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Amina Mohammed vice secretaire generale des Nations Unies
Politique

Amina Mohammed : « Nous devons voir les femmes dans ce nouveau Mali »

by Sahel Tribune 16 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Pour la construction du nouveau Mali, la vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed demande une forte représentativité des femmes dans les instances de décision. C’était au cours de ses deux jours de visite au Mali, les 12 et 13 novembre 2020.

Dans le cadre de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale, de la réduction des conflits et surtout de la participation accrue des femmes et des jeunes à la transition politique en cours au Mali, Amina Mohammed, la vice-secrétaire générale des Nations unies a séjourné au Mali, du jeudi 12 au vendredi 13 novembre 2020. Au cours de cette visite, elle a fait comprendre la nécessité que les femmes jouent « un rôle accru dans la gouvernance et la société » au Mali. À ses dires, il est temps de « reconnaitre que les femmes représentent la moitié de la population ». Pourtant, elles sont invisibles sur la scène publique, déplore-t-elle.

La vice-secrétaire générale des Nations Unies a invité à accroitre le rôle des femmes « tant dans la gouvernance que dans tous les aspects » de la vie. Elle a égalementsouhaité que les femmes soient au cœur de la construction du nouveau Mali. « Nous devons voir les femmes dans ce nouveau Mali. Nous devons voir les femmes, mais aussi les jeunes et particulièrement les jeunes femmes », a-t-elle souhaité. Dans une interview accordée à TV5 Monde, vendredi 13 novembre 2020, elle a fait savoir que cette transition constitue une opportunité à saisir à cet effet.

À titre de rappel, Mme Mohammed effectue une tournée de solidarité en Afrique de l’Ouest et au Sahel dont les prochaines étapes devraient comprendre la Sierra Leone, le Ghana et le Nigéria.

Bakary Fomba, stagiaire

16 novembre 2020 0 comments
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Une jeune fille a Podgorica au Montenegro est assise devant un ordinateur portable en tenant sa tete dans ses mains.
Sécurité

Traite des êtres humains : en période de covid-19, les médias sociaux, nouvelles alternatives pour les trafiquants

by Sahel Tribune 16 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un contexte de confinement et de mesures restrictives, les trafiquants d’êtres humains adaptent leur méthode. Les entreprises de médias sociaux ainsi que les applications de messageries leur rendent cette tâche plus aisée.

L’utilisation de la technologie numérique dans le trafic des êtres humains s’accentue lors des pandémies mondiales. Depuis l’apparition du coronavirus, les criminels ont adapté leurs forfaits et modèles économiques à cette nouvelle réalité, indique le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), dans un communiqué. Ils font de plus en plus recours aux nouvelles technologies. Le CEDAW se dit inquiet de cette « utilisation croissante des médias sociaux pour recruter les victimes de la traite pendant la pandémie de Covid-19. »

Méthode des trafiquants

 « La pandémie mondiale a révélé le besoin urgent de s’attaquer à l’utilisation de la technologie numérique dans et contre la traite », a laissé entendre Dalia Leinarte, membre du Comité qui a dirigé la rédaction d’une recommandation générale.

Selon les experts des Nations unies, « un recrutement accru pour l’exploitation sexuelle en ligne, une demande accrue de matériel et de technologie pour les abus sexuels sur les enfants ont facilité la traite des enfants ». Si les mesures de confinement et de restriction avaient rendu difficile l’utilisation des moyens traditionnels pour rentrer en contact avec les victimes potentielles de cette pratique, les trafiquants ont trouvé une alternative grâce au développement des médias sociaux et des applications de chat, souligne le CEDAW. À travers ces outils, ils réussissent à « recruter des femmes et des filles à des fins d’exploitation sexuelle », précise-t-on.

Les facteurs de vulnérabilité  

Comme facteur de vulnérabilité des femmes et des filles à ce phénomène, le CEDAW mentionne surtout les injustices socio-économiques dans les pays d’origine, les politiques migratoires et les systèmes d’asile sexistes à travers les pays étrangers, ainsi que les conflits et les urgences humanitaires. Les trafiquants naviguent sur ces vulnérabilités pour recruter leurs victimes via « les canaux de demande par le biais des médias sociaux, du “web noir” et des plateformes de messagerie ».

« Des contrôles pertinents pour atténuer le risque »

Pour mettre fin à cette violation des droits des femmes et des jeunes filles,le CDEAW recommande aux entreprises de médias sociaux et de messagerie la mise en place de moyens de contrôle pertinents afin d’atténuer le risque d’exposition des femmes et des filles à la traite et à l’exploitation sexuelle.  À travers les données de ces entreprises, le comité demande la possibilité d’identifier les trafiquants ainsi que les parties impliquées dans ce phénomène.

Mme Leinarte, quant à elle, demande aux « États parties [de NDLR] créer des conditions appropriées pour garantir que les femmes et les filles soient à l’abri du danger de la traite. »

Bakary Fomba, stagiaire

16 novembre 2020 0 comments
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Operation SAMA
Sécurité

Opération SAMA : la Force Conjointe du G5 Sahel maintient la pression sur les GAT dans le Gourma

by Sahel Tribune 15 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le 10 septembre 2020, lors d’une reconnaissance offensive dans le Gourma malien, une compagnie de la Force Conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) a porté un nouveau coup aux Groupes Armés Terroristes (GAT) dans les environs de Kobou.

Lors de cette opération menée à proximité du hameau de Kobo, l’échelon tactique interarmes (ETIA) malien de la Fore Conjointe a saisi du matériel médical ennemi et détruit une Toyota Prado, quatre motos, des treillis militaires, un sac contenant des radios appartenant aux GAT. Des hommes armés ont été aperçus fuyant vers la forêt.

Dans cette zone, où les GAT restent encore nombreux, cette tactique d’évitement démontre un rapport de force défavorable et une certaine désorganisation. La présence de troupes au sol armées et aguerries de la FC-G5S, soutenues par divers types d’aéronefs de combat et de surveillance, les dissuade de mener toute action offensive face à nous.

La FC-G5S confirme quant à elle une bonne capacité de mobilité malgré des conditions météorologiques difficiles et des axes toujours dégradés. Au total dans la zone les GAT ont perdu un 4×4, 24 motos, un tricycle ainsi que des fûts d’essences, des armes, des treillis, des radios et quatre plots logistiques.

Pour mémoire, le 26 août 2020, au cours d’une opération de contrôle de zone, une unité du FCG5S avait déjà saisi un important plot logistique des GAT dans la même zone. Dans le cadre de l’opération SAMA, la FC-G5S contribue par ses reconnaissances et ses missions de contrôle de zone, au retour progressif de l’Etat dans la région des trois frontières. 

La Force Conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel en étroite coordination avec toutes les forces nationales et la force Barkhane. La Force Conjointe duG5 Sahel, composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq Chefs d’Etat du G5 Sahel.

Source : Cellule de communication de la FC G5 Sahel

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Barkhane 1 e1610265119661
Sécurité

Lutte contre le djihadisme au Mali : La France annonce avoir neutralisé un bras droit de Iyad Ag Ghaly

by Sahel Tribune 15 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La France a annoncé, vendredi 13 novembre 2020, la neutralisation d’un élément influent d’Al-Qaïda, Bah Ag Moussa. Cette neutralisation est vue comme une bouillée d’oxygène dans la lutte contre le djihadisme dans le sahel.

Les victoires des forces armées françaises au Mali sur les groupes armés terroristes (GAT) s’enchaînent. Après avoir neutralisés une soixantaine de terroristes entre le 30 octobre et le 6 novembre 2020, les soldats de Barkhane ont neutralisé l’un des principaux adjoints d’Iyad Ag Ghali (chef d’Al-Qaïda), Bah Ag Moussa, le 10 novembre 2020. En tout cas, c’est l’annonce faite par la ministre française des Armées, Florence Parly, vendredi 13 novembre 2020. 

Quinze commandos de Barkhane en action

Pour cette opération, quinze commandos de l’opération Barkhane, « deux hélicoptères de manœuvre, appuyés par deux hélicoptères de reconnaissance et d’attaque », ont mené l’assaut. Des drones Reaper ont été également engagés, en reconnaissance, indique le blog de l’Europe géopolitique (Bruxelles 2).

Ces moyens ont permis d’intercepter le véhicule de Bah Ag Moussa, qui était accompagné de quatre autres personnes, à près de 100 kilomètres de Menaka (nord-est du Mali). 

Lire aussi Chasse aux terroristes : la montée en puissance de Barkhane depuis une semaine

Selon le porte-parole de l’état-major français, le colonel Frédéric Barbry, dès leur interception, « les occupants [les cinq djihadistes ndlr] fortement armés ont alors brusquement ouvert le feu avec des mitrailleuses et de l’armement individuel ». L’armée française au Mali a alors riposté. Un affrontement qui a duré une quinzaine de minutes, indique-t-on. La même source souligne que les 5 hommes ont été tués sur-le-champ.

L’influence de Bah Ag Moussa

Le rôle de Bah Ag Moussa était immense dans la déstabilisation de la région du sahel. Selon la ministre française des Armées, Bah Ag Moussa constituait une menace nationale et internationale. Il est « considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces armées maliennes » ainsi que celles étrangères, précise-t-elle avant de souligner qu’il était également chargé de la formation des nouvelles recrues.

Lire aussi Lutte contre le terrorisme : Barkhane enregistre plusieurs victoires dans le Liptako-Gourma

Parmi ses attaques contre l’armée malienne, on peut mentionner celle de juillet 2016 et de mars 2019. Des attaques qui ont fait plus de 20 morts chacune. En 2020 également, Bah Ag Moussa a été cité dans plusieurs attaques.

Une neutralisation significative

La neutralisation de ce bras droit de Iyad Ag Ghaly est assez significative aux yeux de Florence Parly dans la « lutte contre le terrorisme que la France mène avec ses partenaires au Sahel ». Le site d’informations français « La Croix » souligne que ce djihadiste était considéré comme un terroriste par les Nations unies pour son rôle dans les différentes rébellions au Mali dans les années 1990 et 2000. Ancien officier de l’armée malienne et également membre fondateur du groupe djihadiste Ansar Dine, Ag Moussa, alias « Bamoussa » réintègre « l’armée en 1996 puis en 2006, il avait fait défection à chaque fois pour reprendre les armes : vers la rébellion la première fois, puis vers le djihadisme à l’aube de son expansion dans la région en 2012 », précise « La Croix ».

Popularité auprès des Touaregs

Jusque-là la chance de ce djihadiste avait été sa popularité auprès des populations touarègues, comme l’a confié Ferdaous Bouhlel, chercheuse associée à l’université de Tours, experte en médiation, à l’AFP : « Ba Ag Moussa est moins vu (par les communautés touareg, NDLR) comme djihadiste que comme un leader historique de la contestation touareg ».

Lire aussi Lutte contre le djihadisme au Mali: deux morts et un blessé dans les rangs de la force Barkhane

Selon le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, la détermination « finit par payer ». Sur France 24, vendredi 13 novembre 2020, il rappelle l’hostilité de certains groupes djihadistes à la France. Notons que lors de sa dernière visite au Mali, en octobre 2020, Jean Yves Le Drian et les autorités maliennes de transition se sont quittés sur des positions divergentes au sujet du dialogue avec les djihadistes. La France estime impossible de dialoguer avec des groupes radicaux alors que le Mali est favorable à ce processus. Ces victoires successives montrent la détermination de la France à vaincre le djihadisme autrement.

F. Togola

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Fissures dans le mur
Chroniques

#ChroniqueDuSamedi : des failles dans le mur !

by Sahel Tribune 14 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Lorsque le mur se fende, les margouillats trouvent un lieu de refuge, dit-on. Cet intrus dans le mur n’est d’autre qu’un être à la recherche de profit, de bien-être. La scission dans le mur est une opportunité pour l’intrus d’atteindre ses objectifs de sorte qu’ils ne souhaitent plus que les failles se referment. 

L’infiltration d’un intrus dans un mur n’est donc possible que lorsque celui-ci ne colle plus parfaitement avec lui-même. 

Toute menace contre l’unité laisse le champ libre à des auteurs extérieurs de s’y infiltrer et de rendre la résolution de la situation plus compliquée. Par le fait que des êtres réussissent à tourner des divisions en leur avantage, il sera toujours difficile de recoller les failles. Ces êtres voudront d’ailleurs toujours la multiplication des scissions pour rendre inutile tout effort de conciliation.

Au Mali, du nord au Sud en passant par le centre, une crise multidimensionnelle compromet les fondements de l’Etat-nation.  Tantôt le terrorisme, tantôt l’extrémisme violent, tantôt le conflit intercommunautaire, tantôt l’esclavage par ascendance, etc. Une multiple dénomination pour une seule crise : le problème d’acceptation de soi et des autres, la crise de l’unité.  

Certes, pour expliquer chacune de ces crises, plusieurs théories, notamment complotistes, sont avancées.  Mais il convient de noter l’impossibilité pour un intrus de s’infiltrer entre ce qui est uni, qui ne laisse transparaître aucune faille. Le margouillat ne trouve refuge dans le mur que lorsque celui-ci se fissure.

L’anecdote colle parfaitement bien avec la situation sécuritaire du Mali.  C’est parce que la cohésion sociale était déjà fortement menacée que des éléments étrangers ont su se faire une place entre les communautés en naviguant sur d’anciennes préjugés afin d’élargir les failles qu’ils ont trouvées, de la sorte, se faire plus d’espace d’action.

Ces scissions profondes de la société malienne seront difficilement résolues tant que les citoyens n’auraient pas acquis une véritable conscience de l’exploitation qu’on leur fait. L’acceptation de soi, de l’autre, sont des conditions sine qua non et indispensables pour aller vers une soudure en béton des failles dans nos sociétés.

Il convient de refermer les failles dans le mur afin de le fortifier davantage contre toute sorte de vents et de marées, voire toute intrusion. 

Chiencoro

14 novembre 2020 0 comments
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Phileincheck
Les démystificateurs du Sahel

#PhileinCheck : cette vidéo illustre-t-elle vraiment une bagarre entre des membres du M5-RFP ?

by Sahel Tribune 14 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, la vidéo d’une prétendue scène de bagarre entre des membres du M5-RFP est devenue virale sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp. Après vérification, il s’avère que cette vidéo a été sortie de son contexte.

Cette page Facebook Niang TV a publié hier une séquence vidéo d’une durée de 21 secondes. Celle-ci ressemble à une scène de bagarre entre deux individus. En légende, l’on peut lire ceci : « Malédiction de Dieu sur le M5. Bathio comme le boxeur Mohamed Ali ». Aussitôt publiée, la vidéo a atteint plus 37 000 vues, près de 1 000 partages, des centaines de commentaires et réactions. Parmi les réactions, certains internautes affirment que la scène serait tournée au Gabon tandis que d’autres croient que c’est bien une bagarre entre des membres du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques — M5-RFP.

Après visionnage, nous avons pu identifier une connaissance sur la vidéo. Il s’agit de Mohamed Dayfour, responsable média et communication à Instrument for Africa (I4Africa), qui est visiblement intervenu pour apaiser la situation avec un policier et d’autres personnes (voir capture).

Capture vidéo

Dispute entre deux hauts représentants

Contacté au téléphone, ce dernier nous informe que la vidéo a été prise le 7 novembre 2020. C’était dans le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta suite au décès d’un de ses oncles qui était conseiller au concile du Mali au Gabon. A ses dires, les deux personnes visiblement en bagarre étaient sous l’émotion et sont tous proches collaborateurs de son défunt oncle. « Tout est parti d’une dispute et, après la scène, ils se sont parlé. Ils ont donc fait la paix », raconte Mohamed.

Encore mieux, ce compte Facebook sur lequel le journaliste Abdoul Momoni Bokoum a publié la vidéo il y a une semaine, donne des détails sur l’identité des deux personnes. Il s’agit de Sofara Kalilou du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) et Makan Sall du Comité des Maliens du Gabon (COMAGA). C’est le premier en boubou blanc et portant un masque contre Covid-19, Sofara Kalilou, qui a été présenté comme Mohamed Ali Bathily, ancien ministre et membre du M5-RFP.

Ce n’est donc pas une bagarre au sein du M5-RFP ni une bagarre dans laquelle Me Mohamed Ali Bathily est impliquée. Mais, une dispute filmée entre de hauts représentants des deux organisations des Maliens de l’extérieur.

Par ailleurs, il faut signaler que cette infox a été diffusée au moment où se tenait une conférence de presse du M5-RFP pour protester contre deux décrets portant la constitution du Conseil national de transition au Mali.

Sagbi

14 novembre 2020 0 comments
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Éducation

SAMA Money : la carte bancaire dans le téléphone des étudiants !

by Sahel Tribune 13 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

SAMA Money rentre en fusion avec le Centre National des œuvres universitaires (CENOU), après la rupture du contrat entre celui-ci et l’ECOBANK. À travers une simple application, les étudiants pourront faire leurs opérations bancaires.

Depuis son implication dans la gestion universitaire, le CENOU n’a cessé d’innover, pour faciliter aux étudiants l’accès à leurs bourses d’études. Auparavant, les étudiants, pour avoir leurs bourses, étaient obligés de faire la queue devant les administrations qui étaient chargées de leur remettre l’argent. Le Centre National des œuvres universitaires s’est battu à bras le corps pour rentrer en contact avec l’ECOBANK afin de faciliter l’obtention des bourses. Ce projet n’a pas duré. Le CENOU signe alors un nouveau contrat avec SAMA Money. Une plateforme numérique de transfert d’argent qui s’est implanté au Mali il y a juste quelque temps. Contrairement à l’ECOBANK, cette plateforme de transaction monétaire permet aux étudiants de pouvoir faire des retraits d’argent à tout moment et en tout lieu.

« SAMA Money, une lumière »

Dans la cour de l’Université des Langues et Sciences humaines de Bamako (ULSHB), quelques étudiants nous parlent de leur point de vue sur ce nouveau système.  « Avec SAMA Money, j’ai juste besoin de télécharger l’application et créer mon compte », affirme Aminata Sidibé, une étudiante en Lettres avant de se réjouir : « Avec SAMA Money, j’ai accès à ma bourse à travers mon téléphone portable. Je n’ai plus besoin d’aller passer des jours sous le soleil afin d’avoir une carte bancaire ».

Sur la colline de Badalabougou, à la Faculté de Droits privés (FDPRI), Amadou Tounkara, étudiant, nous laisse entendre les avantages qu’offre cette plateforme de transfert d’argent.  « Avec SAMA,  j’ai la possibilité de prendre de l’unité, transférer de l’argent à mes parents qui sont au village par Orange Money sans pour autant  me déplacer », affirme-t-il tout excité. Il précise également la simplicité de la plateforme SAMA Money ainsi que toute l’économie qu’elle permet grâce à la limitation des déplacements. Cela, en raison de la multiplicité des points de retraits. « Avec ECOBANK,  il fallait se déplacer de quartier en quartier pour faire un retrait et sans parler des petits problèmes techniques qu’on pouvait rencontrer au niveau des guichets automatiques », déplore-t-il.

Des critiques à l’encontre de SAMA Money

Selon la plupart de ces étudiants, SAMA Money est la lumière dont ils avaient besoin depuis longtemps. Mais dans toute situation, il y a un pour et un contre. Toujours dans la cour de la Faculté des Droits privés, Saran Traoré, étudiante, se plaint de ce nouveau système. « J’ai remarqué que les jours qui sont fériés, on ne peut pas faire de retraits, car les agents de SAMA Money ne travaillent pas ces jours-là ». Or, indique-t-il, « avec les guichets automatiques de l’ECOBANK, on pouvait faire des retraits tous les jours et à n’importe quelle heure de la nuit. Ce qui n’est pas possible avec SAMA Money ».

Après ces points de vue des étudiants, nous nous sommes penchés vers l’entreprise elle-même pour qu’elle nous parler des avantages qu’elle a eus avec ce nouveau contrat. Tout en voulant garder l’anonymat, et sans pour autant donner plus de détails, un agent de SAMA Money nous en dit un peu. Selon lui, ce « nouveau contrat est une très bonne chose pour l’entreprise ». « Ce projet entre dans le cadre du développement de l’entreprise et ça nous rapporte plus de rentabilité. Et nous espérons que le projet ne sera pas de courte durée » estime-t-il.

Sira Niakaté, stagiaire

13 novembre 2020 0 comments
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