier des cessez-le-feu locaux, restaurer la présence et la crédibilité de l’État et promouvoir le désarmement. Une fois que le conflit aura pris fin, « l’État devrait tenter de créer les conditions d’une réconciliation durable ».  

Crisis group invite les autorités de transition à porter une attention toute particulière à la zone exondée de Mopti.

Fousseni Togola

13 novembre 2020 0 comments
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Sécurité

Fana : la ville qui fait reparler d’elle

by Sahel Tribune 12 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Du 3 au 4 novembre 2020, la ville de Fana a enregistré son neuvième assassinat. Un homme a été retrouvé décapité dans sa chambre. Une situation qui vient augmenter la crainte dans le ventre des Fanois. La famille du défunt demande l’implication de la population auprès des autorités afin de démanteler le réseau des bourreaux à la base de ces crimes.

« Lorsque je suis levée le matin pour mes travaux ménagers, j’ai constaté une trace de sang jusque dans la chambre de mon époux. Je l’avais prise pour le sang d’un poulet égorgé. Pour constater le fait, je suis rentrée dans la chambre de mon mari. C’est là que je découvre l’horreur. » Cette déclaration est de l’épouse de la neuvième personne qui a été assassinée à Fana, dans le quartier Badialan, dans la nuit du 3 au 4 novembre 2020.

Ce énième assassinat a surpris plus d’un par la particularité de l’acte, comparé aux autres crimes dans cette ville jusqu’ici. Si pour les autres cas, on tentait de conclure que les bourreaux cibleraient les personnes isolées de toute influence humaine, ce dernier assassinat vient infirmer cette thèse.

Un fils du défunt, vivant dans un hameau à proximité de Fana, après avoir exprimé son amertume face à cette tragédie, lance un appel aux autorités compétentes à s’impliquer davantage pour mettre un terme à ces pratiques devenues récurrentes dans cette ville située à quelque 120 km de Bamako. 

Quant au grand-frère du défunt, celui-ci tacle les autorités locales. « Je n’ai pas de mot pour exprimer ma colère face à cette situation. Puisque force est de constater que les pauvres restent toujours les victimes de ces actes ignobles, pas le contraire », souligne-t-il. À ses dires, il a été informé de l’assassinat par la femme de son jeune frère défunt. En se rendant sur le lieu, il explique avoir avisé l’imam.

 Pour l’heure, les raisons aussi bien les coupables de ce meurtre restent inconnus. Néanmoins, les autorités locales se sont rendues sur le lieu, après le crime pour constater le drame. Toute la famille du défunt invite les Fanois à unir leurs forces, d’appuyer les forces de l’ordre et de sécurité dans leurs missions de sécurisation des personnes et de leurs biens. Selon elle, la population doit aider les forces de l’ordre en les alertant de la présence de tout individu suspect. Cela afin de mettre fin à ces pratiques inhumaines.

Bakary Fomba, stagiaire

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Capture
Éducation

Mali : la 13e édition de la Rentrée littéraire prévue du 16 au 20 février 2020

by Sahel Tribune 12 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La Rentrée littéraire ouvre encore ses portes aux auteurs maliens et africains. Jusqu’au 15 janvier 2021, les candidatures sont acceptées pour le prix Union européenne du premier roman, le prix Massa Makan Diabaté, le prix du meilleur manuscrit. Pour le quatrième prix, le prix Ahmed Baba, la date limite pour postuler à ce prix est fixée au 31 décembre 2020.

Le règlement des différents prix est disponible déjà sur le site internet de la Rentrée littéraire.

Prix Union européenne Premier Roman 2021 Règlement (1)Télécharger
Prix Massa Makan Diabaté 2021 RèglementTélécharger
Prix du Meilleur manuscrit 2021 RèglementTélécharger
Prix Ahmed Baba 2021 RèglementTélécharger
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Actu

Effets de la covid-19 : « les opérateurs de transfert de fonds et les opérateurs mobiles rencontrent des difficultés croissantes » (Banque mondiale)

by Sahel Tribune 12 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La crise sanitaire mondiale a considérablement impacté sur les activités de transfert d’argent via les opérateurs mobiles ainsi que les opérateurs de transferts de fonds. Une situation qui touche énormément les migrants et leur famille. Dans sa note d’information du 29 octobre 2020, la Banque mondiale plaide en leur faveur.

« Bien qu’ils soient les moins chers, les opérateurs de transfert de fonds et les opérateurs mobiles rencontrent des difficultés croissantes, les banques fermant leurs comptes pour réduire les risques de non-respect des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et des normes contre le financement du terrorisme ». Ce constat ressort de la dernière note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement publié le 29 octobre 2020. Cette situation touche de plein fouet l’Afrique subsaharienne, une région qui fait partie des plus chères au monde. Ce phénomène handicape le transfert des fonds par les migrants vers leur pays d’origine en cette période de pandémie de covid-19, explique le groupe de la Banque mondiale. 

Allègement temporaire des mesures

L’institution monétaire internationale plaide en faveur de la situation des migrants confrontés à des difficultés de transferts d’argent en raison de ces mesures évoquées. La banque mondiale indique la possibilité d’allègement temporaire de ces mesures « afin de maintenir ces canaux ouverts, surtout pour les migrants à faible revenu qui envoient de petites sommes d’argent chez eux ». D’ailleurs, l’institution financière mondiale trouve que le « renforcement des réglementations concernant l’argent mobile et des systèmes d’identité » pourrait contribuer à améliorer la transparence des transactions. Ce n’est pas tout, cette note d’information laisse comprendre également que « pour faciliter les transferts numériques, il faut améliorer l’accès aux comptes bancaires des fournisseurs de services mobiles, des personnes à l’origine de l’envoi des fonds et des bénéficiaires ».

160 milliards de dollars jusqu’en juin 2021

Rappelons que dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus, le groupe de la Banque mondiale « prend des mesures rapides et de grandes envergures en vue d’aider ces pays à renforcer leur action » contre cette pandémie. Il appuie notamment les « interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois ». Il prévoit de mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois, allant jusqu’au mois de juin 2021, au profit de plus de 100 pays afin d’aider les populations vulnérables. 

Togola

12 novembre 2020 0 comments
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Declaration de Bamako
Politique

20e anniversaire de la Déclaration de Bamako : la démocratie en crise dans la zone francophone !

by Sahel Tribune 11 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a célébré, mardi 10 novembre 2020, les 20 ans de la Déclaration de Bamako. Un texte adopté le 3 novembre 2000. Des « Conversations francophones » autour des questions de droits de l’homme, de libertés fondamentales et de démocratie ont marqué cette célébration. Le président de la république du Sénégal, Macky Sall était l’invité spécial.

Célébrée sous le thème « Où en est la démocratie dans l’espace francophone, 20 ans après Bamako ? », cette journée d’anniversaire de la Déclaration de Bamako sur la démocratie, les droits d et les libertés a servi de lieu de faire le bilan de la démocratie dans les pays francophones, durant ces 20 dernières années. La responsabilité et la solidarité sont les deux valeurs sur lesquelles repose cette Déclaration de Bamako, selon Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’OIF.

La démocratie dans une zone de turbulence

La démocratie traversenon seulement « une zone de turbulence ces derniers temps », mais aussi « dans tous les coins du monde, la grogne sociale n’a ni couleur de peau ni limitation géographique », selon la patronne de l’OIF.  

 « L’espace francophone est encore le théâtre de coup d’État, de coup de force, de rupture de l’ordre constitutionnel », déplore Mushikiwabo. Les contestations lors des élections pour diverses raisons constituent des atteintes à la démocratie, précise-t-elle. Dans ces démocraties, une rupture de confiance entre les gouvernants et les gouvernés s’est installée. Ce qui se traduit par des taux d’abstention record, des mouvements de contestation politique, de la réclamation de nouvelles formes de participation, etc.

La démocratie dans les pays francophones souffre également d’un problème de représentativité des femmes et des jeunes dans les instances de décision démocratique, selon Louise Mushikiwabo. Or « la femme est un ingrédient indispensable à la démocratie », a-t-elle indiqué.

Des avancées

Toutefois, au cours des 20 dernières années, des avancées salutaires ont été constatées dans l’application de cette Déclaration dans plusieurs pays francophones, souligne la patronne de l’OIF ainsi que le président sénégalais. Ces avancées se traduisent par la tenue d’élection à intervalle régulier, la maîtrise technique de l’organisation des élections, la généralisation de l’institutionnalisation de l’État de droit, le renforcement de la place et du rôle de la société civile.

Venir à bout des atteintes

Pour arriver à bout des atteintes contre la démocratie, la secrétaire générale de l’OIF invite à un partage d’expériences entre les États. Dans la même optique, elle fait comprendre que son organisation soutient les processus électoraux, une plus grande participation des femmes dans les processus démocratiques.

Selon la patronne de l’OIF, la Francophonie a également un rôle à jouer dans la lutte contre la désinformation et le discours de haine. C’est pourquoi elle recommande que la Francophonie de l’avenir travaille à former les jeunes à la culture de la démocratie et des droits de l’homme.

Selon l’invité spécial des « Conversations francophones », la Francophonie joue un rôle essentiel dans le renforcement de la démocratie grâce à son système d’alerte précoce.

Cette Journée a aussi servi de cadre d’exposé des valeurs essentielles de la francophonie.

Aux dires de la Secrétaire générale de l’OIF, « il nous faut collectivement relancer la promesse d’une démocratie réelle pour nous tous au profit des peuples de la Francophonie. »

F. Togola

11 novembre 2020 1 comment
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Migration 1
Sécurité

Migrations internationales : le phénomène subit un véritable coup !

by Sahel Tribune 11 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les remises des migrants devraient connaitre une baisse drastique d’ici 2021 en raison de la pandémie du coronavirus. Dans une note d’information du 29 octobre 2020, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme et demande aux États des appuis en faveur de ces travailleurs.

Là où des mesures draconiennes ont échoué durant des années, la pandémie de la covid-19 a réussi en quelques mois. Pour la toute première fois, depuis des décennies, le monde assiste à un ralentissement véritable des migrations internationales. Selon les dernières estimations de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les fonds envoyés par les migrants vers leur pays d’origine devraient également connaître un recul de 14 % d’ici 2021. Vers l’Afrique subsaharienne, les remises des migrants pourraient reculer de près de 9 % en 2020, à 44 milliards de dollars.

Des raisons du recul

Cette chute des envois s’explique par « l’atonie de la croissance économique, l’insuffisance des niveaux d’emploi dans les pays d’accueil des migrants, la faiblesse des cours du pétrole et la dépréciation des monnaies des pays d’origine des transferts d’argent par rapport au dollar », indique la Banque mondiale dans un communiqué de presse du 29 octobre 2020.

Lire aussi Migration : l’Espagne, une destination prisée malgré les drames successifs

Il faut ajouter à ces facteurs, indique l’institution monétaire internationale, le ralentissement des nouveaux départs et la hausse des retours vers les pays d’origine. « Ces migrations de retour ont été observées partout dans le monde depuis la levée des mesures nationales de confinement, qui ont bloqué de nombreux migrants dans les pays d’accueil », précise la Banque mondiale qui ajoute que « la hausse du chômage parmi les migrants et les réfugiés, provoquée par des restrictions plus strictes en matière de visas, devraient accentuer encore ce phénomène ».

Selon Dilip Ratha, auteur principal de la note et chef du programme KNOMAD, « les facteurs sur lesquels reposent les remises migratoires sont fragilisés et ce n’est pas le moment de baisser la garde sur les menaces qui pèsent sur ces flux vitaux. »

Intégrer les migrants dans les mesures de soutien

Face à cette situation, susceptible de créer des mécontentements voire une déstabilisation des communautés, le directeur mondial du pôle Protection sociale et emploi de la Banque mondiale, Michal Rutkowski demande aux pays d’accueil d’intégrer les migrants dans les mesures de soutien qu’ils décident. « De leur côté, les pays d’origine ou de transit doivent mettre en place des dispositifs de soutien au retour », propose-t-il.

À travers cette note d’information, le groupe de la Banque mondiale juge opportun que les pays d’origine des migrants travaillent à leur réinstallation. Cela passe par l’encouragement de ces migrants à la création d’entreprises, mais aussi en les dotant d’emploi.

Lire aussi [Enquête] Migration et proxénétisme : un piège invisible pour des chercheuses d’emplois

Ces mesures sont jugées nécessaires parce que « l’accélération des migrations de retour risque de déstabiliser les communautés locales qui, dans l’immédiat, sont contraintes d’organiser les quarantaines et, à moyen terme, devront accompagner la recherche de logement et d’emploi et les efforts de réinsertion ».

Rappelons toutefois que malgré ce recul attendu, les envois de fonds des migrants « devraient constituer une source de financement extérieur encore plus importante pour les pays à revenu faible et intermédiaire en 2020 ». Selon cette note d’information, « ces transferts ont atteint un niveau record de 548 milliards de dollars en 2019, dépassant les investissements directs étrangers (534 milliards) et l’aide publique au développement (environ 166 milliards) ».

Chiencoro

11 novembre 2020 0 comments
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