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Vaccin contre la covid 19
Santé

Accès aux vaccins anti-covid-19 : « Les pays africains ne peuvent compter que sur les donateurs » (Mamady Traoré)

by Bakary FOMBA 29 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Invité sur la chaîne de télévision française TV5 Monde, samedi 26 décembre 2020, Mamady Traoré, médecin et référent vaccination et réponses aux épidémies chez Médecins sans Frontières France (MSF), a expliqué la position de l’Afrique dans la course au vaccin contre la Covid-19. Il rassure néanmoins que plusieurs mécanismes d’action sont envisagés pour donner accès à ces populations à ces vaccins.

Alors que plusieurs pays dans le monde sont engagés dans une course effrénée pour le vaccin anti-covid, les pays africains restent des spectateurs. Comme cause de cet état de fait, Mamady Traoré explique, au cours de son intervention sur TV5 Monde le samedi dernier, que « les pays africains ne peuvent compter que sur les donateurs pour pouvoir avoir ces vaccins ». Parce que l’Afrique ne serait pas en mesure de lancer l’achat de doses de vaccins anti-Covid sans l’aide de ses donateurs extérieurs.

Covax AMC pour assurer un accès équitable au vaccin

Toutefois, GAVI (l’Alliance globale pour les Vaccins et l’Immunisation) a mis en place COVAX AMC pour accélérer le développement et la fabrication des vaccins contre la Covid-19, et surtout de garantir un accès juste et équitable à tous les pays du monde.

Aux dires de M. Traoré, cette action permettrait également aux pays à ressources faibles d’avoir le vaccin à des prix raisonnables, à savoir entre 1,5 et 2 dollars par dose pour les pays en développement (contre environ 37 dollars par dose chez Moderna, et 20 dollars pour Pfizer/BioNTech.)

Notons qu’un gros défi de financement persiste également par rapport à ce mécanisme puisque, explique M. Traoré, « il est encore difficile de savoir quand le premier vaccin Covax AMC arrivera en Afrique. »

« Stocker des vaccins à des températures négatives »

Pour trouver une solution idéale à cette situation, les pays africains semblent plus que déterminés à négocier un partenariat directement avec un laboratoire. « Les pays qui sont proches de la Chine vont négocier avec elle pour avoir le vaccin Sinopharm et ceux qui ont les liens forts avec la Russie vont faire de même pour avoir leur vaccin Spountnik-V », a laissé entendre Mamady Traoré.

Le problème de financement ou d’accès au vaccin n’est pas la seule problématique autour de l’introduction de ce vaccin en Afrique. Un problème technologique pourrait également se poser. Ce qui conduit M. Traoré à souligner, au cours de cet entretien, la possibilité de partager ou de transférer les technologies adaptées à la conservation de ces vaccins vers les pays à ressources faibles et moyennes. « Le vaccin de Pfizer/BioNTech n’est pas adapté au contexte africain, parce que stocker des vaccins à des températures négatives, c’est un gros défi », a-t-il fait remarquer.

Toutefois, il indique qu’il y a d’autres vaccins en développement et qui sont beaucoup plus adaptés au contexte africain, comme celui du laboratoire AstraZeneca, qui peut être conservé entre 2 à 8 degrés.

Problème de transparence

Face à tous ces problèmes autour de l’accès des pays africains aux vaccins anti-covid, M. Traoré souligne l’existence d’un manque de transparence dans l’acquisition des vaccins anti-covid. « Nous sommes dans une véritable course », a-t-il dit avant d’indiquer que « l’Afrique reste le continent le moins affecté aujourd’hui par le Covid, et la mortalité jusqu’à ce jour est à moins de 80 000 décès. »

Au cours de cette interview, Mamady Traoré a lancé un appel à penser à une utilisation optimale des ressources mises en place dans le cadre de la vaccination contre la covid dans le contexte africain. Une fois que le vaccin sera introduit, le médecin et référent vaccination et réponses aux épidémies chez Médecins sans Frontières France (MSF)demande de cibler d’abord les personnes faisant une forme sévère de la maladie, afin de réduire la mortalité.

Bakary Fomba

29 décembre 2020 0 comments
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Les trois soldats francais morts au Mali lundi 28 decembre 2020
Sécurité

Sécurité : trois soldats français morts en opération au Mali ce lundi

by Chiencoro 28 décembre 2020
written by Chiencoro 1 minutes read

« Trois soldats français ont été tués en opération au Mali lundi, alors que leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif dans la région de Hombori, a annoncé l’Élysée », rapporte l’Agence France-Presse (AFP). La ministre des Armées françaises, Florence Parly précise dans son communiqué, publié dans la soirée de ce lundi 28 décembre 2020, que l’incident s’est produit dans la matinée du lundi.

Ils étaient en mission au Mali. Pour la France, pour le Sahel, contre le terrorisme. Le brigadier-chef Tanerii Mauri, les chasseurs de 1ère classe Dorian Issakhanian et Quentin Pauchet sont morts pour la France. Mes pensées vont à leurs familles, leurs proches et frères d’armes. pic.twitter.com/a7RKF1PkAl

— Florence Parly (@florence_parly) December 28, 2020

Tout en s’inclinant devant la mémoire « de ces trois militaires morts pour la France », Mme Parly a rendu hommage à la force de l’engagement de ces soldats de l’opération Barkhane, présente au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Dans un communiqué de l’Élysée, le président de la République, Emmanuel Macron « salue avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires, morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission ». L’Élysée saisit l’occasion pour exprimer « son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel ». La France rappelle par la même occasion sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme.

L’AFP rappelle que « les décès de ces trois soldats appartenant au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) portent à 47 le nombre de soldats français tués dans l’opération Serval ».

Togola

28 décembre 2020 0 comments
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Manifestation de juillet 2020 au Mali
Sécurité

Manifestations de juillet 2020 au Mali : 14 morts et plus de 150 blessés (MINUSMA)

by Sahel Tribune 28 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a publié, lundi 28 décembre 2020, la conclusion de son rapport d’enquête sur les violations et atteintes aux droits de l’homme commises au Mali dans le cadre des manifestations du 10 au 13 juillet 2020. La mission invite les autorités maliennes à réagir pour rétablir le droit.

Quatorze (14) manifestants, dont deux enfants, tués ; près de 40 autres manifestants blessés et 118 agents des forces de défense et de sécurité blessés lors des manifestations des 10, 11, 12 et 13 juillet 2020 à Bamako, indique la MINUSMA dans son rapport d’enquête sur les violations et atteintes aux droits de l’homme commises au Mali dans le cadre des manifestations du 10 au 13 juillet 2020. La même source précise que près de 200 personnes, dont 6 femmes et 7 enfants ont été « arrêtées et détenues arbitrairement à Bamako, respectivement à la Brigade de recherche de la gendarmerie de Bamako (au Camp 1) ainsi que dans les commissariats de police des 3e, 7e et 10e arrondissement de Bamako ». Ces personnes arrêtées ont été par la suite libérées, indique la même source.

🔴#Mali : "14 morts et près de 200 blessés dont des agents des forces de défense et de sécurité…", c’est l'une des principales conclusions du Rapport d'enquête de la @UN_MINUSMA sur les violences lors des manifestations du 10 au 13 juillet 2020. 👉 https://t.co/Cg5t8Lqt8T pic.twitter.com/2krujt6G3X

— Mikado FM 📻🇲🇱 (@mikadofm) December 28, 2020

Selon ce rapport, ces incidents se sont produits à la suite des interventions des forces de maintien de l’ordre notamment la Gendarmerie nationale, la Police nationale, la Garde nationale et la Force Spéciale Anti-Terroriste (FORSAT) ainsi que d’actes de violence imputables aux manifestants.

« Des violations et atteintes aux droits de l’homme »

Cette conclusion d’enquête qui a été rendue publique ce lundi 28 décembre 2020 rappelle qu’entre le 10 et le 13 juillet 2020, des « manifestants ont vandalisé, pillé et incendié différents sites ainsi que des biens publics et privés et ont érigé des barricades sur certains axes routiers de la ville ». Selon la MINUSMA, « au regard de la loi malienne, ces actes constituent des violations du Code pénal national et sont punissables par les juridictions compétentes ». 

Au cours de la présentation de ce rapport par visioconférence, la mission des Nations unies au Mali a souligné que « ces violations et atteintes aux droits de l’homme se sont notamment déroulées entre autres, à l’ORTM, aux alentours de l’Assemblée nationale, dans le quartier de Badalabougou aux alentours de la résidence de l’Imam Dicko et celle de l’ancienne Présidente de la Cour constitutionnelle, ainsi que dans les quartiers Sogoniko et Mali ». La MINUSMA rappelle que ces faits « constituent des violations et atteintes aux droits de l’homme, y compris des exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires et des atteintes au droit à l’intégrité physique et morale ».

Rétablir le droit

Lors de cette présentation publique de ce rapport d’enquête, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a invité les « autorités maliennes à conduire des enquêtes indépendantes, impartiales, crédibles et transparentes pour situer les responsabilités et traduire les auteurs des violations de droits de l’homme et actes de violence devant la justice. »

 Pour rendre la tache plus facile aux autorités maliennes, la MINUSMA rassure que « toutes les preuves et autres documentations collectées » lors de cette enquête « seront mises à la disposition des autorités judiciaires à leur requête et conformément au protocole établi ». 

Rappelons que dans le cadre de son Mandat de promotion et de protection des droits de l’homme, la MINUSMA a déployé, du 20 juillet au 17 août 2020, une mission spéciale d’établissement des faits, composée de 30 chargés de droits de l’homme, un chargé de la protection de l’enfance et de deux experts scientifiques de la Police des Nations Unies. Objectif : enquêter sur les allégations de violations et atteintes aux droits de l’homme durant les évènements qui se sont produits à Bamako et dans certaines régions du Mali du 10 au 13 juillet 2020.

Chiencoro

28 décembre 2020 0 comments
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800px Malian soldiers in Bamako during 2012 coup
Sécurité

G5 Sahel : le Mali, un des pays qui dépense moins dans la défense

by Chiencoro 28 décembre 2020
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le rapport 2020 de Global Firepower (GFP) sur les armées les plus puissantes au monde, le constat qui ressort est la faiblesse des fonds alloués par le gouvernement malien à la défense. Ce constat est un signal à saisir par les autorités de la transition.

Dans l’espace du G5 Sahel, le Mali représente la deuxième puissance militaire. Cela se voit à travers le classement mondial de GFP dans lequel le Mali occupe la 96e position sur 138 pays. Il arrive après le Tchad (87e rang mondial) qui représente la première puissance militaire dans cet espace. Ilest suivi par le Burkina Faso (97e place), le Niger (103e place) et enfin la Mauritanie (124e place).

À travers ce classement, nous arrivons à la compréhension du véritable problème dont souffre le secteur de la défense au Mali voire dans le sahel. En effet,si pour la puissance militaire le Mali occupe la 96e place sur le plan mondial, pour les dépenses de défense, il occupe le 127e rang mondial. En 2020, les dépenses allouées dans la défense s’élevaient à 70 000 000 de dollars, selon GFP. Le Mali est devancé par le Niger (325 000 000 de dollars), le Burkina Faso (130 000 000 de dollars), le Tchad (200 000 000 de dollars).

Une opportunité de perfectionnement

Ces données du GFP permettent de mieux travailler au perfectionnement des armées de ces pays du G5 Sahel et par ricochet à la montée en puissance de la Force conjointe du G5 Sahel. Car, comme il est généralement admis, lorsque le diagnostic est posé et que la source du mal est déterminée, la solution est vite trouvée. La plupart des pays du G5 Sahel occupent une bonne position dans ce classement mondial. Mais leur véritable problème est l’octroi de fonds conséquents à la défense.

De façon beaucoup plus stricte, au Mali, nous restons convaincus que les autorités de la transition ne manqueront pas de tenir compte de ce classement pour le perfectionnement de l’armée malienne.

Global Firepower effectue ce travail de classement en fournissant des données analytiques sur 138 « puissances militaires modernes », depuis 2006. Pour les dépenses allouées à la défense dans les différents pays, « Global Firepower suit les budgets annuels de dépenses de défense de chaque participant dans le classement GFP, il s’agit de fonds alloués par les gouvernements pour couvrir divers aspects d’une force de combat permanente – à savoir l’approvisionnement, l’entretien/le soutien et les pensions », explique-t-on.

Togola

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Pierre Buyoya at Chatham House 2013
Opinion

Hommage à Pierre Buyoya : un homme de consensus et de paix s’en est allé

by Sahel Tribune 28 décembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Ses admirateurs parmi notre génération l’ont surtout connu dans cette dernière décennie où il a consacré sa vie en quête effrénée de paix dans la région du Sahel et surtout au Mali ; un pays qui le considère plus comme ami que diplomate de son état, en tant qu’Envoyé Spécial de l’Union africaine à la tête de la MISAHEL.

Rendre dûment hommage à un tel homme d’État ne serait pas chose aisée et demanderait une difficile exhaustivité sur une personnalité multidimensionnelle. Le Président Pierre Buyoya inspire le respect pour les hommes de sa génération mais est source d’inspiration pour les jeunes cadres dont je suis qui l’ont pratiqué et observé avec admiration voire fascinations dans les couloirs de l’Union africaine, lors des longs rounds de négociation comme dans les coulisses diplomatiques en ces moments cruciaux où il s’agit de sauver les situations les plus critiques.

Homme d’Etat et de paix

Ce sont les sages de ce pays qui l’a adopté — le Mali — qui rappellent, toujours, que l’avenir sort du passé. En effet, pour témoigner de l’œuvre de paix de Pierre Buyoya, il faut nécessairement revisiter son parcours exceptionnel pas seulement d’Homme d’État mais surtout d’orfèvre discret et ingénieux de la paix dans des contextes où beaucoup de diplomates abdiqueraient.

Rien d’étonnant pour ce conciliateur qui dans le contexte difficile du Burundi a eu la perspicacité de mettre en place, en février 1991, une journée de l’Unité nationale et résista à toutes les sirènes de la division et de l’ethnicisme ambiant en composant un gouvernement intégrant toutes les communautés et forces vives de la nation. Il faut rappeler que c’est la Constitution de 1992 qu’il adopta qui permit d’aboutir à des élections multipartites et libres dans une période où il marqua non seulement son pays — le Burundi — mais présidera aux destinées de la CEEAC mais aussi de la Commission économique des pays des Grands Lacs (CEPGL).

Rien de surprenant dans son destin de faiseur de paix au point que l’Afrique lui fait confiance sur l’épineux dossier sahélien, si l’on se rappelle qu’il fut en 2000, sous l’égide d’un certain Nelson Mandela, le courageux signataire des accords d’Arusha pour la paix au Burundi. Mais, dès la remise paisible du pouvoir au Président Domitien Ndayizeye, en avril 2003, Pierre Buyoya reprit le bâton de pèlerin infatigable de la paix en Afrique et dans le monde.

L’Afrique doit lui rendre hommage et l’élever au Panthéon des immortels constructeurs de la paix, lui qui nous quitte à une période où le continent avait le plus besoin de son expérience et de son esprit de don de soi pour les causes africaines. Pendant qu’il était aux affaires dans son propre pays, Pierre Buyoya avait déjà mis en place la Fondation pour la Paix et la Démocratie qui, en dehors de sa vocation d’éclairer sur les questions constitutionnelles et les systèmes politiques œuvrait pour l’éducation et le travail social en faveur des couches les plus vulnérables. Militant du développement intégré et émancipateur d’une Afrique unie dont il rêvait il rejoint le Council for African Advisor dès 1993.

Un acteur de la démocratie

Un témoin en même temps acteur de la démocratisation du continent s’en est allé après avoir laissé son empreinte indélébile sur les processus électoraux dans différents pays du continent. L’Histoire retiendra qu’il fut l’observateur des premières élections post-Apartheid en Afrique du Sud. L’Afrique et le monde ne lui laisseront plus de repos que ce soit au Burkina Faso, en République centrafricaine, en Mauritanie, etc. Bref, le Président Buyoya a été sur tous les fronts de la paix pour éviter les conflits retardant continuellement le développement d’un continent qu’il chérissait tant au point d’en devenir le citoyen de tous les pays.

Le cœur serré, les larmes en flots, la voix tremblante, je me sens, aujourd’hui, assommé par sa disparition que je ressens comme le sifflet prématuré d’une séance d’apprentissage encore inachevée à ses côtés.

Ma grande tristesse comme certainement celle de tous ses collaborateurs et admirateurs de notre génération est qu’une certaine réserve et un profond respect pour sa pudeur et à pour discrétion nous empêchent, aujourd’hui, de dire à l’Afrique et au monde tout ce que nous savons de l’étendue de son œuvre pour la paix et la stabilité du Mali et au Sahel.

Mais, il est sûr que les futures générations auront beaucoup à apprendre de cet homme multidimensionnel et surtout de son œuvre de paix. Sans excès, mais sans négation de l’étendue de ses mérites, on pourrait se limiter à dire, pour résumer l’œuvre grandiose, que le Président Buyoya vint au continent à un moment critique de son Histoire, y a vécu en homme de foi, courageux et engagé pour la paix comme il partit paisible laissant le devoir et la responsabilité de relater son geste de paix aux langues et plumes de la postérité.  

Dors en paix, Cher Papa, nous nous efforcerons de poursuivre ton œuvre inch Allah.

Par Aliou BARRY, Chef des Affaires Politiques à la MISAHEL

Le contenu de cet article n’est nullement le point de vue de Phileingora

28 décembre 2020 0 comments
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Soumaila Cisse chef de file de lopposition malienne mort de covid 19.
Opinion

In memoriam, Soumaïla Cissé (Par Tierno Monénembo)

by Sahel Tribune 27 décembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne est mort subitement ce vendredi 25 décembre — ironie du sort, le jour où le Christ est né ! – à Paris.

Avant cette date fatidique, l’homme politique malien avait vécu plus de six mois de captivité, pris en otage qu’il était par les forces djihadistes opérant dans le nord du pays. Ses amis, dont je suis, avaient alors craint le pire. Mais non, ironie du sort encore une fois, ce ne sont pas les mitraillettes des barbus de Kidal et de Gao qui ont eu raison de lui mais ce misérable virus nommé Covid-19 qui lui, a pris l’humanité entière en otage voilà bientôt un an et plus.

Le Mali est en deuil, moi aussi. Soumaïla cissé laisse un grand vide dans le cœur de ses proches et dans celui de son pays meurtri par la bêtise de quelques-uns de ses fils.

Cette mort est brutale, insensée, inadmissible. Je suis sous le choc.

C’est en 1969, à Dakar, au domicile Ibrahima Baldé dit Ibé, le directeur de la clinique Mère et Enfant de Kipé que pour la première fois j’ai rencontré Soumaïla Cissé. Il était alors un jeune et brillant étudiant en Math-Physique (MP). Des décades plus tard, nos chemins se croiseront de nouveau en 2010, à Ouagadougou cette fois, où il occupait le poste de directeur de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain). C’est d’ailleurs dans cette fonction qu’il profitera de nos retrouvailles pour cofinancer légalement ma pièce’ de théâtre intitulée La Tribu des Gonzesses, pièce que notre regretté Souleymane Koly comptait monter à Bamako.

Depuis, nous avions renoué le contact et maintenu les liens jusqu’à ce vendredi noir de cette année horrible (annus horibilis, disait naguère, la reine Elisabeth II) qui ne m’aura décidément rien épargné de ses fléaux : deuils familiaux, mais aussi deuils nationaux (fraude électorale, répression sanglante : beaucoup de mes amis kidnappés, arrêtés ou morts en prison). De passage à Dakar, il m’avait donné de ses nouvelles il y a trois semaines par l’intermédiaire d’une amie commune.

C’est malheureux, Soumaïla Cissé s’en va alors qu’il s’était imposé comme l’homme de la situation dans ce Mali qui n’en finit pas de s’enfoncer dans la mouise. Si le sort en avait décidé autrement, il serait devenu naturellement le prochain président de son pays. Objectivement, plus rien ne pouvait l’empêcher. Un large consensus national avait fini par se nouer autour de lui après la chute d’IBK et l’irruption des militaires. Et il est évident que cet homme tout en finesse, ce cadre de haut niveau professionnel et moral aurait réussi à engager un dialogue inclusif, un dialogue constructif visant à arrêter la guerre civile, à empêcher le démembrement du pays. Pour ma part, j’ai toujours considéré que Tiébilé Dramé et lui sont et de loin, les hommes les plus intelligents du landerneau politique malien.

La Guinée et le Mali ont beaucoup de points communs. Mais leur position géographique les différencie notoirement. Pays multiconfessionnel, multiracial et multiethnique, situé à la charnière du Maghreb et de l’Afrique noire, le Mali jouit d’une configuration plus complexe, plus difficile à gérer.

Par chance, leurs dirigeants sont plus avisés que les nôtres. On n’a jamais vu dirigeant malien diviser les Maliens. Au temps de Modibo Keïta, il régnait dans ce pays une véritable tendresse intertribale. Même Moussa Traoré n’est pas tombé dans le travers tribaliste où sont tombés Sékou Touré, Lansana Conté et Alpha Condé.

Voici ce que me racontait le journaliste Siradiou Diallo au début des années 80 : « Quand Sékou Touré a déclaré la guerre aux Peuls, Moussa Traoré était au bord des larmes ». Par dépit, il m’a invité au Mali comme si j’étais un chef d’Etat. « Est-il devenu fou, me dit-il. A cause de lui, même nous, on va avoir des problèmes ici ».

Repose en paix, Soumaïla. Les problèmes du Mali sont bien plus graves que les nôtres. Mais avec les dirigeants que vous avez, c’est évident que vous verrez le bout du tunnel bien avant nous.

Comme le disent les caravaniers, « quand le guide est mauvais, tout est mauvais ».

 Tierno Monénembo

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Des elements de larmee malienne
Sécurité

Mali : une dizaine de terroristes tués par l’armée malienne (bilan provisoire)

by Chiencoro 26 décembre 2020
written by Chiencoro 1 minutes read

Dans le centre du Mali, l’armée malienne annonce avoir tué une dizaine de terroristes, près de la frontière burkinabè. Cette neutralisation, qui a eu lieu le jeudi dernier, est survenu lors d’une attaque contre un convoi des FAMA.

Une dizaine de terroristes tués par les Forces armées maliennes, tel est le bilan provisoire d’une attaque perpétrée contre l’armée malienne, jeudi 24 décembre 2020, près de la frontière burkinabè. L’information a été donnée par les Forces armées maliennes (FAMA), samedi 26 décembre 2020. « Vers 17 heures 30 le détachement FAMa de Mondoro accroché a bénéficié d’un appui feu de l’aviation. Bilan pas de perte en vie humaine du côté des FAMa », précise l’armée malienne. « Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste mené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté au sein de sa communauté », rappelle la chaîne de télévision française France 24.

Togola

26 décembre 2020 0 comments
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